Cours de Zoologie - 2ème année TCSNV
Cours de Zoologie - 2ème année TCSNV
COURS DE ZOOLOGIE
Présenté par :
Professeur DJAZOULI Zahr-Eddine
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
SOMMAIRE
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- Introduction
1. Méthodologie
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- soit les unes par rapport aux autres, en comptant le nombre de différences (distance)
Le groupe 1-2 est soutenu par les mutations 7, 9, 15, le groupe 5-6 par les mutations
3, 11, 25, 27, le groupe 4-5-6 par les mutations 2, 22, le groupe 3-4-5-6 par les mutations 5,
17, 20 et 30. L'ensemble 1 à 6 a la mutation 13 par rapport à l'espèce hors-groupe.
On ne tient donc compte que des mutations communes pour établir une phylogénie.
Les mutations propres, comme 1, 24 et 27 chez l'espèce 1 ne sont d'aucune utilité. Le fait de
posséder un même caractère ancestral (15 pour les espèces 3 à 6 ne donne pas non plus
d'information de parenté.
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Il faut choisir des gènes dont la variabilité est adaptée au groupe étudié : faible si les
espèces sont éloignées, forte si elles sont proches.
Depuis toujours, les humains ont appelé les espèces par un nom. La première intention
de classification vient Aristote (tableau 2). La grande coupure pour lui est la présence ou non
de sang ayant la couleur rouge. Comme le souligne Lamarck, ce système a le défaut que
certains Annélides ont du sang rouge.
Linné (1753) a amélioré la classification des Vertébrés mais introduit une grande
confusion chez les autres puisqu'il range tous les Invertébrés non Insectes dans les Vers
(collection disparate).
Cuvier (1797) a insisté sur l'individualisation des Mollusques. La notion de Vertébré est
de Lamarck qu'il introduit dans son cours au Muséum en 1794. Cuvier reprendra cette
notion.
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Haeckel (1866 à 1892), grand admirateur de Darwin, son contemporain, a publié les
premiers arbres phylogéniques pour traduire les relations de parentés entre les êtres vivants
(fig. 1). Ces arbres successifs sont très intéressants. Outre le fait qu'il invente le règne des
Protistes, il est le premier à affirmer une parenté entre les Plantes, les Protistes et les
Animaux. Il reconnaît que les Coelentérés sont les premiers (fig. 1a) à se détacher de l'arbre
général. Les Echinodermes sont rapprochés des Articulés (Arthropodes + Vers). Les
Mollusques sont à part. La lignée des Vertébrés démarre très tôt et comprend l'Amphioxus.
Au sein des Vertébrés (fig. 1b), il reconnaît les Amniotes au sein desquels les Oiseaux
prennent racine au sein des Reptiles. Les Amphibiens sont nettement distincts. Les
Tétrapodes sont unis. Ce savant prolifique a eu beaucoup d'intuitions qui ont été avérées.
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Les premières approches ont comparé l'organisation des individus adultes. Cela a
profité essentiellement à la classification des Vertébrés, notamment par l'anatomie
comparée introduite par Cuvier.
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cavité digestive initiale appelée archentéron. Celui qui reste à l'extérieur est l'ectoblaste.
Chez des Cœlentérés, la couche unistratifiée se délamine avec un plan de clivage parallèle à
la surface de l'œuf. Les couches internes forment l'endoblaste. La cavité archentérique
s'ouvre secondairement. Pas de blastopore. Les Lophophoriens (Bryozoaires et
Brachiopodes) sont difficilement attribuables à l'un des 2 groupes.
- Apparition d'un mésoblaste chez les Triplobastiques, selon plusieurs procédés. Ceux
qui n'en ont pas sont des Diploblastiques.
- Symétrie bilatérale par rapport à radiaire. Les Echinodermes ont une symétrie
radiaire mais leur larve est nettement à symétrie bilatérale. Les vrais groupes à
symétrie radiaire sont les Coelentérés et Cténaires. Les Bilatéraux regroupent tous les
non- Radiaires.
Le critère de fécondité a été introduit avec Buffon et Cuvier : l'espèce est la collection
des corps organisés, nés les uns des autres ou de parents communs, et de ceux qui leur
ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux. Pendant longtemps, l'accroissement des
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Ecologie et génétique des populations ont transféré ces concepts au niveau des
populations, transformant ainsi la notion abstraite d'espèce en un ensemble territorialement
limité constitué par un pool de gènes isolé de ses voisins.
Enfin les ponctualistes, se fondant sur la paléontologie, ont mis en exergue la durée
de l'espèce dans son cadre géologique; l'espèce est une stase dans un équilibre intermittent.
En fait, la variation est continue : il n'y a pas de différence de nature entre forme
individuelle, morphe, sous-espèce, quasispecies ou semispecies et la multitude des
catégories infraspécifiques qui ont été distinguées. Selon les fonctions qu'elles affectent, les
mutations n'ont pas le même impact sur l'organisme et la sélection, influencée par une
infinité de facteurs, diversifie à l'extrême les conséquences qu'elles engendrent. Tous les
intermédiaires existent dans les degrés de séparation, jusqu'au niveau supraspécifique, et
défient les tendances à la rationalisation de l'esprit humain, tenant en échec l'impérieux
besoin de classement que fait naître chez l'entomologiste l'objet même de son étude...
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Le schéma général doit donc être regardé comme cas médian, de plus grande
fréquence, et non comme enchaînement d'étapes obligées; la polyploïdie peut produire une
spéciation immédiate, le mécanisme génétique créant lui-même l'isolement; inversement,
des séparations longues et des divergences adaptatives n'impliquent pas un isolement
reproductif; diverses stases évolutives suggèrent que la dérive génétique ne soit pas
inéluctable, etc.
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Parmi les nombreuses situations traduisant un échange génique limité entre deux
populations, seule la quasispecies = semispecies Mayr 1978 (nec semispecies Mayr 1940) a
été retenue à titre indicatif. Une interfertilité limitée, à un seul sexe par exemple,
généralement dissymétrique, peut permettre à la population B d'acquérir des gènes de A :
c'est le mécanisme d'introgression.
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Une autre difficulté réside dans les écarts de vitesse considérables se manifestant
dans la réalisation des caractères adaptatifs. Des pressions de sélection fortes induisent des
convergences adaptatives entre deux espèces sympatriques alors que se manifestent
simultanément des divergences accusées entre sous-espèces cospécifiques allopatriques,
différences pouvant porter en particulier sur les genitalia.
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- Introduction
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Connu sous le nom des Zoomastigophores, il se nomme ainsi à cause de l'aspect des
flagelles de ces Protozoaires, qui rappellent des fouets (du grec mastix "fouet"). Ils portent
aussi le nom de Zooflagellés. Ces hétérotrophes absorbent des molécules organiques qu'ils
trouvent dans leur environnement ou phagocytent leur proie. Bien que la plupart de ces
micro-organismes vivent seuls, certains forment des colonies. Il existe des zoofagellés qui
vivent en symbiotes, d'autres à l'état libre. Certains flagellés symbiotes, par exemple, vivent
dans l'intestin du Termite et digèrent la cellulose du bois que son hôte ronge. À l'autre
extrême des relations symbiotiques se trouvent des Zooflagellés parasites, dont certains
s'avèrent pathogènes chez l'Humain. Les Zooflagellés du genre Trypanosoma causent la
maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine) qui se transmet par la piqûre de la
Mouche Tsé-Tsé.
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Les Leishmania sont des parasites hétéroxènes, possédant deux hôtes différents.
