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Rugby : Sport de Bourgeois ?

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Rugby : Sport de Bourgeois ?

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S1E16. Le rugby, un sport de bourgeois ?

(0,04) Violaine : Salut à tous, comment ça va ? Bienvenue. Vous êtes au bon


endroit pour une demi-heure environ, ensemble, on verra. Parfois c'est plus,
parfois moins.

Nathan : Moins, c'est, c'est rare quand même hein. C'est au moins 30 Min.

V : Salut Nathan.

N : Coucou, ça va ?

V : C'est vrai, c'est souvent un peu plus même le temps de bah de discuter,
de débattre, d'échanger, d'expliquer, de décrypter aussi la société française,
ça prend du temps.

(0,30) N : Mais, mais tant mieux, c'est c'est bon signe, c'est nécessaire.
On a besoin de ces 30, 40 minutes pour approfondir un sujet, pour
vraiment aller au bout des choses.

V : On espère d'ailleurs que vous en apprenez un peu plus sur la France et


notre société à travers nos différents épisodes et que ça vous aide
également d'un point de vue linguistique bien sûr.

(0:51) N : Et si c'est le cas, n'oubliez pas de nous mettre une note sur la
plateforme d'écoute que vous utilisez, Spotify, Apple, Google.

V : C'est très facile, super rapide, vous cliquez et c'est fait. Bon maintenant
qu'on a dit ça, on peut passer au thème du jour. Nathan, tu peux nous
l'annoncer ?

© French With Panache


N : Oui. On va parler de sport et pas n'importe lequel. On va parler de rugby,
un sport qui est populaire en France, assez apprécié et que beaucoup de
Français aiment regarder.

V : Et ça tombe bien parce que la Coupe du monde de rugby vient tout


juste de se terminer avec la victoire de l'Afrique du Sud en finale il y a 15
jours.

N : Bravo, bravo à eux. C'est triste par contre pour nos, pour nos petits
Bleus, nos Français.

V : Ouais. On a perdu en quart de finale, dommage pour nous. Si vous aimez


ce sport, bah vous le savez déjà j'imagine cette Coupe du monde a eu lieu
chez nous en France.

N : Ouais et je trouve que c'est la double peine, tu perds un match et en


plus tu le perds chez nous à domicile. Mais bon, moi je commence à
l'accepter cette défaite, 15 jours après, j'ai digéré.

V : Bon, la déception est passée, mais c'est comme ça, c'est c'est le sport.

N : Ouais. Et on s'est donc dit que c'était le bon moment pour s'intéresser,
se focaliser, se pencher sur ce sport et d'en faire un épisode.

V : Et puis aussi parce que le rugby a 200 ans pile cette année, il a été
inventé en 1823 dans la petite ville de Rugby en Angleterre.

N : Jusque là, c'est c'est plutôt logique..

V : Et vous allez voir dans cet épisode, on va s' intéresser à plein de choses.

N : D'abord, on va vous présenter ce sport et se demander pourquoi le


rugby est populaire en France ?

V : Je vais aussi vous donner mon avis et les raisons pour lesquelles bah
moi j'ai un peu de mal avec ce sport, je suis pas hyper fan.

N : Et je vais également vous donner le mien. Moi j'aime ce sport. On


parlera des fameuses valeurs du rugby et on fera la comparaison avec le
football.

V : Parce que bah c'est vrai, il y a quand même une petite rivalité chez les
supporters des 2, des 2 sports.

© French With Panache


N : Autre question à laquelle on tentera de répondre, est-ce que le rugby est
un sport de riches, de bourgeois ?

V : Et puis enfin, est-ce que le rugby est une pratique trop violente pour le
corps, pour la santé des joueurs ?

N : Et puis bien sûr, quelques anecdotes personnelles, une


recommandation assez sympa qui concerne à la fois le rugby et la
géopolitique. Et ça, bah vous verrez tout ça à la fin.

(3:20) V : Donc restez avec nous, alors attends, attends, pour commencer, j'ai
un petit quiz pour toi.

N : Je t'écoute.

V : Est-ce que tu sais quel est le point commun entre le Che Guevara, le
révolutionnaire sud-américain et les ex-présidents américains George W
Bush et Bill Clinton.

N : Alors pas les idées politiques, hein ?


En tout cas, j'imagine qu'ils aimaient le rugby tous les 3.

V : Oui, et plus que ça, ils ont joué tous les 3 au rugby plus jeunes.

N : OK. Bah écoute, pour moi c'est un un scoop hein. Pour Che Guevara, je
l'ignorais, hein.

V : Et bah, Che Guevara, il a même créé un magazine de rugby quand il


était étudiant en médecine en Argentine. Voilà, tu le sais maintenant.
Bush, lui, il a joué à l'université de Yale et Clinton à Oxford, je crois.

N : Je ne savais pas du tout. Si on reste dans les célébrités, par contre, tu


sais qu'il y a les princes Harry et William dans la famille royale britannique
qui sont fans de rugby tous les 2, ils adorent ça.

