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Corrigé D.S. 4 : Polynômes d'Hermite

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PSI* — 2019/2020 — Corrigé du D.S.

4 Page 1

Problème A : polynômes d’Hermite


Première partie

1) Soit P un polynôme de degré n ∈ N (le cas P = 0 est trivial), de terme dominant an X n ; P est une
fonction continue sur R et, au voisinage de ±∞, [P (t)]2 est équivalent à a2n t2n ; or :
2
lim t2 · a2n t2n e−t = 0,
t→±∞

donc, par comparaison avec une intégrale de Riemann (2 > 1), t → [P (t)]2 e−t est intégrable sur
2

]−∞, −1] et sur [1, +∞[ ; comme elle est continue sur le segment [−1, 1], elle est intégrable sur R :
E contient les fonctions polynomiales.

2) Je montre que E est un sous-espace vectoriel de l’espace des fonctions continues de R dans R : E en
est une partie par définition, non vide car la fonction nulle est dans E ; il est clair que E est stable par
la multiplication externe par un réel ; reste à prouver la stabilité pour l’addition : soient donc f et g
dans E :
∀t ∈ R [f(t) + g(t)]2 = [f(t)]2 + [g(t)]2 + 2f(t)g(t) ≤ 2 [f(t)]2 + [g(t)]2 .
Il en résulte que t → [(f + g)(t)]2 e−t est intégrable sur R, puisque t → [f(t)]2 e−t et t → [g(t)]2 e−t
2 2 2

le sont par hypothèse. En conclusion :


E est un R-espace vectoriel.
Pour (f, g) ∈ E 2, la majoration :
1
∀t ∈ R [f(t)]2 + [g(t)]2
|f(t)g(t)| ≤
2
2
prouve que t → f (t) g (t) e−t est intégrable sur R : (f|g) est bien défini. Il est clair que (·|·) est
bilinéaire symétrique, positive et, si f ∈ E vérifie (f|f ) = 0, alors, t → [f(t)]2 e−t étant positive et
2

2
continue, elle est nulle sur R, d’où f = 0 puisque e−t ne s’annule pas ; en résumé :
(·|·) est un produit scalaire sur E.

Deuxième partie

1) φn (1) = 2n, φn (X) = 2(n − 1)X et pour k ≥ 2 :


φn (X k ) = k(k − 1)X k−2 + 2(n − k)X k . Donc :
φn (X k ) est de degré : k si n = k, k − 2 si n = k ≥ 2 et −∞ si n = k < 2.
J’en déduis, par combinaisons linéaires, que pour P polynôme de degré k = n, φn (P ) est encore de degré
k ; donc un polynôme non nul de Ker φn est nécessairement de degré n. Pour n = 0, réciproquement,
tout polynôme constant est dans Ker φ0 : Ker φ0 est la droite des polynômes constants, qui est bien
engendrée par un polynôme de degré 0. Pour n ≥ 1, φn (Rn [X]) est contenu dans Rn−1 [X] et plus
précisément égal à Rn−1 [X] (car contenant φn (1), . . . , φn (X n−1 ) qui en est une base, en tant que
famille de n polynômes de degrés échelonnés 0, . . . , n−1, donc libre) ; φn induit donc un endomorphisme
de Rn [X] de rang n : d’après le théorème du rang, son noyau est une droite vectorielle, qui coïncide
avec Ker φn et est engendrée par un polynôme de degré n, puisqu’un polynôme non nul de Ker φn est
nécessairement de degré n, comme je l’ai déjà signalé :
Ker φn est une droite vectorielle engendré par un polynôme de degré n.
n
Hn est de la forme ak X k , avec an = 2n et φn (Hn ) = 0, donc :
k=0
n n
k(k − 1)ak X k−2 + 2 (n − k)ak X k = 0,
k=2 k=0
n−2 n
soit, en réindexant : (k + 1)(k + 2)ak+2 X k + 2 (n − k)ak X k = 0,
k=0 k=0
(k + 1)(k + 2)
d’où : an−1 = 0 et ∀k ∈ {0, . . . , n − 2} ak = − ak+2 .
2(n − k)
J’en déduis par récurrence, compte tenu de an = 2n :
Pour p tel que 0 ≤ 2p + 1 ≤ n, an−2p−1 = 0 et
2n−2p n!
pour p tel que 0 ≤ 2p ≤ n, an−2p = (−1)p
p!(n − 2p)!
PSI* — 2019/2020 — Corrigé du D.S. 4 Page 2

Ce résultat permet d’obtenir :


H0 = 1, H1 = 2X, H2 = 4X 2 − 2, H3 = 8X 3 − 12X.

