Best of Rapport General 2021
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RAPPORT GENERAL
DES TRAVAUX DE L’ANNEE 2021
RAPPORT GENERAL
DES TRAVAUX DE L’ANNEE 2021
Son Excellence Monsieur Macky SALL
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL
Monsieur Idrissa SECK
Président du Conseil Economique, Social et Environnemental
SOMMAIRE
Pages
Sigles et abréviations 10
Mot du Président 15
Introduction 18
9
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
10
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
11
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
12
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
13
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
14
MOT DU PRESIDENT
-- un exposé sur les travaux de notre Assemblée consultative qui, en 2021, a tenu deux
sessions ordinaires, en raison des contraintes liées à la crise sanitaire ; et
La revue des faits marquants de l’année écoulée montre qu’en dépit de multiples écueils, notre
pays poursuit sa marche vers l’émergence et a fait preuve d’une grande résilience face aux chocs
liés à la Covid-19.
C’est le lieu de féliciter le Chef de l’Etat qui a eu la clairvoyance, dès les premières heures de la
pandémie, de mettre en place le Plan de Résilience économique et sociale (PRES) qui a permis
d’en atténuer les impacts. Ainsi, grâce à ce plan, notre pays a retrouvé le chemin de la croissance
économique qui, de 1,5 % en 2020, était passé à 5,0 % en 20211.
En outre, dans le cadre du Plan d’Actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A), beaucoup de
projets et programmes structurants alignés sur les orientations stratégiques du Plan Sénégal
Émergent (PSE), sont achevés ou en cours de réalisation avancée. Le Train Express régional
(TER) mis en service le 27 décembre 2021, le datacenter de Diamniadio inauguré en juin 2021,
le Bus Rapid Transit (BRT) dont les travaux avancent à grands pas, le Programme d’Urgence pour
l’emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes « Xëyu Ndaw Ñi » sont, parmi tant d’autres,
autant de réalisations significatives susceptibles d’en attester.
Par ailleurs, dans une sous-région de plus en plus gagnée par l’insécurité, le Sénégal demeure un
havre de paix. En effet, fidèle à ses traditions démocratiques, notre pays s’est encore distingué
en organisant un dialogue politique inclusif ayant abouti, en 2021, sur de larges consensus qui
avaient permis de fixer les élections territoriales pour le 23 janvier 2022. Ce dialogue a contribué
à approfondir la démocratie et renforcer la stabilité socio-économique de notre pays.
En perspective de l’exploitation prochaine des ressources pétro-gazières, les actes de très haute
portée, posés par le Chef de l’Etat, sont à magnifier, en ce qui concerne notamment :
15
Aussi me plait-il de réaffirmer que notre Institution soutient toutes ces initiatives du Gouvernement,
comme elle l’a encore si bien manifesté, durant l’année 2021, dans le cadre des travaux relatifs
aux deux sessions ordinaires sanctionnées par quatre Avis transmis au Président de la République,
et portant sur les thèmes « Émigration et emploi », « Inondations et assainissement » « Érosion
côtière » et « Révolution numérique et employabilité des jeunes ».
À cet effet, je voudrais exprimer à l’ensemble des Conseillers et agents du CESE, mes chaleureux
remerciements pour leur sincère engagement et leur professionnalisme. J’y associe également les
acteurs des secteurs public et privé, ainsi que ceux de la société civile pour leur franche et positive
implication dans nos travaux.
Comme par le passé, je suis persuadé que les recommandations contenues dans le présent
rapport vont éclairer la prise de décision pour une exécution efficiente des politiques publiques
dont la finalité est d’améliorer les conditions et le cadre de vie de nos compatriotes.
16
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
PREMIÈRE PARTIE :
ANALYSE DE LA SITUATION ECONOMIQUE, FINANCIERE,
SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE EN 2021
17
INTRODUCTION
La Covid-19, au-delà des pertes considérables en vies humaines, a engendré un choc économique
et social sans précédent qui n’a épargné aucun pays.
Cependant, après une régression notée en 2020, l’activité économique mondiale a connu, au
courant de l’année 2021, une forte progression favorisée par l’assouplissement des mesures
de restriction. Ainsi, le Fonds monétaire international (FMI) tablait, en 2021, sur un taux de
croissance de l’activité économique mondiale de 5,9 % contre 3,1% en 20202.
Dans l’espace Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA), les dernières estimations
du Produit intérieur brut (PIB) trimestriel, font état d’une consolidation de la reprise de l’activité
économique au deuxième trimestre 2021, avec une croissance de 7,7% en rythme annuel, après
3,4% au trimestre précédent3.
Au plan national, le taux de croissance du PIB réel est attendu en hausse de 5,0% en 2021, contre
1,5% en 20204.
Dans le même sillage, le Rapport du FMI sur les perspectives de l’économie mondiale publié en
octobre 2021, place le Sénégal dans le trio de tête des pays du continent qui auront un taux de
croissance à deux chiffres en 2023. Avec un taux de croissance projeté de 10,8%, le Sénégal est
deuxième derrière le Mozambique (16,6%)5.
En effet, les initiatives déployées au travers du PRES et la relance des investissements structurants
inscrits dans le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A), ont favorisé le dynamisme de
l’activité économique. Ce dynamisme a été conforté par la consolidation des acquis résultant des
réformes phares du PSE, le Programme d’Appui à la Modernisation de l’Administration (PAMA), le
développement des partenariats publics-privés (PPP), etc.
Toutefois, la vigilance devra être de mise, eu égard au contexte sous-régional toujours marqué
par des menaces multiformes susceptibles d’affecter la stabilité de notre pays. À cela s’ajoutent
les risques liés à la crise sanitaire persistante qui rappelle l’impérieuse nécessité d’accès à la
souveraineté médicale et pharmaceutique. L’entrée en vigueur, en janvier 2021, de la Zone de
libre-échange continental africaine (ZLECAf) pourrait constituer une opportunité pour l’atteinte
de cet objectif.
Dans le même sillage et malgré les efforts significatifs déployés par le Gouvernement, une attention
toute particulière devrait être accordée aux investissements dédiés au secteur de l’environnement
et du cadre de vie, en termes d’assainissement, de gestion des inondations et de lutte contre
l’érosion côtière amplifiée par les changements climatiques.
18
À cet effet, l’annonce de la décision des pays développés d’arrêter progressivement le financement
de projets fossiles, suite à la COP 26, mérite une réflexion approfondie sur la problématique de la
transition énergétique et la place que doit, de ce fait, occuper l’exploitation de nos ressources pétro-
gazières dans l’émergence de notre pays. À ce propos, il convient de magnifier les investissements
réalisés ces dernières années dans le domaine des énergies renouvelables et qui ont fait du mix
énergétique une réalité tangible au Sénégal.
De même, les initiatives déployées pour consolider la bonne gouvernance et qui ont valu à
notre pays une place honorable dans le classement Mo Ibrahim 2021, contribue à améliorer
l’environnement des affaires et à renforcer ainsi l’attractivité de notre pays.
C’est dans ce contexte marqué, par ailleurs, par la mise en œuvre du Programme d’Urgence
« Xëyu Ndaw Ñi » destiné à prendre en charge durablement la problématique de l’emploi des
jeunes, l’entrée de notre pays dans l’économie pétro-gazière, qu’est élaborée cette partie du
rapport général 2021 du CESE, portant sur la situation économique, sociale et environnementale.
-- situation sociale ;
19
I. SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE
L’économie mondiale devrait renouer avec la croissance après la forte contraction de 3,1% relevée
en 2020, suite à la pandémie de la Covid-196.
Aussi le Fonds monétaire international (FMI) table-t-il, dans ses prévisions d’octobre 2021, sur
une croissance de l’activité économique mondiale de 5,9% en 2021, en raison notamment d’une
forte croissance dans les pays avancés de l’ordre de 5,2% contre un repli de 4,5% en 2020 (Cf.
Rapport de la BCEAO sur la politique monétaire dans l’UMOA septembre 2021).
Le regain d’activités dans les pays avancés s’explique par les mesures de relance budgétaire
supplémentaires, ainsi qu’une politique monétaire accommodante. Cette croissance est portée
principalement par les États-Unis, l’Espagne, la France et le Canada. Les pays émergents et ceux
en développement bénéficieraient également de la reprise. Les prévisions de croissance dans les
pays émergents et en développement sont attendues à 6,4% en 2021 contre -2,1% en 20207.
Cette reprise de l’activité économique mondiale s’est opérée dans un contexte de raffermissement
du cours des matières premières, du coût du fret et du baril de pétrole. Les pressions inflationnistes
se sont accentuées dans la plupart des régions du monde, à la faveur de ce raffermissement et de
la persistance des contraintes sur l’offre des produits de base et intermédiaires.
Le taux d’inflation, s’établirait en moyenne annuelle dans l’Union à 3,2% contre 2,1% en 20209.
Cette légère accélération du niveau général des prix, observée dans la plupart des pays de l’Union,
est imputable essentiellement à l’augmentation des prix des produits alimentaires.
20
En 2021, la masse monétaire ressortirait en hausse de 14,4%, portée à la fois par les créances
intérieures et les actifs extérieurs nets. Les créances nettes sur les Administrations publiques
centrales (APUC) augmenteraient de 2.669,4 milliards F CFA, en liaison notamment avec la
rétrocession aux Etats des ressources issues de l’allocation générale de DTS du FMI du 23 août
2021 et le recours des Etats au marché régional de la dette publique. Les créances sur l’économie
s’accéléreraient en 2021, en progression de 8,2% après la hausse de 4,8% observée en 2020.
Le niveau des réserves de change, attendu à 13.875,8 milliards F CFA serait associé à un taux de
couverture de l’émission monétaire de 78,2%.14
Notre pays, à l’instar de l’ensemble de l’UEMOA, a affiché en 2021 une forte croissance en raison
de l’environnement favorable présenté supra.
En particulier, l’environnement interne a été soutenu par la relance des investissements structurants
dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du Plan Sénégal Émergent
(PSE) inscrits dans le Plan d’Actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A).
Globalement, l’activité économique est attendue en hausse de 5,0% en 2021 contre 1,5%
en 2020. Ce regain de dynamisme est à mettre en liaison avec la forte reprise de l’activité
économique dans le secteur secondaire (+8,8%). Les secteurs tertiaire (+4,4%) et primaire
(+4,1%) enregistreraient également de bonnes performances15.
L’inflation, mesurée par l’Indice national des prix à la consommation, a été maintenue en deçà
du seuil communautaire de 3,0%, retenu dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein de
l’UEMOA16.
En 2021, la gestion budgétaire est marquée par la poursuite, dans une moindre mesure, de la
pandémie de la Covid-19 qui a perturbé la programmation budgétaire initiale de 2021 avec la mise
en place de mesures de soutien de la relance de l’activité économique et de l’emploi des jeunes.
12Ibidem
13Ibidem
14
Rapport BCEAO sur la politique monétaire dans l’UMOA - Décembre 2021
15
Rapport MEPC sur la situation économique et financière en 2021 et Perspectives 2022
16
ibidem
21
Globalement, le déficit budgétaire, dons compris, est projeté à 967 milliards F CFA, soit 6,3% du
PIB à fin 2021, contre une programmation d’un déficit de 5% du PIB lors de la loi de finances
initiale 2021 et une réalisation de 903 milliards F CFA (soit 6,4% du PIB) en 202017.
Concernant les échanges avec l’extérieur en 2021, ils se sont traduits par une légère dégradation
du déficit du compte courant, passant de 1423,5 milliards F CFA à 1562,7 milliards F CFA20.
Cependant, le solde global de la balance des paiements qui était déficitaire de 90,0 milliards F
CFA en 2020, serait excédentaire de 332,0 milliards F CFA en 2021, du fait d’un renforcement
remarquable de l’excèdent du compte financier de 464,9 milliards F CFA21.
La situation monétaire en 2021 est marquée par une augmentation des avoirs extérieurs nets
(+332,0 milliards F CFA), un accroissement des créances intérieures (+315,6 milliards F CFA) et
une expansion de la masse monétaire (+10,1 %), relativement en ligne avec l’évolution du PIB
nominal22.
17ibidem
18ibidem
19ibidem
20ibidem
21ibidem
22ibidem
22
II. SITUATION DES SECTEURS CLES DE L’ECONOMIE NATIONALE
2.1. Agriculture
S’agissant de l’horticulture, le Sénégal a enregistré une bonne production, pour les trois
spéculations phares : 400 000 t d’oignons, 120 000 t de pommes de terre et 25 000 t de carottes25.
Les principales contraintes qui pèsent sur ce sous-secteur, demeurent les problématiques liées
au financement des producteurs, à la conservation, au stockage et à la commercialisation des
produits.
Quant à la filière arachidière qui occupe une bonne frange des agriculteurs, en décembre 2021,
il était attendu une production d’1,6 million de tonnes, soit une baisse de 7%, en raison d’un
hivernage peu favorable par rapport à l’année dernière. La campagne de commercialisation a
débuté en novembre 2021, sur la base d’un prix plancher du kilogramme d’arachides maintenu à
25O F CFA.
Pour améliorer les performances dans cette filière, il importe pour le Gouvernement, de renforcer
son appui en termes d’intrants, notamment l’engrais et les semences, et de veiller au bon
déroulement de la campagne de commercialisation.
De même, pour l’ensemble des spéculations, une attention soutenue devrait être accordée à la
promotion d’un système efficace de valorisation des produits agricoles.
Les activités d’élevage ont connu une reprise, grâce à la levée des mesures restrictives liées
à la Covid-19 (notamment l’ouverture des frontières) combinées aux efforts déployés par le
Gouvernement, dont :
Le premier Forum sur les opportunités d’investissements dans le secteur de l’élevage (18 et 19
novembre 2021) a montré l’importance d’investir dans ledit secteur, en raison de ses énormes
potentialités, notamment les opportunités de partenariats publics-privés.
23
Message à la Nation du Chef de l’Etat - 31 décembre 2021
24
Avis sur les perspectives agricoles et alimentaires 2020-2021 (Gouvernement/CILSS/FAO/PAM) – Novembre 2021
25
Atelier bilan de la campagne de commercialisation horticole 2021/2022 (ARM).
23
Dans le même sillage, la 7ème édition de la Journée nationale de l’élevage a été organisée à
Dahra, le 27 novembre 2021, sous le thème « Entreprenariat et investissement pour un élevage
moderne ».
-- etc.
-- l’acquisition d’un aéronef pour renforcer le dispositif de lutte contre la pêche illicite et de
55 camions frigorifiques au profit des mareyeurs ;
-- la mise en œuvre d’un programme test de 269 balises pour la géolocalisation des
embarcations de pêche artisanale ;
-- etc.
26SEF-2021-perspectives-2022
24
Pour booster ce secteur, des efforts supplémentaires devraient être fournis, principalement en
termes :
-- etc.
Dans le domaine portuaire et du transport maritime, l’année 2021 a été également marquée par
la poursuite des travaux de construction du port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou.
Il convient, dans le même sillage, de noter que la cérémonie de pose de la première pierre du
port multi-fonctions de Ndayane a eu lieu le 3 janvier 2022, avec comme partenaire stratégique
Dubaï Port World.
Toutes les diligences nécessaires devront être mises en œuvre pour terminer, à bonne date, les
travaux et mettre en service ces deux ports qui permettront de rendre notre pays plus compétitif,
d’améliorer la mobilité dans la Région de Dakar, entre autres avantages.
