Prévisions de résultats et choix stratégiques
Prévisions de résultats et choix stratégiques
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LEÇON 3 :
PREVISIONS DE RESULTATS EN FONCTION DU NIVEAU D’ACTIVITE
Il est possible de partir d’une situation initiale apparemment non satisfaisante pour faire des
prévisions visant à améliorer la situation actuelle de l’entité.
1- Application 1 :
Voici le tableau d’exploitation différentiel de l’entité BIDJANG pour l’exercice 2019.
Éléments Q P.U MONTANTS %
CA 20 000 50 1 000 000 100
CVT 20 000 31,25 -625 000
M/CV 20 000 18,75 375 000 37,5
CF - - -264 000
R 20 000 5,55 111 000 11,1
Les dirigeants de cette entité ne sont pas satisfaits des résultats obtenus. Le directeur
marketing prévoit pour l’année 2020, les évolutions suivantes :
- Quantités vendues : augmentation de 10 % ;
- Prix de vente : diminution de 5 %
- Charges fixes nettes : augmentation de 1 %.
Quel serait dans les conditions ci-dessus, le résultat de l’exercice 2020.
Solution :
Eléments Calculs Montants %
Chiffre d’affaires net 20 000 ×1 , 1× 50× 0 , 95 1 045 000 100
CVT 20 000 ×1 , 1× 31 ,25 -687 500
Marge sur Coût Variable (M/CV) 357 500 34,21
Charges fixes 264 000 × 1, 01 -266 640
Résultat 90 860
Le résultat de l’année 2015 étant mauvais, le chef d’entreprise demande au chef comptable
de proposer un aménagement pour l’année 2016. A cet effet, il propose les deux solutions
suivantes :
- Première solution
Augmenter la marge des revendeurs et intensifier la publicité et cela entrainera une
augmentation de 30 % des quantités vendues tandis que les frais variables autres que les achats
passeront à 20 % du chiffre d’affaires. Les frais fixes s’élèveront alors à 1 000 000 F CFA.
- Deuxième solution
Baisser le prix de vente de 10 % et lancer une vaste campagne publicitaire. Ce qui
doublerait le chiffre d’affaires en quantité mais porterait à 20 % du chiffre d’affaires les autres
frais variables et les charges fixes passeront alors à 1 136 000 F CFA.
Travail à faire :
a) Présenter les deux tableaux d’exploitation différentiel prévisionnel
b) Dire quelle est la solution la plus avantageuse ? En déduire une conclusion générale.
Solution :
a)Présentons les deux tableaux d’exploitation différentiel prévisionnel
- Première solution
La seule augmentation ne concerne que les quantités donc le PVU reste stable
(1) Car les nouvelles quantités vendues sont proportionnelles aux quantités achetées (proviennent
de nouveaux achats)
Eléments Calculs Montants %
Chiffre d’affaires net 7 080 000 ×1 ×1 , 3(qtés) 9 204 000 100
Achats de marchandises 4 248 000 ×1 ,3 (1) -5 522 400
Marge brute sur coût d’achat 3 681 600
Autres charges variables 9 204 000 x 0,2 -1 840 800
Marge sur Coût Variable (M/CV) 1 840 800 20
Charges fixes -1 000 000
Résultat 840 800
- Deuxième solution
Eléments Calculs Montants %
Chiffre d’affaires net 7 080 000 × 0 ,9 × 2 12 744 000 100
Achats de marchandises 4 248 000 ×2(qtés)×1(1) -8 496 000
Marge brute sur coût d’achat 4 248 000
Autres charges variables 12 744 000 ×0 , 2 -2 548 800
Marge sur Coût Variable (M/CV) 1 699 200 13,3
Charges fixes -1 136 000
Résultat 563 200
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LEÇON 4 :
SEUIL DE RENTABILITE ET CHOIX D’UNE STRUCTURE SELON LE CRITERE DE
LA RENTABILITE ET DE LA SECURITE
Le vœu ou le souhait de toute entité est d’atteindre le plus vite possible son seuil de
rentabilité. Ainsi entre deux ou plusieurs projets (ou activités) d’égale importance le plus
important est celui qui va assurer la plus grande rentabilité et une meilleure sécurité.