Enfin la nullité des coefficients de la forme an−2p−1 signifie que :


Hn est de la même parité que n.

2) Je remarque que : ∀t ∈ R ψ ′ (t) + 2tψ(t) = 0 et la formule de Leibniz donne, en dérivant n + 1 fois :


∀n ∈ N ∀t ∈ R ψ (n+2) (t) + 2tψ(n+1) (t) + 2(n + 1)ψ (n) (t) = 0.

3) Une récurrence facile montre que ψ(n) (t) est le produit de e−t par un polynôme de terme dominant
2

(−2)n X n . En outre, pour tout n ∈ N et tout t ∈ R :


ψ(n+1) (t) + 2tψ(n) (t)
2
yn′ (t) = et
ψ(n+2) (t) + 4tψ(n+1) (t) + 2ψ(n) (t) + 4t2 ψ (n) (t)
2
yn′′ (t) = et

ψ(n+2) (t) + 2tψ (n+1) (t) + (2n + 2)ψ (n) (t) = 0


2
d’où : φn (yn )(t) = et
d’après la question précédente. En conclusion :
yn est un polynôme de Ker φn .
Hn étant l’unique polynôme de la droite Ker φn de coefficient dominant 2n , j’en déduis :
2 dn −t2
∀t ∈ R Hn (t) = (−1)n yn (t) = (−1)n et e .
dtn
2
4) En multipliant la relation du 2) par et , j’obtiens :
∀t ∈ R yn+2 (t) + 2tyn+1 (t) + 2(n + 1)yn (t) = 0,
autrement dit, d’après la question précédente, en simplifiant par (−1)n :
Hn+2 − 2XHn+1 + 2(n + 1)Hn = 0.

5) Soient n ∈ N∗ , P ∈ R [X] ; j’intègre par parties, sachant que tous les produits d’un polynôme par
2
t → e−t sont intégrables sur R et admettent une limite nulle en ±∞ :
+∞ +∞
2 dn 2
Hn (t)P (t)e−t dt = (−1)n n e−t P (t)dt
−∞ −∞ dt
+∞ +∞
dn−1 −t2 dn−1 −t2 ′
= (−1)n e P (t) − (−1)n e P (t)dt
dtn−1 −∞ −∞ dtn−1
+∞
2
=0+ Hn−1 (t)e−t P ′ (t)dt
−∞
En conclusion :
Pour n ∈ N∗ et P ∈ R [X], (Hn |P ) = (Hn−1 |P ′ ).

6) En itérant le résultat précédent, je trouve, pour p ≤ n : (Hn |X p ) = (Hn−p |p!) = p!(Hn−p |1).
Pour p < n, j’applique une fois de plus le résultat précédent : (Hn−p |1) = (Hn−p−1 |0) = 0.

Pour p = n, (H0 |1) = I0 = π. En résumé :

Pour p < n, (Hn |X p ) = 0 et (Hn |X n ) = n! π.
Hp étant de degré p, le résultat précédent prouve que, pour p < n, (Hn |Hp ) = 0 et, Hn ayant 2n pour
coefficient dominant, (Hn |Hn ) = 2n (Hn |X n ), soit finalement :

La famille (Hn )n∈N est orthogonale et ∀n ∈ N Hn 2 = 2n n! π.
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Troisième partie
La projection orthogonale de f sur F = Vect(H0 , . . . , Hn ) est :
n (Hk |f )
gn = β k (f)Hk où β k (f) =
k=0 Hk 2
et f − gn est orthogonal à F , donc à gn − fn , d’où grâce au théorème de Pythagore :
2 2 2 2
f − fn = f − gn + gn − fn = f − gn + gn − fn .
De même, f − gn est orthogonal à gn , donc :
n n
2 2 2
f − gn = (f − gn |f − gn ) = (f − gn |f) = f − β k (f)(Hk |f) = f − [αk (f )]2 .
k=0 k=0
Enfin, la famille (H0 , . . . , Hn ) étant orthogonale :
n
2
gn − fn = [β k (f) − xk ]2 Hk 2
.
k=0
Il en résulte que :
n n
2 2
f − fn = f − [αk (f )]2 + [β k (f) − xk ]2 Hk 2
est minimum lorsque : ∀k ≤ n xk = β k (f).
k=0 k=0
n
2 2
Pour ce choix des xk , j’ai : αk (f ) = f − f − fn 2 .
k=0
En particulier :
n
[αk (f)]2 ≤ f 2
.
k=0
La série de terme général [αk (f )]2 est à termes positifs et je viens de voir que ses sommes partielles sont
majorées :
La série de terme général [αk (f)]2 est convergente.

