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Pompes à chaleur : fonctionnement et COP

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Les pompes à chaleur sur boucle d'eau

A priori, la pompe à chaleur est un équipement de chauffage. A ce titre, elle sera détaillée dans la version 3
d'energie+.

Cependant, elle intervient également dans la climatisation des bâtiments en tant qu'équipement réversible, cà
capable de fournir tant de la chaleur que du froid. Nous la décrivons ci-dessous succinctement.

Principe de fonctionnement d'une pompe à chaleur


Le principe de fonctionnement est le même que celui de la machine frigorifique mais l'application travaille en sens inverse.

Cette fois, l'objectif consiste à extraire la chaleur gratuite d'un milieu extérieur : l'eau d'une rivière, l'air extérie
l'eau d'une nappe souterraine, ... (on parle de "source froide"). Physiquement, l'air extérieur à 0°C contient
beaucoup d'énergie puisque sur l'échelle des températures absolues, l'air se situe en réalité à 273° K !
L'évaporateur est à l'extérieur et la température du fluide frigorigène sera environ 5 à 8°C inférieure à la
température de la source froide. L'énergie thermique captée sera "remontée" à un niveau de température utilis
(pour le chauffage d'une maison, par exemple) via le compresseur : le condenseur est donc à l'intérieur.

Bien sûr, on choisira un émetteur de chaleur à une température la plus basse possible (par exemple, chauffage
chaud, chauffage à eau chaude par serpentin dans le sol, ...). L'écart de température entre l'entrée et la sortie
compresseur doit être en effet le plus faible possible pour limiter le travail du compresseur.

Exemple d'application :

Refroidir l'eau d'une rivière à 10°C pour assurer le chauffage d'une habitation par de l'air à 35°C.

Le fluide frigorigène passera à …2°C… dans la rivière et à …43°C… dans l'échangeur de chauffage de l'air du
bâtiment.

Coefficient de performance

Quel bilan énergétique de la PAC ?

Qu'est-ce qui coûte dans l'exploitation d'une installation de pompe à chaleur ?

pas l'énergie de la "source froide" : elle est gratuite,


mais bien l'énergie électrique du compresseur.

D'où la notion de rendement donné par le "COP", coefficient de performance :

COP = chaleur au condenseur/travail du compresseur = Q2 / W


Or Q2 = Q1 + W = chaleur captée à la source froide + énergie développée par le travail du compresseur (loi de
conservation des énergies).

Dès lors, Q2 est toujours plus grand que W et le COP est toujours nettement plus élevé que 1.

Est-il normal de rencontrer une machine dont le "rendement" dépasse 100 % ?

En réalité, ce n'est pas ici une machine de conversion, de transformation d'énergie comme une chaudière, mai
une machine qui transfère une quantité d'énergie thermique d'un seuil de température à un autre. Le COP n'es
donc pas un rendement mais une évaluation de la performance du transfert.

Si l'écart entre les 2 seuils de température augmente, l'efficacité (e ou COP) diminue.

Comment évaluer le COP d'une pompe à chaleur ?

Puisque W = Q2 - Q1, on écrit encore : COP = Q2 / (Q2 - Q1)

Si l'on considère un travail sans pertes, les lois de la thermodynamique établissent le lien entre l'énergie conte
dans un fluide (Q) et la température absolue de ce fluide (T), si bien que l'on admettra sans démonstration
l'expression suivante du COP théorique :

COPthéorique = T2 / (T2 - T1) [T étant exprimé en Kelvin]

Le coefficient de performance instantané est d'autant meilleur :

que la température T1 de la source de chaleur (= la "source froide") est élevée,


que la température du réseau de chauffage est basse (T2 proche de T1).

Alors que l'on ne peut guère influencer la température de la source de chaleur, celle au départ du chauffage se
définie par le projeteur ! Il aura tendance à choisir un chauffage par le sol ou un chauffage à air chaud.

Exemple d'une pompe à chaleur AIR-AIR :

Soit T°ext = 0°C (= 273°K) et T°chauff. = 40°C

COPthéor = (273 + 40) / (40) = 7,8 !

en théorie, la pompe fournira 8 x plus d'énergie au condenseur que d'énergie demandée au compresseur ! ...
(les 7/8 de la chaleur étant captés dans l'air extérieur).

en théorie ... car, en pratique plusieurs éléments vont faire chuter cette performance :

Il existe un écart de température entre le fluide frigorigène et les sources.


Par exemple : si T°ext = 0°C, T°évaporateur = ... - 8°C... Et si T°chauff. = 40°C, T°condenseur = ... 48°C... Doù un CO
(273 + 48) / (56) = 5,7.
Le coefficient de convection entre l'eau et l'évaporateur étant nettement meilleur que le coefficient de convect
entre l'air et l'échangeur, on aura tendance à privilégier les PAC eau/eau et eau/air. Encore faut-il avoir une rivi
au fond de son jardin ou une nappe phréatique sur laquelle il est possible de puiser (autorisation obligatoire)…
général, il faudra se résoudre à prendre l'air extérieur comme source froide.

