Alimentation Électrique - Rapport de Sûreté
Alimentation Électrique - Rapport de Sûreté
CHAPITRE :8
— DE FLAMANVILLE 3 —
CENTRALES NUCLÉAIRES SECTION :
Version Publique
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CHAPITRE 8
ALIMENTATION ÉLECTRIQUE
SOMMAIRE
La tranche est reliée au réseau extérieur par l’intermédiaire d’une liaison principale et d’une liaison
auxiliaire. Ces deux liaisons externes doivent être aussi indépendantes que possible.
La liaison principale est conçue pour permettre d’évacuer l’énergie produite par le groupe turbo-
alternateur vers le réseau général et d’alimenter l’ensemble des auxiliaires de la tranche dans toutes
les situations normales de fonctionnement comme dans les situations accidentelles.
La liaison auxiliaire est conçue pour alimenter à partir du réseau général les auxiliaires de la tranche
nécessaires à l’arrêt de la tranche dans les situations normales de fonctionnement comme dans les
situations accidentelles. Cette liaison vient en secours de la liaison principale lors de sa perte. Dans ce
cas, la permutation de source s’effectue au moyen d’un dispositif de basculement de source afin
d’assurer une continuité de service pour la fourniture d’énergie électrique au réseau interne de la
tranche.
2. SCHÉMA GÉNÉRAL
Le schéma général est présenté au sous-chapitre 8.3 figure 8.3 FIG 1. Les éléments fondamentaux
côté liaisons externes sont :
1) Une liaison principale reliant l’alternateur au réseau général par l’intermédiaire d’un
transformateur principal (3 pôles séparés).
2) Une connexion à la liaison principale, en aval du transformateur principal qui permet de soutirer
l’énergie électrique, soit de l’alternateur si la tranche est couplée soit au réseau général si la
tranche est découplée, et d’alimenter l’ensemble des auxiliaires de tranche par l’intermédiaire des
transformateurs de soutirage.
3) Deux transformateurs de soutirage, abaisseurs de tension, connectés sur la liaison principale. Ils
ont chacun deux enroulements secondaires.
4) Une distribution électrique dont la répartition vers l'Ilot Nucléaire est effectuée sur quatre trains (un
train par enroulement du transformateur de soutirage).
5) Une liaison auxiliaire connectée à un réseau général qui permet d’alimenter certains auxiliaires
(voir paragraphe 5.2) pendant les phases d'arrêt en conditions normales ou accidentelles.
6) Un transformateur auxiliaire, abaisseur de tension à deux enroulements, qui est monté sur la
liaison auxiliaire. Chaque enroulement est relié à deux trains permettant ainsi de connecter les
quatre trains au TA.
7) L’implantation des plates-formes TP – TS et TA est réalisée en périphérie du bâtiment électrique
non classé de l'Ilot conventionnel appelé BLNC et de la salle des machines.
3. LIAISON PRINCIPALE
La liaison principale est utilisée en priorité sur les autres liaisons et couvre donc tous les états de
tranche :
- Tranche en puissance, elle permet d’évacuer l’énergie produite par l’alternateur vers le réseau
général et d’alimenter l’ensemble des auxiliaires de la tranche par soutirage d’une fraction de
l’énergie produite par l’alternateur.
- Tranche en phase de démarrage ou d'arrêt normal, elle permet d’alimenter l’ensemble des
auxiliaires de la tranche à partir du réseau général.
- La transition entre les phases tranche en puissance et tranche en démarrage/arrêt, et les phases
de couplage/découplage de la tranche au réseau.
- L’intégrité de la tranche vis à vis d’une perturbation du réseau général : îlotage de la tranche.
L’incidence des études électriques de l'Ilot Nucléaire amène à prendre en compte les hypothèses
suivantes pour l’étude générale de la liaison principale :
- Choix d’un schéma à quatre trains correspondant aux quatre divisions de l'Ilot Nucléaire.
- Alimentation préférentielle des auxiliaires de tranche par la liaison principale connectée au réseau
général.
- Adoption de deux transformateurs de soutirage à deux enroulements secondaires afin de
conserver une structure à quatre trains sur le plan de l’indépendance électrique.
- Installation des transformateurs de soutirage sur une plate-forme commune TP/TS et séparation
des cheminements de chaque TS vers le BLNC. Cette conception permet de minimiser le risque
de perte de source externe dans les BL en cas d’incendie.
De plus, le schéma de soutirage HTB contient la liaison d’évacuation d’énergie de l’alternateur pour
les besoins d’exploitation normale de tranche. Les hypothèses d’études de cette liaison amènent à
définir les exigences suivantes :
Enfin, les dimensionnements des appareils de coupure et des transformateurs du poste de soutirage
HTB sont calculés en tenant compte des performances du réseau (Puissances de court circuit
minimale et maximale).
Les principaux critères de dimensionnement sont les pouvoirs de coupure et de fermeture des
disjoncteurs, ainsi que les réactances et puissance assignées de chaque transformateur.
Le schéma de soutirage HTB regroupe la liaison d’évacuation d’énergie et la liaison de soutirage. Ces
deux liaisons forment la liaison principale.
La liaison d’évacuation d’énergie débute en sortie d’alternateur. Elle est constituée d’un transformateur
principal, d’un disjoncteur de couplage et d’un disjoncteur de ligne. Ensuite, elle est connectée au
réseau général. Les rôles de chaque élément de la liaison sont respectivement :
- pour le transformateur principal d’adapter la tension alternateur au réseau 400 kV pour évacuer
l’énergie électrique,
- pour le disjoncteur de couplage de participer au couplage et découplage de la tranche, d’éliminer
des défauts de l’alternateur, d’éliminer des défauts du poste HTB avec le disjoncteur de ligne et
d’alimenter les auxiliaires de la tranche en cas d’îlotage,
La liaison de soutirage d’énergie est connectée à la liaison principale entre le disjoncteur de couplage
et le disjoncteur de ligne.
L’alimentation principale sert de source électrique préférentielle pour alimenter la tranche à partir du
réseau général. C’est donc une source permanente qui contribue au fonctionnement de la tranche
dans la plupart des régimes de fonctionnement de la tranche.
- Mise en service de la liaison principale : la mise sous tension de la ligne principale s’effectue en
fermant le disjoncteur de ligne. Ceci permet d’alimenter les auxiliaires de tranche par
l’intermédiaire des transformateurs de soutirage. Le transfert d’énergie est réalisé dans le sens
réseau vers centrale.
- Mise hors service : la mise hors tension de la ligne principale s’effectue en ouvrant le disjoncteur
de ligne.
- Couplage / découplage de l'alternateur au réseau par la liaison principale : cette opération est
réalisée par le disjoncteur de couplage. Quand la tranche est couplée et débite sur le réseau,
l’alimentation des auxiliaires est réalisée par l’alternateur.
- Îlotage : en cas de perturbation sur le réseau principal, la tranche doit se séparer du réseau pour
éviter un trouble grave de fonctionnement au moyen du disjoncteur de ligne. La tranche ré-
alimente les auxiliaires par l’alternateur. Les critères d’îlotage ont surtout pour origine un défaut
électrique sur le réseau qui se manifeste par un minimum de tension ou de fréquence. Le re-
couplage au réseau principal de la tranche après îlotage est réalisé par le disjoncteur de ligne dès
que le réseau a retrouvé ses paramètres normaux d’exploitation.
Les matériels de la plate-forme d’évacuation d’énergie font l’objet d’un suivi en exploitation consistant
en des actions programmées de surveillance (telles que : contrôle visuel externe journalier, analyse
périodique de l’huile des transformateurs, suivi de la pression en gaz SF6 du PSEM...) et des
opérations de maintenance préventive ou corrective, généralement programmées lors des arrêts de la
tranche pour maintenance et renouvellement du combustible nucléaire.
4. LIAISON AUXILIAIRE
La liaison auxiliaire est utilisée en secours de la liaison principale et doit couvrir les états de tranche
suivants :
- tranche en phase d'arrêt normal, elle permet d’alimenter les auxiliaires de tranche, nécessaires à
cet état, à partir du réseau général.
La liaison principale est complétée par une liaison auxiliaire dont les caractéristiques sont les
suivantes :
Des casemates encadrant les différents transformateurs veillent à éviter qu’un incendie sur un
transformateur ne vienne détériorer ses voisins.
Cette conception permet de minimiser le risque de perte de source externe dans l'Îlot Nucléaire en cas
d’incendie.
La liaison auxiliaire est constituée d’un transformateur et d’un disjoncteur. Elle est connectée au
réseau 400 kV via un réseau auxiliaire distinct de celui alimentant les transformateurs de soutirage.
- Séparation physique des lignes d’alimentation 400 kV entre le transformateur de soutirage d’une
tranche et le transformateur auxiliaire,
- Nécessité d’avoir 2 disjoncteurs au niveau du poste d’interconnexion au réseau entre le départ
alimentant le transformateur de soutirage et celui alimentant le transformateur auxiliaire de cette
même tranche.
La mise sous tension ou hors tension du transformateur auxiliaire se fait par l’intermédiaire du
disjoncteur d’alimentation du transformateur.
La liaison reste toujours sous tension, prête à reprendre en secours l'alimentation des auxiliaires de la
tranche sur perte de la liaison principale.
Les matériels de la plate-forme d’évacuation d’énergie (TA) et du poste aéro-souterrain font l’objet
d’un suivi en exploitation consistant en des actions programmées de surveillance (telles que : contrôle
visuel externe journalier, analyse périodique de l’huile du transformateur...) et des opérations de
maintenance préventive ou corrective, généralement programmées lors des arrêts de la tranche pour
maintenance et renouvellement du combustible nucléaire.
5. BASCULEMENT TS/TA
Comme présenté au paragraphe 1, le basculement automatique TS vers TA a pour but d'assurer une
continuité de service de la fourniture d’énergie électrique par le réseau général aux auxiliaires de la
tranche. Cette permutation de source est de type lent. Elle entraîne une modification de l’état de
tranche dans la mesure où les deux sources TS et TA ne sont pas dimensionnées de la même
manière. En effet, il est nécessaire de délester certains auxiliaires pour rester dans le
dimensionnement du TA. Ceci conduit donc à un arrêt automatique du réacteur.
Il existe aussi un basculement manuel TS vers TA pour permettre lors d’un arrêt de tranche de mettre
hors tension la liaison principale. Les auxiliaires de tranche sont basculés sur le TA avant la mise hors
tension de la liaison principale. Dans la mesure où le basculement manuel est volontaire et que la
tranche est déjà à l’arrêt, les auxiliaires alimentés restent en service.
Le basculement de source est généralement la conséquence directe d’un échec d’îlotage. La tranche
tente sur perturbation réseau de se protéger en se séparant du réseau général. L’îlotage est raté si la
turbine ne passe pas le transitoire. L’ouverture du disjoncteur de ligne suivie du déclenchement turbine
entraîne le basculement de source et le démarrage préventif des diesels principaux.
L’autre type de transitoire qui amène au basculement automatique TS vers TA est un défaut sur le
poste HTB. Ce défaut entraîne l’ouverture simultanée du disjoncteur de ligne et du disjoncteur de
couplage qui nécessite le passage sur TA.
A l’issue d’un basculement de source la tranche passe d’un état de production vers un état d’arrêt. Ce
transitoire est étudié en prenant en compte les hypothèses d’études suivantes qui déterminent les
actionneurs de forte puissance à conserver ou à délester pendant le transitoire :
SOMMAIRE
0. EXIGENCES DE SÛRETÉ
La distribution électrique de l’îlot conventionnel et du BOP ne contribuent pas aux confinements des
substances radioactives.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Au titre de sa contribution spécifique à la protection contre le risque explosion, les systèmes LAV et
LAW doivent satisfaire les critères fonctionnels suivants :
- stopper toute charge des batteries sur atteinte de la Limite Inférieure d’Inflammabilité (LII air/H2 =
4%).
- stopper toute charge des batteries sur détection d’un séisme.
- stopper toute charge des batteries sur détection d’un incendie [].
- Sans objet.
Les parties des systèmes LAV et LAW jouant un rôle vis-à-vis de la sûreté dans le cadre de la
protection contre les agressions internes doivent faire l’objet d’un classement de sûreté conformément
aux règles de classement indiquées à la section 3.2.1.
Les fonctions des systèmes LAV et LAW classées F2 au titre de la protection de l’installation contre les
agressions internes doivent être robustes à l’application de la défaillance aléatoire conformément aux
règles du paragraphe 3.3 de la section 3.4.0.
Les parties classées des systèmes LAV et LAW sont conçus pour permettre des essais périodiques
conformément aux règles définies dans le chapitre IX des règles générales d’exploitation.
1. RÔLE DU SYSTÈME
Le réseau de l’îlot conventionnel et celui du BOP ont pour but d’alimenter l’ensemble des auxiliaires
non classés qui participent à la production. Le réseau de l’îlot conventionnel est constitué de 3 niveaux
de tension pour les sections 1 et 4 et de 4 niveaux de tension pour les sections 2 et 3, celui du BOP,
est constitué de deux niveaux de tension.
Le schéma général est présenté à la figure 8.3 FIG 1 du sous-chapitre 8.3. Les éléments
fondamentaux concernant la distribution de l’îlot conventionnel sont :
- Les tableaux 10 kV normal ([]) ont pour rôle l’alimentation électrique de l'îlot nucléaire et des
actionneurs de forte puissance essentiellement utilisés pour les phases de production de la
tranche. Ces auxiliaires sont alimentés en priorité par le transformateur de soutirage TS.
- Les tableaux 690 V normal ([]) ont pour rôle d’alimenter les actionneurs de moyenne puissance
utilisés pendant les phases de production et d’arrêt de la tranche.
- Les tableaux 690 V normal ([]) ont pour rôle d’alimenter les actionneurs de forte puissance utilisés
principalement pour le système de chauffage SEL.
- Les tableaux 400 V normal ([]) ont pour rôle d’alimenter les actionneurs de faible puissance, les
vannes, l'éclairage et prise de courant, les matériels statiques.
- Une distribution sécurisée du BLNC ([]) répartie sur 2 trains (trains n ° 2 et n ° 3) permettant
d’alimenter, pour des raisons de disponibilité, des actionneurs sensibles de l’îlot conventionnel.
Les trains 2 et 3 peuvent par ailleurs être secourus par un diesel principal respectivement LHQ et
LHR.
- Les actionneurs qui sont importants en tant que support des matériels du secondaire sont
alimentés par les tableaux 690 V secourus ([]) ou les tableaux 400V secouru ([]). Ils peuvent être
alimentés chacun par un diesel principal de l'îlot nucléaire en cas de perte des sources
électriques externes.
