● Introduction
-de quand à quand l’empire a existé ?
-situation géographique
-problématique
-description du plan
I. La place de la femme dans la religion
A) Chez les divinités
1) La hiérarchie divine
2) Exemples de divinités (déesse Isis)
3) Conclusion de la sous-partie
B) Chez les religieux
1) Le système religieux
2) Religieuses connues
3) Conclusion sous-partie
C) Conclusion de l’axe
II. La place de la femme dans la royauté égyptienne
A) Rôle des femmes et leurs devoirs (Royauté)
1) Rôle
2) Devoirs
3) Conclusion de la sous-partie
B) Exemples de femmes importantes
1) Liste de noms, donc exemples
2) Exemple de Cléopâtre
3) Conclusion de la sous-partie
C) Conclusion de l’axe
III. La place de la femme dans la société tertiaire
A) Rôle des femmes dans la société
1) Famille
2) Travail + droits
3) Conclusion de la sous-partie (rapprochement et liens avec II)
B) Leurs droits et leurs libertés
1) Libertés
2) Conclusion sous-partie
C) Conclusion de l’axe
IV. Conclusion
A) Reprendre les conclusions de chaque axe
B) Réponse à la problématique
C) Ouverture (pourquoi pas rapprochement entre la société égyptienne et la nôtre ?)
●
Commencement du développement du plan
● Introduction
-L’empire égyptien également connu sous le nom ‘’d’Âge des pyramides" ou ‘’d’Âge des bâtisseurs
de pyramides" est l’un des plus anciens de l’antiquité. Il se forme vers 3000 avant J.-C , lorsque le
premier pharaon, Narmer, réunit la haute et la basse Égypte en un seul grand empire, qui devint
l’Égypte pharaonique ,pour réunifier le peuple égyptien sous une seule lignée de souverains.C’est
donc l’Empire de l’Egypte pharaonique qui nous allons vous présenter. Cet empire prend fin en 31
avant J.-C avec la conquête romaine qui entraîne la fin des règnes pharaoniques.
-Ce vaste Empire s'étendait de l'actuelle Syrie au nord à l'actuel Soudan au sud et de la région de la
Jordanie à l'est à la Libye à l'ouest.
-En quoi la place de la femme est a la fois influente et limité dans cette Empire?
-Nous commencerons par parler de la place de la femme dans la religion, ensuite par la place de la
femme dans la royauté égyptienne et enfin par la place de la femmedans la société tértiaire.
● La place de la femme dans la religion
Les divinités
Isis : Isis est la déesse-reine et l'épouse du dieu roi Osiris. En tant que déesse, Isis symbolise la
fécondité, la protection, le voyage et la chance. On la connaît pour la légende d’Osiris et d’Isis : «
Osiris, premier pharaon d'Égypte, régnait avec sa sœur et épouse Isis. Bon et juste, il suscita la
jalousie de son frère Seth, qui complota pour le tuer. Lors d'un banquet, Seth présenta un coffre
spécialement conçu à la taille d'Osiris et proposa quiconque s'y allongerait en ferait un parfait
ajustement. Quand Osiris s'y coucha, Seth ferma rapidement le couvercle, cloua le coffre et le jeta
dans le Nil. Isis chercha désespérément son mari et finit par retrouver le cercueil en Phénicie. Elle le
ramena en Égypte, mais Seth, découvrant le corps, le découpa en quatorze morceaux qu'il dispersa.
Avec l'aide d'Anubis, Isis retrouva et reconstitua les membres éparpillés d'Osiris. Elle réussit à le
ramener à la vie en l'enveloppant de bandelettes. ». Elle est célèbre pour avoir créé la tradition de la
momification.
Nouât : Nouât, la déesse du ciel, est la mère des astres, portant en elle la sagesse et l'immensité de
l'univers.
Sekhmet : Sekhmet, déesse guerrière, est l'instrument de la vengeance de Rê et la première à être
appelée "suceuse de sang" dans la mythologie égyptienne.
Hathor : Hathor est la déesse de l'amour, de la maternité, de la joie, de la musique, et elle incarne
des formes diverses. Sous forme léonine, elle préside à la destruction, tandis qu'en forme bovine,
elle représente la musique, la danse et la sensualité.
Nephtys : Nephtys, aussi appelée « dame du château », est la déesse de l'air et de l'au-delà. Elle
protège les morts et joue un rôle important dans les rites funéraires. Elle est aussi associée à la
sorcellerie, à la connaissance des mots et des incantations magiques.
