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Prévisions de résultats et choix stratégiques

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Prévisions de résultats et choix stratégiques

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LEÇON 3 :
PREVISIONS DE RESULTATS EN FONCTION DU NIVEAU D’ACTIVITE

Il est possible de partir d’une situation initiale apparemment non satisfaisante pour faire des
prévisions visant à améliorer la situation actuelle de l’entité.
1- Application 1 :
Voici le tableau d’exploitation différentiel de l’entité BIDJANG pour l’exercice 2019.
Éléments Q P.U MONTANTS %
CA 20 000 50 1 000 000 100
CVT 20 000 31,25 -625 000
M/CV 20 000 18,75 375 000 37,5
CF - - -264 000
R 20 000 5,55 111 000 11,1

Les dirigeants de cette entité ne sont pas satisfaits des résultats obtenus. Le directeur
marketing prévoit pour l’année 2020, les évolutions suivantes :
- Quantités vendues : augmentation de 10 % ;
- Prix de vente : diminution de 5 %
- Charges fixes nettes : augmentation de 1 %.
Quel serait dans les conditions ci-dessus, le résultat de l’exercice 2020.
Solution :
Eléments Calculs Montants %
Chiffre d’affaires net 20 000 ×1 , 1× 50× 0 , 95 1 045 000 100
CVT 20 000 ×1 , 1× 31 ,25 -687 500
Marge sur Coût Variable (M/CV) 357 500 34,21
Charges fixes 264 000 × 1, 01 -266 640
Résultat 90 860

2-Etude de cas N°1


Les données d’exploitation de la société DIVANGUE au 31/12/2015 sont les suivantes :
Eléments Montants %
Chiffre d’affaires net 7 080 000 100
Achats de marchandises -4 248 000 60
Marge brute sur coût d’achat 2 832 000 40
Autres charges variables -1 062 000 15
Marge sur Coût Variable (M/CV) 1 770 000 25
Charges fixes -980 000
Résultat 790 000
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Le résultat de l’année 2015 étant mauvais, le chef d’entreprise demande au chef comptable
de proposer un aménagement pour l’année 2016. A cet effet, il propose les deux solutions
suivantes :
- Première solution
Augmenter la marge des revendeurs et intensifier la publicité et cela entrainera une
augmentation de 30 % des quantités vendues tandis que les frais variables autres que les achats
passeront à 20 % du chiffre d’affaires. Les frais fixes s’élèveront alors à 1 000 000 F CFA.
- Deuxième solution
Baisser le prix de vente de 10 % et lancer une vaste campagne publicitaire. Ce qui
doublerait le chiffre d’affaires en quantité mais porterait à 20 % du chiffre d’affaires les autres
frais variables et les charges fixes passeront alors à 1 136 000 F CFA.
Travail à faire :
a) Présenter les deux tableaux d’exploitation différentiel prévisionnel
b) Dire quelle est la solution la plus avantageuse ? En déduire une conclusion générale.
Solution :
a)Présentons les deux tableaux d’exploitation différentiel prévisionnel
- Première solution
La seule augmentation ne concerne que les quantités donc le PVU reste stable
(1) Car les nouvelles quantités vendues sont proportionnelles aux quantités achetées (proviennent
de nouveaux achats)
Eléments Calculs Montants %
Chiffre d’affaires net 7 080 000 ×1 ×1 , 3(qtés) 9 204 000 100
Achats de marchandises 4 248 000 ×1 ,3 (1) -5 522 400
Marge brute sur coût d’achat 3 681 600
Autres charges variables 9 204 000 x 0,2 -1 840 800
Marge sur Coût Variable (M/CV) 1 840 800 20
Charges fixes -1 000 000
Résultat 840 800
- Deuxième solution
Eléments Calculs Montants %
Chiffre d’affaires net 7 080 000 × 0 ,9 × 2 12 744 000 100
Achats de marchandises 4 248 000 ×2(qtés)×1(1) -8 496 000
Marge brute sur coût d’achat 4 248 000
Autres charges variables 12 744 000 ×0 , 2 -2 548 800
Marge sur Coût Variable (M/CV) 1 699 200 13,3
Charges fixes -1 136 000
Résultat 563 200
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b) Donnons la solution la plus avantageuse


La première solution reste la meilleure.
3-Etude de cas N° 2 (à faire à la maison par l’élève)
La société NEYARI est une entreprise spécialisée dans l’agro-industrie. Pour améliorer la
prise de décision des responsables, le service comptable vous présente en annexe le compte de
résultat simplifié (en T) établi au 31/12/2016. On vous précise en outre que :
- Les charges financières et les dotations aux amortissements constituent les charges
fixes ;
- Les autres charges, les impôts et taxes et les charge de personnel sont variables à
concurrence de 50 % de leur montant ;
- Les produits financiers sont considérés comme fixes (et par conséquents déduits des
charges fixes).
- Le prix de vente unitaire 2 400 F CFA
Annexe : Compte de résultat simplifié de l’entreprise NEYARI
Charges des activités ordinaires Produits des activités ordinaires
Achats de matières et variations de stocks 14 600 000 Ventes de produits finis 24 000 000
Autres charges 2 200 000 Produits financiers 1 000 000
Impôts et taxes 400 000
Dotations aux amortissements 600 000
Charges de personnel 1 800 000
Charges financières 3 600 000
Solde créditeur 1 800 000
Total 25 000 000 Total 25 000 000
Travail à faire :
1-Présenter dans un tableau, les charges reclassées en fonction de leur comportement
2- Présenter le tableau d’exploitation différentiel
3- L’entreprise prévoit pour l’année 2017, les évolutions suivantes :
- Quantités vendues : augmentation de 10 % ;
- Coût variable : 68 % du chiffre d’affaires
- Prix de vente : diminution de 5 %
- Charges fixes nettes : augmentation de 2 %.
Quel serait dans les conditions ci-dessus, le résultat de l’exercice 2017 ?
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LEÇON 4 :
SEUIL DE RENTABILITE ET CHOIX D’UNE STRUCTURE SELON LE CRITERE DE
LA RENTABILITE ET DE LA SECURITE
Le vœu ou le souhait de toute entité est d’atteindre le plus vite possible son seuil de
rentabilité. Ainsi entre deux ou plusieurs projets (ou activités) d’égale importance le plus
important est celui qui va assurer la plus grande rentabilité et une meilleure sécurité.