- Les sources électriques alternatives en 400 V sans coupure ([]) ont principalement pour rôle
d’alimenter les matériels de contrôle commande qui doivent rester insensibles à toute perturbation
des sources électriques amont mais aussi certains matériels servant à des fonctions particulières
du groupe turbo-alternateur (graissage et étanchéité hydrogène).
- Les sources 220 V DC ([]) servent à alimenter les mécanismes de grappe (voir paragraphe 5.3 du
sous-chapitre 8.3) et certaines fonctions sensibles du groupe turbo-alternateur (graissage et
étanchéité hydrogène) ainsi que les matériels de contrôle commande.
1) Les tableaux 10 kV normal de la station de pompage ([]) ont pour rôle l’alimentation électrique des
actionneurs de forte puissance de la station de pompage ainsi que l’alimentation des tableaux
400V tétrapolaire du bâtiment ([]).
2) Les tableaux 400 V normal de la station de pompage ([]) ont pour rôle d’alimenter les actionneurs
de faible puissance. Cette distribution alimente également les actionneurs du bâtiment de
traitement des eaux de site (HX) situé à proximité de la station de pompage.
3) Une distribution spécifique dont le rôle est l’alimentation du pôle opérationnel d’exploitation (POE)
est réalisée à partir de deux sous-tableaux 10kV ([]) alimentés respectivement par les trains 1 et 4
du BLNC. Chaque sous-tableau alimente deux tableaux 400V pour le POE ([]) et un tableau 400V
pour le bâtiment de traitement des effluents (BTE) ([]). Les sous-tableaux 10kV [] peuvent par
ailleurs être alimentés en totalité soit par le train 1 ou soit le train 4 du BLNC par l’intermédiaire
d’une ré-alimentation.
Dans le cadre d’un MDTE ou en PCC, seuls les tableaux [] assurent l’alimentation des actionneurs
nécessitant une reprise par diesel.
En cas de risque explosion [], les systèmes [] assurent l’arrêt de la charge des batteries.
Le système n’a pas de rôle opérationnel dans les conditions de fonctionnement PCC-2 à 4, RRC-A, en
accident grave et en situation agression.
2. BASES DE CONCEPTION
La seule fonction de sûreté assurée par ladistribution de l’îlot conventionnel consiste à arrêter la
charge des batteries de l’îlot conventionnel.
Dans [], une ventilation permanente (DVF) non classée extrait l’hydrogène dégagé pendant la charge
et évite l’accumulation de ce gaz.
Pour palier ce risque, un dispositif de détection et de mise à l’arrêt de la charge des batteries classé
F2, robuste à la prise en compte de la défaillance aléatoire et avec un délai inférieur à celui de la
cinétique du scenario d’explosion a été mis en place de manière à respecter les objectifs de sûreté.
Dans la conception de ce système, les critères suivants ont été pris en compte :
- Détection de Séisme : les installations et circuits de ventilation ne sont pas calculés au séisme.
- Détection d’incendie : en cas d’incendie dans [], la ventilation est arrêtée automatiquement.
- Détection d’hydrogène : Arrêt de la charge des batteries dès atteinte de la LII.
3. DESCRIPTION - FONCTIONNEMENT
3.1. DESCRIPTION
Une alimentation électrique normale constituée des trois mêmes niveaux de tension que pour les
trains 1 et 4.
Une alimentation électrique secourue constituée de deux niveaux de tension (690V triphasé et
400V tétrapolaire) pour les actionneurs nécessitant une reprise par les diesels principaux dans les
conditions des pertes de tensions extérieures (PCC ou MDTE).
Le système secouru de l’îlot conventionnel est composé de deux alimentations électriquement
indépendantes. Chacune d’entre elle est alimentée par un tableau principal du BLNC ([]) ou d’une
division de l’îlot nucléaire (voir paragraphe 1 du sous-chapitre 8.3). L'alimentation 400 V secourue
([]) est produite via un transformateur depuis le tableau 690 V secouru ([]).
Une alimentation électrique secourue et sans-coupure constituée de deux niveaux de tension
(400V tétrapolaire et 220V continu) pour l’alimentation du contrôle commande standard, la tension
de commande des tableaux électriques et tout autre consommateur devant rester en permanence
sous tension.
Le 400 V sans coupure est obtenu à partir d'une alimentation statique sans interruption composée
d’un ensemble redresseur/batteries et d’un onduleur alimenté par le tableau 690 V sécurisé ([]).
Une seconde alimentation depuis les tableaux 400 V normal permet une alimentation via un
contacteur statique ou un by-pass [] lors d'opération de maintenance.
Les tableaux 220 V DC sont alimentés par l’ensemble redresseur/batteries 220 V DC de
l’alimentation statique sans interruption. En cas de perte de l’alimentation principale des tableaux
[], les batteries assurent la fourniture de l’énergie en courant continu au réseau 220Vcc [].
- Une distribution sur quatre trains pour garder la même structure que celle de l'îlot nucléaire. Une
liaison par train entre les sources externes et le tableau secouru (LH.) via un tableau 10 kV du
BLNC. La mise en cascade du tableau principal associée à son tableau secouru permet une
simplification du schéma et minimise le risque de perdre l’alimentation des tableaux secourus par
les sources externes.
- Une distribution spécifique au BLNC réalisée à partir des tableaux 10 kV. Chaque tableau 10 kV
alimente des utilisateurs non secourus (actionneurs 10 kV), un tableau 690 V et un tableau 400 V.
- Une distribution sécurisée du BLNC répartie sur 2 trains (trains n°2 et n°3) permettant d’alimenter,
pour des raisons de disponibilité, des actionneurs sensibles de l’îlot conventionnel. Les trains 2 et
3 pouvant par ailleurs être secourus par un diesel principal []. Il a pour but d’alimenter les
auxiliaires sensibles du secondaire. Ce réseau est constitué de 2 niveaux de tension secourue et
de 2 niveaux de tension sans coupure.
- Une répartition des tableaux du BLNC en deux secteurs de feu de manière à minimiser le risque
de perte de source externe sur deux divisions de l'îlot nucléaire en cas d’incendie dans un secteur
de feu du BLNC. Ces deux zones techniques sont appelées BLNC 1 et BLNC 2.
- Une distribution sur quatre trains à partir de tableaux 10KV spécifiques alimentés par les trains 1
à 4 du BLNC. Ils assurent l’alimentation des gros actionneurs de la station de pompage ainsi que
l’alimentation des tableaux 400V.
- Une répartition des tableaux de la station de pompage en quatre secteurs de feux de manière à
minimiser le risque de perte d’alimentation électrique à une seule file de pompage en cas
d’incendie dans un secteur de la station de pompage.
3.2. FONCTIONNEMENT
En régime normal de tranche, l’ensemble des tableaux du système de l’îlot conventionnel et du BOP
sont en service continu. Ils garantissent l’alimentation en électricité de l’ensemble de la chaine
production non classée.
Dans ce cadre, les tableaux 10kV assurent le basculement des 2 transformateurs secondaires sur le
transformateur auxiliaire. Il existe trois situations pour réaliser le basculement TS/TA sur manque
tension.
- l’ilotage raté : Sur manque tension détectée de plus de [] sec à partir des tableaux 10KV.
- l’ilotage anticipé : Défaut sur un des disjoncteurs du TS associé à l’ouverture du disjoncteur de
groupe.
- basculement direct : Sur déclenchement d’une protection d’un TS.
Les tableaux sans-coupure (LAV, LAW – LVL, LVM) restent en fonction pendant la phase transitoire de
basculement.
4. ANALYSE DE SÛRETÉ
Les études d’agressions de la section 3.4.6 font intervenir la fonction de déclenchement du disjoncteur
du chargeur des batteries des tableaux LAV et LAW. Ces études sont réalisées en considérant, le
déclenchement sur perte de tension de commande des tableaux ou sur perte de tension du contrôle
commande.
Ces éléments permettent d’assurer le respect des critères fonctionnels énoncés au § 0.2..
Les systèmes LAV et LAW sont conformes à la réglementation générale en vigueur et ne font pas
l’objet de dérogations particulières.
Les systèmes LAV et LAW sont conformes à la réglementation générale en vigueur et ne font pas
l’objet de dérogations particulières.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Au titre de sa contribution spécifique à la protection contre les agressions (risque explosion), les
systèmes LAV et LAW sont dimensionnés pour respecter les critères fonctionnels suivants :
- stopper toute charge des batteries sur atteinte de la Limite Inférieure d’Inflammabilité (LII air/H2 =
4%).
Par sa conception à manque tension, les systèmes LAV et LAW stoppent toute charge des
batteries sur perte de signal du sytème KRH. [].
- stopper toute charge des batteries sur détection d’un séisme.
Par sa conception à manque tension, les systèmes LAV et LAW stoppent toute charge des
batteries sur perte de signal du sytème KRA. [].
- stopper toute charge des batteries sur détection d’un incendie [].
Par sa conception à manque tension, les systèmes LAV et LAW stoppent toute charge des
batteries sur perte de signal du sytème JDT. [].
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
4.3.3. Agressions
4.3.4. Diversification
Sans objet.
4.3.5. Radioprotection
Sans objet.
Sans objet.
Le déclenchement automatique de la charge des batteries LAV et LAW dans le BLNC sur détection
hydrogène (système KRH), séisme (système KRA) et incendie (système JDT) est valorisé dans la
démonstration de sûreté, vis-à-vis du risque d’explosion du fait de la production d’hydrogène par ces
batteries en cas de charge ou de floatting.
Les évènements redoutés en cas d’explosion sont la perte de deux trains SEC, classés F1A,
cheminant dans les galeries [] à proximité, ainsi que le PCC3 : "perte des alimentations électriques
externes > 2h".
Cette disposition agression est classée F2 et les équipements suivants y contribuant sont classés F2 :
Néanmoins, les cellules ainsi que les organes de coupures (disjoncteurs) [], assurant la coupure de la
charge batteries, ne sont pas classés F2.
Afin de garantir l'arrêt de la charge des batteries, l’ordre d’ouverture est envoyé de façon séquentiel
sur chacun des deux disjoncteurs d’alimentation. Celui-ci est classé F2 conformément aux règles de
classement de sûreté. Cet ordre de déclenchement est réalisé par une tension de commande
supplémentaire issue d'un tableau classé F1A de l'IN.
De plus [] est implantée dans chacune des cellules ainsi que sur l'ensemble de la chaîne de contrôle
commande de cet ordre.
En effet l'ordre de déclenchement est généré dans une tâche de traitement LA. du contrôle commande
SAS du BL par les signaux initiateurs issus des systèmes suivants :
Ces informations, acquises par les traitements contrôle commande du système LA., sont [].
Ainsi, bien qu'installés au sein d'un tableau non classé, la conception des cellules disjoncteurs []
satisfait les exigences suivantes requises par le classement fonctionnel F2(O) :
- qualité de fabrication : Toutes les cellules de l’IN et de l'IC sont fabriquées avec la même
procédure de montage (schémas et procédure de tests usine) et les mêmes exigences de qualité
(même matériel composant la cellule au calibre prés du disjoncteur). Ce type de cellule (schéma
type CEEB) équipant les arrivées chargeur de l'IC équipe par ailleurs toutes les arrivées
chargeurs de l'IN classés F1A ;
- aptitude aux essais périodiques : oui.
A noter que le matériel étant identique, le risque de défaillance du matériel est le même que celui-ci
soit classé NC, F2 ou F1B. Pour information le taux de défaillance à l'ouverture utilisé dans le cadre
des études EPS est de 1,3 10-4.
Les parties classées des systèmes LAV et LAW sont conçus pour permettre des essais périodiques
conformément aux règles définies dans le chapitre IX des règles générales d’exploitation.
5. SCHÉMA DE PRINCIPE
Le schéma de l’alimentation électrique générale (schéma unifilaire) est présenté dans la figure 1 du
sous-chapitre 8.3.
SOMMAIRE
FIGURES :
FIG–8.3.1 SCHÉMA UNIFILAIRE ..................................................................................... 53
FIG–8.3.2 SCHÉMA UNIFILAIRE SIMPLIFIÉ DES DIVISIONS 1 ET 2 AVEC
ALIMENTATION DU CONTRÔLE-COMMANDE ET INTERCONNEXIONS
ÉLECTRIQUES .................................................................................................... 54
FIG–8.3.3 ALIMENTATION ÉLECTRIQUE DES MÉCANISMES DE
COMMANDE DES GRAPPES........................................................................... 55
FIG–8.3.4 CONCEPT D'ALIMENTATION ÉLECTRIQUE DE L'ISOLEMENT
ENCEINTE ............................................................................................................ 56
FIG–8.3.5 SCHÉMA UNIFILAIRE SIMPLIFIÉ DE LA DIVISION 1 DE
L’ALIMENTATION ÉLECTRIQUE SANS COUPURE DÉDIÉ ACCIDENT
GRAVE 400 V ...................................................................................................... 57
FIG–8.3.6 STRUCTURE DU SCHÉMA ÉLECTRIQUE UNIFILAIRE D’UNE
TRANCHE EPR.................................................................................................... 58
Le système d'alimentation électrique de l'îlot nucléaire est organisé en quatre divisions indépendantes.
Il comprend :
- une alimentation électrique normale pour tous les actionneurs non secourus situés dans les
bâtiments de l’îlot nucléaire (Bâtiment Réacteur, Bâtiment des Auxiliaires Nucléaires, Bâtiment
Combustible, Bâtiment des Auxiliaires de Sauvegarde, Bâtiment Diesels, Tour d'accès et
Bâtiment de Traitement des Effluents),
- une alimentation électrique secourue par des groupes électrogènes pour tous les actionneurs de
sûreté de la tranche. La description des diesels principaux est traitée dans la section 9.5.2.1 et
celle des diesels d’ultime secours est traitée dans la section 9.5.2.2.
- une alimentation électrique sans coupure pour le contrôle commande, la tension de commande
des tableaux électriques et tous les autres consommateurs devant rester en permanence sous
tension notamment pendant le démarrage des générateurs diesels,
- une alimentation électrique sans coupure dédiée accident grave permettant la gestion d’un
accident grave en cas de perte de toutes les sources externes et de toutes les sources internes
de secours,
- une alimentation électrique pour l’alimentation des mécanismes de commande des grappes.
Les interfaces entre l'îlot conventionnel et l'îlot nucléaire sont les suivantes :
L’architecture électrique des divisions de l’îlot nucléaire est détaillée en figures FIG–8.3.1, FIG–8.3.2
et FIG–8.3.6.
L’alimentation électrique secourue doit être distribuée aux consommateurs classés importants pour la
sûreté et aux consommateurs importants pour la préservation du patrimoine.
