Cours Complet Commande de
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CHAPITRE I
Commande des machines à courant continu Page 4
CHAPITRE II
Commande des machines synchrones Page 30
Ces variations peuvent être considérées comme des perturbations, qui peuvent engendrer une
modification, plus ou moins importante, de la vitesse de rotation de l’arbre par rapport à la
valeur souhaitée (valeur de référence ou consigne imposée).
Ainsi donc, un variateur de vitesse inclut-il le plus souvent un ou plusieurs convertisseurs de
puissance auxquels est associé un dispositif de commande et de régulation.
Les systèmes et structures de régulation sont mis en œuvre pour satisfaire des exigences dictées
par les critères qui suivent :
• Régulation / asservissement de la vitesse de l’arbre de la machine de manière à ce que
celle-ci impose à la charge qu’elle entraîne la vitesse, et/ou la position et/ou le couple
désiré.
Pour synthétiser les correcteurs nécessaires à la mise en œuvre d’une régulation de vitesse
répondant à ces exigences, il faut tout d’abord modéliser l’association convertisseur(s)
statique(s) – machine à courant continu. Plusieurs modèles existent pour la conception,
l’analyse, l’optimisation, ou encore pour le diagnostic de ces associations ; mais il faut cibler
ceux qui s’adaptent aux objectifs et exigences de la commande, surtout que cette association
inclut des systèmes de différentes natures de point de vue technologie, principe de
fonctionnement, type de signaux mis en œuvre et besoin en signaux de contrôle/commande.
R
Rex Lex ex i
iex L U
𝐶𝑟 (𝑡)
Uex
i
e
Figure 1. Circuit électrique modélisant l’inducteur et l’induit de la machine à courant continu en mode
d’excitation séparée.
• Grandeurs de sortie :
➢ 𝛺(𝑡) : la vitesse de rotation de l’arbre de la machine, en réponse à la sollicitation
en tension,
➢ 𝐶é𝑚 (𝑡) : le couple électromagnétique développé par la machine dans l’entrefer en
réponse à la sollicitation en couple de charge.
Si le flux 𝜙est maintenu constant, le modèle dynamique complet de la machine est régi par
les équations (1) à (5).
𝑑𝑖
𝑢(𝑡) = 𝑅. 𝑖(𝑡) + 𝐿. + 𝑒(𝑡) (1)
𝑑𝑡
Note 1 :
Note 2 :
L’inductance L peut englober d’autres inductances présentes dans l’association avec le
convertisseur, entre autres celles utilisées pour le lissage du courant.
Note 3 :
L résistance doit prendre également en considération d’autres résistances caractérisant
l’association de la machine avec le convertisseur (semi-conducteurs, résistances internes, etc.).
Note 4 :
Il est important de tenir compte de l’effet de la température, de la saturation magnétique ou
d’autres effets inhérents à l’application sur l’évolution des paramètres.
Note 5 :
De point de vue temps de réponse et stabilité (aspect dynamique), le couple de charge, qui est
la somme de tous les couples résistants s’appliquant sur l’arbre de la machine, peut être pris
comme une (des) perturbation(s).
Figure 2. Schéma bloc du modèle complet dynamique d’une machine à courant continu.
En adoptant l’hypothèse avancée sur le couple de charge que l’on considère comme une
perturbation externe, la fonction de transfert linéaire vitesse de rotation – tension d’alimentation
d’induit a pour expression celle donnée par (11).
𝐾
𝛺(𝑝) 𝐾2 +𝑅.𝑓𝑣
= 𝑅.𝐽+𝐿.𝑓 𝐽.𝐿
(11)
𝑈(𝑝) 1+( 2 𝑣 ).𝑝+(
).𝑝2
𝐾 +𝑅.𝑓𝑣 𝐾2 +𝑅.𝑓𝑣
On pose :
𝐾
𝐾𝑚 = 𝐾2 +𝑅.𝑓 : Gain statique,
𝑣
𝑅.𝑓
𝑣
µ = 𝐾2 +𝑅.𝑓 : coefficient, de valeur souvent très faible étant donné les ordres de
𝑣
grandeur des paramètres qui le définissent,
𝐿
𝜏𝑒 = 𝑅 : constante de temps électrique de la machine,
𝑅.𝐽
𝜏𝑒𝑚 = 𝐾2 +𝑅.𝑓 : constante de temps électromécanique de la machine, souvent confondue
𝑣
avec celle mécanique, et qui englobe, comme son nom l’indique, les
paramètres des parties électriques et mécaniques de la machine.
L’équation (12) peut alors traduire d’une deuxième façon la fonction linéaire étudiée selon (11).
𝛺(𝑝) 𝐾𝑚
= 1+(𝜏 2
(12)
𝑈(𝑝) 𝑒𝑚 +µ.𝜏𝑒 ).𝑝+(𝜏𝑒 .𝜏𝑒𝑚 ).𝑝
On peut par conséquent déterminer les pôles de la fonction de transfert (12). De par la nature
de la machine, on assiste le plus souvent à des pôles réels. En effet, ils caractérisent bien les
régimes dynamiques de celles-ci en réponse à des sollicitations en tension et en charge.
µ ≅ 0,
𝑅. 𝐽
𝜏𝑒𝑚 ≅ .
𝐾2
Ainsi, si la machine est alimentée en tension, et si le courant d’induit n’est pas contrôlé par une
boucle dédiée, la fonction de transfert linéaire relative à la machine, régissant la relation vitesse
de rotation – tension d’alimentation d’induit peut être approximée par (13).
𝛺(𝑝) 1 1
= 𝐾 . (1+𝜏 (13)
𝑈(𝑝) 𝑒 .𝑝).(1+𝜏𝑒𝑚 .𝑝)
Cette fonction de transfert, ainsi décrite, ne rend compte que des variations de vitesse dues aux
variations de la tension d’alimentation. Elle ne rend pas compte, en effet, des variations
conséquentes du courant d’induit.
Cette fonction de transfert sera exploitée pour la commande de moteurs de très petites
puissantes, où un contrôle du courant d’induit n’est pas nécessaire du fait des faibles valeurs de
leurs constantes de temps électriques, en l’occurrence 𝜏𝑒 .
En revanche, il est nécessaire d’imposer une limitation au courant d’induit pour des moteurs de
plus grandes puissances. C’est ce qui exige l’introduction d’une boucle de régulation de courant
d’induit en plus de celle dédiée à la vitesse de rotation. Ceci fait l’objet de la sous-section
suivante.
De cette expression, on peut déduire que la machine à courant continu admet une réponse aux
sollicitations en tension d’autant plus rapide que sa constante de temps électromécanique est
faible. Ceci mène à conclure qu’il s’agit de machines à faibles inerties et à coefficients𝐾 élevés,
donc à flux d’induction de niveau important. En revanche, l’alimentation directe en tension sans
limitation en courant n’est réalisable que pour les moteurs à courant continu de très petites
puissances et à faibles courants d’induit. Pour ces moteurs, l’appel de courant occasionné lors
des régimes transitoires gardent des niveaux acceptables sans pour autant présenter de risque
pour le moteur et ses équipements et ce, du fait des valeurs relativement élevées des résistances
d’induit de ces moteurs. Par opposition, pour les moteurs de plus grandes puissances, les
variations de la tension d’alimentation provoquent des pointes dangereuses de courant d’induit,
de par les faibles valeurs des résistances d’induit, ce qui mène impérativement à limiter le
courant à une valeur maximale tolérée. Ceci doit être pris en compte et assuré dans les boucles
de régulation en courant de façon algorithmique et numérique. Ceci est rendu aisé en imposant
des saturations aux consignes de courant. Les valeurs limites ne seront ainsi jamais dépassées,
y compris en cas de survenue de court-circuit, voire de blocage mécanique de l’arbre ou d’autres
pièces mécaniques ayant trait à la rotation.