Problème B
Préliminaires

1) Soit (e1 , . . . , ep ) une base orthonormale de E. Notons u l’unique endomorphisme de E tel que u(e1 ) = e1
et ∀i ≥ 2, u(ei ) = 0. u est un endomorphisme de E de rang 1. Il est symétrique (puisque représenté
dans une base orthonormale par une matrice symétrique, ici diagonale).
p
Enfin, si x ∈ E alors (u(x)|x) = (e1 |x)2 (puisque x = (ei |x) .ei et u (x) = (e1 |x) .e1 ) et donc
i=1
(u(x)|x) ≥ 0. Finalement, u ∈ T (E).
Cependant, −u ∈ / T (E) puisque (−u(e1 )|e1 ) = −1 < 0. T (E) n’est donc pas stable par multiplication
par un scalaire.
T (E) n’est pas un sous-espace vectoriel de L (E).

2) L’application est bien définie est symétrique, du fait de la propriété connue Tr (f ◦ g) = Tr (g ◦ f).
De plus,
λf + g, h = Tr ((f + λg) ◦ h) = Tr (λf ◦ h + g ◦ h) = λTr (f ◦ g) + Tr (g ◦ h) = λ f, h + g, h
ce qui donne la linéarité par rapport à la première variable, d’où la bilinéarité par symétrie. Notons
A = (ai,j ) la matrice représentant f dans une base orthonormale. J’ai t A = A par symétrie de f et
f, f = Tr A2 = Tr t AA = a2i,j
1≤i,j≤p
C’est une quantité positive qui n’est nulle que si A, et donc aussi f, est nulle. J’ai donc le caractère
défini positif.
·, · est un produit scalaire sur S(E).
p
N.B. J’aurais aussi pu utiliser le théorème spectral pour établir f, f = λ2k où (λ1 , . . . , λp ) est un
k=1
système de valeurs propres de f . . .
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3) De façon immédiate, Ker (fA + 6IdE ) est le plan d’équation x + y + z = 0 (matrice de rang 1). E−6 (fA )
est donc de dimension 2. Or fA est symétrique car sa matrice dans une base orthonormale (la base
canonique !) est symétrique. Le théorème spectral m’indique alors que la normale au plan précédent
est nécessairement le deuxième sous-espace propre de fA (il est par ailleurs clair que le vecteur normal
(1, 1, 1) est vecteur propre). Le calcul de Tr (A) ou de l’image du vecteur (1, 1, 1) montre que la deuxième
valeur propre est −3. En conclusion,
Sp(A) = {−3, −6}, E−3 (A) = Vect (1, 1, 1) , E−6 (A) / x + y + z = 0.
Enfin, les deux méthodes de calcul vues au 2 donnent
N (fA ) = 9.

Partie 1

1) ua est immédiatement un endomorphisme de E (par linéarité du produit scalaire par rapport à la


seconde variable). Son image est égale à Vect(a) et donc rg ua ≤ 1. J’ai de plus
(ua (x)|y) = (a|x)(a|y) = (ua (y)|x)

donc ua est symétrique. Enfin, pour tout x, (ua (x)|x) = (a|x)2 ≥ 0. J’ai donc
ua ∈ T (E).

2) a) Comme a = 0, la famille B proposée est bien une base. ua envoie les éléments orthogonaux à a sur
0 et envoie a sur a 2 .a. Par conséquent
2
MB (ua ) = diag a , 0, . . . , 0 .

4
b) J’en déduis que la matrice dans B de u2a est diag a , 0, . . . , 0 et donc que
2
Tr (ua ) = a et Tr u2a = a 4 .
2
N.B. On peut aussi remarquer que ua = a .pa où pa est la projection orthogonale sur Vect (a).
c) La matrice dans B de f ◦ ua s’obtient en multipliant celle de f à droite par celle de ua ce qui
revient à multiplier la première colonne par a 2 et les autres par 0. Les coefficients diagonaux de
la matrice dans B de f ◦ ua sont donc a 2 α, 0, . . . , 0, où α est le coefficient supérieur droit de la
matrice de f. En décomposant f(a) sur Vect(a) et son orthogonal, j’obtiens f(a) = α.a + y et ainsi
(f(a)|a) = α a 2 . Finalement,
Les coefficients diagonaux de la matrice dans B de f ◦ ua sont (f(a)|a) , 0, . . . , 0.

d) En particulier, le c) donne
Tr (f ◦ ua ) = (f (a)|a).

