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Détartrage et Surfaçage Radiculaire

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ROYAUME DU MAROC

UNIVERSITE MOHAMMED V-SOUISSI


FACULTE DE MEDECINE DENTAIRE

LE DETARTRAGE-SURFAÇAGE
RADICULAIRE
GUIDE PRATIQUE DE L’ETUDIANT

SERVICE DE PARODONTOLOGIE

Réalisé par :
Dr LAKHDAR L.
Pr ABDALLAOUI L.
Pr RHISSASSI M.
Pr ENNIBI O.

EDITION 2013/2014
SOMMAIRE

INTRODUCTION…………………………………………….……………………………………………………………..…..2
1. QU’EST-CE QUE LE DETARTRAGE ET SURFAÇAGE RADICULAIRE ?…..………………………….…2
2. QUELS SONT LES OBJECTIFS DU DETARTRAGE ET SURFAÇAGE RADICULAIRE ?...............2
3. COMMENT REALISE-T-ON LE DETARTRAGE ET SURFAÇAGE RADICULAIRE ?...................3
3.1 DETARTRAGE……………………………….…………………………………………………………….…………...3
3.1.1 Matériel………………………………………….…………………………………………….………………..…….3
3.1.2 Protocole opératoire………………………………………………………………………….……………………6
3.1.2.1 Détartrage ultrasonique……………………………………….…………………………………….6
3.1.2.2 Détartrage manuel…………………………………………………………………………..………..9
3.1.2.3 Polissage………………………………………………………………………………………….……...10
3.2 SURFAÇAGE RADICULAIRE………………………………….…………………………………………….…...11
3.2.1 Matériel………………………………………………………………………………………..……………...…..….11
3.2.2 Protocole opératoire………………………………………..………………………….………….……………12
3.3 CONSEILS POST-OPERATOIRES ET PRESCRIPTION….…………………….……………………….…20
CONCLUSION…………………………………………………………………..……………………………..…………….…20

LECTURES SUPPLEMENTAIRES………………………………………………...……………………...………………21

1
INTRODUCTION
Les méthodes mécaniques de débridement parodontal comprenant le détartrage et le
surfaçage radiculaire, associées aux méthodes d’hygiène buccale, représentent la base de la
prévention et du traitement des maladies parodontales.

1. QU’EST-CE QUE LE DETARTRAGE ET SURFAÇAGE RADICULAIRE ?


Le détartrage consiste à éliminer les dépôts de tartre, de plaque bactérienne et les
colorations diverses au niveau des surfaces dentaires. En fonction de la localisation
des dépôts, le détartrage sera dit supra ou sous-gingival.

Le surfaçage radiculaire est l’élimination de la flore microbienne qui adhère aux


surfaces radiculaires ou évoluant librement à l’intérieur de la poche, du tartre sous-
gingival ainsi que l’exérèse plus ou moins importante du cément infiltré par les
bactéries et leurs toxines.
Le surfaçage a pour but de retrouver une surface radiculaire propre, lisse, dure et
biologiquement compatible avec la cicatrisation.
Actuellement, le terme de débridement parodontal est préféré.

Le débridement mécanique consiste à instrumenter la surface dentaire supra et sous-


gingivale dans le but d’éliminer le plus possible le biofilm bactérien ainsi que le tartre.
Le lissage radiculaire ainsi que l’élimination systématique du cément ne sont plus
nécessaires, les toxines bactériennes étant faiblement adhérentes à la surface
radiculaire.

2. QUELS SONT LES OBJECTIFS DU DETARTRAGE-SURFAÇAGE RADICULAIRE ?


La désorganisation du biofilm, l’élimination du tartre et la décontamination des surfaces
radiculaires ont pour objectifs :
la réduction de l’inflammation gingivale (diminution du saignement et de l’œdème) ;
le remplacement de la microflore pathogène par une flore compatible avec la santé
parodontale, ainsi qu’une réduction du nombre total de bactéries ;
l’obtention d’une surface radiculaire biologiquement compatible avec les tissus
mous ;
un gain d’attache ou réparation tissulaire le plus souvent par un long épithélium de
jonction ;
la réduction de la profondeur de poche en un sulcus peu profond et sain ;
et le maintien des résultats thérapeutiques à long terme.