Application 1 : Choix de structure


Monsieur DIVANGUE veut créer une entité de transport urbain et inter urbain. Il a le
choix d’exercer son activité sur trois (3) lignes :
- Ligne 1 : Yaoundé – Douala ;
- Ligne 2 : Yaoundé –Bafoussam
- Ligne 3 : Yaoundé – Ebolowa
Sur les 3 lignes, les conditions d’exploitation sont les mêmes. Le tarif est le même
quelque soit la ligne et s’élève à 2 500 F/passager. Les charges variables représentent 95,85 % du
prix de vente unitaire. Les autres charges sont données dans le tableau ci-dessous :
Lignes Nombre de passagers prévisionnel par an Les charges de structure
1 30 000 950 000
2 24 000 700 000
3 18 000 500 000
Travail à faire :
1) Pour chaque ligne, calculer dans un tableau :
a) Le résultat prévisionnel ;
b) Le seuil de rentabilité, le point mort, la marge de sécurité, la marge de sécurité
relative (IS) et le levier opérationnel
2) Quelle est la ligne la plus porteuse en termes de :
a) Rentabilité
b) Sécurité
c) Risque (levier opérationnel)
Application 2 : Choix de structure (devoir à faire à la maison)
Les ETS YONGA vous confie la situation suivante :
- Situation actuelle :
Chiffre d’affaires : 17 500 000 F ; Charges fixes : 2 000 000 F ; les charges variables
représentent 75 % du chiffre d’affaires. L’entreprise envisage donc réaliser le projet ci-dessous.
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- Situation prévisionnelle
L’entreprise envisage réaliser un nouvel investissement pour accroitre les ventes à l’ordre
de 30%, les charges fixes passeront alors de 2 000 000 à 3 000 000 F et le taux de marge sur coût
variable restant inchangé.
Travail à faire :
1- Pour chaque hypothèse, calculer :
a) Le résultat prévisionnel ;
c) Les seuils de rentabilité, leur point mort et la marge de sécurité relative (IS)
2- Le projet vous paraît – il opportun ?
a- Sur le plan de la rentabilité
b- Sur le plan de la sécurité
c- Sur le plan du risque (levier opérationnel)

Application 3 : Choix de structure (devoir à faire à la maison)


L’entreprise NEYARY envisage une extension de son activité et projette l’implantation d’une
nouvelle usine dans la région du littoral.
Après étude de marché, il s’avère qu’elle pourra écouler jusqu’à 30 000 articles au prix de
vente unitaire de 100 F.
Diverses hypothèses de structure sont envisagées, laquelle doit-on retenir en se plaçant à la
fois du point de vue de la sécurité et de la rentabilité ?
Taux de marge sur coût variable : 4,15 %.
Hypothèses Capacités de production Charges de structure
1 18 000 articles 50 000
2 24 000 articles 80 000
3 30 000 unités 95 000

Application 4 : Choix de structure (devoir à faire à la maison)


Lors d’un comité de Direction de la S.A EMC, deux responsables discutent.
Responsable A : ‘’ Dans notre usine, pour les charges fixes de 2 000 000 F, le seuil de
rentabilité est de 5 000 000 F CFA’’
Responsable B : ‘’Dans notre usine, nous avons le même seuil de rentabilité, mais notre taux
de marge sur coût variable est bien meilleur, puisqu’il s’élève à 60 %’’.
Responsable A :’’C’est normal, vous êtes bien plus automatisés que nous.’’
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Responsable B :’’ C’est exact, grâce aux investissements réalisés l’année dernière’’.
Responsable A : ‘’Cependant, notre résultat représente 15 % du chiffre d’affaires, alors qu’il
ne représente que 10 % pour le chiffre d’affaires de votre usine’’.
Responsable B :’’ C’est normal, notre chiffre d’affaires est inférieur au votre. Mais l’année
prochaine, notre chiffre d’affaires progressera de 50 % alors que le votre ne pourra s’accroître
que de 12,5 %’’.
Responsable A :’’Vous oubliez de dire que vos charges de structure vont augmenter de 8 %
alors que les notre resteront inchangés’’.
Travail à faire :
1) Reconstituer le tableau d’exploitation différentiel de l’exercice pour chacune des deux
usines
2) Au vu des résultats ci-dessus, quel est l’usine dont il est préférable d’être le
responsable ?
3) Quelle est l’usine la plus porteuse en se basant sur la sécurité ?
4) Quel est le résultat prévisionnel des deux usines pour l’année à venir ?
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LEÇON 5 :
MODIFICATION DES CONDITIONS D’EXPLOITATION EN COURS D’EXERCICE
La modification des conditions d’exploitation peut résulter soit :
- D’un changement de prix sur le marché (augmentation du prix des matières
premières, de la main d’œuvre) qui peut faire changer le taux de marge sur coût
variable ;
- D’un changement de structure (acquisition d’un nouvel équipement ou l’embauche
de nouveau personnel).
Toutes ces modifications ont une influence sur la M/CV ou sur les charges fixes.
Chacune de ces modifications nécessite le calcul d’un nouveau seuil de rentabilité.
A) Seuil de rentabilité et modification du taux de marge ou de la M/CVu
Il peut arriver que l’entité soit amenée à modifier son taux de marge ou la marge sur
coût variable unitaire pour des raisons diverses : changement du prix de vente unitaire ( PVu) ;
changement de la charge variable unitaire (CVu).

