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Sols Sportifs: Terrains de Grands Jeux en Gazon Synthétique

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Reef4 - CSTB Page 1 of 27

Reef4 version [Link] - Edition 175 - Février 2014


Document : NF P90-112 (février 2008) : Sols sportifs - Terrains de grands jeux en gazon synthétique - Conditions de réalisation
(Indice de classement : P90-112)

NF P 90-112
Février 2008
P 90-112

Sols sportifs
Terrains de grands jeux en gazon synthétique
Conditions de réalisation

Sports grounds — Unbound mineral surfaces for outdoor


sport areas — Specifications for construction
Sportanlagen Fussböden — Ungebundene mineralische
Böden — Ausführungsbedingungen

Statut
Norme française homologuée par décision du Directeur Général
d'AFNOR le 9 janvier 2008 pour prendre effet le 9 février 2008.
Remplace la norme expérimentale XP P 90-112, de novembre 2004.

Correspondance
À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux
européens ou internationaux traitant du même sujet.

Analyse
Le présent document définit les conditions de réalisation relatives aux
terrains de grands jeux en gazon synthétique en ce qui concerne
l'infrastructure et les couches de jeu.
Des éléments relatifs à l'arrosage, au contrôle des travaux, à l'entretien
et l'utilisation sont également abordés.
Ce document s'adresse au constructeur, au maître d'ouvrage et à son
maître d'oeuvre.

Descripteurs
Thésaurus International Technique : sol sportif, installation de sport,
terrain de sport, conditions d'exécution, sol, constitution,
caractéristique, terrassement, fondation, assainissement, drain, mise
en oeuvre, fibre synthétique, gazon, entretien, contrôle.

Modifications
Par rapport au document remplacé, révision et changement de statut.

[Link] 02/06/2014
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Sommaire

Membres de la commission de normalisation


1 Domaine d'application
2 Références normatives
3 Termes et définitions
4 Support de l'ouvrage
4.1 Caractéristique du site
4.2 Caractéristiques du sol
4.3 Terrassement
4.3.1 Exigences générales
4.3.2 Fond de forme
[Link] Exigence de portance
[Link] Exigence de traficabilité
[Link] Exigences de nivellement
[Link] Conditions d'exécution
[Link] Destruction de la végétation
5 Infrastructures drainantes
5.1 Exigences générales
5.2 Assainissement
5.3 Complexe de fondation à base de granulats non liés
5.3.1 Couche de fondation
[Link] Objectifs à atteindre
[Link].1 Fonction mécanique et géométrique
[Link].2 Fonction hydraulique
[Link] Caractéristiques de matériaux
5.3.2 Aveuglement
5.3.3 Exigence de mise en oeuvre
[Link] Contrôle des matériaux à leur réception sur chantier
[Link] Contrôle de réception de la couche de fondation
5.3.4 Réseaux de drains
5.4 Cas particulier de couche de fondation en béton bitumineux drainant
5.5 Collecte et évacuation des eaux météoriques
5.5.1 Principe
[Link] Collecte des eaux de ruissellement
[Link] Collecte des eaux de drainage
[Link] Collecte commune des eaux de ruissellement et de drainage
5.5.2 Dimensionnement
6 Revêtement
6.1 Définition
6.2 Identification préalable des revêtements
6.2.1 Gazon synthétique
6.2.2 Couche d'amortissement
[Link] Description
[Link] Identification
6.2.3 Matériau de remplissage
[Link] Sable
[Link].1 Description
[Link].2 Identification
[Link] Elastomère
[Link].1 Description
[Link].2 Identification
6.3 Qualités requises
6.3.1 Gazon synthétique
6.3.2 Couche d'amortissement
6.3.3 Matériau de remplissage

[Link] 02/06/2014
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[Link] Sable
[Link] Charges synthétiques :
6.3.4 Ensemble du revêtement
7 Transformation d'un terrain existant
7.1 Terrain existant en gazon naturel : voir Tableau 6
7.2 Terrain existant en sol stabilisé : voir Tableau 7
7.3 Terrain existant en gazon synthétique
8 Arrosage automatique
8.1 Détermination des caractéristiques du dispositif d'arrosage
8.2 Hygiène
8.3 Réglementations sportives
9 Contrôle
9.1 Réception du fond de forme
9.2 Réception du complexe de fondation
9.3 Réception du revêtement
10 Principes d'entretien
11 Manuel d'entretien et d'utilisation
Annexe A (informative) Lexique technique

[Link] 02/06/2014
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Membres de la commission de normalisation


Président : M VERNEAU
Secrétariat : MLLE LAVAL — AFNOR
• M BABIN EUROSYNTEC
• MME BELLUT AIRES
• MME BERTEL BUREAU DE NORMALISATION DU BOIS ET DE L'AMEUBLEMENT
• M BEUCHET FEDERATION FRANCAISE DE VOLLEY BALL
• M BOIS UNEP — UNION NAT ENTREPRENEURS PAYSAGE
• M BOISNARD LABOSPORT
• M BOUDET FFT — FEDERATION FSE DE TENNIS
• M BOULLET GREEN — CONSULTING SARL
• MME BULOT AFAQ AFNOR CERTIFICATION
• CATELIN UNESI
• M CHOUVET F2S — FEDERATION DES SOLS SPORTIFS
• M DAUBILLY FNTP
• MME DE GOROSTARZU UNEP — UNION NAT ENTREPRENEURS PAYSAGE
• M FEUILLOLEY FEDERATION FSE D ATHLETISME
• M FROEHLICH SOLODET
• M GIRARD FEDERATION FSE DE FOOTBALL
• M GUISSE SPORTVERT
• M HAREL FIELDTURF TARKETT SAS
• M HINAULT GERFLOR SA
• M LAIGLE FIELDTURF TARKETT SAS
• M LE ROUX SPORT INTERNATIONAL
• M LEFRANC SEDES
• M MARGOTTON CNOSF
• M MENEY EUROSYNTEC
• M NAVARRO EURO 2000
• M PARPILLON SPORTINGSOLS SARL
• M RAVIART ORGAN SERV MAITRISE OEUVRE SPORT ENVIR
• M RIVAT GERFLOR SA
• M ROUX MINISTERE DE LA SANTE, JEUNESSE ET SPORTS — DION DES SPORTS
• M ROYER FFHB — FEDERATION FSE DE HANDBALL
• M SCHALLER ENVIROSPORT ENTREPRISES SAS
• M TOUCHARD MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE — DESCO — DION
ENSEIGNEMENT SCOLAIRE
• M TURMEL RESIPOLY CHRYSOR SAS
• M VERNEAU MINISTERE DE LA SANTE, JEUNESSE ET SPORTS — DION DES SPORTS