Concernant l’aquaculture qui constitue une priorité du Plan Sénégal Émergent (PSE) matérialisée
par l’inscription du Projet de Développement Accéléré de l’Aquaculture parmi les 27 projets phares,
son repositionnement comme secteur pourvoyeur d’emplois, a été réaffirmé lors du Conseil des
ministres du 31 mars 2021.
Par la suite, une convention a été signée en mai 2021, entre le FONSIS, l’ANA, le BOS et l’OLAC27,
pour la réalisation, au travers d’une société d’exploitation (AQUAPOLE), de 2 fermes marines et
continentales et d’une industrie locale de production d’aliments de poisson.
Pour mieux booster ce secteur, il urge d’adopter le projet de Loi portant Code de l’Aquaculture
validé lors du Conseil des Ministres du 20 octobre 2021.
2.4. Industrie
Selon la note mensuelle sur l’Indice harmonisé de la Production industrielle (IHPI) de l’ANSD28, sur
les huit premiers mois de 2021, la production industrielle a progressé de 23,1% par rapport à la
période correspondante de 2020. Au regard de cette note, cette évolution résulte principalement
des performances enregistrées dans les sous-secteurs suivants :
-- industries manufacturières qui ont progressé de 21,9%, dopées principalement par la très
bonne tenue de l’activité de raffinage (+1003,9%) ;
27FONSIS (Fonds souverain d’Investissements stratégiques), ANA (Agence nationale de l’Aquaculture), BOS (Bureau opérationnel de Suivi du Plan
25
-- industries de production d’électricité, de gaz et d’eau qui se sont relevées de 4,2% du
fait de hausse simultanée de la production d’électricité et de gaz (+12,8%) et d’eau
(+1,1%); et
-- industries environnementales qui ont connu une augmentation de 40,7% portée par
l’activité de collecte, traitement et élimination de déchets (+62,6%) et de collecte d’eaux
usées et boues (+94,8%).
S’agissant du sous-secteur de l’industrie d’égrenage de coton, la production cumulée sur les huit
premiers mois de 2021, a progressé de 26,4%.
L’évolution de la production industrielle aurait été plus importante, dans la période considérée,
n’eût été les contreperformances notées dans le sous-secteur des industries extractives, marquées
par une contraction de 3,9% en raison du repli simultané de la production des minerais métalliques
(-2,1%) et des autres industries extractives (-6,2%)29.
L’année 2021 est aussi marquée par les lancements i) de la deuxième phase du Parc industriel
intégré de Diamniadio (P2ID), en juillet 2021 et ii) des travaux d’aménagement de la Zone de
transformation agro-industrielle du Sud (Agropole Sud) qui couvre les 3 régions de la Casamance,
en décembre 2021.
Dans le but d’atteindre l’objectif n° 7 de l’Axe 1 du PSE (promouvoir une industrialisation inclusive
et durable), il importe d’accélérer la mise en œuvre du Document de politique et de stratégie
d’industrialisation du Sénégal 2021-2035, déjà validé.
2.5. Artisanat
Les principaux défis auxquels est confronté le secteur de l’artisanat qui occupe une frange
importante de la population, sont l’absence de formation adéquate, l’insuffisance des sites de
production et de commercialisation, le caractère informel, le manque d’équipements adéquats,
l’accès difficile au financement de leurs activités, etc.
Pour relever ces défis, le Chef de l’Etat, lors du Conseil des ministres du 24 mars 2021, avait
donné des directives relatives :
Dans ce cadre, les travaux d’aménagement du site de 50 ha affecté aux artisans dans la zone
industrielle de Diamniadio, devraient être accélérés et finalisés. À noter que cette expérience
devrait être dupliquée dans d’autres régions.
26
Outre l’aménagement des sites en faveur des artisans, des efforts devraient être également
déployés pour :
2.6. Énergies
Tel que rappelé dans le PAP2A, l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025 est un des objectifs
prioritaires du PSE.
-- le démarrage des travaux de construction d’une nouvelle centrale de 300 MW au Cap des
Biches ;
-- etc.
En outre, les lois n° 2021-31 et n° 2021-3234, adoptées en juillet 2021, viennent renforcer le cadre
légal et de régulation des secteurs de l’électricité et de l’énergie, et promeuvent le développement
de l’électrification rurale, entre autres.
De même, entré en vigueur en septembre 2021, le deuxiéme Compact MCA Sénégal, pour une
durée de cinq ans, d’un montant de plus de 314 milliards de F CFA, s’inscrit dans les priorités
du PSE portant sur la réalisation d’infrastructures de développement dont celles essentielles de
l’énergie.
30https://www.businessfrance.fr/senegal-engie-meridiam-et-le-fonsi-mettent-en-service-deux-centrales-solaires
31Ibidem
32 http://www.big.gouv.sn/index.php/2021/04/13/nouvelle-centrale-du-cap-des-biches-la-volonte-du-president-macky-sall-de-stimuler-
linvestissement-par-les-prives-nationaux-renforcee/
33https://www.agenceecofin.com/solaire/2406-89473-senegal-l-aner-implantera-115-000-lampadaires-solaires-supplementaires-a-travers-le-
pays
34Loi n° 2021-31 du 09 juillet 2021 portant Code de l’électricité et Loi n° 2021-32 du 09 juillet 2021 portant création, organisation et fonctionnement
27
S’agissant des zones rurales, les actions de l’Agence sénégalaise d’Électrification rurale (ASER),
du Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), entre autres initiatives, ont
permis au Sénégal d’atteindre un taux d’électrification rurale d’environ 60 % en 2021.
2.7. Tourisme
L’année 2021 a consacré la reprise des activités du secteur touristique fortement impacté par la
pandémie de la COVID-19, grâce aux mesures d’allègement des restrictions qui pesaient sur les
voyageurs à destination du Sénégal.
À ces mesures, s’ajoute l’enveloppe globale de plus de 150 milliards F CFA que le Gouvernement
a mobilisée pour soutenir et accompagner les entreprises du tourisme et des transports aériens
entre 2020 et 2021.
Également, cette relance des activités touristiques s’était opérée, en 2021, à travers diverses
initiatives de promotion de la destination Sénégal, notamment l’Exposition Universelle Dubaï 2020
sanctionnée par la signature de plusieurs contrats avec des tours operators internationaux.
Les efforts déployés pour la réhabilitation et la modernisation des aéroports régionaux, notamment
celui du Cap Skirring inauguré en décembre 2021, contribueront à promouvoir davantage ce
secteur.
2.8. Transports
-- la poursuite de plusieurs chantiers relatifs à des projets structurants dont le Bus Transit
Rapide (BRT), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, les axes routiers Sénoba-Ziguinchor-
Mpack, Goudiry-Kidira-Bakel, etc., les ponts de Baïla, Diouloulou, etc., les autoponts de
Keur Massar et Cambérène, etc. ;
28
Sur le transport urbain et interurbain, il faudrait relever le rééquilibrage de la concession de
l’Autoroute-à-péage Dakar-Diamniadio-AIBD, marquant ainsi la fin d’une situation de monopole.
Désormais, non seulement l’Etat a pris une part de 25% du Capital, mais la société concessionnaire
est ouverte à l’actionnariat national et la redevance domaniale annuelle passe de 1000 F CFA, l’an,
à 2% du chiffre d’affaires de ladite société, avec un minimum de 800 millions de F CFA par an35.
Le pont de Rosso dont les travaux de construction ont été lancés le 30 novembre 2021, contribuera
à faciliter l’interconnexion routière entre le Sénégal et la Mauritanie. Il constitue également « un
maillon essentiel du corridor transcôtier Tanger – Casablanca – Nouakchott – Dakar – Abidjan –
Lagos »36.
En outre, une attention particulière doit être davantage accordée à la sécurité routière car ce
sous-secteur a été marqué, en 2021, par l’ampleur et la récurrence des accidents de la route. En
effet, rien qu’entre janvier et juin 2021, 257 morts et 12 379 blessés ont été recensés, suivant les
statistiques du Ministère en charge des Transports.
À cet effet, il faut se féliciter de la création de l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANSER).
Outre la mise en exploitation commerciale du TER, le transport ferroviaire reste marqué, pour
l’année 2021, par la volonté de l’Etat de relancer ce sous-secteur, au regard37 :
Compte tenu des enjeux liés à ce sous-secteur, il importe d’accélérer la mise en œuvre des
différents projets ciblés dans le cadre de la Stratégie de Revitalisation du Rail au Sénégal (S2RS).
Concernant le transport aérien, la Compagnie Air Sénégal s’est dotée d’un nouvel avion de type
A220-320, réceptionné le 29 décembre 2021, portant ainsi sa flotte à 9 appareils.
Même si ladite compagnie qui est riche d’un réseau de 21 destinations, affiche de belles
performances, il est tout de même nécessaire qu’elle s’investisse davantage dans le respect
des règles de performance du transport aérien (sécurité, sureté, rigueur dans l’organisation,
ponctualité des vols, qualité du service, communication, …).
29
III. SITUATION SOCIALE
Au plan social, 2021 est, comme celle qui l’a précédée, une année marquée par la Pandémie de
la Covid-19 qui est considérée comme urgence sanitaire d’envergure mondiale aux conséquences
économiques et sociales désastreuses.
La situation au plan sanitaire reste profondément dominée par la Covid-19 pour laquelle, faut-
il le rappeler, le premier cas est apparu en mars 2020. Pour faire face à cette pandémie qui a
négativement impacté tous les secteurs, le Gouvernement avait aussitôt mis en place le Programme
de Résilience Économique et Sociale (PRES) d’un montant de 1000 milliards F CFA .
Pour la mise en œuvre du PRES, il a été mis en place le Fonds de Riposte et de Solidarité contre
les Effets du Covid-19 dénommé « FORCE COVID 19 » dont le pilotage est confié à un Comité.
-- 86,636 milliards FCFA alloués au secteur de la santé, compte non tenu des dons importants
en nature reçus au profit de ce secteur ;
Par ailleurs, le taux de létalité de 2,5% mentionné dans ledit rapport, illustre l’efficacité des
mesures de riposte prises par le Gouvernement, d’autant plus qu’il est inférieur à la moyenne
mondiale.
L’année 2021 a été également marquée par la troisième vague qui a été très meurtrière, avec
l’apparition du variant Delta et le démarrage de la campagne de vaccination à large échelle contre
la Covid-19, en février 2021. À la date du 31 décembre 2021, 1 365 479 personnes ont reçu au
moins une première dose de vaccin .
Le pourcentage correspondant de personnes vaccinées, soit 7,9 %, montre des insuffisances dans
la mobilisation des populations et la nécessité de renforcer la communication et la sensibilisation,
d’autant plus que le Gouvernement a fait beaucoup d’efforts pour rendre disponibles les vaccins,
grâce surtout au leadership du Chef de l’Etat.
38Rapport public du comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du fonds de riposte et de
solidarité contre les effets de la covid-19 (Force Covid-19) - Avril 2020-Mars 2021
39Ibidem
40Communiqué n° 671 du 1er janvier 2022 du MSAS
30
Pour mieux prévenir une éventuelle quatrième vague et faire face aux menaces du nouveau
variant Omicron, le Comité national de Gestion des Épidémies (CNGE) a mis en place un dispositif
qui recommande l’intensification de la vaccination en l’élargissant aux plus jeunes, notamment
ceux vivant avec une comorbidité.
3.2. Santé
Afin de mieux prendre en charge la forte demande en matière de soins des populations longtemps
éprouvées par l’éloignement des structures sanitaires, le Gouvernement du Sénégal a consenti
des investissements considérables, comme la construction des hôpitaux de Kaffrine, Kédougou,
Sédhiou et Touba, tous dotés d’équipements modernes.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’hôpital de niveau 2 de Ourossogui-Matam dont la pose de la
première pierre a été effectuée en juin 2021, sous la présidence du Chef de l’Etat, suite à la
réception de l’hôpital de niveau 1 des Agnams et des centres de santé de Thilogne et de Hamady
Ounaré.
Dans la même veine, ont été lancés en 2021, les travaux de la Polyclinique de l’Hôpital Principal
et du Centre national d’Oncologie de Diamniadio.
Parallèlement aux infrastructures, des investissements très significatifs ont été réalisés en
termes d’équipement pour relever les plateaux techniques des structures sanitaires. Il s’agit,
entre autres, de 8 scanners, 2 IRM pour les hôpitaux de Dalal Jamm et de Fann, 12 tables
radio, 17 appareils d’échographie, 21 appareils de mammographie, des centrales à oxygène, 20
générateurs de dialyse, d’un lot d’ambulances médicalisées faisant passer le parc de 166 en 2012
à 462 ambulances, etc.
3.3. Éducation
Tenant compte de ces mesures de résilience, ce secteur a connu, en 2021, moins de dysfonctionnements
liés à la Covid-19 qui, convient-il de le rappeler, avait, en 2020, occasionné la suspension des enseignements-
apprentissages sur une longue période.
41https://www.sante.gouv.sn/Pr%C3%A9sentation/le-projet-de-budget-du-minist%C3%A8re-de-la-sant%C3%A9-et-de-laction-sociale-pour-
lexercice-2022
42Global Pathernership Education ; Sénégal : apprendre à la maison en temps de pandémie de covid 19 , 04 Octobre 2021
43ibidem
31
En effet, en 2021 et malgré les contraintes résultant de la pandémie et grâce à un climat social
apaisé, les examens se sont déroulés dans les périodes indiquées, avec des résultats relativement
satisfaisants : CFEE (62,14%), BFEM (67,96%) et Baccalauréat (44,65%)44.
-- la mise en œuvre d’un projet de construction de 1528 salles de classe dans le cadre de
la résorption des abris provisoires, de 1129 blocs administratifs, de 602 blocs d’hygiène,
de 58 000 mètres linéaires de murs de clôture ;
-- etc.
L’ouverture de classes préparatoires aux grandes écoles, dès 2022, figure parmi les perspectives
phares du Ministère de l’Éducation nationale. Il en est de même des stratégies envisagées pour
endiguer la violence à l’école et les actes d’incivisme notés en fin d’année scolaire 2021, au
travers de l’éducation civique articulée autour des valeurs de la citoyenneté.
Pour le sous-secteur de l’Éducation de base des jeunes et des adultes, le Gouvernement ambitionne
de garantir le droit à l’éducation aux enfants hors école, aux jeunes et adultes analphabètes.
C’est pour l’atteinte de cet objectif que le Programme national d’Education de Base des Jeunes et
des Adultes articulé aux Technologies de l’Information et de la Communication (PNEBJA/TIC) a
été mis en place. Ce programme a permis :
-- etc.
44https://www.education.sn/fr/article/350
45Séminaire de rentrée des classes 2021-2022 / Octobre 2021
46https://lequotidien.sn/enseignement-coranique-plus-de-10-milliards-pour-64-daaras-modernes
32
Au total, dans le secteur de l’éducation, une attention particulière doit être accordée pour l’année
2022 :
-- etc.
Pour les prochaines années, les efforts à déployer pour promouvoir la formation école-entreprise,
l’accent devra, entre autres initiatives, être mis sur la concrétisation des directives du Chef de
l’Etat relatives à :
a208148.html
49Discours de SEM le Président de la République lors de l’inauguration du CFP de Aéré Lao le 4 juin 2021
33
-- l’achèvement des travaux de construction engagés à travers différents projets concernant
ce sous-secteur ;
-- etc.