Bastet : Bastet, déesse à tête de lionne, incarne la joie, le foyer, la chaleur du soleil et la maternité.
Le chat, son symbole et totem, est vénéré, et des chats momifiés sont souvent retrouvés en
offrandes dans les temples.
La religion égyptienne honore et valorise le féminin, et il n'est donc pas surprenant que les femmes
aient été des membres importants du clergé et de la vie des temples.
Les religieux
Les prêtres et les prêtresses pouvaient se marier, avoir des enfants, des terres et des maisons et
vivre comme n'importe quel autre habitant.
Les prêtres (comme les scribes) suivaient une longue période de formation avant d'entrer en
fonction. Ils s'occupaient du temple et des terres autour, accomplissent des rituels et des
cérémonies officielles (mariages, bénédictions d'une maison, funérailles,...), remplissaient les
fonctions de médecins, de guérisseurs, d'astrologues, de scientifiques et de psychologues, et
interprétaient les rêves. Ils bénissent des amulettes pour éloigner les démons ou ‘’augmenter’’ la
fertilité. Ils pratiquaient également des exorcismes et des rites de purification pour débarrasser une
maison des fantômes ou des démons.
Leur principal devoir était de servir le dieu qu'ils servaient, une part importante de ce devoir
consistait à prendre soin du temple et de la statue du dieu qui s'y trouvait.
Le poste le plus important qu'une femme pouvait occuper dans la religion, était celui d'épouse du
Dieu Râ. L'épouse du dieu était un titre honorifique donné à une femme qui assistait le grand prêtre
dans les cérémonies et s'occupait de la statue du dieu.
Les femmes pouvaient être scribes et prêtresses, le plus souvent dans un culte dont la divinité était
féminine. Les prêtres d'Isis étaient des femmes et des hommes, tandis que les cultes avec une divinité
masculine n'avaient généralement que des prêtres masculins.
Les gens interagissent avec leurs divinités de façon complète lors des festivals où les femmes jouaient
régulièrement des rôles importants, comme les deux vierges qui interprétaient les Lamentations
(prières et chants accompagnant les défunts). Les prêtres s’occupaient, avec grand soin, de l’entretien
des temples et de la statue du dieu, sûrement supervisée par les femmes dans le cadre de leurs
responsabilités domestiques.
Les femmes étaient également consultées pour l'interprétation des rêves. Les rêves étaient
considérés comme des portails vers l'au-delà, où les dieux et les morts pouvaient communiquer avec
les vivants, sous forme de prophéties et d’oracles.
Dans les textes de Deir el-Médineh, on trouve des références aux femmes sages et au rôle
qu'elles jouent dans la prédiction des événements futurs et de leurs causes. Il a été suggéré
que ces voyantes ont pu être un aspect régulier de la religion pratique au Nouvel Empire et
peut-être même avant.
Ces femmes sages étaient expertes dans l'interprétation des rêves et capables de prédire l'avenir.
Le plus célèbre de ces centres était rattaché au temple d'Hathor à Dendérah où le clergé était en
grande partie féminin.
D'ailleurs la Grande Prêtresse Hetpet est connue depuis 1909 : des blocs de pierre portant son nom
avaient alors été découverts, non loin du Caire. Elle était la grande prêtresse d’Hathor, déesse de la
fertilité, mais cela ne signifie pas qu’elle ait eu uniquement une fonction religieuse. Comme d’autres
nobles, elle a pu avoir des charges religieuses et administratives.
La sépulture de Hetpet, révélée au grand public en février 2018, est ornée de peintures très bien
conservées dont certaines sont assez peu communes : on y voit notamment un orchestre, un singe
qui danse ou encore des danseuses aux seins nus. Ces images d’un bonheur “idyllique” pourraient
être liées aux bienfaits d’Hathor.
La religion égyptienne ancienne valorise profondément le féminin à travers ses déesses puissantes
et multiples, chacune représentant des aspects essentiels de la vie, de la protection, de la sagesse et
de la fertilité. Les femmes, en tant que déesses, prêtresses et sages, occupaient une place centrale
dans la société égyptienne, jouant des rôles clés dans la gestion des temples, l'interprétation des
rêves et les rituels religieux. Leur influence se manifestait non seulement dans la sphère religieuse
mais aussi dans les pratiques administratives et culturelles. Le rôle des femmes dans la religion
égyptienne témoigne de la reconnaissance de leur pouvoir spirituel et de leur importance dans
l'équilibre de la société, tout en mettant en lumière la richesse et la diversité des croyances de
l'Égypte antique.