𝐽
Dans (17), 𝜏𝑚 désigne la constante de temps mécanique de la machine, définie par 𝜏𝑚 = 𝑓 .
𝑣
Cette constante de temps, de par sa définition, dépend, généralement, de façon accrue des
paramètres de la charge tant de point de vue inertie que de point de vue couple résistant.
En adoptant les mêmes hypothèses ayant conduit à une écriture plus simplifiée de la fonction
de transfert linaire vitesse de rotation – tension d’alimentation de l’induit, (17) peut être
réexprimée par (18).
𝐼(𝑝) 𝑓 1+𝜏𝑚 .𝑝
= 𝐾𝑣2 . (1+𝜏 (18)
𝑈(𝑝) 𝑒 .𝑝).(1+𝜏𝑒𝑚 .𝑝)
Figure 4. Schéma bloc simplifié en vue de déterminer la fonction de transfert courant d’induit – tension
d’alimentation d’induit.
Ainsi, la fonction de transfert linéaire courant d’induit – tension d’alimentation d’induit est
exprimée finalement par (19).
𝐼(𝑝) 1 1
= 𝑅 . 1+𝜏 (19)
𝑈(𝑝) 𝑒 .𝑝
R
H
Ue L
D
Figure 5. Schéma de principe d’une association hacheur série – machine à courant continu.
T1 D1 T3 D3
E
L
i(t)
Ue
u(t)
T2 D2 T4 D4
Figure 6. Schéma de principe d’une association hacheur 4 quadrants – machine à courant continu.
L’annexe 1 donne un rappel du principe de fonctionnement de ces hacheurs ainsi que des
quadrants dans lesquels ils opèrent selon le mode de commande et de fonctionnement.
Hypothèse:
Si la fréquence de la commande, notée 𝐹é𝑐ℎ , est suffisamment grande par rapport à la bande
passante du régulateur du courant de l’induit, notée BPPI(i), alors on peut supposer que le
courant à la sortie du convertisseur alimentant la machine à courant continu admet une
valeur moyenne qui:
• varie sous l’effet de la commande (changement de consigne, etc.).
• évolue peu entre deux commutations successives du convertisseur.
Cette hypothèse est d’autant plus vraie et légitime lorsque le courant d’induit est lissé et peu
ondulé et ce, grâce au filtrage inductif mis en œuvre dans certaines applications qui exigent un
taux d’ondulation du courant faible.
L’emploi du « modèle moyen continu équivalent » consiste à représenter le convertisseur
alimentant l’induit de la machine à courant continu en conduction continue (c’est-à-dire en
cas de non annulation du courant de l’induit), par une fonction de transfert, notée 𝐹𝑇𝑐𝑜𝑛𝑣 (𝑝),
admettant un gain et un retard de la forme donnée par (20).
𝐺
𝐹𝑇𝑐𝑜𝑛𝑣 (𝑝) = 1+𝜏𝑝 (20)
Hypothèse
On peut considérer, et compte tenu de la constante de temps de l’induit de la machine à courant
continu, que le retard moyen (ou constante de temps moyenne) noté 𝑇𝑠 entre l’application de
la référence de tension/du taux de modulation au hacheur et la génération de la tension
de sortie peut être pris égal à la valeur donné par (23)
𝑇é𝑐ℎ
𝑇𝑠 = (23)
2
On peut alors exprimer la fonction de Transfert du modèle moyen continu équivalent du hacheur
par (24).
𝐺
𝐹𝑇𝑐𝑜𝑛𝑣 (𝑝) = 𝐺0 . 𝑒 −𝑇𝑠 .𝑝 ≈ 1+𝑇0 𝑝 (24)
𝑠
où
- 𝐺0 : Gain statique du hacheur,
- 𝑇𝑠 : la constante de temps équivalente du hacheur.
Les fonctions de transfert ainsi harmonisées dans le domaine continu, relatives à la machine
à courant continu et au convertisseur qui lui associé, vont être exploitées pour la synthèse des
régulateurs des différentes variables objet de la commande de la machine.
Hypothèse
Le flux de la machine à courant continu est contrôlé et supposé maintenu constant (machine à
aimants permanents ou à excitation maintenue constante).
La régulation linéaire à boucles multiples montées en cascade, ou imbriquées, répond bien
aux besoins de la variation de vitesse des machines en général.
Elle se base sur le principe d’une régulation individuelle pour chaque variable à réguler. C’est
le principe le plus utilisé en pratique. Cela revient à sa souplesse d’adaptation.
Note 6 :
On utilise autant de boucles de régulation que de variables à réguler ; les boucles se
succèderont toujours de la variable la plus rapide vers celle la plus lente en progressant de
l’intérieur de la cascade vers son extérieur.
Peuvent être considérées comme variables supplémentaires à réguler de la machine : la position,
l’accélération, la température, etc.
Exemples:
- Si on désire réaliser un asservissement de position, on ajoute une boucle externe à la
boucle de vitesse.
- Si on désire réaliser un contrôle de l’accélération, on ajoute une boucle interne à la
boucle de vitesse.
La mise en œuvre d’une régulation en cascade est assez aisée du moment que les
caractéristiques statiques et dynamiques de transferts électriques, électromagnétiques et
mécaniques sont indépendants les uns des autres (c’est généralement le cas pour toutes les
machines).
L’imbrication des boucles représente ainsi la commande totale et sécurisée de la machine du
fait de la limitation des consignes de référence qui sont dans ce cas les grandeurs de commande
sorties des boucles externes précédentes.
La figure 7 donne le schéma de principe d’une régulation cascade courant d’induit – vitesse de
rotation de la machine à courant continu à flux constant.
Dans ce schéma, 𝐼𝑟é𝑓_𝑙 désigne le courant de référence limité à la sortie du bloc hystérésis utilisé
pour la saturation de la consigne calculée grâce au régulateur PI de la vitesse de rotation (boucle
externe).
avec:
- 𝐾𝑝𝐼 gain proportionnel du régulateur de courant de l’induit,
- 𝐾𝑖𝐼 gain intégral du régulateur de courant de l’induit.
On pose 𝐾𝑐𝐼 gain du capteur de courant de l’induit (on considère que les capteurs de courant
admettent des temps de réponse très rapides et ne présentent quasiment pas de retard de
réponse).
La figure 8 donne des exemples de capteurs de courant à effet Hall exploités pour être intégrés
dans les cartes dédiées à la commande de machines à courant continu.
Figure 8. Exemples de capteurs de courant à effet Hall pour la mesure du courant d’induit.
