CONCEPTION ET MODÉLISATION
DU SYSTÈME D’INFORMATION
(MERISE)
Proposé par Emile Stéphane YANKAM
Au terme de cet enseignement, vous serez capable de :
Comprendre et d’expliquer les concepts relatifs au Système
d’information;
Comprendre et d’expliquer la méthode MERISE ;
Produire les différents diagrammes
MERISE nécessaires au développement d’un système
d’information;
Générer automatiquement le script d’une base de données à
partir de diagrammes MERISE
SOMMAIRE
CHAPITRE I: Le système d’Information dans l’entreprise
Présentation du système d’information
Définition du système d’information
Le rôle du système d’information
Les logiciels composants le système d’information
La démarche d’urbanisation
Maîtrise des enjeux du système d’information dans l’entreprise
Pilotage du système d’information et le fonctionnement de la Direction du système d’information
Approche systémique des entreprises
Les cycles de la méthode MERISE
CHAPITRE II: MERISE, Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Généralités
Entité et classe d’entité
Relation et classe de relation
La cardinalité
Les identifiants
Exercices d’application
Les associations
Normalisation du MCD
Dépendances fonctionnelles
Les axiomes d’armstrong
Les formes normales
CHAPITRE III: MERISE, Modèle Logique de Données (MLD)
Généralités
Les règles de passage du MCD vers MLD
La table
Le champ
Clé primaire
Clé secondaire
Clé étrangère
Travaux pratiques dans le logiciel Power Designer
CHAPITRE IV: MERISE, Modèle Physique de Données (MPD)
Généralités
CHAPITRE IV: MERISE, Diagramme de Flux
CHAPITRE I
LE SYSTÈME D’INFORMATION
DANS L’ENTREPRISE
Présentation d’un SI
Les fonctions d'un SI au sein d'une
entreprise, les différents interlocuteurs
qui évoluent dans cet écosystème, et les
missions qui y sont rattachées
DÉFINITION
Un SI est un ensemble de ressources, à la
fois humaines,
matérielles et immatérielles, dont le rôle
est de collecter, stocker,
traiter et distribuer de l’information.
Le rôle du système d'information
le SI permet d'automatiser et
de dématérialiser quasiment toutes les
opérations incluses dans les activités ou
procédures de notre vie quotidienne
personnelle ou professionnelle.
Le rôle du système d'information
Le SI en structurant les échanges, il les coordonne ainsi
que les activités de l’organisation. Il lui permet ainsi
d'atteindre ses objectifs stratégiques.
Un SI est formé de l'ensemble de ressources (les
personnes, les matériels, les logiciels, les procédures)
permettant de mener les actions suivantes sur
l'information
Le rôle du système d'information
1- COLLECTER
2- STOCKER
3- TRAITER
4- DIFFUSER
Le rôle du système d'information
Quel que soit son rôle et ce pourquoi il a été
conçu, un SI est toujours construit sur la base
des processus métiers d’une organisation.
En clair, on se base sur la réalité, c’est-à-dire
comment fonctionnent et travaillent les
équipes de l’entreprise pour dire au SI ce qu’il
doit faire et comment il doit le faire.
Le rôle du système d'information
Il arrive souvent qu’un SI soit en contact
avec d’autres SI.
Dans ce cas, les SI en question doivent être
capables de communiquer ensemble. On
parle alors d’interopérabilité. Cette
interopérabilité est possible grâce aux API.
Définition API
"API" est l’abréviation de « Application
Programming Interface ».
C’est une relation entre deux systèmes
informatiques qui leur permet de
communiquer et d’échanger des informations
Les logiciels composant le système
d'information
Un SI est composé de différents logiciels en fonction des
domaines d’activité de l’entreprise (commercial, ressources
humaines, juridique…). Ces logiciels servent à piloter le
fonctionnement de l’organisation. On parle
généralement d’application métier. C’est une application
complète qui permet d’effectuer plusieurs tâches bien
spécifiques à un domaine d’activité. On trouve par exemple des
applications qui s’adressent aux professionnels de la santé, la
vente ou encore aux industries
Exemples de logiciels présents dans
le SI ou interagissant avec lui
Exemples de logiciels présents dans
le SI ou interagissant avec lui
La démarche d’urbanisation
Afin de s’assurer que l’ensemble de ces logiciels s'intègrent
parfaitement dans le SI, de nombreuses organisations adoptent une
démarche d’urbanisation
Elle consiste dans un premier temps à étudier les différents secteurs
fonctionnels d'une entreprise (production, administration, ventes,
etc.), afin d'être en mesure d'en réaliser une cartographie, puis
d'étudier de la même manière son système d'information.
Le terme « urbanisation » est utilisé par analogie avec les travaux
d'architecture et d'urbanisme dans une ville, en comparant une
société avec une ville et ses différents quartiers, zones et blocs.
L’objectif étant d’aboutir à une structuration du SI et de le faire
évoluer, de manière prévisionnelle, en accord avec la stratégie
générale de l’organisation.
La démarche d’urbanisation
Dès le milieu des années 60, les systèmes d’information
commençaient à se construire au fil du temps, par ajouts
successifs d'applications et de structures de données, sans
souci de cohérence globale. Les évolutions au sein de
l’architecture venaient souvent de la direction informatique,
indépendamment de l’évolution stratégique de l’organisation.
Les entreprises se retrouvaient avec une sorte de patchwork
d’éléments qui n’avaient pas de cohérence entre eux.
Conséquence : les SI étaient désorganisés et incohérents.
La démarche d’urbanisation
Pour réagir à ce dysfonctionnement, dans les années
80, la notion d’urbanisation des systèmes d’information
apparaît, en particulier dans le milieu bancaire. Comme
il est utopique de penser tout reconstruire, à l’image
d’une ville, le SI devait être en mesure de supporter des
évolutions et réorganisations permanentes. Car tout
reconstruire aurait été coûteux pour les entreprises.
La démarche d’urbanisation
Aujourd'hui, l’enjeu n’est plus de concevoir un SI, mais
de faire évoluer le SI au rythme des besoins, tout en
exploitant les avancées technologiques.
Pour cela, le SI doit donc être évolutif, réactif, flexible,
interopérable, mais également sécurisé. C’est là le but
de la démarche d’urbanisation du SI
La démarche d’urbanisation
Comment procéder ?