Elles présentent deux formes morphologiques caractéristiques au cours de leur cycle de vie :
une forme dite promastigote que l’on retrouve au niveau du vecteur Phlébotome et une
forme dite amastigote qui se développe au niveau des macrophages chez l’hôte mammifère
(Figure 7).
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Lors de son repas sanguin, la femelle Phlébotome peut ingérer des parasites présents
dans des macrophages infectés. Les macrophages seront lysés au niveau du tractus digestif
du vecteur et les amastigotes ainsi libérés vont pouvoir se différencier en promastigote au
bout de 24 heures. Cette forme dite procyclique va s’attacher aux cellules épithéliales de la
membrane péritrophique. Ce promastigote, qui à ce stade n’est pas infectieux, va prendre
une forme plus fuselée appelée nectomonade. Vers le 3 eme jour après l’ingestion, les
nectomonades vont se diviser par scissiparité et vont aller se fixer sur les microvillosités de
l’intestin médian abdominal avant de remonter l’intestin médian thoracique.
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Une fois différenciés, les parasites se divisent par fission binaire jusqu’à provoquer
l’éclatement du macrophage puis se répandent par phagocytose de macrophage à
macrophage.
Les différences des cas cliniques de la maladie chez l’Homme sont associées aux
différentes espèces de Leishmania et à l’état immunologique du patient. Deux groupes de
manifestations symptomatiques peuvent être décrits, l’un présentant la leishmaniose
viscérale et l’autre regroupant les formes tégumentaires dans lesquelles le parasite reste
localisé au niveau de la peau et des muqueuses ; celui-ci comprend les formes de
leishmaniose cutanée, cutanée diffuse et mucocutanée.
Elle est appelée kala-azar ou " fièvre noire ", c’est elle qui représente la forme la plus
grave de la maladie. En absence de traitement, la LV est mortelle. Lors de la piqûre par le
phlébotome, les parasites migrent via le système sanguin et lymphatique vers les organes
lymphoïdes (rate et moelle osseuse) et le foie. Sa clinique se caractérise globalement par
une inflammation du foie et de la rate, ce qui provoque une hépato-splénomégalie, une
distension abdominale sévère, une perte de poids importante et une anémie.
Autrefois connu comme le " bouton d’Orient ", la LC peut provoquer des lésions
cutanées présentant, sur le site de piqûre, une papule prurigineuse. S’en suit une réaction
inflammatoire avec une hyperplasie de l’épithélium et une nécrose du derme qui conduit à
une ulcération. Ces ulcères sont généralement circulaires avec des bords bien délimités qui
ont une couleur violacée. Ils se recouvrent d’une mince croûte et évoluent vers une forme
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dite " humide " (comme l’" Uta ") ou " sèche ". Ces lésions sont généralement indolores mais
laissent après cicatrisation, de profondes cicatrices non pigmentées (Figure 10)
C’est une forme qui ne guérit pas spontanément, même après un traitement. Elle est
caractérisée par la dissémination de lésions nodulaires qui sont riches en parasites et qui
forment de large plaques infiltrées qui ressemblent fortement à des formes léproïdes. Cette
forme de leishmaniose est présente généralement chez des personnes ayant une
insuffisance immunitaire (Figure 11)
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C’est une leishmaniose particulière à l’Amérique du Sud et Centrale. Elle est connue
comme " espundia ". En général, l’affection évolue en deux temps : une apparition d’ulcères
cutanés totalement identiques à ceux présentés lors d’une LC finissant par cicatriser entre 6
mois et 1 an, suivie ou concomitante d’une seconde infection de la muqueuse nasale. Celle-
ci pourra conduire à une destruction partielle ou étendue des muqueuses du nez, de la
bouche ou de la gorge. Ses lésions nécrosées pourront donc être surinfectées par des
affections bactériennes pouvant engendrer de grandes difformités faciales et plaçant les
malades au centre de discriminations socioculturelles importantes (Figure 12)
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plusieurs groupes d'organismes qui diffèrent parfois considérablement les uns des autres
(Figure 13). Toutefois, ils possèdent tous une coque délicate, le plus souvent à base de silice,
le matériau du verre. Lorsque les Radiolaires meurent, leurs coques se déposent au fond de
la mer où elles s'accumulent sous forme de boue qui peut atteindre plusieurs centaines de
mètres d'épaisseur par endroits.
Les Ciliés possèdent une caractéristique génétique exclusive: ils ont deux types de
noyaux: un gros macronucleus et, habituellement, plusieurs petits micronuclei
(micronucleus). Le macronucleus possède 50 copies ou plus du génome. Les gènes ne sont
pas assemblés en chro-mosomes ordinaires; ils sont réunis en un grand nombre de petites
unités contenant chacune des centaines de copies d'une petite quantité de gènes. Le
macronucleus régit les fonctions quotidiennes de la cellule en synthétisant de l'ARN et
intervient dans la reproduction asexuée. Les Cillés se reproduisent généralement par
scissiparité (Figure 14), durant laquelle le macronucleus s'allonge et se divise, et non par
mitose. Les micronuclei n'interviennent pas dans la croissance, le soutien ou la reproduction
asexuée, mais ils sont essentiels aux processus sexués qui engendrent des variations
génétiques. Le transfert des gènes se produit durant le processus de conjugaison. Les
processus de la méiose et de la fécondation sont donc indépendants de la reproduction chez
les Ciliés.
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Chez la grande majorité des porcs, un protozoaire cilié du nom de Balantidium coli
habite l'intestin. Il ne cause habituellement aucun problème de santé, hormis certains cas où
le tube digestif est endommagé par toute autre cause. Le parasite est capable de s'enkyster
quand les conditions deviennent néfastes pour sa survie. Ainsi, en cheminant le long du tube
digestif, le contenu intestinal se déshydrate et le parasite s'enkyste en sécrétant une épaisse
paroi à sa surface. Expulsé avec les matières fécales, il peut survivre pendant des périodes de
temps allant jusqu'à 2 mois s'il est exposé à des températures clémentes et à une forte
humidité. Les animaux s'infectent en ingérant ces kystes qui contaminent la nourriture ou
l'eau.
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personnes. Dans tous ces cas, il y a des contacts avec le porc et parfois il y a même
cohabitation. Chez les jeunes enfants affaiblis par la malnutrition, le risque d'infection est
plus élevé.
Le diagnostic se fait par examen des selles au microscope, mais cette méthode est
peu sensible puisque les kystes sont excrétés en petits nombres et de façon intermittente.
Les médicaments disponibles pour le traitement s'utilisent facilement et s'avèrent très
efficaces. La prophylaxie implique le respect des règles d'hygiène élémentaires. Pour les
voyageurs qui se rendent dans des pays à climat tropical ou subtropical où les conditions
d'hygiène ne sont pas toujours optimales, il serait sage de se limiter à boire l'eau en
bouteilles ou bouillie et d'éviter la consommation des légumes et des fruits crus.
Espèces en cause
Le parasite
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la surface du premier. D'autres organelles sont visibles au microscope comme des vacuoles
contractiles pour la régulation osmotique, des vacuoles nutritives pouvant contenir des
débris, des bactéries, des granules d'amidon, des érythrocytes ainsi que des fragments de
l'épithélium de l'hôte et un péristome en forme d'entonnoir. La surface du trophozoïte est
couverte de milliers de cils vibratiles regroupés en rangées longitudinales et d'une touffe de
plus longs poils entourant le péristome. Une fois la paroi du kyste formée, le protozoaire
conserve ses cils et sa motilité (Figure 15).