𝐾𝑝𝐼 . 𝐾𝑖𝐼 . 𝑝 + 1 𝐺0 1 1
𝐻𝐵𝑂−𝐼 (𝑝) = . .𝐾
𝐾𝑖𝐼 . 𝑝 1 + 𝑇𝑠 𝑝 𝑅 1 + 𝜏𝑒 𝑝 𝑐𝐼
Il est bien à noter que le retour dans ce schéma bloc est unitaire.
𝟏
En effet, le deuxième pôle de la fonction 𝒑𝟐 = − 𝑻 est un pôle équivalent donc fictif,
𝒔
représentant une approximation de l’échantillonnage de la commande ; il ne peut être donc
candidat à une compensation car il n’est pas un vrai pôle.
Mise en œuvre
La fonction de transfert du système à réguler en boucle ouverte, notée 𝐻𝐵𝑂𝐼 (𝑝), est alors donnée
par (26).
𝐺 1 1
𝐻𝐵𝑂𝐼 (𝑝) = 1+𝑇0 𝑝 . 𝑅 . 1+𝜏 𝑝 . 𝐾𝑐𝐼 (26)
𝑠 𝑒
Dans le cas d’un retour unitaire, la fonction de transfert du système à réguler en boucle fermée,
notée 𝐻𝐵𝐹𝐼 (𝑝), est alors donnée par (28).
1 𝐺 1
𝐻𝐵𝑂𝐼 (𝑝) . 0 . .𝐾𝑐𝐼
𝐾𝑖𝐼 .𝑝 1+𝑇𝑠 𝑝 𝑅
𝐻𝐵𝐹𝐼 (𝑝) = 1+𝐻 = 1 𝐺 1 (28)
𝐵𝑂𝐼 (𝑝) . 0 . .𝐾𝑐𝐼 +1
𝐾𝑖𝐼 .𝑝 1+𝑇𝑠 𝑝 𝑅
1
On pose𝐾 ′ = 𝐺0 . 𝑅 . 𝐾𝑐𝐼 le gain statique de cette fonction de transfert.
Il vient alors que 𝐻𝐵𝐹𝐼 (𝑝) est exprimée définitivement par (30).
1
𝐻𝐵𝐹𝐼 (𝑝) = 𝐾𝑖 𝐾𝑖 .𝑇 (30)
1+ ′𝐼 𝑝+ 𝐼 ′ 𝑠 𝑝2
𝐾 𝐾
C’est un système de second ordre pour lequel le gain proportionnel intégral du régulateur est à
synthétiser en respectant les règles de base qui garantissent la stabilité et qui considèrent
pour cela des marges de gain et de phase suffisantes pour répondre aux performances
désirées pour la boucle fermée en termes de rapidité et de précision.
On détermine alors le gain proportionnel intégral du régulateur de courant en exploitant la
méthode de Bode avec pour objectif l’optimisation du choix de la marge de phase.
avec:
𝐺I : Gain statique de la boucle de régulation de courant équivalente,
𝑇I : Constante de temps de la boucle de régulation de courant équivalente.
Ceci est d’autant plus vrai que la boucle de courant est plus rapide (de l’ordre de 3 fois plus)
que celle de la vitesse.
En effet, la boucle de régulation du courant d’induit peut être équivalente au processus décrit
par la figure 10.
Figure 11. Schéma bloc du modèle complet dynamique d’une machine à courant continu en vue de
déterminer la fonction de transfert courant d’induit – tension d’alimentation d’induit.
Mise en œuvre
La fonction de transfert du système à réguler en boucle ouverte (retour unitaire), notée 𝐻𝐵𝑂𝛺 (𝑝),
est alors donnée par (33).
𝐺 K 1
𝐻𝐵𝑂𝛺 (𝑝) = 1+𝑇I 𝑝 . 𝑓 . 1+𝜏 . 𝐾𝑐𝛺 (33)
𝐼 𝑣 𝑚𝑝
𝟏
Pour cette fonction de transfert, le pôle dominant (physique, réel) est 𝒑𝟑 = − 𝝉 .
𝒎
𝟏
Il est important de remarquer que le deuxième pôle de la fonction 𝒑𝟒 = − 𝑻 est un pôle
𝑰
équivalent donc fictif, représentant une approximation de la boucle fermée de régulation du
courant ; il ne peut être donc candidat à une compensation car il n’est pas un vrai pôle.
K
On pose𝐾′′ = 𝐺I . 𝑓 . 𝐾𝑐𝛺 le gain statique de la fonction de transfert 𝐻𝐵𝑂𝛺 (𝑝)exprimée par (34).
𝑣
Dans le cas d’un retour unitaire, la fonction de transfert du système à réguler en boucle fermée,
notée 𝐻𝐵𝐹𝛺 (𝑝), est alors donnée par (35).
1
𝐻𝐵𝐹𝛺 (𝑝) = 𝐾𝑖 𝐾𝑖 .𝑇 (35)
1+ 𝛺′ 𝑝+ 𝛺 ′ 𝐼𝑝2
𝐾′ 𝐾′
C’est un système de second ordre pour lequel le gain proportionnel intégral du régulateur est à
synthétiser en respectant les règles de base qui garantissent la stabilité et qui considèrent
pour cela des marges de gain et de phase suffisantes pour répondre aux performances
désirées pour la boucle fermée en termes de rapidité et de précision.
On détermine alors le gain proportionnel intégral du régulateur de vitesse en exploitant la
méthode de Bode avec pour objectif l’optimisation du choix de la marge de phase.
Une fois 𝐾𝑖𝛺 synthétisé, 𝐾𝑝𝛺 se déduit par (36).
𝜏𝑚
𝐾𝑝𝛺 = (36)
𝐾𝑖𝛺
C’est un système de second ordre avec un intégrateur pur ; et que l’on régule avec un régulateur
PI dont la fonction de transfert est donnée par (39).
1+𝜏𝑖 𝑝
𝐻𝑃𝐼 (𝑝) = 𝐾𝑝 (39)
𝜏𝑖 𝑝
La fonction de transfert en boucle ouverte du système à réguler, 𝐻𝐵𝑂 (p), s’écrit sous la forme
donnée par (40).
𝑖 1+𝜏 𝑝
𝐻𝐵𝑂 (𝑝) = 𝐻𝑆 (𝑝). 𝐻𝑃𝐼 (𝑝) = 𝐾𝑝 𝐿.𝜏 .𝑝2.(1+𝜏𝑝) (40)
𝑖
Mise en œuvre
Le régulateur se synthétise selon la démarche décrite ci-après.
On choisit d’abord𝜏𝑖 dans un rapport 𝑎 > 1 par rapport à τ tel qu’exprimé par (41).
𝜏𝑖 = 𝑎. 𝜏 (41)
La fonction de transfert obtenue en boucle ouverte du système à réguler, 𝐻𝐵𝑂 (p), peut alors
être remplacée par (42).
𝐾𝑝 .(1+𝑎.𝜏𝑝)
𝐻𝐵𝑂 (𝑝) = 𝐿.𝑎.𝜏.𝑝2.(1+𝜏𝑝) (42)
La phase de cette fonction de transfert atteint son maximum pour la pulsation 𝜔 selon (45).
