Rugby : Sport de Bourgeois ?
Rugby : Sport de Bourgeois ?
Nathan : Moins, c'est, c'est rare quand même hein. C'est au moins 30 Min.
V : Salut Nathan.
N : Coucou, ça va ?
V : C'est vrai, c'est souvent un peu plus même le temps de bah de discuter,
de débattre, d'échanger, d'expliquer, de décrypter aussi la société française,
ça prend du temps.
(0,30) N : Mais, mais tant mieux, c'est c'est bon signe, c'est nécessaire.
On a besoin de ces 30, 40 minutes pour approfondir un sujet, pour
vraiment aller au bout des choses.
(0:51) N : Et si c'est le cas, n'oubliez pas de nous mettre une note sur la
plateforme d'écoute que vous utilisez, Spotify, Apple, Google.
V : C'est très facile, super rapide, vous cliquez et c'est fait. Bon maintenant
qu'on a dit ça, on peut passer au thème du jour. Nathan, tu peux nous
l'annoncer ?
N : Bravo, bravo à eux. C'est triste par contre pour nos, pour nos petits
Bleus, nos Français.
V : Bon, la déception est passée, mais c'est comme ça, c'est c'est le sport.
N : Ouais. Et on s'est donc dit que c'était le bon moment pour s'intéresser,
se focaliser, se pencher sur ce sport et d'en faire un épisode.
V : Et puis aussi parce que le rugby a 200 ans pile cette année, il a été
inventé en 1823 dans la petite ville de Rugby en Angleterre.
V : Et vous allez voir dans cet épisode, on va s' intéresser à plein de choses.
V : Je vais aussi vous donner mon avis et les raisons pour lesquelles bah
moi j'ai un peu de mal avec ce sport, je suis pas hyper fan.
V : Parce que bah c'est vrai, il y a quand même une petite rivalité chez les
supporters des 2, des 2 sports.
V : Et puis enfin, est-ce que le rugby est une pratique trop violente pour le
corps, pour la santé des joueurs ?
(3:20) V : Donc restez avec nous, alors attends, attends, pour commencer, j'ai
un petit quiz pour toi.
N : Je t'écoute.
V : Est-ce que tu sais quel est le point commun entre le Che Guevara, le
révolutionnaire sud-américain et les ex-présidents américains George W
Bush et Bill Clinton.
V : Oui, et plus que ça, ils ont joué tous les 3 au rugby plus jeunes.
N : OK. Bah écoute, pour moi c'est un un scoop hein. Pour Che Guevara, je
l'ignorais, hein.
V : Ah, ben écoute, je l'apprends. Bon, même si c'est pas très surprenant vu
que c'est un sport anglais. Bon ben j'aimerais qu'on soit précis un peu.
Et pour Bah celles et ceux qui nous écoutent et qui sont originaires de pays
dans lesquels ce sport n'est pas vraiment populaire est ce qu'on pourrait
essayer de résumer en 15 secondes le principe et les règles du rugby.
N : On peut, mais c'est, mais c'est plus rare. Quoi d'autre ? On est 30 sur un
terrain de rugby, donc il y a 15 joueurs dans chaque équipe. En tout cas
dans la forme qui est pratiquée hein en France, c'est 15 contre 15.
V : Et après donc, si j'ai bien compris, pour marquer des points, l'objectif
c'est de traverser le terrain, c'est ça ? Pour marquer ce qu'on appelle donc
un essai de l'autre côté du terrain
N : Là on a vraiment résumé très vite, hein, les les règles, mais c'est
relativement compliqué et il y en a des dizaines, dizaines de règles, peut
être même des centaines.
V : Et bon, c'est pas trop l'objectif de notre discussion mais tu vois, moi ce
qui m'a marqué pendant cette Coupe du monde, même si c'est un sport qui
est compliqué à comprendre, c'est quand même… Bah la réussite populaire
de de cet événement, on a vu des stades qui étaient pleins dans toute la
France et puis beaucoup de monde dans les rues les soirs de match, dans
les bars. Moi ça m'a un peu étonné.
N : Bah pour moi écoute, c'est pas une surprise hein, c'est pas vraiment une
surprise. Je m'y attendais parce qu'il y a 6 mois, un an, j'ai voulu prendre
des places, tu vois pour pour voir un match assister à un match et tout était
complet, même pour des petits matchs. Donc logiquement avant de faire
cet épisode aujourd'hui je pensais que le rugby était le le 2e ou ou 3e sport
le plus aimé en France, le plus pratiqué après donc le football bien sûr, loin
devant et peut être même le tennis. Je pensais que le rugby était, voilà, à la
2e ou ou 3e place.
