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Tutorial - VRV Description

Transféré par

Mohamed Amine Daoud
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Choix d'un système à Débit de Réfrigérant Variable

Domaine d'application
Choix du type de système
Choix de l'emplacement des unités intérieures
Choix de l'apport d'air neuf associé
Choix de la régulation
Paramètres de dimensionnement
Check-list qualité

Remarque préalable :

Cette technologie est relativement récente pour nos régions et nous ne disposons pas de résultats de mesures
par un organisme neutre indépendant.

Certaines conclusions sont donc déduites d'un raisonnement théorique, à confronter avec la réalité dans les an

Domaine d'application

Voici les domaines où le système DRV paraît bien adapté :

Lorsque le bâtiment est bien isolé et peu inerte

Ce type de climatisation est très souple dans son fonctionnement. Il semble dès lors bien adapté pour des bâtim
bien isolés et dont le souhait de modularité a rendu les parois très légères (cloisons intérieures démontables).

En effet, la faible inertie des parois rend ces bâtiments très sensibles aux variations de charges : occupants d'u
réunion, rayons de soleil, équipements bureautiques, ... Dans ce type de bâtiment, une relance de chauffage e
nécessaire au matin, alors que dès midi le refroidissement du bâtiment devra être organisé.

Or ce type d'installation de climatisation peut y répondre avec beaucoup de souplesse.

Une installation de ventilos-convecteurs à 4 tubes permet également une telle souplesse de réponse, mais en a
ventilo, il faudra prévoir un réseau d'eau glacée et sa machine frigorifique, ainsi qu'un réseau d'eau chaude et

Voici l'extrait d'une régulation sur un local de bureau (reconstitution à partir de l'historique enregistré sur le sy
régulation d'un système DRV)
Lorsque l'on prévoit des demandes de chaud et de froid simultanées

La variante dite "à récupération d'énergie" est particulièrement intéressante si l'on prévoit des apports interne
l'hiver : salle informatique, locaux intérieurs, ... La chaleur extraite pourra être restituée vers les locaux deman
façade. Elle peut être intéressante également en mi-saison (façades d'orientation différentes).

Il faut avoir conscience que cette situation est plus rare qu'on pourrait le penser (essentiellement en mi-saison). Dans l'étude d
de 3 000 m², l'analyse des besoins par simulation a fait apparaître que le potentiel de récupération de chaleur sur la demande
les 20 % de la demande de froid annuelle. C'est un potentiel théorique. Nous ne connaissons pas actuellement le pourcentage
d'exploitation de ce potentiel par le système.

Mais ce potentiel augmenterait fortement si, au lieu de prendre une structure classique rectangulaire (bureaux
couloir central), une structure carrée avait été décidée, ou si des étages enterrés en sous-sol étaient programm

Une analyse des besoins thermiques est très utile pour aider à la décision.

Lorsque l'on prévoit de fréquentes modifications de l'organisation interne des locaux

La possibilité de passer instantanément du mode refroidissement au mode chauffage donne au système la mêm
que celle d'une installation de ventilos-convecteurs 4 tubes.
Lorsque la rénovation du bâtiment ne permet pas de dégager des espaces techniques importants

Ce système peut s'adapter facilement en rénovation puisque aucun local technique n'est requis (pose en toitur
tuyauteries sont peu volumineuses.

Si le placement d'un faux plafond n'est pas possible, un système en allège sera prévu.

De plus, le fractionnement de la puissance totale de l'unité extérieure en multiples modules permet un montag
chaque module pouvant être monté par ascenseur, par exemple.

On sera attentif au bruit de l'unité extérieure pour le voisinage, mais le fonctionnement à vitesse variable perm
celui-ci à des valeurs acceptables.

Par contre, on sera attentif aux aspects suivants qui peuvent écarter ce choix :

Le prix semble être encore élevé, surtout en regard à la puissance frigorifique fournie

Comme pour tout produit nouveau sur le marché, le prix d'investissement est proportionnellement élevé. Surto
solution énergétiquement la plus performante, l'installation 3 tubes. Mais il faut envisager le coût global sur 20
exploitation comprise. Nous manquons de chiffres pour faire apparaître la performance à l'exploitation de ce sy
paraît importante.

Il faut, lors de la comparaison avec les autres systèmes, tenir compte du coût du traitement de l'air qui est abs
version de base.

Par contre, le travail de conception et de dimensionnement est réduit puisque le constructeur propose son inst
porte". Sachant qu'il est limité en puissance frigorifique et qu'il est plus cher, il aura tendance à dimensionner s
en ne sur-évaluant pas les besoins, ce qui est un gage d'efficacité énergétique à l'exploitation.

L'existence d'un réseau de fluide frigorigène dans l'ensemble du bâtiment

Les fabricants ont réduit la charge de fluide au maximum et les techniques d'aujourd'hui permettent une instal
fuite", mais un risque subsiste. Non pas pour les occupants (les fluides ne sont pas nocifs), mais vis-à-vis d'une
future plus restrictive au niveau environnemental.

Il faut reconnaître qu'une fuite quelque part dans un faux plafond... n'est pas simple à détecter.

Actuellement, le Permis d'Environnement de l'IBGE n'interdit pas cette technique.

L'existence d'une régulation sophistiquée


L'utilisation de la logique floue ("Fuzzy Logic") pour la régulation du système ouvre de nouvelles perspectives.
durant les premières semaines d'installation, le système apprend à reconnaître son environnement thermique
des paramètres). Cela lui permettra de réagir plus rapidement à l'avenir et ainsi offrir un confort plus importan
utilisateurs. Cependant la compacité des équipements et l'existence même de cette logique floue rend l'interpr
panne difficile par une personne extérieure. Généralement, la maintenance sera faite par le fabricant, qui dispo
spécifiques de dépannage (analyse de l'origine d'une panne) et qui remplacera les cartes défectueuses si néce
maintenance par du personnel interne sera soit limitée à l'entretien des filtres, soit basée sur l'utilisation des lo
fabricants, moyennant une formation appropriée.

Il ne faut pas être rétrograde : les photocopieuses, les appareils photographiques, les voitures,... autant d'équip
sont bourrés d'électronique et avec lesquels nous vivons très bien. Une 2 CV se répare sans doute beaucoup pl
mais elle ne se vend plus... confort oblige.