- Situation prévisionnelle
L’entreprise envisage réaliser un nouvel investissement pour accroitre les ventes à l’ordre
de 30%, les charges fixes passeront alors de 2 000 000 à 3 000 000 F et le taux de marge sur coût
variable restant inchangé.
Travail à faire :
1- Pour chaque hypothèse, calculer :
a) Le résultat prévisionnel ;
c) Les seuils de rentabilité, leur point mort et la marge de sécurité relative (IS)
2- Le projet vous paraît – il opportun ?
a- Sur le plan de la rentabilité
b- Sur le plan de la sécurité
c- Sur le plan du risque (levier opérationnel)
Responsable B :’’ C’est exact, grâce aux investissements réalisés l’année dernière’’.
Responsable A : ‘’Cependant, notre résultat représente 15 % du chiffre d’affaires, alors qu’il
ne représente que 10 % pour le chiffre d’affaires de votre usine’’.
Responsable B :’’ C’est normal, notre chiffre d’affaires est inférieur au votre. Mais l’année
prochaine, notre chiffre d’affaires progressera de 50 % alors que le votre ne pourra s’accroître
que de 12,5 %’’.
Responsable A :’’Vous oubliez de dire que vos charges de structure vont augmenter de 8 %
alors que les notre resteront inchangés’’.
Travail à faire :
1) Reconstituer le tableau d’exploitation différentiel de l’exercice pour chacune des deux
usines
2) Au vu des résultats ci-dessus, quel est l’usine dont il est préférable d’être le
responsable ?
3) Quelle est l’usine la plus porteuse en se basant sur la sécurité ?
4) Quel est le résultat prévisionnel des deux usines pour l’année à venir ?
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LEÇON 5 :
MODIFICATION DES CONDITIONS D’EXPLOITATION EN COURS D’EXERCICE
La modification des conditions d’exploitation peut résulter soit :
- D’un changement de prix sur le marché (augmentation du prix des matières
premières, de la main d’œuvre) qui peut faire changer le taux de marge sur coût
variable ;
- D’un changement de structure (acquisition d’un nouvel équipement ou l’embauche
de nouveau personnel).
Toutes ces modifications ont une influence sur la M/CV ou sur les charges fixes.
Chacune de ces modifications nécessite le calcul d’un nouveau seuil de rentabilité.
A) Seuil de rentabilité et modification du taux de marge ou de la M/CVu
Il peut arriver que l’entité soit amenée à modifier son taux de marge ou la marge sur
coût variable unitaire pour des raisons diverses : changement du prix de vente unitaire ( PVu) ;
changement de la charge variable unitaire (CVu).
' '
Y =a X ⇒ y− y 0=a (x−x 0 )
Avec
x 0=CA en quantité ou en valeur déjàréalisé à partir duquella m/cvu ou≤tm/cv change
y 0=a x 0
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Et la nouvelle équation de la marge sur coût variable sera donc donnée par le résultat suivant :
'
y=a ( x −x 0) + y 0
Connaissant donc la nouvelle équation de la marge sur coût variable (M/CV), le seuil de
rentabilité peut se déterminer ainsi : M/CV = CF
Application 1 :
En 2018, dans l’entité SOLEIL, la structure des coûts est la suivante, pour une
production réelle de 5 000 articles :
- Coûts proportionnels aux quantités : 5 000 000F
- Coût fixe : 2 500 000F
Le prix de vente unitaire est 2 500 F.
Travail à faire :
1) Présenter le tableau d’exploitation différentiel de l’exercice 2018
2) Calculer le seuil de rentabilité, toute la production étant vendue
3) L’activité étant régulière, calculer la date d’atteinte du seuil de rentabilité
4) En fin Mars 2018, le coût variable unitaire augmente entrainant une diminution du
taux de la marge sur coût variable de 20%. Recalculer le nouveau seuil de rentabilité
et en déduire le nouveau point mort.
5) Faire apparaître sur le même graphique les 2 seuils de rentabilité
Application 2 :
La société GESCAM est une entreprise industrielle qui produit et vend un seul article au
prix unitaire de 1 000 F.