Or dans ce cas, si la T°ext < 5° C, alors T°fluide évaporateur = 0°C. Dès lors, du givre apparaît sur les ailettes,
glace bouche l'échangeur extérieur, d'où nécessité de dégivrer (soit un courant électrique est envoyé sur
l'échangeur pour faire fondre la glace, soit le cycle est inversé et des gaz chauds sont envoyés dans l'évaporat
Avec la consommation de dégivrage, le COP moyen diminue fortement.

Lorsque la température de l'air extérieur descend sous 0°C, le compresseur a de plus en plus de mal à fonction
la puissance délivrée au condenseur de la pompe à chaleur devient très faible et il faut parfois ajouter des
résistances de chauffage électrique directe à l'installation…
Paradoxe malheureux, c'est quand il fait très froid que l'habitation demandera le plus de puissance … et que la
pompe à chaleur lui en donnera le moins !

Il y a nécessité de faire fonctionner les ventilateurs des sources froides et chaudes, d'où une consommation
électrique supplémentaire de ces auxiliaires.

Quels COP rencontrés en pratique ?

Nous attendons des relevés sur site avec des installations récentes réalisées par Electrabel.

Actuellement, en tenant compte de la consommation des auxiliaires, on peut retenir un COP moyen saisonnier
2.5 ... 3 pour une PAC sur l'air et de 4 à 5 si l'on dispose d'une "source froide" sur l'eau (nappe phréatique en
permanence à 10°C, par exemple).

Si on est loin du rendement théorique, il n'empêche qu'il s'agit là d'une machine absolument géniale puisqu'à p
d'1 kWh électrique au compresseur, elle délivre 3 kWh de chaleur (= elle en récupère 2 gratuits) !

Exemple :

Voici les spécifications techniques d'un climatiseur réversible présent sur le marché. En hiver, ce climatiseur pe
fournir de la chaleur au local : il fonctionne alors en mode "pompe à chaleur".

Unité intérieure
Unité extérieure
Puissance frigorifique

Puissance calorifique

Puissance absorbée
On y repère :

l'efficacité frigorifique, E.F., ou COPfroid (coefficient de performance en froid)

puissance frigorifique / puissance absorbée =


3,6 kW / 1,5 kW = 2,4

le coefficient de performance au condenseur, COPchaud

puissance calorifique (au condenseur) / puissance absorbée =


4,1 kW / 1,3 kW = 3,2

Attention ! Ce coefficient est obtenu dans des conditions très favorables ! En petits caractères, le fabricants pré
qu'il s'agit de valeurs obtenues pour 7°C extérieur... Cette performance va s'écrouler en période plus froide. En
réalité, c'est le rendement moyen saisonnier qui nous intéresse... mais celui-ci n'est jamais donné puisqu'il dép
des conditions d'exploitation.
Alors, pourquoi pas plus de pompes à chaleur dans nos maisons ?…

La rentabilité financière reste faible.

Supposons une PAC air-air. Elle doit fonctionner avec du courant de jour. Pour le particulier, le prix du kWh
électrique 4 x le prix du kWh thermique (gaz, fuel, ...). Malgré le COP de 3, la rentabilité financière n'existe plus
les PAC... Malgré un rendement de près de 300 % sur l'énergie électrique fournie, il revient encore moins cher
produire la chaleur par un système traditionnel au gaz ou au fuel…

Supposons une PAC air-eau, avec un système de chauffage par le sol. Cette fois, l'inertie du chauffage par le so
permet d'utiliser le courant de nuit dont le prix du kWh est de l'ordre de 2 fois celui du kWh thermique. Ainsi la
se justifie beaucoup mieux. Seul inconvénient : la régulation du chauffage par le sol est difficile (Quelle charge
sol la nuit ? quel temps fera-t-il demain ? Si les occupants sont absents toute la journée, pourquoi chauffer ? Si
est chaud, l'arrivée des rayons solaires va provoquer une surchauffe…) et le système reperd une part de sa
rentabilité…

Pompe à chaleur sur boucle d'eau


Plusieurs pompes à chaleur sont connectées sur une boucle d'eau commune.

En été, elles fonctionnent en machine frigorifique dont le condenseur est refroidi par la boucle d'eau. Celle-ci se refroidi elle-m
via une tour de refroidissement posée par exemple en toiture.

En hiver, elles fonctionnent en pompe à chaleur dont la boucle d'eau constitue la source "froide". Celle-ci est e
même réchauffée par une chaudière placée en série sur la boucle.

En mi-saison, ce système prend tout son sens : si simultanément des locaux sont refroidis et d'autres réchauff
la boucle qui les relie permet le transfert d'énergie entre eux, avec une performance URE remarquable.

Ce système est optimalisé s'il dispose en plus d'un système pour stocker la chaleur et la restituer à la demande
différé.

Technologie

La permutation de fonctionnement de la machine est réalisée en alimentant électriquement la vanne à 4 voies


d'inversion du cycle.

On sera attentif à la bonne isolation phonique du compresseur puisqu'il est ici situé dans le local !

Il existe des versions en apparent et des versions destinées à être insérées dans un habillage (en allège ou en
plafond). S'il peut être placé dans un local technique attenant et relié au local par une gaine, l'installation sera
nettement moins bruyante. La maintenance en sera également facilitée.