Hôtes
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Le paludisme (du latin palus, paludis, marais), appelé aussi malaria (de l'italien
mal'aria, mauvais air), est une parasitose due à un protozoaire transmis par la piqûre d'un
moustique, provoquant des fièvres intermittentes. Il est la cause d'environ deux millions de
décès chaque année dans le monde, principalement dans les régions tropicales et en Afrique
sub-saharienne.
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- La phase exo-érythrocytaire
- La phase érythrocytaire
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Ces gamètes et vont se retrouver dans les parois de l’estomac du moustique (Figure
18.3). Il va y avoir fécondation. Les oeufs qui en résultent vont devenir mobiles (= ookinètes)
(Figure 18.2) et ils vont pénétrer dans les parois du tube digestif et s’y enkyster au niveau de
la lame basale des cellules épithéliales (Figure 18.4). L’ookinète va se transformer en un
oocyste (Figure 18.5) qui va subir des méioses pour former les cellules haploïdes de
Plasmodium (le parasite est diploïde dans la phase gamète-ookinète). On appelle cette
phase la sporogonie (Figure 18.6). On a maturation des oocystes en sporozoïtes qui aller
s’accumuler à l’intérieur des glandes salivaires du moustique (Figure 18.7). Lors de la piqûre
du moustique, celui-ci va injecter de la salive parasitée à l’homme (Figure 18.8).
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En moins d’une heure, les sporozoïtes disparaissent du sang pour pénétrer les
cellules hépatiques (foie) (Figure 18.9). Les sporozoïtes se transforment alors en schizontes
(Figure 18.10) qui vont grossir. C’est une phase asymptomatique (le schizonte fait environ
40mm de long, la cellule hépatique : 5-10mm). Après un certain temps de maturation propre
à l’espèce de Plasmodium (1-2 semaines) le schizonte commence à se diviser activement.
C’est la schizogonie exoérythrocytaire (hépatique).Les schizontes vont faire éclater la cellule
hépatique (Figure 18.11). Le produit de cette division s’appelle un mérozoïte (Figure 18.12).
Ces mérozoïte vont être libérés dans le sang et pénétrer dans les globules rouges (Figure
18.13). Chez P.vivax et P.ovale cette schizogonie hépatique peut être très retardée (jusqu’à
18 mois). Chez P.falciparum le cycle est plus ou moins direct, de quelque jours à quelque
semaines au maximum.
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- Introduction
Les Métazoaires sont caractérisés par la production de gamètes via la Méiose. Ils
présentent une organisation cellulaire avec cellules différenciées qui peuvent se regrouper
en tissu. On distingue (Figure 19).
La matrice extracellulaire ancrée sur la lame basale. Dans cette matrice il y a des
intégrines qui assurent la cohérence entre les cellules et la lame basale et des cadhérines qui
assurent la cohérence cellule/cellule ;
Le tissu conjonctif avec des cellules libres non jointives et figées par des polymères
de protéines p.e. le collagène.
Les Spongiaires possèdent des choanocytes comme chez les Choanoflagellés mais ils
possèdent du collagène ce qui en fait des organismes animaux même s’ils n’ont pas tout à
fait une structure épithéliale sur une lame basale. Le collagène est une synapomorphie des
Métazoaires.
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Les Spongiaires ressemblent à des algues (végétaux aquatiques) et ils ont d’ailleurs
une analogie fonctionnelle :
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- Mésoglée : contient les archéocytes qui peuvent se différencier, les lophocytes qui
sécrètent des protéines fibreuses (p.e. collagène) qui assurent la structure de la matrice
extracellulaire, les oocytes qui produisent les gamètes pour la reproduction sexuée, les
sclérocytes qui sécrètent des spicules (système de soutient de la mésoglée) : il y a des
spicules calcaires, siliceux et cornés.
Ascon : Ce sont des animaux de très petite taille (~mm) et leur surface est une
capacité d’apport. Le volume est le consommateur qui a des besoins métaboliques.
Mais ces deux paramètres n’évoluent pas proportionnellement : quand l’animal
augmente de taille il ne peut plus subvenir à ses besoins au bout d’un moment ce qui
justifie sa taille (Figure 21a).
Sycon : Pour augmenter la surface d’échange, il faut faire des plis. Le volume reste le
même mais la surface est augmentée. Il y a mise en place de chambre (ou corbeille)
vibratile filtrante contenant les choanocytes (Figure 21b).
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Les métabolites pourront atteindre n’importe quel type cellulaire sans qu’il y ait un
système particulier de distribution.
Le milieu extérieur n’est jamais loin des cellules donc il n’y a pas d’échanges
respiratoire particuliers, tout est échangeur. Il n’y a pas non plus d’organe excréteur puisque
ces fonctions sont assurées par la cellule. Il n’y a pas de système nerveux ou endocrinien, ni
de locomotion.
En eau douce l’éponge se fragmente pour donner des gemmules qui se referment sur
elles-mêmes et qui permettent une vie ralentie. C’est une forme de résistance pour passer
une mauvaise saison. En se fixant sur substrat, ces gemmules pourront se redévelopper.
La reproduction sexuée
De nombreuses éponges sont hermaphrodites et possèdent donc soit des ovocytes soit
des spermatozoïdes qui donnent un œuf émis par l’oscule.
Les spermatozoïdes sont émis par l’oscule et captés par l’ostium d’une autre éponge, il y
a phagocytose par les choanocytes et transport vers les oocytes. Après fécondation, les œufs
sont émis par l’oscule. Les modes de reproduction sont diversifiés. Il y a une adaptation
l’environnement.
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Il y a une cavité gastrovasculaire : le sac digestif est un système qui fournit les
métabolites et qui les distribue. Dans le cas d’un système ramifié on parle de cavité
digestive. Cette cavité gastrovasculaire débute par une bouche qui est l’orifice unique porté
par le manubrium qui est une sorte de trompe. Tout autour il y a les tentacules avec les
cnidocystes. L’ombrelle qui est la face supérieure joue le rôle de locomotion. Chez certaines
méduses il y a un velum qui ferme partiellement la cavité sous ombrellaire (Figure 22).
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Le Cnidaire va pousser la proie vers le manubrium avec ses tentacules et elle sera
digérée dans la cavité gastrovasculaire mais il n’y a pas de processus orienté lors de la
digestion.
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Toutes les cellules en contact avec le milieu extérieur peuvent respirer et rejeter les
déchets. Là où le Spongiaires est un organisme filtreur, le Cnidaire est un chasseur. Cela
nécessite la perception de l’environnement et de mouvements pour prélever les proies.
1.2.3. La reproduction
Deux modes de reproductions sont à distinguées chez les Polypes et les Méduses
- Asexuée : par bourgeonnement (a) / par scissiparité (b) (d) (Figure 24).
- Sexuée : les gamètes sont produites dans l’endoderme, les sexes sont séparés en général.
Les polypes relarguent leurs gamètes et après la fécondation on obtient une larve planula
qui se déplace grâce à un épithélium cilié. Cette larve redonnera un polype (Figure 25).
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Les polypes peuvent être plus complexes et fusionner pour former des colonies dont
les ectodermes ont fusionné et où on ne peut plus différencier les individus. Certains polypes
se spécialisent en polype nourricier (Gatrozoïdes) et d’autres en polype reproducteur
(Gonozoïdes) ce qui permet une meilleure survie de l’espèce.
Leur symétrie est biradiaire. Il y a environ 100 espèces de plusieurs formes dans tous
les océans jusqu’à 3 000m de profondeur. Ils ne possèdent pas de cnidocistes mais ils ont
une rangée de peignes ciliés.