Dans ce cas, la détermination du seuil de rentabilité par une nouvelle équation de la


marge sur variable (M/CV) est nécessaire. Pour la déterminer, on utilise les formules de
changement de variable suivantes :
a=ancien tm/cv ou m/cvu
'
a =nouveau tm/cv ou nouvelle m/cvu
'
y=ax l ancienne équation de la m/cv (avec a=taux de marge ou m/ cvu)
' '
Y =a X la nouvelle équation de lam/cv (avec a =nouveau tm/cv ou nouvelle m/cvu)

Nous avons donc une nouvelle origine 0( X ; Y ).

En faisant une translation entre l’ancienne origine 0( x ; y ) et la nouvelle origine 0( X ; Y ), on


a:
X =x−x 0
Y = y− y 0

' '
Y =a X ⇒ y− y 0=a (x−x 0 )
Avec
x 0=CA en quantité ou en valeur déjàréalisé à partir duquella m/cvu ou≤tm/cv change

y 0=a x 0
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Et la nouvelle équation de la marge sur coût variable sera donc donnée par le résultat suivant :

'
y=a ( x −x 0) + y 0

Connaissant donc la nouvelle équation de la marge sur coût variable (M/CV), le seuil de
rentabilité peut se déterminer ainsi : M/CV = CF

NB : Dans un énoncé, on parlera de la modification soit du tm/cv soit de la m/cvu

Application 1 :
En 2018, dans l’entité SOLEIL, la structure des coûts est la suivante, pour une
production réelle de 5 000 articles :
- Coûts proportionnels aux quantités : 5 000 000F
- Coût fixe : 2 500 000F
Le prix de vente unitaire est 2 500 F.
Travail à faire :
1) Présenter le tableau d’exploitation différentiel de l’exercice 2018
2) Calculer le seuil de rentabilité, toute la production étant vendue
3) L’activité étant régulière, calculer la date d’atteinte du seuil de rentabilité
4) En fin Mars 2018, le coût variable unitaire augmente entrainant une diminution du
taux de la marge sur coût variable de 20%. Recalculer le nouveau seuil de rentabilité
et en déduire le nouveau point mort.
5) Faire apparaître sur le même graphique les 2 seuils de rentabilité

Application 2 :
La société GESCAM est une entreprise industrielle qui produit et vend un seul article au
prix unitaire de 1 000 F.
Pour l’année 2014, les services comptables ont estimé que l’entreprise devrait vendre
environ 45 000 articles. La marge sur coût variable unitaire est de 300 F et les charges fixes
s’élèvent à 6 000 000 F.
Travail à faire :
1-Déterminer par calcul et par graphique (relation M/CV = CF) le nombre d’articles à
vendre pour atteindre le seuil de rentabilité
2-Calculer la date d’atteinte du seuil de rentabilité sachant que les ventes sont régulières
tout au long de l’année)
P a g e | 10

Dès que les ventes de l’entreprise ont atteint 15 000 unités, une hausse de
consommation des matières premières réduit la marge sur coût variable à 240 F par article.

3-
a) Déterminer x 0 et y 0 (coordonnées du nouveau point d’origine)
b) Déterminer la nouvelle droite de la marge sur coût variable
c) Déterminer par calcul le nouveau seuil de rentabilité en quantité et en valeur.
d) Calculer à quelle date le seuil de rentabilité sera effectivement atteint, les ventes
étant toujours régulières dans l’année. (faire apparaître sur le même graphique
les 2 seuils de rentabilité)

Application 3 : (devoir à faire à la maison)


a)Cas AZUR
L’entité AZUR est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation d’un savon de
ménage. Les études ont été menées et il en ressort que la marge sur coût variable par savon est
de 30 F et les charges fixes annuelles s’élèvent à 600 000 F.
1- Quel est le nombre de savons correspondant au seuil de rentabilité ?
Dès que l’entreprise a atteint la vente de 20 000 unités, une hausse brutale du cours des
matières premières réduit la marge sur coût variable par savon à 25 F par article.
2- Ecrire la nouvelle équation de la M/CV
3- Quelles sont les quantités correspondant au seuil de rentabilité ?

b)Cas 47
Une entité a vendu pendant l’année 2016, 60 000 articles au prix de 800 F l’unité. Les
charges variables unitaires s’élèvent à 464 F jusqu’en juin et à partir de juillet, ces charges
tombent à 320 F l’unité par suite d’une amélioration de la procédure de fabrication. Les
charges fixes s’élèvent à 18 000 000 F
1) Déterminer le seuil de rentabilité en valeur
2)Déterminer le seuil de rentabilité en quantité
3)Faire la représentation graphique

B) Seuil de rentabilité et modification de structure (charges fixes) ou effet « NŒUD


PAPILLON »
P a g e | 11

Il peut arriver qu’une entité soit amenée à changer de structure (charges fixes) dans le
cas où elle décide d’augmenter ou de réduire le volume de ses investissements. Ainsi, ces
changements qui entrainent de nouveaux amortissements, loyers, etc…, peuvent changer
l’allure des graphiques.
NB : Dans le cas où il y a changement de structure, il y a stabilisation du Tm/cv ou non.
Cas 1 : cas d’une augmentation de charges fixes
Les prévisions de l’exercice 2017 de l’entité NDJANKEU sont les suivantes :
- Chiffre d’affaires annuel de 6 000 000 F ;
- Tm/cv est de 30 % ;
- Charges fixes sont de 750 000 F.
1- Calculer le seuil de rentabilité prévisionnel ; le représenter graphiquement (relation
M/CV= CF)
En cours d’année, l’entité NDJANKEU décide de modifier sa structure de façon à
obtenir un rythme de production plus élevé à partir du 1/07/2017 conduisant à un chiffre
d’affaires de 12 000 000 F pour la même année. Le Tm/cv est inchangé mais les charges
fixes vont augmenter à partir du 1/07/2017 de 1 500 000 F (en raison de l’amortissement
du nouveau matériel calculé au prorata temporis).
2- Calculer le nouveau seuil de rentabilité
3- Faire apparaître sur le même graphique les deux seuils de rentabilité (avec date)
(relation M/CV = CF)

