0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
282 vues3 pages

Mpsi - Cpge Al Qalam Devoir Libre: (Sous-Groupes Additifs De) PR Eliminaire

Transféré par

prohakim892
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
282 vues3 pages

Mpsi - Cpge Al Qalam Devoir Libre: (Sous-Groupes Additifs De) PR Eliminaire

Transféré par

prohakim892
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MPSI - CPGE AL QALAM

DEVOIR LIBRE
Corrigé

PROBLEME 1 (Sous-groupes additifs de R)


Partie 1: Préliminaire
1. Comme A ̸= ∅ alors il existe x de R tel que x ∈ A. Sachant que A est sous-groupe
additif de R, alors −x ∈ A, ou encore x + (−x) ∈ A, donc 0 ∈ A.
2. • Supposons que A est sous-groupe additif de R.
Alors, on a déjà A ̸= ∅.
Soit (x, y) ∈ A2 . Comme A est sous-groupe additif de R, alors x, (−y) ∈ A, ou
encore x + (−y) ∈ A, c-à-d x − y ∈ A.
• Réciproquement, on a déjà A ̸= ∅.
Alors, il existe a de R tel que a ∈ A, donc a − a ∈ A, c-à-d 0 ∈ A.
Soient x et y de A. Donc 0 − y ∈ A, d’où −y ∈ A, alors x − y ∈ A.

Partie 2: Classification des sous-groupes de R


1. Vérifions que αZ est un sous-groupe du groupe (R, +) :
• 0 ∈ αZ(0 = 0 × α);
• Soit (x, y) de (αZ)2 . Montrons que (x−y) ∈ αZ. Comme x ∈ αZ, il existe k1 ∈ Z tel
que x = k1 α. De même, il existe k2 ∈ Z tel que y = k2 α. Alors x − y = (k1 − k2 ) α,
avec k1 − k2 ∈ Z, alors x − y ∈ αZ.
2. Facile !
3. • Comme on suppose que G ̸= {0}, il existe un élément g ̸= 0 dans la partie G.
Comme G est un sous-groupe de R, son symétrique −g est également un élément
de G. L’un des deux éléments g ou −g est strictement positif et appartient donc à
l’ensemble G+ . Par conséquent, G+ ̸= ∅.
Comme G+ est une partie non vide de R minorée par 0 , elle admet une borne
inférieure α et puisque 0 est un minorant de G+ , 0 ≤ α (la borne inférieure d’une
partie est le plus grand des minorants).
• Supposons que G = Z. Alors, G+ = N∗ , d’où α = 1.
• Supposons que G = Q. Alors, G+ = Q∗+ , d’où α = 0.
4. Supposons par l’absurde que α ∈ / G. D’après la caractérisation de la borne inférieure
de G , avec ε = α > 0, il existe g1 ∈ G+ tel que α < g1 < 2α. En posant ensuite
+

ε = g1 − α > 0, il existe g2 ∈ G+ tel que α < g2 < g1 . Posons g = g1 − g2 . Puisque G


est un sous-groupe de R, g1 − g2 ∈ G. Or g > 0 et donc g ∈ G+ . Mais alors on aurait
α < g2 < g1 < 2α, et donc 0 < g < α, ce qui est impossible puisque α = inf G+ .
5. • Montrons que αZ ⊂ G.
Étape 1 :αN ⊂ G
Montrons par récurrence sur n de N que nα ∈ G.
Pour n = 0, on a 0 appartient à G car G est un sous-groupe de (R, +), d’où
0 × α ∈ G.
Soit n de N. Supposons que nα ∈ G.

PAGE 1 /3
MPSI CPGE AL QALAM DEVOIR LIBRE

Comme αn ∈ G, α ∈ G (selon le résultat de la question précédente) et G est un


sous-groupe de (R, +), alors αn + α ∈ G, ou encore (n + 1)α ∈ G.
Ainsi, par le principe de récurrence

∀n ∈ N, nα ∈ G.