Le secteur de l’Enseignement supérieur est principalement caractérisé ces dernières années par
l’élargissement de la carte universitaire et la diversification de l’offre des enseignements, en
adéquation avec les besoins du monde du travail.
L’année écoulée a été marquée, dans ce secteur, par les réalisations et faits saillants cités ci-après:
Pour les prochaines années, ces efforts précités devraient être renforcés, avec comme points de
vigilance :
50UCAD (Université Ch. Anta Diop), USSEIN (Université du Sine Saloum de Kaolack El Hadj Ibrahima NIASS), UAMB (Université Amadou Makhtar
Mbow), UVS (Université virtuelle du Sénégal), UGB (Université Gaston Berger), UASZ (Université Assane Seck), UIDT (Université Iba Der Thiam),
UADB (Université Alioune Diop de Bambey)
34
-- la prise de mesures adéquates pour pallier le non-paiement à bonne date des indemnités
liées aux examens pour éviter les perturbations des enseignements-apprentissages souvent
enregistrées à cet effet ;
-- etc.
Le rapport de l’Enquête harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) réalisée
par l’ANSD, en partenariat avec la Banque Mondiale, publié en 2021, fournit des indications
pertinentes sur la pauvreté des ménages dans l’espace UEMOA.
Pour ce qui concerne le Sénégal, il ressort des résultats de l’enquête que même si le nombre
de personnes en situation de pauvreté a augmenté de 5 832 008 en 2011 contre 6 032 379 en
2018/2019, le taux de pauvreté monétaire s’est, par contre, établi à 37,8% contre 42,8% dans la
même période. Cette baisse de 05 points en valeur relative, illustre les efforts du Gouvernement
pour réduire la pauvreté.
Toutefois, une analyse plus fine des résultats de l’EHCVM permet de relever certaines disparités
comme :
-- l’accentuation de la pauvreté en milieu rural (53,6% contre 19,8% pour le milieu urbain) ;
-- les régions les plus touchées sont Sédhiou (65,7%), Kédougou (61,9%), Tambacounda
(61,9%), Kolda (56,6%), Kaffrine (53,0%) et ce sont ces mêmes régions où l’on note
une persistance de l’insécurité alimentaire ; et
-- 50,9% des sénégalais se considèrent comme pauvres (soit 42,9% pauvres et 8,0% très
pauvres), au regard de l’enquête de perception y afférente.
Au regard des données de l’enquête, il convient, dans la recherche de solutions aptes à réduire
la pauvreté, de tenir également compte de la Covid-19 qui « a mis en exergue la faiblesse du
système de protection sociale et les limites de la stratégie de réduction de la pauvreté, malgré les
efforts déployés par le Gouvernement ».51
Au titre des activités saillantes déployées en 2021 dans le cadre différents filets sociaux, il sied de
mettre en évidence ce qui suit :
51Document du Plan d’Actions prioritaires 2 ajusté et accéléré (PAP 2a) pour la relance de l’économie 2019 - 2023
52https://www.findevgateway.org/fr/interview/2021/07/associer-paie-digitale-et-couverture-sante-le-defi-de-lagence-de-la-couverture
35
-- 316 940 ménages, soit environ 2 440 450 personnes53, ont bénéficié des bourses des
Bourses de Sécurité́ Familiale (cent mille francs CFA par ménage). En raison des difficultés
que connait La Poste, des dysfonctionnements ont été relevés dans le paiement de bon
nombre de bénéficiaires. Une solution urgente et durable s’impose pour ne pas précariser
davantage les ménages concernés dont le nombre mériterait d’être augmenté ;
-- une enveloppe budgétaire exceptionnelle de 2 milliards F CFA a été dégagée pour améliorer
la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH54 ;
-- une enquête menée en 202155 révèle que le Plan Sésame ne couvre que 26 % du coût
médical moyen ; ce qui montre l’ampleur des initiatives à mettre en œuvre pour que la
gratuité des soins pour les personnes âgées soit une réalité ;
-- pour assurer la prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale, l’Etat a
consenti beaucoup d’efforts au point, qu’en 2021, il est relevé qu’une vingtaine d’hôpitaux
interviennent dans cette spécialité comparé à 200256 où on n’en dénombrait que deux.
Ces initiatives doivent être renforcées notamment la création d’un centre de dialyse dans
chaque région et l’augmentation substantielle de la subvention de l’Etat pour mieux
assurer la gratuité de la dialyse et des médicaments ; et
-- sur un nombre de 3 000 000 de personnes vivant avec un handicap, moins de 70 000 sont,
suivant les statistiques de 2021, détentrices d’une Carte d’Egalité des Chances (CEC)57.
Les dispositions nécessaires devront être prises pour améliorer le taux d’enrôlement des
bénéficiaires et diligenter l’évaluation de la mise en œuvre de la loi d’Orientation sociale
conformément aux directives du Président de la République58.
Par ailleurs, est-il plus que jamais pertinent pour atteindre les objectifs de l’Axe 1 du PSE qui sont
alignés sur l’Objectif de Développement n° 1 (ODD159) de :
-- établir le profil de pauvreté pour un meilleur ciblage et orientation plus adéquate des
interventions publiques destinées à répondre efficacement aux besoins des populations
vulnérables ;
53https://socialprotection-pfm.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Revue-globale-du-systeme-de-protection-sociale.pdf
54Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 novembre 2021
55https://theconversation.com/au-senegal-quelle-couverture-de-sante-des-personnes-agees-souffrant-de-diabete-et-dhypertension-174180
56https://www.seneplus.com/sante/un-slogan-purement-politique
57https://mail.google.com/mail/u/0/#inbox/FMfcgzGmtrKBgvRFdhLwRzBwrJVBdmpg
58Communiqué du Conseil des ministres du 29 septembre 2021
59ODD1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim
36
-- veiller à la mise à jour périodique du Registre national unique (RNU) aux fins d’une
meilleure cartographie de la pauvreté et de la vulnérabilité et permettre aux ayants-
droits d’accéder de façon équitable et transparente à des programmes de filets sociaux ;
-- renforcer les programmes de filets sociaux (couverture maladie universelle (CMU), bourses
de sécurité familiale, carte d’égalité des chances, etc.) destinés à améliorer la protection
sociale et lutter contre la pauvreté ;
-- poursuivre les efforts déployés par le Gouvernement pour retirer les enfants de la rue ; et
Dans ce cadre, il faut rappeler et magnifier la tenue de la Troisième Conférence sur la Protection
sociale, tenue les 25 et 26 novembre 2021, autour du thème : « La protection sociale pour tous :
agir vite pour réduire les déficits de travail décent et réussir la transition de l’économie informelle
vers l’économie formelle ».
Cette troisième édition avait pour principal objectif, de définir une feuille de route consensuelle
pour un programme national de réformes du système de protection sociale.
Les principales décisions, orientations et recommandations sont relatives à : (i) une hausse de
10%, d’ici fin décembre 2021, des pensions de retraite ; (ii) l’examen des modalités de relèvement
progressif des cotisations de retraite et d’enrôlement des agriculteurs, éleveurs, pécheurs, artisans
et autres acteurs du secteur informel ; (iii) le recours incitatif à la retraite complémentaire et (iv)
l’accélération du processus de consolidation des régimes et structures de gestion des retraites
(FNR, IPRES, CSS).60
Selon le Rapport-final-EHCVM-2021, 78,7% des ménages sénégalais ont accès à une source d’eau
potable.
Ainsi, l’objectif d’accès universel et équitable à l’eau potable en 2030 est bien à portée de main
et sera sûrement atteint grâce aux nombreux investissements réalisés, notamment en 2021 dont
le plus important est la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3),
mise en service, en juillet 2021. Cette réalisation majeure a permis de résorber le déficit en eau
des régions de Dakar et de Thiès ainsi que d’autres localités.
37
L’usine de dessalement d’eau de mer des Mamelles en cours de réalisation, viendra renforcer
l’approvisionnement en eau potable de la Région de Dakar qui dépend en grande partie du Lac
de Guiers.
S’agissant du milieu rural, beaucoup d’investissements ont été réalisés au travers notamment du
PUDC et d’autres projets et programmes logés au Ministère chargé de l’Hydraulique, comme le
Projet Eau et Assainissement en Milieu Rural (PEAMIR), le Projet Accès durable à l’Eau Potable et
à l’Assainissement (PADEPA), le Projet Eau potable et Assainissement en Milieu urbain (PEAMU),
etc.
Peuvent être cités parmi ces projets en cours d’exécution : i) le Projet d’Assainissement de dix
Villes (Kaolack, Touba, Tivaouane, Louga, Saint-Louis, Matam, Tambacounda, Pikine Rufisque
et Dakar), ii) le Projet d’Assainissement autonome dans la Région de Dakar (PAAD), iii) le Volet
Assainissement du Projet Eau et Assainissement en Milieu Urbain (PEAMU), iv) le Projet de
Dépollution de la Baie de Hann, etc.
À ces projets et programmes s’ajoutent des travaux d’assainissement engagés par l’ONAS,
l’AGEROUTE, l’ADM, et d’autres agences dans différentes localités (Dakar, Saint-Louis, Touba,
Kaffrine, Ziguinchor, Tambacounda, Kaolack, Bambey, etc.).
En outre, l’Avis n° 2021-02 du CESE évoqué dans la deuxième partie du présent rapport, au titre
du thème « inondations et assainissement » traité lors de la première session ordinaire de l’année
2021, présente un diagnostic approfondi du secteur et préconise de pertinentes recommandations.
Par ailleurs, il convient de signaler que le 9ème Forum mondial de l’Eau également dénommée «
Forum Dakar 2021 » initialement prévu en 2021, se tiendra du 21 au 26 mars 2022 à Diamniadio
sous le thème « la sécurité de l’eau pour la paix et le développement ». Les 4 priorités ciblées
pour ce forum sont : i) Sécurité de l’eau et de l’assainissement, ii) Coopération, iii) Eau pour le
développement rural et iv) Outils et moyens.
38
-- les dysfonctionnements résultant de la délégation de la gestion de l’hydraulique rurale à
des opérateurs privés, régulièrement décriés par les populations ; et
Certains secteurs ont connu, au courant de l’année 2021 quelques difficultés exacerbées par la
crise sanitaire et économique.
En effet, plusieurs grèves à répétition ont été relevées dans certains secteurs de la vie économique
et sociale, dont les saillantes concernent principalement :
-- les grèves du Cadre unitaire des Syndicats de Transports routiers du Sénégal (CUSTRS) dont
les principaux points de revendication se rapportent au contrôle et tracasseries excessifs
au niveau des corridors, à la concurrence déloyale, le non respect de certains points
d’accords signés avec le Gouvernement, etc. À la suite de leur grève de 72 heures, du 1er
au 03 décembre 2021, le mot d’ordre a été levé suite à un accord avec le Gouvernement.
En plus des remous notés dans les sous-secteurs de la boulangerie, du transport et des
hydrocarbures d’autres grèves avaient paralysé ceux de la santé, l’enseignement supérieur, de
l’Éducation nationale, avec notamment la reprise des cycles de débrayages, de grèves et de
boycott de toutes les évaluations.
Des mesures hardies devraient être prises pour pallier durablement ces grèves récurrentes,
notamment celles concernant le secteur de l’Enseignement, en raison de leurs répercussions sur
le système éducatif (diminution du quantum horaire, baisse drastique du taux de réussite aux
examens et concours, chevauchement des années académiques, etc.). Ces mesures pourraient
concerner :
-- la mise en place d’un dispositif permanent de monitoring systématique des accords signés
le 30 avril 2018 ;
-- la création d’une plateforme de dialogue social permanent avec les partenaires sociaux,
afin de prévenir les crises dans le secteur de l’éducation ;
-- etc.
Par ailleurs, il convient de saluer les initiatives du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS) destinées
à faciliter, entre autres, le rapprochement entre le Gouvernement et les partenaires sociaux et
promouvoir un climat social apaisé. Parmi celles-ci, on peut relever :
39
-- les activités de médiation engagées pour dénouer certaines grèves, notamment celle des
boulangers, des transporteurs, etc. ;
-- l’installation des comités de dialogue social dans les universités (Thiès, Ziguinchor, etc.) ;
Ainsi, sous la conduite du Haut Conseil du social, les recommandations suivantes peuvent être
formulées :
-- tenir des assises sur le passif social pour faire le point sur les accords, dans le secteur
de la santé et l’éducation, le respect des droits des travailleurs, la prise en charge des
violations par rapport au droit des travailleurs, … ; et
-- s’entendre sur un échéancier pour la prise en charge de l’ensemble des problèmes qui
préoccupent les travailleurs, y compris la question majeure du système de rémunération.
En plus de ces recommandations et dans le but d’instaurer un climat de confiance mutuelle, une
attention particulière doit être également accordée :
-- au suivi et à la mise en œuvre effective des accords signés avec les syndicats et leurs
regroupements ;
Par ailleurs, avec l’arrivée de SEN’EAU comme nouveau fermier, la hausse des factures d’eau
constatée par certains usagers a été un fait marquant de l’année 2021. Le ministre en charge du
secteur a annoncé, lors du vote du budget de son département, que la Société nationale des Eaux
du Sénégal (SONES) a recruté un cabinet d’audit pour élucider ce grief récurrent.
La cherté du loyer constitue également un fait saillant pour l’année 2021. En effet, il a été observé
que la Loi n°2014-03 du 22 janvier 2014 tarde à produire les effets escomptés, notamment en
termes de régulation du prix du loyer. Cette question a déjà fait l’objet de plusieurs rencontres
entre le gouvernement et diverses associations (consuméristes, bailleurs, locataires, etc.) qui ont
débouché sur des propositions (réduction de la caution, application effective des dispositions de
la loi, etc.) qu’il convient de formaliser en vue de diligenter leur opérationnalisation.
La fin de l’année 2021 a coïncidé avec des remous au niveau de certaines entreprises du secteur
parapublic comme La Poste, la Société africaine de Raffinage (SAR), la Société d’Aménagement
de la petite Côte (SAPCO), etc. Compte tenu de leur importance dans l’économie nationale, il sied,
pour le Gouvernement, de s’atteler à leur trouver une solution durable.
61http://www.faapa.info/en/2021/12/06/thies-le-haut-conseil-du-dialogue-social-lance-une-caravane-de-formation-des-partenaires-sociaux/
40
L’annonce faite à l’Assemblée nationale, le 12 décembre 2021, par le Ministre des Finances et du
Budget de débourser, en 2022, un montant de 4 milliards pour indemniser 223 ex-agents d’Air
Afrique, est à saluer.
Toutefois, l’Etat devrait également consentir des efforts en direction d’autres ex-travailleurs
d’entreprises liquidées ou en liquidation qui ont eu à saisir le CESE pour le règlement définitif
de leurs droits. Il s’agit notamment de la société HAMO, de l’Entreprise générale du Cap-Vert
(EGCAP), de la SOTRAC, de la SIAS, de AMA-Sénégal, etc.
3.7. Emploi
Selon les statistiques fournies par l’ANSD au premier trimestre 2021, le nombre moyen d’employés
salariés dans le secteur moderne hors administration publique est évalué à 340 105 contre 315
893 un an plus tôt, soit une hausse de 7,7%62 .