2
3. COMMENT REALISE-T-ON LE DETARTRAGE ET SURFAÇAGE RADICULAIRE ?

3.1 DETARTRAGE

3.1.1 Matériel : (voir polycopié «Instrumentation en parodontie »)

Moyens de protection : gants, masque, lunettes de protection ou écran facial.


Plateau d’examen: (Fig 1)
Il est constitué de :
1. Précelle
2. Miroir
3. Sonde parodontale graduée
4. Spatule à bouche
5. Sonde exploratrice
6. Détartreur manuel : CK6 ou Mini
Ck6 (Fig 2)

1 2 3 4 5 6

Fig1 : Plateau d’examen clinique à 6


éléments (parodontologie)

Fig2 : CK6 (a) et mini CK6 (b)

3
Canule d’aspiration à haut débit: permet de diminuer jusqu’à 95% la formation
d’aérosols provenant de la plaque, du tartre, de la salive et du sang de la cavité buccale
du patient (Fig 3).

Fig 3 : Canule d’aspiration à haut débit

Détartreur ultrasonique :
- Il s’agit d’un appareil fonctionnant par piézoélectricité
(Fig 4), qui produit une haute fréquence de vibration au
niveau de l’insert entraînant ainsi une production
significative de chaleur dissipée par un jet d’eau dirigé vers
la zone de travail.

Fig 4 : Détartreur ultrasonique


fonctionnant par piézoélectricité

Description et fonctionnement de l’appareil :

- L’eau d’irrigation est réglable (Fig 5b)


ainsi que la fréquence des vibrations ultrasoniques (Fig 5a),
permettant d’adapter l’intensité en fonction
des sensibilités du patient. Marche/arrêt Réglage de l’intensité a
Réglage du débit d’eau
- Le produit d’irrigation est constitué d’eau
assainie de l’unit.

b
Fig 5 : Fonctionnement du
détartreur ultrasonique

4
- Ce détartreur fonctionne au moyen :

d’un insert (Fig 6a) monté sur :


a
une pièce à main (Fig 6b) grâce à :
une clé (Fig 6c)

Fig 6 : a : pièce à main, b :insert,


c : clé

c b
Matériel pour polissage : composé de :

Contre angle à bague bleu ou verte


monté sur micro tour (Fig 7)

Fig 7 : Contre angle, micro tour

Cupule ou brossette (Fig 8)

Pâte abrasive à polir (Fig 8)

Fig 8 : pâte à polir,


cupule et brossette

5
3.1.2. Protocole opératoire

3.1.2.1. Détartrage ultrasonique

Exploration et détection du tartre à l’aide de la sonde parodontale.


Réglage du dispositif ultrasonique:
 Monter la pièce à main sur le cordon de l’appareil ultrasonique par
emboîtement (Fig 9)
 Utiliser l’insert le plus adapté et le mettre en place sur la pièce à main,
déjà montée, grâce à une clé (Fig 10)

Fig 9
 Régler la puissance (Fig 5a) en fonction de la nature du tartre et de
son degré d’adhérence à la dent, ainsi que la sensibilité du patient

La puissance maximale s’utilise avec prudence afin d’éviter les lésions de


surface.

Fig 10

 Régler le débit du liquide d’irrigation à l’extrémité de l’insert


(Fig 5b), en fonction de la puissance utilisée, pour éviter tout
échauffement (Fig 11).

Fig 11 : Nébulisation du
liquide d’irrigation

NB :

Il faut purger systématiquement les cordons de l’appareil ultrasonique


(expulser l’eau en appuyant sur la pédale) (Fig 12), pendant 30s après
chaque patient, 2 min le matin avant le 1° patient.