Les interconnexions de la distribution électrique secourue doivent pouvoir être mises en place pour
assurer la bonne réalisation des fonctions suivantes lors de la phase accidentelle :
- injection ISBP en branche chaude en cas de brèche sur un train RIS-RA cumulée à un MDTE, à la
défaillance d’un diesel principal et à la maintenance préventive d’un second diesel de division
électrique non voisine à celle du diesel défaillant,
- démarrage d’un train principal PTR en cas de MDTE supérieur à deux heures,
- réalisation d’un Test d’Intégrité Primaire complet en état d’arrêt sur 3 trains RIS-RA (le 4ème train
RIS étant en attente en mode IS), dans les accidents où il est nécessaire pour atteindre l’état sûr,
- réalimenter directement, depuis la division voisine, les actionneurs à récupérer ou de restaurer la
ventilation des locaux électriques alimentant ces actionneurs et leur contrôle-commande,
- restaurer la ventilation des locaux électriques par l’alimentation d’actionneurs DEL.
Au titre de ses contributions à l’accomplissement des fonctions de sûreté, la distribution secourue doit
satisfaire les critères fonctionnels suivants.
La puissance des transformateurs de la distribution électrique secourue doit être suffisante pour
assurer l’alimentation des consommateurs situés en aval.
Les organes de coupure des tableaux 10 kV LHB et LHC doivent être manœuvrables pour permettre
la déconnexion des divisions électriques et de contrôle-commande 2 et 3.
Les organes de protection nécessaires à la mise en place des interconnexions doivent pouvoir être
lignés pour la réalisation de ces dernières.
Lors de la mise en place d’une des interconnexions, le tableau “père” doit fournir une alimentation
électrique suffisante pour réalimenter les actionneurs du tableau « fils » et garantir la sélectivité totale
entre les tableaux interconnectés.
Les fonctions de la distribution électrique secourue HT/BT classées F2 ne sont pas redevables de
l’application du critère de défaillance unique.
Les règles de séparation des matériels électriques sont définies au RCC-E §D7000 et concernent :
- séparation physique des câbles de voies de sûreté différentes, des câbles de classes de sûreté
différentes dans la même voie, ou des câbles classés par rapport aux câbles non classés,
- séparation physique entre câbles de natures électriques différentes,
- séparation électrique entre matériels appartenant à des voies de sûreté différentes, entre
matériels de classes de sûreté différentes, ou entre matériels classés de sûreté et matériels non
classés,
- séparation physique entre circuits, destinée à leur protection vis-à-vis d’agressions éventuelles
(exemples : incendie, fouettement de tuyauteries, etc.).
Les fonctions classées F2 de la distribution électrique secourue HT/BT ne font pas l’objet d’une
exigence de séparation physique ou électrique.
La distribution électrique secourue HT/BT n’est pas concernée par le classement ESPN ni par le
classement mécanique.
La distribution électrique secourue HT/BT n’est pas concernée par un texte officiel spécifique.
2) PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
La distribution électrique secourue HT/BT appartient au noyau dur Fukushima (cf. chapitre 21). A ce
titre, elle doit respecter la décision n°2012-DC-0283 de l'Autorité de Sûreté Nucléaire du 26 juin 2012
et décision n°2014-DC-0403 de l'Autorité de Sûreté Nucléaire du 21 janvier 2014 (voir section 1.7.0).
3) RÉGLEMENTATIONS INTERNATIONALES
La distribution électrique secourue HT/BT n’est pas concernée par une réglementation internationale
spécifique.
La RFS IV-2-b décrit les exigences à prendre en compte dans la conception, la qualification, la mise
en œuvre et l’exploitation des matériels électriques appartenant aux systèmes classés de sûreté.
Cette RFS doit être prise en compte dans la conception et la réalisation de la distribution électrique
secourue HT/BT de l’îlot nucléaire.
2) DIRECTIVES TECHNIQUES
Les exigences suivantes des directives techniques doivent être prises en compte dans la conception
et la réalisation de la distribution électrique secourue HT/BT de l’îlot nucléaire :
- § A.2.2 « Redondance et diversification dans les systèmes de sûreté » : une attention particulière
doit être portée à la réduction des possibilités de défaillances de cause commune. Séparation
physique et séparation géographique doivent être mises en œuvre autant qu'il est possible. Les
fonctions de support (énergie, contrôle, refroidissement, etc.) doivent aussi être le plus possible
indépendantes. Un accent tout particulier doit être mis sur la redondance et la diversification des
sources électriques.
- § B 2.2.1 « Qualification de matériel électrique » : la qualification doit être obtenue en testant un
ou plusieurs échantillons de ces équipements par une séquence de tests représentatifs
conventionnels ou par une démonstration claire de la capacité de ces équipements à fonctionner
dans des conditions définies, par exemple par analogie avec d'autres équipements. Une
combinaison des deux méthodes peut aussi être utilisée. Le retour d’expérience peut aussi être
considéré.
- § B 2.4.1 « Rôle de fonction support de l'alimentation électrique » : les alimentations électriques
sont essentielles comme systèmes supports pour la réduction de la fréquence de fusion du cœur
et pour "l’élimination pratique" des séquences de fusion du cœur à haute pression. Une fiabilité
adéquate des alimentations électriques doit être obtenue par la mise en place de quatre diesels
principaux identiques, complétés par deux petits diesels capables de secourir en particulier deux
des pompes d’alimentation de secours des générateurs de vapeur et les systèmes supports
nécessaires. Les petits diesels doivent être diversifiés par rapport aux quatre diesels principaux
afin d'éliminer autant que possible les défaillances de cause commune entre les deux types de
diesels, en tenant compte du retour d’expérience de tels diesels, et connectés à des jeux de
barres électriques de tensions différentes.
- § C 2.1 « Critère de défaillance unique et maintenance préventive » : des interconnexions entre
les trains d’alimentation en courant électrique alternatif de puissance ne devraient être permises
que pour la maintenance et seulement entre deux des quatre trains (trains 1 et 2 d’un côté, trains
3 et 4 de l’autre côté). Pendant le fonctionnement en puissance, la maintenance ne devrait pas
être réalisée sur plus d’un train au même moment.
- § C 2.2 « Etude probabiliste de sûreté et diversification » : les possibilités de défaillances de
cause commune doivent être éliminées autant que possible par une conception et des règles
d’installation des équipements adéquates, incluant par exemple le choix d’équipements
diversifiés. Il faut noter que, pour des évènements initiateurs fréquents, l’exigence de fiabilité
d’une fonction de sûreté est tel que deux systèmes ou équipements diversifiés pourraient s‘avérer
nécessaires.
- § F 2.2.1 « Séismes » : pour faire face à la possibilité d'une perte de longue durée des sources
électriques externes, toutes les sources électriques de secours doivent être dimensionnées et
qualifiées au niveau de séisme retenu pour la conception.
2.1.1.3.3. AGRESSIONS
2.1.1.3.4. DIVERSIFICATION
La distribution électrique secourue ne fait pas l’objet d’une exigence de diversification.
2.1.1.4.4. MAINTENANCE
La distribution électrique secourue doit être conçue pour permettre la mise en œuvre d’un programme
de maintenance conformément au chapitre VIII des RGE.
Dans les conditions de fonctionnement normal de la tranche PCC-1, ainsi que dans les conditions
PCC-2 à PCC-4 et RRC-A ainsi qu'en situation d'accident grave, la distribution électrique secourue
assure les fonctions opérationnelles suivantes :
La distribution électrique secourue doit alimenter les consommateurs classés de sûreté et les
consommateurs importants pour la disponibilité de la tranche dans les limites statiques et dynamiques
admissibles pour ces utilisateurs.
La distribution électrique secourue doit alimenter les consommateurs classés de sûreté et les
consommateurs importants pour la disponibilité de la tranche durant tous les modes de
fonctionnements et transitoires suivants :
- tranche en puissance,
- alimentation par des générateurs diesels principaux,
- alimentation par des générateurs diesels d’ultime secours,
- alimentation par des batteries,
- pendant et après des agressions externes et internes.
La distribution électrique secourue contient tous les équipements permettant l’alimentation électrique
des actionneurs secourus de l’îlot nucléaire.
La distribution électrique secourue doit garantir en exploitation normale une tension sur le jeu de barre
de plus ou moins []% de la tension de référence correspondant aux intervalles listées ci-dessous en
accord avec les régimes de fonctionnement définis dans le RCC-E (cf. §D2310) complété du cahier
des données de projet (cf. §C2133 et §D2314). Lors de la mise en place d’interconnexion, la tension
du tableau « fils » doit rester dans l’intervalle de tension correspondant à celui du tableau « père » :
La distribution électrique secourue doit garantir une fréquence sur le jeu de barre comprise entre [] Hz
et [] Hz lorsque les groupes électrogènes sont connectés en accord avec les régimes de
fonctionnement définis dans le RCC-E (cf. §D2310) complété du cahier des données de projet (cf.
§C2133 et §D2314). Lorsque le réseau RTE est connecté, la fréquence de la distribution électrique
secourue est fixée par le réseau.
La distribution électrique secourue doit garantir la sélectivité totale des protections en accord avec le
§C2320 du RCC-E. Les réglages des seuils de protection permettant de satisfaire cette sélectivité sont
définis dans la note de sélectivité et dépendent notamment du calcul des courants de court-circuit. Ces
courants de court-circuit sont calculés selon la norme CEI 60909-0 de 2011 et sont présentés dans la
note de calcul des courants de court-circuit.
Le bilan de puissance des tableaux de la distribution électrique secourue doit permettre de s’assurer
du bon fonctionnement des matériels électriques. Le bilan de puissance enveloppe associé à un
matériel électrique est la valeur la plus élevée des bilans de puissance associés à chaque scénario
applicable au matériel concerné et prend en compte les configurations possibles liées aux
interconnexions.
2.1.4.1. DESCRIPTION
- une distribution 400 V secourue distribuée via les tableaux LLA/B/C/D, LLF/G/H/I, LLP/Q/R/S,
LOA/B/C/D/F/G/H/P/P/K, LLU/X alimentée via un transformateur en amont des tableaux LLA/B/C/
D et LLU/X pour l’alimentation entre autres d’actionneurs motorisés (notamment des pompes,
ventilateurs, vannes), d’éclairages secourus, et de chaufferettes pressuriseur secourues,
l’éclairage de secours et autres consommateurs nécessaires pendant les opérations de
maintenance.
[]
Chacun des tableaux 10 kV secouru de l’îlot nucléaire est alimenté par un tableau de l’alimentation
électrique normale de l’îlot conventionnel et peut en être déconnecté par ouverture d’un organe de
coupure (disjoncteur) installé dans l’îlot nucléaire en cas d’alimentation par les groupes électrogènes.
Les systèmes d’alimentation électrique de l’îlot conventionnel et de l’îlot nucléaire sont physiquement
séparés et installés dans des bâtiments différents.
Les transformateurs BT de type sec sont directement connectés au jeu de barres BT (à l’exception des
transformateurs dont les tableaux sont directement connectables aux groupes électrogènes d’ultime
secours [].
Chaque cellule débrochable peut prendre trois positions : embrochée, en test ou débrochée.
Chaque armoire est séparée en compartiments distincts pour le raccordement des câbles, l’appareil
de coupure, le jeu de barres et le contrôle-commande.
Les départs moteurs ou de vannes motorisées non intelligentes sont équipés d’association
contacteurs-fusibles, les départs moteurs de forte puissance sont équipés de disjoncteurs et les
départs alimentant des sous tableaux sont constitués d’interrupteurs sectionneurs associés à des
fusibles, ou disjoncteurs.
La tenue aux courants de court-circuit est conforme aux spécifications du RCC-E §C2000.
Le jeu de barres de la sous distribution est raccordé via un disjoncteur sur la distribution principale qui
doit alimenter les cellules suivantes :
2.1.4.1.2.1. TRANSFORMATEURS
Les différents niveaux de tension des tableaux BT sont créés à l'aide de transformateurs de type sec
10 kV/420 V, 10 kV/720 V ou 690 V/420 V. La température de chaque phase est surveillée à l'aide de
sondes de température.
[]
2.1.4.2. FONCTIONNEMENT
- en fonctionnement en îlotage via les TS avec régleurs en charge par un soutirage sur le réseau
400 kV de RTE,
- en fonctionnement sur le réseau auxiliaire via le TA et son régleur en charge, alimenté en
puissance par la source externe auxiliaire (réseau RTE),
- en manque de tension externe (MDTE) par les diesels principaux couplés aux tableaux 10 kV,
- en manque de tension généralisée (MDTG) (manque de tension externe et échec du démarrage
des diesels principaux), par les diesels d’ultime secours couplés aux tableaux 690 V (entre l'échec
du démarrage des diesels principaux et le démarrage des diesels d'ultime secours certains
actionneurs secourus sont alimentés par les batteries []),
- en perte totale des alimentations électriques (PTAE), c’est à dire en cas de perte des sources
externes (principale et auxiliaire) et des sources internes (diesels principaux, d’ultime secours et
les batteries []) dans ce cas, les batteries [] assurent l’alimentation des consommateurs dédiés à
l’accident grave.
Suite à un incident ou un accident sur le réseau externe (RTE) ([]), si la tranche est en puissance, elle
tente un passage en îlotage. En cas d’échec de l’îlotage, ou d’impossibilité de le réaliser, la tranche
initie un basculement TS/TA. En cas d’échec du basculement ([]), la tranche se trouve en MDTE si les
diesels principaux sont fonctionnels. Dans le cas contraire, il s’agit d’un MDTG, si les diesels d’ultime
secours fonctionnent. En absence de toute autre source de puissance, seules les batteries [] dédiées
accident grave assurent une ultime source d’alimentation pour gérer la situation de PTAE.
Les conditions de tension de la distribution électrique de l’îlot nucléaire en fonction des différents
régimes de fonctionnement de la tranche sont indiquées dans le tableau ci-dessous :
Fonctionnement normal en puissance La tension sur les jeux de barres 10 kV est maintenue
dans la plage de variation autorisée par un régleur en
charge situé au primaire des transformateurs de
soutirage avec pour consigne [] y compris lors du
démarrage des gros actionneurs.
La distribution électrique secourue HT/BT est conforme à la réglementation générale en vigueur (voir
sous-chapitre 1.7) et ne fait pas l’objet de dérogations particulières.
Il n’y a pas indépendance entre division dans le cas où deux d’entre elles sont appariées
(interconnectées) pour les besoins de la maintenance.
La distribution électrique secourue HT/BT n’est pas concernée par un texte officiel spécifique.
2) PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
3) RÉGLEMENTATIONS INTERNATIONALES
La distribution électrique secourue HT/BT n’est pas concernée par une réglementation internationale
spécifique.
La qualification des matériels permet de démontrer que les exigences de la RFS IV-2B sont satisfaites
par la distribution électrique secourue HT/BT.
2) DIRECTIVES TECHNIQUES
La distribution électrique secourue respecte le cahier des données de projet qui complète le RCC-E.
2.1.5.3.3. AGRESSIONS
2.1.5.3.4. DIVERSIFICATION
La distribution électrique secourue ne fait pas l’objet d’une exigence de diversification.