L’objectif est de faire évoluer le SI, voire de refondre certaines
parties, sans détruire l’existant.
Pour cela, on va intégrer de nouveaux composants (logiciels et/ou
matériels) en exploitant les avancées technologiques dans un
souci de cohérence générale, de réactivité et de flexibilité.
La démarche d’urbanisation recentre l’évolution du SI sur
la stratégie et les besoins des métiers. Elle est basée sur un
modèle de quatre couches ou visions successives du SI (métier,
fonctionnelle, applicative et technique) répondant à 4 grandes
questions : Pourquoi ? Quoi ? Comment ? Avec quoi ?
La démarche d’urbanisation
Pourquoi ? À partir d’objectifs stratégiques clairement
identifiés, on identifie les processus métier qui doivent être
mis en œuvre au sein du SI.
Quoi ? Et Comment ? On va chercher à détailler le plus
possible les fonctions et informations utilisées par les
différents processus. On cherche à recenser les informations
et cartographier toutes les activités de l’entreprise.
Avec quoi ? On va détailler les applications et architectures
techniques qui permettent d’implémenter ces fonctions.
La démarche d’urbanisation
Exemple
L’entreprise SOS GUERISON fournit des services de
rééducation physique et des soins à des personnes âgées.
Afin de rester leader dans son domaine, la direction de la
société a décidé d’informatiser les données médicales
manipulées par le personnel soignant d'administration, qui
représentent aujourd’hui des volumes considérables de
papier
La démarche d’urbanisation
Application des 4 couches de la démarche:
Pourquoi (vision métier) : l'objectif stratégique est clair,
améliorer les soins aux patients en instaurant une meilleure
gestion de l’information. Les processus métier à mettre en
œuvre pour obtenir un SI automatisé qui satisfait cette ligne
directrice sont (entre autres) :
éliminer la manipulation de papier ;
intégrer les données dans une base de données ;
respecter les règlements liés à la conservation de ce type
d’information
La démarche d’urbanisation
Quoi (vision fonctionnelle) : ici, on cherche à déterminer
une cartographie des différents composants du SI. Pour
notre cas, on pourrait imaginer :
un composant d’acquisition des données à
numériser ;
un composant de stockage des données ;
un composant qui fixe les règles juridiques ;
un composant permettant aux soignants et
services administratifs d’accéder à l’information.
La démarche d’urbanisation
Comment (vision applicative) : on détermine ici l’ensemble
des applications logicielles mises à disposition des différents
utilisateurs. Dans notre cas, on pourrait imaginer :
une application Web pour les opérateurs qui vont
numériser les données ;
un système de gestion de base de données MySQL pour les
traiter ;
une application Hosto360 sur terminal dans les chambres
des patients pour que les médecins puissent accéder à
leurs informations de santé
La démarche d’urbanisation
Avec quoi (vision technique) : on décrit ici l'infrastructure
technique sur laquelle seront déployés les éléments
applicatifs. Dans notre cas, on proposera par exemple un
réseau interne à l’entreprise avec un serveur Web
hébergeant les applications Web, et un serveur de base de
données sur un serveur Linux.
Que dois je retenir ?
Le SI est un ensemble de ressources :
humaines, car ce sont des personnes qui conçoivent et font évoluer le
SI ;
matérielles, car les informations collectées et produites par le SI
doivent être stockées et accessibles de manière durable et stable ;
immatérielles, car le SI est composé de différents logiciels et
programmes pour fonctionner.
Le SI permet de collecter, stocker, traiter et diffuser l'information.
Le SI est le véhicule des différents services d’une organisation. Il
structure, coordonne les échanges et les activités d’une organisation.
Il est aligné sur la stratégie de l'organisation afin d’être utile.
Les fonctions du SI
Les 4 fonctions qui, pour rappel, sont de:
1- collecter,
2- stocker,
3- traiter
4- diffuser l’information.
Les fonctions du SI
1- La collecte de l’information
Pour toute organisation, l’information est précieuse et indispensable pour
sa pérennité. Elle permet à l'organisation de prendre des décisions,
de surveiller et piloter son activité, et même de créer de la valeur.
La collecte d’information du SI, c’est recueillir l’information, puis la saisir,
c’est-à-dire la faire « entrer » dans le SI. On peut dire que la collecte
d’information, c’est le fait d’enregistrer l’information afin de procéder à
son traitement. L’information ainsi recueillie va généralement être
décomposée de façon structurée afin d’en faciliter le stockage et le(s)
traitement(s) ultérieur(s).
Il n’en reste pas moins que l’information est coûteuse, car sa saisie
nécessite, en règle générale, une intervention humaine, donc coûteuse
pour l’entreprise
Les fonctions du SI
Définition de l’information
L'information est un élément de connaissance, qui peut
être collecté, traité, conservé, communiqué au sein de
l'organisation ou auprès de ses partenaires.
L'information est constituée de deux éléments :
des données,
un sens qui dépend de chaque individu.
Les fonctions du SI
Les caractéristiques de l'information
Une information est caractérisée par :
sa forme,
son mode de présentation,
ses qualités,
son coût.
Les fonctions du SI
a. Les formes de l'information
Parmi les différentes formes que peut prendre une information, les plus courantes sont :
o les informations orales.
Exemple : les renseignements fournis lors de l'entretien annuel entre le salarié et son employeur.
o les informations écrites.
Exemple : les éléments présents sur le bulletin de paie.
o les informations visuelles.
Exemple : le graphique récapitulant les performances de l'équipe commerciale lors de la réunion hebdomadaire.
o les informations audiovisuelles.
Exemple : une démonstration enregistrée sur un caméscope, puis diffusée sur un téléviseur.
o les informations qualitatives.
Exemple : les nouveaux produits vendus par la concurrence.
o les informations quantitatives.
Exemple : le nombre de concurrents sur un secteur.
On peut également relever des informations olfactives, tactiles et gustatives.
Les fonctions du SI
b. Les modes de présentation
L'information peut :
avoir un codage.
Exemple : les numéros de téléphone.
être traduite dans plusieurs langues.
Exemple : les mentions obligatoires sur l'étiquette d'un produit.
avoir une couleur.
Exemple : les remarques d'un professeur écrites en rouge sur une
copie d'élève.