La place de la femme dans la royauté
Rôle des femmes et leurs devoirs
La vie des reines et des épouses mineures dans la royauté égyptienne était un mélange de privilèges
somptueux et de responsabilités spécifiques. Bien que leur statut leur conférait un mode de vie
largement supérieur à celui des classes inférieures, elles avaient aussi des rôles sociaux et politiques
importants à jouer.
Les femmes vivant dans les palais royaux profitaient d'une richesse incomparable, entourées
d'objets précieux, de bijoux, de vêtements luxueux, et d'un environnement architectural
impressionnant. Elles avaient accès à des jardins somptueux, des produits de beauté raffinés, et des
services de la part de nombreux serviteurs.
Le rôle d'une reine, particulièrement celui de l'épouse principale, dépendait du règne du pharaon.
Souvent, l'épouse principale avait une influence importante dans la sphère politique et religieuse.
Elle pouvait agir en tant que conseillère du pharaon et participait aux cérémonies religieuses en
incarnant des divinités féminines, notamment Hathor ou Isis. Dans certains cas, comme celui de
Néfertiti ou Hatchepsout, les reines prenaient même des responsabilités de co-régence ou de règne
à part entière.
Les épouses mineures et concubines, bien qu'ayant un rang inférieur, jouaient aussi un rôle essentiel
dans le maintien de la lignée royale en assurant une descendance nombreuse. Elles vivaient
également dans des conditions de grand confort, mais leur pouvoir et leur influence étaient
nettement plus limités par rapport à l'épouse principale.
Ainsi, la vie des femmes dans les palais royaux égyptiens alliait faste, devoirs et parfois intrigues,
dans un système hiérarchisé où chaque rôle contribuait au maintien du pouvoir pharaonique.
Exemple de reines / régentes
Dans le cas de la reine Tiyi, épouse d'Amenhotep III, elle participait régulièrement aux affaires de
l'État en étant diplomate.
Néfertiti, l'épouse d'Akhenaton, s'occupait de leur famille et aider son mari à diriger le pays. Lorsque
son mari abandonna ses fonctions de pharaon pour se concentrer sur sa nouvelle religion
monothéiste, Néfertiti pris sa place et devint reine.
De grandes reines sont répertoriées dès le début de la période dynastique en Égypte, avec la reine
Merneith qui était la régente de son fils.
La reine Néférousobek monta sur le trône pendant le Moyen Empire d'Égypte et régna en tant que
femme sans tenir compte des traditions selon lesquelles seul un homme pouvait régner sur l'Égypte.
Hatchepsout, se fit couronner pharaon. Hatchepsout est toujours considérée comme l'une des
femmes les plus puissantes du monde antique et l'un des plus grands pharaons d'Égypte.
Cléopâtre VII, née en 69 av. J.-C. à Alexandrie, elle est la dernière souveraine de la dynastie
ptolémaïque (Ptolémée), qui régna sur l'Égypte. Son règne marque la fin de l'indépendance
égyptienne, car après sa mort, l'Égypte devient une province de l'Empire romain.
Elle est connue pour sa beauté qui est souvent mise en avant, mais elle est également fascinante de
par son intelligence, son charisme et ses capacités politiques grâce à ses alliances avec les deux plus
puissantes figures de Rome : Jules César et Marc Antoine.
Elle était polyglotte et avait une grande culture, ce qui lui permettait de s'affirmer comme une
souveraine redoutée et respectée
Cléopâtre était la fille de Ptolémée XII. À la mort de son père, elle devint régente avec son frère
Ptolémée XIII, qu'elle épousa. Cependant, un conflit éclata rapidement entre eux pour le pouvoir,
Cléopâtre cherchant à gouverner seule.
En 48 av. J.-C., Cléopâtre se rend à Rome pour rencontrer Jules César, qui la soutenait dans ses
ambitions politiques. Leur rencontre déboucha sur une liaison et la naissance d'un fils, Ptolémée XV,
aussi appelée Césarion. Grâce au soutien de César, Cléopâtre prit le contrôle total de l'Égypte et
devint pharaon.