1
𝜔= (45)
√𝑎.𝜏
Le gain est réglé donc de manière à ce que la marge de phase corresponde à la phase maximale,
soit à un gain unitaire.
Il vient alors un gain proportionnel 𝐾𝑝 exprimé selon (48).
𝐿
𝐾𝑝 = (48)
√𝑎.𝜏
La constante 𝑎 est choisie telle que l’on assure une marge de phase ∆𝜑 égale à la valeur donnée
par (49).
𝜋
∆𝜑 = 𝜑 + 𝜋 = − 2 + 2. 𝐴𝑡𝑔(√𝑎) (49)
Hypothèse:
Comme 𝑇𝑠 <<τe, alors on identifie la fonction de transfert de la boucle de courant d’induit à
celle donnée par (51) et la fonction de transfert du régulateur PI à celle exprimée par (52).
La fonction de transfert du système à réguler en boucle ouverte, notée 𝐻′𝐵𝑂 (𝑝), est alors donnée
par (53).
𝐺0 .𝐾𝑐𝐼
𝐾𝑝𝐼 .𝐾𝑖𝐼 .𝑝+1 𝑅 1
𝐻′𝐵𝑂 (𝑝) = . (53)
𝐾𝑖𝐼 .𝑝 1+𝑇𝑠 𝑝 𝜏𝑒 𝑝
𝐺0 .𝐾𝑐𝐼
On pose pour cela 𝐾𝐼 = =cste.
𝑅
Dans (54), le dénominateur 𝐷 est un polynôme en 𝜔 d’ordre 6 dont l’équation qui le représente
obéit à (55).
𝜏𝑒 .𝐾𝑖𝐼 𝜏𝑒 .𝐾𝑖𝐼 𝜏𝑒 .𝐾𝑖𝐼 𝜏𝑒 𝐾𝑝𝐼 .𝐾𝑖𝐼 𝑇𝑠
𝐷 = 1 + 𝜔2 [(𝐾𝑝𝐼 . 𝐾𝑖𝐼 )2 − 2 ] + 𝜔4 [ − 2𝐾𝑝𝐼 . 𝐾𝑖𝐼 𝑇𝑠 ] + 𝜔6 [ ] (55)
𝐾𝐼 𝐾𝐼 𝐾𝐼 𝐾𝐼
Note 7 :
Cette méthode ne compense pas le pôle dominant, mais elle remplace la compensation exacte
par un terme de type « avance de phase ». Au voisinage de la pulsation de coupure, on assimile
le pôle dominant à un intégrateur pur.
L’idée est d’approximer la fonction de transfert 𝐻′𝐵𝐹 (𝑗𝜔) avec une fonction de Butterworth de
la forme donnée par (56).
1
|𝐻𝐵𝐹 (𝑗𝜔)|2 = (56)
1+𝜀 2 (−1)𝑛 𝜔 2𝑛
𝐾𝑝𝐼 . 𝐾𝑖𝐼 = 4. 𝑇𝑠
{ 𝑒𝑡 (57)
𝑇2
𝐾𝑖𝐼 = 8 𝐾𝐼 𝜏𝑠
𝑒
𝐾𝑝𝐼 .𝐾𝑖𝐼
Le rapport « = 4 » est habituellement considéré comme un optimum.
𝑇𝑠
Le réglage doit être effectué de sorte que le système ne soit pas très rapide (car une accentuation
de la rapidité risque de provoquer des oscillations), et qu’il soit mieux amorti.
En effet, cette méthode permet de régler la marge de phase de la boucle objet de la régulation
grâce à l’écart entre la constante de temps du régulateur PI et le second pôle de la boucle de
1 1
transfert en boucle ouverte, c’est-à-dire entre 𝐾𝑖 et 𝑇 .
𝐼 𝑠
• d'une partie fixe, appelée stator, qui est identique à celle d'un moteur asynchrone. Le
stator est constitué de tôles magnétiques généralement en ferrite contenant des encoches
2𝜋
dans lesquelles sont logés trois enroulements décalés de 120º (ou ).
3
• d'une partie mobile, appelée rotor, munie d'aimants permanents créant un flux
magnétique tournant important dans l'entrefer caractérisé par sa constance. La
disposition des aimants permanents est un des critères de caractérisation de ces
machines.
En effet les aimants permanents peuvent être montés en surface ou enterrés.
Un MSAP, comme son nom l'indique, est une machine électrique appartenant à la catégorie des
machines synchrones, qui elle-même regroupe une grande variété de structures. Toutes ces
machines ont en commun un principe fondamental immuable : C'est le synchronisme entre la
vitesse de rotation de l'arbre de sortie et celui du champ tournant statorique.
Lorsque le stator est alimenté dans un système triphasé équilibré, le stator produit un champ
tournant unique d’après le théorème de Ferraris.
Si la fréquence des tensions d’alimentation du stator est 𝑓𝑠 , alors le champ tournant tourne dans
l’entrefer à la vitesse 𝛺𝑠 telle que 𝝎𝒔 = 𝟐𝝅𝒇𝒔 = 𝒑. 𝜴𝒔 où 𝑝 est le nombre de paires de pôles
de la machine (1 paire de pôles c’est équivalent à 2 pôles N et S).
Les aimants permanents du MSAP sont fixés, de façon rigide, par rapport à l'axe de
rotation pour créer un flux rotorique constant. Ce flux rotorique a généralement une amplitude
constante. Lorsqu'ils sont excités par ce flux, les enroulements statoriques créent à leur tour un
champ électromagnétique tournant.
Cette synchronisation n'est possible que si l'on connaît la position du rotor afin de générer le
champ statorique adéquat. C'est à cause de cela que la machine synchrone ne peut pas démarrer
directement lorsqu’elle est alimentée par une source de tension, et c'est là que réside toute la
complexité de la commande d'un tel type de machines.
La modélisation est une étape primordiale dans la synthèse de la commande des machines
électriques, et donc celles synchrones de façon particulière. Dans la suite sont présentées
différentes modélisations du MSAP dans les repères respectivement triphasés et diphasés. Cette
modélisation tient compte des hypothèses suivantes :
Note 1 :
Nous nous proposons de considérer dans ce travail uniquement le cas des machines à pôles
lisses.
Dans cette partie, nous nous intéressons à la mise en œuvre des équations du MSAP dans un
repère triphasé (grandeurs triphasées).
Le repère triphasé est celui composé par les 3 axes des phases a, b et c. C’est un repère fixe
dans l’espace.
La modélisation d’une machine synchrone passe par l'identification de trois types d’équations,
à savoir :
✓ Equations magnétiques.
✓ Equations électriques.
✓ Equations mécaniques.
Le moteur que nous allons étudier est un moteur synchrone à aimants permanents à pôles lisses,
et par conséquent le flux rotorique r demeure constant, et les expressions relatives aux tensions
et courants à écrire (magnétiques et électriques) sont des équations statoriques.
Or le moteur est à pôles lisses, et les enroulements du stator sont équilibrés, alors il en découle
que les inductances propres et mutuelles sont constantes et ne dépendent ni de la position ni du
temps comme présenté par les équations (2) et (3).