Pour les interconnexions, les essais de démarrage concernent la vérification des critères fonctionnels
suivants :
- fréquence de la tension sur le jeu de barre sur l’ensemble des tableaux lorsque les sources
internes assurent l’alimentation de la distribution électrique secourue,
La manœuvrabilité des organes de coupure nécessaires à la mise en place des interconnexions fait
également l’objet d’essais périodiques ainsi que la manœuvrabilité des organes de coupure
nécessaires à la déconnexion des divisions électriques et contrôle-commande 2 et 3.
2.1.5.4.4. MAINTENANCE
La distribution électrique secourue fait l’objet d’un programme de maintenance conformément aux
exigences du chapitre VIII des RGE.
L’alimentation secourue sans coupure doit être distribuée aux consommateurs devant être sous
tension sans discontinuité, comme le contrôle-commande, ou devant rester sous-tension dans
l’intervalle de temps nécessaire aux transitoires (Îlotage basculement TS/TA, démarrage des diesels
principaux et d’ultime secours). La continuité du service doit être assurée par un système batterie/
onduleur [] en cas de perte (transitoire ou permanente) de toutes les autres sources (externes et
internes principales) d’alimentation. Elle intervient dans tous les scenarii PCC, RRC-A et Accident
Grave impliquant une perte des alimentations électriques.
L’alimentation secourue sans coupure dédiée accident grave doit être distribuée aux consommateurs
concernés par la situation PTAE pour permettre d’éviter un accident de fusion sous pression du cœur.
La continuité du service doit être assurée par un système batterie/onduleur [] en cas de perte
(transitoire ou permanente) de toutes les autres sources (externes et internes) d’alimentation. Elle
intervient en situation Accident Grave de Perte Totale des Alimentations Electriques (PTAE).
Les interconnexions de la distribution électrique sans coupure doivent pouvoir être mises en place
pour assurer la bonne réalisation des fonctions suivantes lors de la phase accidentelle :
- injection ISBP en branche chaude en cas de transitoire cumulé à un MDTE, à la défaillance d’un
diesel principal et à la maintenance préventive d’un second diesel de division électrique non
voisine à celle du diesel défaillant,
- démarrage d’un train principal PTR en cas de MDTE supérieur à deux heures,
- réalisation d’un Test d’Intégrité Primaire complet en état d’arrêt sur 3 trains RIS-RA (le 4ème train
RIS étant en attente en mode IS), dans les accidents où il est nécessaire pour atteindre l’état sûr,
- réalimenter directement, depuis la division voisine, les actionneurs à récupérer et leur contrôle-
commande.
Les commutateurs statiques des tableaux 400 Vca LVA/B/C/D doivent détecter une baisse de la
tension et basculer d’une alimentation des tableaux 400 Vca LVA/B/C/D par les tableaux 220 Vcc LAA/
B/C/D à une alimentation des tableaux 400 Vca LVA/B/C/D par les tableaux 400 Vca LOA/B/C/D. Ce
basculement est effectué lorsqu’un diesel principal est en maintenance et que les batteries [] qui
reprennent l’alimentation des tableaux 400 Vca LAA/B/C/D sont épuisées. Ce basculement permet
notamment le pilotage des soupapes de sûreté du pressuriseur.
Les tableaux 400 Vca LVF/G/H/I doivent fournir une alimentation, redondante d’une alimentation
devant être fournie par les tableaux 220Vcc LAA/B/C/D, pour l’élaboration de la tension de commande
des tableaux de l’îlot nucléaire.
Le basculement du mode de régulation des chargeurs de batteries [] des tableaux 220 Vcc LAA/B/C/D
sur le mode “maintien de charge (ou flottant)” doit permettre de limiter la production d’hydrogène pour
permettre une intervention [] en cas de perte de la ventilation ou de détection hydrogène [].
Au titre de ses contributions à l’accomplissement des fonctions de sûreté, la distribution sans coupure
doit satisfaire les critères fonctionnels suivants :
Les batteries des tableaux 220 Vcc LAA/B/C/D doivent assurer une alimentation des consommateurs
situés en aval pendant une durée de [] heures dans le scénario jugé le plus pénalisant,
Les batteries des tableaux 220 Vcc LVP/S doivent assurer une alimentation des consommateurs
situés en aval pendant une durée de [] heures dans le scénario jugé le plus pénalisant.
Les onduleurs de la distribution électrique sans coupure doivent permettre la reprise des
consommateurs situés en aval dans la configuration jugée la plus pénalisante.
Les organes de protection nécessaires à la mise en place des interconnexions doivent pouvoir être
lignés pour la réalisation de ces dernières.
Lors de la mise en place d’une des interconnexions, le tableau “père” doit fournir une alimentation
électrique suffisante pour réalimenter les actionneurs du tableau « fils » et garantir la sélectivité totale
entre les deux tableaux interconnectés.
Les commutateurs statiques des tableaux LVA/B/C/D doivent assurer un basculement automatique
suffisamment rapide pour garantir le caractère sans coupure de l’alimentation des tableaux situés en
aval.
Lorsqu’ils basculent en mode ’’maintien en charge” (ou flottant), les chargeurs des batteries [] doivent
suffisamment réduire le courant de charge des batteries pour limiter le dégagement d’hydrogène dans
les locaux batteries des BAS et des bâtiments diesel. Cette limitation du courant de charge permet
d’augmenter le délai d’atteinte de la limite inférieure d’explosivité pour permettre une intervention en
local.
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire classée F2 n’est pas redevable de
l’application du critère de défaillance unique.
Les règles de séparation des matériels électriques sont définies au RCC-E §D7000 et concernent :
- séparation physique des câbles de voies de sûreté différentes, des câbles de classes de sûreté
différentes dans la même voie, ou des câbles classés par rapport aux câbles non classés,
- séparation physique entre câbles de natures électriques différentes,
- séparation électrique entre matériels appartenant à des voies de sûreté différentes, entre
matériels de classes de sûreté différentes, ou entre matériels classés de sûreté et matériels non
classés,
- séparation physique entre circuits, destinée à leur protection vis-à-vis d’agressions éventuelles
(exemples : incendie, fouettement de tuyauteries, etc.).
Les fonctions classées F2 de la distribution électrique sans coupure de l’îlot nucléaire ne font pas
l’objet d’une exigence de séparation physique ou électrique.
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire n’est pas concernée par le classement ESPN
ni par le classement mécanique.
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire n’est pas concernée par un texte officiel
spécifique.
2) PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire appartient au noyau dur Fukushima
(cf chapitre 21). A ce titre, elle doit respecter la décision n ° 2012-DC-0283 de l'Autorité de Sûreté
Nucléaire du 26 juin 2012 et décision n°2014-DC-0403 de l'Autorité de Sûreté Nucléaire du 21 janvier
2014 (voir section 1.7.0).
3) RÉGLEMENTATIONS INTERNATIONALES
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire n’est pas concernée par une réglementation
internationale spécifique.
La RFS IV-2-b décrit les exigences à prendre en compte dans la conception, la qualification, la mise
en œuvre et l’exploitation des matériels électriques appartenant aux systèmes classés de sûreté.
Cette RFS doit être prise en compte dans la conception et la réalisation de l’alimentation électrique
sans coupure de l’îlot nucléaire.
2) DIRECTIVES TECHNIQUES
Les exigences suivantes des directives techniques doivent être prises en compte dans la conception
et la réalisation de la distribution électrique sans coupure de l’îlot nucléaire :
- § A.2.2 « Redondance et diversification dans les systèmes de sûreté » : une attention particulière
doit être portée à la réduction des possibilités de défaillances de cause commune. Séparation
physique et séparation géographique doivent être mises en œuvre autant qu’il est possible. Les
fonctions de support (énergie, contrôle, refroidissement, etc.) doivent aussi être le plus possible
indépendantes. Un accent tout particulier doit être mis sur la redondance et la diversification des
sources électriques.
- § B 2.2.1 « Qualification de matériel électrique » : la qualification doit être obtenue en testant un
ou plusieurs échantillons de ces équipements par une séquence de tests représentatifs
conventionnels ou par une démonstration claire de la capacité de ces équipements à fonctionner
dans des conditions définies, par exemple par analogie avec d'autres équipements (cf sous-
chapitre 3.7). Une combinaison des deux méthodes peut aussi être utilisée. Le retour
d’expérience peut aussi être considéré.
- § B 2.4.1 « Rôle de fonction support de l'alimentation électrique » : les alimentations électriques
sont essentielles comme systèmes supports pour la réduction de la fréquence de fusion du cœur
et pour "l’élimination pratique" des séquences de fusion du cœur à haute pression. Une fiabilité
adéquate des alimentations électriques doit être obtenue par la mise en place de quatre diesels
principaux identiques, complétés par deux petits diesels capables de secourir en particulier deux
des pompes d’alimentation de secours des générateurs de vapeur et les systèmes supports
nécessaires. Les petits diesels doivent être diversifiés par rapport aux quatre diesels principaux
afin d’éliminer autant que possible les défaillances de cause commune entre les deux types de
diesels, en tenant compte du retour d’expérience de tels diesels, et connectés à des jeux de
barres électriques de tensions différentes.
- § C 2.1 « Critère de défaillance unique et maintenance préventive » : des interconnectxions entre
les trains d’alimentation en courant électrique alternatif de puissance ne devraient être permises
que pour la maintenance et seulement entre deux des quatre trains (trains 1 et 2 d’un côté, trains
3 et 4 de l’autre côté). Pendant le fonctionnement en puissance, la maintenance ne devrait pas
être réalisée sur plus d’un train au même moment.
- § C 2.2 « Etude probabiliste de sûreté et diversification » : les possibilités de défaillances de
cause commune doivent être éliminées autant que possible par une conception et des règles
d’installation des équipements adéquates, incluant par exemple le choix d’équipements
diversifiés. Il faut noter que, pour des évènements initiateurs fréquents, l’exigence de fiabilité
d’une fonction de sûreté est tel que deux systèmes ou équipements diversifiés pourraient s‘avérer
nécessaires.
- § F 2.2.1 « Séismes » : pour faire face à la possibilité d’une perte de longue durée des sources
électriques externes, toutes les sources électriques de secours doivent être dimensionnées et
qualifiées au niveau de séisme retenu pour la conception.
2.2.1.3.3. AGRESSIONS
2.2.1.3.4. DIVERSIFICATION
Afin de limiter les risques de défaillance de mode commun, les batteries de la distribution sans
coupure doivent faire l’objet d’une exigence de diversification.
2.2.1.4.4. MAINTENANCE
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire doit être conçue pour permettre la mise en
œuvre d’un programme de maintenance conformément au chapitre VIII des RGE.
Dans les conditions de fonctionnement normal de la tranche PCC-1, ainsi que dans les conditions
PCC-2 à PCC-4 et en situations RRC-A et d'accident grave, l’alimentation électrique sans coupure
assure les fonctions opérationnelles suivantes :
En fonctionnement normal, l’alimentation électrique sans coupure est alimentée via l’ensemble
chargeur/batterie/onduleur par les tableaux secourus 690 V. Dans ce mode de fonctionnement les
batteries sont maintenues chargées par les redresseurs-chargeurs de batteries en mode charge
flottante.
La distribution électrique sans coupure dédiée accident grave n’a pas de rôle opérationnel en
fonctionnement normal de la tranche.
La distribution électrique sans coupure doit alimenter les consommateurs classés de sûreté requis et
ceux importants pour la disponibilité de la tranche, durant tous les modes opératoires et transitoires
suivants :
- tranche en puissance,
- alimentation par le générateur principal (îlotage) après réduction de charge,
- alimentation par le réseau RTE à travers les transformateurs de soutirage,
- alimentation par le réseau RTE à travers le transformateur auxiliaire,
- alimentation par des générateurs diesels principaux,
- alimentation par des générateurs diesels d’ultime secours,
- alimentation par les sources sans coupure ([]) durant les phases de démarrrage des générateurs
diesels ou en cas de perte de toutes les sources de secours internes et externes,
- pendant et après des agressions externes et internes.
Le système d’alimentation électrique sans coupure 400 Vca [] doit alimenter principalement :
- les convertisseurs CA/CC et CC/CC pour l’alimentation électrique des armoires de contrôle-
commande,
- les convertisseurs CA/CC et CC/CC pour la tension de commande des tableaux électriques,
- l’ensemble des équipements nécessaires à l’interface homme-machine tels que calculateurs,
écrans, écrans tactiles en salle de commande et tout autre équipement de contrôle-commande
requérant du 230 Vca sans coupure,
- les actionneurs de systèmes fluides comme les vannes d’isolement intérieur enceinte, des vannes
réglantes, des électrovannes,
- l’éclairage des issues de secours et d’autres systèmes tels que les contrôles d’accès et la
détection incendie,
- d'autres électrovannes que celles liées aux systèmes fluides.
Le système d’alimentation électrique sans coupure dédié accident grave n’a pas de rôle opérationnel
en fonctionnement PCC-2 à PCC-4 et en situation RRC-A. En Accident Grave, le système
d’alimentation électrique sans coupure dédié accident grave doit alimenter ses consommateurs dans
des conditions de tension et de fréquence comprises dans les limites statiques et dynamiques
admissibles pour ces consommateurs.
Le système d’alimentation électrique sans coupure 400 V dédié accident grave doit alimenter :
- les pilotes des soupapes de la ligne de décharge accident grave du circuit primaire,
- les convertisseurs CA/CC spécifiques à l’alimentation électrique des armoires de contrôle-
commande et à l’instrumentation utilisés en accident grave,
- les convertisseurs CA/CC pour la tension de commande des tableaux électriques utilisés en
accidents graves,
- les indicateurs en salle de commande utiles à l’opérateur pour la gestion et le suivi d’un accident
grave,
- les vannes d’isolement enceinte externes,
- les files EDE F1 (ventilateurs et réchauffeurs),
- l’éclairage nécessaire en salle de commande,
- les pompes d'injection soude,
- les réchauffeurs des locaux batteries accident grave.
Le système d’alimentation électrique sans coupure contient tous les équipements électriques
permettant de produire et de distribuer :
- le 400 Vca pour le contrôle-commande et pour les actionneurs de sûreté et opérationnels des
bâtiments de l’îlot nucléaire qui requièrent une alimentation sans coupure y compris pendant le
démarrage des générateurs diesels principaux et d’ultime secours,
- le 220 Vcc pour le contrôle-commande.
Le système d’alimentation électrique sans coupure dédié accident grave contient tous les
équipements électriques permettant de produire et de distribuer les tensions pour la gestion d’un
accident grave cumulé à la perte de toutes les sources externes et internes.