Cas 2 : cas d’une diminution de charges fixes


La S.A. EMC qui fabrique le produit X a réalisé un chiffre d’affaires de 2 500 000 F
pour l’exercice 2017.
Le 01er Août de la même année, elle a procédé à la mise au rebut d’une immobilisation
complètement amortie, ce qui réduit les charges de structure de 500 000 F à 400 000 F. A
cette date, elle avait déjà réalisé les ventes de 1 800 000 F.
Son taux de marge sur coût variable est sensiblement constat et égal à 25 %.
Travail à faire :
1- Calculer le seuil de rentabilité avant et après modification de la structure ainsi que
leurs dates
2- Faire apparaître sur le même graphique les deux seuils de rentabilité (avec date)
(relation M/CV = CF)
Solution :
P a g e | 12

1- Calculons
a) Le seuil de rentabilité avant modification de la structure ainsi que sa date
CF 500 000
SRv = ⇒ SR v = =2 000 000
tm/cv 0 , 25

SR
date= ×12
CA

2 000 000
date= ×12=9 , 6=18 ocotobre
2 500 000

b) Le seuil de rentabilité après modification de la structure ainsi que sa date

CF 400 000
SRv = ⇒ SR v = =1 600 000
tm/cv 0 , 25

SR
date= ×12
CA

1 600 000
date= × 12=7 , 68=21 Août
2 500 000

2- Faire apparaître sur le même graphique les deux seuils de rentabilité (avec date)

C) Etude de quelques ratios de gestion


1) Ratio de rotation de stock
Il indique le nombre de fois que le stock doit être renouvelé dans l’année.

- Cas d’une entité commerciale

CSV
rrs=
stock moyen(SM )

Avec Coût de Stock Vendu ( CSV )=SI + A−SF

SI + SF
et SM =
2

- Cas d’une entité industrielle


'
coût d achat des matières premières consommées(Campc )
rrs=
stock moyen
P a g e | 13

ou

coût de production des produits finis vendus (CPPFV )


rrs=
stock moyen

2) Vitesse de rotation ou d’écoulement de stock


Ce ratio exprime la durée moyenne de séjour du stock de marchandises, matières
premières ou produits finis dans le magasin.

360 ou12 SM
vrs= = ×360 ou 12
rrs CSV

Exercice :

Le comptable de l’entité SONNI après étude de l’exploitation de l’exercice 2018, a


constaté que le point mort est atteint pour un chiffre d’affaires de 10 995 000 F CFA.
Par ailleurs, on a constaté que :
- Les frais de ventes sont variables et sont égaux au tiers de l’ensemble des charges
fixes ;
- Le taux de marge sur coût variable est de 7,5 % ;
- La durée moyenne des stocks est de 1,5 mois ;
- Le stock final est inférieur de 87 375 F au stock initial ;
- Le bénéfice d’exploitation est de 540 000 F.
Travail à faire :
1) Reconstituer le tableau d’exploitation différentiel pour l’année 2018 (faire apparaître
les achats, le stock initial et le stock final)
2) En admettant que cette entité a vendu 6 065 articles répartis ainsi (fermeture au mois
de juillet)

J F M A M J J A S O N D
380 400 420 500 550 670 0 620 625 700 655 545

a) Déterminer la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint


b) Représenter graphiquement le seuil de rentabilité (relation M/CV = CF)
P a g e | 14

TRAVAUX DIRIGES
Exercice 1 :
La SARL JUIMO MONTHE ANNICK est une filiale de la société BRELLE qui tient
une comptabilité analytique de gestion relative à la commercialisation des pièces détachées de
voitures. A la suite d’une forte inondation, une partie des documents a été complètement
détruite par les eaux. Le chef comptable dispose cependant en annexe 1, du graphique qui a
permis de déterminer le seuil de rentabilité de la société pour l’exercice 2014.

En plus, il met à votre disposition les informations complémentaires contenues dans


l’annexe 2
1- Déterminer la marge sur coût variable de la société pour l’exercice 2014
2- Calculer le chiffre d’affaires de l’exercice ;
3- Déterminer la valeur des autres frais variables
4- Retrouver la valeur des achats et la valeur du stock initial
5- Présenter le tableau d’exploitation différentiel de la société
6- Présenter le compte de résultat simplifié qui en découle
Annexe 1 : Représentation graphique du seuil de rentabilité de la SAZRL JUIMO

Résultat = M/CV - CF

201 000

CA
0 2 242 500

-179 400
P a g e | 15

Annexe 2 : Informations complémentaires


 Le stock final de marchandises au 31/12/2014 s’élève à 474 000 ;
 Les charges sur achats ont été comptabilisées au débit des achats ;
 La marge brute (ou marge sur coût d’achat variable) représente 20 % des ventes de
l’année ;
 La rotation des stocks a une durée de 1,5 mois ;
 Les charges fixes s’élèvent à 179 400 F
Exercice 2 :
Chargé de reconstituer le tableau d’exploitation d’une entreprise, vous disposez du
graphique ci-dessous qui a permis le calcul du seuil de rentabilité, et des éléments suivants :
Marge sur coût variable correspondant au chiffre d’affaires ………. 1 600 000 F
Frais variables autres que les achats et les frais sur achats (inclus dans le coût d’achat) …
400 000 F
Coefficient de rotation des stocks dans l’année…………………………………………… 4
(Stock moyen est calculé à partir du stock initial et du stock final, le stock final dépasse de
10 000 F le stock initial.)

M/CV
2 000
000

1 000

0 2 500 000 Chiffre


d’affaire
s
P a g e | 16

Travail à faire :
1- Etablir le compte de résultat différentiel, les charges étant classées en charges fixes et
charges variables (faire apparaître les achats et les stocks)
2- Calculer le chiffre d’affaires permettant d’avoir un résultat de 1 500 000 F.