Les fonctions du SI
c. Les qualités de l'information
Pour qu'une information soit de qualité, elle doit être :
fiable, c'est-à-dire que la source est connue ou est clairement identifiable.
pertinente, c'est-à-dire qu'elle doit répondre à un besoin.
d'actualité, c'est-à-dire que les renseignements sont récents et mis à jour régulièrement.
non redondante, c'est-à-dire nouvelle ; elle ne doit pas être déjà dans l'organisation.
accessible, c'est-à-dire qu'on peut l'obtenir facilement
Les fonctions du SI
Le rôle de l'information
L'information est un élément primordial dans l'entreprise. En effet, elle représente un
outil de prise de décision.
Par exemple, lorsque le vendeur fait le constat, auprès de son manageur, qu'il ne reste
que peu de produits en stock, le manageur va déclencher le processus de
réapprovisionnement. Il va prendre la décision de commander de nouveaux produits.
De plus, l'information est un outil de communication interne lorsqu'elle intervient, par
exemple, au cours d'une réunion d'équipe, mais aussi un outil de communication
externe lorsqu'elle est transmise entre l'entreprise et ses partenaires.
Enfin, l'information est un outil de travail collectif. Par exemple, lors d'une réunion
entre les représentants et le chef régional, les informations collectées et diffusées par
chaque représentant (exemple : arrivée de nouveaux concurrents, ouverture de
nouveaux points de vente) vont permettre d'améliorer les performances de l'ensemble
de l'équipe en ajustant les actions de chacun.
Les fonctions du SI
Que retenir?
L'information est une donnée supplémentaire dans le patrimoine
intellectuel de l'individu et de l'organisation. Cette information peut
revêtir plusieurs formes (écrite, orale, qualitative...) et peut être
représentée par un code, une couleur...
Toutefois, pour qu'une information soit de qualité, il faut qu'elle
remplisse cinq critères : fiabilité, pertinence, actualité, originalité et
accessibilité. La plupart du temps, l'obtention de cette information a un
coût qui doit être raisonnable par rapport à l'objectif à atteindre.
L'information remplit trois rôles principaux dans l'entreprise. Elle est
perçue comme un outil d'aide à la décision, un outil de communication
interne et externe, un outil de travail collectif.
Les fonctions du SI
L’information peut avoir deux provenances distinctes :
une provenance interne : c’est le flux d’informations qui est généré par
les entités internes à l'organisation (approvisionnement, production,
gestion des salariés, comptabilité, vente, etc.), par son fonctionnement
(processus, méthodes), mais aussi le flux d’informations informelles
(climat social, bien-être des salariés, savoir-faire, etc.), moins simples à
mettre en évidence mais déterminantes, etc. ;
une provenance externe : il s'agit du flux d’informations généré par
des parties prenantes externes à l'entreprise (clients, fournisseurs,
État...), et qui sont essentielles pour anticiper les mutations et
l'adaptation du SI pour servir l’organisation. Par la mise en place de
veilles (technologiques, sociétales, légales, commerciales, etc.),
l’entreprise prend conscience qu’il est fondamental pour elle d’être
particulièrement attentive aux informations de source externe.
Les fonctions du SI
Exemple de Google Maps
la provenance de l’information est externe. En effet, les
données cartographiques et les recherches des
utilisateurs du service sont des informations ne
provenant pas du SI. Le premier provient des satellites
externes au SI de Google Maps, et le 2e, lui, vient des
utilisateurs, c’est-à-dire vous, lorsque vous tapez votre
recherche de lieu sur le site.
Les fonctions du SI
2 – Le stockage de l’information
Une fois collectée et saisie, l'information doit être stockée de
manière durable, stable et sécurisée afin de pouvoir être ultérieurement
utilisée, ou tout simplement pour répondre à des obligations légales.
Exemple des Opérateurs téléphoniques
C’est ce que fait votre opérateur téléphonique lorsque vous recevez ou
passez des appels. Chaque appel est horodaté et consigné dans une
base de données. Cela permet d’établir vos factures détaillées, mais
aussi de transmettre vos relevés d’appels lorsque la justice l’exige.
Les fonctions du SI
Pour organiser le stockage de l’information, des moyens
techniques et organisationnels sont mis en œuvre,
comme les méthodes d’archivage, des techniques
de sauvegarde, de protection contre le piratage, ou
encore des méthodes pour prévenir la destruction de
données. Comme l’information est précieuse, il est
impératif que les SI sécurisent bien ces informations
Les fonctions du SI
L’organisation du stockage
Les informations sont donc collectées et rangées soit dans des
fichiers, soit dans ce qu’on appelle une base de données (ou BDD).
- Le fichier est une collection, un ensemble de données réunies
sous un même nom. Techniquement, c’est une information
numérique constituée d’une séquence d’octets, c’est-à-dire d’une
séquence de nombres.
- La base de données (BDD) est une structure de rangement
d’informations qui prend un peu la forme de grands tableaux, à la
manière d'un tableau Excel. Chaque colonne sert à trier un type de
donnée, et chaque ligne représente un enregistrement.
Les fonctions du SI
Exemple de stockage par fichiers
Les fonctions du SI
Exemple de stockage par base de données
Les fonctions du SI
Prenons l’exemple d’un
carnet de contacts
téléphoniques. On peut
retrouver en colonne le
numéro du contact, son nom,
son prénom, sa fonction et
son numéro de téléphone.
Chaque ligne représente un
enregistrement.
Les fonctions du SI
Lieu de stockage
Enfin, ces fichiers et bases de données doivent être stockés. On peut les
trouver :
directement sur les disques durs des serveurs du SI de l’organisation.
Dans ce contexte, l'information n’est accessible que depuis ce serveur
;
dans des aires de stockage au sein du SI de l’organisation. Il s’agit de
très gros disques durs accessibles par le réseau de l’entreprise. Dans
ce contexte, l’information est accessible depuis tous les composants
du SI, mais uniquement au sein de l’organisation ;
dans le Cloud. Dans ce contexte, l’information est accessible de
partout dans le monde. On étudiera le Cloud ensemble dans le cours.
Les fonctions du SI
3- Traiter l’information
Une fois que l’information a été collectée et stockée,
elle est disponible pour traitement.