V : Et en fait non.
N : Pas du tout, non. Juste avant, y’a 1 heure, j'ai regardé le nombre de
licenciés dans les fédérations, donc le nombre de personnes hein inscrites
dans un club et le rugby se classe en France, hein, seulement à la 10e place,
tu vois ?
V : Ouais mais là tu parles de licenciés mais je crois quand même que les
Français s' intéressent plus au rugby, vont plus regarder de matchs et vont
davantage au stade que pour du canoë.
N : Ça, c'est évident, je pense qu' il y a pas grand monde qui va aller
assister et regarder des épreuves de canoë. Tu as raison là c'est purement
des stats hein, c'est purement statistique.
V : Mais j'ai l'impression, alors en tout cas moi c'est mon ressenti, que le
rugby, il est presque aussi populaire que le foot. Et bah quand il y a un
tournoi, une compétition, un match à la télé, bah les gens sont au
rendez-vous.
V : Et le meilleur exemple, bah c'est toi, t'as jamais joué au rugby mais
t'adores ça.
N : Ouais c'est juste hein. Tu sais, je voulais en faire quand j'étais ado, mais
mes parents ont refusé. Voilà, ils ne voulaient pas que j'en fasse. À la place,
j'ai fait du tennis.
N : Ouais, en fait ils me disaient toujours, "Oh, c'est un sport trop dangereux,
tu vas te faire mal, tu vas te blesser". Mais par contre, je ne jouais pas au
rugby, mais j'allais au stade, j'allais voir des matchs de rugby de mon club,
de ma ville, de La Rochelle.
N : Oh, très souvent, très régulièrement, c'est mon club de cœur hein. Je
supporte moi une seule équipe… En rugby, foot, rugby confondus. Je
supporte une seule équipe, c'est celle de La Rochelle.
N : Ouais, je sais pas si tu te rends compte, mais pour une petite ville de
seulement 80 000 habitants, c'est juste dingue.
N : Oui, c'est vrai, c'est en tout cas c'est une belle surprise, la réussite de La
Rochelle dans le sport, dans l'histoire hein, du rugby français. Quand j'allais
au stade enfant dans les années 2000, La Rochelle était une petite équipe
hein, pas très bonne du tout. Et à cette époque, si je m'étais dit un jour que
mon club serait sur le toit de l'Europe, comme on dit, et bien j'aurais signé
direct, je ne l'aurais pas cru en fait, et je ne l'aurais pas imaginé.
V : Ouais.. Et c'est vrai que aussi parce que le rugby, bah c'est surtout un
sport du du Sud de la France et en particulier du sud-ouest de la France.
N : Ouais ouais tu l'as dit, c'est une religion. Ouais, on peut le dire comme
ça. Moi quand je vais, tu sais quand je vais voir une partie de ma famille à
Toulouse, on a régulièrement, très régulièrement des discussions, des
débats assez houleux, enflammés sur le rugby parce que eux, ils supportent
Toulouse et moi je supporte La Rochelle… Et voilà là-bas, c'est une vraie
terre de rugby ouais.
N : Qui regarde ?
V: Ouais, je te dis ça parce que, enfin je te pose cette question parce que
j'ai déjà entendu dire que c'est un sport de riches, de bourgeois.
N : Oui, par opposition au foot hein, qui serait plus, selon eux hein, qui
serait plus apprécié par les classes plus modestes et qui serait donc plus
universel, d'après eux, hein… Ça c'est le foot…
V: Mais est-ce que c'est vrai ? Parce que, du moins à l'origine quand même,
faut le dire ou le rappeler, le rugby, c'est un sport qui a été inventé et joué
par les aristocrates, la haute bourgeoisie, donc dans les facs, dans les
universités et notamment donc dans les universités britanniques.
N : Ouais, c'est c'est sûr hein. Historiquement, je pense que c'est vrai.
Aujourd'hui en France, et je dis bien la France, parce que la situation est
différente ailleurs, hein dans d'autres pays comme par exemple, je pense à
l'Argentine je crois où là-bas, c'est un sport plus de classe comme on dit.
Mais en France je pense pas que ce soit vraiment le cas. Je pense pas que
ce soit un sport de de bourgeois uniquement, et je suis même sûr que ce
n'est pas le cas. Je dirais que la classification la division se fait sur autre
chose. Davantage, tu vois, sur, plutôt, sur un rapport ville - campagne.