Après l'assassinat de César en 44 av. J.-C., Cléopâtre s'allie avec Marc Antoine, l'un des triumvirs qui
régnaient sur Rome. Leur relation, autant personnelle que politique, renforça son pouvoir. Ils
affrontèrent Octave, le dernier des triumvirs, dans une guerre civile.
Son suicide, après la défaite face à Octave et la mort de Marc Antoine, a ajouté à son histoire
(héritage?) une dimension assez tragique. Ce drame et sa mort ont contribué à forger l'image d'une
reine tragique et d'une femme d'une grande force de caractère, prête à tout pour ne pas tomber
sous la domination romaine.
Cléopâtre est donc une figure complexe : une souveraine habile, une femme politique influente et
une personnalité “mythifiée” par les siècles.
● Toutes ces femmes exercèrent une influence considérable sur leurs maris
et le pays.
Les reines égyptiennes, même si elles étaient entourées de richesse et de privilèges, jouaient un rôle
fondamental dans la vie politique et sociale de leur époque.
Elles intervenaient activement dans les affaires de l’État et, dans certains cas, prenaient les rênes du
pouvoir. Des femmes comme Tiyi, Néfertiti, Hatchepsout ou Néférousobek ont prouvé que les
traditions pouvaient être brisées pour permettre aux femmes de régner ou d’influencer le cours de
l’histoire.
Cléopâtre VII, en particulier, illustre parfaitement l’audace de ces reines. Polyglotte, cultivée et
stratège, elle utilisait son charisme et ses relations avec Jules César et Marc Antoine lui on permit de
préserver l'indépendance de l'Égypte face à la domination de Rome. Son règne, marqué par des
réussites politiques et une fin tragique, lui a permis de forger sa légende.
Ces souveraines ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de l’Égypte ancienne, montrant
que le pouvoir ne se limitait pas aux hommes et que leur influence pouvait transformer le “destin”
d’un royaume.
● La place de la femme dans la société tertiaire
-Lors d'un mariage égyptien, la cérémonie en elle-même n'était pas particulièrement marquante,
contrairement à la vie conjugale du couple. Le modèle familial semble être inspiré du couple
mythologique Isis et Osiris, des divinités importantes dans la religion égyptienne. La mariée devait
apporter ses ustensiles de cuisine et ses bijoux (si elle venait d'une famille riche), soit sa dot.
Contrairement à certaines sociétés où le divorce est interdit, les Égyptiens permettaient le divorce.
Si c'était l'homme qui demandait le divorce, il perdait son droit à récupérer les cadeaux donnés à
son épouse et devait lui verser une pension alimentaire jusqu'à ce qu'elle se remarie ou lui demande
d'arrêter les paiements. Les enfants du mariage restaient toujours avec leur mère, et la maison
restait généralement la sienne, sauf si elle appartenait à la famille du mari.
Dans les textes anciens, l'épouse était considérée comme "la maîtresse de maison", ou "nebet per"
en égyptien. Sa principale fonction était de donner naissance à des enfants, particulièrement des fils.
Si le couple n'avait pas d'enfants, il pouvait adopter.
-Mais les femmes à l'époque n’ étaient pas considérées que comme des femmes aux foyers,
effectivement les femmes participaient de manière presque égale à la société égyptienne depuis des
milliers d'années, elles avaient donc des droits qui se rapprochaient de ceux des hommes .Comme
par exemple elles pouvaient acheter, vendre, être partenaire dans des contrats légaux, être
exécutrice testamentaire et témoin d'actes juridiques, intenter une action en justice en son nom.
Beaucoup de femmes grecques vivant en Égypte pendant le règne des Ptolémées ont observé les
femmes Égyptiennes, qui n'avaient pas de tuteur, et ont été encouragées à agir de même. De
plus,elles ont eu la chances de pratiquer certains métiers avant les hommes, comme par
exemple:Les femmes étaient les premiers brasseurs de bière et fabricants de textiles en Égypte et
continuèrent à gérer des ateliers et des brasseries.Les femmes égyptiennes sont donc des femmes
indépendantes qui peuvent dès leurs adolescence accéder à leurs droits d’acheter et de posséder
des biens, de plus a la mort des parents frères comme soeurs reçoivent à égalité l’héritage. De plus,
les femmes égyptiennes antiques avaient un statut social plus élevé que celles d'autres sociétés,
anciennes ou modernes, comme par exemple: les grecs. Cependant, nous constatons que cette
égalité n’est pas respectée dans tous les temps de l’égypte, car les femmes à certaines époques
avaient le droit d’occuper le même rôle que les hommes, tant qu’elles ne supervisait pas le travail
des hommes et qu’elles ne leur donnaient pas d’ordre: nous pouvons appeler cela un régime, un
régime patriarcale.