[Link] 02/06/2014
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1 Domaine d'application
Le présent document a pour objet de spécifier les conditions de réalisation des terrains de grands jeux en
gazon synthétique. Il concerne les infrastructures et les couches de jeux. Des éléments relatifs à
l'arrosage, au contrôle des travaux, à l'entretien et l'utilisation sont abordés en fin d'ouvrage.

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2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour
les références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition
du document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).
P 18-576,
Granulats — Mesure du coefficient de friabilité des sables.
XP T 47-752,
Pneus usagés non réutilisables (PUNR) — Détermination de la granulométrie des granulats issus de
PUNR (Pneus Usagés Non Réutilisables) — Méthode basée sur le tamisage mécanique des produits.
NF P 98-134,
Enrobés hydrocarbonés — Couches de roulement : Bétons bitumineux drainants — Définition —
Classification — Caractéristiques — Fabrication — Mise en oeuvre.
NF P 98-150,
Enrobés hydrocarbonés — Exécution des corps de chaussées, couches de liaison et couches de
roulement — Constituants — Composition des mélanges — Exécution et contrôles.
NF T 90-043,
Essais des eaux — Dosage du chrome (VI) — Méthode par spectrométrie d'absorption moléculaire.
NF EN 1484,
Analyse de l'eau — Lignes directrices pour le dosage du carbone organique total (TOC) et carbone
organique dissous (COD) (indice de classement : T 90-102).
NF EN 12230 ,
Sols sportifs — Détermination des caractéristiques de traction des surfaces sportives synthétiques (indice
de classement : P 90-131).
NF EN 12591,
Bitumes et liants bitumineux — Spécifications des bitumes routiers (indice de classement : T 65-001).
NF EN 12616 ,
Sols sportifs — Détermination de la vitesse d'infiltration de l'eau (indice de classement : P 90-107).
NF EN 13506,
Qualité de l'eau — Dosage du mercure par spectrométrie de fluorescence atomique (indice de
classement : T 90-113-2).
NF EN 13746 ,
Sols sportifs — Détermination des variations dimensionnelles dues aux effets de l'eau, du gel et de la
chaleur (indice de classement : P 90-120).
NF EN 13817,
Sols sportifs — Méthode de vieillissement accéléré par exposition à l'air chaud (indice de classement : P
90-119).
NF EN 13844,
Textiles — Monofilaments — Détermination du retrait à la chaleur (indice de classement : G 07-211).
NF EN 14836,
Surfaces synthétiques pour terrains de sport en plein air — Méthodes d'essai — Vieillissement artificiel
(indice de classement : P 90-138).
NF EN 15306,
Sols sportifs d'extérieur — Exposition du gazon synthétique à l'usure simulée (indice de classement : P
90-108).
NF EN 15330-1 ,
Sols sportifs — Surfaces en gazon synthétique et surfaces en textile aiguilleté principalement destinées à
l'usage en extérieur — Partie 1 : Spécifications pour le gazon synthétique (indice de classement : P 90-
149-1).
NF EN 15330-2,
Sols sportifs — Surfaces en gazon synthétique et surfaces en textile aiguilleté principalement destinées à
l'usage en extérieur — Partie 2 : Spécifications relatives aux surfaces en textile aiguilleté (indice de
classement : P 90-149-2).
NF EN ISO 11885,
Qualité de l'eau — Dosage de 33 éléments par spectroscopie d'émission atomique avec plasma couplé
par induction (indice de classement : T 90-136).

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3 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s'appliquent.
3.1 absorption de choc
méthode d'analyse des critères de sécurité et de performance sportive
3.2 altimétrie
méthode de mesure de la hauteur d'un objet (site, édifice, etc.). Elle permet d'établir le relevé des niveaux
d'un terrain
3.3 analyse granulométrique
expression graphique de la répartition de la dimension des composants (grains) d'un sol, en pourcentage
de poids suivant leur taille
3.4 assainissement
ensemble des dispositions techniques destinées à évacuer les eaux de ruissellement
3.5 brin fibrillé
laminette obtenue par calandrage, refendue et torsadée
3.6 brin mono-filament
brin ou filament mono-bloc obtenu soit par calandrage puis redécoupé, soit par extrusion
3.7 capacité de rétention en eau
pourcentage d'humidité résiduelle d'un matériau initialement saturé en eau, mesuré après ressuage.
Cette valeur est déterminée à partir d'un protocole d'essai
3.8 CBR (Californian Bearing Ratio)
coefficient caractérisant la portance d'un sol, à partir d'essais en laboratoire
3.9 CBR après immersion
coefficient caractérisant la portance d'un sol, et mesuré dans les conditions de compactage de l'essai
Proctor, après immersion dans l'eau de l'échantillon durant 4 jours
3.10 CBR immédiat
coefficient caractérisant donc la portance d'un matériau en fonction de sa teneur en eau
3.11 coefficient de restitution
coefficient exprimant la capacité des sols à se déformer. Il est déterminé par l'appareil Dynaplaque
3.12 coefficient Los Angeles
pourcentage d'éléments inférieurs à 1,6 mm produits en soumettant un granulat aux chocs de boulets
normalisés
3.13 copolymère
matière obtenue à partir de deux ou plusieurs monomères (exemple : propylène, éthylène)
3.14 couche de souplesse
élément du revêtement qui lui apporte les critères de sécurité et les qualités sportives requises en matière
de mesures accélérométriques. Elle peut être coulée sur site, préfabriquée ou intégrée au gazon
synthétique
3.15 déformation maximale
mesure en millimètre de l'enfoncement maximal d'un revêtement après un choc normalisé
3.16 dossier
toile ou trame servant de support au velours
3.17 drainage
ensemble des dispositions techniques permettant l'évacuation des eaux excédentaires d'un sol
3.18 dynaplaque
appareil de mesure de la déformabilité, et donc de la portance des sols en place. Son principe de
fonctionnement est fondé sur le rebond d'une masse tombant sur un système amortissant posé au sol.
L'appareil donne, en lecture directe, un coefficient de restitution (rapport de la hauteur de rebond de la
masse à la hauteur de chute) qui permet de calculer le module dynamique du sol
3.19 élastomère
terme générique désignant les caoutchoucs naturels et synthétiques. Les élastomères principaux sont
communément dénommés par les initiales de leurs composants :
EXEMPLE
NR (natural rubber, latex), SBR (styrène butadiène rubber), EPDM (éthylène propylène diène)