Ces chiffres auraient pu être beaucoup plus importants n’eût été l’impact négatif de la Covid-19
qui a été bien ressenti sur le marché de l’emploi, malgré les efforts déployés par le Gouvernement,
notamment dans le cadre du PRES et d’autres initiatives fortes comme le Programme d’Urgence
pour l’Emploi et l’Insertion des Jeunes « Xëyu ndaw ñi ».
Ce programme s’articule autour des cinq piliers suivants : i) Recrutement spécial, ii) Projets
publics d’intérêt communautaire, iii) Projets d’investissement public à haute intensité de main-
d’œuvre (PIP-HIMO), iv) Mesures de soutien à l’initiative privée et v) Réformes.
Au total, les piliers concernant le recrutement spécial, le programme public d’intérêt communautaire
et la convention Etat-Employeurs, vont générer 65 000 emplois. Pour les autres emplois non
permanents, les bénéficiaires auront un accompagnement (formation, encadrement, etc.) en vue
de leur autonomisation63.
De même, le volet PIP-HIMO permettra de générer environ 1 040 000 emplois directs et indirects,
et auto-emplois par la mise en œuvre :
-- et d’autre part, de programmes comme ceux relatifs aux 100 000 logements, à la Plateforme
industrielle de Diamniadio (PID2), au Programme d’Incubation et de Promotion des PME/
PMI, etc.
62ANSD - Note d’analyse T1 2021 / Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH)
63https://economie.gouv.sn/sites/default/files/2021-07/Brochure%20Xeyu%20Ndaw%20Gni-version-finale_compressed.pdf
41
Ainsi, pour le secteur de l’Éducation, le recrutement des 5000 enseignants est déjà effectif.
Ainsi, au mois d’octobre 2021, le MEDD a, sur un quota de 10 000, déjà signé plus de 6 500
contrats de travail sur l’ensemble des 46 départements du Sénégal. Les jeunes recrutés sont
répartis entre la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols (DEFCCS),
l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la grande Muraille verte (ASERGMV), la Direction
des Parcs nationaux (DAP), la Direction des Aires marines communautaires protégées (DAMCP),
etc.
Dans le même sillage, le processus devant aboutir au recrutement, au titre dudit programme, de 12
000 jeunes devant être affectés au MULHP, a été lancé. Ces jeunes interviendront principalement
dans des activités de promotion de l’économie circulaire des déchets (nettoiement, traitement,
recyclage, valorisation, etc.).
Eu égard à l’urgence qui s’attache à la mise en œuvre de solutions aptes à promouvoir l’insertion
socio-économique des jeunes, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a eu,
lors de ses deux sessions ordinaires de l’année 2021, à traiter de la problématique de l’emploi, au
travers des thèmes respectifs « Émigration et Emplois de Jeunes » et « Révolution numérique et
Employabilité des Jeunes ».
La deuxième partie du présent rapport relative aux « travaux des sessions de l’année 2021 »,
donne plus de détails sur les diagnostics et recommandations formulés par le CESE dans les avis
n° 2021-01 et n° 2021-04.
3.8. Culture
L’année 2021 a continué à enregistrer les impacts négatifs de la Covid-19 sur le secteur culturel,
qui pourtant, paradoxalement, a contribué de manière particulièrement remarquable à la
sensibilisation de masse sur la pandémie.
Au Sénégal, la capacité de résilience face à la Covid-19 s’est manifestée par les actions de
résistance imaginative des acteurs et les importantes mesures déployées par le Gouvernement,
parmi lesquelles on peut citer :
-- la mise à disposition d’une aide financière d’un montant total 5,5 milliards F CFA, compte
non tenu des contributions financières du Ministère de la Culture et de la Communication
au profit de plusieurs entreprises culturelles et de près de 25.000 personnes évoluant
dans le secteur ;
42
-- l’invite du Président de la République aux ministres en charge de la culture et des
finances, lors du Conseil des ministres du 12 mai 2021, à examiner « dans les meilleurs
délais, les modalités de révision de la fiscalité sur les entreprises et activités culturelles » ;
-- etc.
Par ailleurs, l’outil numérique a été utilisé de manière inhabituelle pour déployer certaines
activités: concerts live virtuels, cours de danse payants en ligne, formation diverses à distance à
titre onéreux ou gratuit, vente d’œuvres d’arts visuels ou de leurs reproductions en ligne, diffusion
d’œuvres littéraires et de courtes œuvres audiovisuelles en ligne, etc.
Ces activités ont permis aux acteurs culturels de saisir les opportunités offertes par le numérique
et l’internet mais aussi de réfléchir sur les nouveaux modèles économiques issus de la révolution
numérique. Ils ont mieux compris que dans le secteur culturel aussi, une question cruciale se
pose: subir le numérique ou être des acteurs actifs de celui-ci, une force de proposition de
contenus. C’est une question de souveraineté.
En 2021, les principaux faits saillants et résultats significatifs notés dans le sous-secteur de la
culture sont indiqués ci-après :
-- le Prix Goncourt 2021 décerné à M. Mohamed Mbougar Sarr pour son livre « La plus
secrète mémoire des hommes » ;
-- revoir le contenu de certaines émissions et films, en tenant compte de nos valeurs socio-
culturelles et de la nécessaire préservation de l’image de nos Institutions ;
43
-- repenser, du fait de son rôle de vitrine du Sénégal, l’organisation du concours « miss
Sénégal » qui a soulevé beaucoup de polémiques en 2021 ;
-- etc.
3.9. Sport
Dans le domaine sportif, de bonnes performances ont été enregistrées, en 2021, par nos différentes
équipes nationales aux plans continental et mondial, notamment :
-- renforcer le dispositif de lutte contre les violences notées dans les stades ainsi qu’à
l’arène nationale ; et
44
IV. SITUATION DE LA GOUVERNANCE, PAIX ET SECURITE
En 2021, plusieurs initiatives ont été déployées au Sénégal en matière de gouvernance, dans le
but de renforcer et de rendre plus performants les modalités et les moyens dédiés à la mise en
œuvre des politiques publiques.
Cette commission a déposé son rapport final en août 2021 ; ce qui a permis, malgré quelques
divergences (25 accords sur 27 points) :
Il s’en est suivi l’adoption du Nouveau Code électoral qui comporte les innovations majeures
suivantes :
-- l’élection au suffrage universel direct des maires et des présidents de conseil départemental;
Pour rappel, le poste de Premier ministre a été supprimé en 2019, à la suite de l’élection
présidentielle.
La crise sanitaire encore persistante, l’agenda international qui sera dominé par la présidence par
le Sénégal de l’Union africaine, sont autant de facteurs militant en faveur du retour de ce poste.
C’est ainsi qu’en procédure d’urgence le projet de loi constitutionnelle y relatif a été voté le 10
décembre 2021 par l’Assemblée nationale.
45
4.1.3. Amélioration de l’environnement des affaires
Les progrès accomplis dans ce cadre ont toujours été mesurés au travers du « Doing business »,
un rapport annuel publié par la Banque mondiale pour « évaluer et classer les pays en fonction
de leurs réglementations et régimes fiscaux favorables aux entreprises ». Mais, ce rapport fut
supprimé en 2021.
Toutefois, comme pour les années précédentes et conformément aux objectifs du PAP2A, le
Gouvernement continue de déployer des initiatives significatives pour améliorer l’environnement
des affaires au Sénégal, surtout dans un contexte marqué par l’exploitation prochaine des
ressources pétrolières et gazières.
Compte tenu de l’impact de la bonne gouvernance dans l’amélioration du climat des affaires,
les initiatives déployées par l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC)
méritent d’être saluées, notamment la mise en place de la Stratégie de Lutte contre la corruption
en cours de vulgarisation. Ce document qui a fait l’objet d’un forum de partage présidé par le Chef
de l’Etat, le 17 septembre 2021, est en train d’être vulgarisé.
En l’absence de statistiques fiables, il s’avère difficile de donner des chiffres exacts sur ces
phénomènes. La plupart des données statistiques connues sont fournies par des organisations
internationales.
Rien que pour l’émigration irrégulière vers les Iles Canaries, l’Organisation Internationale pour les
Migrations (OIM) estimait, en août 2021, le nombre de migrants décédés ou disparus dans des
naufrages, à 785 dont 177 femmes et 50 enfants. Ces chiffres ne prennent pas en compte « les
naufrages invisibles, dans lesquels aucun survivant » n’est enregistré64 .
Cette préoccupation, de même que celle afférente à la disponibilité des statistiques ont été,
entre autres, au cœur des recommandations formulées par le Conseil économique, social et
environnemental (CESE) au travers de l’Avis n° 2021-01 sur le thème «Émigration et emploi «
abordé dans la deuxième partie du présent rapport.
64https://www.iom.int/fr/news/des-pertes-humaines-alarmantes-en-route-vers-les-canaries-augmentent-en-2021
46
Compte tenu de la transversalité de la question migratoire et de la nécessité d’harmoniser les
interventions, il peut être également recommandé de mettre en place une structure nationale
chargée d’assurer la gouvernance inclusive de la migration.
Ces dernières années, la sous-région ouest africaine est confrontée à divers défis sécuritaires
liés à l’extrémisme violent, au terrorisme, à la recrudescence des coups d’état, aux violences
intercommunautaires, à la percée des forces spéciales, etc. Ce contexte volatile qui prévaut dans
l’espace sahélien, place le Sénégal dans « une ceinture de feu ». Ce qui a amené le Gouvernement
à déployer, en 2021, des initiatives fortes destinées à faire face aux menaces transnationales et
assurer une bonne protection de l’intégrité territoriale du pays. Dans ce cadre on peut citer :
-- la contribution d’un milliard F CFA du Sénégal pour soutenir les urgences du G5 Sahel
dans le cadre de ses actions de promotion de la stabilité et du développement socio-
économique dans la sous-région ;
-- le recrutement massif d’agents de forces de défense et de sécurité qui est en cours pour
renforcer la sécurité intérieure ;
-- etc.
65https://www.aa.com.tr/fr/afrique/g5-sahel-soutien-s%C3%A9n%C3%A9galais-de-18-million-de-dollars/2147889
47
Confirmant son leadership dans la promotion de la paix dans le monde, notre pays a accueilli les
6 et 7 décembre 2021, le 7ème Forum International de Dakar pour la Paix et la Sécurité sur le
thème « Enjeux de stabilité et d’émergence en Afrique dans un monde post-Covid-19 », auquel
ont participé des décideurs africains et internationaux, dont 4 Chefs d’État, des Ministres, des
représentants d’organismes internationaux, d’experts, etc.
Ce forum a été une plateforme de discussions sur les grands défis du continent, notamment la
crise sanitaire, les changements climatiques, la souveraineté sanitaire (recherche scientifique,
production de vaccins, ...), la sécurité des pays africains en proie à l’extrémisme, au terrorisme,
aux menaces émergentes comme les cyberattaques, etc.
De plus, le Sénégal a réformé, en juin 2021, son arsenal juridique en modifiant son Code pénal
et son Code de procédures pénales, par l’adoption de deux lois relatives à la lutte contre le
terrorisme.
Le Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS), l’Institut d’Etudes de Sécurité
(ISS)66 et le think tank Timbuktu Institute67 ont publié, l’année écoulée, des rapports sur les
menaces liées à l’exploitation aurifère dans les régions frontalières de Tambacounda et Kédougou
(recrudescence de la criminalité, expansion des groupes extrémistes violents, etc.). Ces rapports
contiennent des recommandations pertinentes portant sur la nécessité :
-- d’appuyer les initiatives de renforcement des liens d’amitié et d’intégration entre peuples
par le développement activités socioéconomiques et culturelles ;
En raison de la crise sanitaire, l’Audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, pour
l’année judiciaire 2021-2022, n’a pas pu se tenir en 2021. Il aura lieu exceptionnellement le 18
janvier 2022 et portera sur le thème «la Justice et les conflits fonciers : application de la loi sur
le Domaine national ». Il s’agit d’un thème d’actualité et d’une grande pertinence, eu égard à la
récurrence des cas de litiges fonciers ; d’où l’urgence d’accélérer le processus d’adoption de la
réforme foncière.
48
Toutefois, pour un meilleur contrôle des délibérations des Conseils municipaux en matière foncière,
il est important de rappeler la décision prise par le Chef de l’Etat à travers la signature du decret
n° 2020 – 1773, modifiant le decret 72 – 1288 du 16 septembre 2020, relatif aux conditions
d’affectation et de désaffectation des terres du domaine national.
-- etc.
Durant l’année écoulée, plusieurs initiatives ont été développées par le Gouvernement, en rapport
avec ses partenaires techniques et financiers, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de
la Décentralisation.
Ainsi, les mécanismes de transfert financier ont tous enregistré des hausses significatives.
Globalement, le Fonds de Dotation de la Décentralisation (FDD) et le Fonds d’Équipement des
Collectivités territoriales (FECT) ont été dotés, en 2021, d’un montant cumulé de 53,167 milliards
F CFA, contre 48,896 milliards F CFA en 202069 .
En outre, en 2021, au titre de la Contribution économique locale (CEL), le montant alloué aux
collectivités territoriales est de 21,300 milliards F CFA70 .
Des avancées significatives ont été également relevées dans la mise en œuvre de la feuille de
route du Conseil supérieur de la Fonction publique locale (CSFP). En effet, l’ensemble des décrets
d’application de la loi n° 2011-08 du 30 mars 2011 portant statut général des fonctionnaires des
collectivités territoriales, ont été adoptés. Pour opérationnaliser la Fonction publique locale (FPL),
des dispositions diligentes devraient être prises pour :
49
-- engager les collectivités territoriales à implémenter les organigrammes-types en leur sein.
D’importants projets et programmes concernant ce secteur sont en train d’être mis en œuvre
ou en phase de préparation avancée. Ils visent à accompagner les collectivités territoriales dans
l’amélioration de leur gouvernance, le relèvement de leur niveau d’équipement, la promotion de
l’équité territoriale, etc. Parmi les projets phares peuvent être cités :
-- etc.
Aux fins de renforcer l’appui de l’Etat au profit des départements et des communes, et dans un souci
d’équité territoriale, le Gouvernement devra prendre les dispositions nécessaires pour diligenter
la mise en place du « PACASEN-Rural » dédié aux collectivités territoriales non concernées par le
PACASEN et regroupant principalement les ex-communautés rurales.
S’agissant du découpage administratif, le Sénégal s’est également enrichi, en 2021, d’un nouveau
département à la faveur du décret n° 2021-687 du 28 mai 2021 créant, entre autres, le Département
de Keur Massar.
50
Malgré les progrès notés dans ce secteur, beaucoup de limites déjà mises en évidence dans le
cadre de l’évaluation de la première phase d’exécution de l’Acte 3 de la Décentralisation, méritent
d’être prises en charge très rapidement. Elles se rapportent notamment : i) aux incohérences
territoriales, ii) à l’insuffisance de ressources financières aptes à promouvoir le développement
économique local, iii) au retard noté dans la mise en place et l’opérationnalisation des pôles
territoires, etc.
L’étude relative au Fonds de Dotation de la Décentralisation a été validée en octobre 2021. Ainsi,
des dispositions diligentes devront être prises pour accélérer la réforme de ce fonds aux fins d’en
augmenter le volume financier, de définir des critères objectifs et transparents de répartition,
d’atteindre l’indicateur de décaissement du PACASEN y afférent, etc.
