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La Conscience Introduction

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La conscience - Introduction

Définitions

• Etymologie : « cum» = avec ; « sciencia » = connaissance, savoir

• Capacité de se représenter soi-même et le monde extérieur. La conscience


psychologique désigne la perception immédiate qu’a l’être humain de ses
pensées, de ses sentiments, de ses actes. Conscience d’être en vie, d’exister et de
devoir mourir, conscience donc du temps.

• La conscience, en tant que capacité de se représenter soi-même et le monde, est


le propre de l’être humain : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la
nature ; mais un roseau pensant », Pascal, Les Pensées, (Texte 2 dans le « Dossier-
textes La Conscience »)

• Conscience immédiate : renvoie à la simple présence de l’être humain à lui-même


au moment où il pense, sent, agit : elle désigne l’état de veille, le fait d’être
éveillé. L’humain peut alors se représenter à lui-même ce qu’il vit par opposition
à des états type sommeil, évanouissement, coma, mort.

• Conscience réfléchie : capacité de faire retour sur ses pensées, actions,


sentiments, … et donc de les analyser, de les juger. Possibilité de faire retour sur
soi donc toujours conscience de soi. Elle fait de l’être humain un sujet capable de
penser le monde qui l’entoure. Capacité de se dédoubler, de se désidentifier, de
se désolidariser et se séparer de soi pour s’observer comme de l’extérieur,
comme un spectateur.

• Conscience morale : capacité de juger en terme de bien ou de mal nos actions, ce


que nous savons que nous faisons.

1
Question 1 : Quelle est la véritable nature de la conscience : qu’est-elle ?
Problématique : La conscience est-elle une donnée innée commune aux humains et
aux autres animaux ou bien est-elle une compétence acquise qui constitue un privilège
humain ?
Enjeux : Essence de la conscience ; Valeur de la conscience ; Définition de l’être humain

Ø La conscience : une donnée ou un acquis ?

Les différentes expressions intégrant le terme de conscience oscillent entre deux


pôles : passif/actif ; inné/acquis : « Avoir conscience » / « être conscient » et
« Prendre conscience », « se rendre compte de », « réaliser que » ; et indique
ainsi une tension interne, une ambiguïté au sein même de la définition de la
conscience.

• Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique, «(Texte 1 dans le « Dossier-


textes La Conscience »)

• Hegel : L’Esthétique : double modalité d’acquisition de la conscience : pratique et


théorique, (Texte 4 dans le « Dossier-textes La Conscience »).

Ø La nature véritable de la conscience est-elle d’être une chose ?

• Le sujet conscient comme substance pensante : Descartes, Discours de la


Méthode, IV (Voir l’explication proposée à la notion de « La vérité »).

• Husserl, Les Méditations cartésiennes : la conscience se rapporte au monde


qu’elle vise comme son objet, la csc n’est donc pas intériorité, chose, mais
extériorité, toujours « rapport à » quelque chose, ie intentionnalité. (Texte 12
de Sartre extrait de Situation I dans le « dossier-textes sur la conscience »).

• Csq : Il existe une distance irréductible entre le sujet csct et l’objet qu’il vise,
même si cet objet est-lui-même ; Il n’y a donc pas pour le sujet de pure
coïncidence à soi. La conscience n’est donc pour finir que la pure temporalité
elle-même. Toute entière hors d’elle elle est ek-stase, orientée vers le passé
qu’elle retient ou vers l’à-venir qu’elle vise : elle est mouvement vers, élan
dynamique vers ses objets.

2
Question 2 : Conscience et connaissance de la vérité : quel est le véritable pouvoir
de connaissance de la conscience ?
Problématique : La conscience est conscience d’un sujet qui perçoit, sent, vis et pense,
comment être sûr dès lors que ce à quoi me donne accès la conscience est bien un
savoir au sens où celui-ci est nécessairement objectif ? Délivre-t-elle véritablement,
comme on le croit spontanément, un savoir fiable ou bien entraîne-t-elle l’être humain
dans l’erreur et le mensonge à soi ?
Enjeux : la véritable relation entre conscience et vérité ; que dois-je faire des données
de la conscience si je veux connaître la vérité : m’y fier ou m’en méfier voire les rejeter ?,
essence de la conscience.