On veillera tout particulièrement à éviter la transmission des vibrations de l'appareil au bâtiment par l'usage de silentblocs ou d
semelles antivibratiles. L'usage de raccordements flexibles est également favorable sur le plan acoustique et facilitera le démo
de l'appareil (prévoir des vannes d'isolement étanches).

La tour de refroidissement sera une tour ouverte ou fermée, mais pas un aérorefroidisseur direct car la tempér
y est trop élevée.

On trouvera dans le Tome 4 de la collection "Climatisation et conditionnement d'air" de J. Bouteloup différents schémas de mo
des installations

Consommation
Comme tout système avec échangeur direct (l'air du local passe directement dans l'évaporateur), la très basse température de
l'échangeur génère un supplément de consommation non négligeable lié à la déshumidification de l'air ambiant (à ce titre, le v
convecteur dont l'échangeur est dimensionné sur base d'un régime 12°C - 17°C est nettement plus performant).

L'évacuation des condensats est d'ailleurs un point délicat. Si elle ne peut être gravitaire, elle et confiée à une
pompe de relevage intégrée dans l'appareil. Généralement, les pompes prévues par le constructeur sont moins
bruyantes que celles ajoutées sur place par l'installateur. Autant donc le prévoir dès la sélection de la machine

Régulation

Au niveau des pompes à chaleur, une zone neutre de 2 à 3°C doit être prévue dans la consigne entre chauffage
refroidissement.

Un commutateur manuel peut permettre à l'utilisateur de sélectionner la vitesse de rotation du ventilateur (et
le niveau de bruit qu'il accepte de subir !)

Mais c'est au niveau de la boucle que la régulation doit être la mieux étudiée pour optimaliser la performance
énergétique. Plusieurs scénarios sont possibles. Par exemple, on peut laisser flotter la température entre 18 et
(autrement dit, la chaudière s'enclenche sous les 18°C et la tour s'enclenche au dessus des 32°C). La récupéra
de chaleur entre locaux demande d'ailleurs un large différentiel, mais il ne faut pas pour autant pénaliser le CO
machines ! en plein hiver et en plein été, il faudra étudier quelle est la température qui optimalise au mieux
l'ensemble.

Ainsi, si on diminue l'écart entre ces 2 seuils d'enclenchement, le COP des pompes à chaleur sera amélioré, ma
consommation énergétique au niveau central sera accrue.

Exemple :

Dans la galerie commerciale, il est possible que les locaux doivent être réchauffés le matin (relance après la nu
refroidis l'après-midi suite à l'éclairage et à l'occupation. Idéalement, c'est alors l'inertie de la boucle qui devra
jouer, inertie renforcée par un ballon de stockage placé en série sur la boucle.

Durant l'après-midi, les machines frigorifiques chargent la boucle et son stockage. Le lendemain, en fin de nuit
profiter du tarif de nuit plus avantageux), les locaux sont remis en température avant l'arrivée des occupants...
stockage est déchargé, sans consommation de la tour.
A noter : pour réduire l'encombrement du ballon de stockage, on peut envisager de le remplir avec des nodules
eutectiques dont la température de congélation se situe dans la zone neutre de fonctionnement de la boucle.

Si un de nos lecteurs dispose d'une installation de ce type dans son bâtiment, nous (J. Claessens 010/47.21.45)
serions heureux de participer à la mise au point de la régulation de ce système et de pouvoir en transcrire ici le
résultats, en vue d'une prochaine version du CD-Rom !

Domaine d'application

D'une manière générale, ce système est adapté aux bâtiments dont on prévoit que les charges thermiques ser
en opposition (façades d'orientation différentes). On pense tout particulièrement aux bâtiments ayant des salle
aveugles avec fort taux d'éclairage, forte occupation, ... et à la fois des locaux en façade Nord avec fortes
déperditions (fort taux de vitrage).

Il permet une régulation individualisée. Il permet une sensibilisation de l'utilisateur final puisque la consommat
propre des PAC installées dans ses locaux peut lui être facturée.

Mais il ne contrôle pas l'hygrométrie de l'air du local. La nuisance acoustique est parfois importante. Et l'utilisat
d'énergie électrique aux heures pleines reste coûteuse.

De plus, aujourd'hui il entre en concurrence avec le système à "Débit de Réfrigérant Variable", (qui lui même dans une de ses
variantes peut aussi comporter une boucle d'eau reliant les différentes unités extérieures).

Ce système est fréquemment utilisé dans les centres commerciaux. Chaque local est livré nu de tout équipeme
sinon de la présence de la boucle et de raccordements en attente. Le commerçant investit dans une ou plusieu
machines réversibles et "pompe" le chaud ou le froid qu'il souhaite sur la boucle. On peut facilement mesurer l
individuelle de la consommation de chaque appareil dans le bilan total.
FHYB35F
J
RY35D7
kcal/h 3 100
Btu/h 12 300
kW 3,60

kcal/h 3 500
Btu/h 14 000
kW 4,10
rafraîch
isseme
nt kW 1,51
chauffa
ge kW 1,33

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