Histoire et Types de Fondations en Génie Civil
Histoire et Types de Fondations en Génie Civil
LES
FONDATIONS
GROUPE 2
REALISE PAR
HOUTCHAI Wilfred
LANDE Godson
Sous la supervision de :
Dr. GAHOIU Sylvestre
INTRODUCTION
L’histoire des fondations dans le génie civil remonte aux premières civilisations humaines.
Depuis les temps anciens, les bâtisseurs ont compris l’importance de créer des bases solides pour leurs
constructions. Les premières fondations étaient rudimentaires, souvent constituées de pierres empilées
ou de sols compactés pour stabiliser les édifices. Cependant, leur évolution témoigne du progrès des
connaissances techniques et scientifiques au fil des siècles. Dans l’Égypte antique, les fondations des
pyramides, comme celles de Gizeh, ont été réalisées sur des plateaux rocheux soigneusement nivelés,
garantissant une stabilité exceptionnelle qui perdure encore aujourd'hui. En Mésopotamie, les ziggourats
étaient construites sur des plates-formes de briques, adaptées aux sols argileux de la région. Les
Romains, quant à eux, ont révolutionné les techniques de fondation en introduisant le béton, notamment
le béton de pouzzolane, qui leur permettait de construire des structures massives, comme les aqueducs
et les ponts, sur des terrains variés. Ils utilisaient également des pieux en bois pour les sols instables,
une méthode encore en usage aujourd'hui sous une forme modernisée. Au Moyen Âge, l’essor de
l’architecture gothique a poussé les ingénieurs à concevoir des fondations capables de supporter de
lourdes charges, notamment celles des cathédrales. Ces fondations profondes étaient souvent creusées à
la main et renforcées par des pierres massives. Avec la révolution industrielle au XIXe siècle, le
développement des techniques modernes, comme l'utilisation de pieux en acier ou en béton armé, a
permis de construire des gratte-ciel et des ponts suspendus sur des terrains auparavant jugés inadaptés.
Le XXe siècle a vu l’apparition de méthodes avancées, comme les fondations profondes par forages et
les pieux battus, adaptées à des structures de plus en plus imposantes. Aujourd'hui, grâce aux avancées
technologiques, les fondations sont conçues avec l’aide de logiciels de simulation et de calculs
complexes, permettant de s’adapter aux conditions les plus extrêmes, qu’il s’agisse de construire des
tours dans des zones sismiques ou des plateformes offshores. Ainsi, l’histoire des fondations illustre la
manière dont le génie civil a évolué pour relever des défis de plus en plus ambitieux, tout en s’adaptant
aux contraintes naturelles et humaines.
Les fondations sont des éléments structurels fondamentaux d’un bâtiment ou d’une infrastructure. Elles
assurent la stabilité du bâtiment en transférant les charges qu’il génère (poids propre, charges
d’exploitation, charges climatiques) au sol. Elle permet de répartir la charge du bâtiment sur une surface
plus large et de minimiser les risques de fissuration ou de déformation. Le choix du type de fondation
dépend de plusieurs facteurs, notamment la nature du sol, la profondeur à laquelle se trouvent les
couches solides, le type de bâtiment à construire, et les charges qu'il devra supporter.
En résumé, le choix des fondations dépend largement des conditions du sol et des spécifications
du projet de construction. Les fondations superficielles sont utilisées sur des sols solides et stables,
tandis que les fondations profondes sont nécessaires lorsque le sol en surface est trop faible pour
supporter la structure. Les fondations spéciales sont employées dans des conditions extrêmes ou
particulières. Il est essentiel de bien étudier le terrain et de consulter des ingénieurs spécialisés pour
choisir le type de fondation le mieux adapté à chaque projet
La mise en place d'une semelle isolée est une étape cruciale dans la construction d’un bâtiment. Une
semelle isolée est une fondation superficielle qui soutient des colonnes ou des poteaux isolés,
répartissant les charges sur le sol. Cette semelle permet de transmettre les charges de la structure à un
sol porteur, en répartissant ces charges sur une large surface pour éviter toute déformation ou tassement.
Voici les étapes essentielles de la mise en place d'une semelle isolée :
1. Étude du Sol et Analyse Géotechnique
Avant toute construction, une étude du sol (ou analyse géotechnique) est nécessaire pour évaluer les
caractéristiques du terrain. L'objectif est de :
Identifier la nature du sol (sol argileux, sableux, rocheux, etc.).
Vérifier la portance du sol, c'est-à-dire sa capacité à supporter les charges.
Déterminer la profondeur à laquelle se trouve le sol stable, si nécessaire.
Cette étude permet de choisir la taille et la forme appropriées de la semelle isolée et d'assurer sa capacité
à supporter la charge du bâtiment.
2. Implantation de la Semelle
Une fois l’étude géotechnique réalisée, l'étape suivante est l'implantation de la semelle isolée sur le
terrain :
Délimitation : Utilisation de repères (piquets, corde, niveau) pour définir l'emplacement exact
de chaque semelle isolée sous les colonnes ou les poteaux. Ce travail nécessite une grande
précision.