3) Comme u ∈ T (E), je note que Im (u) = Vect (b) (car Vect (b) ⊂ Im (u) par construction et ce sont deux
droites par hypothèse).
a) Comme u(b) ∈ Im (u), je dispose d’un scalaire µ tel que u(b) = µ.b. En prenant le produit scalaire
avec b, il vient (u(b)|b) = µ b 2 ≥ 0 par définition de T (E). Or b 2 > 0, d’où µ ≥ 0.
b est un vecteur propre de u associé à une valeur propre µ positive ou nulle.
b) Soit x ∈ E. u(x) ∈ Im(u) d’où k réel tel que u(x) = k.b. En prenant le produit scalaire avec b, il
(u(x)|b)
vient k = . Mais comme u est symétrique, (u(x)|b) = (x|u(b)) = µ (x|b) et ainsi
b 2
µ
u(x) = (b|x) .b, cela pour tout x de E.
b 2

c) µ ne peut donc être nul (sinon u le serait) et comme j’ai vu que µ ≥ 0, on conclut que
µ > 0.
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µ
d) Posons a = .b. La question b) donne u(x) = (a|x) a pour tout x de E et donc
b
u = ua .

4) La question 1) montre que ϕ va bien de E dans T (E). La question 3) indique que tout élément non
nul de T (E) admet un antécédent. De plus ϕ (0) = 0 donc ϕ est surjective. Mais si a est un vecteur
non nul de E (et il y en a puisque p ≥ 1), je constate que ϕ(a) = ϕ(−a) alors que a = −a : ϕ n’est pas
injective (ni linéaire !! Ne pas parler de Ker ϕ. . . ).
ϕ est non injective mais elle est surjective.

Partie 2

1) Φ(x), x ∈ E est une partie non vide de R (elle contient N (f − u0 )2 = N (f)2 ) et minorée par 0.
Donc elle possède une borne inférieure.
m(f ) = inf Φ(x) existe bien.
x∈E

2) Je développe par multilinéarité :


Φ(x) = f − ux , f − ux = N (f)2 − 2 f, ux + N (ux )2
4
Or, N u2x = ux , ux = Tr u2x = x (question 1.2)b)) et f, ux = Tr (f ◦ ux ) = (f (x)|x) (question
1.2)d)) et donc
Φ(x) = N(f)2 − 2(x|f (x)) + x 4 .

3) Il en résulte, en utilisant la linéarité et la symétrie de f et y = 1


hx (t) = Φ(x + ty)
4
= N(f)2 − 2 (x + ty|f(x) + tf(y)) + x + ty
2
2
= N(f)2 − 2 (x|f(x)) + 2t (x|f (y)) + t2 (y|f(y)) + x + 2t (x|y) + t2

= t4 + 4 (x|y) t3 + 4 (x|y)2 + 2 x 2
− 2 (y|f(y)) t2
2 4
+ 4 x (x|y) − 4 (x|f (y)) t + N(f)2 − 2 (x|f (x)) + x
Ainsi
hx est polynomiale de degré 4 et ses coefficients figurent ci-dessus.

4) f est symétrique donc admet une base orthonormale de vecteurs propres, en vertu du théorème spectral.
Quitte à renuméroter les vecteurs d’une telle base C = (e1 , . . . , ep ), il est possible de se ramener au cas
où les valeurs propres respectives λ1 , . . . , λp sont classées par ordre croissant.

5) Dans la base C, f est représentée par diag (λ1 , . . . , λp ) et f ◦ f par diag λ21 , . . . , λ2p . J’ai donc
p
N(f) = Tr (f ◦ f) = λ2i .
i=1

6) Soit z ∈ E de norme 1 ; il peut s’écrire z = z1 e1 + · · · + zp ep avec z12 + · · · + zp2 = 1. J’ai alors


n p
(z|f (z)) = λi zi2 ≤ λp zi2 = λp (1)
i=1 i=1

Cela montre par définition de la borne supérieure que α ≤ λp .