De même, les diligences nécessaires devraient être prises par le Gouvernement pour l’effectivité du
versement des sommes collectées au titre des différents fonds issus du secteur minier et destinées
aux collectivités territoriales. En effet, malgré la prise, en 2020, des arrêtés interministériels
y relatifs71, les ressources générées par le Fonds de Péréquation et d’Appui aux Collectivités
locales (FPACL) et le Fonds d’Appui au Développement local (FADL) tardent, à être transférées
aux communes concernées, en dépit des nombreux plaidoyers des organisations faitières des
collectivités territoriales.
Le 03 mars 2021, des manifestations populaires violentes et d’une grande ampleur, caractérisées
par des affrontements avec les forces de défense et de sécurité, des pillages et autres actes de
vandalisme, avaient démarré simultanément dans plusieurs localités.
Intervenues dans le contexte marqué par la Covid-19, elles avaient comme détonateur, l’affaire
dite « de Sweet Beauty ».
Ces manifestations avaient troublé la paix sociale et engendré beaucoup d’impacts négatifs sur
l’économie nationale, eu égard à la perte d’une dizaine de vies humaines, aux nombreux blessés
enregistrés, aux scènes de saccage et de pillage d’importants biens publics et privés, notamment
les services, les commerces (grandes surfaces, centres commerciaux, stations-service, etc.) ...
Des chefs religieux, des leaders de partis politiques de diverses obédiences, des responsables de
syndicats, de la société civile et du secteur privé ainsi que des bonnes volontés avaient lancé des
messages d’apaisement et entrepris des actions de médiation qui, avec l’adresse à la Nation du
Chef de l’Etat, le 8 mars 2021, avaient finalement permis le retour au calme.
Dans l’adresse précitée, le Président de la République, après avoir déploré les manifestations,
avait rappelé le contexte exceptionnel et l’impact des mesures prises dans la lutte contre la
COVID-19. Il avait aussi mis en exergue l’insuffisance « des efforts jusque-là̀ consentis, en matière
de formation, d’emploi et de financement dédiés aux jeunes » ; ceci, malgré les importantes
initiatives déployées par le Gouvernement. Aussi avait-t-il décidé d’alléger le couvre-feu et annoncé
une réorientation budgétaire, dans les meilleurs délais, « pour améliorer de façon substantielle et
urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement
de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel ».
51
C’est ainsi que suite au Conseil Présidentiel du jeudi 22 avril 2021, le Programme d’Urgence pour
l’Emploi et l’Insertion socio-économique des Jeunes « Xëyu ndaw ñi» fut mis en place. Doté d’un
financement de 450 milliards de FCFA au moins, sur trois ans, dont 150 milliards pour l’année
2021, ce programme est en cours de mise en œuvre.
En plus de cet important programme, le Gouvernement devrait adopter des stratégies et engager
d’autres actions à même de prévenir de tels évènements qui sont préjudiciables à cohésion
sociale et au développement économique. Il s’agit principalement :
-- de mettre en place un dispositif permanent de veille et d’alerte pour anticiper sur des
solutions susceptibles de prévenir et gérer des crises similaires ;
¾¾ la mise en place d’un espace d’échanges sur les défis majeurs, regroupant le CESE,
l’Assemblée nationale, le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT), le Haut
Conseil du Dialogue social (HCDS) et le Gouvernement.
Tenant compte des multiples enjeux liés à l’exploitation durable des énormes potentialités que
recèle le Sénégal, il a été d’une part, mis en place, en 2016, le Comité d’Orientation stratégique
du Pétrole et du Gaz (COS-Pétro-Gaz) et d’autre part, adopté la Loi n° 2019-04 du 1er février
2019 relative au contenu local dans le secteur des hydrocarbures.
D’autres initiatives entrant en droite ligne des objectifs précités, ont été, par la suite, mises en
œuvre, en dépit des contraintes liées à la Covid-19 qui a lourdement pesé sur les perspectives
jusqu’à entrainer une reprogrammation du démarrage de la production pétrolière et gazière en
202372 .
Elles visent toutes à conforter la démarche de transparence optimale adoptée par le Chef de l’Etat
dans la gouvernance des ressources extractives.
52
Pour mettre en exergue les progrès accomplis à cet effet, il convient de se référer au rapport 2021
de Natural Resource Governance Institute (NRGI) dont l’Indice de Gouvernance des Ressources
naturelles (Resource Governance Index (RGI)) 2021 classe le Sénégal parmi les pays ayant la
qualité de gouvernance des ressources naturelles jugée satisfaisante, avec des scores de 75 sur
100 pour le secteur minier, de 81 sur 100 pour le secteur des hydrocarbures73 .
Aussi, l’évaluation finale, en 2021, des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Norme
ITIE 2019 met en exergue le score de 93/100 obtenu par le Sénégal74 ; ce qui atteste également
que notre pays est « un modèle de gouvernance confirmée en matière de gestion des ressources
extractives ».
Cette appréciation positive sur la gouvernance du secteur est confirmée dans le Rapport d’activités
annuel 2020 du Comité national ITIE publié en décembre 2021. De l’exploitation de ce rapport, il
ressort que le secteur extractif a permis de créer 9400 emplois et générer 165,2 milliards F CFA
correspondant à 3,39 % du PIB et 5,66% des recettes budgétaires75 .
Dans la même veine, le projet de loi relatif à la répartition et à l’encadrement de la gestion des
recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, est adopté le 29 décembre 2021 par le Conseil
des ministres. Préalablement à son adoption, ce texte de loi avait fait l’objet d’un large partage
lors d’un Conseil présidentiel élargi tenu le 21 décembre 2021. À noter que ce projet de loi se
fonde sur les quatre (04) principes suivants :
-- budgétisation intégrale des recettes fiscales et non fiscales tirées de l’exploitation des
hydrocarbures ;
-- interdiction de toute cession anticipée des ressources d’hydrocarbures et/ou toute sûreté
anticipée sur ces ressources ;
-- création d’un fonds de stabilisation pour se prémunir des risques de volatilité des recettes
d’hydrocarbures ; et
-- création d’un fonds intergénérationnel destiné à tenir disponible, pour les générations
futures, une épargne constituée à partir des recettes tirées de l’exploitation de
hydrocarbures et rentabilisée à travers des placements.
Il peut être également suggéré de prendre en charge dans ledit projet de loi, la nécessité de
consacrer une partie des revenus précités au développement des énergies alternatives. L’application
de cette recommandation permettra de conforter la transition énergétique dans laquelle notre
pays s’est engagé.
Pour une bonne opérationnalisation, à terme, de ladite loi, il conviendrait de tenir compte des
recommandations ci-après :
73https://itie.sn/2021/08/13/indice-de-gouvernance-des-ressources-naturelles-rgi-2021-le-senegal-obtient-une-mention-bien/
74https://itie.sn/2021/10/20/validation-2021-le-senegal-obtient-un-score-tres-eleve-dans-la-mise-en-oeuvre-de-la-norme-itie-2019/
75https://itie.sn/wp-content/uploads/2021/06/Rapport-de-suivi-des-activites-2020-CN-ITIE-SENEGAL.pdf
53
-- renforcer les capacités du Ministère de l’Environnement et du Développement durable,
notamment en termes de ressources humaines, financières et techniques pour, entre
autres, mieux assurer le suivi des plans de gestion environnementale et sociale et autres
recommandations contenues dans les études d’impact environnemental et social ;
De plus, lancé le mardi 18 mai 2021, le système du cadastre pétrolier du Sénégal renforce le
dispositif de transparence, car il est « conçu pour devenir une vitrine nationale et internationale
du secteur des hydrocarbures76 ».
Spécifiquement au sous-secteur des mines, des dispositions idoines devraient être pour mieux
encadrer l’orpaillage traditionnel. En effet, si cette activité permet aux populations d’avoir des
revenus conséquents, elle génère également, en plus de l’insécurité qu’elle induit, des nuisances
considérables sur l’environnent et la santé du fait de l’usage de produits toxiques comme le
mercure.
76https://www.energie.gouv.sn/lancement-de-la-plateforme-du-cadastre-petrolier/
54
V. SITUATION AU PLAN ENVIRONNEMENTAL
De nos jours, les changements climatiques, eu égard à leurs graves conséquences aux plans
économique, social et environnemental, constituent une préoccupation majeure pour tous les
pays et plus particulièrement le Sénégal, au regard, entre autres, de sa position sur le littoral
atlantique qui accentue sa vulnérabilité.
Dans la même veine, en décembre 2021, les orientations stratégiques du programme PSE Vert
ont été validées et la Lettre de politique sectorielle de l’environnement et du développement
durable 2021-2025 (LPSEDD) a été adoptée le 20 décembre 2021. La LPSEDD est articulée
autour des 4 programmes suivants : i) lutte contre la déforestation et la dégradation des terres,
ii) conservation de la biodiversité, gestion des aires protégées et des zones humides, iii) lutte
contre les pollutions, nuisances et effets néfastes des changements climatiques et iv) pilotage,
coordination et gestion administrative.
Dans ce cadre, il est à noter la reprise des opérations de désencombrement de la voie publique,
ainsi que l’organisation régulière de la Journée nationale de nettoiement, conformément aux
directives du Chef de l’Etat, lors du Conseil des ministres du 20 octobre 2021, réitérant la priorité
qu’il accorde à la propreté dans toutes les collectivités territoriales du pays.
Initiées en janvier 2020 pour débarrasser les quartiers des déchets, les journées nationales de
nettoiement ont été, par la suite, suspendues avec l’apparition de la Covid-19 au Sénégal, en
mars 2020.
55
L’autre initiative qui a marqué la situation environnementale durant l’année 2021, c’est le
lancement, le 24 juin 2021, à Mbeubeuss, dans la Commune de Malika, du Projet de Promotion de
la Gestion intégrée et de l’Économie des Déchets solides au Sénégal (PROMOGED). Ce projet peut
être considéré comme l’un des instruments stratégiques d’opérationnalisation du « Programme
Sénégal zéro déchet », dont la finalité est de favoriser de meilleures conditions de vie pour les
populations sénégalaises, dans un environnement assaini et accueillant.
En effet, le PROMOGED, placé sous la tutelle du MULHP, couvre 138 communes réparties entre
les régions de Dakar, Thiès, Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Saint-Louis et Matam77 . Il s’agit d’un
programme innovant de modernisation de la gestion des déchets qui vise, entre autres, la
réalisation de 150 infrastructures de traitement et la création de 3 000 emplois directs.78
Le projet est financé à hauteur de 206 milliards de F CFA répartis entre la Banque Mondiale, la
Banque Européenne d’Investissement, l’Agence espagnole de Coopération internationale pour le
Développement et l’Agence française de Développement (AFD). Son exécution devrait s’étaler
sur la période 2021-2026, et permettre la promotion d’une industrie de valorisation de déchets
solides, la requalification de la décharge de Mbeubeuss, etc. Globalement, le PROMOGED qui,
par ailleurs, entre dans le cadre de la deuxième phase du Programme national de Gestion des
Déchets (PNGD), va contribuer à améliorer le cadre de vie de 758 114 ménages équivalant à
environ 6 millions de personnes 79.
Les initiatives déployées par le MULHP pour davantage impliquer les forces vives dans l’amélioration
du cadre de vie des populations, méritent d’être encouragées et amplifiées. Parmi celles-ci, peuvent
être citées la signature d’un accord de partenariat avec l’Organisme national de Coordination
des Activités de Vacances (ONCAV), d’une part, et la mise en place du Trophée « Sénégal zéro
déchet», d’autre part.
En effet, l’accord susmentionné vise à accompagner le MULHP dans ses activités de promotion
d’un meilleur cadre de vie, notamment en termes de surveillance des sites libérés, d’aménagement
d’espaces verts, …
Tel qu’évoqué par leurs signataires, ce partenariat permettra, à terme, de faire en sorte que les
« Navétanes » participent également à la protection et la préservation de l’environnement.
Quant au Trophée « Sénégal zéro déchet », il sera doté d’une prime de 20 millions F CFA. Il
contribuera à inciter davantage les populations à s’investir dans l’hygiène et la propreté de leurs
localités, et surtout à promouvoir les bonnes pratiques citoyennes.
Toujours, en matière de gestion des déchets, l’année 2021 a été également marquée par certaines
perturbations dont la grève des concessionnaires du nettoiement qui ont dû suspendre leurs
prestations, du fait d’importants arriérés de paiement. Nonobstant l’arrangement trouvé avec
l’UCG qui avait permis la reprise de leurs activités, la récurrence de telles perturbations montre la
vulnérabilité du dispositif en place, et l’urgence à trouver une solution durable.
77https://urbanisme.sec.gouv.sn/actualites/lancement-du-promoged-par-le-pr%C3%A9sident-macky-sall
78RAC 2021
79Ibidem
56
5.2. Préservation des zones côtières
Avec ses 700 km de côte qui s’étend de Saint-Louis au Cap Skirring, le Sénégal subit de plein fouet
les effets du changement climatique qui se manifestent, entre autres, par l’avancée de la mer
avec ses conséquences désastreuses aux plans social, économique et environnemental.
C’est tenant compte des défis majeurs qui s’y attachent que le Conseil économique, social et
environnemental (CESE) a eu, lors de sa deuxième session de l’année 202180 , à connaitre de
cette problématique, à la suite d’une saisine présidentielle.
La deuxième partie du présent rapport relative aux « travaux des sessions de l’année 2021 »
donne plus de détails sur la problématique de la préservation du littoral sénégalais y compris les
recommandations formulées par le CESE.
Ces dernières décennies, le Sénégal est confronté à des inondations récurrentes qui occasionnent
d’importants dégâts sur les infrastructures publiques et privées, ainsi que des pertes économiques
considérables.
Pour pallier durablement ce fléau qui résulte principalement de l’urbanisation rapide et de l’expansion
des villes et de l’insuffisance des systèmes de gestion des eaux pluviales, le Gouvernement a mis
en place le Plan décennal de lutte contre les Inondations (PDLCI), à partir de 2012, au lendemain
de la deuxième alternance politique intervenue au Sénégal.
Ce plan d’un montant prévisionnel de 766 988 450 362 F CFA81 comporte beaucoup d’initiatives
gouvernementales, consistant en :
En 2020, à la suite des graves inondations qu’avaient subi beaucoup de localités, avec comme
principal épicentre la zone de Keur Massar, une Mission d’information parlementaire a été lancée aux
fins d’évaluer la mise en œuvre du PDLCI. Le rapport qui en est issu a été adopté par l’Assemblée
nationale, le 28 juin 2021, en présence des Ministres de l’Eau et de l’Assainissement, de l’Intérieur,
du Développement Communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, de l’Urbanisme, du Logement
et de l’Hygiène publique, des Infrastructures, des Transports terrestres et du Développement, des
Finances et du Budget, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires.