3.20 enduction
action de fixation des touffes sur l'envers du dossier
3.21 épaisseur du revêtement

[Link] 02/06/2014
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épaisseur totale du gazon synthétique et de sa couche de souplesse sous contrainte de 0,008 MPa
3.22 équivalent de sable
coefficient indiquant la proportion relative de poussières fines ou d'éléments argileux dans les sols ou les
agrégats fins. Il exprime le degré de propreté du matériau. Ce coefficient est à prendre en compte dans
l'appréciation des qualités des sables d'amendement de certains matériaux drainants et des chapes
stabilisées
3.23 essai de friabilité
mesure de l'évolution granulométrique des sables (fraction 0,1/2 mm) dans des conditions bien définies
par fragmentation en présence d'eau. Le coefficient de friabilité mesure le pourcentage d'éléments
inférieurs à 0,05 mm apparaissant à l'issue de l'essai
3.24 essai Los Angeles
essai permettant de mesurer simultanément les résistances à la fragmentation de granulats minéraux
soumis à l'usure par frottement les uns sur les autres, et aux chocs de boulets normalisés. Cet essai
s'applique aux granulats utilisés pour la constitution des assises de revêtements. (Voir aussi coefficient
Los Angeles)
3.25 essai Proctor
essai ayant pour but de déterminer, pour un compactage d'intensité donnée, la teneur en eau
correspondant à la densité maximale du sol étudié (du type O/D mm). Cette teneur en eau ainsi
déterminée est appelée teneur en eau optimum Proctor
Il existe deux types d'essai Proctor :
• essai Proctor normal — OPN ;
• essai Proctor modifié — OPM.
3.26 exutoire
emplacement où il est possible de rejeter les eaux provenant de l'assainissement et du drainage. Un
exutoire peut être un réseau d'assainissement, un plan d'eau, une rivière, un fossé, par exemple.
3.27 fil
le fil est composé de un ou plusieurs brins ou filaments. Il peut se présenter sous forme de :
• fil droit : rectiligne ;
• fil bouclé ;
• fil frisé.
3.28 friabilité
résistance à l'attrition d'un sable. (Voir essai de friabilité)
3.29 géotextile
matériau textile tissé ou non-tissé destiné aux travaux de terrassement et de drainage. Sa présence
permet la réduction de la déformation des sols et l'amélioration de la capacité filtrante et du drainage des
sols
3.30 granularité
distribution dimensionnelle des particules d'un granulat
3.31 granulat
ensemble de grains de dimensions comprises entre 0 mm et 80 mm
3.32 granulométrie
mesure de la granularité d'un matériau (voir analyse granulométrique)
3.33 hauteur du velours
mesure de la hauteur du fil au-dessus du dossier
3.34 hauteur totale du gazon synthétique
mesure de la hauteur du velours et du dossier enduit
3.35 indice de concassage (Ic)
pourcentage de matériaux (entrant dans un concasseur) dont les diamètres sont supérieurs au plus gros
élément du produit fini après concassage
EXEMPLE
Si un matériau 0/50 mm roulé contenant 40 % d'éléments supérieurs à 20 mm fournit après
concassage un 0/20 mm, Ic sera égal à 40.

3.36 jauge
écartement entre les lignes de touffes
3.37 longueur des brins
mesure de la longueur des brins étirés au-dessus du dossier

[Link] 02/06/2014
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3.38 Los Angeles


voir coefficient Los Angeles
3.39 module dynamique
coefficient exprimant, en mégapascal (MPa) la portance des sols. Ce coefficient est calculé à partir de la
mesure effectuée, sur le terrain, à l'aide de la Dynaplaque ; cette mesure est déduite du coefficient de
restitution. Un coefficient d'étalonnage, propre à chaque appareil, intervient dans le calcul du module
dynamique
3.40 monomère
molécule simple, susceptible de former un ou des polymères (exemple : propylène et éthylène)
3.41 nivellement
mise aux cotes théoriques d'un terrain
3.42 nouage
implantation des touffes dans un dossier avec des noeuds de fixation
3.43 OPM
voir Essai Proctor
3.44 OPN
voir Essai Proctor
3.45 passant
partie des matériaux qui passent à travers un tamis
3.46 perméabilité
capacité d'un matériau à laisser circuler l'eau gravitairement. La perméabilité s'exprime par le coefficient
de perméabilité K qui mesure la vitesse de circulation de l'eau dans le sol en m/s
3.47 planéité
état de régularité d'une surface en fonction des tolérances altimétriques admises
3.48 polyéthylène
matière obtenue par polymérisation d'éthylène
3.49 praticabilité
capacité d'un sol à supporter le trafic des engins de chantier
3.50 rapport de concassage (Rc)
rapport entre le diamètre du plus petit élément à concasser et le diamètre du plus gros élément concassé
3.51 revêtement
partie du sol directement en contact avec l'utilisateur et répondant aux exigences exprimées dans les
normes et par les différentes fédérations sportives
3.52 teneur en eau
rapport, exprimé en pourcentage du poids d'eau retenue dans un matériau au poids de ce matériau sec
3.53 touffe
fil inséré dans le dossier constituant le velours
3.54 touffetage ou tuftage
implantation des touffes dans le dossier sans noeuds de fixation
3.55 velours
partie des touffes au-dessus du dossier