V: Ouais donc en gros donc les zones rurales contre les citadins. En gros,
on joue plus au foot dans les villes, dans les banlieues aussi. Et le rugby,
c'est pour les villages.
N : Ouais beaucoup plus qu'avant. T'as raison, c'est plus mélangé au rugby
qu'avant, je trouve.
V: Donc bah comme toujours c'est plus complexe, c'est plus nuancé, c'est
pas un sport de bourgeois OK… Mais c'est un sport qui reste quand même
un peu à l'écart, à l'écart des banlieues… Surtout des quartiers les plus
populaires… Bah on a un peu l'impression qu'il arrive pas trop, tu vois, à se
faire une place, à entrer dans ces milieux. T'en penses quoi ?
N : il y a des progrès à faire, on peut faire mieux. C'est aussi une question
de volonté, hein, politique. Mais dans ces quartiers là, on voit, c'est vrai, tu
as raison, on voit pas beaucoup de terrain de rugby, quand on y va, on voit
beaucoup plus de terrains de foot, de terrains de tennis aussi hein, des
cours de tennis que de rugby, ça c'est sûr.
N : Laquelle ?
V: Je crois que c'est Adidas qui l'a faite, c'était juste avant le Mondial de
rugby, donc qui vient de se se terminer. Et en fait, ils ont voulu faire la
promotion du rugby. Mais dans les quartiers, comme on dit, pour dire les
banlieues ou les cités françaises.
V: Ouais bon c'est sympa hein, c'est peut être un coup marketing je sais
pas… Mais en tout cas je pense qu'il y a encore… Bah des progrès à faire
(16:15) N : Surtout que selon moi, je pense que ce sport en vaut la peine.
C'est un sport qui mérite, hein, qu'on s'y intéresse d'un point de vue
pédagogique, éducatif. Il y a quand même de belles valeurs, tu vois dans
dans le rugby.
V: Bah bien sûr, les fameuses valeurs du rugby qu'on entend si souvent. Moi
je, quand même, je t'avoue que j'ai jamais vraiment compris de quoi il
s'agissait.
N : Bah c'est pas une blague hein, elles existent ces valeurs du rugby.
Souvent parmi celles qui sont avancées, hein, par les amoureux de ce
sport… On retrouve donc la solidarité, l'esprit d'équipe. Dans les valeurs du
rugby, il y a aussi le respect et le courage.
V: Ouais, tu m'étonnes bien sûr, vu que le combat, en plus, sur le terrain est
hyper rude, hyper violent. Il y a même des bagarres non ? En plein match,
franchement, ça rigole pas. Il faut être courageux pour jouer au rugby.
N : C'est vrai que quand on entend ces pro-ruby, ces partisans de de ces
valeurs et les gens qui mettent en avant, qui mettent en avant ces valeurs
par rapport à celles du foot, y a ce sentiment un peu de supériorité. Alors
qu'à mon avis hein, je suis plutôt sur la même ligne que toi. On trouve
aujourd'hui les mêmes polémiques, hein, dans les 2 sports avec les mêmes
problèmes, les mêmes excès de temps en temps, d'un côté comme de
V: Ouais. Alors, c'est pas que j'ai du mal, mais c'est vrai que ça ne me
passionne pas quoi.
N : Pourquoi ?
N : Ouais, et j'ai eu, souviens toi, j'ai eu du mal à t'expliquer. J'ai galéré.
Honnêtement je pense qu'il m'aurait fallu des heures, hein, pour que je
puisse bien te l'expliquer.
N : Moi ces règles, hein, je les comprends parce que, en fait, je les ai
apprises jeunes. Et ça fait 25 ans que je suis ce sport, que je m'intéresse à
ce sport et que j'aime ce sport. Et encore, je trouve que ces règles, elles
changent très régulièrement, quasi tous les ans et elles se complexifient.
N : Ouais, c'est pas comme au foot hein, c'est vrai c'est intéressant. Moi je
me suis habitué et en fait, ça ne me gêne pas.
V: Mais alors toi, qu'est ce qui fait que que t'aimes à ce point ce sport ?
Qu'est ce que tu lui trouves au rugby ?
N : Moi ce que je dis assez fréquemment, hein, c'est que je crois que je
préfère plus mon club de La Rochelle, donc le Stade Rochelais que le rugby,
que le sport en lui-même. C'est-à-dire que je vais regarder tous les matchs
de mon club. Mais quand ils ne jouent pas, bah en fait ça m'est un peu égal,
ça m'attire moins.