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- Organisme à trois couches, caractérisées par une symétrie bilatérale. Le corps aplati
dorsoventrallement, les orifices orale et génitale s’ouvrent la plupart du temps sur la surface
ventrale ;
- L'épiderme peut être cellulaire ou syncytial comme chez les Trematodes et les
Cestodes ;
- Les organes sensoriels simples ; chez certains les yeux sont présents ;
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- Le système excrétoire est formé de deux canaux latéraux avec des branches soutenant
les protonephridia ;
-Le système reproducteur est complexe, habituellement formé par des gonades bien
développées et des organes accessoires ; la fécondation est interne. Le cycle de vie est
simple chez les formes libre (déplacement dans l’eau); il est assez compliqué quant les
formes biologiques évoluent chez différentes hôtes ;
Ce sont des vers plats à corps non segmenté (Classe des Trématodes) ou segmenté
(Classe des Cestodes)
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Le cycle de vie des trématodes a été décrit par de nombreux auteurs (Boudouresque
2007, Combes 2001). Il commence par la libération des oeufs dans l'eau. Ils donnent
naissance à des miracidium, qui sont des larves généralement nageantes. Elles rentrent dans
un mollusque, l'hôte primaire, et se transforment rapidement en un sac de sporocystes. A
l'intérieur de ces derniers, des cellules germent pour former des rédies, qui se différencient
eux-mêmes en cercaires. Les cercaires s'échappent par les gonades du mollusque parasité.
Ils sont capables de nager en pleine eau, mais leur durée de vie y est de quelques heures. Ils
s'enkystent ensuite sous forme de métacercaires dans l'hôte secondaire dont le groupe
taxonomique est variable. Là, ils attendent que leur hôte secondaire soit consommé par son
prédateur, un vertébré adulte. Certains favorisent même la prédation de l’hôte
intermédiaire pour atteindre leur hôte final. Dans ce dernier hôte, il y a formation des
adultes hermaphrodites dans le tube digestif. Ils y pondent des oeufs qui vont être évacués
vers l'extérieur. Et le cycle recommence.
Figure 28 : Cycle de vie typique d'un trématode à trois hôtes (la petite douve)
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Le cycle de vie typique d'un trématode à deux hôtes (Grande douve= Fasciola
hepatica)
Ces trématodes, mesurant jusqu’à 5cm, vivent dans les canaux biliaires, où chaque
adulte pond quelque 20’000 oeufs par jour. Ces derniers sont évacués avec la bile dans
l’intestin puis rejetés dans l’environnement avec les excréments (Figure 29).
Figure 29 : Cycle de vie typique d'un trématode à deux hôtes (la grande douve)
Si les oeufs tombent dans un milieu humide ou trempé, les larves ciliées (miracidium)
éclosent après une phase de développement de deux à trois semaines, par conditions de
température optimales. Le manque d’humidité tue rapidement les oeufs, toutefois celle des
excréments dans lesquels ils sont renfermés est souvent suffisante. Dans le purin, les oeufs
peuvent survivre pendant 8 à 11 semaines. Dans le fumier entassé, ils meurent après environ
10 jours. Un hôte intermédiaire est indispensable pour la suite du développement de la
grande douve du foie. La larve une fois éclose pénètre dans un mollusque aquatique
(limnée) pour y poursuivre son développement et se multiplier. Le mollusque infecté
excrétera pendant des semaines, voire des mois, des larves au stade cercaire qui se fixent
aux herbes et s’y transforment en métacercaires (stade infectieux). Ces métacercaires
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peuvent survivre jusqu’à 6 mois dans le foin; dans l’ensilage par contre, elles meurent après
une dizaine de jours, en raison du manque d’oxygène. L’infection du bovin (hôte définitif) a
lieu par l’ingestion de fourrage infesté de métacercaires. Dès que les larves ont atteint
l’intestin grêle, les jeunes douves éclosent. Elles traversent la paroi intestinale, migrent vers
le foie où elles peuvent occasionner d’importants dégâts avant de pénétrer dans les canaux
biliaires. Les premiers oeufs sont excrétés deux à trois mois après l’infection. La présence de
douves conduit à une irritation permanente qui entraîne des inflammations. L’importance
des dégâts causés au foie dépend du nombre de douves. La durée de vie d’une grande douve
du foie, dans le bovin, est de neuf mois. Les symptômes externes d’une infection éventuelle
sont une chute des performances, un manque d’appétit, une perte de poids, un
ralentissement de la croissance chez les jeunes animaux et des muqueuses blêmes. La
présence de douves du foie dans les canaux biliaires ou dans le foie lors de l’abattage, qui
entraîne la confiscation du foie, permet de diagnostiquer l’infection avec sécurité.
Le ver solitaire Taenia pisiformis est un parasite commun des chiens (en particulier
les chiens de chasse) et des lapins. Son hôte définitif (dans lequel habite la forme adulte) est
le chien et son hôte intermédiaire est le lapin. Les vers adultes s'attachent à la paroi interne
du petit intestin. Le corps plat, en forme de ruban, consiste en une série linéaire d'unités
reproductrices, les proglottis. Le corps peut être subdivisé en trois régions principales: le
scolex antérieur (la "tête") équipé de crochets et ventouses (Figure 30), le cou étroit qui est
le site de la production asexuée de nouveaux proglottis, et le strobile comprenant le reste
des proglottis en maturation (Figure 31). Les proglottis ne sont pas considérés comme de
vrais segments à cause de la façon dont ils sont formés et parce que chaque proglottis est
une unité reproductrice complète et séparée. Le niveau de maturité des proglottis augmente
en s'éloignant du scolex. Les proglottis gravides qui sont complètement remplis d'oeufs se
détachent du strobile et sont évacués avec les matières fécales du chien. À ce stade, les
oeufs contiennent une larve appelée oncosphère et sont très résistants à la dessiccation.
Les lapins deviennent les hôtes intermédiaires lorsqu'ils ingèrent ces proglottis. Les
oncosphères éclosent dans l'intestin du lapin, perforent la paroi de l'intestin et entrent dans
le foie par les veines portes. Là ils se développent en larves cysticerques qui ressemblent à
des sacs avec un scolex invaginé. Après avoir atteint une taille de 10 mm, ils sortent du foie,
creusant pour se rendre dans le mésentère. Ils demeurent là jusqu'à ce que le lapin soit
mangé par un chien ou autre carnivore. Les larves cysticerques s'attachent alors à la paroi du
petit intestin du chien et se développent en vers adultes, complétant le cycle de vie.
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À l'intérieur du même proglottis, le vagin apparaît comme un mince tube reliant le pore
génital au réceptacle séminal. Le réceptacle est lui même relié à l'ootype (site de la
fécondation et de l'addition de vitellus). L'ootype est aussi relié à la glande vitellogène et à
un ovaire divisé (via l'oviducte). La glande de Mehlis est également associée avec l'ootype (sa
fonction est indéterminée). L'échange du sperme peut se faire entre deux proglottis
provenant du même ver, ou bien provenant de deux vers différents. Le sperme entre dans le
pore génital, passe par le vagin et se rend jusqu'au réceptacle séminal. Il se déplace ensuite
vers l'ootype où a lieu la fécondation. Les zygotes sont rapidement enrobés de vitellus
provenant de la glande vitellogène. La façon dont la coquille est formée demeure incertaine.
Ces zygotes sont ensuite entreposés dans l'utérus qui devient de plus en plus ramifié à
mesure qu'il se remplit (Figure 32).