Fig 12 : Expulsion de
l’eau des cordons de
l’appareil ultrasonique

6
Préparation du clinicien: L’utilisation des détartreurs ultrasoniques implique le port
obligatoire d’un masque, un calot et des lunettes pour se protéger des aérosols
septiques.
Préparation du patient:
Désinfection de la bouche par rinçage buccal à la chlorhexidine pendant 2 minutes pour
limiter au maximum l’effet aérosol pendant le détartrage ultrasonique.

Détartrage proprement dit :

- Préhension du manche
 Choisir la prise stylo modifiée du manche (Fig 13)

Fig 13 : Prise stylo modifiée du


 Prendre des points d’appui (Fig 14) manche

Fig 14 : Points d’appui lors du


- Positionnement et angulation de l’insert : détartrage ultrasonique

 L’insert doit être toujours appliqué parallèlement à la surface de la couronne de la dent


ou au plus à 15° (Fig 15).
 Utiliser la partie active de l’instrument qui se situe au niveau de la partie proche de la
pointe (2 à 4 mm), au niveau des bords latéraux (Fig 16).

Bord latéral

Pointe

Face

Fig 15 : les différentes parties d’un Fig 16 : Insert parallèle à la surface dentaire avec
insert la pointe dirigée vers l’épithélium de jonction
comme une sonde parodontale
7
NB :

- Ne jamais utiliser la pointe de l’insert car il y a des risques de


brûlure et de destruction tissulaire.

- L’insert ne doit jamais être appliqué perpendiculairement à la


face au risque d’entraîner des fissures ou des rayures au niveau
de l’émail (Fig 17)

Fig 17 : Utilisation
- Activation de l’insert : incorrecte de l’insert
 Actionner l’insert en appuyant sur la pédale
 Introduire la pointe de l’insert dans le sulcus en maintenant le contact avec la surface
dentaire comme une sonde parodontale (Fig 16), tout d’abord au milieu de la face
vestibulaire, puis en tournant l’insert tangentiellement à cette face progressant tout
le long de la face mésiale et distale (Fig 19)
 Selon l’importance des dépôts tartriques, on utilisera: (Fig 18)
- De légers mouvements de percussion pour marteler le tartre et le détacher de la
surface (Fig18a).
- Un mouvement de balayage

a b

Fig 18 : Activation de l’insert


a: mouvement de percussion ou martèlement
b : mouvement de balayage

 L’insert ne doit pas être passé au niveau des restaurations en céramique, qu’il risque
de rayer.
 Pour le détartrage sous-gingival : progresser du sommet du dépôt tartrique vers
l’ouverture de la poche vers le fond (crown-down)

8
1. Placer l’insert au milieu de la face 2. Tourner l’insert tangentiellement à cette face et progresser
vestibulaire, le martèlement/balayage tout le long de la face mésiale et distale
va détacher le bloc de tartre

Fig 19 : Protocole opératoire du détartrage ultrasonique

- Aspiration chirurgicale

 Employer une aspiration à fort débit pour réduire l’effet aérosol ;

 Ne pas tenir l’aspiration trop près de l’insert du détartreur pour éviter que l’irrigation
ne devienne insuffisante ;

Point important :
- Chez certains patients présentant des récessions gingivales ou d’importantes surfaces
radiculaires exposées, le détartrage peut devenir douloureux ce qui peut indiquer une
anesthésie locale para-apicale.