V: Alors que le football, tu peux regarder des équipes que tu soutiens pas,
t'aimes le sport…
V: Mais bon, en même temps, La Rochelle, ton club au rugby c'est quand
même, bah les souvenirs d'enfance.
N : Bah ouais, rends toi compte hein. Comme je l'ai un peu dit, en quelques
années, le Stade Rochelais, ils sont passés de la 2e division française donc
avec un tout petit budget à un titre de champion d'Europe… 2 titres même
donc c'est ouais, c'est juste fou et c'est la raison pour laquelle je crois que
j'adore le Stade Rochelais aussi. C'est pour cette réussite.
V: C'est un bel exploit, mais il y a un truc que j'aime bien au rugby, que
j'apprécie au rugby, c'est que quand même, quand je vois des interviews ou
même des émissions, je trouve que les joueurs restent assez accessibles,
même les meilleurs ou les plus forts.
N : Ouais, complètement hein. Ils ont les pieds sur terre comme on dit pour
la plupart. Même les grandes stars hein. Quand La Rochelle a gagné par
exemple en mai dernier… Je sais je parle beaucoup de La Rochelle, de mon
club… Quand ils ont gagné la Coupe d'Europe l'année dernière, en mai, les
joueurs ont fait la fête avec le public, avec les supporters dans la ville qui
est une petite ville, hein… Pendant tout un week-end, on pouvait leur parler,
V: Mais c'est vrai qu'ils ont l'air un peu, ils ont l'air plutôt sympas les
rugbymen et ils ont l'air assez intelligents aussi. Ouais quand même assez
intelligents.
N : Ouais, en dehors donc, et même sur le terrain, je pense que c'est ce que
j'aime aussi dans ce sport, c'est qu'il faut être intelligent sur le terrain, le
côté cérébral, tu vois, quelque chose qu'on qu'on ne retrouve pas forcément
ailleurs dans dans d'autres sports. Il faut dans ce sport, au rugby, il faut
combiner à la fois la puissance, la force avec le côté aussi donc stratège
avec la stratégie… Il faut beaucoup se servir de la tête quoi. Donc en vrai,
c'est un vrai sport co, un vrai sport collectif au rugby, t'as besoin de tout le
monde, en fait, sur le sur le terrain pour gagner.
(23:31) V: Ouais là je crois déceler une petite critique du foot, non ? Qui est
un sport co mais de plus en plus individuel, individualiste, avec une, une
starisation comme on dit des joueurs.
N : Oui aufoot hein, que j'adore hein. C'est un sport que j'aime
profondément, mais il y a une tendance à mettre toujours et de plus en
plus en avant, mettre en avant des individualités, plutôt qu'un collectif. Au
rugby, je sais pas si t'as remarqué pendant la Coupe du monde mais sur les
maillots de l'équipe de France, il n'y avait pas les noms des joueurs.
N : Dis-moi.
V : Tu sais, c'est une chose dont le foot devrait s'inspirer et qu'on retrouve
dans le rugby… Ça concerne les arbitres, tu sais, quand ils parlent aux
joueurs sur le terrain bien sûr, nous derrière la télé quand on regarde la télé,
on les entend, on entend ce qu'ils disent et… Ah bah moi j'adore, je trouve
ça génial.
N : D'un point de vue pédagogique, moi perso je trouve ça top. T'as raison
hein, ce serait intelligent si on le mettait en place, on l'instaurait dans un
autre sport - pour ne pas le citer - mais quand même le foot, le football. Le
soccer. Je pense qu' on aurait déjà dû le faire, en fait, depuis longtemps,
mais c'est en discussion, c'est un vrai débat dans dans le foot aussi et ça
devrait arriver normalement. On devrait ajouter, ce serait une bonne chose,
on devrait ajouter les petits micros aux arbitres pour pouvoir, voilà, écouter
et savoir vraiment ce qui se passe.
V : OK, et j'aimerais quand même qu'on revienne sur un point… Tu sais sur
la comparaison foot-rugby dont on parle beaucoup.
N : Je sais pas, je sais pas, peut être une partie. Déjà avec cette
professionnalisation, bah les clubs se sont développés. Les enjeux sont
donc plus forts, plus importants et c'est vrai, même si les joueurs restent
accessibles hein, ils le sont moins qu'avant. Les joueurs parlent un peu
moins aux journalistes, à la presse et aux gens même hein. Ou sinon ils
disent des choses un peu moins intéressantes, c'est plus contrôlé quoi.