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4 Support de l'ouvrage
4.1 Caractéristique du site
Il appartient au maître d'ouvrage et à son maître d'oeuvre de préciser les paramètres caractérisant le site
et son environnement.
Ces renseignements sont portés sur un plan et concernent toute la surface disponible. Ils comprennent :
• un relevé topographique ;
• la localisation et les caractéristiques du (ou des) exutoire(s) ;
• les encombrements aériens et réseaux souterrains ;
• les accès et leurs caractéristiques ;
• l'orientation (nord-sud recommandée) ;
• la cote des plus hautes eaux connues — inondabilité éventuelle ;
• l'indication des anomalies (carrières, caves, nom de lieu tel que « le marais », par exemple) ;
• le niveau fini retenu pour le projet, s'il est déterminé.

4.2 Caractéristiques du sol


Le maître d'ouvrage ou le maître d'oeuvre doit communiquer aux entreprises les caractéristiques du sol
en place.
En particulier, dans le cas de la présence de sols compressibles, une étude de mécanique des sols doit
permettre d'apprécier les risques de tassement et d'instabilité, et les moyens d'y remédier.
En cas d'absence de renseignement, le sol en place est :
• supposé non compressible ;
• considéré comme susceptible d'être amené, sans traitement spécifique à une compacité supérieure
à 95 % de l'OPN (Optimum Proctor Normal) et dans ces conditions présenter un indice CBR
(Californian Bearing Ratio) immédiat supérieur à 6.

4.3 Terrassement
4.3.1 Exigences générales
Les travaux de terrassement sont réalisés conformément au Guide pour les Terrassements Routiers
(GTR) du Ministère de l'Equipement, Service d'Etudes Techniques des Routes et Autoroutes (SETRA) et
du Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC).

4.3.2 Fond de forme


[Link] Exigence de portance
La portance est appréciée soit par le module pseudo-dynamique (Dynaplaque) soit par le module statique
(plaque). Ces modules doivent être supérieurs ou égaux à 30 MPa mesurés en tous points de préférence
à la dynaplaque.
Densité des essais : une mesure pour 500 m².
[Link] Exigence de traficabilité
L'état de surface du sol doit être tel qu'un essieu muni de roues jumelées chargé à 13 tonnes ne crée pas
de traces dont la profondeur soit supérieure à 0,02 m.
[Link] Exigences de nivellement
Le fond de forme est dressé de préférence en toit à deux pentes, le grand axe étant horizontal et la pente
de chaque versant étant comprise entre 0,5 % et 1 %. Dans le cas où le terrain est inséré dans un
ensemble d'athlétisme (piste et aire de concours), le fond de forme sera dressé en toit à 4 pentes.
La tolérance de nivellement est de 0,02 m sous la règle de 3 m.
La pente générale du fond de forme est de préférence la même que celle de la surface du terrain fini.
[Link] Conditions d'exécution
Compte tenu de la diversité des matériaux pouvant constituer le fond de forme, l'obtention des exigences
précitées dépend de la qualité de ceux-ci et de leur sensibilité de l'eau de précipitations.

[Link] 02/06/2014
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Tableau 1 Indications sur les qualités prévisibles d'un fond


de forme en fonction de la nature du sol en place
En cas de portance insuffisante du fond de forme, le respect des exigences peut être atteint par l'une des
opérations suivantes :
• purge locale et apport de matériau adéquat ;
• traitement à la chaux et/ou au ciment de l'ensemble de la plate-forme ;
• interposition d'un géotextile ;
• mise en place d'une couche de fondation dont l'épaisseur doit être définie en fonction du niveau de
portance à atteindre et dont les caractéristiques des matériaux utilisés sont conformes à celles du
Tableau 2 ;
• attente du ressuyage du sol de surface (sol sensible à l'eau).
Une étude technique est nécessaire pour définir la solution appropriée.
[Link] Destruction de la végétation
Le fond de forme doit être exempt de toute végétation. Un traitement chimique doit être prévu selon les
cas.

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5 Infrastructures drainantes
Les terrains en gazon synthétique sont perméables et nécessitent d'être appliqués sur une infrastructure
perméable et drainante.

5.1 Exigences générales


La plate-forme ne doit pas recevoir des eaux de ruissellement ou d'infiltration provenant des abords.
Il faut donc prévoir :
• l'interception des eaux de ruissellement du bassin versant ;
• l'interception ou la récupération de l'eau souterraine.
Les dispositions décrites ci-après ne sont pas prévues pour assurer ces fonctions.

5.2 Assainissement
Ne sont considérés comme ouvrages d'assainissement, que ceux récupérant et évacuant les eaux de
ruissellement du terrain.
L'ensemble des prescriptions techniques sur la fourniture et la mise en oeuvre des ouvrages
d'assainissement se trouve dans le Fascicule n° 70 du Cahier des Clauses Techniques Générales
applicables aux marchés de travaux passés au nom de l'Etat intitulé « Canalisations d'assainissement et
ouvrages annexes ».

5.3 Complexe de fondation à base de granulats non liés


Ce complexe comprend une couche de fondation drainante et filtrante, ainsi qu'un réseau de drains et un
géotextile s'ils sont nécessaires.
Une couche de fondation drainante et filtrante est nécessaire, si le fond de forme ne présente pas les
caractéristiques suivantes qui doivent être définies par l'étude.