V : Ah, ben écoute, je l'apprends. Bon, même si c'est pas très surprenant vu
que c'est un sport anglais. Bon ben j'aimerais qu'on soit précis un peu.
Et pour Bah celles et ceux qui nous écoutent et qui sont originaires de pays
dans lesquels ce sport n'est pas vraiment populaire est ce qu'on pourrait
essayer de résumer en 15 secondes le principe et les règles du rugby.

© French With Panache


N : Alors c'est pas simple hein, tu le sais toi même vu que vu que les règles
sont complexes. Mais oui en 2 mots au rugby on joue avec un ballon qui a
une forme particulière, une forme ovale.

V : Et au rugby aussi, je crois qu'on joue principalement à la main, donc on


lance le ballon à la main et pas au pied.

N : On peut, mais c'est, mais c'est plus rare. Quoi d'autre ? On est 30 sur un
terrain de rugby, donc il y a 15 joueurs dans chaque équipe. En tout cas
dans la forme qui est pratiquée hein en France, c'est 15 contre 15.

V : Et après donc, si j'ai bien compris, pour marquer des points, l'objectif
c'est de traverser le terrain, c'est ça ? Pour marquer ce qu'on appelle donc
un essai de l'autre côté du terrain

N : Là on a vraiment résumé très vite, hein, les les règles, mais c'est
relativement compliqué et il y en a des dizaines, dizaines de règles, peut
être même des centaines.

V : Et bon, c'est pas trop l'objectif de notre discussion mais tu vois, moi ce
qui m'a marqué pendant cette Coupe du monde, même si c'est un sport qui
est compliqué à comprendre, c'est quand même… Bah la réussite populaire
de de cet événement, on a vu des stades qui étaient pleins dans toute la
France et puis beaucoup de monde dans les rues les soirs de match, dans
les bars. Moi ça m'a un peu étonné.

N : Bah pour moi écoute, c'est pas une surprise hein, c'est pas vraiment une
surprise. Je m'y attendais parce qu'il y a 6 mois, un an, j'ai voulu prendre
des places, tu vois pour pour voir un match assister à un match et tout était
complet, même pour des petits matchs. Donc logiquement avant de faire
cet épisode aujourd'hui je pensais que le rugby était le le 2e ou ou 3e sport
le plus aimé en France, le plus pratiqué après donc le football bien sûr, loin
devant et peut être même le tennis. Je pensais que le rugby était, voilà, à la
2e ou ou 3e place.

V : Et en fait non.

N : Pas du tout, non. Juste avant, y’a 1 heure, j'ai regardé le nombre de
licenciés dans les fédérations, donc le nombre de personnes hein inscrites
dans un club et le rugby se classe en France, hein, seulement à la 10e place,
tu vois ?

V : Donc ça veut dire qu'en gros, on joue plus au basket ou au hand, au


handball, qu'au rugby.

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N : Ouais, et même, on joue, on fait même plus de canoë kayak. Le canoë
kayak est devant le rugby ouais.

V : Ouais mais là tu parles de licenciés mais je crois quand même que les
Français s' intéressent plus au rugby, vont plus regarder de matchs et vont
davantage au stade que pour du canoë.

N : Ça, c'est évident, je pense qu' il y a pas grand monde qui va aller
assister et regarder des épreuves de canoë. Tu as raison là c'est purement
des stats hein, c'est purement statistique.

V : Mais j'ai l'impression, alors en tout cas moi c'est mon ressenti, que le
rugby, il est presque aussi populaire que le foot. Et bah quand il y a un
tournoi, une compétition, un match à la télé, bah les gens sont au
rendez-vous.

N : Ouais, totalement. En gros les Français sont peu, pas beaucoup à


pratiquer le rugby mais en fait sont très nombreux à le regarder à la télé ou
à aller au stade en fait voir un match directement sur place

V : Et le meilleur exemple, bah c'est toi, t'as jamais joué au rugby mais
t'adores ça.

N : Ouais c'est juste hein. Tu sais, je voulais en faire quand j'étais ado, mais
mes parents ont refusé. Voilà, ils ne voulaient pas que j'en fasse. À la place,
j'ai fait du tennis.

V : Mince donc, t'as raté une une vocation peut-être.

N : Ouais, en fait ils me disaient toujours, "Oh, c'est un sport trop dangereux,
tu vas te faire mal, tu vas te blesser". Mais par contre, je ne jouais pas au
rugby, mais j'allais au stade, j'allais voir des matchs de rugby de mon club,
de ma ville, de La Rochelle.

V : Et donc, ouais, le stade rochelais dont tu parles souvent quand même.

N : Oh, très souvent, très régulièrement, c'est mon club de cœur hein. Je
supporte moi une seule équipe… En rugby, foot, rugby confondus. Je
supporte une seule équipe, c'est celle de La Rochelle.

V : Et d'ailleurs tu es content parce que depuis quelques saisons, la


Rochelle, c'est quand même une des meilleures équipes françaises.