Le traitement de l’information consiste à produire de
nouvelles informations à partir d’informations
existantes grâce à des programmes informatiques ou
des opérations manuelles.
Le traitement de l’information peut prendre 4 formes
différentes:
Les fonctions du SI
On peut :
consulter l’information : il s’agit du traitement le plus simple, puisqu’il consiste à
accéder à l’information telle qu’elle a été enregistrée ;
organiser l’information : ce traitement consiste à structurer l’information selon
des critères spécifiques. Cela peut être par exemple regrouper l’information par
client, par zone géographique, par activité, et bien d’autres encore ;
mettre à jour l’information : ce traitement va consister à reprendre une
information précédemment enregistrée, et à l’actualiser ;
produire de nouvelles informations : à partir d’information(s) existante(s), ce
traitement va permettre la création de nouvelles informations.
Les fonctions du SI
4- Diffuser l’information
Quel que soit son origine ou ce qu’elle représente, une information
n’a de valeur que si elle est communiquée aux bons destinataires,
au bon moment et sous une forme directement exploitable.
Prenons votre facture téléphonique. Tous les mois, vous recevez au
format électronique ou par courrier un relevé de vos
communications téléphoniques, ainsi que le coût de chacun de vos
appels et le montant total que vous devez à votre opérateur. Cette
facture est un support de diffusion de l’information.
Les fonctions du SI
Que retenir ?
Le SI a 4 fonctions : collecter, stocker, traiter et diffuser l’information.
Les informations collectées peuvent provenir de flux internes ou externes au SI de
l’organisation.
Les informations peuvent être stockées sous forme de base de données ou de fichiers.
Les BDD et fichiers peuvent être stockés physiquement sur un serveur, une aire de
stockage au sein de l’organisation, ou bien dans le Cloud.
4 formes de traitement de l’information sont possibles : la consultation, l’organisation,
la mise à jour et la création de nouvelles informations.
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
Il y a 4 grands impacts d’une SI sur la vie et l’économie d’une
entreprise :
améliorer la productivité au sein de l’organisation ;
apporter une vue synthétique de l’organisation ;
assister la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise ;
favoriser la collaboration entre les interlocuteurs, internes
ou externes, de l’organisation.
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
1- Améliorer la productivité de l’organisation
Un des buts premiers de l’utilisation d’un SI au sein d’une
organisation est de pouvoir améliorer sa productivité,
c’est-à-dire améliorer et optimiser par exemple sa
production, sans pour autant augmenter l’effort de
production
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
Exemple
Vous allez au restaurant. Vous vous installez, le serveur vous apporte le menu, vous
choisissez votre plat puis le serveur note votre commande sur son carnet. Il l’enregistre
ensuite en caisse pour facturer, et transmet votre commande en cuisine. En fin de
journée, on compte le nombre de couverts servis, on fait l’état des stocks de nourriture,
et on recommande si besoin est.
Eh bien dans certains restaurants, ce processus métier a été entièrement automatisé
grâce à la mise en place d’un système d'information. En effet, dans ce cas, le serveur
prend votre commande directement sur son smartphone. Une fois votre commande
validée, elle est instantanément prise en compte en caisse et en cuisine pour préparation,
et les stocks sont directement mis à jour. Le système d’information peut ainsi donner en
temps réel le nombre de couverts, le chiffre d’affaires du restaurant, l’état des stocks,
mais aussi les plats les plus servis.
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
2- Apporter une vue synthétique de l’entreprise
C’est là l’un des rôles primordiaux d’un SI : être capable de présenter
une synthèse claire des informations en tenant compte de l’ensemble
des informations collectées.
C’est, par exemple, un cas que vous pratiquez régulièrement en
consultant vos relevés de comptes. Qu’ils vous soient transmis par
courrier, ou qu'ils soient accessibles par téléphone, Internet ou via
votre smartphone, vos relevés bancaires sont une synthèse de
l’ensemble de vos opérations bancaires (crédit et débit) sur une
période donnée.
C’est bien le SI de votre banque, au travers de l’interface qui vous est
mise à disposition, qui vous permet cela.
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
3- Soutenir la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise
Le troisième enjeu du SI dans une entreprise, c’est qu’il est un outil au service de la stratégie de la
société.
Par exemple, une entreprise avec des succursales possèdent 4 marques. En exploitant les données
du SI, le groupe s’est rendu compte que le programme de fidélité en place ne fonctionnait plus. Il a
donc décidé de se concentrer sur l’expérience client dans ses enseignes, en cherchant à fidéliser les
clients par l’expérience.
En résumé, si le client a une bonne expérience au sein d’une des quatre enseignes, il reviendra, et
s’il revient régulièrement, il devient fidèle. Pour cela, il faut savoir ce qui plaît et déplait aux clients.
C’est donc grâce aux informations collectées et traitées par le SI que la marque Etam a su faire
évoluer sa stratégie commerciale.
Cet exemple montre bien que sans un SI adapté à la stratégie de cette entreprise, le groupe n’aurait
pu se rendre compte du changement de comportement de ses clients, et y apporter une réponse.
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
4- Favoriser le travail de groupe / la collaboration
Cela peut paraître évident, mais cela n’en reste pas moins
important, voire primordial.
À partir du moment où vous disposez d’un outil à même de
gérer l’information et de la restituer de façon synthétique,
vous disposez d’un des meilleurs outils de collaboration.
Si tout le monde a accès à la même information, tout le
monde travaille dans le même sens.
Maîtrise des enjeux liés au SI pour
une entreprise
Exemple
le logiciel de gestion commerciale de la relation client d’une entreprise. L'exemple d’un des leaders du
domaine : Salesforce. Ce logiciel permet d’enregistrer les biens ou services vendus par l’équipe
commerciale.
Mais il informe aussi sur :
les types et les quantités de biens ou services à produire ;
les entrées et les sorties d’argent (ce que l’on va facturer et ce que l’on va dépenser pour produire) ;
quels sont les autres commerciaux de l’entreprise qui vendent déjà à ce client, et quels sont ses
contacts.
Ce logiciel donne des informations cruciales sur les biens ou services les plus vendus ou les moins
vendus. Il informe aussi sur l’efficacité ou les difficultés de la force commerciale.