Niveaux : S’assurer que le niveau de la semelle est bien défini pour qu’elle repose sur une base
solide et stable.
3. Excavation et Préparation du Sol
Après l'implantation, il faut procéder à l'excavation :
Excavation : Creuser une tranchée ou un trou à la taille et à la profondeur nécessaires pour la
semelle. Cette profondeur dépend de l'étude du sol et de la capacité portante du terrain. La base
doit être plate et sans obstacles.
Compactage : Le fond de l'excavation doit être bien compacté pour garantir une bonne stabilité.
Parfois, il est nécessaire de faire un grillage ou de poser un géotextile pour empêcher
l'infiltration d'eau ou le déplacement du sol sous la semelle.
4. Coffrage de la Semelle
Le coffrage est une étape essentielle pour maintenir la forme de la semelle et garantir qu'elle soit réalisée
avec les dimensions et la résistance requises :
Installation du coffrage : Poser des planches en bois ou des panneaux de coffrage métalliques
autour de l'excavation pour former la structure de la semelle.
Renforcement du coffrage : Le coffrage doit être bien fixé pour éviter tout déplacement sous
l'effet du béton.
5. Mise en Place du Ferraillage (Armature en Béton)
Le ferraillage (armature en acier) est indispensable pour renforcer la semelle et lui permettre de supporter
les charges sans se fissurer :
Barres d'acier : Des barres d’acier sont disposées dans le coffrage selon un schéma précis, pour
renforcer la semelle et lui donner une meilleure résistance aux efforts de traction et de
compression. Les barres doivent être espacées de manière régulière.
Fixation du ferraillage : Le ferraillage est fixé à l’intérieur du coffrage, généralement à l’aide
de ligatures métalliques. Les barres doivent être bien positionnées pour éviter toute déformation.
6. Coulage du Béton
Une fois le coffrage et le ferraillage en place, l’étape suivante consiste à couler le béton :
Préparation du béton : Le béton est préparé dans une bétonnière ou livré prêt à l'emploi. Il doit
être de qualité appropriée (généralement du béton armé de type C25/30 ou similaire).
Coulage : Le béton est coulé dans le coffrage, en veillant à bien le répartir pour remplir toutes
les cavités.
Vibrage : Un vibrateur est utilisé pour éliminer les poches d'air et assurer que le béton pénètre
bien autour du ferraillage.
7. Finition et Lissage du Béton
Une fois le béton coulé, il faut effectuer la finition :
Lissage : Le béton est lissé à l’aide d’une taloche pour obtenir une surface uniforme.
Niveaux : Il est essentiel que la semelle ait le bon niveau pour accueillir la colonne ou le poteau,
ainsi qu'une répartition adéquate des charges.
8. Curation du Béton
Le béton doit être correctement durci pour atteindre ses propriétés de résistance :
Curation : La curation consiste à maintenir le béton humide pendant une période déterminée
(généralement 7 à 28 jours) pour qu’il durcisse de manière homogène. Cela peut être fait en
couvrant la semelle avec une toile humide ou en appliquant un produit de cure.
Temps de durcissement : La semelle doit sécher et durcir avant de pouvoir supporter la charge.
Le temps nécessaire varie en fonction des conditions climatiques et de la qualité du béton.
9. Démoulage et Vérification
Une fois que le béton a durci et atteint une résistance suffisante :
Démoulage : Le coffrage est retiré avec précaution, laissant apparaître la semelle en béton armé.
Vérification : Vérification de la bonne mise en œuvre de la semelle (dimensions, alignement,
état du béton, etc.).
10. Remblayage et Nettoyage
Remblayage : Si nécessaire, le sol autour de la semelle est remblayé avec du sable ou de la terre
afin de stabiliser l'ensemble du système de fondation.
Nettoyage : Le chantier est nettoyé et préparé pour la mise en place des structures supérieures,
comme les colonnes ou les murs.
La mise en place d'une semelle isolée nécessite une série d'étapes bien structurées, allant de l'étude du
sol à la mise en place du béton. Chaque étape doit être réalisée avec soin pour garantir la stabilité et la
sécurité de la construction. Il est essentiel de suivre les recommandations de l’ingénieur en charge du
projet, notamment pour le dimensionnement et le choix des matériaux, afin de s'assurer que la semelle
pourra supporter les charges du bâtiment de manière durable.
Les semelles continues sont des fondations superficielles qui sont utilisées lorsque plusieurs poteaux
ou colonnes sont alignés sur une même ligne, et qu'il est nécessaire de répartir les charges de manière
uniforme sur une large surface du sol. Ce type de fondation est également connu sous le nom de semelles
filantes et est couramment utilisé dans les cas suivants :
1. Bâtiments avec Murs Porteurs ou Poteaux Alignés
Description : Les semelles continues sont souvent utilisées dans les bâtiments où plusieurs
poteaux ou colonnes sont installés sur une ligne droite ou continue. Cela permet de répartir les
charges de ces poteaux sur toute la longueur de la semelle.