-Dans l’Empire égyptien la place de la femme à donc comme à notre époque, elle a connu ses ésors
et ses déclins. Donc les droits de la femmes étaient approximativement égaux tout au long du règne
de cet empire, sauf au niveau de la profession . Mais on revient toujours à un rapprochement d’une
égalité entre les deux genres. En résumé comme le dit si bien l’égytologue Christiane Desroches
Noblecourt : "...la mère que l'on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais
dotée d'une grande liberté d'expression — sa capacité juridique entière, son étonnante
indépendance financière, l'impact de sa personnalité dans la vie familiale et la gestion des biens
communs et de ses biens propres."
● Conclusion
En conclusion, la religion égyptienne ancienne accordait une grande importance au rôle des femmes,
qui occupaient des positions centrales en tant que déesses, prêtresses, reines ou figures influentes
dans la société. Ces femmes jouaient un rôle clé dans la sphère religieuse en incarnant des forces
divines et en participant aux rituels essentiels à l’ordre cosmique, tout en ayant un impact significatif
dans la politique, l’administration et la culture. Les reines, entourées de richesse et de pouvoir,
intervenaient dans les affaires de l’État, prenaient des décisions politiques importantes et laissaient
une empreinte durable dans l’histoire de leur civilisation. Comme le souligne Christiane Desroches
Noblecourt, les femmes égyptiennes bénéficiaient également d’une certaine liberté personnelle,
d’une indépendance financière et d’un respect notable dans leur rôle de mères et de gestionnaires
des biens familiaux. Cependant, malgré cette reconnaissance et leur influence indéniable, des
inégalités subsistaient, notamment dans certains droits et accès aux professions.
Ce contraste met en lumière une contradiction entre leur pouvoir spirituel et social et leurs
limitations juridiques ou professionnelles. En comparant avec notre époque moderne, on observe
que ces rôles influents étaient souvent liés à leur place dans l’ordre royal et spirituel.
Si nous appliquons cette religion et ce culte de la personnalité à notre époque moderne, dans quel
domaine les deux sociétés démarquent-elles leurs différences ?
_
Livre et article:
● Les femmes en Egypte ancienne. Arkéo Junior. n° 169,12/2009, p.19-24.
● SCHWENTZEL, Christian Georges. L’Égypte des pharaons. MILAN, 2018.
Sites web :
● "Femmes de l’Egypte antique : libres et maîtresses de leur destin.". TV5 MONDE [En ligne], (12/2021).
Disponible sur :
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32573 (Consulté : 14/11/2024.)
● JOSHUA J. MARK, Joshua . "Le Travail des Femmes dans l’Égypte Ancienne". Encyclopédie de L’Histoire
du Monde [En ligne], ( 05/2017). Disponible sur:
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16/11/2024.)
● SCHWENTZEL, Christian-Georges. "Les prêtresses de l’Égypte ancienne : entre érotisme et religion".The
Conversation.[En ligne], 11/02/2018. Disponible sur : https://theconversation.com/les-pretresses-de-legypte-
ancienne-entre-erotisme-et-religion-91511 (Consulté le : 11/11/2024)
● J. MARK, Joshua. "Ancien Empire d’Égypte". Encyclopédie de L’Histoire du Monde [En ligne], 26/09/2016. .
Disponible sur : https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-15055/ancien-empire-degypte/ (Consulté le :
15/11/2024)
● "La civilisation égyptienne: L' Égypte antique ".histoire-pour-tous [En ligne], 14/12/2023. . Disponible sur :
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(Consulté le : 16/11/2024)
● J. MARK, Joshua. "Empire de l'Égypte Antique".world history. [En ligne], 25/09/2017. Disponible sur :
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● "Le mythe du roi Osiris".Lumni [En ligne], 09/01/2013. Disponible sur :
https://www.lumni.fr/article/le-mythe-du-roi-osiris (Consulté le : 15/11/2024)
● Myriam. “Arbre généalogique des Dieux Egyptiens”. legypteantique [En ligne], 2002. Disponible sur :
https://www.legypteantique.com/arbre-genealogique-dieux-egypte-antique.php ( Consulté le : 10/11/2024.)