Sans vraiment le savoir, tous les personnels de cette organisation exploitent, travaillent et prennent
des décisions sur la base des informations collectées par un seul et même outil !
Pilotage du SI – la DSI
La DSI est la direction responsable de l’ensemble des
éléments qui constituent le système d'information d'une
entreprise.
Le travail d’une DSI est du registre des technologies (pour
faire fonctionner le SI), mais doit aussi s'envisager sous
l’aspect du service rendu aux utilisateurs du SI.
Par ailleurs, l’action d’une DSI possède une connotation
temporelle, certaines de ses actions se déroulant dans le
temps court et d’autres s'inscrivant plutôt dans le temps long
Pilotage du SI – la DSI
Les différentes dimensions de la DSI
Pilotage du SI – la DSI
Rôle 1 : Opérateur au service des utilisateurs
La première préoccupation des DSI est de faire
fonctionner au quotidien le SI au profit des utilisateurs,
tout en assurant une prise en compte efficiente
des coûts. Pour faire face à ce défi, elle recherche
inlassablement l’amélioration des performances et
la réduction des coûts, en s’appuyant sur les méthodes
reconnues du marché, dont nous parlerons plus tard.
Pilotage du SI – la DSI
Rôle 2 : Accompagner le changement
Les contraintes auxquelles doit répondre la DSI sont complexes
et hétérogènes : de nouveaux usages comme le Cloud ou la
mobilité accrue des utilisateurs, l'évolution constante des
exigences juridiques et réglementaires, l'urgence des
demandes des clients internes.
Au regard de cette situation, la DSI accompagne l’entreprise
dans le changement en proposant des moyens adaptés à tous
ses clients, ou encore en communiquant sur les actions
entreprises.
Pilotage du SI – la DSI
Rôle 3 : Être acteur de l’innovation
Le monde de l’informatique évolue sans cesse, de nouvelles
technologies apparaissent sans arrêt (Cloud, big data,
collaboratif, mobilité…) et génèrent de nouveaux usages. La
DSI joue un rôle dans la veille technologique qui vise à
trouver des solutions technologiques contribuant à la qualité
du métier de l’entreprise, et qui tend également vers une
réduction des coûts. 70 % des DSI considèrent que la maîtrise
et le pilotage des coûts sont une priorité essentielle.
Pilotage du SI – la DSI
Rôle 4 : Se placer comme partenaire stratégique des autres directions
Le dernier rôle d’une DSI est de se placer comme partenaire
stratégique au service de l’ensemble. Ce rôle consiste en la définition
d’une vision 3 à 5 ans des évolutions technologiques, afin de permettre
le déploiement de la stratégie de l’entreprise. Le défi majeur dans ce
rôle est la connaissance fine des métiers supportés par ses
technologies : c’est l'alignement du SI sur les besoins des métiers.
Simultanément, le travail de la DSI s’inscrit dans un tout cohérent au
caractère transversal. Une compréhension des enjeux des différents
métiers de l’entreprise est indispensable.
Approche systémique des
entreprises
L‘entreprise est vue comme un système composé de trois sous-systèmes
Approche systémique des
entreprises
1) Le Système Opérant, qui n'est autre que l'appareil de production, qui importe,
transporte, transforme et exporte des flux matériels, énergétiques et financiers;
2) Le Système d'Information, qui constitue à la fois le reflet et le support
informationnel du Système Opérant; il capte des données dans le Système
Opérant auquel il renvoie des commandes ;
3) Le Système de Pilotage qui détermine le comportement de l'organisation en
utilisant le Système d'Information comme une interface à double sens, pour être
informé sur le Système Opérant et agir sur ce dernier.
Approche systémique des
entreprises
Cycles de la méthode MERISE
Cycle de vie du système d'information
Les trois étapes de vie sont les suivantes: la conception, la
réalisation et la maintenance, les deux premières étant à
leur tour découpées sous-étapes, telles que présentées
dans le tableau suivant:
Cycles de la méthode MERISE
CONCEPTION
Schémadirecteur Définition des orientations générales du développement à moyen terme des systèmes d'information (exemple de
la stratégie d'une entreprise)
Etude préalable Diagnostic de l'existant et proposition d'une solution nouvelle (solution informatique) pour le système
d'information considérée
Etude détaillée Spécification complet du futur système d'information organisée. Point de vue de l'utilisateur (externe)
RÉALISATION
Etude technique Spécification complète du futur système d'information informatisée. Point de vue du réalisateur (interne)
Production du logiciel Ecriture des programmes, génération des fichiers ou base des données, test
Mise en service Installation de l'application informatique et mise en place de la nouvelle organisation
MAINTENANCE
Rectification des anomalies, améliorations, évolutions
Cycles de la méthode MERISE
Cycle d'abstraction dans la conception du système d'information
Sur le plan du raisonnement, Merise prévoit 3 niveaux d'abstraction
lors de la conception du projet dans le cadre de l'étude détaillée du
projet : conceptuel, logique et physique.
Par ailleurs, chaque niveau d'abstraction comprend deux volets :
données et traitements. Enfin, chaque niveau est représenté par un
modèle et chaque modèle par un formalisme utilisant des concepts
adaptés :
Cycles de la méthode MERISE
SYSTÈME D'INFORMATION ORGANISE
Niveau conceptuel Modèle conceptuel des données (MCD) Modèle conceptuel des traitements (MCT)
SYSTÈME D'INFORMATION INFORMATISE
Niveau logique Modèle logique des données (MLD) Modèle logique des traitements (MLT)
Niveau physique Modèle physique des données (MPD) Modèle physique des traitements (MPT)
Cycle d'abstraction du système d'information
Cycles de la méthode MERISE
Le niveau conceptuel
Le niveau conceptuel représente les informations et leurs relations d'une part, les
utilisations qui en sont faites et les contraintes d'autre part. Ces définitions sont
établies en faisant abstraction de toute contrainte liée à l'organisation.
Le niveau organisationnel ou logique
Alors qu'au niveau conceptuel est exprimé la réalité perçue par l'entreprise dans son
ensemble, le niveau organisationnel exprime cette même réalité telle qu'elle est vécue
par les acteurs quels qu'ils soient. A ce niveau, aucune différence n'est faite entre les
hommes et les machines. On intègre à l'analyse les critères liés à l'organisation.