Exemple : Dans une maison individuelle ou un petit bâtiment, lorsque plusieurs colonnes ou
murs porteurs sont disposés régulièrement.
Avantage : La semelle continue assure une répartition uniforme des charges, ce qui est
particulièrement utile pour des constructions avec plusieurs points de support alignés.
2. Terrains à Faible Portance
Description : Lorsqu'un sol a une faible capacité portante (comme un sol argileux ou
marécageux), les semelles continues sont utilisées pour répartir les charges sur une plus grande
surface afin d'éviter que la structure ne s'enfonce ou ne se tasse.
Exemple : Dans les zones où le sol est moins stable ou compressible, comme les zones agricoles
ou marécageuses.
Avantage : En répartissant la charge sur une plus grande surface, la semelle continue réduit les
risques de déformation du sol.
3. Bâtiments avec Structures de Plan Libre (Parois et Colonnes Espacées)
Description : Lorsque les colonnes sont espacées à intervalles réguliers pour créer un plan libre
dans l'architecture (comme dans les bâtiments commerciaux ou industriels), les semelles
continues permettent de soutenir plusieurs poteaux tout en répartissant uniformément les
charges.
Exemple : Dans des bâtiments industriels, des entrepôts, ou des bâtiments de bureaux où des
colonnes sont installées sur toute la longueur du bâtiment.
Avantage : Ce type de fondation permet de soutenir de grandes structures avec des espaces
ouverts, tout en maintenant l'intégrité du sol et de la construction.
4. Construction d'Extensions ou de Rénovations
Description : Lorsqu’un bâtiment existant subit une extension ou une rénovation, il peut être
nécessaire de mettre en place des semelles continues sous les nouveaux poteaux alignés afin
d'assurer la continuité des fondations avec celles existantes.
Exemple : Pour une extension de bâtiment qui s’ajoute à une structure existante et nécessite de
nouveaux poteaux pour soutenir la charge de l'extension.
Avantage : La semelle continue permet d'assurer une bonne intégration des nouvelles colonnes
et une répartition homogène des charges supplémentaires.
5. Bâtiments avec Une Charge Uniforme
Description : Les semelles continues sont particulièrement adaptées aux constructions où la
charge est répartie uniformément sur plusieurs points de support (poteaux), ce qui permet une
gestion efficace des forces de compression.
Exemple : Dans des bâtiments avec une structure simple, comme une maison unifamiliale, ou
dans des cas où plusieurs murs porteurs sont disposés sur une même ligne.
Avantage : La semelle continue permet de répartir la charge sur toute la longueur du bâtiment,
réduisant ainsi le risque de déséquilibre et d’affaissement.
6. Sol Hétérogène ou Irrégulier
Description : Si le sol est irrégulier ou composé de différentes couches de terre (certaines plus
solides que d’autres), une semelle continue permet de répartir la charge sur une surface plus
large et d’atteindre des couches plus solides sous la surface.
Exemple : Dans des terrains dont la qualité du sol varie, comme dans les zones de colline ou
sur des sols argileux.
Avantage : La semelle continue permet de mieux répartir les charges et de minimiser les risques
liés aux irrégularités du sol.
7. Bâtiments Multiples avec une Structure Collective
Description : Lorsqu'il existe une série de petits bâtiments ou de bâtiments en rangée, les
semelles continues permettent d'assurer une fondation commune pour plusieurs structures.
Exemple : Dans le cas de maisons mitoyennes ou de bâtiments collectifs à plusieurs étages, où
des semelles continues soutiennent l’ensemble de la structure.
Avantage : Cette approche est plus économique et permet de maintenir l'intégrité structurelle
entre les bâtiments voisins.
8. Économie et Simplification du Chantier
Description : Les semelles continues peuvent être plus économiques et simples à construire par
rapport à d'autres types de fondations, comme les semelles isolées. Elles nécessitent moins de
préparation et d'excavation pour chaque point de support.
Exemple : Pour des projets à budget modéré ou pour des terrains où une construction rapide est
souhaitée.
Avantage : Réduit les coûts et simplifie l’organisation du chantier.
Les semelles continues sont principalement utilisées dans les cas où il est nécessaire de supporter
plusieurs poteaux ou colonnes alignées, ou dans des terrains avec une faible capacité portante. Elles sont
particulièrement adaptées aux constructions de taille moyenne, comme des maisons, des bâtiments
industriels ou commerciaux, où les charges doivent être réparties de manière égale sur une large surface
pour éviter tout affaissement ou déséquilibre. Elles sont aussi idéales pour les terrains irréguliers ou les
extensions de bâtiments existants.
Lorsque l'on utilise une semelle excentrée, le principal problème qui peut survenir est la rotation de la
semelle sous l’effet du moment de flexion généré par l’excentricité de la charge. En effet, si la charge
n'est pas centrée par rapport à la semelle, cela entraîne un moment de rotation qui peut provoquer un
basculement ou un glissement de la semelle, affectant ainsi la stabilité de la structure.