5.3.1 Couche de fondation


[Link] Objectifs à atteindre
La couche de fondation doit assurer les fonctions suivantes :
[Link].1 Fonction mécanique et géométrique
• permettre la circulation des engins de chantier sans déformation significative du sol (notion de
traficabilité), conformément à [Link] ;
• permettre de respecter les exigences de reprofilage et de nivellement (0,01 m sous la règle de 3 m).
La portance, mesurée conformément au [Link] , doit être supérieure à 30 MPa.
[Link].2 Fonction hydraulique
• permettre le transit de l'eau vers son point de récupération.
Perméabilité supérieure à ≥ 36 cm/h ou 10-4 m × s-1 .
Densité des essais : minimum 4 points (1 essai tous les 1 500 m²).
[Link] Caractéristiques de matériaux
Si le fond de forme ne peut jouer un ou plusieurs des rôles définis ci-dessus, il faut prévoir la mise en
oeuvre de matériaux respectant les qualités figurant au Tableau 2 et permettant d'obtenir les conditions
manquantes en préservant la (ou les) condition(s) souhaitée(s).

Tableau 2 Caractéristiques communes à tous les


matériaux de couche de fondation
Les matériaux utilisés doivent présenter les caractéristiques définies dans le Tableau 3 ci-après.

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Tableau 3 Caractéristiques des matériaux

5.3.2 Aveuglement
Cet épandage superficiel de granulats fins permet de bouchonner la couche de fondation, sans en altérer
la perméabilité et doit répondre aux conditions figurant au Tableau 4.
Dans tous les cas, l'épaisseur de sable ne doit pas être supérieure à 1 cm.

[Link] 02/06/2014
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Tableau 4 Caractéristiques de l'aveuglement Ci

NOTE
Les matériaux de nature vitreuse à cassure conchoïdale ne doivent pas être utilisés.

5.3.3 Exigence de mise en oeuvre


[Link] Contrôle des matériaux à leur réception sur chantier
Des échantillons sont prélevés à titre conservatoire et contradictoire lors de la livraison sur chantier avant
la mise en oeuvre des matériaux. Ces prélèvements sont effectués aux fins d'analyses dont la teneur est
déterminée par les parties concernées.
[Link] Contrôle de réception de la couche de fondation
La tolérance altimétrique du complexe de fondation drainant et filtrant selon un carroyage topographique
de 10 m × 10 m est de ± 10 mm par rapport à la côte théorique, celle-ci étant déterminée par référence
au nivellement du bordurage réalisé.
La tolérance de nivellement est de 0,01 m sous la règle de 3 m passée en tous points et tous sens.
5.3.4 Réseaux de drains
Le réseau de drains ne se justifie que si la couche drainante est du type O/D et le fond de forme
imperméable.
Des pièces de raccordement adaptées sont utilisées pour assurer la liaison avec les autres ouvrages
hydrauliques.
Les règles propres au drainage agricole n'étant pas directement applicables, les règles suivantes doivent
être respectées :
• les drains sont posés en tranchée. La tranchée est intégralement remplie de gravillons d/D qui
jouent le rôle de massif drainant et filtrant ;
• la tranchée de pose du drain doit présenter les caractéristiques suivantes :
• la profondeur minimale (p) doit être supérieure ou égale au diamètre du drain plus 0,15 m ;
• la largeur minimale (L) doit répondre à deux conditions :
• L supérieure ou égale au diamètre du drain + 5 fois le diamètre des plus gros éléments du
massif filtrant, (L ≥ Ø + 5 D) ;
• L supérieure ou égale au diamètre du drain + 5 cm, (L ≥ Ø + 5 cm) ;

[Link] 02/06/2014
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• pente minimale : 0,5 % (exceptionnellement 0,3 %). Si la pente est de 0,3 %, il est impératif
d'augmenter le diamètre du drain en conséquence et d'en contrôler plus soigneusement la
pose.
Le lit de pose en sable ou en gravillons ne s'impose pas.
Les drains sont posés parallèlement au grand axe du terrain ou éventuellement en épi. Dans le cas où ils
sont en épi, l'angle du drain par rapport à l'axe longitudinal ne doit pas dépasser 45°.
L'espacement entre les drains est mesuré selon une perpendiculaire au grand axe. Cet espacement est
inférieur ou égal à 10 m pour les drains d'un diamètre extérieur de 65 mm et inférieur ou égal à 7 m pour
des drains d'un diamètre extérieur compris entre 50 mm et 65 mm.
Le massif drainant doit être constitué par des matériaux présentant les caractéristiques suivantes :
• une courbe granulométrique régulière et continue ;
• D ≤ 25 mm ;
• 2 mm < d < 5 mm ;
• D/d ≥ 2,5.
Il faut utiliser par ordre de préférence des matériaux roulés puis partiellement concassés puis des
concassés.

5.4 Cas particulier de couche de fondation en béton bitumineux drainant


Pour atteindre les exigences de planéité, la couche de base est généralement constituée de deux
couches superposées de béton bitumineux à chaud.
Les caractéristiques des constituants, leurs conditions de fabrication, leur contrôle, et les conditions de
leur mise en oeuvre sont définis dans la norme NF P 98-150 et plus précisément dans la norme NF P 98-
134 relative aux bétons bitumineux drainants.
Le bitume employé est, selon la région climatique et les conditions locales, de la classe 60-70 ou 80-100,
conformément à la Norme NF EN 12591.
La couche inférieure dont l'épaisseur minimale est de 35 mm est composée de granulats ayant une
granulométrie de 0/10 mm et de bitume dont le module de richesse est compris entre 3,4 et 4.
La couche supérieure dont l'épaisseur minimale est de 25 mm est composée de granulats ayant une
granulométrie de 0/6,3 mm et de bitume dont le module de richesse est compris entre 3,4 et 4.
Perméabilité : K ≥ 36 cm/h soit 1,10-4 m/s.

