Chapitre 3 : Oscillations libres dans un circuit RLC série
I. Décharge d’un condensateur dans une bobine
I.1. Régimes d’oscillations libres :
Activité 1 : Décharge d’un condensateur dans une bobine
Manipulation :
On réalise le montage électrique ci-contre, et qui est constitué de :
o Générateur de tension idéal.
o Conducteur ohmique de résistance R=90 Ω.
o Bobine d’inductance L de résistance interne r =10 Ω.
o Condensateur.
o Interrupteur K à double position
On charge le condensateur en plaçant l’interrupteur en position 1
On bascule l’interrupteur en position 2 à un instant choisi comme origine des
dates (t = 0).
On visualise les variations de la tension uC du condensateur en fonction du
temps t à l’aide d’un oscilloscope (ou un système d’acquisition informatisé).
On refait l’expérience pour les conducteurs ohmiques de résistances respectives : R=990 Ω et R=4990 Ω
Exploitation :
La figure ci-dessous représente l’évolution temporelle de la tension dans chaque cas :
RT =100 Ω RT =1000 Ω RT =5000 Ω
1. Selon les valeurs de RT , on observe expérimentalement deux régimes d’oscillations : un régime pseudo-périodique et un
régime apériodique. Reconnaitre ces deux régimes sur la figure ci-dessus.
2. On appelle pseudo-période T , la durée entre deux valeurs maximales successives. Déterminer graphiquement T .
Conclusion :
La décharge d’un condensateur, initialement chargé, dans une bobine d’un circuit RLC série, peut provoquer l’apparition
d’oscillations électriques libres (il n’y a eu aucun autre apport d’énergie sauf celle contenue initialement dans le
condensateur) et amorties (l’amplitude de la tension uC (t ) diminue au cours de temps).
L’amortissement, dans un circuit RLC série, dépend de la résistance totale du circuit : RT =R+r
o Régime pseudo-périodique : la résistance totale du circuit RLC série est faible. L’amplitude des oscillations
décroit au cours le temps. Ce régime se caractérise par une pseudo-période T .
o Régime apériodique : la résistance totale du circuit RLC série est élevée. La tension uC ( t ) ne présente plus
d’oscillations.
Remarque :
Si l’amortissement est négligeable RT =0 (ce qui ne peut exister en pratique pour
un circuit libre), le système est le siège d’oscillations non amorties, le régime est alors
périodique. Ce régime se caractérise par une période propre T 0.
I.2. L’équation différentielle vérifiée par la tension uC (t ) :
On réalise le montage électrique schématisé sur la figure ci-contre où le
condensateur est chargé initialement.
On met l’interrupteur K sur la position (2) à un instant choisi comme origine
des dates (t = 0).
En appliquant la loi d'additivité des tensions on a :
Soit finalement :
2
d uC (t) RT d uC (t ) 1
+ + u =0
dt
2
L dt LC c
Avec RT =r + R : la résistance totale du circuit.
Remarque :
R T d uC (t)
Le terme représente le phénomène d’amortissement. Il détermine selon la valeur de RT , la nature du régime observé.
L dt
II. Oscillations libres dans un circuit idéal LC
II.1. Définition :
Un circuit LC idéal est un circuit électrique contenant un condensateur de capacité C et une bobine d’inductance L et de
résistance interne nulle r =0.
II.2. L’équation différentielle vérifiée par la tension uC (t ) :
On réalise le montage électrique schématisé sur la figure ci-contre où le
condensateur est chargé initialement.
On ferme l’interrupteur K un instant choisi comme origine des dates (t =
0).
En appliquant la loi d'additivité des tensions on a :
2
d uC (t) 1
+ u =0
dt
2
LC c
II.3. Solution de l’équation déférentielle
2π
La solution de l’équation différentielle vérifiée par la tension uC (t ) s’écrit sous la forme : uC ( t )=U m ×cos ( t +φ), où :
T0
U m : l’amplitude des oscillations (la valeur maximale de la tension uC (t )) ;
T 0: la période propre des oscillations ;
φ : la phase des oscillations à t=0 ;
Détermination de T 0 à partir de l’équation déférentielle :
Détermination de U m et φ par les conditions initiales sur uC (t ) et i(t) :
II.4. Analyse dimensionnelle de la période propre T 0:
II.5. L’expression de la charge du condensateur et l’expression de l'intensité du courant
dans le circuit.
L’expression de q (t) L’expression de i(t)
q (t) et i(t) sont en quadrature de phase (lorsque l'une est maximale ou bien minimale l'autre s'annule.)
III. Transfert d'énergie entre le condensateur et la bobine
L’énergie totale ET d’un circuit RLC (LC idéal) est, à chaque instant, la somme des énergies : électrique et magnétique,
emmagasinées respectivement dans le condensateur et la bobine :
1 2 1 2
ET (t)=E e (t)+ Em (t )= ×C × uc ( t ) + × L ×i ( t )
2 2
III.1. Energie dans un circuit LC idéal :
L’énergie totale d’un circuit LC idéal est constante.
Au cours des oscillations non amorties l’énergie
électrique du condensateur se transforme en
énergie magnétique dans la bobine et vice versa.
Lorsque uc =U m, on a i=0 et lorsque uc =0, on a
i=I m. Donc l’énergie totale ET s’écrit :
1 2 1 2
ET = C U m = L I m
2 2
On démontre mathématiquement que l’énergie totale
d’un circuit LC idéal est constante. En effet :
III.2. Energie d’un circuit RLC série
L’énergie totale du circuit RLC série diminue à cause
de l’existence de la résistance totale RT qui
transforme cette énergie perdue, en chaleur par effet
de Joule. L’énergie ET n’est plus constante.
On démontre mathématiquement que l’énergie totale
d’un circuit RLC n’est pas constante. En effet :
IV. Entretien des oscillations
Activité 2 : Entretien des oscillations
Manipulation :
On réalise le montage électrique ci-contre, et qui est constitué de :
o Générateur qui délivre une tension uG proportionnelle au courant
qu’il débite : uG =k ×i
o Conducteur ohmique de résistance R=90 Ω
o Bobine d’inductance L de résistance interne r =10 Ω.
o Condensateur.
On visualise les variations de la tension uC du condensateur en fonction
du temps t à l’aide d’un oscilloscope (ou un système d’acquisition
informatisé).
Exploitation :
1. Quel est le rôle joué par le générateur (le dispositif d’entretien des oscillations) du
point de vue énergétique.
2. Établir l’équation différentielle vérifiée par la charge uC
3. Trouver, dans le système international d’unités, la valeur de k.
Conclusion :
Il est possible d’entretenir les oscillations et obtenir, pour les grandeurs oscillantes, une amplitude constante en
utilisant un dispositif qui consiste à compenser l'énergie dissipée par effet Joule dans le circuit.
Le dispositif d’entretien est un générateur qui délivre une tension uG proportionnelle au courant qu’il débite : uG =k ×i