Cette centralisation de l'équipement vendu "clef sur porte" génère une grande clarté au niveau de la responsab
fabricant. Il l'a bien compris en agréant les installateurs pouvant installer leur matériel, après formation.

L'absence d'une gestion de l'air hygiénique

Au départ, ce système ne prévoit pas le traitement de l'air hygiénique. De plus, il n'existe pas de production d'e
de production d'eau chaude par une chaudière pour alimenter les échangeurs d'un éventuel groupe de traitem
central ...

Différentes solutions existent, mais sont à construire en dehors de l'installation DRV. Dans la comparaison des offres de prix,
d'en tenir compte.

Si le bâtiment comporte de nombreuses salles de réunion, salle de conférences, ... une telle technologie devra
dédoublée par un réseau d'air, ce qui en diminue l'intérêt.

Le chauffage en hiver par pompe à chaleur sur l'air extérieur

Il semble que les performances des pompes à chaleur soient en constante évolution (par la technique INVERTE
de vitesse du compresseur, par les techniques de dégivrage nettement améliorée, ...), mais nous ne disposons
de COP moyen hivernal, mesuré sur site réel, par un organisme indépendant. Quel est le COP global de la mach
température extérieure descend à - 5... - 10°C ?

Avec un système DRV, le courant électrique utilisé est un courant de jour (environ 4 BEF/kWh, pointe comprise
maintient autour des 15... 20 BEF/litre, il entraîne un kWh autour des 2 BEF. Il suffirait d'un COP moyen de 2 po
coût énergétique, équipements auxiliaires (ventilateurs,...) compris. Or un tel COP est très probable.

De plus, un fonctionnement au tarif de nuit est possible pour la relance du bâtiment du matin, ce qui fait l'esse
besoins de chauffage.

Conclusion :

On ne peut aujourd'hui que tirer une conclusion provisoire, en disant que le système DRV présente des avantag
d'une performance énergétique élevée grâce à une électronique vraiment intelligente et qu'il s'adapte tout par
aux petites et moyennes surfaces à climatiser.
Si les constructeurs japonais étaient les seuls il y a quelques années, les constructeurs traditionnels de la clima
mondiale tentent aujourd'hui de rattraper leur retard et proposent eux aussi des appareils de ce type...

A suivre !

Remarque

L'avenir de la tarification électrique devrait être favorable à ce système. En effet, les fournisseurs d'électricité v
les systèmes capables de délester au moment de la pointe, capables de réguler le diagramme de charge en pil
compresseurs à vitesse variable.

Les utilisateurs de ces systèmes pourraient alors bénéficier d'un tarif préférentiel diminuant le coût d'exploitati
plusieurs pays, des primes à l'investissement sont octroyées, ce qui a permis une évolution plus rapide de ce ty
d'installation. De plus, les relances (baisse de la température ambiante) peuvent se faire en tarification de nuit

Choix du type de système


En dehors des spécificités technologiques des différentes marques, les choix principaux sont :

Le choix de l'existence d'une récupération entre locaux

L'installation peut être du type "froid seul" : c'est le choix qui sera fait lorsque l'installation vient en comp
installation de chauffage existante (rénovation d'un ancien bâtiment).

L'installation peut être du type "froid seul" ou "chaud seul" : les unités intérieures produisent alors tout
temps, soit du froid, soit du chaud. Ce système demande que les besoins du bâtiment soient assez homogènes
neutre (plage où la température fluctue sans intervention) de 21 à 25°C par exemple, soit acceptée par chacun
donc pas un système adéquat pour un immeuble comportant des zones intérieures (à refroidir toute l'année) ou
fortement vitrées, orientées Est-Ouest. Sauf si la zone intérieure du bâtiment est importante, au point qu'un cir
indépendant (avec sa propre unité extérieure) se justifie rien que pour cette zone centrale.

A noter que certains systèmes en mode "froid ou chaud" peuvent travailler alternativement en froid et puis en
minutes plus tard, par exemple), afin de satisfaire une fois l'un, une fois l'autre !

L'installation peut travailler en mode "froid" et en mode "chaud", simultanément : les unités intérieu
assurer du chauffage dans certains locaux et du refroidissement dans d'autres. Le confort est donc nettement a
puisque l'on peut répondre à des besoins différents dans chaque local.

De plus, ce système permet la récupération d'énergie dans la mesure où il est capable de transférer la chaleur
locaux à refroidir vers les locaux à réchauffer. C'est l'existence d'un réseau de fluide frigorigène, la performanc
compresseurs à vitesse variable et une électronique sophistiquée qui permet cet avantage appréciable. C'est le
choisir lorsque l'analyse des besoins prévoit des superpositions importantes de demandes de chaleur et de froi

Mais un supplément de prix de l'ordre de 30 à 50 % sera demandé par rapport au mode "froid ou chaud".

Le choix d'un stockage de l'énergie


Cette possibilité est nouvelle mais est prometteuse d'avenir : pour valoriser au mieux le courant de nuit, pour l
de puissance toujours coûteuses, les constructeurs proposent de greffer un stockage frigorifique sur l'installatio
c'est l'électronique propre du système qui gère l'ensemble.

Le principe d'un stockage est consommateur d'énergie : pertes du ballon et dégradation du rendement de la pr
froid. En effet, la constitution de la glace se fait à très basse température, donc avec un mauvais COP. Par cont
pouvoir travailler avec des températures d'air plus froides la nuit atténue quelque peu cette perte de rendemen
frigorifique.

Nous n'avons pas trouvé de bilan énergétique global établi par un organisme indépendant.

Certains constructeurs envisagent, à terme, de pouvoir réaliser un stockage nocturne de chaleur également, ce
la relance matinale. Cela permettrait également de résoudre le problème délicat du chauffage pendant la pério
lors du fonctionnement en pompe à chaleur.

Le choix d'un système greffé sur une boucle d'eau

Un constructeur propose un système DRV avec récupération d'énergie sur boucle d'eau : les condenseurs à air des unités "ex
remplacés par des condenseurs à eau (à l'intérieur des équipements dénommées "PAC" sur le schéma parce que ce sont des
frigorifiques réversibles en pompe à chaleur). Ces unités peuvent alors être installées à l'intérieur du bâtiment. L'utilisation d'un
permet une double récupération de chaleur :

récupérer la chaleur entre les unités intérieures d'un même circuit, comme une installation "froid et chaud" c
récupérer la chaleur une deuxième fois entre les condenseurs connectés sur la même boucle d'eau.