Pour l’année 2014, les services comptables ont estimé que l’entreprise devrait vendre
environ 45 000 articles. La marge sur coût variable unitaire est de 300 F et les charges fixes
s’élèvent à 6 000 000 F.
Travail à faire :
1-Déterminer par calcul et par graphique (relation M/CV = CF) le nombre d’articles à
vendre pour atteindre le seuil de rentabilité
2-Calculer la date d’atteinte du seuil de rentabilité sachant que les ventes sont régulières
tout au long de l’année)
P a g e | 10
Dès que les ventes de l’entreprise ont atteint 15 000 unités, une hausse de
consommation des matières premières réduit la marge sur coût variable à 240 F par article.
3-
a) Déterminer x 0 et y 0 (coordonnées du nouveau point d’origine)
b) Déterminer la nouvelle droite de la marge sur coût variable
c) Déterminer par calcul le nouveau seuil de rentabilité en quantité et en valeur.
d) Calculer à quelle date le seuil de rentabilité sera effectivement atteint, les ventes
étant toujours régulières dans l’année. (faire apparaître sur le même graphique
les 2 seuils de rentabilité)
b)Cas 47
Une entité a vendu pendant l’année 2016, 60 000 articles au prix de 800 F l’unité. Les
charges variables unitaires s’élèvent à 464 F jusqu’en juin et à partir de juillet, ces charges
tombent à 320 F l’unité par suite d’une amélioration de la procédure de fabrication. Les
charges fixes s’élèvent à 18 000 000 F
1) Déterminer le seuil de rentabilité en valeur
2)Déterminer le seuil de rentabilité en quantité
3)Faire la représentation graphique
Il peut arriver qu’une entité soit amenée à changer de structure (charges fixes) dans le
cas où elle décide d’augmenter ou de réduire le volume de ses investissements. Ainsi, ces
changements qui entrainent de nouveaux amortissements, loyers, etc…, peuvent changer
l’allure des graphiques.
NB : Dans le cas où il y a changement de structure, il y a stabilisation du Tm/cv ou non.
Cas 1 : cas d’une augmentation de charges fixes
Les prévisions de l’exercice 2017 de l’entité NDJANKEU sont les suivantes :
- Chiffre d’affaires annuel de 6 000 000 F ;
- Tm/cv est de 30 % ;
- Charges fixes sont de 750 000 F.
1- Calculer le seuil de rentabilité prévisionnel ; le représenter graphiquement (relation
M/CV= CF)
En cours d’année, l’entité NDJANKEU décide de modifier sa structure de façon à
obtenir un rythme de production plus élevé à partir du 1/07/2017 conduisant à un chiffre
d’affaires de 12 000 000 F pour la même année. Le Tm/cv est inchangé mais les charges
fixes vont augmenter à partir du 1/07/2017 de 1 500 000 F (en raison de l’amortissement
du nouveau matériel calculé au prorata temporis).
2- Calculer le nouveau seuil de rentabilité
3- Faire apparaître sur le même graphique les deux seuils de rentabilité (avec date)
(relation M/CV = CF)
1- Calculons
a) Le seuil de rentabilité avant modification de la structure ainsi que sa date
CF 500 000
SRv = ⇒ SR v = =2 000 000
tm/cv 0 , 25
SR
date= ×12
CA
2 000 000
date= ×12=9 , 6=18 ocotobre
2 500 000
CF 400 000
SRv = ⇒ SR v = =1 600 000
tm/cv 0 , 25
SR
date= ×12
CA
1 600 000
date= × 12=7 , 68=21 Août
2 500 000
2- Faire apparaître sur le même graphique les deux seuils de rentabilité (avec date)
CSV
rrs=
stock moyen(SM )
SI + SF
et SM =
2
ou
360 ou12 SM
vrs= = ×360 ou 12
rrs CSV
Exercice :
J F M A M J J A S O N D
380 400 420 500 550 670 0 620 625 700 655 545
TRAVAUX DIRIGES
Exercice 1 :
La SARL JUIMO MONTHE ANNICK est une filiale de la société BRELLE qui tient
une comptabilité analytique de gestion relative à la commercialisation des pièces détachées de
voitures. A la suite d’une forte inondation, une partie des documents a été complètement
détruite par les eaux. Le chef comptable dispose cependant en annexe 1, du graphique qui a
permis de déterminer le seuil de rentabilité de la société pour l’exercice 2014.