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N : Ouais, c'est vrai, et c'est surtout la meilleure équipe européenne, c'est
ce qui se fait de mieux en Europe aujourd'hui. On est champions d'Europe,
La Rochelle, le Stade Rochelais est champion d'Europe et 2 fois de suite.

V : Ouais, 2 fois d'affilée donc en 2022 et cette année là en 2023. Vous


imaginez que Nathan est ravi

N : Ouais, je sais pas si tu te rends compte, mais pour une petite ville de
seulement 80 000 habitants, c'est juste dingue.

V : Et surtout ce qui est fou, c'est que normalement en tout cas,


historiquement, traditionnellement, le rugby, il se joue pas trop dans cette
partie de la France, donc au nord-ouest… Même si bon, La Rochelle c'est un
peu la limite avec le sud-ouest.

N : Oui, c'est vrai, c'est en tout cas c'est une belle surprise, la réussite de La
Rochelle dans le sport, dans l'histoire hein, du rugby français. Quand j'allais
au stade enfant dans les années 2000, La Rochelle était une petite équipe
hein, pas très bonne du tout. Et à cette époque, si je m'étais dit un jour que
mon club serait sur le toit de l'Europe, comme on dit, et bien j'aurais signé
direct, je ne l'aurais pas cru en fait, et je ne l'aurais pas imaginé.

V : Ouais.. Et c'est vrai que aussi parce que le rugby, bah c'est surtout un
sport du du Sud de la France et en particulier du sud-ouest de la France.

N : Complètement, ce sport, le rugby, s’est surtout développé dans cette


partie hein de la France là-bas donc à Toulouse, à Bordeaux, à Pau, à
Biarritz… Dans toute cette région hein, le Grand Sud-Ouest.

V : Où c'est presque, si j'exagère pas… C'est presque une religion, un peu


comme le foot dans d'autres parties de la France. On y joue à l'école, il y a
des terrains de rugby dans les villages, ça fait totalement partie du
quotidien des gens du Sud-Ouest.

N : Ouais ouais tu l'as dit, c'est une religion. Ouais, on peut le dire comme
ça. Moi quand je vais, tu sais quand je vais voir une partie de ma famille à
Toulouse, on a régulièrement, très régulièrement des discussions, des
débats assez houleux, enflammés sur le rugby parce que eux, ils supportent
Toulouse et moi je supporte La Rochelle… Et voilà là-bas, c'est une vraie
terre de rugby ouais.

(11:25) V: OK, donc les conversations sont électriques… Et d'ailleurs, quand


tu regardes l'histoire, c'est vrai que les plus belles équipes, ou en tout cas
celles qui ont marqué l'histoire, elles viennent presque toutes du sud-ouest.

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Mais là, bon, depuis quelques années, ça change un peu avec La Rochelle,
avec Paris et chez moi bien sûr à Lyon, ça joue bien également. Bon, même
si ça reste moins important que le foot.

N : Ouais, ça, ça commence à s'ouvrir, ce sport, à se développer ailleurs.


Mais tout de même, hein, je trouve quand même que la ferveur, tu vois la
popularité de ce sport n'est pas vraiment la même, quand on sort du… Bah
de cette région, de cette partie de la France qui est le Sud-Ouest. Mais ça se
développe à Lyon, à Paris. Tu as raison.

V: Et maintenant notre 2e question, qui aime le rugby ? Quel type de


personne aime le rugby ?

N : Qui regarde ?

V: Ouais, je te dis ça parce que, enfin je te pose cette question parce que
j'ai déjà entendu dire que c'est un sport de riches, de bourgeois.

N : Oui, par opposition au foot hein, qui serait plus, selon eux hein, qui
serait plus apprécié par les classes plus modestes et qui serait donc plus
universel, d'après eux, hein… Ça c'est le foot…

V: Mais est-ce que c'est vrai ? Parce que, du moins à l'origine quand même,
faut le dire ou le rappeler, le rugby, c'est un sport qui a été inventé et joué
par les aristocrates, la haute bourgeoisie, donc dans les facs, dans les
universités et notamment donc dans les universités britanniques.

N : Ouais, c'est c'est sûr hein. Historiquement, je pense que c'est vrai.
Aujourd'hui en France, et je dis bien la France, parce que la situation est
différente ailleurs, hein dans d'autres pays comme par exemple, je pense à
l'Argentine je crois où là-bas, c'est un sport plus de classe comme on dit.
Mais en France je pense pas que ce soit vraiment le cas. Je pense pas que
ce soit un sport de de bourgeois uniquement, et je suis même sûr que ce
n'est pas le cas. Je dirais que la classification la division se fait sur autre
chose. Davantage, tu vois, sur, plutôt, sur un rapport ville - campagne.

V: Ouais donc en gros donc les zones rurales contre les citadins. En gros,
on joue plus au foot dans les villes, dans les banlieues aussi. Et le rugby,
c'est pour les villages.

N : Si on veut schématiser, je dirais plus ça comme ça parce qu'il y a des


gens des classes modestes, hein, plus pauvres, qui jouent évidemment au
rugby et qui s'y intéressent. Et d'ailleurs de plus en plus.