Le principe est similaire à celui d'un réseau de pompes à chaleur sur boucle d'eau. La partie frigorifique de ce système reste id
différences se situent au niveau des groupes de condensation, placés à l'intérieur du bâtiment. Ces groupes sont raccordés su
d'eau. La chaleur excédentaire peut être évacuée vers une tour de refroidissement ou stockée dans une bâche tampon (pour
matin ?). Lors du fonctionnement en pompe à chaleur, une source de chaleur naturelle "gratuite" ou "énergie fossile" doit être
assurer une température minimale de 10°C.
Les avantages de ce système à double récupération de chaleur (air/air et air/eau) sont :

possibilité d'installation dans des immeubles de grande hauteur,


possibilité d'installation dans des régions très froides (où la pompe à chaleur aurait du mal à travailler "seule
froids),
possibilité de récupérer la chaleur d'un procédé industriel ou une source de chaleur naturelle,
possibilité de stocker la chaleur excédentaire en cas de refroidissement,
possibilité de récupération de chaleur entre les groupes de condensation,
installation des groupes à l'intérieur (pas de pollution sonore).

C'est un système également à envisager lorsqu'un ancien circuit à eau glacée existe dans le bâtiment et qu'il p
récupéré.

Choix de l'emplacement des unités intérieures

1er critère de choix : le confort lié à la distribution de l'air

L'emplacement de l'unité intérieure conditionne fortement le confort des occupants. La difficulté est renforcée
confort doit être assuré autant en mode "chauffage" qu'en mode "refroidissement". Les mouvements de l'air da
sont conditionnés par la disposition des bouches de soufflage et de reprise par rapport à l'emplacement des oc

Le dimensionnement doit alors faire apparaître que la zone d'occupation du local n'est pas perturbée par le jet

La zone d'occupation du local est limitée dans les recommandations EUROVENT.


En pratique, la vitesse résiduelle du jet d'air dans la zone d'occupation devrait se situer entre 0,15 et 0,2 m/s. S
0,25 m/s, il y aura inconfort des occupants.

Disposition en allège

Si l'emplacement est en allège, la stratification de la température de l'air est limitée et le rayonnement froid du
hiver est diminué.

Cette disposition impose qu'en mode "refroidissement", personne ne se trouve à proximité immédiate de la bo
soufflage.

On rencontre deux cas de figure : soit l'échangeur est placé "complet" avec son habillage, soit il est "nu" et inté
caisson en allège. La première solution apporte beaucoup de garanties de qualité car le fabricant a testé son m
en garantir les performances. Mais l'architecte préfère de loin la deuxième formule, pour l'esthétique globale d
la possibilité de dissimuler câbles et tuyauteries dans l'allège ! Les problèmes qui se posent alors sont liés à l'in
l'échangeur et la grille du caisson : des remous modifient les jets d'air et créent un inconfort acoustique. Il est d
soit de remonter l'échangeur pour qu'il affleure la grille, soit de prévoir un manchon de raccord entre ventilo et

De même, on évitera les tablettes, rideaux, ... qui peuvent entraver une diffusion correcte de l'air.

Disposition en faux plafond

Paradoxalement, c'est lorsque soufflage et reprise sont proches l'un de l'autre que le brassage de l'air du local
Mais cette distribution horizontale de l'air peut poser beaucoup de difficultés, surtout si l'on souhaite faire varie
Le choix de la grille sera déterminant. On adopte généralement des grilles linéaires ou des grilles à rouleaux do
l'effet Coanda le long du plafond. Mais à faible vitesse, la veine d'air risque de se décoller du plafond et de faire
air trop froid sur les occupants.

En faux plafond, il est sans doute préférable d'imposer une vitesse constante (en l'imposant à la régulation cen
n'est acoustiquement et énergétiquement pas optimal.
A noter enfin que lorsque l'échangeur est placé en faux plafond, on aura tendance a insérer l'apport d'air neuf d
constitué par ce faux plafond. L'échangeur aspire un mélange d'air du local et d'air neuf. Or, l'air neuf devant ê
permanence, il faudra toujours maintenir une vitesse minimale à l'échangeur.

Disposition en faux plafond avec gainages de distribution

C'est un appareil dont le raccordement est prévu via des gaines de distribution vers différentes grilles de pulsio
améliore le confort (meilleure diffusion de l'air, diminution du bruit, ...).

Mais les pertes de charges sont plus élevées et la consommation électrique du ventilateur augmente, tout part
les gaines de distribution d'air sont longues et terminées par des bouches linéaires.

Disposition au plafond, en apparent ou en imposte

Ce n'est pas idéal au niveau confort thermique. En mode "froid" et à basse vitesse, le jet risque de tomber et d
sensation d'inconfort désagréable.

2ème critère de choix : l'évacuation des condensats

Les condensats doivent être évacués. En fonction de l'emplacement de l'appareil, ceci pourra s'effectuer par éc
naturel ou au moyen d'une pompe de relevage. Dans la mesure du possible, il faut essayer de ne pas sacrifier l
faciliter l'évacuation.

A priori, l'évacuation pour un appareil en plafond dispose de plus de pente qu'en allège, mais la présence de po
perpendiculaires au chemin probable d'évacuation peut rendre les choses plus difficiles...

Les condensats sont extraits de l'air ambiant lors du fonctionnement de l'échangeur en mode "froid". Ainsi, lors
détecte une humidité trop importante dans le local, il descend la température du fluide frigorigène sous le poin
l'ambiance. La distance entre ailettes étant de 2 mm, le bypass factor est très faible. L'air du local condense et
98 % d'humidité relative.

D'après un constructeur :

la consommation de l'appareil est de 85 % en chaleur sensible en mode refroidissement (et donc 15 % pour l
déshumidification),
elle descend à 50 % en chaleur sensible lors d'un fonctionnement en mode déshumidification.

3ème critère de choix : la facilité de maintenance

Il ne faut pas non plus oublier que le ventilo doit s'intégrer dans l'esthétique générale du local et que sa facilité
déterminera en partie son coût d'entretien et le coût du service après-vente.