Il ressort de ce rapport que le PDLCI était exécuté à hauteur de 511 231 298 456 F CFA comprenant
pour l’essentiel des projets réalisés par différentes agences et directions nationales comme82 :
80Avis sur le « Thème Erosion côtière » - Deuxième session ordinaire 2021 du CESE
81https://www.onas.sn/actualites/articles-de-presse/programme-decennal-de-lutte-contre-les-inondations-les-recommandations
82https://www.onas.sn/actualites/articles-de-presse/programme-decennal-de-lutte-contre-les-inondations-les-recommandations
57
-- l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) au travers de la construction
d’infrastructures d’assainissement dans l’agglomération dakaroise et dans beaucoup
d’autres localités (Kaffrine, Bambey, Nioro-du-Rip, Touba, etc.) et l’élaboration de plans
directeurs de drainage et d’assainissement dans les grandes villes, notamment les chefs-
lieux de département ;
-- l’Agence pour la Promotion des Investissements et grands Travaux (APIX) qui est
intervenue principalement dans le cadre du projet Pikine irrégulier sud (PIS 1) comprenant
la réalisation d’infrastructures et le relogement de populations impactées par l’autoroute-
à-péage, dans une zone aménagée à Keur Massar.
La mise en œuvre du PDLCI se poursuit encore au travers des réalisations projetées par l’ONAS
dans le cadre de sa mission statutaire, et d’autres projets majeurs comme la Deuxième Phase du
PROGEP et le PIS 2.
Au titre de la lutte contre les inondations, il convient aussi de rappeler que le CESE, lors de sa
première session de l’année 2021, a eu à traiter du thème « Inondations et Assainissement ».
Lors de la 4ème Edition du « One Planet Summit » tenue en janvier 2021, à Paris, et consacrée à
la protection de la biodiversité, les partenaires de l’Initiative « accélérateur de la Grande Muraille
verte » (GGW Accelerator), se sont engagés à mobiliser 14,3 milliards de dollars US en faveur
des 11 pays concernés, d’ici 2025. L’objectif est de redonner un nouvel élan à cette ambitieuse
initiative africaine visant à verdir le Sahel, surtout au moment où le Projet de la Grande Muraille
verte (GMV) connait un rythme d’avancement lent au regard de ses objectifs.
Pour infléchir cette tendance, l’ASRGMV envisage, entre autres initiatives, de signer avec les
17 communes polarisées par le projet, des contrats plans territoriaux (CPT) ; ce qui constitue
un jalon important dans la territorialisation des politiques publiques. Ainsi, grâce à ces CTP, les
populations à la base pourront massivement participer à sa réalisation, eu égard aux opportunités
qu’offre ce projet, notamment en termes d’activités génératrices de revenus.
Dans ce cadre, une attention toute particulière doit être accordée à l’étude initiée par le Réseau
des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement (REPES), qui a mis en exergue un
besoin de financements complémentaires estimés respectivement à 1,3 et 3 milliards de F CFA en
2022 et 202384 . Outre le plaidoyer des parlementaires, l’autre intérêt réside dans l’appel lancé
au secteur privé national pour accompagner ce projet qui est un véritable levier économique, en
plus de ses impacts dans l’amélioration de notre cadre de vie et la préservation de la biodiversité.
58
Une des préoccupations les plus récurrentes, par rapport à la biodiversité, concerne également
les feux de brousse et la coupe illicite de bois en raison de leurs conséquences particulièrement
néfastes. Le phénomène de coupe illicite de bois subsiste encore dans certaines parties du pays,
notamment en Casamance, même si des initiatives sont menées pour contrer cette pratique et
que des moyens sont déployés à l’intérieur du pays, à travers les brigades mixtes, afin d’éradiquer
ce phénomène susceptible de mettre en péril les forêts sénégalaises.
Quelques semaines après la parution de ce rapport, s’est tenue, en novembre 2021, à Glasgow
(Ecosse), la 26ème Conférence des Parties (COP 26) à la Convention cadre des Nations-Unies sur
le Changement climatique. Le document final de cette rencontre, connu sous le nom de « Pacte
de Glasgow pour le climat » appelle les États membres à relever leurs engagements de réductions
plus régulièrement que prévu dans l’accord de Paris85 , et ce dès 2022 et préconise également la
réduction progressive des énergies fossiles.
Il sied de rappeler que lors de la COP 26, la délégation sénégalaise a négocié dans un cadre
continental. Elle a, à ce titre, plaidé pour un financement conséquent à accorder aux pays africains
fortement affectés par les conséquences du dérèglement climatique. Ce plaidoyer procède du fait
que les pays développés n’avaient pas respecté leur promesse consistant à porter, à partir de 2020,
leur aide climat aux pays en développement, à 100 milliards de dollars par an, conformément à
l’Accord de Paris de 2015.
Au total, les principales actions susceptibles d’être suggérées, après la conférence de Glasgow,
concernent :
-- développer une stratégie commune à tous les pays (notamment africains) dont l’émergence
repose en grande partie sur l’exploitation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon,
etc.), pour faire face à la décision de réduire les financements dédiés au développement
de ce type de ressources ;
85L’objectif principal de l’Accord de Paris est de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2° C au cours de
ce siècle et de mener des efforts visant à limiter encore plus l’augmentation de la température, soit à 1,5° C au-dessus des niveaux préindustriels
86Discours du Chef de l’Etat /Conférence du FOCAC (29 novembre 2021)
59
-- mettre en place, à l’échelle du continent, un dispositif adéquat pour « assurer une
transition énergétique juste et équitable, selon le principe de la responsabilité communes,
mais différenciée »87 ;
-- renforcer, dans tous les secteurs (bâtiments, transports, etc.) les initiatives en matière
de promotion de l’efficacité énergétique dans le but de réduire l’empreinte carbone et
dépendance énergétique ;
-- etc.
En vue d’une prise en charge plus efficiente des défis environnementaux, il conviendrait également:
-- de veiller à la mise en œuvre effective des directives du Chef de l’Etat, notamment celles
se rapportant à l’application des textes législatifs et réglementaires (Code forestier, etc.) ;
-- de sensibiliser davantage les citoyens sur la nécessité i) de respecter les dispositions des
lois et règlements en matière de gestion environnementale y compris celles concernant
l’usage des sacs plastiques ;
-- rendre plus visibles les effets et impacts des programmes de l’Etat en matière de
reforestation et de protection de l’environnement ; et
Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie nationale de réduction de l’empreinte
carbone, le Sénégal a opté pour le mix énergétique consistant à recourir davantage aux sources
alternatives d’énergie comme le solaire, l’éolienne, etc. C’est dans ce cadre, qu’il a été noté, en
2021, le renforcement des capacités de production d’énergies renouvelables, avec la mise en
service des centrales solaires à Kael (25 MW) et Kahone (35 MW).
87Extrait du discours du Président de la République / 7ème Edition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique (6 décembre 2021)
60
VI. RECOMMANDATIONS GENERALES
Les principales recommandations formulées sur la base de ce qui précède, sont consignées dans
le tableau ci-dessous :
61
-- Poursuivre tout en l’intensifiant l’appui en équipements au profit des
acteurs de la pêche artisanale, avec un focus sur le renouvellement des
pirogues par des embarcations en fibre de verre ;
62
-- Veiller à l’application des lois n° 2021-31 et n° 2021-32 concernant
respectivement le Code de l’électricité et la régulation des secteurs de
l’électricité et de l’énergie ;
-- Poursuivre les investissements visant le développement de
l’électrification rurale et des énergies renouvelables, en adéquation
avec la stratégie du mix-énergétique ;
63
SECTEURS SOCIAUX
-- Renforcer la communication et la sensibilisation sur le respect des
mesures barrières contre la Covid-19 ;
64
-- Généraliser le port obligatoire de blouses, du préscolaire au lycée ;
65
Situation sociale
-- Consolider les acquis obtenus dans le cadre de l’exécution des politiques
de solidarité nationale et d’équité sociale et territoriale en vue de
réduire la pauvreté ;
66
-- Poursuivre et intensifier les efforts déployés pour améliorer la qualité et
l’accès à l’eau potable et à l’assainissement sur l’étendue du territoire
national ;
-- Assurer l’application effective des accords signés avec les syndicats des
diverses corporations (transporteurs, boulangers, etc.) ;
Climat social
-- Diligenter le règlement définitif des droits d’ex-travailleurs d’entreprises
liquidées (HAMO, EGCAP, SOTRAC, SIAS, AMA-Sénégal, etc.) ;
-- Tenir des assises sur le passif social pour faire le point sur les accords,
dans le secteur de la santé et l’éducation, le respect des droits des
travailleurs, la prise en charge des violations par rapport au droit des
travailleurs, … ; et
67
-- Revoir le contenu de certaines émissions et films, en tenant compte
de nos valeurs socio-culturelles et de la nécessaire préservation de
l’image de nos Institutions ;
Sport -- Renforcer le dispositif de lutte contre les violences notées dans les
stades ainsi qu’à l’Arène nationale ;
68
-- recourir aux compétences de la Diaspora sénégalaise afin de mettre
en place un « shadow cabinet » au niveau du Comité d’Orientation
stratégique du Pétrole et du Gaz (COS PETROGAZ), pour, entre autres,
accompagner l’Etat dans les négociations avec ses partenaires ;
69
-- Diligenter l’adoption et la promulgation de la Loi d’orientation sur le
littoral ;
70
-- renforcer, dans tous les secteurs (bâtiments, transports, etc.) les
initiatives en matière de promotion de l’efficacité énergétique dans le
but de réduire l’empreinte carbone et dépendance énergétique ;
71
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
DEUXIÈME PARTIE :
RAPPORT DES TRAVAUX DES SESSIONS DE L’ANNÉE
72
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
SECTION I
PREMIERE SESSION
ORDINAIRE DE L’ANNEE 2021
Thème 1: « Emigration et emploi »
73
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
74
Le caractère complexe et multidimensionnel de la problématique de l’émigration et de la question
majeure de l’emploi des jeunes interpelle l’ensemble des décideurs de la planète, en particulier
ceux des Etats classés dans la catégorie des pays en voie de développement.
Au-delà des acceptions et principes en matière de droits humains sur les deux sujets et les
orientations résultant des Objectifs de Développement Durable (ODD) et de l’Agenda 2063 de
l’Union Africaine, l’émigration et l’emploi demeurent toujours des priorités dans l’agenda des
pouvoirs publics.
Par ailleurs, selon la Cellule en charge de l’emploi au niveau du ministère de la Jeunesse, 64,39%
des Sénégalais candidats à l’émigration irrégulière déclarent comme principal motif, le souhait de
gagner plus d’argent, même si 71% d’entre eux ont déjà une occupation professionnelle.
Ainsi, pour répondre à la saisine de son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la
République du Sénégal, dans la continuité des réflexions engagées depuis 201390, le Conseil
économique, social et environnemental, suite à l’analyse des déterminants du contexte, a établi
un diagnostic exhaustif de la portée et des limites du cadre légal et institutionnel, des politiques,
programmes et projets ainsi que des nouveaux enjeux et défis de l’émigration et de l’emploi des
jeunes avant de formuler des recommandations.
mettre en œuvre ? » ; Avis n° 2016-08 du 14 novembre 2016 sur « quels dispositifs pour l’adéquation formation emplois qualifiés nécessaires au
développement économique du Sénégal ? » et Avis n° 2019-04 sur « la Rénovation de l’apprentissage, promotion de la créativité et du travail
décent au Sénégal : impacts sur le développement de l’auto-emploi des jeunes ».
75
A. Au titre de la gouvernance du cadre légal et réglementaire en matière d’émigration
et d’emploi
ratifiant les instruments juridiques de protection des droits des migrants, notamment, les
Conventions de l’OIT et en les harmonisant avec le droit positif interne ;
renégociant la révision des accords bilatéraux et multilatéraux avec les pays européens
et les autres, pour une meilleure prise en charge de la question de la réciprocité et de
toutes les opportunités d’emplois décents, pouvant profiter aux jeunes et aux femmes,
à ce sujet, la filière canadienne mérite d’être étudiée ;
révisant les textes de loi en vigueur pour un durcissement des peines infligées aux
passeurs arrêtés, aux propriétaires des pirogues et aux trafiquants de visas ;
élaborant une loi qui encadre les activités de placement privé de travailleurs migrants
sénégalais à l’étranger afin de leur garantir une protection dès leur départ du pays et
lutter contre leur exploitation par les trafiquants, les passeurs, les agences de recrutement
et les employeurs sans scrupules ;
l’évaluation des financements injectés dans les politiques d’emploi et de migration pendant
une période déterminée ;
- n°143 sur les migrations dans des conditions abusives et sur la promotion de l’égalité de chances et de traitement
des travailleurs migrants,
- n° 181 sur les agences d’emploi privées,
- n° 118 sur l’égalité de traitement en matière de sécurité sociale afin de renforcer le cadre juridique promouvant une approche fondée sur les
droits humains ;
76
l’élaboration d’une stratégie nationale de l’emploi, en tenant compte du caractère
multisectoriel de la question ;
l’introduction dans les écoles des modules de formation sur les dangers de l’émigration
irrégulière ; et
au développement d’un partenariat avec les universités et les instituts de recherche pour
la réalisation d’études plus approfondies sur la migration et l’emploi des jeunes.
77
au traitement diligent des requêtes en souffrance au niveau des structures
d’accompagnement, formulées par les jeunes sortants des universités, des instituts et
centres de formation professionnelle créés ou agréés par l’Etat ;
l’amélioration des moyens aériens et navals des Forces de Défense et de Sécurité (FDS)
ainsi que des capacités des ressources humaines pour intensifier la surveillance des côtes
sénégalaises et pour un meilleur suivi du dispositif mis en place et le renforcement du
contrôle des pirogues à l’embarcation, à travers l’instauration d’une autorisation préalable
et l’usage de moyens techniques appropriés pour leur géolocalisation ;
92en :
-- demandant aux ministres compétents de procéder à la cartographie nationale de la problématique de l’émigration pour mieux appréhender
les facteurs prédisposant à l’émigration irrégulière, les véritables motivations des candidats à l’émigration, la portée et les limites de toutes
des initiatives de promotion de l’émigration régulière et de lutte contre l’émigration irrégulière, la situation des migrants sénégalais placés
dans les centres d’accueil en Espagne et ailleurs ;
-- établissant une base de données fiables sur la situation des émigrés Sénégalais, en Afrique et dans le monde ;
-- mettant en place une plateforme inclusive, associant l’Etat, le patronat, les syndicats, les collectivités territoriales, la société civile et les
Agences de coopération pour la négociation de contrats de travail et le portage du plaidoyer pour l’obtention de quotas significatifs pour le
travail saisonnier en Europe, au profit des jeunes du Sénégal ;
-- procédant à une large vulgarisation du document sur les créneaux porteurs au profit des migrants de retour ou de ceux qui souhaitent rentrer.
78
Pour la valorisation optimale des opportunités de création d’emplois au profit des
jeunes et des femmes :
6. Recadrer les choix stratégiques des relations partenariales avec le secteur privé uni
pour la promotion de l’emploi des jeunes en :
revoyant les conditions d’accès aux marchés publics et aux contrats PPP en intégrant de
nouveaux paramètres incitatifs à la création d’emplois et la formation des jeunes ;
93
-- prise en charge d’une partie de la rémunération (de 25 à 50% sur une durée limitée moyennant l’engagement de signer un contrat d’une
durée minimum de deux (02) ans par le gouvernement) et l’autre partie par l’employeur et/ou les partenaires techniques et financiers ;
-- révision des charges fiscales pour l’investissement dans tous les secteurs porteurs pourvoyeurs d’emplois massifs;
-- développement de politiques de subvention aux principales PME pourvoyeuses d’emplois (financement conditionné à un pourcentage de
recrutement des jeunes en fonction de la taille de l’entreprise) ;
-- généralisation des subventions pour la création d’entreprise et la facilitation de l’accès équitable aux fonds de garantie afin de permettre
l’accès des jeunes entrepreneurs aux financements bancaires ;
-- réadaptation des stratégies et actions pour le renforcement de l’encadrement des acteurs du secteur informel et la facilitation de la
professionnalisation de leurs activités.