Exercice 3 :
L’analyse des charges de la société OLAMA se fait suivant la variabilité. On vous
communique à cet effet le graphique en annexe 1 qui a permis de calculer quelques indices de
gestion

Y2= x

Y = 0,7x + 1 687 500

D’autre part on vous communique les renseignements suivants relatifs à l’exercice 2013 :
- Les frais variables d’achat 562 500
- La date du SR est atteinte après 6,857142857 mois
- Le taux de rotation de stock est de 4
- Les frais variables autres que les achats et les frais sur achats sont de 984 375
- Le stock final est supérieur de 140 625 au stock initial
- Les RRR accordés sont de 43 750
Travail à faire :
1- Reconstituer le tableau d’exploitation différentiel en faisant apparaître le chiffre
d’affaires, les achats, les frais d’achats, le stock initial, le stock final, …).
2- Déterminer le seuil de rentabilité, la date du SR, l’indice de sécurité et interpréter.
3- En appelant x les quantités produites et vendues et y le résultat, donner en fonction de
x et sous forme mathématique la loi y = 0.
4- Calculer le chiffre d’affaires qui permet d’obtenir un résultat égal au ¾ des charges
P a g e | 17

Exercice 4 : S.A CABOTIN


Le contrôleur de gestion de l’entreprise S.A CABOTIN vous communique les
renseignements suivants :
Coûts et
marges

100 000 Charges fixes

Chiffre
500 000 d’affaires
SR
 Le total des charges variables de vente et des charges fixes s’élèvent à 560 000 Frs ;
 La marge brute (ou marge sur coût d’achat variable) représente 30% du chiffre
d’affaires.

Travail à Faire

1) Calculer le montant du chiffre d’affaires


2) Présenter le tableau d’exploitation différentiel

Exercice 5 : ETS « JEUNESSE CONSCIENTE »

À la fin de l’exercice 2009, le comptable des Ets JEUNESSE CONSCIENTE a réuni


les informations suivantes afférentes à l’exploitation

- Achats de marchandises 4 800 000 Frs


- Variation de stock de marchandises 200 000 Frs
- Réduction sur vente (hors facture) 2 000 000 Frs
- Ventes de marchandises 12 000 000 Frs
- Produits financiers (fixes) 1 200 000 Frs

Travail à Faire :

1) Etablir le tableau d’exploitation différentiel laissant apparaître le coût d’achat de la


marchandise vendue, la marge brute, la marge sur coût variable et le résultat
2) Calculer le seuil de rentabilité et préciser la date à laquelle il a été atteint, les ventes
étant régulières tout au long de l’exercice qui s’est étendue sur 12 mois de 30 jours.
3) Sur un graphique représenter ce seuil de rentabilité à partir de la relation résultat =
M/CV – CF
P a g e | 18

L’entreprise prévoit pour l’année 2010 une baisse des charges fixes nettes de 300 000
Frs. Le taux de marge sur coût variable restant inchangé.

4) Déterminer dans cette hypothèse le chiffre d’affaires pour obtenir un résultat de


1 300 000 Frs.

Tableau de répartition des charges des Ets « JEUNESSE CONSCIENTE »


Charges variables
Charges par nature Montants Charges fixes
Achats Ventes
Transport 500 000 4% 40% 20%
Services extérieurs 400 000 5 3 2
Charges de personnel 3 000 000 7,5 4 3,5
Frais financiers 100 000 100% - -
Dotation aux amortissements 1 000 000 100% - -
P a g e | 19

LEÇON 6 :
SEUIL DE RENTABILITE ET ELASTICITE : POLITIQUE DE PRIX OPTIMALE
Dans le cadre du modèle « coût-volume-profit », le décideur peut vouloir intégrer à ses
choix de gestion des contraintes externes comme la réaction du marché en termes de quantités
à une modification du niveau des prix décidée par l’entreprise. La notion d’élasticité répond à
ces préoccupations.

A- La notion d’élasticité
L’élasticité se définit comme le rapport des variations relatives de deux variables
économiques. Elle traduit l’impact de la variation de la variable du dénominateur sur la
variation du numérateur.
Exemples :
ΔD
D
a) Élasticité de la demande/prixe D /P= exprime l’impact d’une variation des prix
ΔP
P
sur la variation de la demande.
ΔD
D
b) Elasticité de la demande/publicité e D /P= exprime l’impact d’une variation
ΔPub
Pub
d’un budget de publicité sur la variation de la demande
La valeur de l’élasticité peut être positive ou négative selon les sens relatifs de variation des
deux variables ; elle s’exprime par un nombre et un signe.
Une élasticité e D/P de + 0,5, signifie que si les prix augmentent de 10 %, la demande
augmentera (élasticité positive donc variation dans le même sens) de :
(10 %) × (+ 0,5) = + 5 %.
Cette situation est le fait de produit de luxe où un prix élevé est synonyme de qualité (effet de
Snobisme).
Par contre, une élasticité de même nature de – 1,2, signifie qu’une augmentation des prix de
10 % provoquera une baisse de (+ 10 %) × (– 1,2) = – 12 % de la demande. C’est le cas de la
majorité des produits de grande consommation où, pour une entreprise de taille moyenne,
P a g e | 20

augmenter ses prix signifie diminuer ses ventes. À l’inverse, une baisse des prix permet un
accroissement des quantités vendues.
B- Elasticité prix de la demande
L’élasticité de la demande par rapport au prix permet de mesurer l’impact des variations
de prix sur la demande et de déterminer le prix optimal.
Elle exprime le pourcentage de variation de la demande obtenue par une variation en
ΔD
D
pourcentage du prix.e D /P=
ΔP
P
Pour un bien « normal », si le prix augmente (diminue), la demande diminue (augmente) et
l’élasticité < 0. (e D/P = -1,8 signifie que si le prix augmente de 10 %, la demande baisse de :
10 % ×−1 , 8=−18 %)

Application :
Le compte d’exploitation différentiel annuel de la société OMEGA est le suivant :
Eléments Quantités PU Montants
Chiffre d’affaires 20 000 50 1 000 000
Charges variables 20 000 30 -600 000
Marge sur coût variables 400 000
Charges fixes -300 000
Résultat 100 000

Travail à faire : Présenter le compte d’exploitation différentiel prévisionnel sachant que


l’élasticité de la demande par rapport au prix est de -2, si le prix baisse de 5 %.