Résumé de chaque partie et sous partie :
Divinité :
Isis : Déesse-reine et épouse d’Osiris, Isis incarne la fécondité, la protection et la chance. Elle est célèbre pour la légende où,
après la mort d'Osiris, elle réunit ses membres éparpillés et le ramène à la vie, créant ainsi la tradition de la momification.
Nouât : Mère des astres et déesse du ciel, Nouât porte la sagesse et l'immensité de l’univers, veillant sur le cycle éternel des
jours et des nuits.
Sekhmet : Déesse guerrière et instrument de vengeance de Rê, Sekhmet est redoutée comme la première "suceuse de sang"
dans la mythologie égyptienne.
Hathor : Déesse polyvalente, Hathor symbolise l'amour, la maternité, la musique et la danse. Sous sa forme bovine, elle incarne
la joie et la sensualité, tandis que sous sa forme léonine, elle est une force destructrice.
Nephtys : Déesse de l'air et de l'au-delà, Nephtys protège les morts et est une experte des incantations magiques, jouant un rôle
central dans les rites funéraires.
Bastet : Déesse à tête de lionne, Bastet est associée à la joie, la chaleur du foyer et la maternité. Symbole du chat, elle est
vénérée pour sa douceur et son rôle protecteur.
Hommage au Féminin
La religion égyptienne célébrait le pouvoir féminin. Les femmes y étaient honorées comme prêtresses, protectrices et
gardiennes de la spiritualité. Une civilisation où le divin et le féminin se rejoignent.
Religieux :
Une Vie Dédiée au Divin : Les prêtres et prêtresses vivaient comme n’importe quel habitant : ils pouvaient se marier, avoir des
enfants, posséder des terres et des maisons.
Rôles Polyvalents : En plus de leur devoir principal de servir leur dieu, ils étaient : guérisseurs, médecins, astrologues,
scientifiques, psychologues et interprètes de rêves
Exorcistes et protecteurs spirituels, bénissant amulettes + rites de purification.
Les Femmes dans la Religion
Les femmes jouaient un rôle essentiel :
Certaines étaient scribes ou prêtresses, souvent dans des cultes féminins comme celui d’Isis.
L’épouse du dieu Râ était une position honorifique majeure, assistant le grand prêtre dans les cérémonies.
Consultées pour leurs visions prophétiques, elles interprétaient les rêves et prédisaient l’avenir, comme les femmes sages de
Deir el-Médineh.
Hetpet : Une Grande Prêtresse Légendaire
Grande prêtresse d’Hathor, Hetpet combinait fonctions religieuses et administratives. Sa sépulture, découverte en 2018, révèle
des fresques fascinantes représentant danseuses, orchestres et scènes de bonheur, témoins des bienfaits d’Hathor.
Un Héritage Féminin Puissant
Les femmes égyptiennes, qu’elles soient prêtresses, déesses ou sages, ont contribué à l’équilibre spirituel et culturel de la
société. La religion égyptienne célèbre le féminin comme une force centrale de la vie et de l’univers.
Système royal :
Luxe et de Pouvoir
Les reines et épouses mineures de la royauté égyptienne vivaient dans un cadre somptueux, entourées de :
Bijoux et vêtements luxueux
Produits de beauté raffinés
Jardins magnifiques et architecture impressionnante
Elles bénéficiaient des services de nombreux serviteurs, reflétant leur statut privilégié.
Le Rôle épouse principale
Conseillère du pharaon et participante active à la gestion de l’État.
Incarnation des divinités féminines comme Hathor ou Isis lors des cérémonies.
Certaines reines comme Néfertiti et Hatchepsout assumaient des responsabilités de co-régence ou régnaient en leur nom
propre.
Épouses Mineures + Concubines
Contribuaient à la descendance royale, assurant la continuité dynastique.
Vivaient dans le confort mais avec une influence limitée comparée à l’épouse principale.
Devoirs
La vie dans les palais royaux égyptiens combinait richesse incomparable, devoirs politiques et religieux, et parfois intrigues,
formant un système hiérarchisé essentiel au maintien du pouvoir pharaonique.
Exemple de reines :
Reine Tiyi : Épouse d'Amenhotep III, Tiyi était une diplomate influente, participant activement aux affaires de l'État.
Néfertiti : Épouse d'Akhenaton, Néfertiti gérait la famille royale et, après l'abandon du pharaon, prit sa place et régna en tant
que reine.