En particulier pour z = ep qui est bien de norme 1, l’inégalité (1) est une égalité. Donc la borne
supérieure est un maximum, atteint pour z = ep :
α = max (z|f(z)) = λp .
z =1
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De plus, si (z|f(z)) = λp , j’ai ∀i, λi zi2 = λp zi2 (sinon l’inégalité serait stricte). Dès que λi = λp , j’ai donc
zi = 0. z est ainsi combinaison linéaire des ei tels que λi = λp . z ainsi un élément de Ker (f − λp .IdE ).
Réciproquement, si z est de norme 1 et élément de Ker (f − λp .IdE ), j’ai (z|f (z)) = λp par le calcul
ci-dessus.
Les z unitaires tels que (z|f(z)) = λp sont ceux de Ker (f − λp .IdE ).

7) a) Par hypothèse m(f) est atteint en a, donc ha admet un minimum en 0. Or ha est polynomiale, donc
dérivable sur R et 0 est un point intérieur à R ! Par conséquent
h′a (0) = 0.
Or h′a (0) est le coefficient de t dans l’expression de ha (t) obtenue au 3), donc
2
4 a (a|y) − (a|f(y)) = 0,
cela pour tout vecteur unitaire y de E.
b) Comme f est symétrique, le résultat précédent donne :
2
∀y ∈ E y =1⇒ a (a|y) = (f (a)|y) .
2
Ainsi, f(a) − a a est orthogonal à tout vecteur unitaire et donc à tout vecteur par homogénéité.
Comme E ⊥ = {0}, j’ai prouvé que
2
f (a) = a .a
c) Il suffit de reprendre l’expression obtenue au 3). Le terme de degré 1 est nul, le terme constant est
égal à Φ(a) et j’obtiens
Φ(a + t.y) − Φ(a) = t2 t2 + 4 (a|y) t + 4 (a|y)2 + 2 a 2
− 2 (y|f(y))
ce qui donne bien, en reconnaissant la formule du binôme, pour tout vecteur unitaire y,
2 2
Φ (a + t.y) − Φ (a) = t2 t + 2 (a|y) +2 a − (y|f (y)) .

d) D’après le résultat précédent, si m(f ) est atteint en a, alors pour tout y unitaire,
2 2
∀t ∈ R t + 2 (a|y) +2 a − (y|f (y)) ≥ 0.

En choisissant t = −2 (a|y), j’en déduis a 2 − (y|f(y)) ≥ 0. J’ai aussi vu au b) que f(a) = a 2 .a.
Réciproquement, si a vérifie les deux conditions, le coefficient de t dans l’expression de ha (t) obtenue
au 3) vaut, du fait que f est symétrique,
2 2
4 a (a|y) − 4 (a|f(y)) = 4 a (a|y) − 4 (f (a)|y) = 0
2
car f (a) = a .a par hypothèse. L’identité du c) est alors vraie pour tout vecteur unitaire y, donc
Φ(a + t.y) − Φ(a) ≥ 0 grâce à la seconde condition. Comme t.y décrit E quand t décrit R et y la
sphère unité, Φ atteint donc son minimum m(f) en a.
L’équivalence est vérifiée.

8) a) On suppose λp ≤ 0. D’après la majoration de la question 6), j’ai (y|f(y)) ≤ 0 pour tout y unitaire.
Par conséquent, a = 0 vérifie les deux conditions du 7)d) et donc m(f) = Φ(0).
Réciproquement, par l’absurde, si m(f ) = Φ(a) et a = 0, alors a est vecteur propre de f associé à la
valeur propre a 2 > 0 ce qui contredit l’hypothèse λp ≤ 0. Donc a = 0.
m(f) = Φ(a) si et seulement si a = 0.

b) fA n’admettant que des valeurs propres négatives ou nulles, d’après a)


m(fA ) = Φ(0) = N(fA − u0 )2 = N(fA )2 .
En conclusion, grâce au 3) des préliminaires,
m (fA ) = 81.
PSI* — 2019/2020 — Corrigé du D.S. 4 Page 7

9) On suppose que λp > 0.


2
a) Posons a = λp ep . J’ai f (a) = λp λp ep = a .a. De plus, pour tout y de norme 1, j’ai d’après 6)
2
(y|f (y)) ≤ λp = a
J’en déduis grâce au 7)d) que
p p−1
4
m(f) = Φ(a) = N(f)2 − 2 (a|f (a)) + a = λ2i − 2λ2p + λ2p = λ2i
i=1 i=1
soit
p−1
m(f) = λ2i .
i=1

b) Je raisonne par double implication.