C- Recherche de l’optimum (économique) et de la zone d’acceptabilité


Le prix optimum est celui qui permet de maximiser le résultat (ou la M/CV, comme il
sera constaté dans le calcul de la dérive).
Lorsqu’une entreprise connaît son marché, elle peut vouloir se servir de l’élasticité pour
déterminer le couple « demande-prix » qui assure le profit maximum. Il s’agit dans ce cas de
rechercher l’optimum de profit.
Il s’agit donc de définir mathématiquement la fonction de profit qui dépend tout à la fois
du niveau des prix et de celui de la demande soit deux inconnues pour une équation. Dans ce
cas, il faut pour pouvoir trouver l’optimum de la fonction éliminer une des inconnues en se
servant de la relation existante entre elles deux et définie par la notion d’élasticité.
P a g e | 21

Dans ce type de problème, on connaît généralement une situation de base caractérisée


par :
- un prix de vente : P ;
- des quantités vendues : D ;
- des informations permettant de calculer la marge sur coût variable ;
- le montant des charges fixes : CF ;
- l’élasticité de la demande par rapport au prix e D/P
L’élasticité de la demande par rapport au prix peut s’écrire :
ΔD
D ΔD P ΔD P
eD /P= = × = ×
ΔP D ΔP ΔP D
P
Dans un exercice, les valeurs de e D/P, P et D sont connues, il est alors possible
d’exprimer la variation de la demande en fonction de la variation des prix comme suit :

D
ΔD=(eD /P × ) ΔP
P

Il est alors possible d’exprimer la fonction de profit en fonction de ΔP et de maximiser


cette fonction.

Application : En reprenant les données initiales de l’application ci-dessus (société OMEGA),


déterminer l’optimum et la zone d’acceptabilité sachant que l’élasticité de la demande par
rapport au prix (e D/P) = – 1,8

Solution :
1-Recherche de l’optimum
Recherche de la relation entre ΔD et ΔP

ΔD
D ΔD P ΔD P
eD /P= = × = ×
ΔP D ΔP ΔP D
P
Dans cette relation : e D/P = – 1,8 ; P = 50 F ; D = 20 000 produits, d’où il vient :

20 000
ΔD=(−1 , 8× ) ΔP et donc ΔD = – 720 ΔP
50
P a g e | 22

Équation de la fonction « Résultat » (pour déterminer l’optimum, il convient d’exprimer le


résultat en fonction des variations relatives du prix et de la demande)

Il est, ici, équivalent de chercher à maximiser la fonction « Marge sur coût variable » ou
la fonction« Résultat » car elles ne différent que d’un facteur constant (les charges fixes) qui
est éliminé au moment de la dérivation puisque la dérivée d’une constante est nulle.

Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires – Charges variables

Expression du chiffre d’affaires attendu :


( D+ ΔD ) ( P+ ΔP )=[ 20 000+ ( – 720 ΔP ) ] [ 50+ ΔP ]

2
¿ 1 000000+20 000 ΔP−36 000 ΔP−720 ΔP

2
¿−720 ΔP −16 000 ΔP+1 000 000

Expression des coûts variables attendus :


30 × ( D+ ΔD )=30× [ 20 000+ ( – 720 ΔP ) ]

¿ – 21 600 ΔP +600 000

Expression de la marge sur coût variable :


2
Chiffre d’affaires −720 ΔP −16 000 ΔP +1 000 000
Charges variables -( – 21600 ΔP +600 000)
2
Marge sur coûts variables −720 ΔP + 5600 ΔP+ 400 000
C’est cette fonction dont il faut rechercher le maximum

NB : Quelques rappels mathématiques (Minimum ou maximum : extremum)


1- Condition nécessaire : f ' ( x )=0
2- Minimum si et seulement si: f ' ' ( x ) > 0
3- Maximum si et seulement si : f ' ' ( x ) <0
Le signe de la dérivée se lit sur la variable ayant le plus grand facteur.
Maximum de la fonction « Marge sur coût variable »
Dérivée première = −1 440 ΔP +5 600
Cette dérivée s’annule pour ΔP = + 3,89 ; pour cette valeur, la fonction présente un extremum.
Dérivée seconde = – 1 440 ; pour cette valeur, l’extremum est un maximum.
P a g e | 23

Pour un prix majoré de 3,89 F, soit 53,89F, le résultat sera maximum. En conséquence, la
demande s’établira à 20 000 + (– 720 × 3,89) = 17 200. Le tableau différentiel se présente
ainsi :
Eléments Quantités Prix unitaire Montant %
Chiffre d’affaires 17 200 53,89 926 908 100
Charges variables 17 200 30 -516 000
Marges sur coûts variables 17 200 23,89 410 908 44,33
Charges fixes -300 000
Résultat d’exploitation 110 908 26,99
Le résultat augmente de 10,908 % (110 908F contre 100 000 F précédemment).