I- La conscience est condition nécessaire de toute recherche de sens et de


vérité. Quel est son rôle constitutif dans la connaissance ?

• Voir Descartes. Conscience de soi comme fondement et modèle de toute


connaissance = affirmer transparence du sujet à lui-même. : « Par le mot de
penser, j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons
immédiatement par nous-mêmes », Principes de la philosophie. Conscience
substance « une chose pensante ».

• Pascal et Kant (Textes 1 et 2 in « Dossier textes La Conscience »)

II- Opposition : Refus d’accorder crédit à conscience comme moyen fiable et


immédiat d’atteinte de la connaissance vraie de soi et du monde :

• Platon, La République VII, « Allégorie de la caverne ». (voir documents in Notion


« La Vérité ») ;

• Spinoza Ethique III : conscience comme source d’illusions. Conscience


inadéquate, nous laisse dans l’ignorance des causes qui produisent nos
représentations (effets). Elle est donc constitutivement source d’illusions (cf
Texte 3 de Spinoza extrait de La Lettre à Schuller in « Dossier-textes sur la
conscience ») ;

• Nietzsche, Généalogie de la morale (csc morale, voix de la csc, est l’expression de


sentiments qui n’ont rien de moral et Voir les textes 6, 7 et 8 dans le « Dossier-
textes La Conscience ») ;

• Marx, Idéologie allemande : les sentiments, les idées des êtres humains sont
déterminés par leur position dans la société : « Ce n'est pas la conscience des

3
hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale
qui détermine leur conscience ». (Avant-propos à la Critique de l'Economie
politique ; voir texte 5 in « Dossier-Textes La Conscience »).

• Freud, hypothèse de l’inconscient qui détermine les contenus de conscience


(voir « Groupement de textes sur la psychanalyse », in notion « L’inconscient »).

CSQ : csc ne livre qu’une connaissance partielle et donc erronée de nous-mêmes.


N’est-elle pas donc pas plutôt un obstacle qu’un instrument de connaissance ?

III- La conscience comme tâche, comme travail de dévoilement-construction du


sens.

La conscience, avant d’être instrument de connaissance pure, est donatrice de


sens. Mais ce sens immédiat n’est pas totalement et véritablement donné : tel
que l’être humain le reçoit il constitue comme une matière première brute à
travailler : il est à construire afin d’essayer d’accéder à un sens vrai qui, en
dernier lieu et du fait même de la finitude humaine, reste à l’horizon.

Ricœur, (voir Texte 13 dans le « Dossier-textes sur La Conscience »).

Joëlle Strauser, [Link] :

Freud, en compagnie de Marx et de Nietzsche – ils sont les trois « maîtres du


soupçon » – considère « d’abord la conscience comme conscience “fausse” », et
propose comme « catégorie fondamentale de la conscience [...] le rapport caché-
montré ou simulé-manifesté », créant ainsi « une science médiate du sens, irréductible
à la conscience immédiate du sens » 26. Mais Ricœur ajoute que « la ruse du
déchiffrage » qui fait suite au « soupçon concernant les illusions de la conscience »
vise, finalement à une extension de la conscience, et que « l’analyse veut substituer à
une conscience immédiate et dissimulante une conscience médiate et instruite par le
principe de réalité » p.44 45