Le niveau opérationnel ou physique
C'est une représentation des moyens qui vont effectivement être mis en œuvre pour
gérer les données ou activer les traitements. Le niveau physique apporte des solutions
techniques.
Cycles de la méthode MERISE
Le modèle conceptuel des données
Le modèle conceptuel des données décrit la sémantique c’est à
dire le sens attaché à ces données et à leurs rapports et non à
l’utilisation qui peut en être faite.
Le modèle conceptuel de traitements
Le modèle conceptuel de traitements conduit à déterminer des
processus, c’est à dire des unités homogènes de préoccupation. Il
représente les événements, les résultats, les opérations et les
synchronisations
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Généralités
Le modèle conceptuel des données (MCD) a pour but
d'écrire de façon formelle les données qui seront
utilisées par le système d'information. Il s'agit donc
d'une représentation des données, facilement
compréhensible, permettant de décrire le système
d'information à l'aide d'entités.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Entités et classe d'entité
Une entité est la représentation d'un élément matériel ou immatériel ayant un rôle dans le système
que l'on désire décrire.
On appelle classe d'entité un ensemble composé d'entités de même type, c'est-à-dire dont la
définition est la même. Le classement des entités au sein d'une classe
s'appelle classification (ou abstraction).
Chaque entité est composée de propriétés, données élémentaires permettant de la décrire.
Prenons par exemple une kia, une hyundai et une toyota. Il s'agit de 3 entités faisant partie d'une
classe d'entité que l'on pourrait appeler voiture.
Chaque entité peut posséder les propriétés couleur, année et modèle.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Les classes d'entités sont représentées par un rectangle. Ce
rectangle est séparé en deux champs :
le champ du haut contient le libellé. Ce libellé est généralement
une abréviation pour une raison de simplification de l'écriture. Il
s'agit par contre de vérifier qu'à chaque classe d'entité
correspond un et un seul libellé, et réciproquement
le champ du bas contient la liste des propriétés de la classe
d'entité
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Entité
Liste de Propriétés
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Relations et classes de relation
Une relation (appelée aussi parfois association) représente les liens sémantiques qui
peuvent exister entre plusieurs entités. Une classe de relation contient donc toutes
les relations de même type (qui relient donc des entités appartenant à des mêmes
classes d'entité). Une classe de relation peut lier plus de deux classes d'entité. Voici
les dénominations des classes de relation selon le nombre d'intervenants :
une classe de relation récursive (ou réflexive) relie la même classe d'entité
une classe de relation binaire relie deux classes d'entité
une classe de relation ternaire relie trois classes d'entité
une classe de relation n-aire relie n classes d'entité
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Les classes de relations sont représentées par des hexagones (parfois des ellipses) dont l'intitulé
décrit le type de relation qui relie les classes d'entité (généralement un verbe). On définit pour
chaque classe de relation un identificateur de la forme Ri permettant de désigner de façon
unique la classe de relation à laquelle il est associé.
On peut éventuellement ajouter des propriétés aux classes de relation.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
La cardinalité
Les cardinalités permettent de caractériser le lien qui existe entre une
entité et la relation à laquelle elle est reliée. La cardinalité d'une
relation est composée d'un couple comportant une borne maximale et
une borne minimale, intervalle dans lequel la cardinalité d'une entité
peut prendre sa valeur :
la borne minimale (généralement 0 ou 1) décrit le nombre minimum de
fois qu'une entité peut participer à une relation
la borne maximale (généralement 1 ou n) décrit le nombre maximum
de fois qu'une entité peut participer à une relation
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Une cardinalité 1.N signifie que chaque entité appartenant à
une classe d'entité participe au moins une fois à la relation.
Une cardinalité 0.N signifie que chaque entité appartenant à
une classe d'entité ne participe pas forcément à la relation.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Les identifiants
L'identifiant est une propriété particulière d'un objet telle qu'il
n'existe pas deux occurrences de cet objet pour lesquelles cette
propriété pourrait prendre une même valeur. Les attributs d'une
classe d'entité permettant de désigner de façon unique chaque
instance de cette entité sont appelés identifiants absolus
Le modèle conceptuel des données propose de faire précéder
d'un # les identifiants (parfois de les souligner).
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Exercices
Envisageons les entités ci-dessous:
- Étudiant - Employé - Livre
- - Véhicule - Ordinateur - Smartphone - Chauffeur
- Trouvez 4 propriétés pour ces différentes entités
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Ainsi, chaque classe d'entité doit posséder au moins un attribut identifiant, et
l'ensemble de ses attributs identifiants doivent être renseignés à la création de
l'entité.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Client Commande Article
Commander Contenir
EXERCICE PRATIQUE: Définition des cardinalités
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Sens de lecture
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Relation n-aire (quelles que soient les cardinalités).
Il y a création d'une table supplémentaire ayant comme Clé Primaire la concaténation des
identifiants des entités participant à la relation.
Si la relation est porteuse de donnée, celles ci deviennent des attributs pour la nouvelle
table.
S.I. :Un étudiant parle une ou plusieurs langues avec un niveau. Chaque langue est donc
parlée par 0 ou n étudiants avec un niveau. Pour chaque niveau, il y a 0 ou plusieurs
étudiants qui parlent une langue
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Association Réflexive de cardinalité
L'exemple d'une société organisée de manière pyramidale : chaque employé a
0 ou 1 supérieur hiérarchique direct. Simultanément, chaque employé est le
supérieur hiérarchique direct de 0 ou plusieurs employés.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Exercices
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Association ternaire
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
NORMALISATION DU MCD
Objectif: Construire un schéma de base de de cohérent
Un MCD normalisé respecte les contraintes appelées formes
normales
Les formes normales s’appuient sur les dépendances
fonctionnelles
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
DÉPENDANCES FONCTIONNELLES
Le rôle de l'établissement des dépendances fonctionnelles est de nous
aider à comprendre les liens existants entre chaque donnée. Cette
démarche de recherche des dépendances fonctionnelles est la pierre
angulaire de toute l'analyse des données.