Figure 32 : Anatomie interne d’un proglottis mature du Ténia du chien, Taenia pisiformis
Les nématodes partagent plusieurs caractéristiques avec les vers plats: la symétrie
bilatérale, un squelette hydrostatique, une segmentation spirale, l'absence d'appendices, la
céphalisation, la colonisation d'habitats variés, la présence d'un épiderme syncytial et
l'absence de système respiratoire et circulatoire. Cependant, ils possèdent plusieurs traits
uniques et importants: un pseudocoelome, une cuticule complexe, un système digestif
complet non-ramifié, des cellules de renette (pas des protonéphridies), ils ont uniquement
des muscles longitudinaux, l'absence de cils ou de flagelles sauf dans les récepteurs
sensoriels, et l'eutélie.
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Ascaris lumbricoides est un des plus grands et des plus communs parasites de ce
groupe d'organismes (Figure 33). Au stade adulte, il vit dans le petit intestin du porc, en
consommant la nourriture digérée de l'hôte et des bactéries. Un grand nombre d'œufs sont
produits et évacués avec les matières fécales du porc. Dans l'environnement externe, le
jeune ver se développe et mue à l'intérieur de l'œuf résistant. S'il est avalé par un porc, il
entre dans la circulation sanguine, pénétrant le foie, le cœur et finalement, les poumons. À
cause de sa taille croissante, il déchire les capillaires du poumon et entre dans la cavité
pulmonaire, où il mue de nouveau (Figure 34). Il migre ensuite à travers la trachée et tout le
tube digestif jusqu'au petit intestin (Figure 35). Le ver continue à croître pour près d'un mois,
subit une autre mue et puis atteint sa maturité sexuelle.
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Anatomie interne
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pour ce motif polymyaires ; sa découverte sur des coupes est l'élément très sûr du diagnostic
anatomo-pathologique d'ascaridiose.
Toutes ces structures délimitent une cavité viscérale qui renferme un liquide
incolore, albumineux, peuplé de cellules aniboïdes, le liquide péri-entérique ou cœlomique
bien connu dans les laboratoires pour ses émanations irritantes. Au' sein de ce liquide,
baignent les différents viscères:
Morphologie externe
La bouche est pourvue de trois lèvres, une dorsale et deux latéro-ventrales. Le pore
excréteur est situé sur le côté ventral, à peu près 2 cm derrière la bouche. Du même côté, à
environ 2 mm de l'extrémité postérieure, se retrouve l'anus en forme de fente. Tout au long
de chaque côté du corps sont insérés les cordes latérales ou les canaux excréteurs. Le mâle
est plus petit que la femelle et son extrémité postérieure est recourbée, deux spicules
copulateurs ressortent parfois de l'ouverture cloacale du mâle, et l'ouverture génitale mâle
se retrouve au niveau de l'intestin postérieur et de l'anus. L'extrémité postérieure de la
femelle est normalement droite, et l'ouverture génitale ventrale se retrouve un peu
postérieure à la bouche.
Figure 37 : Les vers mâle et femelle d'Ascaris montrant les structures internes
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En se déplaçant vers l'avant, les deux canaux sont reliés par un conduit transverse.
Une ramification de ce conduit (le canal terminal) se rend jusqu'au pore excréteur. Tout ce
système est composé de seulement trois cellules. Chez les femelles, les organes
reproducteurs se retrouvent dans le deux-tiers postérieurs de la cavité corporelle. Le vagin
commence à partir du pore génital, se ramifie en deux utérus plus épais qui s'étendent
postérieurement presque jusqu'au bout du ver avant de se retourner vers l'avant et devenir
les oviductes. Ceux-ci sont enroulés et s'amincissent, devenant deux ovaires filamenteux en
peloton. Les œufs quittent l'ovaire, sont fécondés dans l'oviducte, entourés d'une coquille
chitineuse et entreposés dans l'utérus. Chez les males, au niveau de l'extrémité postérieure
recourbée sont présents deux petits sacs contenant les spicules copulateurs. Durant la
copulation, ceux-ci sont sortis et insérés dans l'ouverture génitale de la femelle. Le canal
éjaculateur s'élargit en une longue vésicule séminale, qui se poursuit vers l'avant et se
resserre brusquement pour devenir le canal déférent. Ce canal s'enroule sur lui-même,
devenant progressivement plus mince et devient finalement le testicule, un peloton de
minces filaments blancs.
- Introduction
Les annélides sont des animaux vermiformes ne possédant pas de pattes. Le mot ver
désigne donc un grand nombre d'animaux qui ne sont ni des Mollusques ni des Arthropodes.
Ces 14 embranchements dérivent tous d'un ancêtre commun Plathelminthe, mais ont peu
d'autres choses en commun. Les annélides sont diversifiés où on note trois différentes
architectures: les Polychètes marins, les lombrics et les sangsues.
Le lombric (ver de terre) servira à illustrer l'architecture générale des Annélides, avec
une présentation des principaux organes ainsi que les caractéristiques externes et internes
des membres de l'embranchement. Les Annélides sont un des embranchements
actuellement les plus diversifiés (le 7 ème) et possèdent plusieurs adaptations importantes qui
ont assuré leur succès.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Certains des Annélides les plus primitifs vivent dans les sédiments marins où ils
s'enfouissent plus ou moins profondément. Certains vers sédentaires vivent dans des tubes
qui les protègent et utilisent leurs tentacules pour capturer leur nourriture à la surface des
sédiments alors que d'autres, plus spécialisés, se nourrissent en filtrant l'eau qu'ils font
circuler dans leur terrier. Certains Polychètes errants ont complètement quitté leur terrier et
peuvent nager en se servant de leurs parapodes comme rames pour augmenter l'efficacité
des ondulations du corps comme mode de locomotion. Chez ces vers errants, le côté droit et
le côté gauche de chaque métamère sont cloisonnés et ce cloisonnement augmente
l'efficacité de la locomotion.
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Les vers de terre illustrent bien les adaptations de l'architecture des Annélides à la vie
en milieu terrestre. Leur impact sur les sols est d'ailleurs aussi important que celui des
Polychètes sur les sédiments marins. Les lombrics permettent un enrichissement des sols en
accélérant le recyclage des éléments nutritifs en milieu terrestre. Il n'y a pas de cloison entre
le côté gauche et le côté droit du cœlome chez ces vers qui se déplacent en fouissant dans le
substrat en ligne droite.
La sangsue est atypique des Annélides. Son cœlome est réduit à une série de sinus
qui entourent les organes internes et le système circulatoire.
Anatomie externe
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Anatomie interne
Le système circulatoire est fermé et bien développé avec des éléments contractiles,
des réseaux de vaisseaux et de capillaires. Sur la surface supérieure de l'appareil digestif se
positionne le vaisseau dorsal contractile qui fait circuler le sang antérieurement. Cinq paires
de crosses aortiques ou cœurs, sont situés dans les segments 7 à 11. Les crosses aortiques se
rattachent au vaisseau ventral (Figure 39).
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Les mollusques les plus primitifs avaient un corps mou et tout comme leur ancêtre le
ver plat, dépendaient beaucoup de l'action des cils pour la plupart des fonctions. La
locomotion, par exemple, s'accomplissait par l'action de cils qui propulsaient l'animal sur
une couche de mucus. Dans le système digestif, ce sont les cils qui propulsaient la nourriture
au travers du tube digestif. Ce sont également les cils qui ventilaient les surfaces
respiratoires des cténidies.
Ces animaux ancestraux à corps mou étaient des proies faciles pour les prédateurs
existant à cette époque. L'épithélium ancestral avait alors beaucoup de cellules sécrétrices,
et celles situées à la face dorsale produisaient des spicules de calcaire en guise de
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protection. Éventuellement ces dépôts calcaires se sont soudés pour former la coquille
dorsale caractéristique des mollusques. La masse viscérale fut alors protégée, non sans
créer un autre problème. Cette coquille réduisait la surface de contact pour les échanges
respiratoires. Une partie de la paroi corporelle, protégée dorsalement par la coquille, forma
alors les branchies, et l'espace qu'elles occupaient devint la cavité du manteau. Le pied
musculeux se développa sur la surface ventrale et se spécialisa pour la locomotion. La masse
viscérale dorsale, le pied, le manteau ainsi que la coquille sont les caractéristiques
ancestrales de l'embranchement.