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V: Et c'est vrai que là tu vois, quand on regardait les matchs de l'équipe de
France, les joueurs, on voit beaucoup plus de joueurs avec des origines
ethniques, des origines sociales différentes.

N : Ouais beaucoup plus qu'avant. T'as raison, c'est plus mélangé au rugby
qu'avant, je trouve.

V: Donc bah comme toujours c'est plus complexe, c'est plus nuancé, c'est
pas un sport de bourgeois OK… Mais c'est un sport qui reste quand même
un peu à l'écart, à l'écart des banlieues… Surtout des quartiers les plus
populaires… Bah on a un peu l'impression qu'il arrive pas trop, tu vois, à se
faire une place, à entrer dans ces milieux. T'en penses quoi ?

N : il y a des progrès à faire, on peut faire mieux. C'est aussi une question
de volonté, hein, politique. Mais dans ces quartiers là, on voit, c'est vrai, tu
as raison, on voit pas beaucoup de terrain de rugby, quand on y va, on voit
beaucoup plus de terrains de foot, de terrains de tennis aussi hein, des
cours de tennis que de rugby, ça c'est sûr.

V: Et au fait, ça me fait penser, est ce que tu as vu la publicité à la télé là


récemment ?

N : Laquelle ?

V: Je crois que c'est Adidas qui l'a faite, c'était juste avant le Mondial de
rugby, donc qui vient de se se terminer. Et en fait, ils ont voulu faire la
promotion du rugby. Mais dans les quartiers, comme on dit, pour dire les
banlieues ou les cités françaises.

(15:12) N : Ah ok ouais, j'en ai entendu parler en fait, ils cherchent à cibler


une autre partie de la population.

V: Et en fait pour décrire la pub, si on devait la décrire en gros en


arrière-plan, en fond, on voyait des barres d'immeubles avec plusieurs
étages. Donc comme dans beaucoup de banlieues et en en périphérie des
grandes villes françaises… Et en fait dans cette pub, les joueurs de rugby
étaient plus jeunes et issus de la diversité, comme on dit.

N : C'est pour un attirer un nouveau public hein et continuer à s'ouvrir loin


de de l'image, du du cliché du public. En fait plus blanc quoi, de la France
rurale des campagnes…

V: Ouais bon c'est sympa hein, c'est peut être un coup marketing je sais
pas… Mais en tout cas je pense qu'il y a encore… Bah des progrès à faire

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dans ce domaine pour que ce soit encore plus populaire et pour que ça
puisse, en fait, inclure et concerner plus de gens.

(16:15) N : Surtout que selon moi, je pense que ce sport en vaut la peine.
C'est un sport qui mérite, hein, qu'on s'y intéresse d'un point de vue
pédagogique, éducatif. Il y a quand même de belles valeurs, tu vois dans
dans le rugby.

V: Bah bien sûr, les fameuses valeurs du rugby qu'on entend si souvent. Moi
je, quand même, je t'avoue que j'ai jamais vraiment compris de quoi il
s'agissait.

N : Bah c'est pas une blague hein, elles existent ces valeurs du rugby.
Souvent parmi celles qui sont avancées, hein, par les amoureux de ce
sport… On retrouve donc la solidarité, l'esprit d'équipe. Dans les valeurs du
rugby, il y a aussi le respect et le courage.

V: Ouais, tu m'étonnes bien sûr, vu que le combat, en plus, sur le terrain est
hyper rude, hyper violent. Il y a même des bagarres non ? En plein match,
franchement, ça rigole pas. Il faut être courageux pour jouer au rugby.

N : Pendant le match, en cours de match, mais à la fin tout de même,


normalement on se serre la main au rugby et on va boire un verre, une
bière, une bière ensemble. Souvent, c'est comme ça après.

V: Et je vais faire un peu le l'avocat du diable, mais… Tu vois, j'ai quand


même tendance à penser que les fameuses valeurs du rugby, c'est un peu
l'argument des pro-rugby pour critiquer, dénigrer et même s'opposer au
football.

N : Ouais, ouais, peut-être.

V: Entre le football et le rugby, il y a quand même une rivalité qui est


constante… Gentille mais constante, et certains disent que le rugby serait
pour les gens plus éduqués, à la différence du foot qui, lui, perdrait ses
valeurs, qui n'en aurait pa… Alors que bon, pour moi, quand même, sur les
valeurs y'a débat.

N : C'est vrai que quand on entend ces pro-ruby, ces partisans de de ces
valeurs et les gens qui mettent en avant, qui mettent en avant ces valeurs
par rapport à celles du foot, y a ce sentiment un peu de supériorité. Alors
qu'à mon avis hein, je suis plutôt sur la même ligne que toi. On trouve
aujourd'hui les mêmes polémiques, hein, dans les 2 sports avec les mêmes
problèmes, les mêmes excès de temps en temps, d'un côté comme de

© French With Panache


l'autre. En fait, c'est peut être d'ailleurs pour ça que que j'adore ces 2 sports,
le rugby est, en fait, le petit frère ou le cousin du foot. Toi je sais que t'as
plus de mal quand même avec le rugby… T'es plus foot.