Pour éviter cette rotation, plusieurs dispositions pratiques peuvent être adoptées lors de la conception
et de l'exécution des fondations. Voici les principales mesures à prendre pour prévenir la rotation de
la semelle excentrée :
1. Augmenter la Taille de la Semelle
Principe : Augmenter la superficie de la semelle permet de mieux répartir les charges et de
diminuer l'intensité des moments de flexion générés par l'excentricité de la charge. Une semelle
plus large ou plus profonde aura une plus grande capacité à supporter les charges sans se
déformer ou se déplacer.
Pratique : En augmentant la longueur ou la largeur de la semelle, la résistance au moment de
flexion est améliorée, ce qui réduit le risque de basculement ou de rotation.
Exemple : Si un poteau est décentré de manière importante, une semelle plus large pourrait
mieux contrer la tendance à la rotation.
2. Utilisation de Contre-fiches ou Haunches
Principe : L'ajout de contre-fiches ou de haunches (renforts en béton sous forme de renforts
inclinés) permet de stabiliser la semelle. Ces éléments renforcent la semelle et créent une forme
géométrique qui améliore sa résistance aux moments de flexion, augmentant ainsi la stabilité de
la semelle.
Pratique : En ajoutant un contre-fiche ou une haunch du côté opposé à l’excentricité de la
charge, il est possible de compenser le moment créé par la charge excentrée et de limiter la
rotation de la semelle.
Exemple : Une semelle excentrée avec une haunch du côté opposé à la charge permet de mieux
répartir les forces et de réduire les risques de déplacement de la semelle.
3. Réduire l'Excentricité de la Charge
Principe : L’idéal est de minimiser l'excentricité de la charge en ajustant la position des
éléments porteurs ou en redistribuant les charges de manière plus équilibrée.
Pratique : Si possible, déplacer le poteau ou la colonne pour que la charge soit mieux centrée
sur la semelle, ou utiliser une disposition différente des éléments structuraux peut être une
solution. Cela permet de réduire le moment de flexion généré par l’excentricité.
Exemple : Lors d’un projet de construction, une réorganisation des poteaux pourrait permettre
de centrer la charge et ainsi éviter le recours à une semelle excentrée.
4. Utilisation de Pieux ou Pieux-forés pour Augmenter la Stabilité
Principe : Dans les cas où l'excentricité de la charge est importante et difficile à compenser, il
est possible de renforcer la semelle en utilisant des pieux ou des pieux-forés. Cela permet de
transférer une partie de la charge directement dans le sol, réduisant ainsi l'impact du moment de
flexion sur la semelle.
Pratique : Les pieux ou pieux-forés peuvent être installés sous ou à proximité de la semelle
excentrée pour réduire la rotation en créant une résistance supplémentaire dans le sol.
Exemple : Dans des sols moins portants ou lorsque la charge est trop excentrée, l’ajout de pieux
sous la semelle peut la stabiliser et empêcher sa rotation.
5. Augmenter l'Armature de la Semelle
Principe : L'armature joue un rôle crucial pour empêcher les déformations et assurer la
résistance à la flexion. En augmentant l'armature de la semelle, on améliore sa capacité à
résister aux moments de flexion dus à l'excentricité de la charge.
Pratique : Il peut être nécessaire d'augmenter l’armature dans la zone sous tension de la semelle,
en particulier sur le côté où la charge est la plus excentrée. Cela permet de renforcer la résistance
de la semelle à la rotation.
Exemple : L'ajout de barres d’armature supplémentaires dans la zone soumise au moment
de flexion (sur le côté le plus éloigné de la charge) aide à éviter les fissures ou la déformation
excessive de la semelle.
6. Choix de la Forme de la Semelle
Principe : La forme de la semelle peut être modifiée pour optimiser sa résistance à la rotation.
Par exemple, une semelle en T ou en L peut offrir une meilleure résistance contre la rotation
que les semelles rectangulaires simples.
Pratique : En fonction de la disposition des charges et de l'excentricité, on peut choisir une
semelle qui a une forme géométrique plus adaptée à la répartition des forces, ce qui peut réduire
le risque de basculement.
Exemple : Une semelle en L avec un bras long du côté de la charge peut permettre de mieux
répartir les forces et offrir plus de stabilité.
7. Contrôler les Conditions Géotechniques du Sol
Principe : La nature et la compacité du sol influencent également la stabilité de la semelle.
Dans un sol de faible portance, la semelle peut se déformer plus facilement sous l'effet de la
charge excentrée.
Pratique : Avant de concevoir la semelle, il est important de réaliser une étude géotechnique
afin de connaître la capacité portante du sol et de concevoir des fondations adaptées. Si
nécessaire, on peut renforcer le sol avec des techniques comme le compactage ou le chemisiage
pour augmenter sa portance.
Exemple : Si le sol est de mauvaise qualité, l'ajout de pieux ou d'un radier peut réduire la
déformation de la semelle et empêcher sa rotation.