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Les mollusques sont estimés actuellement à prés de117 000 espèces, avec prés de 70
000 espèces fossiles, dont les plus anciennes datent du Cambrien (ère I). Ils sont apparus en
milieu marin puis colonisèrent les milieux terrestre et dulcicole. Parmi les traits
caractéristiques majeurs : Corps mou, triploblastiques, hyponeuriens, coelomates et non
métamérisés. Huit classes sont à distinguées à savoir :
• Pas de coquille
• Spicules calcaires
• Marins
• Vermiformes
• Tête peu différenciée
• Pied peu développé
Caudofovéates (~100 espèces)
• Pas de coquille
• Spicules calcaires
• Marins
• Vermiformes
• Bouclier pédieux péribuccal
• Microphages
• Marins
• Coquille = 8 plaques calcaires articulées = cérames
• Corps aplati
• Tête différenciée
• Pied développé
• Marins
• Tous fossiles (Paléozoïque)
• Sauf genre Neopilina (3500m de profondeur)
• Coquille conique en 1 seule plaque
• Pied circulaire
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• Marins
• 1 seule famille : Dentalidés
• Coquille tubulaire ouverte
• Pied fouisseur
• Captacules
• Absence de branchies
Bivalves (~ 12 000 espèces)
• Aquatiques
• Fouisseurs (pied en forme de hache → Pélécypodes)
• Corps aplati
• Coquille à 2 valves (Bivalves)
• Filteurs, microphages (PAS de radula)
• Branchies = lamelles (Lamellibranches)
• Tête réduite (Acéphales)
• Marins
• Céphalisation et cérébralisation maximales
• Capables d’apprentissage
• Prédateurs
• Pied →couronne brachiale + entonnoir
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La coquille est constituée d’une seule pièce qui sert de protection au corps de
l’animal. Ce dernier, mou et segmenté, présente trois grandes régions :
- La tête qui porte une paire de tentacules contractiles à la base desquels se trouvent les
yeux chez les mollusques aquatiques. La bouche comprend généralement une mâchoire
chitineuse sur la face dorsale et une radula (sorte de langue râpeuse) sur la face ventrale.
- Le pied est un organe musculeux souvent bien développé qui sert à la locomotion.
- La masse viscérale enveloppée dans une membrane, le manteau, qui sécrète la coquille.
Cette masse viscérale comprend les principaux organes.
Chez les Gastéropodes, on note l’existence d’une cavité palléale formée par un repli
du manteau, dans laquelle débouche l’anus et l’orifice urinaire. Cette cavité palléale abrite
une branchie chez les Prosobranches. Les Pulmonés n’ont pas de branchies mais possèdent
une cavité pulmonaire à plafond très vascularisé (Figure 41).
La coquille (ou test) des mollusques est constituée de carbonate de calcium (calcite
et aragonite). Elle est secrétée par le manteau au fur et a mesure de la croissance de
l’animal. Chez les mollusques vivants, la coquille est recouverte d’une fine couche de
substance cornée (conchyoline) appelée périostracum qui assure la protection des couches
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calcaires. L’intérieur de la coquille est recouvert d’une couche de nacre à l’aspect satiné
(Figure 42).
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
- Deux ganglions cérébroïdes situés au-dessus de l'œsophage et réunis par une courte
commissure; ils innervent les yeux, les tentacules tactiles et les otocystes.
- Deux ganglions pédieux réunis par une commissure et innervant le pied; ils sont
placés sous l'œsophage et réunis aux cérébroïdes par deux connectifs qui forment un
premier collier œsophagien; ils supportent les deux otocystes bien que ceux-ci soient
innervés par ses ganglions cérébroïdes.
Mais à cette disposition, qui jusque-là est celle des Lamellibranches, s'ajoutent deux
autres paires de ganglions situées sur le trajet des deux grands connectifs reliant les
cérébroïdes aux pédieux. Ce sont :
- Les deux ganglions palléaux qui innervent le manteau et sont reliés aux pédieux par
deux petits connectifs p et p'; il en résulte que le ganglion cérébroïde, pédieux et palléal d'un
même côté forment avec les nerfs qui les relient un triangle à droite et à gauche de
l'œsophage, que l'on appelle le triangle latéral des Gastéropodes.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
- Deux ganglions intestinaux qui innervent l'intestin. Les deux grands connectifs reliant
les cérébroïdes aux viscéraux se présentent donc comme deux longues chaînes nerveuses
écartées l'une de l'autre et portant chacune deux ganglions (viscéraux et palléaux) sur leur
trajet. On donne à cette disposition le nom de système nerveux orthoneure. Elle ne s'observe
que chez les Opistobranches, chez lesquels les viscères n'ont pas éprouvé de torsion.
Chez les Gastéropodes prosobranches comme la Littorine, on retrouve tous les mêmes
ganglions, mais avec une orientation différente de la grande conmmissure reliant les
cérébroïdes aux viscéraux : la masse viscérale en se tordant de 180°, a entraîné avec elle la
région moyenne de cette commissure en faisant passer le ganglion intestinal de droite du
côté gauche par-dessus l'intestin (marche inverse à celle des aiguilles d'une montre); le
ganglion intestinal de gauche est passé à droite sous l'intestin; la commissure s'est ainsi
trouvée croisée en forme d'X; le ganglion de droite s'est trouvé ramené au-dessus de
l'intestin (ganglion supraintestinal); celui de gauche est resté au-dessous (ganglion sub-
intestinal).
La torsion n'intéressant que la masse viscérale, tous les ganglions situés dans la
région de la tête n'ont pas changé de position; il en est de même des ganglions viscéraux, qui
sont restés sous l'intestin.
Tous les Arthropodes ont un exosquelette segmenté, des yeux composés et des appendices
articulés et chaque segment est formé par des pièces rigides (sclérites) de 3 types : tergite,
pleurite, sternite (Figure 46). L'exosquelette, qui est composé de cuticule inerte sécrétée par
l'épiderme sousjacent, est un des facteurs expliquant le succès des Arthropodes
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
. Organisme cuticulates
Les arthropodes sont caractérisés par une cuticule. C’est une structure composée de
protéines et de chitine (polymère). La chitine est incolore, molle et perméable. La
sclérotinisation va la rendre rigide chez tous les Arthropodes, c’est la réaction entre les
protéines qui font des liaisons covalentes par tannage et la minéralisation chez les Crustacés.
L’épiderme produit aussi des cirres qui rendent la cuticule imperméable. La procuticule (exo-
et endo-) est glycoprotéique : l’exocuticule est sclérotinisée et l’endocuticule est
minéralisée, l’épicuticule n’a pas de chitine. La cuticule devient rigide et donc elle empèche
la croissance de l’animal (Figure 47).
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
- mue avec déchirement de la mue par lignes de résistance, elle est contrôlée par une
hormone stéroïde (ecdysone) qui agit sur l’épiderme et qui enclenche la production des
cellules lytiques.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Cœlome réduit
Environ 35 000 espèces. Elles possèdent des chélicères associées à des glandes à
venin pour mordre la proie, c’est un système qui lui permet de paralyser et tuer sa proie.