La distribution électrique sans coupure doit garantir une tension comprise dans les intervalles
suivants :
La distribution électrique des tableaux 400 Vca LVA/B/C/D, LVF/G/H/I/X et LVP/S doit garantir une
fréquence de la tension sur le jeu de barre comprise entre [] Hz et [] Hz en accord avec les régimes de
fonctionnement définis dans le RCC-E (cf. §D2310) complété du cahier des données de projet (cf.
§C2133 et §D2314).
Les batteries des tableaux 220 Vcc LAA/B/C/D doivent garantir l’alimentation électrique des matériels
situés en aval pendant une durée de [] heures. Les batteries des tableaux 400 Vca LVP/S doivent
garantir l’alimentation électrique des matériels situés en aval pendant une durée de [] heures. Ces
autonomies sont validées par une note de dimensionnement des batteries, chargeurs et onduleurs.
Le basculement automatique des commutateurs statiques des tableaux 400 Vca LVA/B/C/D doit être
effectué dans un délai de [] ms lors de la commutation des sources des onduleurs.
Le courant de charge des batteries des BAS et des bâtiments diesel lors d’un basculement en mode
« maintien en charge » doit être suffisamment limité pour garantir un délai d’atteinte de la LIE de []
jours minimum. Le délai d’atteinte de la LIE est calculé dans la note d’identification des locaux à risque
d’explosion interne.
La distribution électrique sans coupure doit garantir la sélectivité totale des protections en accord avec
le §C2320 du RCC-E. Les réglages des seuils de protection permettant de satisfaire cette sélectivité
sont définis dans la note de sélectivité et dépendent notamment du calcul des courants de court-
circuit. Ces courants de court-circuit sont calculés selon la norme CEI 60909-0 de 2011 et sont
présentés dans la note de calcul des courants de court-circuit.
La puissance apparente nominale pour les onduleurs LVA/B/C/D est 300 kVA. Cette puissance couvre
la puissance maximale appelée par les consommateurs ayant un requis d’alimentation sans coupure
lors de la gestion des scénarios PCC et RRC impliquant une perte des alimentations électriques.
La puissance apparente nominale pour les onduleurs LVP/S est 150 kVA. Cette puissance couvre la
puissance maximale appelée par les consommateurs ayant un requis d’alimentation sans coupure lors
de la gestion des scénarios RRC-B de perte Totale des Alimentations Electriques (PTAE).
Les calibres des chargeurs sont 1200 A pour LAA/B/C/D et 600 A pour LVP/S, cependant ils
n’assurent aucun rôle vis-à-vis de la sûreté.
2.2.4.1. DESCRIPTION
Des interconnexions entre les tableaux de la distribution électrique sans coupure peuvent être mises
en place entre deux divisions adjacentes, pour réaliser des opérations de maintenance ou d’essais et
assurer une continuité d’alimentation pour les actionneurs impactés. Les interconnexions réalisables
sont les suivantes :
Dans chaque division, le système d’alimentation électrique sans coupure comprend les équipements
suivants (cf. figure FIG–8.3.5) :
En cas de perte de l’onduleur, la distribution électrique 400 Vca sans coupure est alimentée par la
distribution 400 Vca secourue de la même division via le contacteur statique de l’onduleur. La tension
en sortie de l’onduleur est synchronisée avec celle de la distribution 400 Vca secourue de sorte que le
basculement puisse être réalisé sans coupure.
Les armoires de contrôle-commande sont alimentées par des convertisseurs qui adaptent la tension
amont au niveau de tension requis (24 Vcc). Chaque convertisseur est capable d’alimenter un groupe
d’armoires de contrôle-commande. Ces convertisseurs sont installés à proximité des armoires de
contrôle-commande dans les locaux électriques.
Chaque armoire de contrôle-commande est alimentée depuis deux alimentations découplées par
diode, d’une part par la distribution 220 Vcc et d’autre part par la sous-distribution 400 Vca sans
coupure de la même division. L’installation des convertisseurs est également possible directement
dans les armoires de contrôle-commande.
La tension de commande des tableaux électriques est également alimentée par la distribution 220 Vcc
et la sous-distribution 400 Vca de la même division. Ces tensions sont converties au niveau de tension
nécessaire, des diodes assurent le découplage entre les deux alimentations.
Une tension 125 Vcc est créée à partir de l’alimentation électrique sans coupure afin d’alimenter des
électrovannes.
Le système d’alimentation électrique sans coupure dédié accident grave est installé dans les divisions
1 et 4.
Les batteries d’accumulateurs au plomb sont constituées de cellules montées en bacs étanches
transparents groupés en châssis avec leur système de mesure.
Les redresseurs-chargeurs de batteries 220 Vcc sont de type statique triphaséet sont installés dans
des armoires en tôle d’acier.
Les tableaux de la distribution sans coupure sont installés dans des armoires en tôle d’acier
constituées de cellules. Ils sont divisés en compartiments pour les arrivées de câbles, les jeux de
barres et les appareils de coupures. Chaque cellule peut prendre trois positions différentes : marche,
essai et débrochée.
Les départs alimentant les actionneurs motorisés sont équipés d'associations contacteurs fusibles, les
autres départs sont soit équipés de sectionneurs associés à des fusibles soit équipés de disjoncteurs.
Les tableaux électriques 400 Vca sans coupure accident grave situés en division 1 et 4 sont alimentés
respectivement par les tableaux 690 Vca LJA/D secourus à travers l’ensemble redresseur/chargeur,
batterie en tampon et onduleur triphasé.
En cas de perte de l’onduleur, la distribution électrique 400 Vca sans coupure dédiée accident grave
est alimentée par la distribution 400 Vca secourue de la même division via le commutateur statique de
l’onduleur.
La tension en sortie de l’onduleur est synchronisée avec celle de la distribution 400 Vca secourue de
sorte que le basculement puisse être réalisé sans coupure.
Les armoires de contrôle-commande accident grave sont alimentées par des convertisseurs qui
adaptent la tension aval au niveau de tension requise (24 Vcc).
Chaque armoire de contrôle-commande est alimentée par deux alimentations découplées par diode,
d’une part par la distribution 220 Vcc et d’autre part, par la distribution 400 Vca sans coupure dédiée
accident grave de la même division (cf. figure FIG–8.3.5).
Il en est de même pour la tension de commande des tableaux électriques utilisés en accident grave
(48 Vcc).
Les caractéristiques des équipements de l'alimentation sans coupure dédiée accident grave sont du
même type que celles de l'alimentation sans coupure à l'exception des cellules d'arrivées sur la
distribution 220 Vcc qui sont du type disjoncteur (au lieu d'interrupteur avec relais de protection).
- [],
- mode automatique,
- mode flottant,
- mode en charge.
Le redresseur-chargeur de batteries est alimenté par le tableau LJ. 690 Vca secouru en amont via un
disjoncteur.
2.2.4.1.2.2. BATTERIE
La batterie assure la fourniture de l’énergie en courant continu aux réseaux 220 Vcc en cas de défaut
du chargeur qui lui est associé ou en cas de perte de l’alimentation alternative de celui-ci.
La batterie fournit également les pointes de courant que le chargeur n’est pas en mesure de délivrer
en raison du temps de réponse de sa régulation ou de sa limitation d’intensité.
La batterie est équipée d’un système de surveillance qui génère une alarme lors d’un défaut sur un
élément de la batterie.
Les batteries sont de technologie au plomb, et l’autonomie de fonctionnement, en fin de vie, est de [].
Chaque cellule débrochable peut prendre trois positions : embrochée, en test ou débrochée.
Chaque colonne est séparée en compartiments distincts pour le raccordement des câbles, les départs
électriques, le jeu de barres et pour le contrôle de commande.
2.2.4.1.2.4. ONDULEUR
L’onduleur, installé dans des armoires en tôle d’acier, comporte un dispositif de basculement
électronique (contacteur statique) qui garantit un transfert d’alimentation sans coupure vers le réseau
400 Vca secouru en cas de défaillance du convertisseur CC/CA.
[]
2.2.4.2. FONCTIONNEMENT
La batterie [] reste disponible pour alimenter les armoires de contrôle-commande dédiées accident
grave via la distribution 220 Vcc.
Tant que le 690 Vca secouru est disponible, l’alimentation se fait par le biais du chargeur/onduleur, la
batterie d’accumulateurs étant maintenue chargée par le redresseur en charge flottante.
Dès la perte totale des alimentations électriques, le passage de l’alimentation électrique depuis le
redresseur- chargeur de batteries vers la batterie est automatique et immédiat.
En cas de Manque De Tension Externe (MDTE) ou de Manque De Tension Généralisé (MTDG), dans
chacune des quatre divisions les systèmes alimentés par la distribution sans coupure restent
alimentés par leur batterie d’accumulateurs jusqu’au démarrage/couplage des générateurs diesels de
leur division.
L’alimentation électrique sans coupure est conforme à la réglementation générale en vigueur (voir
sous–chapitre 1.7) et ne fait pas l’objet de dérogations particulières.
Pour chaque étude d’agression concernée, ces études montrent que le dimensionnement de ces
fonctions est tel qu’il permet de respecter leur critère d’acceptabilité en restant en deçà de l'atteinte du
seuil LIE hydrogène.
Ces éléments permettent d’assurer le respect des critères fonctionnels énoncés au § 2.2.1.2..
Ces études montrent que le dimensionnement de ces fonctions est tel qu’il permet d’éliminer
pratiquement la situation concernée à laquelle les vannes d’isolement contribuent.
Ces éléments permettent d’assurer le respect des critères fonctionnels énoncés au § 2.2.1.2..
Le système d'alimentation sans coupure LVA/B/C/D LVF/G/H/I/X 400 Vca [] de l'îlot nucléaire est
alimenté par le système d'alimentation sans coupure LAA/B/C/D 220 Vcc de l'îlot nucléaire de la
même division via un onduleur CC/CA. En cas de perte des convertisseurs CC/CA, les jeux de barres
CA sans interruption sont alimentés par le système de tension secourue 400 Vca via un dispositif de
basculement électronique sans interruption.
Les sous-distributions du système d'alimentation sans coupure LVA/B/C/D LVF/G/H/I/X 400 Vca [] de
l'îlot nucléaire sont normalement alimentées par leur propre division. En cas de maintenance du diesel
ou si la distribution principale n'est pas disponible, il est possible d'alimenter le système de sous-
distribution (LVF/G/H/I/X) à partir de la division voisine grâce à l'interconnexion correspondante. Un
inter verrouillage mécanique entre les deux interrupteurs d'arrivée empêche une double alimentation
électrique de LVF/G/H/I/X (ex. : LVF alimenté par LVA et LVB).
Les systèmes d'alimentation sans coupure dédié accident grave LVP/S 400 Vca [] de l'îlot nucléaire
sont alimentés par les systèmes de distribution secourus 690 Vca via les redresseurs-chargeurs de
batteries, le circuit intermédiaire CC avec batteries tampons et les onduleurs CC/CA connectés aux
distributions principales LVA/B/C/D LVF/G/H/I/X. En cas de perte des convertisseurs CC/CA, les jeux
de barres CA sans interruption sont alimentés par le système à tension secourue 400 V via un
dispositif de basculement électronique sans interruption. Les redresseurs-chargeurs de batteries
alimentent tous les consommateurs dans tous les modes d'exploitation où la tension sur le jeu de
barres 690 V est disponible. Les batteries sont maintenues chargées par les redresseurs-chargeurs de
batteries en mode charge flottante.
- les systèmes d'alimentation sans interruption LVA/B/C/D LVF/G/H/I/X 400 Vca de l'îlot nucléaire
sont alimentés par les batteries via la distribution LAA/B/C/D pendant [] heures,
- les systèmes d'alimentation sans interruption LVP/S 400 Vca de l'îlot nucléaire sont alimentés par
les batteries pendant [] heures.
[], les systèmes d'alimentation sans interruption 400 V de l'îlot nucléaire dans les divisions 1 à 4
peuvent être réalimentés par les diesels (principaux, SBO ou mobile) via les redresseurs-chargeurs de
batteries et les convertisseurs CC/CA.
Chaque division du système d'alimentation sans coupure LVA/B/C/D, LVF/G/H/I/X de l'îlot nucléaire
est fonctionnellement indépendante et physiquement séparée des autres, afin de garantir que les
conséquences d’une défaillance unique et d’un risque interne dans une division n’affectent que cette
seule division.
Le système d'alimentation sans coupure LVA/B/C/D, LVF/G/H/I/X de l'îlot nucléaire est situé dans les
divisions 1 à 4 des bâtiments électriques.
Le système d'alimentation sans coupure dédié accident grave LVP/S 400 Vca de l'îlot nucléaire est
situé dans les bâtiments diesels des divisions 1 et 4.
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire n’est pas concernée par un texte officiel
spécifique.
2) PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
La conformité du système l’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire aux décisions n °
2012-DC-0283 du 26 juin 2012 et n°2014-DC-0403 du 21 janvier 2014 est démontrée dans le chapitre
21.
3) RÉGLEMENTATIONS INTERNATIONALES
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire n’est pas concernée par une réglementation
internationale spécifique.
La qualification des matériels permet de démontrer que les exigences de la RFS IV-2B sont satisfaites
par l’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire.
2) DIRECTIVES TECHNIQUES
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire respecte le cahier des données de projet qui
complète le RCC-E.
2.2.5.3.3. AGRESSIONS
2.2.5.3.4. DIVERSIFICATION
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire ne fait pas l’objet d’une exigence de
diversification.
Les batteries utilisées pour la distribution électrique sans coupure sont des batteries au plomb,
diversifiées au niveau de leur fabrication (conception et structure des plaques positives différentes et
constructeurs différents) entre les divisions 1/2 et 3/4.
Pour les interconnexions, les essais de démarrage concernent la vérification des critères fonctionnels
suivants :
L’alimentation électrique sans coupure et dédié accident grave de l’îlot nucléaire ne fait pas l’objet de
critères de sûreté.
Pour les interconnexions, les essais périodiques concernent la vérification de la manœuvrabilité des
organes de coupure nécessaires à la mise en place des interconnexions.
2.2.5.4.4. MAINTENANCE
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire fait l’objet d’un programme de maintenance
conformément au chapitre VIII des RGE.
Au titre de ses contributions à l’accomplissement des fonctions de sûreté, l’alimentation électrique des
mécanismes de commande de grappes doit satisfaire les critères fonctionnels suivants :
La fonction de chute des grappes est réalisée par une logique de vote qui tient compte du risque de
défaillance unique et des principes de maintenance en fonctionnement.
Les disjoncteurs et les contacteurs étant classés F1A, ces équipements doivent être redondants pour
respecter les exigences du critère de défaillance unique. En effet, le système LA possède []
disjoncteurs d’AAR ainsi que, pour chaque groupe de grappes, [] modules contacteurs :
- [] modules de disjoncteurs sont placés en série dans la division 2 (tableau LAL) ainsi que dans la
division 3 (tableau LAM),
- pour chaque groupe de grappes, [] modules contacteurs sont en association série/parallèle pour
permettre la chute des grappes selon une logique de vote en 2/4.