M ab = M ac = M bc = cste = M s (2)
La = Lb = Lc = cste = Ls (3)
La machine étant triphasée et équilibrée, la somme des courants des enroulements statoriques
obéit à la relation (5).
ia (t ) + ib (t ) + ic (t ) = 0 (5)
ra = r cos( p )
2
rb = r cos( p - ) (7)
3
2
rc = r cos( p + )
3
a = sa + ra
b = sb + rb (8)
c = sc + rc
La loi d'Ohm généralisée, donnée par (9), appliquée aux enroulements statoriques du MASP
donne le système triphasé de tensions (10).
𝑑𝜙𝑎
𝑣𝑎 = 𝑅𝑖𝑎 + (9)
𝑑𝑡
dsa dra
va = Ria + +
dt dt
d d
vb = Rib + sb + rb (10)
dt dt
dsc drc
vc = Ric + +
dt dt
Dans l’équation (11), [𝑖𝑠 ] et [𝜙𝑠 + 𝜙𝑟𝑠 ] sont respectivement le vecteur courant statorique et le
vecteur flux statorique. Ce dernier est composé par le flux créé par le stator lui-même (𝜙𝑠 ) et
par le flux induit par le rotor dans le stator (𝜙𝑠𝑟 ).
Les inductances propres à chaque enroulement sont constantes et ne varient pas en fonction du
temps ni en fonction de la position rotorique (et cela est dû à l’architecture du moteur ainsi
qu'aux hypothèses émises précédemment), la variation du flux est alors donnée par (12).
d s di
=L s (12)
dt dt
En revanche, le flux produit par le rotor dépend de , et donc implicitement du temps selon
(13).
dr dr d d
= = s r (13)
dt d dt d
Ce sont les f.é.m. dites aussi “de rotation”, qui résultent de la rotation du champ rotorique par
rapport aux enroulements statoriques, telles que données par (14).
da
ea = s = - s pr sin( p ) = -K e s sin( p )
d
d 2 2
eb = s b = - s pr sin( p - ) = -K e s sin( p - ) (14)
d 3 3
d 2 2
ec = s c = - s pr sin( p + ) = -K e s sin( p + )
d 3 3
La 2 ème loi de Newton (Relation Fondamentale de la Dynamique) donne l'équation (16) qui
régit le mouvement de rotation.
𝑑Ω
𝐽 𝑑𝑡s = 𝐶𝑚 − 𝐶𝑟 − 𝑓𝑣 . Ωs (16)
où J est l’inertie du rotor avec la charge associée ramenée à l’arbre moteur, Ωs est la pulsation
angulaire mécanique (de synchronisme) de rotation du rotor, C m est le couple moteur, Cr est
un couple résistant (charge et frottements secs) et f v est le coefficient de frottement visqueux
du rotor.
Le calcul du couple moteur peut se faire de plusieurs façons, et qui reviennent toutes à la même
formulation qui stipule que le couple électromagnétique est la dérivée du travail mécanique
(énergie) par rapport à l'angle de rotation, telle que donnée par (17).
dWm
Cm = (17)
d
Comme la puissance mécanique Pm est une grandeur conservative et comme elle s'exprime
selon (18),
dWm dWm d
Pm = = = C m s = ∑ ek ik (18)
dt d dt k = a ,b , c
Enfin, en remplaçant les f.é.m ek par leurs expressions respectives selon (14), le couple fourni
par le moteur est finalement décrit par (20).
2 2
Cm (t ) = −K e ia (t ) sin(t ) + ib (t ) sin(t - ) + ic (t ) sin(t + ) (20)
3 3
Il est à noter que cette relation est analogue à celle reliant le couple électromagnétique
développé par une machine à courant continu 𝐶é𝑚 à son courant d’induit 𝐼 lorsque le flux est
maintenu constant (𝐶é𝑚 = 𝐾. 𝐼 à flux constant). En effet, pour rappel, la puissance
électromagnétique 𝑃é𝑚 développée par une machine à courant continu s’écrit 𝑃é𝑚 = 𝐸. 𝐼 =
𝐶é𝑚 . 𝛺.
Figure 4. Représentation schématique d'un MSAP relativement aux repères triphasés et biphasés.
𝑋𝛼 1 -1/2 -1⁄2 𝑋𝑎
2
𝑋
[𝑋𝛼𝛽𝜊 ] = [ 𝛽 ] = 3 [ 0 √3⁄2 − √3⁄2] ⋅ [𝑋𝑏 ] (21)
𝑋𝜊 1⁄2 1⁄2 1⁄2 𝑋𝑐
2 √3 1
𝑋𝛽 = . . (𝑋𝑏 − 𝑋𝑐 ) = . (𝑋𝑏 − 𝑋𝑐 )
3 2 √3
Le choix de la matrice de passage de Clarke s'avère être le bon choix pour l’élaboration des lois
de commande puisque celles-ci traitent des courants, et la loi de commande vectorielle se base
elle aussi sur la régulation des courants dans le repère diphasé de Park (d , q) , comme il sera
présenté plus tard dans cette partie.
• Equations électromagnétiques
Les grandeurs diphasées des flux dans la transformation de Clarke (𝜙𝛼 , 𝜙𝛽 ) sont décrites par
(23).
d di
v = Ri + = Ri + L − p r s sin( p )
dt dt
(26)
d di
v = Ri + = Ri + L + p r s cos( p )
dt dt
La figure 5 schématise le champ magnétique tournant et le vecteur tension dans les deux repères
respectivement triphasé (a,b,c) et biphasé ( , ).
Figure 5. Représentation des vecteurs champ magnétique tournant et tension statoriques dans les repères
triphasé (a,b,c) et biphasé (α,β).
• Expression du couple
Dans le repère ( , ) , la puissance électrique active totale 𝑃é𝑙𝑒𝑐 s'écrit selon (27).
3 di di
Pélec = R(i + i ) + L(i + i ) + pr s (i cos( p ) - i sin( p ))
2 2
(1.27)
2 dt dt
Le couple électromagnétique s’exprime alors de la manière annoncée par (28).
3 e i + e i 3
Cm =
2
s
= pr i cos( p ) - i sin( p ) (28)
2
2 2 2 3
𝑋𝛼 = √ . (𝑋𝑎 -1/2.𝑋𝑏 -1/2.𝑋𝑐 ) = √ . (𝑋𝑎 − 1/2.(𝑋𝑏 + 𝑋𝑐 )) = √ . (𝑋𝑎 + 1/2.𝑋𝑎 ) = √ . 𝑋𝑎
3 3 3 2
On remarque donc que l’amplitude des grandeurs n’est pas conservée. En revanche, l’information sur
l’amplitude n’est pas perdue puisque la relation de proportionnalité entre les amplitudes réelles et celles
fictives est connue.
Cette transformation est, comme celle de Clarke, une transformation triphasée-diphasée mais
diffère du fait qu'elle substitue les enroulements des phases (a, b, c), dont les conducteurs et les
axes magnétiques sont fixes, vers un repère diphasé ( , ) et puis vers un troisième repère
(d , q) tournant lié au rotor. L'angle entre les deux repères ( , ) et (d , q) est appelé angle de
Park.
cos( p ) − sin( p )
P( p ) = (29)
sin( p ) cos( p )
Par conséquent, et à partir de cette transformation, l'expression de passage du repère ( , )
vers le repère (d , q) peut être déduite selon la transformation inverse telle que donnée par (30).