Merneith : Première reine répertoriée, elle fut régente pour son fils et joua un rôle clé dès les débuts de la dynastie égyptienne.
Néférousobek : Au Moyen Empire, Néférousobek brisa les traditions en montant sur le trône en tant que pharaon féminin,
régnant sans rivalité masculine.
Hatchepsout : Elle se fit couronner pharaon, devenant l'une des plus puissantes femmes de l’Antiquité et un grand pharaon
d’Égypte.
Cléopâtre VII : Dernière souveraine de la dynastie ptolémaïque, Cléopâtre est une figure complexe et mythifiée.
Polyglotte et cultivée, elle a su s’imposer comme une souveraine respectée et une stratège habile.
Alliée à Jules César et Marc Antoine, elle a préservé l'indépendance de l'Égypte face à Rome.
Son suicide tragique après sa défaite a forgé son image de reine déterminée à ne pas céder à la domination romaine.
Héritage de Pouvoir + d'Influence
Ces reines égyptiennes, qu'elles aient régné ou conseillé leurs époux, ont laissé une empreinte indélébile sur l’histoire, montrant
que le pouvoir ne se limitait pas aux hommes. Leur influence a marqué le destin de l’Égypte antique.
Dans le reste de la société :
Cérémonie de Mariage
La cérémonie n’était pas particulièrement marquante, mais elle était inspirée du couple mythologique Isis et Osiris, symbolisant
l’union et la famille.
Dot et Rôle de la Mariée
La mariée apportait ses ustensiles de cuisine et ses bijoux, si elle venait d’une famille riche, constituant sa dot.
Le Divorce
Autorisé en Égypte, mais si l'homme demandait le divorce, il perdait les cadeaux offerts et devait verser une pension alimentaire
à l’épouse jusqu’à son remariage.
Les enfants restaient avec leur mère, et la maison restait généralement à elle, sauf si elle appartenait à la famille du mari.
Le Rôle de l’Épouse
Considérée comme "la maîtresse de maison" ("nebet per"), l’épouse avait pour principale fonction de donner naissance,
particulièrement à des fils. En cas d'absence d'enfants, l’adoption était une option.
Puis :
Des Femmes Actives et Indépendantes
Les femmes en Égypte ancienne n’étaient pas limitées à la sphère domestique. Elles participaient activement à la société, avec
des droits presque égaux à ceux des hommes.
Droits et Libertés
Acheter, vendre et être partenaire dans des contrats légaux
Exécutrice testamentaire et témoin d'actes juridiques
Intenter une action en justice en leur nom propre
Recevoir un héritage égal à celui des hommes
Rôle dans l’Économie
Les femmes étaient les premières brasseuses de bière et fabricantes de textiles, gérant des ateliers et des brasseries.
Indépendance Sociale
Les femmes égyptiennes pouvaient dès leur adolescence posséder des biens et gérer leur héritage de manière autonome, un
privilège rare à l’époque.
Statut Plus Élevé
Les femmes égyptiennes jouissaient d’un statut social plus élevé que dans d’autres sociétés anciennes, comme celle des Grecs.
Inégalités et Régime Patriarcal
Bien que certaines femmes aient pu occuper des rôles importants, un régime patriarcal restait présent, où elles ne pouvaient
pas superviser le travail des hommes ni leur donner d’ordres.
Enfin :
Une Évolution de Droits et de Statut
Dans l'Empire égyptien, les droits des femmes ont évolué au fil du temps, connaissant des hauts et des bas. Toutefois, une
certaine égalité entre les genres a été maintenue tout au long du règne de l'empire, bien que des inégalités persistaient au
niveau professionnel.
Les Femmes : Respectées et Indépendantes
Les femmes jouissaient d'une grande liberté d'expression et d'une capacité juridique entière. Elles avaient une indépendance
financière remarquable et jouaient un rôle essentiel dans la gestion des biens, qu'ils soient communs ou personnels.
Citation de Christiane Desroches Noblecourt
"La mère que l'on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais dotée d'une grande liberté d'expression
— sa capacité juridique entière, son étonnante indépendance financière, l'impact de sa personnalité dans la vie familiale et la
gestion des biens communs et de ses biens propres."
Les femmes égyptiennes, tout en étant honorées comme mères et gestionnaires, ont marqué leur époque par leur influence et
leurs droits.