Il est certain que les appareils en allège sont de ce point de vue nettement préférables à ceux en faux plafond.

On sera attentif à ce que les appareils en faux plafond disposent d'une ouverture prévue par le dessous (point
pour les appareils gainables).

Synthèse :

Avantages
- distribution optimale de l’air
- bruit réduit
- faux plafond mis à profit
- multiplicité des combinaisons

Inconvénients
- risque de court-circuit de l'air pulsé et repris
- difficulté de respecter le confort à vitesse réduite

Avantages
- distribution optimale de l’air
- bruit réduit
- faux plafond mis à profit

Inconvénients

- difficulté d’évacuation des condensats (nécessité d’une pompe intégrée)


- difficulté de respecter le confort à vitesse réduite

Avantages
- fonctionnement correct en chauffage et refroidissement

Inconvénients
- risque de court-circuit si vitesse de soufflage trop faible
- encombrement au sol
- difficulté d’évacuation des condensats (nécessité d’une pente)

Choix de l'apport d'air neuf associé


Les systèmes DRV contrôlent la température du local. Par ailleurs, un apport d'air neuf de ventilation doit être o

Ce dernier, imposé par la réglementation wallonne pour garantir une qualité de l'air suffisante, est fourni soit p
installation en simple ou double flux complémentaire indépendante, soit par un réseau d'air débouchant à l'ent
intérieures.

On consultera le choix du système d'apport d'air neuf pour définir la configuration à adopter.

Remarquons que dans les immeubles nouveaux, l'apport d'air neuf devient une part essentielle dans la consom
énergétique (tant en chaud qu'en froid) en regard des déperditions.

La ventilation double flux est le seul moyen de contrôler au plus juste les apports d'air et donc de contrôler cet
consommation.

La ventilation simple flux, quant à elle, reste en partie influencée par les conditions atmosphériques.

le choix du mode de chauffage de l'air neuf

Pour le réchauffage de l'air en hiver, une résistance électrique sur la gaine de pulsion risque de générer une co
d'électricité "de jour" fort coûteuse.

Si l'installation est fort importante, un caisson de préparation indépendant avec une petite machine frigorifique réversible est p
frigorifique en été et pompe à chaleur en hiver. On parle d'échangeur "en détente directe". Le coût d'exploitation est nettemen
rapport à un fonctionnement en électricité directe. Les budgets d'investissement correspondants sont cependant plus élevés.

Attention : si la puissance froid demandée est faible, la machine frigorifique risque d'adopter un mode de régul
injection de gaz chauds, dont le rendement est toujours mauvais. Pour diminuer cet impact, il est utile de sélec
compresseur à vitesse variable (régulation INVERTER).

On peut également venir greffer un apport d'air neuf sur chaque unité terminale. La gestion de la tempé
laissée à l'unité terminale. Ce débit d'air neuf ne peut dépasser 15 % du débit d'air traité. La puissance complé
être prise en compte dans le dimensionnement. Le budget lié au placement d'un réseau de gaine d'air est impo

Un compromis est parfois trouvé en plaçant un réseau de ventilation totalement indépendant, avec un récupérateur de chaleu
l'air extrait. Par période de gel, le froid de l'air neuf est donc partiellement "cassé" par l'air chaud extrait des locaux. Le rendem
environ entraîne le fait que si l'air extrait sort à 20°C et croise l'air neuf extérieur à 0°C, celui-ci sera préchauffé à 10°C. Mais l'
l'air en hiver n'est pas possible pour autant, sauf de manière indépendante.

L'idéal est de combiner la présence d'échangeur à plaques et d'une pompe à chaleur pour fournir l'énergie com
Certains fabricants proposent ce système.

Préchauffage ou pré-refroidissement de l'air neuf

Lorsque le système de pulsion d'air neuf n'est pas intégré à la climatisation, il est conseillé de pré-traiter l'air n
risque de créer de l'inconfort (courants d'air) et un souhait d'obturation des bouches d'amenée d'air par les occ
Tout l'enjeu consiste à combiner le contrôle de la température des locaux et le contrôle de la température de l'
ventilation de manière à :

ne pas créer de courant d'air. Pour cela, on considère souvent qu'une température minimum de 16°C est néc
ne pas "casser l'énergie", c'est-à-dire, à ne pas chauffer l'air neuf et refroidir en même temps avec le systèm
inversement.

A priori, on pourrait penser que la température de pulsion de l'air neuf doit être neutre dans le bilan thermique
pas interférer avec la régulation des échangeurs. On rencontre ainsi souvent une pulsion proche des 21°C tout
Effectivement, au niveau du bilan thermique du local le bilan est neutre, puisqu'il n'apporte ni chaud, ni froid.

En réalité, ce choix implique souvent qu'en mi-saison de l'énergie soit "cassée". En effet, dans des immeubles de bureaux par
d'une température extérieure de 12... 14°C, il y a beaucoup de chances que le bâtiment soit en régime "refroidissement". On v
chauffer l'air neuf de 14 à 21°C, et simultanément évacuer l'énergie excédentaire du local avec l'unité terminale. Il aurait mieux
directement cet air à 14°C dans le local. Cela représente une consommation énergétique importante comme le montre l'étude
type. Mais 14°C est une température de pulsion qui risque d'être trop faible et de créer de l'inconfort pour les occupants.

Toute la difficulté consiste pour le gestionnaire du bâtiment à définir le plus précisément possible la températu
basculement entre le régime "été" et le régime "hiver".

Le problème est compliqué par le fait que tous les locaux ne sont pas soumis aux mêmes conditions d'équilibre

Essayons dès lors de définir la régulation la plus adéquate :

Soit en plein hiver, on pulse de l'air à 21°C et à partir d'une température extérieure définie par l'exploitant à l'u
14°C, par exemple), la consigne de température de l'air est abaissée à 16°C.

Remarquons que dans la pratique, le basculement comprend un hystérésis de manière à stabiliser le fonctionn
équipements au changement de saison. Par exemple, l'installation passe du chaud au froid à 14° et du froid au
Soit on peut dès lors imaginer de maintenir une température de pulsion minimum durant toute l'année par exe
température de pulsion de 16°C.