Pour éviter la rotation d'une semelle excentrée, il est essentiel de prendre en compte plusieurs facteurs
de conception, comme l'augmentation de la taille de la semelle, l’ajout de renforts géométriques
(haunches), l’armature supplémentaire, et la prise en compte des conditions géotechniques. Parfois, il
peut être nécessaire de renforcer la semelle avec des pieux ou de repenser la disposition de la structure
pour minimiser l’excentricité des charges. L’objectif est de garantir la stabilité et la sécurité de la
fondation face aux moments de flexion générés par l'excentricité
Le radier général est une fondation superficielle qui consiste en une grande dalle en béton armé qui
couvre l'ensemble du bâtiment, répartissant les charges de manière uniforme sur toute la surface du sol.
On choisit un radier général lorsque certaines conditions spécifiques justifient ce type de fondation.
Voici les principaux cas où l'on opte pour un radier général :
1. Sol à Faible Portance
Description : Un radier général est souvent choisi lorsque le sol a une faible capacité portante,
c'est-à-dire qu'il ne peut pas supporter des charges concentrées sur des points spécifiques
(comme des semelles isolées ou continues). Dans ce cas, un radier permet de répartir les charges
sur une surface plus large et d'éviter que le sol ne s’enfonce ou ne se tasse.
Exemple : Sols argileux, marécageux ou sablonneux qui ont une faible capacité à supporter des
charges élevées.
Avantage : Le radier répartit les charges de manière homogène et évite les risques de
déformation ou de tassement localisé du sol.
2. Sol Hétérogène ou Irrégulier
Description : Lorsque le sol présente des irrégularités importantes ou des couches de terrain de
différentes natures (sols durs et meubles, zones de roches et zones plus molles), un radier général
permet de contourner ces différences et d'assurer une fondation uniforme.
Exemple : Sol avec des variations de résistance importantes, comme un terrain avec des poches
de sable, d’argile ou des roches à des profondeurs variables.
Avantage : Le radier permet de répartir les charges sur l'ensemble du terrain, réduisant ainsi les
risques de déformation différentielle ou de tassement inégal.
3. Bâtiments Lourds ou Imposants
Description : Pour des bâtiments lourds (grands immeubles, bâtiments industriels, entrepôts)
qui exercent des charges importantes sur le sol, un radier général est souvent nécessaire pour
garantir que ces charges sont bien réparties.
Exemple : Les grands immeubles de plusieurs étages, les entrepôts, les centrales électriques, ou
tout autre bâtiment avec une charge concentrée importante.
Avantage : Le radier assure que la charge de toute la structure est uniformément distribuée sur
une grande surface, ce qui est essentiel pour éviter tout risque de déformation du sol sous une
charge importante.
4. Sol Instable ou Mouillé
Description : Les terrains instables, comme ceux situés près de cours d'eau ou les sols saturés
en eau (zones inondables), nécessitent des fondations qui sont capables de s’adapter à des
conditions de sol changeantes. Le radier est une solution efficace pour ces types de sol, car il
offre une meilleure stabilité en répartissant les charges sur une large surface.
Exemple : Zones proches des rivières, marais ou sols argileux gonflants qui peuvent se déplacer
avec les variations d’humidité.
Avantage : Le radier permet de stabiliser les fondations en assurant une meilleure répartition
des charges, même lorsque le sol est mouillé ou instable.
5. Constructions sur des Terrains Mouillés ou Marécageux
Description : Dans les zones où le terrain est marécageux ou saturé d’eau, comme dans des
zones humides ou proches de plans d’eau, les semelles classiques risquent de s’enfoncer ou de
ne pas être suffisamment stables. Le radier permet d’éviter ces risques en répartissant la charge
sur une grande surface.
Exemple : Zones marécageuses ou terrains subissant des variations de niveau d’eau souterraine.
Avantage : Le radier protège la structure en répartissant les charges sur une plus grande surface
et en évitant les affaissements localisés.
6. Construction en Zones Sismiques
Description : Les radier généraux sont également utilisés dans les zones sismiques. En
répartissant les charges sur une large surface et en augmentant la stabilité générale de la
structure, ils offrent une meilleure résistance aux forces horizontales générées par les
tremblements de terre.
Exemple : Bâtiments en zone sismique, comme dans certaines régions de l’Asie, du Japon, de
la Californie, etc.
Avantage : Le radier offre une meilleure dispersion des forces sismiques sur toute la surface,
ce qui améliore la stabilité des fondations en cas de secousses.
7. Lorsque l'Uniformité de la Fondation est Requise
Description : Lorsque l’architecte ou l’ingénieur cherche une solution de fondation qui assure
une parfaite homogénéité dans la répartition des charges, un radier peut être choisi. Cela permet
de minimiser les risques liés à des différences de tassement entre les différentes zones du
bâtiment.
Exemple : Dans les constructions qui nécessitent une fondation uniforme et où plusieurs
éléments (poteaux, murs, cloisons) sont répartis de manière régulière sur toute la surface du
bâtiment.