Pour l’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes se reporter à la figure FIG–
8.3.3.
Ces tableaux sont interconnectés en permanence sans appareil de coupure. Les tableaux LAL
(division 2) et LAM (division 3) sont alimentés à partir du 220 Vcc de l’îlot conventionnel via []
disjoncteurs arrivée ([] appareils en série dans chaque division).
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes de l’îlot nucléaire n’est pas
concernée par le classement ESPN ni par le classement mécanique.
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N n’est
pas concernée par un texte officiel spécifique.
2) PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N n’est
pas concernée par des exigences issues des prescriptions techniques.
3) RÉGLEMENTATIONS INTERNATIONALES
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N n’est
pas concernée par une réglementation internationale spécifique.
La RFS IV-2-b décrit les exigences à prendre en compte dans la conception, la qualification, la mise
en œuvre et l’exploitation des matériels électriques appartenant aux systèmes classés de sûreté.
Cette RFS doit être prise en compte dans la conception et la réalisation de l’alimentation électrique
des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N.
2) DIRECTIVES TECHNIQUES
Les exigences suivantes des directives techniques doivent être prises en compte dans la conception
et la réalisation de l’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes
LAK/L/M/N :
- § A.2.2 « Redondance et diversification dans les systèmes de sûreté » : une attention particulière
doit être portée à la réduction des possibilités de défaillances de cause commune. Séparation
physique et séparation géographique doivent être mises en œuvre autant qu’il est possible. Les
fonctions de support (énergie, contrôle, refroidissement, etc.) doivent aussi être le plus possible
indépendantes. Un accent tout particulier doit être mis sur la redondance et la diversification des
sources électriques.
- § B 2.2.1 « Qualification de matériel électrique » : la qualification doit être obtenue en testant un
ou plusieurs échantillons de ces équipements par une séquence de tests représentatifs
conventionnels ou par une démonstration claire de la capacité de ces équipements à fonctionner
dans des conditions définies, par exemple par analogie avec d’autres équipements (cf sous-
chapitre 3.7). Une combinaison des deux méthodes peut aussi être utilisée. Le retour
d’expérience peut aussi être considéré.
- § B 2.4.1 « Rôle de fonction support de l'alimentation électrique » : les alimentations électriques
sont essentielles comme systèmes supports pour la réduction de la fréquence de fusion du cœur
et pour "l’élimination pratique" des séquences de fusion du cœur à haute pression. Une fiabilité
adéquate des alimentations électriques doit être obtenue par la mise en place de quatre diesels
principaux identiques, complétés par deux petits diesels capables de secourir en particulier deux
des pompes d’alimentation de secours des générateurs de vapeur et les systèmes supports
nécessaires. Les petits diesels doivent être diversifiés par rapport aux quatre diesels principaux
afin d’éliminer autant que possible les défaillances de cause commune entre les deux types de
diesels, en tenant compte du retour d’expérience de tels diesels, et connectés à des jeux de
barres électriques de tensions différentes.
- § C 2.1 « Critère de défaillance unique et maintenance préventive » : des interconnexions entre
les trains d’alimentation en courant électrique alternatif de puissance ne devraient être permises
que pour la maintenance et seulement entre deux des quatre trains (trains 1 et 2 d’un côté, trains
3 et 4 de l’autre côté). Pendant le fonctionnement en puissance, la maintenance ne devrait pas
être réalisée sur plus d’un train au même moment.
- § C 2.2 « Etude probabiliste de sûreté et diversification » : les possibilités de défaillances de
cause commune doivent être éliminées autant que possible par une conception et des règles
d’installation des équipements adéquates, incluant par exemple le choix d’équipements
diversifiés. Il faut noter que, pour des évènements initiateurs fréquents, l’exigence de fiabilité
d’une fonction de sûreté est tel que deux systèmes ou équipements diversifiés pourraient s‘avérer
nécessaires.
- § F 2.2.1 « Séismes » : pour faire face à la possibilité d’une perte de longue durée des sources
électriques externes, toutes les sources électriques de secours doivent être dimensionnées et
qualifiées au niveau de séisme retenu pour la conception.
2.3.1.3.3. AGRESSIONS
2.3.1.3.4. DIVERSIFICATION
Afin de limiter les risques de défaillance de mode commun, les organes de coupure de l’alimentation
électrique des mécanismes de commande de grappes doivent faire l’objet d’une exigence de
diversification (conception différente).
2.3.1.4.4. MAINTENANCE
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N doit
être conçue pour permettre la mise en œuvre d’un programme de maintenance conformément au
chapitre VIII des RGE.
Dans les conditions de fonctionnement normal de la tranche PCC-1, ainsi que dans les conditions
PCC-2 à PCC-4 et en situations RRC-A et d'accident grave, la distribution électrique des mécanismes
de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N assure les fonctions opérationnelles suivantes :
Les tableaux LAK/L/M/N 220 Vcc sont alimentés à partir des tableaux LAV/W de l’îlot conventionnel.
La puissance fournie aux tableaux LAK/L/M/N permet le déplacement des grappes.
Le Système de Protection réalise l’AAR à trois niveaux du système d’alimentation des mécanismes de
commande des grappes :
Chaque division du Système de Protection ouvre un disjoncteur et le quart des contacteurs via des
ordres à manque. L’électronique des circuits de contrôle des grappes reçoit également les ordres
d’AAR des quatre divisions du Système de Protection afin de couper l’alimentation électrique des
mécanismes de commande des grappes via des ordres à manque.
Les contacteurs des tableaux LAK/LAN permettent de réaliser l’AAR dont l’ordre a été initié [].
L’AAR est assuré par la chute des 89 grappes dans le cœur du réacteur afin d’assurer l’apport d’anti-
réactivité pour garantir la sous-criticité du cœur lors de tous les accidents initiés à puissance non nulle.
L’AAR est réalisé par la coupure de l’alimentation du mécanisme de commande de grappes, ainsi les
grappes non sont plus maintenues et chutent dans le cœur du réacteur.
En cas de perte de l’alimentation des tableaux LAK/L/M/N, les grappes de contrôle chutent par gravité.
Par ailleurs, en cas de perte totale d’eau alimentaire des générateurs de vapeur, un ordre de chute
des grappes anticipée est élaboré au RCSL et envoyé vers l’électronique des circuits de contrôle des
grappes. Cet ordre ne coupe pas l’alimentation du mécanisme de commande des grappes, il est
envoyé aux unités de contrôle de sous-groupes qui permettent de faire chuter les grappes.
Les matériels alimentés par le système d’alimentation électrique des mécanismes de commande des
grappes sont dimensionnés pour pouvoir fonctionner dans les domaines normaux et exceptionnels en
tension et fréquence et doivent conserver leur intégrité dans les domaines normaux, exceptionnels et
accidentels en tension, conformément au cahier de données de projet complétant le RCC-E.
Les temps d’ouverture des disjoncteurs, des contacteurs et des circuits de contrôle des grappes
doivent permettre de respecter le critère de temps de chute des grappes définis au sous-chapitre 5.3.
2.3.4.1. DESCRIPTION
- Alimentation
Les tableaux [] de l’îlot conventionnel alimentent respectivement les tableaux LAL/M de l’îlot nucléaire
via quatre disjoncteurs d’AAR (deux disjoncteurs []). Les tableaux [] sont interconnectés via deux
sectionneurs et les tableaux [] sont respectivement alimentés depuis les tableaux [].
- Distribution
[]
[]
2.3.4.2. FONCTIONNEMENT
[]
En cas d’arrêt automatique du réacteur, les disjoncteurs en amont des distributions LAL et LAM et les
contacteurs reçoivent un ordre d’ouverture ce qui provoque la chute gravitaire des grappes par
manque de tension des bobines de maintien.
En cas de transitoire sur le réseau (défaut réseau éliminé), les batteries de l’îlot conventionnel
permettent de maintenir la tension d’alimentation des mécanismes des grappes qui ne chutent donc
pas.
- court-circuit jeu de barres : action des protections en amont des jeux de barres 220 Vcc. Arrêt
automatique du réacteur par chute gravitaire des grappes,
- court-circuit dans un groupe : fusion du fusible en amont du groupe. Chute des grappes
alimentées par ce groupe,
- perte totale d’un système : la perte totale d’un système provoque l’arrêt automatique du réacteur
par chute gravitaire des grappes conséquence du manque de tension pour l’alimentation des
bobines de maintien,
- exigences dues à l’application du critère de défaillance unique : la fonction de chute des grappes
est réalisée par une logique de vote qui tient compte du risque de défaillance unique et des
principes de maintenance en fonctionnement.
La perte d’une alimentation (chargeur et batterie) 220 Vcc de l’îlot conventionnel sur les deux n’a pas
d’influence sur l’alimentation des mécanismes de commande de grappes.
La perte des deux alimentations (chargeurs et batteries 220 Vcc) de l’îlot conventionnel entraîne l’arrêt
automatique du réacteur par chute gravitaire des grappes.
Une défaillance du système RGL n’a pas de répercussion sur le fonctionnement du système.
Le système d’alimentation électrique des mécanismes de commande des grappes 220 Vcc est
conforme à la réglementation générale en vigueur (voir sous-chapitre 1.7) et ne fait pas l’objet de
dérogations particulières.
Les tableaux 220 Vcc LAL/M sont alimentés en permanence par les tableaux LAV/W situés en îlot
conventionnel via [] disjoncteurs d’AAR ([]).
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N n’est
pas concernée par un texte officiel spécifique.
2) PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N n’est
pas concernée par des exigences issues des prescriptions techniques.
3) RÉGLEMENTATIONS INTERNATIONALES
L’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes des systèmes LAK/L/M/N n’est
pas concernée par une réglementation internationale spécifique.
La qualification des matériels permet de démontrer que les exigences de la RFS IV-2B sont satisfaites
par l’alimentation électrique des mécanismes de commande de grappes de l’îlot nucléaire.
2) DIRECTIVES TECHNIQUES
- § F 2.2.1 « Séismes » :
Les dispositions décrites au § 2.3.5.3.1.5. permettent de justifier la conformité au classement
sismique des équipements de la distribution électrique des mécanismes de commande des
grappes.
2.3.5.3.3. AGRESSIONS
2.3.5.3.4. DIVERSIFICATION
La diversification est assurée d’une part par la présence d’organes de coupure de technologie
différente (disjoncteur/contacteur/RodPilots) et d’autre part par une diversification des signaux de
commande.
L’ouverture des disjoncteurs d’AAR présents dans les tableaux LAL et LAM permet de provoquer la
chute des grappes d’arrêt activée sur signal d’AAR RPR (F1A), (automatique ou[] via les commandes
PIPO (F1A) ou sur un signal diversifié au SAS (F2).
L’ouverture des contacteurs des tableaux LAK et LAN permet de provoquer la chute des grappes
d’arrêt activée sur signal d’AAR RPR (F1A) ou signal manuel PIPO (F1A) émanant de chacune des
divisions du PS (4 modules contacteurs).
La coupure des RodPilots des tableaux LAK et LAN permet de provoquer la chute des grappes d’arrêt
activée sur signal F2.
dans ce cadre notamment via les comptes-rendus des disjoncteurs d’AAR, les alarmes contacteurs
d’AAR et via les modules de pilotage des grappes.
Les disjoncteurs et les contacteurs seront testés pendant les essais du système de protection réacteur
par l’envoi d’un signal d’ouverture du système de protection réacteur. Ces tests doivent pouvoir être
réalisés tranche en puissance.
Les essais de chute des grappes sont effectués par le système RGL (hors tranche en puissance).
2.3.5.4.4. MAINTENANCE
L’alimentation électrique sans coupure de l’îlot nucléaire fait l’objet d’un programme de maintenance
conformément au chapitre VIII des RGE.
La distribution électrique normale des tableaux 10 kV LGF/G/H/I doit être assurée pour des situations
hors séisme , hors ambiance dégradée et hors cumul MDTE en tant que fonction support à la fonction
« Mise en service de l’aspersion normale du pressuriseur » en assurant l’alimentation des pompes
GMPP.
La distribution électrique normale 690 Vac LIF doit être assurée en tant que fonction support aux
systèmes DWN (confinement du BAN) et RPE (Limitation des effets d’une inondation dans la BAN et
le BTE).
La distribution électrique normale des tableaux 400 Vac LKK/L/M/N, LKP/S et LKU/V/W/X doit être
assurée en tant que fonction support aux systèmes DVD, DWL (pour l’isolement de la ventilation
normale [] des BAS 1 et 4, isolement préventif de la ventilation [] et BAS 1-4), EVU et PTR.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
La distribution électrique des tableaux 10 kV LGF/G/H/I, 690V LIF, 400 V LKK/L/M/N, LKP/S et LKU/V/
W/X doit garantir une alimentation électrique avec une qualité de tension et de fréquence suffisante et
garantir la sélectivité totale de la distribution.
Pour les tableaux 690 V LIF et 400 V LKK/L/M/N, la puissance du transformateur doit être suffisante
pour assurer l’alimentation des consommateurs situés en aval.
La distribution électrique normale n’est pas concernée par le classement ESPN ni par le classement
mécanique.
3.1.3.3. AGRESSIONS
3.1.3.4. DIVERSIFICATION
La distribution électrique normale doit être accessible aux opérateurs pour la maintenance et la
réparation des matériels à long terme.
La distribution électrique normale doit être conçue pour permettre la réalisation d’essais de démarrage
permettant de s’assurer de sa conception adéquate et de ses performances, et notamment du respect
des critères fonctionnels qui lui sont assignés au § 3.1.2..
La distribution électrique normale doit être conçue pour permettre une surveillance en exploitation
normale des caractéristiques du système nécessaires à l’accomplissement de ses missions de sûreté
afin d’assurer le bon comportement de ses composants et leur disponibilité en fonctionnement normal,
incidentel et accidentel.
Les parties classées de la distribution électrique normale doivent être conçues pour permettre la
réalisation d’essais périodiques conformément aux règles définies dans le chapitre IX des Règles
Générales d’Exploitation.
3.1.4.4. MAINTENANCE
La distribution électrique normale doit être conçue pour permettre la mise en œuvre d’un programme
de maintenance conformément au chapitre VIII des RGE.
La distribution électrique normale assure les fonctions opérationnelles suivantes dans les différentes
conditions de fonctionnement de l’installation dans lesquelles elle est sollicitée :
La distribution électrique normale doit alimenter les consommateurs opérationnels de l’îlot nucléaire
non secourus dans les limites statique et dynamique de tension et de fréquence admissibles.