5.5 Collecte et évacuation des eaux météoriques


5.5.1 Principe
Les eaux de ruissellement et de drainage doivent être récupérées et conduites vers un exutoire.
[Link] Collecte des eaux de ruissellement
Les eaux de ruissellement sont collectées par un dispositif qui les conduit jusqu'à un ou plusieurs exutoire
(s). Elles peuvent être collectées de façon continue par un caniveau à grille ou de façon discontinue par
des regards à grille raccordés à une canalisation. Dans ce cas, les eaux sont conduites vers les grilles
par un caniveau à double revers posé horizontalement.
[Link] Collecte des eaux de drainage
Les eaux de drainage sont récupérées par deux drains collecteurs parallèles au grand axe du terrain,
dans le cas d'absence de drains (couche de fondation drainante d/D). Dans ce cas, il doit y avoir
continuité entre la couche de fondation drainante et le massif filtrant de ce drain collecteur sur toute la
longueur du terrain.
Les eaux de drainage sont récupérées par des drains longitudinaux (couche de fondation drainante O/D).
Ceux-ci sont raccordés à une canalisation ou un drain collecteur perpendiculaire au grand axe du terrain.
Cette canalisation est elle-même raccordée à un exutoire.
[Link] Collecte commune des eaux de ruissellement et de drainage
Cette solution est envisageable uniquement dans le cas de fondation drainante d/D sans drains. Ceci
impose que l'évacuation des eaux de ruissellement se fasse par l'intermédiaire des deux collecteurs-
drains du réseau de drainage.

5.5.2 Dimensionnement
Le diamètre et la pente du drain collecteur récupérant les eaux de drainage doivent être ajustés aux
caractéristiques du projet en respectant les valeurs minimales suivantes :
• diamètre minimal 100 mm pour une pente de 0,5 % ;

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• diamètre minimal 125 mm pour une pente de 0,3 %.


Ces valeurs correspondent au drainage du terrain seul.
La mise en place autour du drain-collecteur d'assainissement d'un massif drainant en gravillons roulés ou
concassés de type d/D est indispensable (D = diamètre du plus gros grain ; d = diamètre du plus petit
grain).
Le diamètre D du gravillon est compatible avec la largeur T de la tranchée et le diamètre C du collecteur
tel que :
T ≥ C + 5D
Les conditions climatiques locales doivent être prises en compte pour dimensionner l'ouvrage récupérant
les eaux de ruissellement ou du collecteur drainant lorsqu'il y a collecte commune des eaux de
ruissellement et de drainage.
NOTE
La pose d'un regard visitable à chaque extrémité est obligatoire.

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6 Revêtement
6.1 Définition
Le revêtement comprend, en tout ou partie, selon les procédés, une couche d'amortissement, le gazon
synthétique, les matériaux de remplissage en sable et/ou en élastomère.
Voir Annexe B de la norme européenne NF EN 15330-1.

6.2 Identification préalable des revêtements


6.2.1 Gazon synthétique
Les touffes de gazon en matière synthétique (velours) sont insérées par touffetage ou nouage sur une
trame synthétique (dossier). L'envers du dossier subit une enduction servant à fixer les touffes à celui-ci
ou à constituer une couche d'amortissement :
• nature du fil : P.P, P.E, P.A, Copolymère ;
• poids du fil ;
• forme du fil ;
• nombre de brins ;
• hauteur du brin étiré ;
• type de touffetage ;
• nombre de touffes au mètre carré ;
• longueur des touffes ;
• épaisseur du velours après 200, 5 200 et 12 200 cycles de piétinement selon la norme NF EN
15306 ;
• jauge ;
• type de dossier ;
• type d'enduction ;
• masse surfacique du tapis ;
• masse surfacique du velours ;
• résistance à l'arrachement, non chargé.

6.2.2 Couche d'amortissement


[Link] Description
Elément perméable du revêtement en gazon synthétique, qui apporte à celui-ci les critères de sécurité,
de confort et de performance. Cette couche peut être coulée sur site, préfabriquée ou intégrée au
revêtement.
[Link] Identification
Dénomination, nature, épaisseur, masse surfacique, couleur.

6.2.3 Matériau de remplissage


[Link] Sable
[Link].1 Description
Introduit par épandages successifs entre les touffes du gazon synthétique, le sable minéral assure le
lestage et la stabilité du revêtement, tout en préservant sa perméabilité.
[Link].2 Identification
Dénomination, nature, origine, granulométrie, forme, masse volumique sèche.
[Link] Elastomère
[Link].1 Description
Introduit par épandages successifs entre les touffes du gazon synthétique, le granulat d'élastomère
assure l'amortissement, le confort et la performance sportive au revêtement, tout en préservant sa
perméabilité.
[Link].2 Identification

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Dénomination, nature, origine, granulométrie, forme, masse volumique sèche, toxicologie, pourcentage
des différentes natures d'élastomères.

6.3 Qualités requises


6.3.1 Gazon synthétique
Perméabilité :
• modalités : avec remplissage ;
• exigences : 36 cm/h ou K ≥ 1 × 10-4 m/s-1 .
Résistance à la traction du dossier :
• modalités : dans les deux sens ;
• exigences : R ≥ 60 daN.
Résistance à l'arrachement d'une demi touffe :
• modalités : avec ou sans remplissage ;
• exigences : R ≥ 3 daN.
Stabilité dimensionnelle (NF EN 13746 ) :
• exigences : Stabilité comprise entre — 0,5 % et + à 5 % pour chacun des dimensions mesurées
(longueur, largeur et diagonale de l'éprouvette).
Vieillissement aux U.V (NF EN 14836) :
• exigences voir la norme NF EN 15330-1 .
NOTE
Compte tenu des spécificités françaises en matière de climat (DOM-TOM), les lampes de 340 nm
sont remplacées par les lampes de 313 nm. Ces lampes ont aussi pour but de simuler l'action des
granulats sur la fibre.