Avantage : Le radier général offre une grande stabilité, minimisant les risques de fissures ou de
déformations dans la structure du bâtiment.
8. Propriétés Spécifiques du Terrain (Généralement en Zones Urbaines)
Description : Dans les zones urbaines denses où les terrains peuvent être perturbés
(anciennement occupés par des bâtiments ou soumis à des excavations), il peut être nécessaire
d’opter pour un radier pour garantir que le bâtiment repose de manière stable sur un sol qui a
peut-être été perturbé.
Exemple : Sur un site de reconstruction ou dans des zones où des fondations précédentes ont
été enlevées ou modifiées.
Avantage : Le radier permet d’offrir une base uniforme sur un terrain qui pourrait avoir été
perturbé par des travaux précédents, en évitant les risques liés à un sol irrégulier.
9. Réduire les Coûts de Construction sur de Très Grandes Surfaces
Description : Dans les projets de grande envergure, utiliser des semelles individuelles pour
chaque poteau ou colonne peut être plus coûteux et plus long. Le radier général peut s’avérer
plus économique en réduisant la quantité d'excavation et de béton nécessaires.
Exemple : Dans la construction de bâtiments industriels ou de grandes surfaces commerciales,
où une grande partie du sol doit être couverte de fondations.
Avantage : Le radier réduit les coûts en répartissant la charge sur une large surface, ce qui
permet de réduire la complexité et le coût des fondations par rapport à des semelles
individuelles.
Le radier général est choisi lorsque le sol présente une faible portance, est hétérogène, instable ou
mouillé, ou lorsque le bâtiment à construire est particulièrement lourd ou imposant. Il est également
recommandé dans les zones sismiques, en cas de besoin d'unité dans les fondations ou pour des projets
de grande envergure. Ce type de fondation permet de répartir les charges de manière homogène sur une
grande surface, ce qui assure la stabilité et la sécurité des constructions.
V. LES JOINTS DE RUPTURES
Les joints de rupture (ou joints de dilatation ou joints de construction) sont utilisés dans la
construction pour permettre la libre dilatation des matériaux sous l'effet des variations de température,
de l'humidité, du tassement ou du mouvement des sols. Leur rôle principal est de prévenir les fissures
ou les déformations non souhaitées dans les structures en béton ou en maçonnerie.
Voici les situations dans lesquelles il est nécessaire de réaliser des joints de rupture :
1. Variations de Température
Description : Les matériaux comme le béton ou la maçonnerie se dilatent ou se contractent sous
l'effet des variations de température. Si ces matériaux sont confinés sans possibilité de
mouvement, des fissures peuvent apparaître. Les joints de rupture permettent de limiter les
tensions dues à ces variations thermiques.
Exemple : Dans des zones avec des températures extrêmes (comme des climats chauds ou
froids), ou dans des bâtiments à grande échelle où les différences de température entre les
différentes parties du bâtiment peuvent induire des mouvements importants.
Nécessité : Les joints de rupture permettent aux éléments de se dilater ou se contracter sans que
la structure ne soit endommagée.
2. Grandes Longueurs ou Surfaces
Description : Lorsque l’on construit de grandes dalles, murs ou planchers en béton, ces surfaces
peuvent se dilater et se contracter de manière importante. Sans joints de rupture, le béton risque
de se fissurer.
Exemple : Dans les dalles de grandes surfaces (par exemple, les grandes surfaces commerciales,
entrepôts, parkings ou même des routes longues), où la longueur du béton est suffisante pour
générer des tensions internes dues à la dilatation.
Nécessité : Ces joints de rupture permettent de créer des zones de séparation pour éviter que des
fissures ne se forment au niveau des grandes surfaces ou structures continues.
3. Mouvement des Sols ou Tassement Différentiel
Description : Les sols peuvent se tasser de manière inégale ou présenter des mouvements
différentiels, ce qui peut provoquer des déformations dans les structures. Les joints de rupture
permettent d'absorber ces mouvements et de réduire les risques de fissures ou de ruptures.
Exemple : Dans des zones où le sol est soumis à des mouvements ou à des différences de
compaction (terrains instables, sols argileux qui gonflent ou se rétractent en fonction de
l'humidité).
Nécessité : Les joints de rupture évitent que ces mouvements du sol ne se transmettent
directement aux structures, préservant ainsi l’intégrité de l’édifice.
4. Structure Modulaire ou Parois en Construction
Description : Lors de la construction d'une structure modulaire ou de parois réalisées en
plusieurs sections, les joints de rupture permettent d'assembler différentes parties de la structure
sans générer de tensions internes.
Exemple : Lors de la construction de silos, de réservoirs, de tunnels, de structures de grandes
tailles en plusieurs modules, ou de bâtiments comportant des sections préfabriquées.
Nécessité : Ces joints permettent une certaine liberté de mouvement entre les sections sans
compromettre la stabilité de l’ensemble, tout en permettant la dilatation ou la contraction des
différentes parties.