C'est une stratégie de régulation que l'on peut d'office utiliser dans les locaux que l'on refroidit toute l'année, c
intérieures d'un bâtiment (zones nullement influencées par les conditions atmosphériques).

Mais dans les locaux chauffés, une température de pulsion inférieure à 18°C est souvent inconfortable en hiver
bouche ne permet pas un brassage de l'air efficace (elle "coule" en nappe froide près des occupants).

Humidification de l'air neuf

En hiver, sans humidification de l'air neuf, l'humidité intérieure flirte rapidement avec les limites de confort thermique.

L'humidification de l'air neuf est un poste particulièrement énergivore. Il est dès lors peut-être utile de se demander si une hum
toujours nécessaire, sachant qu'elle n'est pratiquement possible qu'en association avec un système de ventilation double flux.

Ce n'est d'ailleurs que si la pulsion de l'air est mécanique que le RGPT impose le respect d'une humidité ambiante minimum d
cas d'une ventilation simple flux, le RGPT dit simplement qui si c'est possible technologiquement, un dispositif d'humidification
d'atteindre une humidité de 40% doit être mis en oeuvre.

Prenons un exemple :

soit une température extérieure de 0°C et une humidité relative de 85 % (conditions couramment rencontrées dans nos région

Si cet air est introduit dans un local chauffé à 20°C, on peut lire sur le diagramme de l'air humide que son hu
chutera à 23 %, ce qui est trop sec pour garantir le confort thermique. Si on y rajoute l'humidité produite par
savoir environ 50 gr d'eau par heure, l'humidité relative montera jusqu'à 33 %, soit légèrement inférieure à l
conditions de confort.

Si le local est une chambre d'hôpital chauffée à 24°C, on n'atteindra plus en final qu'une humidité relative d'e
qui est insuffisant.

Une humidification de l'air apparaît donc nécessaire pour garantir le confort durant les périodes les plus critiqu
(en hiver). Etant donné que les périodes durant lesquelles il existe un risque de voir chuter l'humidité intérieure
seuil de confort sont généralement courtes, il est recommandé d'asservir le fonctionnement de l'humidificateur
température extérieure. Sous notre climat, on peut par exemple souvent l'arrêter lorsque la température extér
5°C... 8°C, selon les apports d'eau intérieurs.

Choix de la régulation
Une régulation intégrée au système
Le principe "clef sur porte" de ce système fait que le concepteur, une fois qu'il a choisi entre les 3 configuration
seul / chaud ou froid / chaud et froid), adopte la régulation proposée par le constructeur.

Les avantages de la gestion centralisée

Il est utile de savoir que le constructeur propose une GTC (gestion technique centralisée sur ordinateur) de fa
que l'on peut définir ou suivre sur ordinateur tous les paramètres de l'installation : température de consigne,
l'air soufflé, pourcentage d'ouverture de la vanne, ...

Les historiques permettent de suivre facilement l'évolution de ces paramètres et de détecter une anomalie.

Le décompte de la consommation de chaque locataire

Il est possible de connaître :

le pourcentage d'ouverture de la vanne dans chaque local,


la consommation électrique totale de l'installation (en plaçant un compteur sur le seul cable qui reprend l'ens
l'installation, ventilateurs compris).

Par simple "règle de trois", on peut en déduire approximativement la consommation de chaque local (l'ouvertu
ne dit pas exactement quel sera le débit de fluide, mais constitue une première approche) et établir une factur
consommateur.

Le délestage de l'installation lors de la pointe quart-horaire

Il est possible de programmer une adaptation des consignes (laisser dériver la température de 1° suffit) durant
critique de la pointe quart-horaire. Automatiquement, le compresseur ne sera pas sollicité à ce moment.

Nous ne savons pas s'il est possible d'automatiser l'abaissement de consigne à partir de l'information issue de
régulateur de pointe 1/4 horaire.

Paramètres de prédimensionnement
Pour réaliser un appel d'offres permettant de comparer les solutions entre elles, certains éléments doivent être
le dossier.

Un découpage des zones lié au choix du système 2 tubes ou 3 tubes

Le bâtiment est découpé en zones. Chaque zone est gérée par un groupe distinct (avec sa propre unité extérie
aura pas de transfert de fluide d'une zone vers l'autre.

Si les locaux sont répartis sur des façades différentes, il est à première vue adéquat de les regrouper en deux z
chaque façade. On peut dire que 2 installations de climatisation sont alors installées dans le bâtiment, puisque
travailleront en parallèle. On choisira des installations à 2 tubes puisque les besoins sont homogènes.
Mais, en y regardant de plus près, il peut être utile de découper le bâtiment transversalement. Si on intègre da
zone des locaux de façades différentes, un transfert d'énergie peut avoir lieu à l'intérieur du bâtiment, en mi-sa
cas, c'est une installation 3 tubes qui doit être choisie.

Il est donc indispensable d'évaluer si des demandes de chaud sont prévues simultanément à des demandes de
particulièrement, si un local informatique est présent, il est opportun de l'intégrer dans une zone où les autres
majoritairement en demande de chauffage.

Une évaluation réaliste des besoins de refroidissement

Un dimensionnement très soigné doit avoir lieu. En effet, ce type d'installation travaille avec un mauvais rende
régime.

Le compresseur tourne à vitesse variable en fonction de la demande. Mais une limite inférieure de 20 Hz ne peut pas être fran
moment, le compresseur développe 17 % de sa puissance nominale. Pour toute puissance inférieure, il adoptera une régulatio
gaz chauds à l'entrée de l'évaporateur. Le rendement en sera fortement dégradé.

Il faut donc éviter que l'installation soit sur-dimensionnée, c'est-à-dire, dimensionnée pour répondre à des cond
canicule extrême, avec des coefficients de sécurité supplémentaires, ... entraînant de facto un fonctionnement
régime.

Plus positivement, on adoptera un facteur de foisonnement réaliste sur l'utilisation simultanée des équipement
privilégiera plutôt le placement de 2 petites unités extérieures qu'une seule grosse plus puissante.

En quelque sorte, l'installation souffre ici de l'absence d'un ballon tampon...

Une analyse de la technologie la plus adéquate

Sans entrer dans trop de détails techniques, les systèmes mis sur le marché varient d'un fabricant à l'autre. To
particulièrement, le réseau de distribution des fluides qui est plus en "râteau" chez l'un et en "botte" chez l'aut
systèmes seront plus vite limités en longueur de tuyauteries après le boîtier de répartition.