Leur système de prise alimentaire est rudimentaire puisque les chélicères sont issues
des modifications des appendices préhensibles en appendices mobilisateurs. Il y a une
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
digestion extracorporelle avec sécrétion d’une enzyme digestive dans la proie puis succion
et récupération du lysa. Il y a une association du système digestif et excréteur avec les
tubes de Malpighi qui se jettent dans le cloaque.
Le système respiratoire est constitué de poumons qui sont des structures invaginées
pour que la surface d’échange soit augmentée. Le sinus pulmonaire se prolonge par une
voie de diffusion privilégiée par une voie tracée dans le cœur. Le système est rudimentaire
mais parfaitement adapté à la vie de l’araignée.
A l’arrière, les filières permettent de filer des sécrétions provenant des glandes à soie
: c’est un appareil séricigène qui à 3 devenirs : tisser les toiles, réaliser des coques
d’habitation et former un cocon pour les œufs (Figure 51).
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Le système est différent de celui des Araignées car les chélicères n’ont pas de venin.
Pour les petites proies ils utilisent les pédipalpes, sinon ils utilisent la glande à venin
associée au telson. La cuticule tapisse la cavité péri-orale et ils ont une alimentation de
type liquide comme pour les Araignées (Figure 52).
Ils sont subdivisés en 2 parties : la tête et le tronc. Mais en fonction des patrons
anatomiques on peut trouver un thorax et un abdomen qui se différencient par leur taille.
Dans certains cas une partie du thorax fusionne avec la tête et on obtient le céphalothorax
avec un péréion (reste du thorax) et un pléon (abdomen). Les appendices auront alors des
noms particuliers : pléopodes, péréiopodes, maxillipèdes le dernier segment est le telson et
ce n’est pas un métamère (Figure 53).
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Le système circulatoire est composé du cœur et des ostiums avec différentes artères
et différentes aortes selon la position avec une séparation plus ou moins précise.
Le système est semi-ouvert puisqu’on trouve des vaisseaux dans tous les tissus et ils
débouchent dans une cavité car leur paroi disparaît progressivement.
Ils possèdent une paire d’antennes, le thorax est individualisé avec 3 segments
portant chacun une paire de pattes. Il y a au maximum 11 segments abdominaux qui ne
portent pas d’appendices (Figure 54).
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Ils se développent par mues successives avec des modifications entre chaque mue
soit dans la physiologie soit dans l’anatomie de l’animal, p.e. le passage du stade
sexuellement immature (larve) au stade mature (imago) est une mue imaginale.
Les modes de reproduction sont très diversifiés mais les individus sont généralement
gonochoriques avec une fécondation interne et un développement de type ovipare (oeuf).
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Les pièces buccales du moustique servent à percer et sucer le sang. Chez cet insecte,
les cinq pièces buccales ancestrales sont présentes mais sont allongées au point de prendre
l'apparence d'aiguilles. Elles permettent de percer la peau et un capillaire sous-jacent. Les
pièces buccales s'imbriquent les unes dans les autres et permettent à l'insecte de boire
comme si c'était une paille.
Les pièces buccales du papillon lui permettent de boire le nectar retrouvé à la base
des fleurs. Comme ce long appareil buccal est encombrant, il est enroulé pour ne pas
entraver le vol. Lorsqu'ils se nourrissent, le proboscis est déroulé en pompant de
l'hémolymphe à l'intérieur.
Moustique Papillon
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Ces animaux à la peau épineuse (d'où leur nom) possèdent un squelette interne.
Ils sont le seul embranchement des invertébrés qui possèdent un squelette interne calcaire.
Ils ont un système aquifère unique et une symétrie pentaradiaire (du grec penta
pour 5). Le système aquifère et la cavité périviscérale sont dérivés du coelome
embryonnaire.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Contrairement aux autres phylums radiaires d'animaux, qui incluent les Cnidaires
et les Cténophores, les Échinodermes sont triploblastiques et ont une véritable cavité
coelomique.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Les premiers Échinodermes étaient pédiculés avec leur orifice buccal orienté vers
le haut et leurs bras ouverts comme des éventails sophistiqués. À cette époque, les océans
étaient riches en petits organismes qui, lorsque morts, se déposaient au fond. Ces
organismes étaient alors piégés par les pieds ambulacraires des Échinodermes ancestraux et
passaient par le sillon ambulacraire vers l'orifice buccal. Au cours de l'évolution l'orientation
de ces animaux s'est inversée. Le pied s'est trouvé impliqué dans la locomotion plutôt que
dans le piégeage des aliments, tandis que l'orifice buccal s'est retrouvé orienté vers le bas
dans le substrat. Bien que la forme du corps fût déjà établie, il existait encore une certaine
plasticité dans l'apparence. Plusieurs espèces d'Échinodermes, ont développé une symétrie
bilatérale chez l'adulte mais la capacité locomotrice demeure minimale puisqu'elle est liée
au système ambulacraire.
L'étoile de mer, Asterias, est l'Échinoderme le plus utilisé pour montrer les
caractéristiques du phylum. Ces caractéristiques incluent: un plan corporel pentaradiaire, un
endosquelette fait d'ossicules qui forment également les projections épineuses qui servent à
protéger l'animal. La locomotion s'effectue par l'action de pieds ambulacraires qui sont une
partie intégrante du système ambulacraire (aquifère).
Le corps est divisé en deux régions, un disque central et des bras disposés en rayons
autour de ce disque (Figure 57).
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Sur la face orale, deux traits caractéristiques: la bouche centrale et les cinq sillons
ambulacraires localisés au centre de chaque bras et s'étendant de l'extrémité de chaque
bras vers la bouche. Chaque sillon ambulacraire contient 4 rangées de pieds ambulacraires
(ou podions) qui sont les projections externes du système ambulacraire. Ces projections
passent entre les ossicules de l'endosquelette. Ils sont parfois difficiles à observer tout au
long du sillon ambulacraire, car ils sont souvent protégés par des épines. Le podion agit
comme une petite ventouse qui s'attache au substrat. Le pied peut s'étendre ou se rétracter
par contraction de muscles internes. Individuellement, chaque podion semble être
l'instrument d'un mécanisme locomoteur plutôt inefficace, mais si vous considérez qu'un
individu est pourvu de plus de 1000 podions, le potentiel locomoteur devient évident.
Puisque l'action des ventouses est essentielle, ces animaux sont souvent restreints à vivre
sur des substrats durs. De chaque côté des sillons ambulacraires, on trouve des rangées
d'épines émoussées qui sont des ossicules dermiques spécialisés qui percent
individuellement la peau.
Sur la face aborale les épines coniques sont beaucoup plus nombreuses. Entourant
chacune des grandes épines, on observe un cercle de petits points blancs, les pédicellaires
(épines modifiées) (Figure 58). Ces derniers sont particulièrement grands et nombreux parmi
les grandes épines situées sur les côtés des sillons ambulacraires. Ils sont formés de trois
composantes: un pédoncule basal et deux éléments distaux qui bougent l'un par rapport à
l'autre comme les lames d'un ciseau. Les pédicellaires et les épines empêchent que d'autres
organismes viennent s'établir sur ces animaux lents.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Chez les spécimens vivants ou bien conservés, un grand nombre d'évaginations fines
et en forme de doigts sont facilement visibles. Ils s'agissent de branchies dermiques qui
donnent à la peau une apparence veloutée. Ces branchies sont tapissées à l'extérieur, par de
l'épiderme cilié et, à l'intérieur, par la bordure ciliée de la cavité périviscérale. Ces cils
externes et internes sont importants dans la diffusion, un processus essentiel à la survie des
étoiles de mer.