Dans ce cas, les composantes 𝑋𝑑 et 𝑋𝑞 du vecteur 𝑋𝑑𝑞 peuvent être exprimées respectivement
selon (31) et (32).
Note 3 :
Ces équations sont bien évidemment algébriques.
On démontre que les composantes obtenues dans le repère (d,q) sont continues, c’est àdire que
la transformation de Park ainsi effectuée supprime la fréquence.
La machine synchrone équivalente obtenue dans le repère de Park (d,q) est une machine
équivalente fictive continue telle que son rotor est un aimant permanent.
• Equations magnétiques
L'application de la transformée de Park aux courants (𝑖𝛼 , 𝑖𝛽 ) donne les courants (𝑖𝑑 , 𝑖𝑞 ) selon
(33).
De même, l'application de la transformée de Park aux flux (𝜙𝛼 , 𝜙𝛽 ) donne les flux (𝜙𝑑 , 𝜙𝑞 )
selon (34).
𝜙𝑑 𝑐𝑜𝑠( 𝑝𝜃) 𝑠𝑖𝑛( 𝑝𝜃) 𝜙𝛼
[𝜙 ] = [ ] ⋅ [𝜙 ] (34)
𝑞 −sin(𝑝𝜃) 𝑐𝑜𝑠( 𝑝𝜃) 𝛽
𝜙𝑑 𝐿𝑑 0 𝑖𝑑 𝜙𝑟
[𝜙 ] = [ 0 𝐿𝑞 ] ⋅ [ 𝑖𝑞 ] + [ 0 ] (35)
𝑞
• Equations électriques
Les équations des tensions statoriques (𝑣𝑑 , 𝑣𝑞 ) relatives aux axes d et q sont données sous la
forme matricielle (36).
𝑑𝜙𝑑 𝑑𝜙𝑞
𝑣𝑑 𝑅𝑑 0 𝑖𝑑 𝑑𝑡 𝑑𝜃 𝑑𝜃
[𝑣 ] = [ 0 𝑅𝑞 ] ⋅ [𝑖𝑞 ] + [𝑑𝜙𝑞 ] + [𝑑𝜙𝑑 ] ⋅ 𝑑𝑡 (36)
𝑞
𝑑𝑡 𝑑𝜃
𝒆𝒕 𝒆𝒓
𝑎vec:
𝑒𝑡 :les f.é.m de transformation.
𝑒𝑟 : les f.é.m rotoriques dues à la rotation de l'aimant par rapport au stator.
𝑑𝜃 𝜔𝑠 2𝜋.𝑓𝑠
On rappelle que = Ωs et que Ωs = = .
𝑑𝑡 𝑝 𝑝
Ainsi, les deux composantes de la f.é.m rotorique (𝑒𝑟𝑑 , 𝑒𝑟𝑞 ) respectivement selon l'axe d et q
s'écrivent selon (37) et (38).
𝑒𝑟𝑑 = −𝑝Ωs 𝜙𝑞 = −𝑝Ωs 𝐿𝑞 𝑖𝑞 (37)
𝑒𝑟𝑞 = 𝑝Ωs 𝜙𝑑 = 𝑝Ωs (𝐿𝑑 𝑖𝑑 + 𝜙𝑟 ) (38)
Par conséquent, les équations électriques du MSAP dans le repère (d , q) sont données
respectivement par (39) et (40).
𝑑𝜙𝑑
𝑣𝑑 = 𝑅𝑑 𝑖𝑑 + − 𝑝Ωs 𝜙𝑞 (39)
𝑑𝑡
𝑑𝜙𝑞
𝑣𝑞 = 𝑅𝑞 𝑖𝑞 + + 𝑝Ωs 𝜙𝑑 (40)
𝑑𝑡
En injectant les expressions des flux données par (35), les tensions statoriques (𝑣𝑑 , 𝑣𝑞 )
s'expriment définitivement par (41) et (42).
𝑑𝑖𝑑
𝑣𝑑 = 𝑅𝑑 𝑖𝑑 + 𝐿𝑑 − 𝑝Ωs 𝐿𝑞 𝑖𝑞 (41)
𝑑𝑡
𝑑𝑖𝑞
𝑣𝑞 = 𝑅𝑞 𝑖𝑞 + 𝐿𝑞 + 𝑝Ωs 𝐿𝑑 𝑖𝑑 +𝑝Ωs 𝜙𝑟 (42)
𝑑𝑡
La figure 7 schématise le vecteur tension dans les deux repères respectivement triphasé (a,b,c),
biphasé ( , ) et biphasé (d,q).
• Expression du couple
La puissance électrique instantanée 𝑃é𝑙𝑒𝑐 fournie par le MSAP est la somme des puissances
électriques dans chaque phase telle que donnée par (43).
Dans le repère de Park, l'expression de la puissance électrique instantanée devient alors celle
donnée par (44).
Pélec = (vd id + vq iq )
3
(44)
2
3
𝑃é𝑙𝑒𝑐 = 2 (𝑣𝑑 𝑖𝑑 + 𝑣𝑞 𝑖𝑞 )
3 3 𝑑𝜙𝑑 𝑑𝜙𝑞 3
= 2 𝑅(𝑖𝑑2 + 𝑖𝑞2 ) + 2 [𝑖𝑑 + 𝑖𝑞 ] + 2 𝑝(𝜙𝑑 𝑖𝑞 − 𝜙𝑞 𝑖𝑑 )Ωs (45)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Cm =
3
2
(
p d iq - q id )
(46)
3
( )
C m = p r − Lq − Ld id iq
2
Pour le cas des moteurs à pôles lisses, l’inductance de l’axe d est égale à l’inductance de l’axe
q, c’est-à-dire 𝐿𝑑 = 𝐿𝑞 , l'expression du couple électromagnétique est alors décrite par (47).
3
Cm = p r iq (47)
2
Note 4 :
Comme le flux de l’aimant permanent est constant et est entièrement porté par l’axe d, le
couple est une image directe du courant continu fictif sur l’axe q. Ceci permet ainsi le
découplage du couple électromagnétique du flux dans l’entrefer. Cette relation permet
ainsi de rendre très aisée le contrôle du couple moteur à partir du contrôle du courant de
l’axe q. On retrouve par conséquent le principe aisé du contrôle du couple
électromagnétique développé par une machine à courant continu à flux maintenu
constant.
D’où l’intérêt suprême de la modélisation de la MSAP dans le repère de Park lié au rotor
avec orientation du flux de l’aimant permanent selon l’axe d.