N : C'est vrai
N : Ouais, pour des propos racistes tenus, je crois, dans une soirée
alcoolisée et d'ailleurs il nie hein, il réfute ces accusations. D'après lui, tout
ça c'est faux. Mais il a été condamné.
V : Ouais mais c'est vrai que les rugbymen aiment bien faire la fête avec
pas mal d'alcool qui coule…
N : Totalement différent, c'est comme un, c'est comme un autre sport hein.
Entre celui pratiqué dans les années 80 par exemple, et celui aujourd'hui. À
l'époque, c'était plus lent, les contacts étaient moins forts, hein, moins
rudes, moins violents.
V : Mais d'ailleurs ça se voit je trouve sur le corps des sportifs, des athlètes.
Avant, ils étaient fins, ils étaient minces, secs on va dire.
N : Ouais, aujourd'hui ils sont hors-norme hein, très musclés, super musclés,
ils font tous plus de 100 kilos minimumn à quelques exceptions près… Mais
bon, ça se compte sur les doigts d'une main. Tout ça pour évidemment, tout
ça pour résister aux aux chocs extrêmement rudes, extrêmement violents
quoi.
N : Ouais, je sais pas si c'est vraiment un sport de combat hein, c'est pas du
judo, du karaté mais en tout cas on dit que c'est un sport de contact. Et le
problème, c'est que, bah, comme ce n'est pas un sport de combat, y’a pas de
protection au rugby, de véritable protection, surtout pour la tête et pour le
cerveau. Et malheureusement, bah il y a des joueurs qui se blessent très
grièvement et il y a même des morts.
V : Ouais bah j'imagine bien parce que tête contre tête entre les joueurs, ça
pardonne pas et ils portent jamais de casque.
V : Une horreur.. ils sont beaucoup plus touchés que la moyenne je crois et
ça c'est un vrai problème pour le rugby moderne j'imagine.
(31:34) V : Et ils ont aussi des grosses protections sur le corps, pas
seulement sur la tête.
N : C'est ça, je crois au niveau du torse, des bras. Et en fait, au rugby pour
moi, ça me semble indispensable aussi de prendre des décisions encore
plus radicales quoi, pour protéger le joueur. Déjà on commence un peu à
légiférer. Aujourd'hui, par exemple, le moindre contact avec la tête est
interdit. Tu vois, au rugby depuis peu hein, depuis quelques années donc si
tu touches la tête d'un adversaire bah tu es exclu quasi immédiatement. Tu
dois sortir quoi, tu dois quitter le terrain pour un joueur
N : Tout à fait.
V : Il refuse.
V : Une super ambiance je crois dans les stades… Je n'y suis jamais allée,
mais je crois qu'on passe un bon moment quand on va voir un match de
rugby… C'est quand même assez bon enfant et peut être plus familial que
le que le football. On va encore parler de La Rochelle, allez, une dernière
fois chez toi, Nathan.. Est ce que c'est toujours aussi compliqué d'avoir des
billets, d'avoir des places pour assister au match ? Parce que je sais que
c'est toujours, j'allais dire full, mais complet.
N : Ouais, on appelle ça, on dit qu'on joue à guichets fermés, c'est quand le
stade est plein et je crois que ça fait peut-être plus de 5 ans…Tu sais ça, ça
s'appelle le succès hein. Le Stade Rochelais, le stade de La Rochelle est
toujours plein, mais tu sais aussi qu'on est considéré comme l'un des
meilleurs publics de France.
(34:47) N : Mais le public de La Rochelle est très très chaud hein, c'est le
public rugby aussi. C'est ce qu'on aime, c'est que le public, les spectateurs,
les fans sont super sympas, généreux et c'est très familial. Voilà allez-y en
en famille hein, si vous êtes en France… Allez-voir un match de rugby, c'est
toujours très familial, un peu plus que le foot.
V : Mais ça a l'air… Mais tu sais je trouve que ce genre de livre, qui traite de
sport avec un regard politique, géopolitique un peu décalé, je trouve que
c'est souvent une réussite parce qu'en fait, ça permet aux gens, là bon… Qui
n'aiment pas trop le rugby, par exemple, de le découvrir d'une nouvelle
manière.
N : Merci à toi.
N : Qui sait..
N : salut.