V: Ouais. Alors, c'est pas que j'ai du mal, mais c'est vrai que ça ne me
passionne pas quoi.

N : Pourquoi ?

V: Et bah je vais te dire pourquoi. Je pense que premièrement, j'ai pas, en


fait, la culture du rugby. Moi je viens de Lyon donc est de la France, sud-est
de la France et c'est pas trop une terre du ballon ovale.

N : Ouais, toi c'est plutôt le le ballon rond, ça c'est sûr à Lyon.

V: Ouais et puis au-delà de la culture, les règles il y en a trop. Pour moi le


règlement est trop compliqué, trop dur à comprendre et, en fait, ben je m'y
perds.

N : Ouais. On est d'accord à mon avis aussi, il y en a trop. Il y a trop de


règles.

V: Bah rappelle-toi, la dernière fois quand on regardait le match, le quart de


finale je crois.

N : Contre l'Afrique du Sud, je me souviens.

V: Voilà qui après ont gagné la compétition. Bah je crois que je te


demandais quand même de m'expliquer des actions. Peut-être toutes les
minutes ou toutes les 2 minutes.

N : Ouais, et j'ai eu, souviens toi, j'ai eu du mal à t'expliquer. J'ai galéré.
Honnêtement je pense qu'il m'aurait fallu des heures, hein, pour que je
puisse bien te l'expliquer.

V: Bah tu vois, ça déjà ça me saoule, ça me prend la tête parce que je trouve


que ça, ça rend le rugby moins accessible.

N : Moi ces règles, hein, je les comprends parce que, en fait, je les ai
apprises jeunes. Et ça fait 25 ans que je suis ce sport, que je m'intéresse à
ce sport et que j'aime ce sport. Et encore, je trouve que ces règles, elles
changent très régulièrement, quasi tous les ans et elles se complexifient.

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V: Bah du coup en fait, je trouve que, une des conséquences de ça, c'est et
c'est mon regard un peu extérieur, c'est que quand je regarde le rugby je
trouve pas que ce soit un sport hyper fluide à regarder. Il y a énormément
de pauses d'interruption dans le jeu. J'ai l'impression que l'arbitre, il siffle
tout le temps.

N : Ouais, c'est pas comme au foot hein, c'est vrai c'est intéressant. Moi je
me suis habitué et en fait, ça ne me gêne pas.

V: Mais alors toi, qu'est ce qui fait que que t'aimes à ce point ce sport ?
Qu'est ce que tu lui trouves au rugby ?

N : Moi ce que je dis assez fréquemment, hein, c'est que je crois que je
préfère plus mon club de La Rochelle, donc le Stade Rochelais que le rugby,
que le sport en lui-même. C'est-à-dire que je vais regarder tous les matchs
de mon club. Mais quand ils ne jouent pas, bah en fait ça m'est un peu égal,
ça m'attire moins.

V: Alors que le football, tu peux regarder des équipes que tu soutiens pas,
t'aimes le sport…

N : Complètement, le football, le foot étranger, les autres championnats,


voilà, c'est ma vraie passion.

V: Mais bon, en même temps, La Rochelle, ton club au rugby c'est quand
même, bah les souvenirs d'enfance.

N : Bah ouais, rends toi compte hein. Comme je l'ai un peu dit, en quelques
années, le Stade Rochelais, ils sont passés de la 2e division française donc
avec un tout petit budget à un titre de champion d'Europe… 2 titres même
donc c'est ouais, c'est juste fou et c'est la raison pour laquelle je crois que
j'adore le Stade Rochelais aussi. C'est pour cette réussite.

V: C'est un bel exploit, mais il y a un truc que j'aime bien au rugby, que
j'apprécie au rugby, c'est que quand même, quand je vois des interviews ou
même des émissions, je trouve que les joueurs restent assez accessibles,
même les meilleurs ou les plus forts.

N : Ouais, complètement hein. Ils ont les pieds sur terre comme on dit pour
la plupart. Même les grandes stars hein. Quand La Rochelle a gagné par
exemple en mai dernier… Je sais je parle beaucoup de La Rochelle, de mon
club… Quand ils ont gagné la Coupe d'Europe l'année dernière, en mai, les
joueurs ont fait la fête avec le public, avec les supporters dans la ville qui
est une petite ville, hein… Pendant tout un week-end, on pouvait leur parler,

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on pouvait échanger 2 mots avec eux, on pouvait boire un verre si on
voulait, voilà, ils étaient très accessibles.

V: Mais c'est vrai qu'ils ont l'air un peu, ils ont l'air plutôt sympas les
rugbymen et ils ont l'air assez intelligents aussi. Ouais quand même assez
intelligents.