∗ Supposons m(f ) = Φ(x). J’ai alors d’après 7)d) λp = (ep |f(ep )) ≤ x 2 ; comme λp > 0, x est
nécessairement non nul. Comme de plus, toujours d’après 7)d), f (x) = x 2 .x et donc x est
vecteur√propre de f. Je dispose donc d’un i tel que f(x) = λi .x. Alors f(x) = x 2 .x donne
x = λi et j’en déduis que λp ≤ λi ce qui entraîne λi = λp (car les λk sont rangés par ordre
croissant). Ainsi, x est un élément de Ker (f − λp IdE ) de norme λp .
∗ Réciproquement, supposons que x = λp et que f(x) = λp .x. J’ai alors immédiatement
2
f (x) = λp .x = x .x.
De plus, la question 6) indique que, pour tout y unitaire, j’ai
2
(y|f(y)) ≤ λp = x .
Le 7)d) permet de conclure que m(f) = Φ(x).
En conclusion
m(f) = Φ(x) si et seulement si x est un élément de Ker (f − λp IdE ) de norme λp .

Partie 3

1) On travaille ici avec une matrice stochastique symétrique.


a) J’ai immédiatement que
(1, . . . , 1) est vecteur propre M associé à la valeur propre 1.
(multiplier M par ce vecteur revient à sommer toutes les colonnes).
b) Avec les notations de l’énoncé, j’ai
p
λxk = (MX)k = mk,j xj
j=1

En passant aux valeurs absolues et avec l’inégalité triangulaire,


p p
|λ| . |xk | ≤ |mk,j | . |xj | ≤ |xk | mk,j = |xk |
j=1 j=1

Comme X = 0 (vecteur propre), j’ai |xk | > 0 et ainsi


|λ| ≤ 1.

c) Nous sommes dans la situation de la partie 2 avec λp = 1 (toutes les valeurs propres sont plus petites
que 1 d’après b), qui est valeur propre d’après a)). D’après la question 2.9)b), un élément de norme
1 de Ker (f − IdE ) donne un vecteur où Φ atteint son minimum. Donc, grâce au a)
1
a = √ · (1, . . . , 1) est un vecteur de Rp tel que Φ (a) = m (fM ).
p
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d) J’ai alors avec ce vecteur a


m(fM ) = Φ(a) = N (fM − ua )2
et l’endomorphisme v = ua convient (il est bien dans T (E) d’après 1.1)).
ua est un élément de T (E) vérifiant [N (fM − v)]2 = m(fM ).

e) Comme ici a = 1,
ua est la projection orthogonale sur la droite Vect(a).

2) B est de rang 1 et le sous-espace propre E0 (B) est l’hyperplan d’équation x1 + · · · + xp = 0. Or B est


symétrique réelle donc le théorème spectral m’indique que son autre sous-espace propre est la normale
audit hyperplan, dirigée par (1, . . . , 1), vecteur propre associé à la valeur propre p.
Nous sommes ainsi dans le cadre de la question 2.9) avec f = fB et λ1 = · · · = λp−1 = 0 et λp = p.
Donc
p−1
m(fB ) = λ2i = 0.
i=1

De plus, b = (1, . . . , 1) est un vecteur de norme p dans Ker (fB − p.IdE ) et, toujours d’après 2.9),
m (fB ) = Φ (b), c’est-à-dire que fB = ub puisque N est une norme ! Notons que cela pouvait se voir
directement !
m(fB ) = 0 et fB = ub pour b = (1, . . . , 1).

3) a) C = B − Ip et ainsi
Sp(C) = {−1, p − 1} , Ep−1 (C) = Vect (1, . . . , 1) , E−1 (C) / x1 + · · · + xp = 0.

b) Je peux à nouveau appliquer le 2.9), avec cette fois λp = p − 1 et donc λp > 0 par hypothèse. D’où
m(fC ) = p − 1.

c) Je cherche alors c de norme p − 1 colinéaire à (1, . . . , 1) ; donc
p−1
c= · (1, . . . , 1) et w = uc conviennent.
p

d) Supposons que N (fC − u)2 = m(fC ) avec u ∈ T (E). D’après la surjectivité de l’application ϕ vue
au 1.4), je dispose
√ de x dans E tel que u = ux . J’ai alors m(fC ) = Φ(x) et donc, toujours d’après
2.9), x = p − 1 et x ∈ Ker (f − (p − 1).IdE ). Comme cet espace est de dimension 1, il y a
exactement deux vecteurs x possibles, qui sont opposés. Mais ux = u−x , donc
w est unique.

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