Pour commander un MSAP à vitesse variable, l'alimentation est conditionnée à être elle aussi à
fréquence variable. En effet la notion de synchronisme impose un lien fort entre la fréquence
de rotation et celle de l'alimentation. Cela est rendu possible de nos jours grâce au
développement de l'électronique de puissance et plus exactement, le développement des
interrupteurs électroniques tels que les IGBTs et les MOSFETs qui sont capables de commuter
à grande fréquence tout en minimisant les chutes de tensions. Ceci permet de moduler l’énergie
en ne consommant que l’énergie nécessaire pour réaliser le point de fonctionnement désiré, ce
qui est très rentable de points de vue économique et énergétique. L'obtention d'alimentation à
fréquence variable impose l'utilisation d'une structure d'électronique de puissance capable de
délivrer des tensions variables. Un convertisseur statique commandé par une technique de
Modulation de Largeur d'Impulsions (MLI) et alimenté par une tension continue est la solution
adoptée en général dans les variateurs de vitesse industriels.
Le domaine de l'informatique industrielle et de la microélectronique ont permis également une
évolution considérable des solutions d'implémentation numériques et des stratégies de
commande des MSAPs.
Dans ce qui suit, nous introduisons alors le principe de fonctionnement général d'un
onduleur triphasé, sa modélisation ainsi que le principe de sa commande grâce aux techniques
MLI.
Uc/2
i1(t)
1 i2(t)
Uc
P 2 i3(t)
MSAP
Les états des interrupteurs de puissance sont imposés par l’étage de commande MLI, de manière
à ce que deux interrupteurs d’un même bras soient commandés de façon complémentaire et ce,
afin d'éviter un court-circuit éventuel du bus continu. En effet, lorsqu’un des composants de
puissance de l’étage du haut est commandé en conduction, celui du bas du même bras est
commandé en blocage et vice-vers-cela.
Les tensions de phases sont exprimées en fonction des commandes logiques C i . Ces relations
ne sont vraies que si certaines hypothèses et certains choix sont effectués.
• Le moteur, couplé en étoile, est considéré comme une charge équilibrée.
• La source d’alimentation est continue, de puissance illimitée ou suffisamment grande et
de tension U c (source idéale).
• Les interrupteurs de chaque phase sont parfaits.
• Le temps mort nécessaire pour éviter les courts-circuits est négligeable (de l’ordre de
quelques µs).
• Le neutre (N) du moteur n’est pas connecté au point milieu de l’onduleur (P). La somme
des courants statoriques est donc nulle.
• Les tensions de sortie Vip ( i =1, 2,3) sont référencées par rapport au point milieu (P).
• Les tensions de sortie appliquées au moteur Vin ( i =1, 2,3) sont référencées par rapport au
point neutre (N).
Les tensions de phases du moteur par rapport au point milieu P s'écrivent selon (48).
Selon les états logiques des signaux de commandes C i , on obtient huit valeurs pour le système
de tensions vip (1, 2,3) . Ainsi le tableau 1 présenté donne les valeurs de ces tensions.
D’autre part, les tensions simples vin (t ) (i =1, 2,3) aux bornes des phases du moteur s’expriment
selon (49).
v1n (t ) v1 p (t ) vnp (t )
v (t ) = v (t ) − v (t ) (49)
2 n 2 p np
v3n (t ) v3 p (t ) vnp (t )
Ainsi, si le moteur synchrone vue par l’onduleur comme une charge triphasée alternative
équilibrée, il obéit alors à la condition (50).
Ainsi, les tensions simples vin (t ) ( i =1, 2,3) sont écrites sous la forme matricielle (52).
Donc l’expression des tensions simples vin (t ) ( i =1, 2,3) en fonction des signaux de commande
C i (i =1, 2,3) s'écrit selon (53).
v1n (t ) 2 - 1 - 1 C1
v (t ) = U c − 1 2 - 1 C
2n 3 2 (52)
v3n (t ) − 1 − 1 2 C3
Il est alors possible de modéliser l’onduleur par le système d’équations précédent (50), ayant
comme entrées les signaux de commutation et la tension d'alimentation continue, et comme
sorties les tensions d’alimentation des 3 phases du moteur. C’est pourquoi celles-ci peuvent
prendre huit valeurs et ceci selon les états logiques des signaux C i (i =1, 2,3) . Ces valeurs sont
données par le tableau 2.
2
3 1
4 6
5
Figure9. Représentation des secteurs relatifs à la SVPWM.
Le système de tensions triphasées désiré en sortie est représenté par le vecteur référence
équivalent Vref dans la direction antihoraire comme le cas présenté dans la figure 10. D'une
part, l'amplitude de ce vecteur dépend de l'amplitude de la tension de sortie. D'autre part, le
temps pour que ce vecteur complète une rotation est égal à la période de la tension de sortie.
On considère le vecteur référence représenté dans la figure 10. Ce vecteur est synthétisé par la
PWM de deux vecteurs adjacent V1 et V 2 . Le temps d'utilisation de chacun est respectivement
T0 + T1 + T2 = T pwm (54)
L'industrie de la commande des moteurs est un secteur fortement dynamique. Pour rester
compétitifs, les nouveaux produits doivent répondre à plusieurs contraintes de conception, y
compris la réduction des coûts, la réduction de la consommation d'énergie, la correction du
facteur de puissance, etc. Afin de relever tous ces défis, les algorithmes de contrôle avancés
sont nécessaires. Les technologies de contrôle embarquées permettent à la fois un haut niveau
de performance et des réductions de coûts du système. Selon certaines analyses du marché,
l'utilisation des moteurs synchrones à aimants permanents dans des applications de moteurs
industriels est de plus en plus fréquente. Les raisons pour cela sont la robustesse élevée, une
plus grande fiabilité, une plus grande puissance massique et volumique, la baisse relative des
prix des aimants permanents et une efficacité plus élevée en comparaison avec d'autres types
de moteurs. Cependant, l'utilisation de ces moteurs est difficile en raison de leurs modèles
mathématiques relativement complexes, leurs comportements non linéaires au cours de la
saturation et les paramètres électriques qui dépendent de l'influence physique de la température.
Ces facteurs rendent le contrôle du moteur synchrone à aimants permanents complexe et
appellent à l'utilisation d'algorithmes de contrôle de haute performance tels que le "contrôle
vectoriel" d'une part, et un puissant microcontrôleur d'autre part pour l'exécution de tels
algorithmes. Dans ce sens, les stratégies de commande d’un onduleur de tension alimentant une
machine triphasée dans le cadre d’une application industrielle sont :
On distingue alors deux grandes catégories de commande sinusoïdales pour les machines
synchrones (voire toutes les machines triphasées) à savoir la commande scalaire et la
commande vectorielle présentées ci-après. Celles-ci peuvent très bien s’opérer en mode avec
ou sans capteur.
La commande scalaire, connue aussi sous le nom de Loi 𝑉⁄𝑓, est considérée comme une
technique classique pour l'entraînement des différentes machines électriques à curant alternatif.
En effet, l’équation de la tension d’une phase statorique est donnée par (55).
𝑑𝜙𝑠
𝑣𝑠 (𝑡) = 𝑅𝑠 . 𝑖𝑠 (𝑡) + (55)
𝑑𝑡
Généralement on néglige la chute de tension statorique due à la résistance statorique et ceci est
d’autant plus vrai que la fréquence d’alimentation est supérieure ou égale à 20Hz. Il vient que
l’amplitude de la tension statorique est liée à la fréquence d’alimentation par la relation (57).