6.3.2 Couche d'amortissement


Variation dimensionnelle : essais selon les normes de résistance à l'eau chaude NF EN 13844 puis
(même échantillon) à l'air chaud NF EN 13817, mesures des dimensions et rétention en eau.
• exigences : Stabilité comprise entre + 0.5 % et — 0.5 % de variation de dimension en largeur,
longueur et diagonale ;
• exigences : Rétention en eau doit être inférieure à 10 % au bout de 5 min et de 2 % au bout d'une
heure.
Perméabilité :
• exigences (voir NF EN 12616 ) : 36 cm/h ou K ≥ 1 × 10-4 m/s-1 .
Résistance en traction (voir NF EN 12230) :
• modalités : sur toute sous-couche ;
• exigences : R ≥ 0,15 MPa.
6.3.3 Matériau de remplissage
[Link] Sable
Nature : siliceuse.
Forme : arrondie.
Granulométrie :
d ≥ 0,315 mm et D ≤ 1,2 mm
Friabilité (P 18-576) :
• exigences : Fiabilité du sable ≤ 30 %.
Perméabilité :
• exigences : > 36 cm/h ou K ≥ 1 × 10-4 m/s-1 .
[Link] Charges synthétiques :
Composition
La quantité en masse d'élastomère ou gomme pure doit être supérieure à 20 %
Granulométrie selon la norme XP T 47-752
d ≥ 0,5mm et D ≤ 2,5 mm

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Perméabilité
• exigences : 36 cm/h ou K ≥ 1 × 10-4 m/s-1 .
Vieillissement
• essais selon les normes de résistance à l'eau chaude NF EN 13844, puis (même échantillon) à l'air
chaud NF EN 13817, mesures des dimensions et rétention en eau ;
• exigences : Pas de variation granulométrique, ni de dureté ;
• vieillissement aux U.V (voir NF EN 14836).
NOTE
Compte tenu des spécificités françaises en matière de climat (DOM-TOM), les lampes de 340
nm sont remplacées par les lampes de 313 nm. Ces lampes ont aussi pour but de simuler
l'action des granulats sur la fibre.

• exigences : Pas de changement de couleur inférieure à 3 dans l'échelle des gris, pas de
changement de granulométrie. Le granulat doit rester fluent après les essais.
Toxicologie — Environnement
Modalités : Analyse par lixiviation :
• pour Pb, Cd, Cr, CrVl, Hg, Sn, Zn(1) :
• lixiviation de 100 g de granulats avec de l'eau déminéralisée (un litre) et un barbotage de CO2 ;
• le second éluat (48 h) est analyse ;
• pour Zn(2) et COD :
• lixiviation de 100 g de granulats avec de l'eau déminéralisée (un litre) ;
• le second éluat (48 h) est analysé.
Exigences

Tableau 5 Exigences des résultats d'analyses par


lixiviation

NOTE
Pour le zinc, une des deux conditions doit être requise.

6.3.4 Ensemble du revêtement


Les caractéristiques du revêtement sont définies dans les normes NF EN 15330-1 et NF EN 15330-2.

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7 Transformation d'un terrain existant


Quelle que soit la nature du terrain à transformer, le Maître d'Oeuvre doit vérifier auprès des fédérations
sportives des disciplines concernées si le terrain est aux normes dimensionnelles en vigueur. Dans le cas
contraire, il doit examiner, en fonction du site, s'il peut être porté à ces dimensions. Si des surfaces sont
rajoutées au projet, le traitement de leurs infrastructures doit être conforme aux exigences exprimées
dans l'article 5 de la norme.

7.1 Terrain existant en gazon naturel : voir Tableau 6


Dans tous les cas de figure, les travaux suivants sont nécessaires :
• décapage de la terre végétale ou du substrat de culture du gazon avec son évacuation ;
• mise en place de bordures ou de caniveaux délimitant la surface du gazon synthétique,
conformément aux règles des fédérations sportives concernées. Le haut des bordures doit être au
même niveau altimétrique que celui du sommet du revêtement (voir lexique technique en Annexe A :
épaisseur du revêtement).
La nature des autres travaux de transformation dépend des résultats des essais de portance sur le
support de l'ancien substrat de culture.
Si ces résultats sont conformes au [Link] , cette couche peut être prise comme nouveau fond de forme
et on est ramené alors pour le restant des travaux aux paragraphes 5 , en aucun cas le drainage existant
ne doit être pris en compte pour la transformation.
Si ces résultats ne sont pas conformes à [Link] , se référer à la totalité des articles 4 et 5 .

Tableau 6 Méthodologie de transformation d'un terrain en


gazon naturel

7.2 Terrain existant en sol stabilisé : voir Tableau 7


La chape doit être évacuée.
La couche de fondation doit être soumise à une vérification pour déterminer son maintien, son traitement
ou son évacuation :
• mesure de la portance de la couche de fondation en place après décapage de la chape : résultats
conformes au [Link] ;
• mesure de la perméabilité de la couche de fondation en place : nécessité d'une mesure inférieure à
1 × 10-6 m/s pour être conservée comme support imperméable ou supérieure à 1 × 10-4 m/s (36
cm/h) pour être conservée comme couche drainante ;

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• vérification de l'existence et du fonctionnement des drains collecteurs situés sur les bords
longitudinaux ;
• mesures altimétriques dont les résultats soient compatibles avec les épaisseurs mesurées et
permettant d'atteindre par nivellement le niveau projeté ;
Il faut vérifier que le système d'évacuation des eaux de surface existe et est en état.
Il peut alors être conservé pour servir de bordures aux gazon synthétique, par mesure d'économie, ou
bien être remplacé par des bordures ou des caniveaux adaptés au projet.

Tableau 7 Méthodologie de transformation d'un terrain en


sol stabilisé

7.3 Terrain existant en gazon synthétique


Si un système d'évacuation des eaux de surface existe et est en état, il peut être conservé pour servir de
bordure au gazon synthétique par mesure d'économie ou bien être remplacé par des bordures mieux
choisies.
Il faut vérifier que l'on se trouve dans une des conditions décrites par l'article 5 et que les exigences
formulées dans cet article soient respectées.
Si c'est le cas, l'infrastructure peut être conservée. Sinon, l'infrastructure existante est enlevée, évacuée
et reconstruite ou bien retraitée conformément à l'article 5 .
Dans tous les cas, il faut enlever le gazon synthétique existant et l'évacuer par un centre technique ou
similaire agréé pour le traitement de ce type de déchet. L'entreprise doit soumettre à l'agrément du maître
d'oeuvre le type d'évacuation envisagée.
La couche de souplesse existante doit être conservée si son maintien est compatible avec les exigences
de l'article 4 , sinon il faut l'enlever aussi et vérifier également qu'elle est recyclée conformément aux
normes en vigueur ou évacuée dans les mêmes conditions de mise en décharge que le gazon
synthétique.