Résultat = M/CV - CF
201 000
CA
0 2 242 500
-179 400
P a g e | 15
M/CV
2 000
000
1 000
Travail à faire :
1- Etablir le compte de résultat différentiel, les charges étant classées en charges fixes et
charges variables (faire apparaître les achats et les stocks)
2- Calculer le chiffre d’affaires permettant d’avoir un résultat de 1 500 000 F.
Exercice 3 :
L’analyse des charges de la société OLAMA se fait suivant la variabilité. On vous
communique à cet effet le graphique en annexe 1 qui a permis de calculer quelques indices de
gestion
Y2= x
D’autre part on vous communique les renseignements suivants relatifs à l’exercice 2013 :
- Les frais variables d’achat 562 500
- La date du SR est atteinte après 6,857142857 mois
- Le taux de rotation de stock est de 4
- Les frais variables autres que les achats et les frais sur achats sont de 984 375
- Le stock final est supérieur de 140 625 au stock initial
- Les RRR accordés sont de 43 750
Travail à faire :
1- Reconstituer le tableau d’exploitation différentiel en faisant apparaître le chiffre
d’affaires, les achats, les frais d’achats, le stock initial, le stock final, …).
2- Déterminer le seuil de rentabilité, la date du SR, l’indice de sécurité et interpréter.
3- En appelant x les quantités produites et vendues et y le résultat, donner en fonction de
x et sous forme mathématique la loi y = 0.
4- Calculer le chiffre d’affaires qui permet d’obtenir un résultat égal au ¾ des charges
P a g e | 17
Chiffre
500 000 d’affaires
SR
Le total des charges variables de vente et des charges fixes s’élèvent à 560 000 Frs ;
La marge brute (ou marge sur coût d’achat variable) représente 30% du chiffre
d’affaires.
Travail à Faire
Travail à Faire :
L’entreprise prévoit pour l’année 2010 une baisse des charges fixes nettes de 300 000
Frs. Le taux de marge sur coût variable restant inchangé.
LEÇON 6 :
SEUIL DE RENTABILITE ET ELASTICITE : POLITIQUE DE PRIX OPTIMALE
Dans le cadre du modèle « coût-volume-profit », le décideur peut vouloir intégrer à ses
choix de gestion des contraintes externes comme la réaction du marché en termes de quantités
à une modification du niveau des prix décidée par l’entreprise. La notion d’élasticité répond à
ces préoccupations.
A- La notion d’élasticité
L’élasticité se définit comme le rapport des variations relatives de deux variables
économiques. Elle traduit l’impact de la variation de la variable du dénominateur sur la
variation du numérateur.
Exemples :
ΔD
D
a) Élasticité de la demande/prixe D /P= exprime l’impact d’une variation des prix
ΔP
P
sur la variation de la demande.
ΔD
D
b) Elasticité de la demande/publicité e D /P= exprime l’impact d’une variation
ΔPub
Pub
d’un budget de publicité sur la variation de la demande
La valeur de l’élasticité peut être positive ou négative selon les sens relatifs de variation des
deux variables ; elle s’exprime par un nombre et un signe.
Une élasticité e D/P de + 0,5, signifie que si les prix augmentent de 10 %, la demande
augmentera (élasticité positive donc variation dans le même sens) de :
(10 %) × (+ 0,5) = + 5 %.
Cette situation est le fait de produit de luxe où un prix élevé est synonyme de qualité (effet de
Snobisme).
Par contre, une élasticité de même nature de – 1,2, signifie qu’une augmentation des prix de
10 % provoquera une baisse de (+ 10 %) × (– 1,2) = – 12 % de la demande. C’est le cas de la
majorité des produits de grande consommation où, pour une entreprise de taille moyenne,
P a g e | 20
augmenter ses prix signifie diminuer ses ventes. À l’inverse, une baisse des prix permet un
accroissement des quantités vendues.
B- Elasticité prix de la demande
L’élasticité de la demande par rapport au prix permet de mesurer l’impact des variations
de prix sur la demande et de déterminer le prix optimal.