79
reconstituant des données fiables sur le système d’apprentissage ;
travaillant pour faire respecter les dispositions réglementaires liées au contrat d’apprentissage ;
élargissant l’offre de formation professionnelle au profit de tous les jeunes qui sortent du
circuit conventionnel ;
évaluant et en réduisant de façon drastique les contrats spéciaux signés dans les
administrations pour une catégorie de personnes ;
développant des call center au regard des potentialités déjà existantes, et grands
pourvoyeurs d’emplois formels ; à titre d’exemple, au Maroc les Call Center sont les
premiers pourvoyeurs d’emplois (120.000 emplois) et Madagascar s’oriente également
dans cette stratégie de création d’emplois ;
8. Valoriser les potentialités agricoles des zones rurales à travers la protection foncière,
l’aménagement des terres, la construction de forages, la facilitation de l’accès des
jeunes ruraux à la formation, aux équipements et intrants agricoles, la création
de coopératives de production, l’installation de petites unités de transformation
de produits agricoles et le développement d’une chaîne de commercialisation
maitrisée, tout en promouvant le consommer local et ses avantages en matière de
création d’emplois durables ;
80
9. Réajuster au plus vite l’action du Programme des Domaines Agricoles Communautaires
(PRODAC) pour une mise en service rapide et efficace des DAC non encore fonctionnels
(Keur Samba Kane, Keur Momar Sarr, Sangalkam, Boulel, Fafacourou, Niombato, Dodji) pour
qu’ils deviennent de véritables incubateurs d’entreprises et de création d’emplois décents,
vu le temps épuisé depuis la création du Programme en 2014 ;
10. Accélérer la mise en œuvre des réformes et projets inscrits dans le cadre du Plan
Sénégal Emergent (PSE) pour une valorisation optimale des opportunités d’emploi dans
les principales filières du secteur de l’élevage : bétail et viande, lait, aviculture, apiculture,
élevage porcin ;
11. Adopter des mesures exceptionnelles pour accroître les moyens mis à la disposition
de l’ANIDA afin de lui permettre de créer, d’ici à fin 2024, 2.000 à 3.000 fermes ;
12. Sécuriser les emplois au niveau du secteur de la pêche et exploiter son potentiel
en matière de création d’emploi à travers :
l’intensification des actions de lutte contre la pêche illicite pour rendre plus poissonneuses
les eaux sénégalaises et fixer le maximum de jeunes qui s’activent dans le secteur ;
94Les pêcheurs sont très conservateurs et exercent peu d’activités en dehors de la pêche.
81
13. Mettre en place des chambres de l’agriculture pour booster l’emploi des jeunes
dans le secteur ;
établissant une cartographie complète des entreprises : leurs profils, leurs secteurs
d’activités, leur évolution, l’état périodique de leur bilan, les types d’accompagnement
dont elles ont bénéficié, le nombre d’emplois créés et les possibilités d’étendre leurs
activités ;
créant une banque nationale pour le financement des PME et des PMI dont le capital est
entièrement détenu par des nationaux ;
-- limiter sa forte dépendance aux financements extérieurs car, plusde 200% de son
budget vient des partenaires ;
-- formaliser, au moins, plus de 25.000 PME, d’ici la fin 2023 et créer un minimum de
250.000 emplois directs ;
-- améliorer sa stratégie de communication par une approche territoriale appuyée sur les
langues nationales ;
reconsidérant les taux d’intérêt appliqués par le FONGIP pour rendre plus soutenables
les crédits octroyés aux PME, notamment celles dirigées par des jeunes, au niveau des
centres urbains et du monde rural ;
revoyant à la baisse les taux pratiqués par la BCEAO en direction des structures financières
dédiées au financement des PME/PMI nationales des pays de la zone UEMOA ;
établissant des accords avec les banques pour faciliter l’accès à des crédits longs et à des
taux soutenables ;
82
encourageant la diversification des modes de financement, à travers par exemple
l’actionnariat, la valorisation de la profession comptable et de l’apport des sortants de
nos universités pour accroître leur performance ;
15. Créer une structure de liaison, en collaboration avec les chambres de métiers et
les collectivités territoriales avec :
l’établissement d’un contrat de performance bien défini, des objectifs et échéances précis,
pour la valorisation optimale des potentialités du secteur de l’artisanat en matière de
création d’emplois décents, au profit des jeunes et des femmes, l’ancrage institutionnel
de la structure de liaison doit être à un niveau hautement stratégique du fait de la
transversalité du secteur et de la diversité des acteurs. Entre autres responsabilités, la
structure de liaison pourrait avoir comme principales tâches ;
l’aménagement d’espaces dédiés aux artisans dans chaque commune du Sénégal avec des
installations adaptées et la spécialisation en fonction des potentialités et de la disponibilité
de la matière première, au niveau de chaque zone de production ;
83
16. Valoriser et renforcer la capacité des chambres de métiers et accompagner l’Union
nationale des chambres de métiers du Sénégal (UNCMS) pour leur permettre :
de jouer pleinement leur rôle de suivi des programmes de l’Etat et des partenaires au
développement dans le domaine artisanal ;
-- les modalités innovantes pour les accompagner à développer leurs propres activités ;
d’augmentation des quotas des recrues aux concours nationaux (ENA, CFJ, Ecole nationale
des Travailleurs sociaux spécialisés, Douane, Police, ENOA, ENSOA, santé militaires,
infirmiers, sages-femmes, professeurs, Instituteurs, FASTEF, etc.) ;
84
de promotion des emplois verts avec formation aux métiers liés à l’environnement et aux
énergies durables dans le cadre du PSE Vert et du renforcement de la résilience face aux
changements climatiques ;
de dotation d’une subvention de dix (10) milliards de F CFA par an aux ONGs pour le
recrutement, au moins de trois mille (3.000) jeunes, dans divers domaines de compétences.
85
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
86
Dans un contexte international marqué par de nombreux bouversements résultants des impacts
du déréglement climatique, la gestion des questions majeures, comme les inondations et
l’assainissement, constitue un défi constant dans tous les continents.
Au Sénégal, l’enquête ménage sectorielle réalisée par l’ANSD96 révèle qu’en milieu urbain, le taux
d’assainissement s’élève à 67,4% pour les toilettes améliorées non partagées et 24,3% pour
celles partagées. En milieu rural, seules 42,3% des populations ont accès à des installations
sanitaires améliorées et le taux de défécation en plein air est de 29%.
Aujourd’hui, l’ambition de l’Etat du Sénégal, déclinée à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE)
et le Plan d’actions prioritaires, ajusté et accéléré (PAP-2A), est d’atteindre, en 2023, un taux
d’assainissement de 86% en milieu urbain et de 65% en milieu rural.
Toutefois, malgré les avancées très signicatives notées et la volonté politique, de nombreux défis
interpellent encore les pouvoirs publics sénégalais, surtout dans les domaines de la planification,
de la coordination, de la mobilisation du secteur privé national et des ressources, du soutien à
la recherche et à la formation ainsi qu’en matière de sensibilisation et de responsabilisation des
populations.
De ce fait, suite à la saisine de son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République
du Sénégal, outre l’analyse des différents déterminants qui précèdent, le Conseil économique,
social et environnemental a formulé quinze (15) principales recommandations, visant entre autres:
-- le renforcement des capacités des acteurs et des moyens mis à leur disposition ;
95Rapport des travaux de la première session ordinaire du CESE, du 23 février au 09 avril 2021
96Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
87
A. Au titre de l’amélioration de la stratégie de gestion de l’assainissement et des
inondations
1. Renforcer le cadre légal existant et prendre les mesures requises pour l’application
effective des textes de loi en vigueur en :
articulant pour un meilleur suivi les différents codes (eau, assainissement, urbanisme et
environnement) autour des plans locaux de développement et d’investissement ;
veillant au respect :
-- des interdictions d’autorisations de lotir et de construire dans les zones non aedificandi.
88
d’un cadre de coordination et d’harmonisation des interventions à travers la mise en place
d’un pool d’ingénierie sociale impliquant l’ensemble des acteurs (Etat, organisations de la
société civile, organisations communautaires de base ; collectivités territoriales) ;
¾¾ Pour la planification :
la transmission des plans des réseaux actualisés pour permettre aux services en charge de
l’urbanisme de faire les mises à jour ;
capitalisant les projets pilotes pour élaborer et mettre en œuvre un large programme de
restructuration de l’occupation du territoire dans la banlieue dakaroise ;
diligentant la mise en œuvre des projets en cours : (i) Pikine irrégulier Sud (PIS2) pilotés
par AGETIP et APIX, (ii) Phase 2 du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d’adaptation
au changement climatique (PROGEP2), Plan de Gestion des Risques d’Inondation
(PGRI), Plan d’Urbanisme de Détail (PUD) du Pôle urbain de Diamniadio, modélisation
hydrosédimentaire à Saint-Louis et dans le Delta du Fleuve coordonnés par l’ADM, etc ;
prenant les dispositions pour requérir l’avis préalable de l’ONAS sur les grands projets de
l’État, les projets de lotissement et de construction des promoteurs publics et privés.
89
mettant en place de bons systèmes de drainage des eaux pluviales à défaut de l’installation
de réseaux d’assainissement dans les sites de lotissements creux ;
réalisant les réseaux de drainage des eaux pluviales, en même temps que l’assainissement
des eaux usées pour optimiser les investissements et améliorer le rendement hydraulique
des ouvrages ;
élaborant une Politique nationale d’assainissement financée avec des ressources propres
et orientée vers les collectivités territoriales pour la mise en œuvre des programmes
cibles ;
-- la mise en place des réseaux de collecte et de traitement séparés des eaux usées et
pluviales, notamment dans la banlieue dakaroise et les localités comme Diamniadio,
Thiès et Sébikhotane ;
-- la duplication dans toutes les localités situées sur le littoral, du modèle des projets de
protection contre l’avancée de la mer en cours d’exécution à Saly Portudal et à Saint-
Louis ;
-- la prise en compte, pour les localités côtières, des contraintes liées à l’évacuation
des eaux pluviales vers la mer (exutoire), eu égard au risque de reflux, surtout avec
lesvariations de marées d’où la nécessité d’aménager des ouvrages spéciaux de rejet en
mer par des exutoires ;
90
mettant en place, un mécanisme viable et durable de gestion, d’exploitation et d’entretien
des ouvrages et infrastructures d’assainissement, avec l’appui des Partenaires techniques
et financiers (PTF) ;
œuvrant pour une certification des produits issus de l’exploitation des boues de vidange
pour assurer la sécurité des populations et les rassurer ;
la cartographie des zones sensibles et à risque en rapport avec les collectivités territoriales ;
12. Mener une étude approfondie, en partenariat avec les universités et les Instituts
de recherche, sur l’évacuation et la valorisation des eaux pluviales ;
améliorant :
91
-- en amont de la planification, la coopération interministérielle et inter-services ainsi que
la synergie des interventions;
-- une cartographie exhaustive des sites vulnérables aux inondations, impliquant tous les
acteurs : DGPI (Direction de la Gestion et de la Prévention des Inondations), DGPRE
(Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau), ONAS, ANAT
(Agence nationale de l’Aménagement du Territoire, etc. ;
-- une territorialisation des réponses aux inondations sur la base des connaissances disponibles
et des possibilités du milieu ;
14. Mobiliser des ressources importantes pour assurer le financement correct des
différents programmes et projets en matière d’assainissement et de gestion des
eaux pluviales en :
inscrivant dans le budget annuel de l’Etat une ligne de crédit d’au moins un milliard de
F CFA pour réaliser en moyenne vingt (20) Plans Directeurs d’Assainissement (PDA) par
année ;
92
révisant les règles fiscales et financières relatives à l’urbanisme, au service d’une gestion
raisonnée des ressources et de l’espace ;
préparant etsoumettant les requêtes de financement auprès des bailleurs de fonds pour
prendre en charge toutes les régions confrontées aux inondations ;
instaurant une taxe sur les constructions nouvelles ou existantes pour prévenir
l’imperméabilisation des sols.
encourageant les initiatives citoyennes de certains quartiers qui font appel, à leurs frais,
à des entreprises privées pour le nettoyage des principales canalisations de leur localité ;
93
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
SECTION II
DEUXIEME SESSION
ORDINAIRE DE L’ANNEE 2021
Thème 1: « Erosion côtière »
94
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
95
L’érosion côtière est un phénomène complexe dont l’évolution échappe parfois aux prévisions
découlant de la recherche scientifique surtout du fait des inattendues pouvant résulter des impacts
du dérèglement climatique et de l’action de l’homme.
Au Sénégal, la progression de l’érosion côtière est difficile à cerner même si les études disponibles
renseignent que le taux de recul moyen du trait de côte varie entre 1 et 1,30 m/an avec des
risques d’atteindre plus de la moitié du littoral d’ici 2035. Entre 2016 et 2020, l’indice de criticité/
vulnérabilité a globalement évolué de +30% dans la Grande Côte ; la Presqu’île du Cap-Vert, la
Petite Côte, le Delta du Saloum et la Casamance.
Aussi, les principales causes relevées résultent de l’évolution naturelle des écosystèmes et de
l’action de l’homme communément appelée « activités anthropiques »97 . En plus des conséquences
néfastes sur la biodiversité, sur le plan socio-économique, le rapport de la Banque mondiale en
2019 estime le coût des dommages directs de l’érosion côtière au Sénégal en 2017 à 537 millions
F CFA, soit 3.3% du PIB. Les projections indiquent qu’en 2080, les coûts induits par l’érosion
côtière et de la submersion marine pourraient être évalués à 344 milliards F CFA 98.
Pour rappel, il est important de noter que de nombreuses initiatives ont été impulsées par l’Etat
à travers, entre autres, l’adoption de la Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) avec
des mesures d’adaptation pour la ‘’zone côtière’’ et de la Stratégie nationale de Gestion Intégrée
des Zones Côtières (SN GIZC) et l’adhésion au Programme de gestion du littoral ouest-africain
(WACA).
Par ailleurs, entre autres limites des politiques, programmes et projets impulsés par l’Etat, force
est de relever le manque de données de base sur certaines zones du littoral et les préjudices
économiques occasionnés par l’érosion côtière, la faible valorisation des résultats issus travaux de
la recherche, le déficit de financement…
Au regard de cette situation et suite à la saisine de son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président
de la République du Sénégal, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a formulé
quinze (15) recommandations majeures visant :
des eaux usées, extraction de sable marin, spéculation foncière, destruction de la couverture végétale le long des côtes….