ΔR
R R −R 1
variation= = 2
R R1
2-La zone d’acceptabilité
C’est la fourchette dans laquelle le résultat est positif. Pour la déterminer, il suffit
d’écrire l’équation (la fonction) du résultat et de l’étudier en suivant toutes les étapes d’étude
d’une fonction usuelle.
- Domaine de définition ;
- Recherche des limites ;
- Calcul de la dérivé qu’il faut résoudre = à zéro ;
- Etude du signe de la dérivée et du sens de variation de fonction ;
- Recherche des points d’intersection de la courbe avec les axes : l’axe des ordonnées
avec pour point A (0 ; f(0)) ; l’axe des abscisses avec pour point B (f(x) = 0 ; 0).
R ( Δp )=(−720 ΔP2 +5 600 ΔP+ 400 000 ) −300 000

2
f ( Δp ) =−720 ΔP +5 600 ΔP +100 000

Domaine de définition : df =R
Limites

2
lim f ( Δp )= lim −720 ΔP
Δp→−∞ Δp→−∞

lim f ( Δp )=−∞ lim f ( Δp )= lim −720 ΔP 2 lim f ( Δp )=−∞


Δp→−∞ Δp→−∞ Δp→+ ∞ Δp→−∞

Calcul de la dérivée puis résolution de f ' ( ΔP)=0


P a g e | 24

2 '
f ' ( Δp )=(−720 ΔP +5 600 ΔP+100 000) ' f ( ΔP)=−1 440 ΔP+5 600
'
f ( ΔP )=0 →−1 440 ΔP+5 600=0

D’où ΔP=3 , 89 F

Etude du signe de la dérivée et du sens de variation de fonction ;


x −∞ 3 , 89 +∞
'
f (∆ P) + -
110 908
f (∆ P)

−∞−∞
Le point d’intersection de la courbe avec l’axe des abscisses se détermine à partir des
racines du trinôme du second degré obtenu en exprimant le résultat en fonction des variations
relatives du prix.
R ( Δp )=(−720 ΔP2 +5 600 ΔP+ 400 000 ) −300 000

2
¿−720 ΔP +5 600 ΔP +100 000

2
Δ=b −4 ac

Or Δ=(5 600)2 −4 × (−720 ) ×100 000=319 360 000 d’où : √ ∆=17 870 , 64632

−5 600−17 870,64632
∆ P 1= =16 ,29
2 ×(−720)

−5 600+17 870,64632
∆ P 2= =−8 ,52
2 ×(−720)
P a g e | 25

Les deux résultats obtenus indiquent la fourchette dans laquelle le prix peut se situer, pour
rester bénéficiaire, à savoir :

[ 50+ ΔP ] =50+16 , 29=66 , 29 F et [ 50+(−ΔP) ] =50+ (−8 , 52 )=41, 48 F

Représentation graphique de la zone d’acceptabilité (page suivante) : par l’étudiant

R
P a g e | 26

Rechercher le profit maximum peut conduire l’entreprise à une stratégie totalement


différente de celle choisie. C’est le cas lorsque la décision oblige à modifier profondément le
rapport quantités, prix et en conséquence le positionnement commercial de l’entreprise.
Ces calculs ne doivent pas inciter à penser que le lien mécanique entre quantités et prix
peut être facilement mis en œuvre par l’entreprise : l’élasticité des quantités par rapport aux
prix est rarement un levier d’action pour l’entreprise, elle ne se décrète pas, elle s’impose à
l’entreprise. Elle est, d’autre part, assez difficile à connaître et ou à modifier.
Tous ces raisonnements ont été effectués dans la cadre implicite d’un avenir certain : le
décideur avait une connaissance absolue de l’état de la nature dans lequel se déroulerait sa
décision. Or, le niveau des ventes ne dépend pas de la volonté du décideur mais lui est imposé
par le marché. C’est pourquoi la recherche d’un seuil de rentabilité s’effectue le plus souvent
dans le cadre d’un avenir incertain.
P a g e | 27

LEÇON 7 :
LE SEUIL DE RENTABILITE PROBABILISE
L’avenir incertain se caractérise par un environnement dont il est possible de lister de
façon exhaustive les différents états possibles et de leur affecter une probabilité d’apparition.
Cette situation théorique traduit l’incertitude du décideur quant au niveau auquel se
situera la demande de l’entreprise. Dans cette perspective, il ne faut plus déterminer le
montant exact du C.A.C mais la probabilité que ce seuil soit atteint ou dépassé.
Nous nous contenterons ici d’envisager le cas d’une demande suivant une loi de
probabilité de Laplace-gauss dite loi normale.
Le risque d’exploitation est lié à la probabilité de ne pas atteindre le chiffre d’affaires
correspondant au seuil de rentabilité. Si la probabilité d’atteindre le seuil est très faible,
l’investissement ne doit pas se faire. Le levier opérationnel montre la sensibilité du résultat
d’exploitation à une baisse du CA. La probabilité d’atteindre le seuil de rentabilité est fondée
sur l’hypothèse que le chiffre d’affaires est une variable aléatoire qui suit une loi normale. La
dispersion du résultat d’exploitation sera mesurée par son écart type.
Remarque : Le risque d’exploitation en avenir aléatoire
Lorsque l’entreprise peut définir la loi de la demande, il lui est possible de calculer la
probabilité d’atteindre le seuil, ce qui exprime ses chances d’être rentable.
Quelques rappels sur la loi de Laplace-Gauss ou loi normale
Définition
Une variable aléatoire réelle X, prenant ses valeurs dans R, suit une loi de Laplace-
Gauss ou loi normale, de paramètres m (moyenne) et σ (écart type), si sa densité de
probabilité est donnée par :
P a g e | 28

2
−(x−m)
1 2

f ( x )=P ( X =x )= e 2σ
σ √2 π

Utilisation de la loi normale centrée réduite :


Afin de simplifier les calculs de probabilité, on a l’habitude d’utiliser la table de la loi
normale centrée réduite.
X−m
Si une variable aléatoire X suit une loi normale N (0 ; 1), alors la variable T = suit la loi
σ
normale centrée réduite. T ~ N (0 ; 1).
Propriétés de l’espérance mathématique :

Soient X et Y deux variables aléatoires et a un nombre constant ; on a :

E ( X +Y )=E ( X ) + E (Y )

E ( aX + b )=a . E ( X )+ b

E ( aX )=a . E ( X )

E ( aX + b )=a . E ( X )+ b

E ( a )=a

Propriétés de la variance

2
V ( aX )=a .V ( X )

V ( a ) =0

2
V ( aX +b )=a . V ( X ) +0

V ( X +Y ) =V ( X ) +V (Y ) si X et Y sont indépendants.