Elle exprime le pourcentage de variation de la demande obtenue par une variation en
ΔD
D
pourcentage du prix.e D /P=
ΔP
P
Pour un bien « normal », si le prix augmente (diminue), la demande diminue (augmente) et
l’élasticité < 0. (e D/P = -1,8 signifie que si le prix augmente de 10 %, la demande baisse de :
10 % ×−1 , 8=−18 %)
Application :
Le compte d’exploitation différentiel annuel de la société OMEGA est le suivant :
Eléments Quantités PU Montants
Chiffre d’affaires 20 000 50 1 000 000
Charges variables 20 000 30 -600 000
Marge sur coût variables 400 000
Charges fixes -300 000
Résultat 100 000
D
ΔD=(eD /P × ) ΔP
P
Solution :
1-Recherche de l’optimum
Recherche de la relation entre ΔD et ΔP
ΔD
D ΔD P ΔD P
eD /P= = × = ×
ΔP D ΔP ΔP D
P
Dans cette relation : e D/P = – 1,8 ; P = 50 F ; D = 20 000 produits, d’où il vient :
20 000
ΔD=(−1 , 8× ) ΔP et donc ΔD = – 720 ΔP
50
P a g e | 22
Il est, ici, équivalent de chercher à maximiser la fonction « Marge sur coût variable » ou
la fonction« Résultat » car elles ne différent que d’un facteur constant (les charges fixes) qui
est éliminé au moment de la dérivation puisque la dérivée d’une constante est nulle.
2
¿ 1 000000+20 000 ΔP−36 000 ΔP−720 ΔP
2
¿−720 ΔP −16 000 ΔP+1 000 000
Pour un prix majoré de 3,89 F, soit 53,89F, le résultat sera maximum. En conséquence, la
demande s’établira à 20 000 + (– 720 × 3,89) = 17 200. Le tableau différentiel se présente
ainsi :
Eléments Quantités Prix unitaire Montant %
Chiffre d’affaires 17 200 53,89 926 908 100
Charges variables 17 200 30 -516 000
Marges sur coûts variables 17 200 23,89 410 908 44,33
Charges fixes -300 000
Résultat d’exploitation 110 908 26,99
Le résultat augmente de 10,908 % (110 908F contre 100 000 F précédemment).
ΔR
R R −R 1
variation= = 2
R R1
2-La zone d’acceptabilité
C’est la fourchette dans laquelle le résultat est positif. Pour la déterminer, il suffit
d’écrire l’équation (la fonction) du résultat et de l’étudier en suivant toutes les étapes d’étude
d’une fonction usuelle.
- Domaine de définition ;
- Recherche des limites ;
- Calcul de la dérivé qu’il faut résoudre = à zéro ;
- Etude du signe de la dérivée et du sens de variation de fonction ;
- Recherche des points d’intersection de la courbe avec les axes : l’axe des ordonnées
avec pour point A (0 ; f(0)) ; l’axe des abscisses avec pour point B (f(x) = 0 ; 0).
R ( Δp )=(−720 ΔP2 +5 600 ΔP+ 400 000 ) −300 000
2
f ( Δp ) =−720 ΔP +5 600 ΔP +100 000
Domaine de définition : df =R
Limites
2
lim f ( Δp )= lim −720 ΔP
Δp→−∞ Δp→−∞
2 '
f ' ( Δp )=(−720 ΔP +5 600 ΔP+100 000) ' f ( ΔP)=−1 440 ΔP+5 600
'
f ( ΔP )=0 →−1 440 ΔP+5 600=0
D’où ΔP=3 , 89 F
−∞−∞
Le point d’intersection de la courbe avec l’axe des abscisses se détermine à partir des
racines du trinôme du second degré obtenu en exprimant le résultat en fonction des variations
relatives du prix.