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Les vésicules de Polian sont habituellement situées sur le canal annulaire, mais elles
sont absentes chez les espèces du genre Asterias. Les canaux radiaires, qui sont cachés par
les osselets ambulacraux suivent le centre de chaque bras et sont reliés aux pieds
ambulacraires. Les ampoules (ampullae) des pieds ambulacraires, en forme de bulbes, se
projettent dans la cavité périviscérale et devraient pouvoir être observées dans chaque bras
lorsqu'elles passent au-dessus de la crête ambulacraire.
Le système digestif
Vers la face aborale l'estomac pylorique qui présente une forme pentagonale et
aplati (Figure 60). Il est beaucoup plus petit que l'estomac cardiaque. À chaque angle du
pentagone, il y a un gros conduit qui mène à une paire de diverticules (caecums) pyloriques
ou gastriques situés dans chaque bras. Ces structures occupent pratiquement tout l'espace
de la cavité périviscérale et sont faites de branches qui se ramifient de plus en plus jusqu'à
ce qu'elles aboutissent dans un groupe de lobules. L'intérieur du système digestif est tapissé
de cils qui provoquent le mixage constant de son contenu. Les parois des caecums sécrètent
des enzymes digestives et agissent aussi comme des organes de stockage. Le court rectum
passe du milieu de la face aborale de l'estomac pylorique vers le haut pour se terminer dans
un anus. Ces deux dernières structures peuvent ne pas être apparentes immédiatement
puisque les résidus non digérés sont souvent régurgités plutôt qu'expulsés par l'anus.
Le système reproducteur
Les gonades sont des structures paires disposées à la base des bras. Leur taille varie
selon le stade reproducteur de l'animal. Les gamètes sont libérés par des gonopores situés
sur les côtés du disque central (Figure 60).
Le système nerveux
Le système n'est pas très complexe et son organisation est simple. Elle consiste en un
réseau nerveux diffus. Un anneau nerveux et des nerfs radiaux associés avec chaque bras
sont impliqués dans la coordination de l'alimentation et le mouvement des pieds
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Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
ambulacraires. À l'extrémité de chaque bras un des pieds ambulacraires est modifié et à une
fonction photoréceptrice (Figure 60).
Les systèmes excréteur et respiratoire sont absents chez ces animaux. Les branchies
dermiques procurent une importante surface d'échange entre l'environnement extérieur et
le contenu des cavités périviscérale et ambulacraire. Les deux cavités sont aussi tapissées de
cils et le mixage constant de leur contenu assure un gradient de diffusion suffisamment
important pour assurer la diffusion des déchets et de l'oxygène (Figure 60).
78
Cours de ZOOLOGIE 2ème année TCSNV
Les poissons sont apparus au Dévonien (-400 millions d’années). Ils représentent à ce jour 3
des 7 classes de vertébrés (Figure 61).
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Ostéichthyens : poissons osseux, majorité des poissons que nous connaissons. 19000
espèces.
La morphologie :
Nageoires et locomotion
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La vessie natatoire :
La croissance des animaux marins est influencée par les variations saisonnières de
température. Le constituant principal des écailles est la kératine. L’alternance du
développement entraine la succession, sur les écailles, de zones claires (croissance rapide et
faible concentration en kératine) et de zones sombres (croissance ralentie, concentration de
la kératine) (Figure 63). L’analyse des écailles, même si elle peut être faussée par de
nombreux facteurs, peut participer à l’estimation de l’âge d’un poisson.
Le squelette:
Les poissons possèdent un squelette interne. Le crâne est une partie importante du
squelette, souvent formé par de nombreux os, reliés par des parties cartilagineuses. Il peut
être articulé, notamment au niveau des opercules branchiaux (Figure 64).
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Une colonne vertébrale est présente tout le long du corps et abrite une partie du
système nerveux. Se prolongeant jusqu’au bout du lobe supérieur de la nageoire caudale des
poissons cartilagineux, elle explique sa disymétrie.
Sur cette colonne vertébrale s’articulent : Des ceintures osseuses, supports des
nageoires, des prolongements épineux rigidifiants les nageoires impaires et des paires de
côtes protégeant les viscères
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La musculature :
Il n’y a pas de système tendineux reliant les muscles au squelette. Le poisson a des
cellules musculaires disposées parallèlement et reliées à des gaines de tissu conjonctif qui
sont accrochées au squelette et à la peau. Chez les poissons pélagiques qui nagent
pratiquement en permanence, la proportion de muscles rouges (pour l’endurance) est très
importante. Les poissons vivant sur le fonds ne possèdent quasiment que des muscles blancs
(pour les mouvements importants mais brefs) (Figure 65).
Le système digestif :
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L’appareil circulatoire :
Le cœur des poissons est plus simple que celui de l’homme. Il est constitué d’une
suite linéaire d’éléments formant une pompe à sens unique (Figure 67).
Le système nerveux :
Il comprend l’encéphale, la moëlle épinière et les nerfs. Les nerfs sensitifs reçoivent
des informations des organes des sens : narines, yeux, oreilles, récepteurs cutanés.
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Branchies et Respiration :
Les branchies sont l’organe caractéristique des poissons. Elles impriment un effet
marqué sur l’anatomie et le fonctionnement de tout le reste de l’organisme. Situées à
l’interface environnement / milieu intérieur, les branchies sont l’organe d’échange par
excellence et remplissent des fonctions essentielles : Respiration, Osmorégulation, Equilibre
acido-basique, Excrétion d’ammoniaque, Absorption des certaines molécules, excrétion de
substances toxiques et des Fonctions sensorielles
Les poissons possèdent le plus souvent 5 paires de branchies (Figure 69), qui
communiquent avec le pharynx. Ces branchies sont dites internes car elles sont recouvertes
par un opercule. Les mouvements synchronisés des opercules et de la bouche permettent la
circulation de l’eau à travers les lamelles branchiales et donc l’apport d’oxygène.
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Les échanges respiratoires sont dits à contre-courant, c’est à dire que l’eau et le sang
circulent en sens inverse (Figure 70). Cela permet une meilleure absorption de l’oxygène par
rapport à nos poumons.
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grande surface nécessaire à ces échanges sang / eau entraine une situation critique pour le
maintien de l’homéostasie.
Osmorégulation :
L’environnement ionique du milieu marin est très différent de l’air. Il varie également
énormément selon le milieu : eau de mer / saumâtre / douce. Aussi étrange que cela puisse
paraître, un poisson osseux en milieu marin doit lutter en permanence contre la
déshydratation. Il doit donc boire de l’eau de mer et éliminer la grande quantité d’ions ainsi
absorbés.
En eau douce, la situation est inverse. Les poissons osseux boivent très peu et
excrètent de grands volumes d’urine. La branchie est chargée de retenir le plus de sels
minéraux possible.
Les poissons cartilagineux n’ont eux pas besoin de boire car l’osmolarité de leur
organisme est égale à celle de l’eau de mer grâce à l’accumulation d’urée. C’est grâce à une
régulation de cette quantité d’urée que certains poissons peuvent passer du milieu marin à
l’eau douce (anguille) (Figure 71).
Reproduction
Chez les poissons, la reproduction est sexuée. Les sexes sont soit séparés, soit simultanés ou
successifs chez les espèces hermaphrodites.
Sexes séparés: les individus naissent mâles ou femelles et le restent durant toute leur
vie. (ex: le Congre)
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Alimentation
Les régimes alimentaires des poissons sont très variés et leur importance change
d’une mer à l’autre.
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Les poissons omnivores (se nourrissant de végétaux et d’animaux) sont assez peu
nombreux (ex : blennies, tryptérygions, certains gobies). On rencontre également certaines
espèces détritivores.
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