4
Question 3 : Conscience et liberté
Problématique :
- La conscience semble, à première vue, condition de possibilité de la liberté,
pouvoir de choisir entre différents possibles que l’on peut se représenter par
distinction et opposition à la conduite instinctive qui détermine inconsciemment
des réactions de manière automatique.
- D’un autre côté la conscience ne semble pas pouvoir suffire pour garantir que
mes choix soient véritablement effectués librement puisque je ne sais pas d’où
viennent mes inclinations à agir, mes désirs qui me poussent à élire un possible
plutôt qu’un autre. Ainsi je me surprends trop souvent à dire : ce n’est pas ce que
je voulais faire alors que j’étais pourtant acteur conscient et décisionnaire.
- Que faut-il penser ? Mes choix sont-ils bien mes choix ? Comment en être sûr ?
Suis-je objectivement aussi libre que ma conscience subjective me le fait croire ?
Enjeux :
Puis-je faire confiance à ma conscience lorsqu’elle m’assure que c’est bien
volontairement que je choisis ce que je choisis, que je fais ce que je fais ? Quelle valeur
puis-je légitimement attribuer à ma croyance subjective en ma liberté ? Suffit-il
réellement d’être conscient pour être libre ? Quelles sont les conditions objectives de la
liberté ? Quelles sont les véritables relations qui unissent conscience et liberté ? Qu’est-
ce qu’est essentiellement la conscience ?
I La conscience est synonyme de liberté
• La conscience est liberté parce qu’elle est représentation des possibles,
projection dans le futur, représentation imaginative de ce qui n’existe pas
encore :
o Bergson, « La conscience et la vie », L’Energie spirituelle, (Texte 10 dans le
« Dossier-textes La Conscience »)
o Sartre, L’existentialisme est un humanisme. La conscience comme projet :
(Texte de Sartre p.9. , « Définitions et textes » in la notion « La Liberté »)

• La conscience est liberté parce qu’elle est volonté au travail qui transforme le
réel :
o Marx, Le Capital, I (voir « groupement de textes de Marx », in notion « Le
Travail »).

• La conscience est liberté parce qu’elle est productrice de questionnement et de


connaissance sur le vrai sens de la liberté :
o Voir le sujet : « la connaissance de la liberté est-elle nécessaire pour être
libre ? »
o Texte 13 de Ricoeur, in « Dossier-Textes La Conscience »
o Kant : Qu’est-ce que les lumières ? in Notion « La Liberté ».

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II Et pourtant être conscient ne suffit pas à être effectivement libre :
• La conscience est source d’illusion concernant notre liberté :
o Spinoza (voir extrait 3 de Lettre à Schuller dans « Dossier-texte sur la
conscience »).
• La conscience immédiate n’est pas la conscience réfléchie et véritablement
éclairée : Platon, La république VII, « L’Allégorie de la caverne », in Notion « La
Vérité ».
• La conscience n’est qu’une infime partie de notre être qui est déterminée par le
monde, autrui, notre corps et notre inconscient. (Textes de Marx, Nietzsche et
Freud in « Dossier-Textes La Conscience »).
III A quelles conditions puis-je être vraiment libre en tant qu’être doué de conscience et
voulant être libre ?
• La véritable liberté est indissociable d’une conscience au travail
o Travail de réflexion sur soi : pouvoir répondre le plus adéquatement
possible à la question du qui-suis-je ? quelle est la véritable histoire de
mon désir ? de mon rapport au monde et à l’autre (la psychanalyse
comme aide possible : Texte 13 de Ricoeur) ;
o Travail intellectuel de connaissance des essences de la conscience et de la
liberté, travail de connaissance des lois du monde (voir Hegel, Texte 4 de
l’introduction de l’Esthétique).
o Travail de transformation effective et pratique du monde et de soi (Marx,
Le Capital, in « Groupement de textes de Marx in Notion « Le Travail »).

• La véritable liberté est acquise et doit être désirée, voulue, recherchée, conquise
o Individuellement : l’envers de la mauvaise foi et de la velléité.
o Collectivement : le combat politique

• La véritable liberté est indissociable d’une éducation à la liberté


o Education du réel (texte 6 de Freud in « Groupement de textes autour de
la psychanalyse »)
o Education parentale
o Education sociétale et politique

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