3.1.2.2 Détartrage manuel


- Afin de déloger le tartre, le CK6 ou le mini CK6 est placé apicalement
par rapport au bloc de tartre et travaille par traction selon un angle
compris entre 85° et 95° entre la face de l’instrument et la surface
dentaire, tout en prenant de bons points d’appui et en maintenant le
contact avec la dent (Fig 20).
- Il est recommandé de travailler avec le 1/3 terminal de l’extrémité
travaillante tout en prenant soin de ne pas léser les tissus mous (le CK6 ou
le mini CK6 sont des instruments tranchants).
- Le détartrage manuel peut être utilisé en complément du détartrage Fig 20 : utilisation du CK6
ultrasonique pour finir d’éliminer quelques dépôts le plus souvent pour éliminer les dépôts de
tartre interproximaux
interproximaux, ou dans une zone particulièrement sensible et isolée pour
justifier une anesthésie locale.

9
Points importants :
-Le contrôle de l’efficacité du détartrage permet de s’assurer qu’il ne reste plus ni dépôts ni
rugosités sur les surfaces dentaires supra et sous-gingivales.
- Il se fait de façon :
Tactile : en passant une sonde parodontale sur les couronnes dentaires et dans le sillon
gingivo-dentaire
Visuelle : en utilisant la seringue à air afin de mettre en évidence les surfaces dentaires.

3.1.2.3 Polissage
- Après chaque détartrage, les dents doivent être polies, car les surfaces rugueuses facilitent
l’accumulation du biofilm bactérien, et pour éliminer les colorations alimentaires, tabagiques
ou médicamenteuses.
- Le polissage se fait à faible vitesse, sans irrigation à l’aide :
 D’une brossette montée sur contre-angle à bague bleue
ou verte et imprégnée de pâte abrasive (Fig 21a)
 Ou d’une cupule en caoutchouc (Fig 21b)

a b

Fig 21 : Polissage à l’aide d’une brossette ou une cupule montée sur contre-angle et
une pâte à polir

10
3.2 SURFAÇAGE RADICULAIRE

3.2.1 Matériel : (voir polycope «Instrumentation en parodontie »)

Plateau d’examen

Kit simplifié de surfaçage :(Fig 22)

Il est constitué de :
Seringue d’anesthésie (Fig 23)

Curettes de Gracey : jeu simplifié


de 3 curettes de Gracey: 5/6 (Fig 22a);
11/12 (Fig 22b); 13/14 (Fig 22c)
a b c d
Fig 22 : kit simplifié de surfaçage

Carpules d’anesthésique avec vaso constructeur (sauf contre-indication) (Fig 23a)


Aiguille d’anesthésie para-apicale (Fig23b)
Compresses (Fig 24)

a b

Fig 23 Fig 24

Canule d’aspiration à haut débit

11
3.2.2. Protocole opératoire
- Le surfaçage est réalisé suivant les étapes suivantes :

 Désinfection du site à débrider: par rinçage buccal à la chlorhexidine pendant 30


secondes. L’irrigation est à refaire régulièrement au cours de l’acte afin d’éliminer les
débris cémentaires, tartriques et les tissus de granulation.

 Anesthésie locale para apicale par infiltration (Fig 25):


non systématique sauf dans les cas sévères, poches
profondes, ou sensibilité du patient.

Fig 25
 Exploration des poches : à la sonde parodontale afin
d’apprécier au mieux les rugosités de surface et d’imaginer
au maximum l’anatomie radiculaire (Fig 26).

Fig 26
 Choix de la curette en fonction du site à instrumenter :
Pour repérer le bord tranchant, il suffit de positionner la première tige verticale (tige située
juste avant la partie travaillante) (Fig 27a, b). Le bord tranchant est représenté par la surface
la plus déclive. Ce bord tranchant est affûté et constitue le bord travaillant.

a
b

5/6 11/12 13/14


ère
Fig 27 : repérage de la lame tranchante en positionnant la 1 tige
verticale en fonction du type de curette

12
 Surfaçage proprement dit :
- La curette est tenue selon « la méthode de porte-
plume modifiée » :
* L’instrument est tenu entre pouce et index avec la b
pulpe du majeur sur le corps pour guider le
mouvement. a
* L’annulaire est en avant et tenu plus bas, servant de
point d’appui avec l’auriculaire (Fig 28-a). Fig 28: La prise en « porte-plume modifiée »
* La position du poignet doit être rectiligne dans le a: position de l’annulaire, b : position du poignet
grand axe de l’avant-bras (Fig 28-b).