Ces nuances peuvent générer des coûts très différents lors de la mise en œuvre (nombre de boîtiers de distribu
passage de tubes au niveau des poutres, ...).

Il sera donc utile de préciser la disposition des locaux, leur usage, ... et l'accès prévu pour les techniques (gaine
trémies, réservation dans les poutres...). Si un seul réseau peut être prévu en faux plafond pour alimenter des
dessous et des unités intérieures en allège pour l'étage du dessus, le coût d'installation est nettement réduit.

A la limite, dans certains cas, il faudra écarter l'un ou l'autre local de l'ensemble parce qu'il a un comportemen
du restant des locaux à traiter.

Comparer ce qui est comparable

Comparer deux systèmes de climatisation n'est pas toujours aisé. Un système DRV chauffe et refroidit, il est in
propre régulation, il ne demande ni chaufferie ni cheminée...mais par contre, en version de base, il ne prévoit p
de traitement d'air [Link] :

Un local de réunion peut être traité spécifiquement avec un système d'apport d'air neuf autonome (fonctionn
cooling).
La partie self 24h/24 d'une agence bancaire sera traitée distinctement des bureaux.

Qu'en est-il de la garantie ? Certains constructeurs proposent 5 ans de garantie omnium sur l'ensemble de la s

L'installateur est-il agréé par le constructeur ?

La location d'une grue pour poser les équipements frigorifiques en toiture est-elle présente dans l'offre ?

Dans l'appel d'offres, il faudra en tenir compte pour pouvoir ensuite comparer plus facilement des solutions diff

Check-list qualité
Voici quelques critères de qualité à vérifier au niveau du cahier des charges.

L'étanchéité du réseau est déterminante et l'objectif "zéro fuite" doit être poursuivi. Les soudures seront réal
d'azote (permet d'éviter la formation de calamine) avec un apport d'argent de 40 % minimum.

Lors de la réception, l'installation sera testée sous 30 bars d'azote durant 48 heures minimum, afin de détect
possibles du réseau.

Le cuivre doit être de qualité et les dérivations doivent être réalisées avec une courbure suffisante afin que le
puisse attaquer la matière des tuyaux.

Une distribution d'air de qualité dans les locaux suppose un nombre suffisant de bouches ou de cassettes. Or l'installateur v
prix en limitant le nombre de points de distribution dans les locaux. Pour que le client ne se retrouve pas avec une seule cas
puissante au centre de son bureau paysager, le cahier des charges devra préciser le niveau de qualité à atteindre en matiè
résiduelle d'air à la limite de la zone d'occupation, ou directement en matière de nombre d'appareils à prévoir.

En terme de prix, ajouter une cassette supplémentaire dans un bureau paysager entraîne un supplément de
Ajouter une cassette dans un local supplémentaire génère un coût de ...170 000 BEF... environ. Mettons-nous
celui qui veut obtenir le marché...!

Il ne faut ni air stagnant dans un coin du local, ni turbulence à la jonction de 2 flux d'air venant d'appareils di
s'assurer du bon brassage de l'air, on demandera un spectre de distribution de l'air garanti.

La distribution prévue permet-elle une modification ultérieure éventuelle des cloisons ? (flexibilité)

Il faut vérifier la solution proposée pour que de l'air froid ne soit pas pulsé sur les occupants lors de la période
de la pompe à chaleur. Tout particulièrement lorsque qu'une arrivée d'air neuf est intégrée à l'entrée des uni

C'est souvent l'inter-saison qui pose problème... Lorsqu'une solution "froid ou chaud" est prévue, le "change
d'un mode à l'autre) devra être organisé. Si le bâtiment est assez inerte et homogène, un passage "été - hive
suffira. Dans le cas contraire, il est possible qu'il faille majoritairement chauffer au matin et refroidir l'après-m
change over automatique, décidé par le système en fonction de la demande majoritaire, est utile. Tous les sy
proposent pas. A noter que certains systèmes en mode "froid ou chaud" peuvent travailler alternativement e
en chaud, afin de satisfaire une fois l'un, une fois l'autre !
Les cassettes à intégrées dans le faux plafond sont-elles équipées d'origine de pompes pour remonter les con
pompes ajoutées par après sont souvent beaucoup plus bruyantes) ?

Une possibilité de variante URE est-elle intégrée au cahier des charges ?

Le fluide frigorigène prévoit-il les exigences réglementaires futures ?

Un manchon de raccord entre l'unité intérieure et la grille de l'habillage est-il prévu (pour éviter le court-circu
l'air pulsé) ?

Le niveau de performance acoustique demandé correspond-il aux exigences attendues ?


La climatisation à débit de réfrigérant variable
Principe de fonctionnement
Détails technologiques
Régulation
Récupération d'énergie sur boucle d'eau
Bilan énergétique

Principe de fonctionnement

Remarque : nous avons repris la terminologie française DRV (Débit de Réfrigérant Variable) mais ce type d'app
encore appelé "VRV" (Variable Refrigerant Volume) ou "VRF" (Variable Réfrigérant Flow) selon les constructeur

Fonctionnement en froid seul

On connaissait le principe de la "détente directe" (l'évaporateur de la machine frigorifique refoidit directement


le caisson de traitement d'air). Cette fois, on réalise la détente directe dans chaque local puisque le fluide réfrig
transporté jusqu'à l'échangeur du local qui sert d'évaporateur ! Ce n'est ni l'air ni l'eau qui circule dans les cond
mais bien du fluide réfrigérant.

A partir d'une unité extérieure, on peut alimenter jusqu'à 32 unités intérieures. Les groupes extérieurs disponib
marché aujourd'hui ont des puissances froid allant de 15 à 90 kW en version monobloc pour le raccordement d
frigorifique indépendant. Ceux ci peuvent être multipliés, pour autant que la place disponible pour les groupes
extérieurs soit présente. Mais ce sont des installations qui fonctionneront alors en parallèle (pas d'échange ent
raccordés à des unités extérieures différentes).