Propriétés découlant de la loi normale centrée réduite

- P ( T <t )=π (t)


- P ( T >t )=P ( T ←t )=1−π (t)
- P ( T >−t )=P ( T <+t )=π (t)
- P ( t 1 <T <t 2 )=π ( t 2 ) −π (t 1)

- P (−t<T <t )=π ( t )−π (−t)


¿ π ( t )−[1−π (t)]
P a g e | 29

¿ π ( t )−1+ π ( t)¿
¿ 2 π ( t )−1

Si X suit une loi N (m1 ;σ 1) et si Y suit une loi N (m2 ;σ 2), avec X et Y indépendantes, alors :

- X+Y suit N ( m1 +m2 ; √ σ 12+ σ 22).

- X - Y suit N ( m1−m2 ; √ σ 12+ σ 22 ).

Exemple d’utilisation de la table de la loi normal :

So i t X une variable suivant la loi normale N (3 ; 2), donc de moyenne 3 et d’écart -


type 2. On veut calculer les probabilités suivantes : Pr ( X <4 ), Pr(X < − 1),Pr (X > 1) ou les
nombres a et b tels que Pr(X < a) = 0,75, Pr (X > b) = 0,85.
On utilise la variable centrée réduite U associée à l a variable X :
X−3
T= et X=2 T +3
2

- Pr ( X <4 )=Pr ( 2T +3< 4 ) =Pr ( T < 0 ,5 )=π ( 0 ,5 )=0 , 6915

- Pr ( X <−1 )=Pr ( 2T +3<−1 ) =Pr ( T <−2 )=0 , 0228

- Pr ( X >1 )=Pr ( 2T +3>1 )=Pr ( T >−1 )=0 , 8413

( a−3
)
- Pr ( X <a )=Pr ( 2 T +3< a ) =Pr T < 2 =0 ,75

Pr (T <0,6745 )=0 , 75 D ’ où :a=5 4 , 35

( a−3
)
- Pr ( X >b )=Pr ( 2 T +3> b )=Pr T > 2 =0 , 85

Pr ( X <−1,0364 )=0 , 15 et Pr ( X >−1,0364 )=0 , 85

D’où b=−1,0364 × 2+ 3=0,9272


P a g e | 30

NB : Il n’y a pas de distinction entre inégalité stricte et inégalité large dans le cas d’une loi
continue.
P a g e | 31

Application 1:
Supposons que la demande, exprimée en quantités, de l’entreprise FOTSO suive une loi
normale de moyenne 6 000 et d’écart type 1 000.
Les conditions d’exploitations sont les suivantes :
- prix de vente : 20 F par unité,
- charges variables unitaires : 15 F,
- charges fixes globales : 26 000 F
Travail à faire : calculer la probabilité d’atteindre le seuil de rentabilité en quantités :
- Résolution par les quantités ;
- Résolution par le résultat.
Application 2 :
Les quantités vendues suivent une loi normale de paramètres m = 10 000 et σ = 1 000.
Nous avons déterminé le seuil de rentabilité qui est de 8 190 unités.
Quelle est la probabilité que l’exploitation soit rentable ?
P(D> 8190)=1 – P (D<8 190)=1 – π ((8 190 – 10 000)/1000)=π (1, 81)=0,9649

Il y a donc plus de 96, 49 % de chances que l’exploitation soit rentable.


Exercice 1
Le chiffre d’affaires mensuel d’une entreprise suit une loi normale de moyenne 12 000
F et d’écart-type 1 500 F.
Travail à faire :
1. calculer la probabilité que le chiffre d’affaires mensuel soit :
a) égal à 12 000
b) inférieur ou égal à 12 000
c) inférieur à 13 000
d) inférieur à 10 000
e) compris entre 10 500 et 13 500
f) supérieur à 10 500
2. calculer le chiffre d’affaires mensuel qui
- ne sera pas dépassé dans 95 % des cas,
- sera dépassé dans 80 % des cas.

Exercice 2 (voir 172)


P a g e | 32

La société NDOUM fabrique et vend un type d’articles dénommés le ZOM.


Pour ce produit, vous disposez les renseignements suivants tirés du compte de résultat
pour l’exercice 2015 :
- ventes de l’exercice 24 800 000
- frais variables de ventes 2 200 000
- stock final des matières 700 000
- charges fixes totales 6 840 000
- production stockée 300 000
- achats de l’exercice 8 300 000
- charges variables de production 3 600 000
- stock initial de matière 1ère 850 000
- réductions accordée sur ventes 800 000
- frais variables d’achats 1 050 000
NB : La production normale (Q) est de 10 000 unités.
Travail à faire :
1- Présenter le tableau d’exploitation différentielle conduisant au résultat d’exploitation
2- Exprimer le résultat R en fonction du nombre de produits fabriqués et vendus Q.
Représenter graphiquement R, et déterminer le seuil de rentabilité à l’aide de ce
graphique. Vérifier le résultat par calcul
3- Le coût variable par produit, le prix de vente unitaire et le coût fixe global peuvent
être considérés comme éléments certains. Par contre, on suppose que Q, le nombre
d’unités de produits fabriqués et vendus, est une variable aléatoire qui suit une loi
normale de moyenne 11 000 et écart type 2 000.
a) Déterminer la loi de probabilité suivie par le résultat.
b) Quel est le résultat le plus probable ?
c) Déterminer la probabilité pour que l’entreprise atteigne et dépasse le seuil de
rentabilité.
d) Déterminer la probabilité pour qu’elle réalise un bénéfice au moins égal à celui
de l’exercice précédent.
e) Quel est le risque attaché à l’exploitation ?
4- Les responsables de l’entreprise se proposent de fixer pour le prochain exercice un
objectif en quantité de produits vendus. La probabilité de réalisation de cet objectif
doit être au moins égale à 60 %.
P a g e | 33

Quel est l’objectif minimal que l’on peut se fixer ?


Quel serait le résultat d’exploitation correspondant ?

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