- Ensuite, la curette est introduite dans la poche parodontale, la lame contre la


surface radiculaire, le dos arrondi de l’instrument ne blessant pas la paroi
interne de la poche (Fig 29). 70°

- Une fois au fond de la poche, l’instrument est redressé en plaçant la


première tige parallèle au plan de la surface à instrumenter pour une
angulation optimale de 70° (Fig 29).
- Le débridement s’effectue par des mouvements délicats de traction sur
l’instrument tout en prenant des points d’appui et sans quitter le contact avec
la surface dentaire.
Le mouvement est donné par une action du poignet et du bras plutôt que des
Fig 29
doigts, il peut être vertical, oblique et /ou horizontal (Fig 30).

Fig 30 : Mouvements de la curette sur la surface radiculaire :


Traction verticale, oblique et/ou horizontale

13
Les points d’appui
Il faut en permanence avoir un point d’appui digital quand les instruments sont actifs afin
de permettre :
une bonne sensibilité tactile des irrégularités de surface ;
une bonne stabilité pour contrôler l’action de l’instrument ;
la prévention de blessures des tissus qui peuvent résulter d’une pression irrégulière et
de mouvements incontrôlés ;
le confort du patient.
Il peut s’agir de :
Point d’appui conventionnel : sur la face occlusale ou le bord incisif des
dents immédiatement adjacentes à la zone de travail (Fig 31a) ;

Point d’appui sur le côté opposé de la même arcade (Fig 31b) ;

Point d’appui sur l’arcade opposée (Fig 31c) ;

c
Point d’appui doigt sut doigt : l’appui est établi sur l’index ou le pouce de la
main non travaillante, placé par exemple au niveau du vestibule (Fig 31d) ;

d
Point d’appui extraoral : l’appui est établi sur le menton ou la joue du
patient (Fig 31e)(à déconseiller) .

Fig 31 : les différents points d’appui lors du surfaçage radiculaire

14
Point important :
Le point d’appui doit être intrabuccal sur une ou plusieurs surfaces dentaires aussi
sèches que possibles pour éviter le dérapage et le plus proche possible de la zone de
travail.
Les points d’appui extrabuccaux (lèvres, menton, joues), sont parfois nécessaires mais
à déconseiller à cause de la mobilité de ces zones et la possibilité de dérapage ainsi
que l’inconfort du patient.

Méthodologie du surfaçage radiculaire


- Il faut procéder de manière méthodique en utilisant la curette indiquée pour chaque
secteur en appliquant le même côté de la curette sur tous les sites à instrumenter avant
de retourner celle-ci pour instrumenter les autres faces.

Curette 5/6 pour dents antérieures :

Utiliser le même côté de la curette pour :

* Les Faces vestibulaires : disto-vestibulaires des dents antérieures droites (Fig 32)
et mésio-vestibulaires des dents antérieures gauches
* Les Faces linguales ou palatines : disto-linguales ou disto-palatines des dents
antérieures gauches et mésio-linguales ou mésio-palatines des dents antérieures
droites:

Fig 32 : Faces disto-vestibulaires des dents


antérieurs inférieures droites

Retourner la curette et utiliser le côté inverse de celle-ci pour :


* Les Faces vestibulaires : disto-vestibulaires des dents antérieures gauches (Fig 33)
et mésio-vestibulaires des dents antérieures droites.
* Les Faces linguales ou palatines : disto-linguales ou disto-palatines des dents
antérieures droites et mésio-linguales ou mésio-palatines des dents antérieures
gauches:

Fig 33 : Faces disto-vestibulaires des dents antérieures


inférieures gauches

15
Curette 11/12 pour faces mésiales des prémolaires et molaires
Utiliser le même côté de la curette pour les faces mésio-vestibulaires, centro-
vestibulaires des PM et M droites et les faces mésio-linguales ou mésio-palatines,
centro-linguales des PM et M gauches (de l’hémi-arcade opposée) (Fig 34 et 35).