𝑠𝑉
𝜙𝑠 ≈ 2.𝜋.𝑓 (58)
𝑠
Exemple : pour un moteur alimenté avec une tension de valeur efficace nominale 230V et de
fréquence nominale 50Hz, une estimation de l’amplitude du flux statorique est 0,73 Wb.
VBoost
D’autre part, si le flux est maintenu constant, alors la commande scalaire du MSAP se base
sur le principe de contrôle du couple électromagnétique par une régulation de l'amplitude des
trois courants statoriques.
Le modèle établi utilisé est celui du régime permanent, et les consignes de référence imposées
par ce type d'algorithmes de commande sont:
• L'amplitude des courant de référence, notée I ref :
L'erreur entre la vitesse de référence et la vitesse de rotation est introduite dans
un régulateur, la sortie du régulateur donne l'amplitude du courant de référence.
• Le déphasage des courants par rapport aux forces électromotrices, noté :
Ce déphasage permet à la machine de fonctionner à couple maximal (à un facteur
de puissance unitaire).
En considérant par ailleurs la position 𝜃 du rotor par rapport au stator, il est possible de
construire les courants de référence. Pour le cas du MSAP, la référence utilisée est sinusoïdale
puisque sa f.é.m l’est aussi.
L’objectif est de commander les interrupteurs de façon que les courants statoriques réels suivent
les courants de référence.
Ce dispositif de commande assure deux fonctions très importantes qui sont l’autopilotage de la
MSAP et les régulations de courant. La commande scalaire est facile à implanter en temps réel.
Elle est cependant moins performante de point de vue dynamique, puisqu’elle est basée sur le
modèle établi en régime permanent contrairement à la commande vectorielle qui est basée sur
le modèle qui tient compte du régime transitoire. Cette commande fera l'objet de la partie qui
suit.
La commande vectorielle présente une dynamique plus performante dans le contrôle du couple.
Les consignes en courant sont élaborées dans le repère de Park puis comparées avec les courants
réels. Les erreurs qui découlent de cette comparaison sont ainsi corrigées par un étage de
régulation et de découplage du courant. Ainsi, les tensions désirées sont générées à partir de
l'onduleur triphasé commandé par MLI.
Dans ce qui suit, nous détaillons le principe de la commande vectorielle, son architecture et les
régulateurs qui s'y réfèrent.
D’après l'équation (45), et en rappelant également que le rendement est donné par (59), on
montre alorsque pour maximiser le rendement, il faut une valeur du courant de Park id telle que
celle calculée par (60).
Pméca
= (59)
Pélec
A partir de l'expression du couple moteur (47), pour maximiser ce dernier il faut maximiser
son image directe qui n’est autre que le courant i q et minimiser donc i d .
D’après les équations de Park pour la machine synchrone à aimants permanents, la composante
directe de la tension v d influe sur les deux composantes du courant i d et i q (équation (41)). Il
en est de même pour la composante en quadrature en tension v q (équation (42)). C’est alors le
cas d’un système multivariable (2 entrées / 2 sorties). Pour assurer le découplage entre le flux
magnétique et le couple électromagnétique dans l’entrefer, deux nouvelles variables U d et U q
sont introduites respectivement selon (62) et (63), telles que chaque variable n’agisse que sur
une seule des deux composantes du courant statorique.
𝑑𝑖𝑑
𝑣𝑑 = 𝑅𝑑 𝑖𝑑 + 𝐿𝑑 − 𝑝Ωs 𝐿𝑞 𝑖𝑞 (41)
𝑑𝑡
𝑑𝑖𝑞
𝑣𝑞 = 𝑅𝑞 𝑖𝑞 + 𝐿𝑞 + 𝑝Ωs 𝐿𝑑 𝑖𝑑 +𝑝Ωs 𝜙𝑟 (42)
𝑑𝑡
𝑈𝑑 = 𝑣𝑑 + 𝑝𝛺𝑠 𝐿𝑞 𝑖𝑞 (62)
Ce qui revient à avoir deux transmittances du premier ordre, dont les nouvelles grandeurs de
commande sont U d et U q . Ces grandeurs sont chacune dépendante d’uniquement le courant
du même axe.
Note 5 :
La considération des équations de Park permet aux variables d’état d’atteindre un régime
permanent constant. Par conséquent, l’erreur statique sera nulle même si les équations
précédentes ne sont pas utilisées pour compenser les termes des forces électromotrices.
Le système formé par les équations (64) et (65) est un système d'équations différentielles du
premier ordre, un correcteur PI suffit donc pour les deux boucles de courant. Ces boucles sont
considérées comme étant des boucles internes dans la structure de commande qui sont dédiées
à des grandeurs électriques relativement rapides.
Équation électrique
Axe d
id,ref=0+ - PI
Ud 1 id
Ld .s + Rs
En posant:
K pc (Tic s + 1)
PI (s ) = (66)
Tic s
Ainsi, l’équation (67) représente la boucle fermée du système, avec l’équation canonique
associée, où c et c représentent respectivement le dépassement et la bande passante de cette
fonction de transfert de second ordre.
1 + Tic s 1
GBFc = 2
(67)
T T s
1 + ( ic R + Tic ) s + ic Ls 2 1 + 2 c
s
+
K pc K pc c c
Les coefficients du régulateur sont déterminés à partir des caractéristiques souhaitées et les
performances exigées pour la boucle fermée par le système d'équations (68) et (69).
La boucle de courant étant assez rapide en comparaison avec la constante de temps mécanique,
il est alors possible d'appliquer le théorème des perturbations singulières, et considérer que le
courant est constant, c’est à dire le couple aussi est constant. Dans ce cas, seul une constante de
proportionnalité entre le couple et le courant 𝑖𝑞 est considéré dans le schéma de transfert de la
boucle de régulation de la vitesse du MSAP.
ref + Régulateur de la iq
K
Cm 1 s
- vitesse J .s + fv
Équation mécanique
Ainsi, la partie mécanique est modélisée par une fonction de transfert vitesse de rotation –
courant de l’axe q du premier ordre, notée 𝐹(𝑠)et exprimée selon (70).
3
p r
F (s ) = 2 (70)
J s + fv
Une synthèse d’un régulateur PI peut alors être assurée pour garantir les performances désirées
en vitesse en boucle fermée.
ref + iq,ref Uq iq Cm
Régulateur de la + PI
1 1 s
vitesse Lq.s + Rs
K J .s + fv
- -
Équation électrique Équation mécanique
axeq
Figure 15. Boucles de commande en cascade relatives à une stratégie de commande vectorielle par
orientation du flux rotorique du MSAP.
Dans le cas d’une commande Sensorless (sans capteur), la position électrique du flux e = 𝑝𝜃
est calculée à l'aide d'un estimateur, et c'est cette position qui servira lors de la transformation
de Park pour la commande et aussi pour l'estimation de la vitesse mécanique du MSAP.
PWM
εisd -
- SVM
isd_ref vsd_L vsd_ref vsβ_ref vsc_ref
Σ PI Σ αβ abc
- ed
Lsq isq ωe
measurements
isd_mes isβ_mes isc_mes
αβ abc
Ωmes θm_mes
FOC d/dt
Figure 16. Schéma synoptique de la stratégie de contrôle vectoriel par flux orienté (Field Oriented Control (FOC) Algorithm).