Soient R(A1, A2, ... , An) un schéma de relation, X et Y des sous-
ensembles de A1, A2, ... , An. On dit que X détermine Y, ou que Y
dépend fonctionnellement de X, si et seulement s'il existe une
fonction qui à partir de toute valeur de X détermine une valeur
unique de Y.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Si X détermine Y, on note : X→Y
Soit la relation R suivante :
Personne(NCNI, Nom, Prénom, Marque, Type, Puiss, Date, Prix)
On peut poser les exemples de DF suivants :
NCNI→Nom
NCNI→Prénom
Type→Marque
Type→Puiss
(NCNI, Type, Date)→Prix
etc.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Une DF est définie sur l'intension du schéma et non son
extension. Une DF traduit une certaine perception de la
réalité.
La seule manière de déterminer une DF est donc de
regarder soigneusement ce que signifient les attributs
et de trouver les contraintes qui les lient dans le monde
réel
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Les propriétés des dépendances fonctionnelles
Les DF obéissent à des propriétés mathématiques particulières,
dites axiomes d'Armstrong.
1- Transitivité
Si un attribut X détermine un attribut Y et que cet attribut Y
détermine un autre attribut Z, alors X détermine Z.
Soient X, Y et Z des attributs :
X→Y et Y→Z ⇒ X→Z
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
2- Réflexivité
Tout groupe d'attributs se détermine lui même et
détermine chacun de ses attributs (ou sous groupe de
ses attributs).
Soient X et Y des attributs :
XY→XY et XY→X et XY→Y
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
3- Augmentation
Si un attribut X détermine un attribut Y, alors tout
groupe composé de X enrichi avec d'autres attributs
détermine un groupe composé de Y et enrichi des
mêmes autres attributs.
Soient X, Y et Z des attributs :
X→Y ⇒ XZ→YZ
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
4- Union
Si un attribut détermine plusieurs autres attributs, alors il détermine
tout groupe composé de ces attributs.
Soient X, Y et Z des attributs :
X→Y et X→Z ⇒ X→YZ
Cette propriété est déduite de la réflexivité, de l'augmentation et de la
transitivité :
X→Y et X→Z ⇒ X→XX et XX→XY et YX→YZ ⇒ X→YZ
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
5- Pseudo-transitivité
Si un attribut X détermine un autre attribut Y, et que Y appartient à
un groupe G qui détermine un troisième attribut Z, alors le groupe
G' obtenu en substituant Y par X dans G détermine également Z.
Soient, W, X, Y et Z des attributs :
X→Y et WY→Z ⇒ WX→Z
Cette propriété est déduite de l'augmentation et de la transitivité :
X→Y et WY→Z ⇒ WX→WY et WY→Z ⇒ WX→Z
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
6- Décomposition
Si un attribut détermine un groupe d'attribut, alors il détermine
chacun des attributs de ce groupe pris individuellement.
Soient X, Y et Z des attributs :
X→YZ ⇒ X→Z et X→Y
Cette propriété est déduite de la réflexivité et de la transitivité :
X→YZ ⇒ X→YZ et YZ→Z ⇒ X→Z
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Dépendance fonctionnelle élémentaire
Soit X un ensemble d’attributs d’une relation R et A un attribut
une DF X→A est élémentaire si A n'est pas incluse dans X et s'il
n'existe pas d'attribut A' de X qui détermine A.
AB→C est élémentaire si ni A, ni B pris individuellement ne
déterminent C.
Nom, DateNaissance, LieuNaissance→Prénom est élémentaire.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Exemple DF non élémentaires
AB→A n'est pas élémentaire car A est incluse dans AB.
AB→CB n'est pas élémentaire car CB n'est pas un
attribut, mais un groupe d'attributs.
NCNI→Nom, Prénom n'est pas élémentaire.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Formes normales
Les formes normales ont pour objectif de maintenir la
qualité d’une structure de tableau en considérant les
contraintes relationnelles : puissance du langage de
requêtes, gestion de la redondance, etc. Les formes
normales les plus utilisées sont les trois premières et la
forme normale de BoyceCodd
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Première forme normale 1NF
Une relation est en 1NF si elle possède au moins une clé et si tous ses attributs sont atomiques.
Un attribut est atomique si il ne contient qu'une seule valeur pour 1 BD , et donc s'il ne regroupe pas un
ensemble de plusieurs valeurs.
Exemple: Avoir plusieurs métiers
Soit la relation Personne instanciée par deux BD:
Personne(#Nom, Profession)
(Dupont, Géomètre)
(Durand, Ingénieur-Professeur)
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
La relation n'est pas en 1NF, car l'attribut Profession peut contenir plusieurs valeurs.
Pour que la relation soit en 1NF, on pourrait par exemple ajouter Profession à la clé et faire
apparaître deux BD pour Durand, on obtiendrait :
Personne(#Nom, #Profession)
(Dupont, Géomètre)
(Durand, Ingénieur)
(Durand, Professeur)
Une autre solution aurait été d'ajouter un attribut ProfessionSecondaire. On obtiendrait ainsi :
Personne(#Nom, Profession, ProfessionSecondaire)
(Dupont, Géomètre, Null)
(Durand, Ingénieur, Professeur)
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Relativité de la notion d'atomicité
L'atomicité d'un attribut est souvent relative : on peut décider qu'un attribut
contenant une date n'est pas atomique (et que le jour, le mois et l'année constituent
chacun une valeur), ou bien que l'attribut est de domaine date et donc qu'il est
atomique.
Énoncer les clés
Le modèle relationnel impose qu'une relation ait une clé, donc la condition "est en
1NF si elle possède une clé" est superflue (au pire la relation est toute clé).
Il est néanmoins fondamental d'avoir identifié toutes les clés au début du processus
de normalisation.
La clé primaire est l'un des outils principaux des bases de données (BDD)
relationnelles. Elle permet d'identifier de façon unique chaque enregistrement
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Deuxième forme normale 2NF
Une relation est en 2NF si elle est en 1NF et si tout attribut n'appartenant à aucune clé candidate ne dépend pas d'une partie seulement d'une clé
candidate.