5. Contrôle des Fissures dans le Béton
Description : Dans les grandes structures en béton, les joints de rupture sont également utilisés
pour contrôler l'apparition de fissures dues au retrait du béton lors de son durcissement.
Exemple : Dans la construction de dalles ou de planchers en béton, qui, en raison du processus
de prise et de durcissement, peuvent se fissurer si ces tensions ne sont pas contrôlées.
Nécessité : En créant des points de rupture ou des zones où le béton peut se "détendre" en toute
sécurité, ces joints réduisent les risques de fissures superficielles ou structurelles dues au retrait
du béton.
6. Entreprises de Construction à Phases Successives
Description : Lors de la construction d'un bâtiment ou d’une structure en plusieurs étapes ou
phases, il est souvent nécessaire de réaliser des joints de rupture pour marquer la séparation
entre les différentes phases de construction. Cela permet de gérer les mouvements de la structure
au fil du temps et d’éviter les fissures dues à l’hétérogénéité de la construction.
Exemple : Dans un bâtiment où la construction est réalisée par phases (par exemple, un étage à
la fois) ou dans les infrastructures (comme les routes ou ponts) construites par tronçons
successifs.
Nécessité : Les joints de rupture permettent de gérer les tensions entre les différentes parties de
la structure en construction, évitant ainsi les fissures dues aux mouvements différenciés entre
ces sections.
7. Présence de Charges Différentielles
Description : Lorsque la structure est soumise à des charges inégales ou différenciées (par
exemple, des murs porteurs concentrés ou des éléments de toit plus lourds), des tensions internes
peuvent se développer. Les joints de rupture peuvent être utilisés pour gérer ces mouvements
dus aux charges différentielles.
Exemple : Dans un bâtiment avec des murs porteurs très épais ou des éléments lourds
concentrés sur une petite surface, où les variations de charges peuvent créer des tensions internes
importantes.
Nécessité : Les joints de rupture permettent de décomposer la structure en zones indépendantes
qui peuvent se dilater ou se déformer sans affecter les autres parties du bâtiment.
8. Infrastructures Sensibles au Mouvement
Description : Certaines infrastructures, comme les ponts, les tunnels ou les routes, nécessitent
des joints de rupture pour compenser les mouvements et les déformations dus aux forces
externes (telles que les tremblements de terre, les changements climatiques ou l'usure).
Exemple : Les joints de rupture sont indispensables dans les ponts, les viaducs ou les chaussées
pour éviter les fissures dues aux charges de trafic ou aux variations thermiques importantes.
Nécessité : Dans ces infrastructures, les joints de rupture permettent de garantir une meilleure
durabilité en évitant les contraintes excessives et les dégradations des matériaux.
9. Dans les Zones Sismiques
Description : Dans les régions sismiques, les bâtiments et les structures sont conçus pour
absorber les mouvements horizontaux ou verticaux générés par les tremblements de terre. Les
joints de rupture permettent de dissocier certaines parties de la structure et de limiter les
dommages.
Exemple : Les bâtiments situés dans des zones à forte activité sismique, comme au Japon ou en
Californie.
Nécessité : Les joints de rupture permettent de limiter les effets des secousses sismiques, en
évitant que les différentes parties d’un bâtiment ou d’une infrastructure ne se déplacent de
manière incontrôlée et ne se détériorent.
Les joints de rupture sont essentiels pour garantir la durabilité et la stabilité des structures en béton, en
maçonnerie ou dans d'autres matériaux soumis à des variations de température, des mouvements de sol,
des charges différentielles ou des contraintes mécaniques. Ils sont particulièrement nécessaires dans les
grandes structures, les terrains instables, les zones climatiques extrêmes et les constructions modulaires
ou en plusieurs phases. Leur rôle est de permettre un mouvement contrôlé de la structure, évitant ainsi
les fissures ou déformations inévitables sans ce type de dispositif.
Les fondations par puits, également appelées fondations profondes par puits ou fondations en puits,
sont utilisées lorsque le sol de surface présente une faible capacité portante ou lorsque des conditions
géotechniques spécifiques nécessitent une fondation qui dépasse les couches superficielles instables
pour atteindre des sols plus résistants en profondeur. Ce type de fondation est souvent choisi dans des
situations où d’autres types de fondations, comme les semelles ou les radiers, ne sont pas suffisants.
Voici les principales situations dans lesquelles on choisit de réaliser des fondations par puits :
1. Sol de faible portance à la surface
Description : Si la couche supérieure du sol présente une faible capacité portante, comme des
sols argileux, marécageux, ou des terrains instables, les fondations superficielles (semelles
isolées, semelles filantes) risquent de ne pas suffire pour supporter le poids du bâtiment sans
causer des tassements importants.
Raison pour choisir des fondations par puits : Les fondations par puits permettent de
descendre jusqu'à des couches plus résistantes et de garantir une bonne répartition des
charges sur des sols ayant une meilleure portance en profondeur.