N : Ouais, en dehors donc, et même sur le terrain, je pense que c'est ce que
j'aime aussi dans ce sport, c'est qu'il faut être intelligent sur le terrain, le
côté cérébral, tu vois, quelque chose qu'on qu'on ne retrouve pas forcément
ailleurs dans dans d'autres sports. Il faut dans ce sport, au rugby, il faut
combiner à la fois la puissance, la force avec le côté aussi donc stratège
avec la stratégie… Il faut beaucoup se servir de la tête quoi. Donc en vrai,
c'est un vrai sport co, un vrai sport collectif au rugby, t'as besoin de tout le
monde, en fait, sur le sur le terrain pour gagner.

(23:31) V: Ouais là je crois déceler une petite critique du foot, non ? Qui est
un sport co mais de plus en plus individuel, individualiste, avec une, une
starisation comme on dit des joueurs.

N : Oui aufoot hein, que j'adore hein. C'est un sport que j'aime
profondément, mais il y a une tendance à mettre toujours et de plus en
plus en avant, mettre en avant des individualités, plutôt qu'un collectif. Au
rugby, je sais pas si t'as remarqué pendant la Coupe du monde mais sur les
maillots de l'équipe de France, il n'y avait pas les noms des joueurs.

V : Ah oui, c'est vrai. Oui, oui, il y avait seulement les numéros.

N : Seulement les numéros pour éviter, voilà, de d'individualiser aussi ce


sport… Donc le collectif au rugby est la priorité. C'est peut-être un détail,
mais ça en dit quand même beaucoup je trouve sur la perception et la
philosophie, voilà, de ce sport collectif.

V : Ça me fait penser à autre chose. Là je viens de penser à autre chose, y’a


quelque chose dans le rugby dont on parle pas mal depuis des années,
mais je sais pas trop où ça en est.

N : Dis-moi.

V : Tu sais, c'est une chose dont le foot devrait s'inspirer et qu'on retrouve
dans le rugby… Ça concerne les arbitres, tu sais, quand ils parlent aux
joueurs sur le terrain bien sûr, nous derrière la télé quand on regarde la télé,
on les entend, on entend ce qu'ils disent et… Ah bah moi j'adore, je trouve
ça génial.

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N : Complètement d'accord, c'est super d'entendre… Super sympa
d'entendre un arbitre expliquer aux joueurs une règle, d'expliquer une
faute, d'expliquer une action… En fait quelque chose qui se passe sur le
terrain.

V : Bah ouais et puis en plus, ça nous permet à nous de comprendre ce qui


vient de se passer et c'est un peu plus clair.

N : D'un point de vue pédagogique, moi perso je trouve ça top. T'as raison
hein, ce serait intelligent si on le mettait en place, on l'instaurait dans un
autre sport - pour ne pas le citer - mais quand même le foot, le football. Le
soccer. Je pense qu' on aurait déjà dû le faire, en fait, depuis longtemps,
mais c'est en discussion, c'est un vrai débat dans dans le foot aussi et ça
devrait arriver normalement. On devrait ajouter, ce serait une bonne chose,
on devrait ajouter les petits micros aux arbitres pour pouvoir, voilà, écouter
et savoir vraiment ce qui se passe.

(25:45) V : Ok, bah affaire à suivre.

N : Le sujet est sur la table.

V : OK, et j'aimerais quand même qu'on revienne sur un point… Tu sais sur
la comparaison foot-rugby dont on parle beaucoup.

N : Les fameuses valeurs.

V : J'ai l'impression que c'était vrai il y a quelques temps quand le rugby


était encore amateur… Mais depuis 30 ans, ça a changé ?

N : Ouais, depuis les années 90.

V : Le rugby est professionnel quoi. Maintenant, il s'est professionnalisé et


donc, bah, en conséquence j'imagine, y’a l'argent qui est arrivé, maintenant
y’a beaucoup d'argent qui est dans ce sport.

N : Moins qu'au foot, hein quand même.

V : Ouais, mais plus qu' avant.

N : Plus qu'avant, c'est vrai.

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V : Donc l'argent est arrivé et bien sûr, bah, y a toutes les dérives, tous les
excès… Donc ces fameuses valeurs dont le rugby était si fier, ça s'est pas un
peu perdu ?

N : Je sais pas, je sais pas, peut être une partie. Déjà avec cette
professionnalisation, bah les clubs se sont développés. Les enjeux sont
donc plus forts, plus importants et c'est vrai, même si les joueurs restent
accessibles hein, ils le sont moins qu'avant. Les joueurs parlent un peu
moins aux journalistes, à la presse et aux gens même hein. Ou sinon ils
disent des choses un peu moins intéressantes, c'est plus contrôlé quoi.

V : Comme dans le foot. Puis il y a aussi eu quelques affaires


extra-sportives, donc judiciaires.

N : C'est vrai

V : Je sais plus quel joueur de l'équipe de France qui a joué la Coupe du


monde, il a été condamné par la justice.

N : Ouais, pour des propos racistes tenus, je crois, dans une soirée
alcoolisée et d'ailleurs il nie hein, il réfute ces accusations. D'après lui, tout
ça c'est faux. Mais il a été condamné.