Les interconnexions bidirectionnelles entre LKP et LKQ, LKR et LKS permettent d’assurer
l’alimentation normale de matériels nécessaires à la maintenance lorsque ceux-ci ne sont plus
alimentés par leur tableau normal amont, comme l’éclairage normal, les prises de courant, des palans
et des ponts, les pompes de drainage et la ventilation des locaux électriques.
La distribution 10KV normal LGF/G/H/I participe à la fonction « Mise en service de l’aspersion normale
du pressuriseur » en assurant l’alimentation électrique des pompes GMPP. Cette fonction « Mise en
service de l’aspersion normale du pressuriseur » est requise pour assurer une dépressurisation sûre
du circuit primaire jusqu’aux conditions de connexion du RIS-RA en PCC-2, pour des situations hors
séisme, hors ambiance dégradée et hors cumul MDTE.
La distribution 690V normal LIF participe à la fonction de confinement du BAN et à la limitation des
effets d’une inondation dans le BAN et le BTE suite à un séisme.
La distribution 400V normal LKKLMN, LKP/S et LKUVWX participe aux fonctions DVD, DWL, EVU et
PTR.
La distribution électrique normale contient tous les équipements permettant l’alimentation électrique
des actionneurs non secourus de l’îlot nucléaire.
La partie classée de la distribution électrique normale doit garantir en exploitation normale une tension
sur le jeu de barres de plus ou moins []% de la tension de référence correspondant aux intervalles
listées ci-dessous en accord avec les régimes de fonctionnement définis dans le RCC-E (cf. §D2310)
complété du cahier des données de projet (cf. §C2133 et §D2314) :
La fréquence de la tension sur le jeu de barre des tableaux de la distribution électrique normale est
fixée par le réseau électrique français et fait l’objet d’une surveillance en exploitation. L’intervalle de
fréquence retenu en exploitation normale pour le dimensionnement est [[] Hz ; [] Hz] en accord avec
les régimes de fonctionnement définis dans le RCC-E (cf. §D2310) complété du cahier des données
de projet (cf. §C2133 et §D2314).
La distribution électrique normale doit garantir la sélectivité totale des protections en accord avec le
§C2320 du RCC-E. Les réglages des seuils de protection permettant de satisfaire cette sélectivité sont
définis dans la note de sélectivité et dépendent notamment du calcul des courants de court-circuit. Ces
courants de court-circuit sont calculés selon la norme CEI 60909-0 de 2011 et sont présentés dans la
note de calcul des courants de court-circuit.
Le bilan de puissance des tableaux de la distribution électrique normale doit permettre de s’assurer du
bon fonctionnement des matériels électriques. Le bilan de puissance enveloppe associé à un matériel
électrique est la valeur la plus élevée des bilans de puissance associés à chaque scénario applicable
au matériel concerné et prend en compte les configurations possibles liées aux interconnexions.
3.4.1. DESCRIPTION
La distribution électrique normale contient dans chaque division les équipements suivants :
- une distribution 10 kV normale qui alimente un groupe motopompe primaire et un groupe DER en
division 1 et 4,
- dans les divisions 1 et 4, une distribution 690 V normale alimentée par la distribution 10 kV
normale de l’îlot conventionnel via un transformateur pour l’alimentation des actionneurs non
secourus de puissance qui ne dépasse pas [] kW,
- une distribution 400 V normale alimentée par la distribution 10 kV normale de l’îlot nucléaire via
un transformateur pour l’alimentation d’actionneurs opérationnels et des chaufferettes
pressuriseur non secourues,
- une sous-distribution 400 V normale pour l’éclairage normal et d’autres consommateurs
nécessaires pendant les opérations de maintenance.
La distribution électrique normale de l’îlot nucléaire est alimentée par la distribution électrique normale
de l’îlot conventionnel, les appareils de coupure sont installés dans l’îlot conventionnel et à l’arrivée du
tableau de l’îlot nucléaire.
Les distributions BT sont alimentées via contacteur fusible au niveau 10 kV qui assure les fonctions de
protections électriques en cas de défaut sur le jeu de barres BT.
Les transformateurs BT de type sec sont directement raccordés aux jeux de barres BT.
Les tableaux sont identiques à ceux classés. Ils sont conçus en technique protégée sous enveloppe
métallique avec des équipements débrochables. Ils sont équipés d’un dispositif de mise à la terre et
d’une cellule de mesure de la tension.
Chaque cellule débrochable peut prendre trois positions : embrochée, en test ou débrochée.
Chaque armoire est séparée en compartiments distincts pour le raccordement des câbles, l’appareil
de coupure, le jeu de barres et le contrôle-commande.
3.4.1.2.1. TRANSFORMATEURS
Les différents niveaux de tension des tableaux BT sont créés à l'aide de transformateurs 10 kV/420 V
ou 10 kV/720 V de type sec. La température de chaque phase est surveillée à l'aide de sondes de
température.
La séparation physique des équipements répartis entre les quatre divisions pour l’îlot nucléaire n’est
pas requise.
3.4.2. FONCTIONNEMENT
L’alimentation du réseau électrique de la tranche et sa qualité (tension, fréquence) est assurée via les
TS et les régleurs en charge par un soutirage sur la ligne d’évacuation d’énergie, alimentée en
puissance par l’alternateur et en démarrage/arrêt par la source externe principale (réseau RTE).
La distribution électrique normale fonctionne en permanence sauf en cas de pertes des alimentations
externes (perte des TS et du TA) ou en cas de maintenance.
La source externe principale est constituée du réseau d’évacuation d’énergie seul lorsque le groupe
turboalternateur n’est pas couplé, ou de l’ensemble turboalternateur – réseau d’évacuation d’énergie
lorsque le groupe turboalternateur est couplé au réseau. Cette source alimente les auxiliaires de la
centrale à travers de deux transformateurs dits « de soutirage » (TS). La puissance totale de ces
derniers est telle qu’ils puissent alimenter l’ensemble des auxiliaires susceptibles de fonctionner
simultanément, quelles que soient les conditions de fonctionnement de la tranche.
En outre, le groupe turboalternateur, découplé du réseau d’évacuation d’énergie, peut alimenter seul
les auxiliaires de la tranche, à travers des transformateurs de soutirage, la tranche étant en
fonctionnement : cette situation correspond à l’îlotage de la tranche.
La source externe auxiliaire permet d’alimenter certains auxiliaires de la tranche lorsque la source
principale n’est pas disponible. Elle fait appel à un « réseau auxiliaire », distinct et aussi indépendant
que possible du réseau d’évacuation d’énergie. Le transformateur qui alimente les auxiliaires à partir
de ce réseau auxiliaire est appelé « transformateur auxiliaire » (TA). Sa puissance est telle qu’il puisse
alimenter les auxiliaires dits « permanents », c’est-à-dire les auxiliaires nécessaires pour amener la
tranche en état d’arrêt sûr, à l’exclusion des auxiliaires nécessaires à la seule production d’énergie.
La sûreté de la tranche exige que certains matériels restent alimentés même en cas d’indisponibilité
des sources. Ces matériels dits « secourus » bénéficient donc, outre ces sources, d’une source de
secours interne à la tranche. Cette source est constituée de groupes électrogènes, dont le nombre est
égal à celui des divisions de la tranche.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Les bilans de puissance des tableaux de l’îlot nucléaire démontrent que les hypothèses de
dimensionnement de la distribution électrique normale présentées au § 3.3.2. sont cohérentes et
comprennent des marges avec celles des systèmes servis correspondants (cf. paragraphe 2.2. des
chapitres systèmes concernés).
La distribution électrique normale bénéficie d’une séparation physique des équipements répartis entre
les quatre divisions pour l’îlot nucléaire qui garantit la protection contre les risques de défaillances de
cause commune.
3.5.3.3. AGRESSIONS
Toutefois la distribution électrique normale dépend des alimentations externes de site qui elles ne sont
pas protégées.
3.5.3.4. DIVERSIFICATION
La distribution électrique normale est accessible aux opérateurs pour la maintenance et la réparation
des matériels à long terme. Afin de contrôler les comportements requis de certains composants
(transformateur et disjoncteur diesel, cellules de mesure...), la maintenance sera traitée conformément
à la documentation de la procédure de maintenance (Guides d'Exploitation et d'Entretien, documents
du fabricant...).
A ce stade de la fabrication, de l’installation et du déroulement des essais, aucun écart n’impacte les
requis de sûreté spécifiés dans le Rapport de Sûreté.
La distribution électrique normale fait l’objet d’un programme d’essais de démarrage conformément
aux modalités présentées au chapitre 14 permettant notamment de vérifier le respect des critères
suivants :
La distribution électrique normale est sollicitée en fonctionnement normal de la tranche ce qui permet
une surveillance fonctionnelle de ses caractéristiques sollicitées dans ce cadre notamment la tension
et la fréquence sur le jeu de barres au travers de la cellule potentiel.
Les parties classées de la distribution électrique normale font l’objet d’essais périodiques
conformément au chapitre IX des Règles Générales d’Exploitation permettant notamment de vérifier le
respect du critère fonctionnel suivant :
- tension sur le jeu de barre sur les tableaux 10 kV LGF/G/H/I, 690 Vca LIF, 400 Vca LKK/L/M/N,
LKP/S et LKU/V/W/X.
3.5.4.4. MAINTENANCE
La distribution électrique normale fait l’objet d’un programme de maintenance conformément aux
exigences du chapitre VIII des RGE.
[]
[]
[]
[]
[]
SOMMAIRE
FIGURES :
FIG–8.4.1 PRINCIPAUX CHEMINS DE CÂBLES .......................................................... 11
1. PRINCIPES DE CÂBLAGE
1.1. INTRODUCTION
Les principes de câblage sont conformes aux exigences du RCC-E D7000 (voir sous-chapitre 1.6).
Les systèmes de distribution électrique de l'Îlot Nucléaire et de l'Îlot Conventionnel sont installés dans
des bâtiments distincts, ceux de l'Îlot Conventionnel dans un bâtiment électrique spécifique de l'Ilot
Conventionnel, ceux de l'Îlot Nucléaire dans [] des Bâtiments des Auxiliaires de Sauvegarde (BAS)
dans les locaux électriques (voir figure FIG–8.4.1).
Les câbles entre le bâtiment électrique de l'Îlot Conventionnel et les BAS cheminent dans des galeries
souterraines.
Les systèmes de distribution électrique de l'Ilot Nucléaire sont principalement situés dans les [] BAS,
localement des sous-distributions peuvent se situer dans d'autres bâtiments.
Des entreponts de câblage sont prévus sous les locaux tableaux et les locaux de contrôle-commande
dans chaque division des BAS, et sous la salle de commande dans les divisions 2 et 3 (voir sous-
chapitre 8.5).
L'implantation des tableaux électriques dans la partie haute des BAS permet de raccourcir les
longueurs de câbles entre les tableaux électriques et les actionneurs des systèmes de sauvegarde
situés dans []. Les câbles transitent via des entreponts de câblage sur des chemins de câbles
horizontaux et verticaux vers les locaux abritant les systèmes. Les câbles à destination du Bâtiment
Réacteur cheminent via les entreponts de câblage, l'espace entre-enceintes, les traversées
électriques, et les chemins de câbles situés dans les locaux du Bâtiment Réacteur.
Les Bâtiments Diesels sont connectés aux BAS par des galeries souterraines distinctes.
Le Bâtiment des Auxiliaires Nucléaires (BAN) est alimenté par les quatre divisions. Le Bâtiment
Combustible (BK) est principalement alimenté par les divisions 1 et 4.
[]
Le principe de câblage des alimentations des vannes d'isolement enceinte est illustré à la figure 4 du
sous-chapitre 8.3.
Les câbles de contrôle-commande suivent les mêmes axes principaux que les câbles de puissance
mais sont installés sur des tablettes distinctes.
En général, les câbles de contrôle ou de mesure sont installés avec les câbles d'alimentation
électrique lorsqu'ils arrivent à proximité des capteurs.
1.3.1. GÉNÉRALITÉS
Le système d'alimentation électrique des auxiliaires de l'Îlot Nucléaire est divisé en un système
d'alimentation électrique normal et un système d'alimentation électrique secouru.
Les tableaux électriques secourus et non secourus sont installés dans les mêmes locaux, une
séparation physique entre les chemins de câbles alimentant les systèmes non secouru et secourus
n'est pas nécessaire. Les câbles classés et les câbles non classés (câbles de puissance ou de
contrôle-commande) cheminent sur les mêmes tablettes et aux mêmes entreponts de câblage compte
tenu du fait que chacun des câbles de l'Îlot Nucléaire est strictement assigné à un seul train.
L'alimentation électrique des différents trains de sauvegarde est installée dans des divisions distinctes.
Cette séparation en divisions garantit une protection contre la propagation d'une défaillance résultant
d'une agression interne. Les câbles appartenant à des trains différents sont physiquement séparés les
uns des autres. Chaque train électrique est considéré comme étant un volume de feu individuel et est
physiquement séparé des trains adjacents par des protections anti-incendie, des murs de protection
ou d'autres moyens adaptés. Les espaces utilisés pour les interconnexions entre divisions sont
également considérés comme étant des volumes de feu distincts.
Les câbles de différents trains passant à travers des locaux communs sont séparés par des écrans
anti-incendie, des murs de protection, une distance suffisante ou des moyens adaptés. Les câbles de
différents trains aboutissant dans un même local sont séparés autant que possible avec une analyse
au cas par cas. La perte des fonctions réalisées par tous les équipements d'un même local résultant
d’un incendie est prise en compte dans la conception des systèmes.
Les câbles non-classées issus d’un chemin de câbles non-classés peuvent chacun cheminer sur un
chemin de câbles appartenant à une division différente. Chaque câble non-classé est alors associé à
la division de son chemin de câbles. Un câble non-classé associé à une division ne peut cheminer que
sur un chemin de câbles appartenant à sa division d’association ou un chemin de câbles non-classés.
Les équipements de contrôle-commande et les tableaux électriques sont installés dans des locaux
différents. Leurs câbles suivent les mêmes axes principaux mais sont disposés sur des tablettes
différentes (différenciation entre les catégories de câbles, voir § 1.4.).
Les câbles des quatre divisions cheminent à travers l'espace entre-enceintes. Les axes horizontaux et
verticaux des câbles des différentes divisions sont séparés d'au moins 5 m. Une séparation
additionnelle est requise pour les axes verticaux conformément à l'ETC-F.
Les câbles d'interconnexions entre 2 divisions qui cheminent à travers une troisième doivent répondre
aux exigences de séparation entre divisions. Ils sont séparés des câbles de la troisième division. Les
exigences de cheminement et les séparations entre les catégories de câbles décrites au § 1.4. sont
également respectées.
Les câbles de contrôle-commande reliant 2 divisions lorsqu’ils ne sont pas en fibre optique sont
équipés de dispositifs d'isolement galvanique, un dans chaque division.