Étape 2 :αZ− ⊂ G
Soit n de Z− , alors −n ∈ N, donc −nα ∈ G, or G est un sous-groupe de (R, +),
alors nα ∈ G.
Conclusion
On déduit que αZ ⊂ G.
• Il reste à montrer que G ⊂ αZ. g
Soit g ∈ G. Comme α > 0, en posant k = E , il existe k ∈ Z tel que
α
kα ≤ g < (k + 1)α. On a 0 ≤ g − kα < α. Mais comme kα ∈ G (montré
précédemment) et que g ∈ G, puisque G est un sous-groupe de R, il vient que
h = g − kα ∈ G. Or α = inf G+ , et donc il est impossible que h > 0 puisque h < α.
Par conséquent, la seule possibilité est que h = 0, c’est à dire g = kα. Mais alors
g ∈ αZ.
6. Soient x et y de R tels que x < y.
Nous allons reprendre la démonstration vue en cours, où nous avons montré que Q est dense
dans R, en faisant intervenir un certain ”personnage”.
pas : Comme 0 = inf(G+ ) et 0 < y − x, alors selon la caractérisation de la borne
inférieure, il existe g de G+ tel que 0 ≤g  / G+ , alors 0 < g < y − x.
< y − x, or 0 ∈
x
nombre de pas à faire : on pose k = E + 1.
g
vérification : Comme G est un sous-groupe de (R, +) et g appartient à G alors kg ∈ G.
De plus, grâce à la définition de la partie entière,

x < kg ≤ x + g < y

car 0 ≤ g < y − x.
Par suite, G est dense dans R.

Partie 3: Applications
1. Facile !
p q 5p + 3q
2. a) Soit g ∈ G(1/3, 1/5)+ . Il existe (p, q) ∈ Z2 tels que g = + = . Mais
3 5 15
comme l’entier (3p + 5q) est non nul g ∈ G , il vérifie |3p + 5q| ≥ 1 et donc
+

1
g = |g| ≥ . Donc 1/15 est un minorant de l’ensemble G+ et donc sa borne
15
inférieure vérifie 1/15 ≤ α.
b) Il suffit de poser u = 2 et v = −3.
1 2 −3
c) Comme = + alors 1/15 ∈ G+ , d’où α ≤ 1/15, car α = inf(G+ ) , et d’après
15 3 5
la question 2.a, on tire que α = 1/15.
Comme G(1/3, 1/5) est un sous-groupe de R, et que α > 0, d’après l’étude
1
précédente, on déduit que G(1/3, 1/5) = Z.
15

PAGE 2 /3
MPSI CPGE AL QALAM DEVOIR LIBRE

√ √
3. a) Par l’absurde, si 3 ∈ Q, il existerait p ∈ N et q ∈ N⋆ tels que 3 = p/q, mais alors
on aurait 3q2 = p2 . Or en examinant la décomposition de p2 en facteurs premiers,
on voit que la puissance de 3 doit être paire, alors que dans la décomposition de
3q2 en facteurs premiers, cette puissance est impaire, une absurdité.

√ 3)√= αZ. Par conséquent,
b) Par l’absurde,√si α > 0, on aurait alors G(1, √ puisque
1 ∈ G et que 3 ∈ G, car 1 = 1 × 1 + 0 × 3 et 3 = 0 × 1 + 1 × 3, il existerait
√ √ p
(k1 , k2 ) ∈ Z2 tel que 1 = qα et 3 = pα. On aurait alors 3 = ∈ Q, une
q
absurdité.
4. Soient u et v de [−1, 1] tels que u < v. On doit montrer qu’il existe un entier n tel que
cos n ∈]u, v[.
cos réalise une bijection de [0, π] vers [−1, 1]. Soient alors α et β de [0, π] tels que
cos(α) = u et cos(β) = v. Comme cos est strictement décroissante sur [0, π] et u < v
alors β < α.
Comme 2π est irrationnel, par un raisonnement similaire ,le sous-groupe additif
Z + 2πZ est dense dans R. Il existe donc des entiers m et n tels que m + 2πn ∈]β, α[.
On en déduit que cos m ∈]u, v[ car cos est strictement décroissante sur [0, π]. D’où le
résultat.
Remarque : Puisque cos est une application paire, on peut déduire facilement que
{cos n, n ∈ N} est dense dans [−1, 1].
5. a) Facile !

b) Comme G(1, 3) est dense dans R alors, selon √ la caractérisation séquentielle de la
densité, il existe une suite d’éléments de G(1, 3), ou encore de H, qui converge
vers x.
c) Soit x de R.
Grâce au résultat de la question précédente, il existe une suite d’éléments de H
qui converge vers x. Par continuité de f en x, on déduit que lim f(xn ) = f(x).
n→+∞
D’autre part, on a pour tout n de N, xn appartient à H, ce qui donne f(xn ) = f(0),
d’où la suite (f(xn )) est constante , donc lim f(xn ) = f(0).
n→+∞
Par unicité de la limite, on déduit que f(x) = f(0). Ceci étant vrai pur tout x de R,
alors f est une fonction constante.

PAGE 3 /3

Vous aimerez peut-être aussi