Fonctionnement réversible (froid ou chaud)


Si certains systèmes sont limités au mode "froid", d'autres sont réversibles : le même échangeur intérieur peut alors servir de
condenseur, lorsque le local est en demande de chaleur ! Une telle souplesse est issue d'une régulation électronique sophistiq
notamment basée sur l'emploi de détendeurs électroniques et d'un bus de communication entre tous les équipements. Mais c
l'ensemble des échangeurs qui fournissent du froid ou qui fournissent de la chaleur. La permutation du rôle des échangeurs e
dans l'unité extérieure par une vanne d'inversion de cycle à 4 voies.

A récupération d'énergie (froid et chaud simultanément)

Encore mieux : certains systèmes assurent simultanément le chaud et le froid dans les locaux. Par exemple, un local de réuni
être demandeur de froid (la cassette intégrée dans le faux-plafond travaille en évaporateur) tandis que le bureau voisin est de
de chaleur (la console en allège travaillera en condenseur). Le système va assurer simultanément les deux demandes, avec u
consommation énergétique minimale puisque la chaleur extraite d'un côté est valorisée de l'autre côté, avec un COP défiant to
concurrence !

A titre d'exemple, voici le bilan énergétique annoncé par un constructeur lorsque le bâtiment demande une charge calorifique
la charge frigorifique :

La puissance frigorifique appelée est réalisée avec un COP frigorifique de 4.

On en déduit que 4 kWh de chaleur extraits d'un local vont entraîner un appel de 1 kWh au compresseur.

Si cette chaleur est restituée dans un local voisin en demande, c'est 5 kWh qui lui seront délivrés.

Dans la mesure ou la consommation énergétique totale des locaux est de 9 kWh, pour 1 kWh dépensé, on peut
d'un COP équivalent de 9... !

Attention, il s'agit là d'une valeur théorique, idéale et instantanée, et non d'une moyenne sur l'année... Et elle
que les demandes se complètent : le besoin de chaleur correspond exactement au besoin de froid.

Quelques contraintes (à titre d'exemple, car variable d'un constructeur à l'autre) :


Une distance maximale de 120 m entre l'unité extérieure et l'unité intérieure la plus éloignée (en ce compris le
sur base de 1 coude = 2 m équivalents, par exemple).

Une dénivellation verticale entre unité extérieure et intérieure limitée à 50 m.

Une dénivellation entre 2 unités intérieures limitée à 15 m (soit 5 étages).

Détails technologiques
Fluide réfrigérant

Ces systèmes sont aujourd'hui disponible avec le nouveau gaz réfrigérant R407C. Les différents composants ont alors été dim
pour l'utilisation de ce nouveau gaz.

Le coeur du système reste une machine frigorifique et les critères applicables à ce type d'installation reste d'ac
Par exemple, le carter doit être chauffé durant 48 heures avant le démarrage pour la mise en condition de l'hu

Unité extérieure

L'unité extérieure est généralement placée en toiture (pas de local technique spécifique). Ceci permet au cond
d'être facilement refroidit par l'air extérieur.

Les unités extérieures sont modulaires et peuvent être alignées côte à côte en fonction de la puissance nécess

A défaut de place disponible, un local technique sera utilisé et un conduit d'air apportera et évacuera l'air de
refroidissement, moyennant une consommation supplémentaire pour vaincre les pertes de charge.

Réseau de distribution

Les tuyauteries en cuivre utilisées sont de très faible diamètre. Cela permet un gain de place par rapport aux s
traditionnels et de faibles pertes dues au transport de la chaleur.

La distribution peut être de type bitube parallèle ou bitube pieuvre.


Pour les installations réversibles, un réseau "deux tubes" sera créé. En fonctionnement "froid", un tube transpo
fluide frigorigène liquide et ramènera le fluide à l'état vapeur. En fonctionnement "chaud", le premier tube véh
les "gaz chauds" issus du compresseur et ramènera le fluide refroidi et condensé.

Pour les installations avec récupération d'énergie, un réseau "trois tubes" transportera les "gaz chauds" (ou vap
haute pression), le fluide liquide et la vapeur basse pression.

Ils seront sélectionnés en fonction de la demande par un module de répartition à l'entrée de chaque local ou de
zone de locaux régulés en commun.

Remarque : Certains fabriquants réalisent un système avec récupération d'énergie avec seulement "deux tube

Dans ce cas là, le chaud et froid simultané sera réalisé en créant un flux diphasique dans un seul tube (une pha
pour le chauffage et une phase liquide pour le rafraichissement). Ce flux diphasique à haute pression sera sépa
la boîte de répartition. Cette boîte de répartition contient aussi un jeux de vannes pour amener gaz et liquide v
unités en chaud et en froid.

Unités intérieures

L'unité intérieure est parcourue par le fluide frigorigène. Un ventilateur hélicoïdal force l'air du local au traver
l'échangeur. Elle peut fonctionner soit en rafraîchissement, soit en chauffage, soit en brassage d'air, soit en
déshumidification. Un détendeur électronique règle en permanence le débit de réfrigérant en fonction de la c
intérieure.

Régulation

Un tel produit n'a pu être conçu que moyennant l'intégration d'une régulation numérique sophistiquée. Il n'est
étonnant que les Japonais soient dès lors les premiers à mettre ce type de climatiseur sur le marché. Chaque
équipement dispose de son "adresse" spécifique sur le bus de communication et une régulation "intelligente" e
possible.
Au niveau de l'utilisateur, une action par télécommande est possible. Au niveau du personnel de maintenance,
nombreuses fonction d'auto-diagnostic sont intégrées pour aider à détecter l'origine d'une panne éventuelle.

Régulation
"Froid seul" : les unités intérieures assurent le refroidissement uniquement

La régulation de la température ambiante est assurée :

par la régulation de vitesse du ventilateur de l'évaporateur,


par un détendeur électronique qui module le débit de fluide en contrôlant la différence de température entrée-sortie du fluide d
l'évaporateur (similaire au réglage de la surchauffe).

Dans l'unité extérieure se trouve un compresseur hermétique à vitesse variable (compresseur scroll ou compre
rotatif), avec une régulation" INVERTER", càd à vitesse variable par réglage de la fréquence d'alimentation.

En pratique, une sonde est placée sur la pression d'aspiration du compresseur. Cette pression est maintenue co
par action sur la vitesse du compresseur. Automatiquement, la température d'évaporation est maintenue const
Ainsi, si la charge thermique du bâtiment augmente, la vitesse du compresseur augmente et le débit de fluide
réfrigérant est augmenté !