V : Ouais mais c'est vrai que les rugbymen aiment bien faire la fête avec
pas mal d'alcool qui coule…

N : Ça coule à flot, ça c'est l'alcool dans le rugby, c'est presque culturel en


tout cas après un match de rugby, faire la fête, ça a un surnom d'ailleurs….
Dans le rugby, on parle de la 3e mi-temps, donc la première et la 2e
mi-temps, c'est sur le terrain, on joue… Et la 3e mi-temps c'est après… Plutôt
lors de la soirée et dans les bars et même d'ailleurs, dans ma ville de La
Rochelle les soirs de match hein, et surtout de victoire, tu vois, tu croises
tous les joueurs en centre-ville, dans les restos, dans les bars et ce sont les
rois hein… Ce sont les rois de la ville. Ils ont tous les droits - ou presque.
Mais ce rapport à la fête, aux soirées arrosées dans le rugby, ça a toujours
existé, hein. Ça je l'entends depuis très longtemps. Mon père, mon
grand-père, hein, qui adore le rugby en parle aussi. Mais par contre il y a un
autre sujet je trouve, qui me semble plus gênant pour moi, plus embêtant,
plus problématique, hein, aujourd'hui… C'est qu'on, en fait, on a l'impression
que c'est un sport de plus en plus violent, tu vois. De plus en plus violent,
pas en dehors, hein, du terrain, mais sur le terrain entre les joueurs.

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(28:48) V : Ah c'est sûr, parce que pour préparer l'épisode là j'ai regardé des
des images, des vidéos de rugby d'il y a 30 ans. Et bah ça n'a rien à voir avec
aujourd'hui.

N : Totalement différent, c'est comme un, c'est comme un autre sport hein.
Entre celui pratiqué dans les années 80 par exemple, et celui aujourd'hui. À
l'époque, c'était plus lent, les contacts étaient moins forts, hein, moins
rudes, moins violents.

V : Mais d'ailleurs ça se voit je trouve sur le corps des sportifs, des athlètes.
Avant, ils étaient fins, ils étaient minces, secs on va dire.

N : Ouais, aujourd'hui ils sont hors-norme hein, très musclés, super musclés,
ils font tous plus de 100 kilos minimumn à quelques exceptions près… Mais
bon, ça se compte sur les doigts d'une main. Tout ça pour évidemment, tout
ça pour résister aux aux chocs extrêmement rudes, extrêmement violents
quoi.

V : Ouais, maintenant c'est limite un sport de combat, le rugby.

N : Ouais, je sais pas si c'est vraiment un sport de combat hein, c'est pas du
judo, du karaté mais en tout cas on dit que c'est un sport de contact. Et le
problème, c'est que, bah, comme ce n'est pas un sport de combat, y’a pas de
protection au rugby, de véritable protection, surtout pour la tête et pour le
cerveau. Et malheureusement, bah il y a des joueurs qui se blessent très
grièvement et il y a même des morts.

V : Ouais bah j'imagine bien parce que tête contre tête entre les joueurs, ça
pardonne pas et ils portent jamais de casque.

N : Non, ils ne portent pas de casque malheureusement. Et sans aller hein,


jusqu'à la mort. Le vrai sujet en fait, ce sont, ce sont les troubles. Tu sais les
répercussions sur le cerveau. À moyen terme ou même à long terme, à
cause de ces chocs répétés. Aujourd'hui d'ailleurs, on en voit dans la presse,
dans les médias un peu tous les ans. Tu as des anciens joueurs qui à 40 ans,
50 ou 60 ans, bah ils développent, en fait, des maladies qui sont
neurologiques, dégénératives, des choses horribles dans le rugby ouais…
Des anciens joueurs.

V : Une horreur.. ils sont beaucoup plus touchés que la moyenne je crois et
ça c'est un vrai problème pour le rugby moderne j'imagine.

N : Ouais bah ce problème des conséquences sur la santé des joueurs, on


en parle depuis peu, hein, depuis quelques années et d'ailleurs c'est un

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sujet qui ne touche pas seulement le rugby. Je sais que ça touche aussi le
foot, le football américain, notamment aux États-Unis.

V : Mais c'est vrai d'ailleurs qu'on a un peu tendance à comparer le rugby et


le football américain.

N : Ouais mais au moins tu vois, dans le foot américain, dans le football


américain, on a pris des mesures. Les autorités ont pris des mesures et bah
il y a un casque déjà… Quand tu vois le football américain, un joueur il a un
casque donc il est un minimum protégé.

(31:34) V : Et ils ont aussi des grosses protections sur le corps, pas
seulement sur la tête.

N : C'est ça, je crois au niveau du torse, des bras. Et en fait, au rugby pour
moi, ça me semble indispensable aussi de prendre des décisions encore
plus radicales quoi, pour protéger le joueur. Déjà on commence un peu à
légiférer. Aujourd'hui, par exemple, le moindre contact avec la tête est
interdit. Tu vois, au rugby depuis peu hein, depuis quelques années donc si
tu touches la tête d'un adversaire bah tu es exclu quasi immédiatement. Tu
dois sortir quoi, tu dois quitter le terrain pour un joueur

V : Bon, c'est pas suffisant, non ?