D M

Fig 34 : Faces mésio- Fig 35 : Faces mésio-linguales des


vestibulaires des PM et M PM et M inférieures de l’arcade
inférieures opposée

Retourner la curette et utiliser le côté inverse de celle-ci pour les faces mésio-
linguales ou mésio-palatines, centro-linguales des PM et M droites et les faces
mésio-vestibulaires, centro-vestibulaires des PM et M gauches (de l’arcade
opposée).

Curette 13/14 pour faces distales PM et M


Utiliser le même côté de la curette pour les faces disto-vestibulaires des PM et M
droites et les faces disto-linguales ou disto-palatines des PM et M gauches (de
l’hémi-arcade opposée (Fig 36 et 37).

D M

Fig 36 : Faces disto-vestibulaires Fig 37 : Faces disto-linguales des


des PM et M inférieures PM et M inférieures de l’arcade
opposée

Retourner la curette et utiliser le côté inverse de celle-ci pour les faces disto-
linguales ou disto-palatines des PM et M droites et les faces disto-vestibulaires des
PM et M gauches (de l’arcade opposée).

16
Surfaçage des zones de furcation
Il s’agit essentiellement de la furcation des molaires mandibulaires qui est plus aisément
accessible.
Le débridement de cette zone s’effectue avec la curette de Gracey 7/8 ou 9/10, ou encore
avec la curette 11/12 et 13/14 selon le protocole suivant :

Surfaçage de la portion distale de la racine mésiale avec la


curette 13/14 (Fig 38)

Fig 38

Surfaçage la furcation ou toit de la furcation avec la curette


11/12 (Fig 39)

Fig 39

Surfaçage de la portion mésiale de la racine distale avec la


curette 11/12 (Fig 40)

Fig 40
- Le débridement est ensuite vérifié à la sonde parodontale pour contrôler l’absence de
dépôts tartriques et bactériens résiduels.

Points importants :
Le surfaçage radiculaire ne doit être entrepris que si l’inflammation est réduite,
contrôle de plaque est assuré et les facteurs de rétention de plaque sont éliminés.

La stratégie standard admise pour le traitement de la parodontite consiste à effectuer


un débridement mécanique sextant par sextant, avec des séances rapprochées, associé
à un contrôle de plaque personnel performant.

Si on décide de surfacer 2 sextants au cours de la même séance, il faut qu’ils soient


situés du même côté droit ou gauche.
Positions de travail lors du surfaçage radiculaire :
L’affûtage des instruments et la dextérité de l’opérateur font partie des conditions de
succès du surfaçage radiculaire. Cependant, il faut être conservateur car si les
pressions exercées sont trop importantes, une grande quantité de substance est
éliminée (cément et dentine).

17
Secteurs antérieurs (Tableau 1)
Région traitée Position horloge de Position de la tête du patient
l’opérateur
Faces vestibulaires et palatines du 8-9 :00 (Ref 1)
même côté de l’opérateur
Dents maxillaires

Menton vers le haut, tête


légèrement retournée vers la
Faces vestibulaires et palatines du 12: 00 (Ref 1)
côté opposé droite

Faces vestibulaires et linguales du 8-9 :00 (Ref 1)


même côté de l’opérateur
Dents mandibulaires

Menton vers le bas, tête


légèrement retournée vers la
Faces vestibulaires et linguales du 12 :00 (Ref 1)
droite
côté opposé

Tableau 1 : positions de travail lors du surfaçage radiculaire des dents antérieures

18
Secteurs postérieurs (Tableau 2)
Région traitée Position de l’horloge de Position de la tête du patient
l’opérateur
Faces vestibulaires droites et 9 :00 (Ref 1)
palatines gauches (de l’hémi-arcade
Menton vers le haut,
opposée)
tête droite ou légèrement
retournée vers la gauche
Dents maxillaires