Le câblage de la salle de commande principale doit être séparé du câblage de la station de repli afin
de s'affranchir des agressions internes. Les câbles reliant des systèmes redondants et la salle de
commande principale sont séparés (par exemple posés sur des tablettes différentes).
A proximité de l’équipement terminal, les câbles classés de sûreté appartenant à des divisions
différentes et / ou de natures électriques (contrôle-mesure ou puissance BT) différentes peuvent
cheminer ensemble sur le même chemin de câbles sur un linéaire n’excédant pas 2 mètres. Chaque
division et chaque nature électrique est alors séparée par un séparateur en acier mis à la masse.
[]
Les réseaux redondants ou les réseaux en anneau situés dans les entreponts de câblage sont
disposés sur des tablettes différentes (voir également sous-chapitre 7.2).
Les câbles électriques provenant de l'Îlot Conventionnel sont non-classés de sûreté et sont posés
avec les câbles de l'Ilot Nucléaire sur les mêmes tablettes.
Les câbles de contrôle-commande provenant de l'Ilot Conventionnel peuvent cheminer sur les mêmes
tablettes que les câbles de l'Ilot Nucléaire. Pour éviter toute perturbation sur les réseaux de l'Îlot
Nucléaire, les câbles provenant de l'Îlot Conventionnel sont équipés d'un blindage relié à la terre à
l'entrée de chaque bâtiment. Ils sont installés de la manière suivante :
- Les câbles non-classés associés aux divisions 1 et 3 de l’îlot nucléaire sont installés sur les
chemins de câbles de sections 1/3 (train E) de l’îlot conventionnel ;
- Les câbles non-classés associés aux divisions 2 et 4 de l’îlot nucléaire sont installés sur les
chemins de câbles de sections 2/4 (train F) de l’îlot conventionnel.
Les câbles de différents niveaux de tension sont posés sur des tablettes en fonction de leur nature afin
d'éviter les interférences électromagnétiques, selon le tableau suivant :
Câbles de mesure ;
Multicouches sur toute la hauteur de la
4
Câbles de télécommunication ; tablette
Bus ;
Fibres optiques.
Des distances minimales entre tablettes supportant des câbles de natures électriques différentes sont
prévues conformément au RCCE D7000 (voir sous-chapitre 1.6).
A proximité d’un même équipement, les câbles de contrôle peuvent cheminer avec les câbles
puissance BT ou les câbles de mesure de cet équipement sur une même tablette. Les câbles de
mesure cheminent dans des goulottes capotées dès lors qu’ils se trouvent à proximité d’un câble BT
(moins de 1 m).
A l’intérieur des traversées électriques (fourreaux, carottages…), les câbles de contrôle et de mesure
peuvent cheminer avec des câbles de puissance BT sur un linéaire inférieur ou égal à 2 mètres. Les
câbles de contrôle et de mesure sont alors séparés par l’intermédiaire d’un séparateur en acier mis à
la masse.
Les câbles de catégories 2 et 3 peuvent être posés ensemble sur les tablettes terminales (qui
supporte un faible nombre de câbles). A proximité des actionneurs alimentés, des exceptions aux
règles précédemment mentionnées sont possibles.
En zone nucléaire contrôlée, les chemins de câbles principaux sont installés dans les locaux à faible
débit de dose.
Pour la protection contre les risques électriques, tous les éléments métalliques ou métallisés
constituant les chemins de câbles et leurs supportages sont reliés à la terre par un collecteur de
masse raccordé aux deux extrémités à la prise de terre du bâtiment. Tous les câbles de contrôle-
commande (mesure et contrôle) sont équipés d'un blindage relié à la terre aux deux extrémités.
Dans l'Îlot Nucléaire, les cheminements ne sont parcourus que par des câbles d'un même train. Des
dispositifs de protection contre l'incendie sont mis en oeuvre si un cheminement définit une zone de
feu (voir ETC-F). En général, les tablettes sont interrompues avant et après le franchissement d'une
barrière coupe-feu. Dans tous les cas, les tablettes sont interrompues avant de franchir une traversée
entre deux bâtiments.
La principale mission des systèmes de mise à la terre et de protection contre la foudre est de limiter
les risques vis à vis des surtensions susceptibles d'affecter les systèmes électriques. De ce fait, les
éléments suivants sont pris en compte :
Ces mesures s'appliquent à l'Îlot Nucléaire, à l'Îlot Conventionnel et aux ouvrages de site.
Cette section détaille les concepts de base pour tous les types d’installations externes et internes de
protection contre la foudre, le système de mise à la terre interne et externe ainsi que les exigences
complémentaires de compatibilité électromagnétique (CEM) pour une réduction optimum des
interférences électromagnétiques vis à vis des installations électriques et électroniques conformément
aux chapitres D4000 et D5000 du RCC-E.
Les installations de protection internes et externes contre la foudre sont conformes à la réglementation
française :
- « Arrêté du 7 février 2012 fixant les règles générales relatives aux installations nucléaires de
base »,
- « Arrêté du 19 Juillet 2011 modifiant l’arrêté du 4 Octobre 2010 relatif à la prévention des risques
accidentels au sein des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à
autorisation ».
Les installations de protection contre la foudre comportent des mesures complémentaires visant à
réduire les effets électromagnétiques des courants induits par la foudre dans les volumes à protéger
comme les structures des bâtiments, les cheminements de câbles, les câbles aériens, etc. (voir
paragraphe 2 de la section 3.3.7).
L'installation de mise à la terre assure la protection du personnel vis à vis des tensions de contact
inadmissibles.
La protection des bâtiments et des installations contre les effets directs de la foudre (passage du
courant) est assurée par la structure des bâtiments (principe de protection par cage de Faraday). Pour
les bâtiments en béton armé, une cage maillée est réalisée en soudant les ferraillages extérieurs des
bétons. Pour les bâtiments en charpentes métalliques, la cage de Faraday est réalisée en boulonnant
les structures. Les cages de Faraday des bâtiments sont reliées au réseau de terre enterré en
périphérie externe des bâtiments tous les 10 mètres en moyenne.
A l’intérieur des bâtiments, des cages de Faraday supplémentaires sont créées pour protéger certains
locaux abritant des matériels sensibles aux perturbations électromagnétiques. Elles sont reliées au
réseau de masse du local.
Pour vérifier la bonne réalisation de la cage de Faraday, la norme NF EN 62305-2 prescrit au §4.3 que
« pour les structures utilisant les armatures du béton (y compris les structures en béton armé
préfabriqué), la continuité électrique des armatures doit être mesurée entre la partie haute et la terre. Il
convient que la valeur de la résistance électrique totale ne soit pas supérieure à 0,2 Ω, valeur mesurée
par un appareil approprié ».
Des mesures de continuité électrique ont été réalisées sur le site de Flamanville 3 en mai 2014 entre
la partie haute des bâtiments et la terre. Les résultats de cette campagne de mesures sont indiqués
dans le tableau suivant :
[]
HQB
[]
[]
HQA
[]
[]
HF
[]
HK []
HLB []
HLC []
[]
HLD
[]
[]
HDC/HDD
[]
Ces éléments répondent au référentiel foudre associé, et d’autre part, aux objectifs de sécurité du
personnel de l’arrêté du 4 octobre 2010 (modifié par l’arrêté du 19 juillet 2011) en s’appuyant
notamment sur l’application de la norme NF EN 62 305-3.
L’installation des dispositifs de protection contre la foudre est conforme au référentiel de sureté foudre
applicable à l’EPR, qui définit les moyens à mettre en œuvre pour assurer la protection des
équipements et de l’installation contre les effets de la foudre. Le référentiel prescrit la mise à la terre
des éléments entrants susceptibles de transmettre une perturbation au sein de l’installation
directement ou indirectement via des parafoudres.
L’analyse risque foudre (ARF), l’étude technique, l’installation et vérification périodique des dispositifs
de protection foudre sont réalisées par un organisme compétent au titre de l’arrêté du 04/10/2010
modifié par l’arrêté du 19/07/2011.
Des exigences additionnelles de compatibilité électromagnétique (CEM) comportent des mesures qui
réduisent les effets électromagnétiques induits par la foudre ou d'autres sources d'interférences (par
ex. blindage de câbles).
L'ensemble des mesures prises a pour but d'éviter toutes surtensions inacceptables pour les
installations électriques et le contrôle-commande. Des mesures sont prises pour qu'un courant de
court-circuit résultant d'un défaut de mise à la terre sur une installation électrique n'entraîne pas de
différence de potentiel interne inacceptable vue des systèmes de contrôle-commande.
Afin de respecter les exigences en matière de CEM, toutes ces mesures sont également appliquées
aux autres systèmes électroniques, tels que systèmes de communication, de contrôle d'accès, de
détection incendie, les câbles de ces systèmes étant posés en parallèle et sur les mêmes tablettes
que les câbles de contrôle-commande.
Le système de protection contre la foudre et de mise à la terre garantit la sécurité du personnel et des
matériels dans la centrale.
Le matériel des réseaux de masse et de terre n'est pas classé de sûreté. Cependant, la foudre est
considérée pour le palier EPR comme une agression climatique externe au titre de la sûreté. En
conséquence, les dispositifs de protection contre la foudre, dont la durée de vie est limitée par rapport
à la durée de vie de la tranche et dépendante des sollicitations liées à la foudre (ex : les parafoudres),
doivent être classés F2.
Pour les arrivées 10 kV ou les connexions entre jeux de barre 10 kV, seul un dispositif de protection
contre les courts-circuits est installé. Il comporte un relais ampèremétrique à temps indépendant relié
à un transformateur de courant.
Les départs 10 kV moteur sont protégés contre les court-circuits par un relais ampèremétrique à
temps indépendant et un relais de protection contre les surcharges relié au même transformateur de
courant.
Pour les départs vers les transformateurs HTA/BT, la protection est réalisée par un relais
ampèremétrique à temps indépendant. Cette protection est complétée par une protection homopolaire
pour la détection des défauts phase/terre au secondaire du transformateur.
Les dispositifs de protection électrique sont conçus de telle manière qu'en cas de court-circuit ou de
surcharge, seules les protections en amont les plus proches du défaut déclenchent afin de ne couper
que la partie défaillante du système électrique.
[]
SOMMAIRE
.8.5 INSTALLATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1. DESCRIPTION DE L'INSTALLATION . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1. GÉNÉRALITÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2. LOCAUX ÉLECTRIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3. LOCAUX BATTERIES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.4. ENTREPONTS DE CÂBLAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5. INSTALLATION DES ÉQUIPEMENTS DE CONTRÔLE-COMMANDE 3
2. LOCALISATION DES ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES ET DE
CONTRÔLE-COMMANDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
.8.5 INSTALLATION
1. DESCRIPTION DE L'INSTALLATION
1.1. GÉNÉRALITÉS
Chaque train de l'alimentation électrique secourue est installé dans une division distincte. La
séparation en divisions garantit qu'en cas d'agression interne dans une division, seule la division
concernée est affectée.
La structure du schéma unifilaire permet une séparation fonctionnelle entre les systèmes
d'alimentation normale et secourue.
Une séparation physique des alimentations normales et secourues n'est pas nécessaire (par analogie
avec le RCC-E § D7320). Une séparation entre les équipements HTA et BT ou en tension continue
n'est pas nécessaire.
En division 1 et 4 de l’îlot nucléaire, les tableaux électriques [] sont situés dans [].
Dans leur majorité, les équipements électriques de l'îlot nucléaire sont implantés dans les locaux des
bâtiments électriques ; des équipements décentralisés tels que des sous-distributions locales sont
également installés dans d'autres locaux tels que ceux des Bâtiments Diesels.
Les équipements électriques de l’îlot conventionnel et des autres ouvrages de site (BOP) sont installés
dans le BLNC (Bâtiment Electrique Non Classé). Ces équipements sont installés dans deux demi
BLNC (BLNC1 : train 1 et 3, BLNC2 : train 2 et 4) indépendants constituant deux secteurs de feu
distincts.
La station de pompage est divisée en quatre files appartenant chacune à un train électrique et
comportant un local de distribution électrique.
Les locaux électriques sont conçus suivant les règles d'installation en vigueur, par exemple, les murs,
les sols et les plafonds sont exempts de poussière, le local ne contient pas d'équipement mécanique
de manière générale, l'accès est limité au personnel autorisé.
Les fixations des équipements au génie civil doivent être conçues selon les exigences associées
(classement, requis sismique...).
Les locaux batteries sont conçus suivant les règles d'installation en vigueur. Notamment, le plancher
comporte un point bas et un seuil pour assurer la rétention dans le local.
Les batteries d'accumulateurs sont situées dans des locaux dédiés [].
La description des chemins de câbles et de la pose des câbles est réalisée au paragraphe 1 “Principes
de câblage” du sous-chapitre 8.4 “Principes spécifiques”.
Cette disposition permet d'optimiser la distance de raccordements entre les actionneurs des systèmes
de sûreté situés dans [] des BAS et le BR via les traversées électriques. De même, la proximité du
BLNC et de la Salle des Machines permet de réduire les distances pour les actionneurs de l’îlot
conventionnel.
Chaque file de la station de pompage dispose d’un local électrique abritant les sources 10 kV et 400 V
non classées. Il n’y a pas de contrôle-commande en station de pompage. Les actionneurs classés de
la station de pompage sont alimentés depuis l'îlot nucléaire.
Les générateurs diesels principaux sont installés dans deux bâtiments spécifiques distincts et
physiquement séparés (Diesels des divisions 1 et 2 ensemble et, 3 et 4 ensemble).
Les générateurs diesels d'ultime secours sont installés dans ces mêmes Bâtiments Diesels (un dans
chaque BD, un en division 1 et un en division 4).
Les tableaux électriques classés et non classés peuvent être installés dans les mêmes locaux. Les
locaux des armoires de contrôle-commande sont de manière générale distincts des locaux des
tableaux électriques.
Dans les divisions 2 et 3, les batteries d'accumulateurs [] sont installées dans des locaux dédiés au
niveau [] m des BAS/BL (voir figures du sous-chapitre 1.2 “Description générale de la tranche”).
Dans les divisions 1 et 4, les batteries d'accumulateurs [] sont installées dans des locaux dédiés aux
niveaux [] m et [] m des BAS/BL (voir figures du sous-chapitre 1.2 “Description générale de la
tranche”).
Les batteries d'accumulateurs [] prévues en cas d’accident grave sont installées dans des locaux
dédiés au niveau [] m dans les divisions d'ultime secours des Bâtiments Diesels.
Dans le BLNC les batteries d’accumulateurs sont installées [] dans chaque demi BLNC à [] m (voir
figures du sous-chapitre 1.2 “Description générale de la tranche”).
Pour les mesures structurelles de protection contre l’incendie, voir section 3.4.7.2 “Analyse de sûreté
vis-à-vis de l'incendie”.