Si la puissance frigorifique est importante, une cascade de deux (ou trois) compresseurs est réalisée. Mais un s
travaille à vitesse variable. Le deuxième est régulé en "tout ou rien". Au démarrage, seul le compresseur INVER
travaille. Dès que la charge dépasse la limite de puissance de ce compresseur, le 2ème compresseur est encle
reprendre la charge et le compresseur INVERTER recommence à moduler à partir de 0 %.

"Froid ou chaud" : les unités intérieures sont réversibles


Dans ce cas, c'est tout le réseau qui travaille soit en froid, soit en chaud. Cette réversibilité est réalisée via une
d'inversion de cycle, dans l'unité extérieure. En passant d'un mode à l'autre, on inverse le sens de circulation d
dans les conduites. L'échangeur dans le local passe d'évaporateur à condenseur, et vice versa.

Bien sûr, une fois le mode général décidé, chaque local garde sa propre régulation interne : un détendeur élect
compare l'air de reprise par rapport à la consigne et adapte le débit de fluide frigorigène en conséquence.

En mode froid, la température d'entrée de l'évaporateur est égale à la température d'évaporation du fluide; la température de s
cette même température augmentée de la surchauffe. Celle-ci est classiquement réglée sur 6...7°. La vanne du détendeur ser
réglée pour maintenir ces 7 degrés : si la charge thermique augmente, le débit de fluide augmentera dans l'évaporateur en fon
charge.

Simultanément, la mesure de la température à l'évaporateur permet de détecter la présence éventuelle de giv


batterie (si la batterie est givrée, l'échange avec l'ambiance se fait moins bien); dans ce cas, le détendeur se fe
débit de fluide s'annule et l'air de l'ambiance (qui continue à être brassé par le ventilateur) permet le dégivrag
En mode chaud, le fluide circule en sens inverse. Cette fois, la différence de température mesurée par le régulateur du détend
électronique va correspondre au sous-refroidissement du condenseur.

Un régulateur électronique gère globalement l'ensemble de la demande et adapte la réponse via un bus de
communication qui relie les différents équipements.

"Froid et chaud" : les unités intérieures travaillent à la demande, avec récupération d'énergie

Ici, le système permet une production simultanée de froid dans un local et de chaud dans le local voisin. Avec t
de la chaleur d'un local vers l'autre !

L'idée de base est que 3 conduites sont extraites de l'unité extérieure :

une conduite liquide,


une conduite vapeur basse pression,
une conduite vapeur haute pression, càd des "gaz chauds".

Ces 3 conduites alimentent des modules de répartition (rectangles en pointillé sur le graphe). Ceux-ci sont info
la température ambiante et de la température de consigne souhaitée, et vont sélectionner le type de fonctionn
adéquat. De ces modules partent alors deux tubes pour alimenter les échangeurs du local (dont le mode de
fonctionnement -froid ou chaud- sera identique).

Des clapets anti-retour (non représentés) complètent l'installation afin d'empêcher certains sens de passage.

Fonctionnement en "froid seul"


Fonctionnement en "froid majoritaire"

Fonctionnement en "équilibré"

Fonctionnement en "chaud majoritaire"


Fonctionnement en "chaud seul"

Remarque : Cette régulation est certainement complexe et pose la question de la maintenance, mais elle dispo
avantage : le fait que tous les composants sont compatibles entre eux. Cela facilite la prise de responsabilité lo
problèmes quelconques.

Récupération d'énergie sur boucle d'eau

Un constructeur propose un système avec récupération d'énergie sur boucle d'eau : les condenseurs à air des u
"extérieures" sont remplacés par des condenseurs à eau (à l'intérieur des équipements dénommés PAC sur le s
parce que ce sont des machines frigorifiques réversibles en pompe à chaleur). Ces unités peuvent alors être in
dans le bâtiment.
L'utilisation d'un tel système permet une double récupération de chaleur :

récupérer la chaleur entre les unités intérieures d'un même groupe frigorifique, comme une installation "froid e
ci-dessus
récupérer la chaleur une deuxième fois entre les groupes de condensation connectés sur la même boucle d'eau

Le principe est similaire à celui d'un réseau de pompes à chaleur sur boucle d'eau. La partie frigorifique de ce système reste id
Les différences se situent au niveau des groupes de condensation, placés à l'intérieur du bâtiment. Ces groupes sont raccord
même boucle d'eau. La chaleur excédentaire peut être évacuée vers une tour de refroidissement ou stockée dans une bache

Lors du fonctionement en pompe à chaleur, une source de chaleur naturelle "gratuite" ou "énergie fossile" doit
utilisée pour assurer une température minimale de 10°C.

Bilan énergétique

Nous reprenons ci-dessous les chiffres avancés par un constructeur. Il suppose une installation comprenant 4 u
intérieures identiques et une unité extérieure.
Demande intérieure
froid
10 kW
7,5 kW
5 kW
2,5 kW
-

Lorsqu'il y a égalité des charges calorifiques et frigorifiques, la puissance appelée par le compresseur est de 46
puissance nominale en refroidissement. Celle-ci étant réalisée avec un COP frigorifique de 3,9, on déduit que 5
extraits d'un local et donnés à un autre vont entraîner un appel de 1,18 kW au compresseur. Dans la mesure ou
consommation énergétique totale des locaux est de 10 kW, on peut parler là d'un COP équivalent de 8,4 ... !

Attention : il s'agit là d'une valeur théorique, idéale et instantanée, et non d'une moyenne sur l'année.

Comme toujours avec le fonctionnement "pompe à chaleur", le rendement en mode "chauffage" se dégrade lor
température extérieure décroît.

A noter qu'il s'agit ici de données d'un constructeur et que nous n'avons pu les vérifier sur site, à l'heure actuel
nous a été présenté aucun rapport d'organisme indépendant attestant du rendement moyen annuel de l'install
Consom Rappor
mation t des "COP"
compre puissan équival
sseur ces ent
chaud
- 2,58 100% 3,9
2,5 kW 1,24 48% 8,1
5 kW 1,18 46% 8,4
7,5 kW 1,70 66% 5,8
10 kW 1,96 76% 5,1

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