Exemple : Dans une zone marécageuse ou sur des terrains présentant des sols argileux
gonflants, les puits permettent de transmettre les charges à des couches de sol plus solides.
2. Présence d’une nappe phréatique élevée
Description : Dans les zones où la nappe phréatique est située à une faible profondeur, les
fondations superficielles peuvent être inadaptées, car l'eau peut altérer la stabilité du sol ou
causer des problèmes d'humidité dans la structure.
Raison pour choisir des fondations par puits : Les puits permettent de descendre sous la
nappe phréatique pour atteindre des couches plus sèches et résistantes, tout en garantissant une
fondation stable et protégée des risques liés à l'humidité.
Exemple : Dans les régions proches de rivières ou de zones inondables, où la nappe phréatique
peut affecter les fondations superficielles, un puits permet de réaliser une fondation plus
sécurisée.
3. Problèmes de tassement différentiel
Description : Si un bâtiment présente un risque de tassement différentiel (déformation inégale
du sol sous la fondation), cela peut entraîner des fissures ou des déformations dans la structure.
Raison pour choisir des fondations par puits : En permettant de descendre plus profondément
dans le sol, les fondations par puits aident à stabiliser la structure en atteignant des sols plus
homogènes et résistants, et ainsi, en évitant les risques de tassements différenciés sous les
différentes zones du bâtiment.
Exemple : Pour un bâtiment de grande taille ou une extension sur un sol instable, des puits
peuvent être utilisés pour assurer une distribution uniforme des charges et prévenir tout risque
de basculement ou de fissuration.
4. Sol rocheux en profondeur ou conditions géotechniques difficiles
Description : Dans certains cas, le sol de surface peut être composé de couches meubles ou
instables, mais plus en profondeur, des couches rocheuses ou plus solides peuvent offrir une
meilleure capacité portante.
Raison pour choisir des fondations par puits : Les fondations par puits permettent d'atteindre
ces couches rocheuses ou solides et de garantir une stabilité accrue pour les structures lourdes
ou complexes.
Exemple : Dans les régions montagneuses ou sur des terrains accidentés, où le sol superficiel
est meuble, on peut forer des puits pour atteindre les couches rocheuses profondes et y ancrer la
fondation.
5. Soutien de structures lourdes ou de grande hauteur
Description : Pour des bâtiments lourds ou des structures de grande hauteur, la charge
appliquée au sol peut être importante, et il devient essentiel de trouver des solutions de fondation
qui résistent à de fortes pressions.
Raison pour choisir des fondations par puits : Les fondations par puits permettent de
supporter des charges importantes en utilisant des couches de sol plus profondes et résistantes.
Elles permettent également de garantir une stabilité optimale pour des structures qui nécessitent
une fondation solide pour répartir les charges efficacement.
Exemple : Pour un immeuble de grande hauteur, un puits peut être réalisé pour ancrer le
bâtiment dans les couches profondes, résistantes et capables de supporter le poids de la structure
sans risque de déformation.
6. Travaux sur des terrains urbains encombrés
Description : Dans les zones urbaines ou sur des terrains déjà bâtis où il n’est pas possible de
creuser de grandes fondations superficielles (en raison de la présence de structures existantes ou
de réseaux souterrains), il est parfois nécessaire de descendre plus profondément pour effectuer
les fondations.
Raison pour choisir des fondations par puits : Les fondations par puits peuvent être réalisées
de manière ciblée, avec un faible impact sur les environs, ce qui permet de contourner les
obstacles souterrains tout en garantissant la stabilité du bâtiment.
Exemple : Dans une zone urbaine où il y a déjà des bâtiments et des infrastructures en sous-sol
(câbles, canalisations), la réalisation de fondations par puits permet de ne pas perturber
l’environnement tout en atteignant les couches de sol solides.
Les fondations par puits sont particulièrement adaptées dans des situations géotechniques complexes
ou lorsque le sol de surface est insuffisamment porteur pour supporter la structure. Elles permettent de
garantir la stabilité et la sécurité des bâtiments en ancrant les fondations dans des couches plus profondes
et plus solides. Ces fondations sont souvent utilisées pour des bâtiments lourds, grands immeubles,
ou dans des zones où le sol de surface présente des défis particuliers (faible portance, nappe phréatique
élevée, etc.).
CONCLUSION
Les fondations, souvent invisibles, constituent néanmoins la pierre angulaire de toute structure durable
et sûre. Leur évolution à travers l’histoire illustre l’ingéniosité et l’adaptation des ingénieurs face aux
défis géologiques, environnementaux et technologiques. Depuis les premières techniques rudimentaires
des civilisations antiques jusqu’aux méthodes modernes de pointe, les fondations témoignent du rôle
essentiel du génie civil dans le développement de nos infrastructures. Ainsi, la conception et la
réalisation des fondations ne se limitent pas à garantir la stabilité des ouvrages, mais contribuent
également à leur durabilité face aux aléas du temps et des éléments. Investir dans la recherche et
l'innovation dans ce domaine reste une priorité pour répondre aux besoins croissants d'un monde en
constante évolution