R ( Δp )=(−720 ΔP2 +5 600 ΔP+ 400 000 ) −300 000
2
¿−720 ΔP +5 600 ΔP +100 000
2
Δ=b −4 ac
Or Δ=(5 600)2 −4 × (−720 ) ×100 000=319 360 000 d’où : √ ∆=17 870 , 64632
−5 600−17 870,64632
∆ P 1= =16 ,29
2 ×(−720)
−5 600+17 870,64632
∆ P 2= =−8 ,52
2 ×(−720)
P a g e | 25
Les deux résultats obtenus indiquent la fourchette dans laquelle le prix peut se situer, pour
rester bénéficiaire, à savoir :
R
P a g e | 26
LEÇON 7 :
LE SEUIL DE RENTABILITE PROBABILISE
L’avenir incertain se caractérise par un environnement dont il est possible de lister de
façon exhaustive les différents états possibles et de leur affecter une probabilité d’apparition.
Cette situation théorique traduit l’incertitude du décideur quant au niveau auquel se
situera la demande de l’entreprise. Dans cette perspective, il ne faut plus déterminer le
montant exact du C.A.C mais la probabilité que ce seuil soit atteint ou dépassé.
Nous nous contenterons ici d’envisager le cas d’une demande suivant une loi de
probabilité de Laplace-gauss dite loi normale.
Le risque d’exploitation est lié à la probabilité de ne pas atteindre le chiffre d’affaires
correspondant au seuil de rentabilité. Si la probabilité d’atteindre le seuil est très faible,
l’investissement ne doit pas se faire. Le levier opérationnel montre la sensibilité du résultat
d’exploitation à une baisse du CA. La probabilité d’atteindre le seuil de rentabilité est fondée
sur l’hypothèse que le chiffre d’affaires est une variable aléatoire qui suit une loi normale. La
dispersion du résultat d’exploitation sera mesurée par son écart type.
Remarque : Le risque d’exploitation en avenir aléatoire
Lorsque l’entreprise peut définir la loi de la demande, il lui est possible de calculer la
probabilité d’atteindre le seuil, ce qui exprime ses chances d’être rentable.
Quelques rappels sur la loi de Laplace-Gauss ou loi normale
Définition
Une variable aléatoire réelle X, prenant ses valeurs dans R, suit une loi de Laplace-
Gauss ou loi normale, de paramètres m (moyenne) et σ (écart type), si sa densité de
probabilité est donnée par :
P a g e | 28
2
−(x−m)
1 2
f ( x )=P ( X =x )= e 2σ
σ √2 π
E ( X +Y )=E ( X ) + E (Y )
E ( aX + b )=a . E ( X )+ b
E ( aX )=a . E ( X )
E ( aX + b )=a . E ( X )+ b
E ( a )=a
Propriétés de la variance
2
V ( aX )=a .V ( X )
V ( a ) =0
2
V ( aX +b )=a . V ( X ) +0
V ( X +Y ) =V ( X ) +V (Y ) si X et Y sont indépendants.
¿ π ( t )−1+ π ( t)¿
¿ 2 π ( t )−1
Si X suit une loi N (m1 ;σ 1) et si Y suit une loi N (m2 ;σ 2), avec X et Y indépendantes, alors :
( a−3
)
- Pr ( X <a )=Pr ( 2 T +3< a ) =Pr T < 2 =0 ,75
( a−3
)
- Pr ( X >b )=Pr ( 2 T +3> b )=Pr T > 2 =0 , 85
NB : Il n’y a pas de distinction entre inégalité stricte et inégalité large dans le cas d’une loi
continue.
P a g e | 31
Application 1:
Supposons que la demande, exprimée en quantités, de l’entreprise FOTSO suive une loi
normale de moyenne 6 000 et d’écart type 1 000.
Les conditions d’exploitations sont les suivantes :
- prix de vente : 20 F par unité,
- charges variables unitaires : 15 F,
- charges fixes globales : 26 000 F
Travail à faire : calculer la probabilité d’atteindre le seuil de rentabilité en quantités :
- Résolution par les quantités ;
- Résolution par le résultat.
Application 2 :
Les quantités vendues suivent une loi normale de paramètres m = 10 000 et σ = 1 000.
Nous avons déterminé le seuil de rentabilité qui est de 8 190 unités.
Quelle est la probabilité que l’exploitation soit rentable ?
P(D> 8190)=1 – P (D<8 190)=1 – π ((8 190 – 10 000)/1000)=π (1, 81)=0,9649