Faces palatines droites et


vestibulaires gauches (de l’hémi- 10-11 :00 (Ref 1)
arcade opposée)
Menton vers le haut, tête
retournée vers la droite

Faces vestibulaires droites et 9 :00


linguales gauches (de l’hémi-arcade
menton vers le bas, tête droite
opposée)
ou légèrement retournée vers la
gauche,
Dents mandibulaires

Faces linguales droites et 10-11:00 menton vers le bas, tête


vestibulaires gauches (de l’hémi- retournée vers la droite
arcade opposée)

Tableau 2 : positions de travail lors du surfaçage radiculaire des dents postérieures

19
3. 3. CONSEILS POST- OPERATOIRES ET PRESCRIPTION
Après détartrage et surfaçage radiculaire :
 Le patient doit être prévenu de la survenue en post-opératoire (quelques jours à
quelques semaines) de :
 Sensibilités radiculaires : dues à la dénudation radiculaire suite à la régression de
l’inflammation gingivale après traitement
 Apparition de trous noirs entre les dents en raison de la rétraction gingivale suite
à la résolution de l’inflammation
 Un renforcement de la motivation à l’hygiène orale est nécessaire, en insistant sur le
passage des brossettes interdentaires, afin de maintenir les résultats cliniques
obtenus à long terme.
 Une ordonnance est rédigée contenant :
 Un bain de bouche : à base de Chlorhexidine, en rinçage buccal 2 fois par jour, 30
minutes après brossage dentaire, pour une durée de 7 à 10 jours
 Un dentifrice désensibilisant : en cas de sensibilités radiculaires accrues.

Point important :
Le patient doit être revu :
 En cas de gingivite : après 15 jours pour une réévaluation
 En cas de parodontite : régulièrement toutes les 2 semaines, pour des contrôles
de plaque, jusqu’à la date de réévaluation (après 3 mois).

CONCLUSION
Le débridement parodontal montre une grande efficacité dans la maîtrise du processus
inflammatoire et l’arrêt de la progression de la maladie parodontale.
Néanmoins, certaines situations peuvent limiter l’efficacité de ce traitement mécanique
(poches profondes, atteintes de furcation, concavités radiculaires…) indiquant ainsi un
traitement chirurgical supplémentaire.
Afin de maintenir les résultats obtenus lors du débridement mécanique, une hygiène
buccodentaire régulière associée à une maintenance et une réévaluation fréquentes par un
professionnel sont indispensables.

20
Lectures supplémentaires

1. Nield-Gehrig JS.
Fundamentals of periodontal instrumentation-Advanced root instrumentation-Sixth edition-
Walters Kluwer, Lippincott Williams & Wilkins 2008.

2. Gagnot G., Guigant M., Izambert O., Mickel J-F., Poblette-Michel M-G., Claudon O.,
Hourdin.S., Maurin.J-C., Tubiana.J-H.
Les ultrasons en odontologie : applications thérapeutiques. Editions Cdp 2008.

3. Herbert F W., Edith. M., Rateitschek H.


Parodontologie, Masson, Paris 2005.

4. Laffargue P., Soliveres S., Challot E., Jame F., Gibert P.


Détartrage et surfaçage radiculaire. Encycl Méd Chir, Odontologie, 23-445-E-12.

5. Lauverjat Y., Kammacher X., Da Costa Noble R.


Thérapeutique parodontale non chirurgicale. Encycl Méd Chir, Odontologie, 23-445-E-10,
2001.

6. Mattout P., Mattout C., Nowzari H.


L'hygiène et le détartrage-surfaçage en parodontologie. Ed. CdP, Paris, 1994.

7. Waite I M., Strahan J. D.


Atlas de parodontie. Editions Cdp, Paris 1992.

21

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