N : Non, je pense pas. Il faudrait aller encore plus loin. Ouais.

V : Parce que c'est vraiment pas normal de mourir à cause de sa passion,


donc à cause du rugby. Et c'est vrai que j'ai l'impression qu'on sous-estime
parfois les conséquences que peuvent avoir ces chocs à la tête dans le
sport… Et même au foot d'ailleurs, je crois que c'est pour cette raison que
Mbappé, Kylian Mbappé, le footballeur français, refuse de jouer avec la tête,
donc de faire une tête comme on dit pour les raisons dont on vient de
parler. Donc les répercussions que ça a sur le cerveau..

N : Tout à fait.

V : Il refuse.

N : Ouais, il refuse, je crois qu'il en a fait quelques-unes, hein, dans sa


carrière des têtes, mais là aussi ça se compte sur les doigts d'une main.
C'est très rare. C'est pas faux hein, t'as raison Kylian Mbappé, ouais.

V : Kylian Mbappé est donc quelqu'un de sage et de prudent on va dire.

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N : Ouais, mais ce genre de comportement est extrêmement minoritaire.
Mais voilà je sais qu'on va bientôt conclure… On s'approche de la fin, mais
quand même, c'est important de le dire, hein, si vous ne connaissez pas
bien ce sport, ben, le rugby… Ça vaut la peine de s'y intéresser. Une fois que
t'as compris les règles Violaine, c'est une vraie culture. On l'a dit
notamment, quand on est de passage dans le sud-ouest de la France, y’a
quand même une mentalité très sympathique à découvrir et une vraie
tradition. Voilà et plein de choses, un peu de folklore.

V : Une super ambiance je crois dans les stades… Je n'y suis jamais allée,
mais je crois qu'on passe un bon moment quand on va voir un match de
rugby… C'est quand même assez bon enfant et peut être plus familial que
le que le football. On va encore parler de La Rochelle, allez, une dernière
fois chez toi, Nathan.. Est ce que c'est toujours aussi compliqué d'avoir des
billets, d'avoir des places pour assister au match ? Parce que je sais que
c'est toujours, j'allais dire full, mais complet.

N : Ouais, on appelle ça, on dit qu'on joue à guichets fermés, c'est quand le
stade est plein et je crois que ça fait peut-être plus de 5 ans…Tu sais ça, ça
s'appelle le succès hein. Le Stade Rochelais, le stade de La Rochelle est
toujours plein, mais tu sais aussi qu'on est considéré comme l'un des
meilleurs publics de France.

V : Décidément. Ouais, bon, c'est la rançon du succès, cette difficulté à


avoir des billets, c'est le petit inconvénient qui accompagne la gloire.

(34:47) N : Mais le public de La Rochelle est très très chaud hein, c'est le
public rugby aussi. C'est ce qu'on aime, c'est que le public, les spectateurs,
les fans sont super sympas, généreux et c'est très familial. Voilà allez-y en
en famille hein, si vous êtes en France… Allez-voir un match de rugby, c'est
toujours très familial, un peu plus que le foot.

V : On termine sur ça, allez, mais petite reco.

N : Oui, j'ai quand même quelque chose à recommander… Un livre, un


bouquin qui mêle à la fois rugby, histoire et géopolitique. Voilà, si vous
n'aimez pas le rugby, si vous ne connaissez pas le rugby, je vous le
recommande. Ça s'appelle Planète Rugby, écrit par un journaliste qui
s'appelle Kévin Veyssière.

V : Comme d'habitude, on vous met toutes les infos en commentaire.

N : Bien sûr, et il est sorti il y a quelques semaines. Je l'ai lu et je l'ai trouvé


passionnant, même si vous ne connaissez rien à ce sport. On y apprend

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plein de choses comme par exemple… Pourquoi on joue si bien au rugby en
Nouvelle-Zélande ? Ou dans des petits pays comme les îles Fidji ? Et
pourquoi, bah, on joue pas du tout ou beaucoup moins bien dans d'autres
États plus grands et plus riches ? Dans ce livre, on parle aussi du Qatar, de
l'Arabie Saoudite qui commencent à s'intéresser de plus en plus à ce sport…
Pour le meilleur ou pour le pire. À vous de voir. Et puis il y a pas mal
d'anecdotes. Bref c'est c'est très chouette comme livre.

V : Mais ça a l'air… Mais tu sais je trouve que ce genre de livre, qui traite de
sport avec un regard politique, géopolitique un peu décalé, je trouve que
c'est souvent une réussite parce qu'en fait, ça permet aux gens, là bon… Qui
n'aiment pas trop le rugby, par exemple, de le découvrir d'une nouvelle
manière.

(36:29) N : Tout à fait.

V : Donc je vais peut-être le lire si tu me le prêtes.

N : Bah avec plaisir.

V : Bon merci Nathan.

N : Merci à toi.

V : Et puis merci à vous surtout de continuer à nous écouter. Peut-être que


maintenant vous allez vous mettre au rugby ?

N : Qui sait..

V : Allez, passez une bonne semaine

N : salut.

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