Echelle de salaire
Soit la relation Personne :
Personne(#NumeroEmployé, #Profession, Nom, Prénom, Salaire)
Soit les DF suivantes sur cette relation :
NumeroEmployé, Profession→Nom
NumeroEmployé, Profession→Prénom
NumeroEmployé, Profession→Salaire
Profession→Salaire
Personne n'est pas en 2NF car Profession (une partie de clé) détermine Salaire (un attribut qui n'appartient pas à une clé)
Pour avoir un schéma relationnel en 2NF, il faut alors décomposer Personne en deux relations :
Personne(#NumeroEmployé, #Profession=>Profession, Nom, Prenom)
Profession(#Profession, Salaire)
On remarque que ce schéma est en 2NF (puisque Salaire dépend maintenant fonctionnellement d'une clé et non plus d'une partie de clé).
On remarque aussi que la décomposition a préservé les DF, puisque nous avons à présent :
Profession→Salaire (DF de la relation Profession)
NumeroEmployé, Profession→Profession (par Réflexivité)
NumeroEmployé, Profession→Salaire (par Transitivité)
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Troisième forme normale 3NF
Une relation est en 3NF si elle est en 2NF et si tout attribut n'appartenant à aucune clé candidate ne dépend directement que de clés
candidates.
C'est à dire que toutes les DFE vers des attributs n'appartenant pas à une clé, sont issues d'une clé.
Échelle de salaire et de prime
Soit la relation Profession :
Profession(#Profession, Salaire, Prime)
Soit les DF suivantes sur cette relation :
Profession→Salaire
Profession→Prime
Salaire→Prime
Cette relation n'est pas en 3NF car Salaire, qui n'est pas une clé, détermine Prime.
Pour avoir un schéma relationnel en 3NF, il faut décomposer Profession :
Profession(#Profession, Salaire=>Salaire)
Salaire(#Salaire, Prime)
Ce schéma est en 3NF, car Prime est maintenant déterminé par une clé.
On remarque que cette décomposition préserve les DF, car par transitivité, Profession détermine Salaire qui détermine Prime, et donc
Profession détermine toujours Prime.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Limite de la 3NF
Une relation en 3NF permet des dépendances entre des attributs n'appartenant pas à une clé vers des
parties de clé.
3NF et 2NF
Une relation en 3NF est forcément en 2NF car :
Toutes les DFE vers des attributs n'appartenant pas à une clé sont issues d'une clé, ce qui implique qu'il
n'existe pas de DFE, issues d'une partie de clé vers un attribut qui n'appartient pas à une clé.
Il ne peut pas non plus exister de DFE issues d'une partie de clé vers un attribut appartenant à une clé,
par définition de ce qu'une clé est un ensemble minimum.
On n'en conclut qu'il ne peut exister de DFE, donc a fortiori pas de DF, issues d'une partie d'une clé, et
donc que toutes les DF issues d'une clé sont élémentaires.
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Forme normale de Boyce-Codd BCNF
Une relation est en BCNF si elle est en 3NF et si les seules DFE existantes sont celles pour lesquelles une clé candidate
détermine un attribut.
Employés
Soit la relation Personne :
Personne(#N°SS, #Pays, Nom, Région)
Soit les DF suivantes sur cette relation :
N°SS,Pays→Nom
N°SS,Pays→Région
Région→Pays
Il existe une DFE qui n'est pas issue d'une clé et qui détermine un attribut appartenant à une clé. Cette relation est en 3NF,
mais pas en BCNF (car en BCNF toutes les DFE sont issues d'une clé).
Pour avoir un schéma relationnel en BCNF, il faut décomposer Personne :
Personne(#N°SS, #Region=>Region, Nom)
Region(#Region, Pays)
Remarquons que les DF n'ont pas été préservées par la décomposition puisque N°SS et Pays ne déterminent plus Région.
Pour prouver qu'une BD n'est pas redondante, on pourra se contenter de vérifier qu'elle est en BCNF
Chapitre II
MERISE : Modèle de Conceptuel de Données (MCD)
Résumé
Première forme normale (1NF): Chaque cellule d'une table doit contenir une valeur unique et cette
valeur doit être élémentaire.
Deuxième forme normale (2NF): Chaque attribut de la table doit dépendre de la clé primaire au
complet et non d'une partie de la clé.
Troisième forme normale (3NF): Aucun attribut non-clé doit dépendre d'un autre attribut non-clé.
Boyd-Codd: tous les attributs non-clé ne sont pas source de dépendance fonctionnelle (DF) vers
une partie de la clé
Chapitre III
MERISE: Modèle Logique de Données ( MLD)
I - Définition
Un Modèle Logique des Données (MLD) est une
représentation textuelle de la base de données à
informatiser consécutive au travail d’analyse MCD
Chapitre III
MERISE: Modèle Logique de Données ( MLD)
Un modèle logique de données définit la structure des éléments de
données ainsi que les relations entre eux. Elle est distincte de la base de
données physique, qui spécifie comment les données seront mises en
œuvre. Le modèle logique de données agit comme un plan pour les
données utilisées. Le modèle logique de données développe les concepts
de modélisation conceptuelle des données en incluant plus d’informations.
Concrètement, le MLD permet de connaître le nombre de tables ainsi que
leurs contraintes (liaisons entre tables) à mettre en œuvre dans une base
de données relationnelle.
Chapitre III
MERISE: Modèle Logique de Données ( MLD)
II- Règles de passage du MCD au MLD
II- 1: La table
Une table est tout simplement une base de données
Une base de données est un ensemble d'informations qui est organisé de manière à
être facilement accessible, géré et mis à jour. Elle est utilisée par les organisations
comme méthode de stockage, de gestion et de récupération de l'informations.
- Une entité = une table
- Une relation non hiérarchique =table
- Le nom d’une table est précédé de « t_ »
- Le nom d’une table est suivi de () contenant les champs de la table
Chapitre III
MERISE: Modèle Logique de Données ( MLD)
II- 2: Le champ
Un champ est l'information élémentaire d'une base de données
- Une propriété = un champ
- Un identifiant = une clé primaire
La notion d'identifiant naturel relève du modèle conceptuel.
La notion de clé primaire relève du modèle logique .
Une entité peut avoir plusieurs identifiants . Par exemple, n° de téléphone et n° de cni
Une table (normalisée) a obligatoirement une et une seule clé primaire.
Chapitre III
MERISE: Modèle Logique de Données ( MLD)
II- 3: Clé étrangère
La clé étrangère est identifiant d’une entité (au niveau conceptuel) qui se duplique
dans une table au niveau logique .Ceci permettra d’établir les relations au
niveau physique