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8 Arrosage automatique
La teneur en eau participe aux qualités sportives du revêtement.
Un dispositif permettant d'obtenir la teneur en eau requise est souhaitable en fonction des exigences des
fédérations sportives concernées.

8.1 Détermination des caractéristiques du dispositif d'arrosage


Il est nécessaire de procéder à une étude technique qui a pour but de déterminer :
• les caractéristiques des appareils ;
• l'implantation des arroseurs, et/ou des bouches d'arrosage et clapets vannes ;
• le diamètre des canalisations ;
• le plan des réseaux hydrauliques et électriques ;
• le degré d'automatisation du système ;
• la séquence et la durée des cycles d'arrosage ;
• le dispositif d'alimentation (eau, électricité).
Les canalisations enterrées doivent être soit en polychlorure de vinyle (PVC), soit en polyéthylène, soit en
fonte.

8.2 Hygiène
La qualité de l'eau doit être conforme aux règlements et normes en vigueur pour l'usage prévu.

8.3 Réglementations sportives


Les matériels utilisés et leur implantation doivent être conformes aux règlements des fédérations
sportives concernée.

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9 Contrôle
9.1 Réception du fond de forme
Les essais réalisés sont :
• portance ;
• pentes ;
• nivellement.

9.2 Réception du complexe de fondation


Les essais réalisés sont :
• conformité des matériaux ;
• épaisseur ;
• nivellement ;
• perméabilité.

9.3 Réception du revêtement


Les essais réalisés sur le terrain sont :
• conformité des composants du revêtement (par rapport à la référence déposée dans un laboratoire
agréé) ;
• nivellement ;
• absorption de choc (6 points) ;
• déformation (6 points) ;
• rebond de ballon (4 points) ;
• roulement de ballon (4 points) ;
• résistance à la rotation du pied (6 points).
NOTE
Les essais sont réalisés dans les trois mois suivant la mise en service.

Exigences : La moyenne des résultats de chaque caractéristique doit être conforme à la norme NF EN
15330-1 .
Chaque valeur d'absorption des chocs et de déformation ne doit pas s'écarter de plus de 15 % par
rapport à la moyenne arithmétique des 6 points.

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10 Principes d'entretien
La périodicité de l'entretien doit être adaptée à l'intensité d'utilisation.
Un entretien régulier est nécessaire pour maintenir les caractéristiques énoncées dans les normes NF EN
15330-1 et NF EN 15330-2.

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11 Manuel d'entretien et d'utilisation


Le constructeur doit remettre au maître d'ouvrage un manuel d'utilisation et d'entretien.
Ce manuel peut prendre en compte une période de 1ère mise en service durant laquelle certaines
précautions doivent être prises.

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Annexe A (informative) Lexique technique


attrition
usure par frottement les uns sur les autres des agrégats minéraux d'un matériau. Le coefficient d'attrition
se mesure par l'essai Micro-Deval qui permet de déterminer la quantité d'éléments fins engendrés par
l'attrition
chaux
aérienne :
• vive (CaO) : produit de la calcination du carbonate de calcium, suivant la réaction CaCO3 ⇒ CaO +
CO2 . Sa manipulation demande des précautions en raison des risques de brûlure qu'elle peut
provoquer ;
• éteinte : est obtenue par hydratation de la chaux vive (CaO), suivant la réaction : CaO + H2 O ⇒ Ca
(OH)2 (chaux éteinte)
• hydraulique : composé constitué de carbonate de calcium et de grappier, obtenu par calcination de
calcaire marneux.
coefficient de gélivité
rapport entre la perte de résistance au choc et à l'usure d'un granulat, mesuré par l'essai Los Angeles
avant gel et après gel
décitex
unité de masse valant un gramme pour dix mille mètres de brin ou de fil
déflexion
déformation en creux d'un sol, dont la mesure est obtenue par un déflectomètre (Poutre Benkelman) ou
un déflectographe
filtration
capacité d'un matériau à retenir les éléments du sol que ce matériau draine. Plus les vides du matériau
sont de petite taille, plus il est filtrant. L'action combinée de drains et de matériaux filtrants permet
d'améliorer la circulation de l'eau sans migration de fines
gélivité
voir coefficient de gélivité
granulats d'élastomère
leur provenance est issue de trois sources :
• les pneumatiques broyés (V.L ou P.L) ;
• les résidus broyés de surplus industriels (automobile, bâtiment, etc.) ;
• les granulats formulés à façon répondant aux exigences des applications pour lesquelles ils ont été
formulés.
indice de Plasticité (IP)
coefficient définissant l'étendue du domaine plastique d'un sol entre sa limite de liquidité et sa limite de
plasticité, mesurées par l'essai d'Atterberg. Il est exprimé en pourcentage d'humidité
La limite de liquidité est le seuil de teneur en eau séparant l'état plastique de l'état liquide d'un sol.
La limite de plasticité est le seuil de teneur en eau séparant l'état solide de l'état plastique d'un sol.
planimétrie
mesure des distances des projections orthogonales des points matériels sur une surface de référence
sans tenir compte de leur altitude
polyamide
matière obtenue par polycondensation d'acides aminés (exemple : nylon)
polypropylène
matière obtenue par polymérisation du propylène
refus
partie des matériaux qui ne passent pas à travers un tamis
sablage
action de remplissage du velours par des éléments minéraux ou organiques
valeur au bleu de méthylène
quantité de bleu de méthylène pouvant être absorbée sur les particules du sol considéré. Un sol absorbe
d'autant plus de bleu de méthylène que :
• la quantité d'argile qu'il contient est importante ;
• cette argile est active, c'est-à-dire qu'elle développe une surface spécifique élevée.

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© AFNOR 2008 - Imprimé par LPEE le 02/06/2014

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