98DECC, Audition n°1
96
RECOMMANDATIONS DU CONSEIL ECONOMQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL
POUR AMELIORER LES CAPACITES DE L’ETAT A ASSURER UNE PROTECTION EFFICACE
ET DURABLE DES PERSONNES, DES BIENS ET DE L’ENVIRONNEMENT DANS LES ZONES
COTIERES, A L’HORIZON 2035.
de l’absence d’un cadre fédérateur réunissant l’ensemble des acteurs motivés pour une
gestion concertée du littoral et la préservation des intérêts des générations futures ;
2. Harmoniser les textes de loi en vigueur en accordant une attention plus soutenue au
renforcement des mesures dissuasives, favorables à la préservation, la protection
et la gestion intégrée et durable du littoral, dans l’intérêt exclusif des populations
et des générations futures ;
le projet d’autoroute Dakar – Saint-Louis avec ses impacts sur l’équilibre des écosystèmes;
97
4. Rendre effectives les mesures prévues par le Président de la République, par l’application
du nouveau Code forestier, notamment sa partie relative à la coupe illicite de bois,
à travers le PSE vert ;
-- l’Observatoire régional du Littoral ouest africain (ORLOA) dont l’étude de faisabilité est
également réalisée ; et
l’effectivité de la création d’une Haute Autorité, d’un Secrétariat d’Etat ou d’une Agence
nationale en charge de la gestion du littoral, des ouvrages côtiers, de la prévention et de
la lutte contre l’érosion côtière ;
98
8. Prendre des mesures d’urgence visant :
-- la protection et la régénération de la bande des filaos qui longe la partie Nord du littoral,
allant de Dakar à Saint-Louis et des réserves foncières situées au niveau des zones
rurales traversées ;
-- la protection des récifs artificiels qui sont des brise-lames comme les roches immergées
dont la disparition contribue à la rareté du poisson dans certaines zones ;
99
-- l’accélération de la mise en œuvre du Programme d’investissement de 50 milliards FCFA
dédié à l’initiative PSE vert de reforestation durable du territoire national, en relation
avec les collectivités territoriales, en particulier celles des zones semi-arides du pays ;
-- de la détermination des mesures adéquates et des priorités pour une meilleure orientation
des politiques publiques ;
-- de l’usage optimal des évidences scientifiques dans toutes les interventions de l’Etat et
de ses partenaires, quel que soit le niveau d’urgence ;
la réalisation d’études prospectives (horizon 2050) sur les risques de transformations des
zones sensibles (presqu’île de Dakar, Saint-Louis, Bargny, Saly Portudal, etc.) ;
la création d’une filière de formation en génie côtier pour pallier le déficit aigu en ingénieurs
spécialisés (conception et réalisation d’infrastructures de protection du littoral) ;
la mise en place d’un Conseil scientifique regroupant les universités, les instituts
de recherche et l’Académie nationale des Sciences et Techniques (ANSTS), pour la
consolidation des initiatives en cours en matière de valorisation de l’eau de mer et de
désalinisation des terres, à travers :
100
-- la réalisation de travaux de recherche plus approfondis sur la désalinisation de l’eau de
mer comme une stratégie alternative d’atténuation des effets et impacts de la fonte des
glaciers résultant du réchauffement climatique ;
10. Doter le Sénégal d’une politique nationale d’architecture, d’urbanisme et d’un plan
d’aménagement pour un littoral urbain durable intelligent (LUDI)), intégrant la
préservation de l’intérêt des générations futures et la création d’un Haute Autorité
en charge de sa mise en œuvre ;
11. Changer de paradigme en adoptant une planification stratégique basée sur une
vision à long terme, avec un programme national de prévention et de lutte contre
l’érosion côtière, pour une durée d’au moins trente (30) ans, séquencées en trois
décennies, en vue de la réalisation d’actions durables articulées à la politique
globale intégrée, aux spécificités de chaque zone et aux évidences scientifiques,
prenant en compte :
le renforcement des capacités des médias pour un meilleur traitement des questions
environnementales et de leurs impacts écologiques et socio-économiques ;
le partenariat et la synergie des acteurs, y compris le secteur privé (surtout les organisations
patronales opérant dans le secteur du tourisme) ;
101
C. Au titre des solutions innovantes pour une adaptation du littoral sénégalais aux
dérèglements climatiques
de la soutenabilité financière ; et
13. Créer un Fonds de gestion de l’érosion côtière prenant en compte l’entretien et les
ouvrages de protection (Saint-Louis, Saly Portudal, Rufisque,…), en s’inspirant
du modèle du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) ; ce fonds pourrait être
alimenté, entre autres, par :
des ressources générées par le tourisme, la pêche et les revenus de l’exploitation gazière
et pétrolière ;
15. Etablir une convention de partenariat avec l’Ordre des Architectes du Sénégal et
toute autre institution habilitée, pour une réflexion globale sur l’aménagement
du littoral et le développement, d’un projet d’îles marines flottantes, valorisant
une mixité des énergies renouvelables (solaire, éolienne, houlomotrice, courants
marins, thermique des mers…), dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
102
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
103
Les mutations résultant de la transformation digitale et des nouvelles exigences du marché
de l’emploi ainsi que les leçons apprises de la crise sanitaire à COVID-19 imposent à toute la
population mondiale des efforts d’adaptation et de nouveaux modes de vie.
Il s’agit d’une nouvelle opportunité devant permettre aux pays africains de booster leur
développement économique et d’optimiser leur potentialité en matière de création d’emploi pour
les jeunes.
Déjà, dans des pays comme le Sénégal, la contribution de l’industrie des TIC au PIB a été évaluée
à 3,70% en 2020. Une dynamique que l’Etat compte bien consolider à travers la mise à disposition
de quatorze mille (14 000) km de fibre optique et la réalisation de la Stratégie Sénégal numérique
2025 (SN-2025), composée de 69 projets et 28 réformes, pour un coût global de 1.361 milliards
de F CFA et dont l’ambition est de porter à 10% ladite contribution au PIB. Il s’agit également
d’un levier stratégique important dans la mise en œuvre de l’ambitieux programme de l’Etat sur
l’emploi des jeunes communément appelé « Xëyu ndaw ñi ».
De ce fait, en plus des améliorations notées sur le plan juridique pour accompagner le développement
des startups, dans le domaine des télécommunications, l’option de promouvoir la diversification des
opérateurs a permis au Sénégal d’atteindre un taux de pénétration mobile estimé à 117,73% à la
date du 30 juin 2021 bien que certains acteurs du secteur restent préoccupés par le renforcement
de la législation en vigueur en vue d’un traitement plus équitable des opérateurs selon leur statut.
Ainsi, suite aux travaux sur le thème « Révolution numérique et employabilité des jeunes », le
Conseil économique, social et environnement (CESE) a formulé quatorze (14) recommandations
en vue de l’adoption de nouvelles orientations visant :
101mettre les TIC au cœur du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche pour améliorer l’accès à l’enseignement supérieur
et l’efficacité du système»
104
Pour de nouvelles orientations visant l’adaptation des métiers, le développement
de l’employabilité et la capture de toutes les opportunités d’emploi dans les
différents domaines du numérique, le conseil économique, social et environnemental
recommande :
la systématisation de l’apprentissage du codage chez les enfants, dès le bas âge, afin de
leur permettre de créer leurs propres systèmes de pensée ;
l’alphabétisation numérique de tous les concitoyens avec une valorisation des langues
nationales ;
le soutien aux espaces d’accès communautaires de proximité pour les utilisateurs qui
n’ont pas la capacité à disposer de leurs propres équipements ;
102Renforcement du partenariat entre l’ADIE et les ministères de l’éducation et de la formation professionnelle pour l’intégration de l’informatique
105
B. Au titre de l’amélioration du cadre légal, du dispositif institutionnel et de l’adoption
de mesures incitatives :
3. Faire évoluer le cadre légal existant en vue d’une meilleure adaptation aux nouvelles
exigences résultant de la révolution numérique, en accordant une priorité :
à la révision des textes de loi en vigueur pour une régulation et une fiscalité tenant
compte des profils des acteurs ;
dotation au ministère en charge du numérique d’un budget en rapport avec les enjeux de
la révolution numérique et les ambitions du Sénégal dans ce secteur ;
7. Réaliser une cartographie claire de l’ensemble des métiers menacés par la dynamique
de transformation digitale et des qualifications requises pour s’adapter aux mutations
exigées par la révolution numérique en vue d’une meilleure appropriation du digital;
106
l’appui aux études initiées pour l’analyse des besoins en formation des candidats à la
reconversion professionnelle ;
etc.
D. Au titre des stratégies devant permettre de booster l’employabilité des jeunes dans
les domaines du numérique pour capturer toutes les opportunités d’emploi et en
créer de nouvelles :
10. Etablir une situation de référence fiable pour une bonne appréciation des performances
du Sénégal dans le domaine du numérique et l’apport dudit secteur dans la prise
en charge correcte de la problématique de l’employabilité des jeunes, à travers :
un état des lieux de l’écosystème du numérique afin de mieux apprécier les nouvelles
opportunités de création de valeurs et d’emplois (cartographie des politiques, programmes
et projets en relation avec le numérique, cartographie des métiers liés au numérique et
des écoles de formation en informatique) ;
une étude exhaustive, dans tous les secteurs (infrastructures, secteurs primaire et
secondaire, services), sur les besoins du marché de l’emploi au Sénégal, dans un contexte
de transformation digitale ;
une cartographie des opportunités d’emplois dans les domaines du numérique aux
niveaux sous-régional, régional et international, surtout en matière de outsourcing
(externalisation, télétravail, etc.) ;
-- l’analyse des besoins réels du marché de l’emploi au Sénégal (cartographie des métiers
et filières innovants) ;
107
11. Réactualiser l’Axe 3 de la stratégie Sénégal numérique (SN) 2025 relatif au
développement d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeur,
en accordant une attention plus soutenue à l’employabilité des jeunes et aux
actions prévues dans ce cadre pour faire naître plus des champions nationaux, à
travers :
-- le commerce électronique ;
103Stockage de données dans des serveurs distants auxquels les usagers se connectent via une liaison internet
sécurisée
104Stockage de données dans des serveurs distants
105Animation de communautés webs
106Rédacteur web
107Gestionnaire de contenu
108Responsable de contenu
109Mégadonnées
110Consultants analytiques
111Scientifiques des données
112Langage de programmation
113Standard proposé par la société Microsoft, pour le développement d’applications
114Développeur polyvalent
115Conception de l’interface graphique
116Développeur qui s’occupe du côté technique et fonctionnel d’un site ou d’une application
117Développeur qui élabore et déploie des techniques de piratage dans l’optique de démultiplier la croissance d’une
organisation
108
-- la réactualisation de la législation portant sur les droits de propriété intellectuelle (droit
d’auteur et droits voisins notamment) pour permettre à l’économie créative nationale de
s’adapter à l’environnement numérique international ainsi qu’à ses nouveaux modèles
économiques ;
-- la promotion de la monétisation des contenus (cf. YouTube, Apple music, Deezer, Jabba
music , Music bi, etc.) ;
-- formation d’une masse critique de jeunes, disposant de prérequis sur les métiers du
numérique, les technologies émergentes (blockchain119 , quantum computing120 , big
data121 , robotique, holographie, impression 3D, internet des objets, cyber sécurité…),
l’entreprenariat, le leadership, l’éducation financière, le développement personnel, la
communication, le développement d’une plateforme en ligne pour les soft skills122 , etc. ;
sécurisée et transparente
120Informatique quantique
121Mégadonnées
122Savoir-être
109
-- développement de plateformes d’opportunités dans toutes les universités et instituts de
formation (offres de formation, possibilités de certification…) et entreprises en activité au
Sénégal ;
-- renforcement du partenariat entre les ISEP et les entreprises pour pourvoir en personnel
qualifié toutes les demandes dans les secteurs agricole (avec l’usage des drones), offshore,
de la crypto-monnaie, de l’export (développeur web et mobile, Webdesigner123 , expert en
référencement, expert en cyber-sécurité,...), du e-commerce, des services (conciergerie;
petits travaux (plomberie, maçonnerie ; logistique ;...) ; de l’intelligence artificielle,… ;
-- création d’unités de gestion et de recyclage des déchets électroniques dans chaque région ;
-- développement d’un système de tutorat par la mise à contribution des alumni, au profit
des étudiants porteurs de projets innovants ;
-- mise en place d’un guichet unique qui s’occupe de l’orientation et du suivi évaluation des
projets dans le secteur du numérique ;
110
-- mise en place d’un dispositif de financement, d’accompagnement et de promotion de
l’entrepreneuriat dans le numérique et les technologies émergentes, alimenté par les
fonds mobilisés par la DER /FJ et d’autres sources de financement qui seront déterminées
par l’Etat (synergie entre les acteurs financiers et non financiers) ; un protocole d’accord
entre la DER et le MENT a été signé en 2021 dans ce sens ;
l’exonération fiscale temporaire (l’exonération des MVNO/FAI sur les cinq (5) premières
années fiscales, à l’image du régime de faveur qui avait été accordé aux opérateurs de
téléphonie classiques lors du démarrage de leurs activités) ;
la régulation des relations entre les opérateurs et les MNVO / FAI (services d’hébergement,
de tarification,…) ;
l’encadrement des « tarifs de gros » et des « tarifs de détails » des MNO et des MVNO
pour éviter la concurrence déloyale des MNO ;
14. Mobiliser davantage le secteur privé pour l’optimisation des opportunités d’emplois
dans le secteur du numérique, à travers :
l’allègement de la fiscalité au profit des entreprises qui favorisent l’emploi des jeunes, à
travers un système de bonus fiscal.
111
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
TROISIÈME PARTIE :
PARTENARIAT, COOPÉRATION ET REPRÉSENTATIONS
112
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
SECTION I
113
1. Audiences accordées aux représentants diplomatiques accrédités au Sénégal
Pour l’année 2021, le Président du CESE, Monsieur Idrissa SECK, a eu à recevoir, lors de visites de
courtoisie, les représentants diplomatiques accrédités au Sénégal, ci-après :
-- le Représentant du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique (UNOWAS), Monsieur
Mahamat Saleh ANNADIF.
Les activités relatives à la coopération avec les Conseils économiques et sociaux et Institutions
similaires (CES-IS) partenaires et à la collaboration avec les organisations faîtières, ont été
fortement impactées par la Covid-19. En effet, les restrictions sanitaires ainsi que la poursuite de
la politique de confinement et de fermeture des frontières dans certains pays, ont sensiblement
influé sur les modalités de tenue des rencontres internationales.
Toutefois, les mesures alternatives adoptées ont permis de maintenir, par des réunions virtuelles, un
contact régulier et une bonne dynamique de travail, notamment la tenue des réunions statutaires.
L’Union des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires des États et Gouvernements
membres de la Francophonie (UCESIF) a, pour sa part, gelé ses activités depuis le début de
la crise sanitaire, coïncidant avec une vacance du poste de président en exercice, initialement
occupé par le CES de Guinée.
Le Président du CESE a été reçu, le 12 janvier 2021, par son homologue français, Monsieur Patrick
BERNASCONI, remplacé depuis le 18 mai 2021, par Monsieur Thierry BAUDET, nouveau Président
du CESE de France.
La visite a été marquée par une participation à la plénière consacrée à la résolution sur la
Francophonie « Construire la Francophonie contemporaine avec les citoyennes et les citoyens »,
dans la perspective du XVIIIème sommet de la Francophonie, prévu courant 2022, en Tunisie.
Elle a été suivie d’une rencontre bilatérale, au cours de laquelle la coopération entre les deux
CESE, objet d’un protocole d’Accord, a été évoquée.
114
4. Visite de travail d’une délégation du Conseil économique, social, environnemental
et culturel (CESEC) du Mali
Cette visite qui s’est tenue en marge de la tournée de ladite délégation auprès de leurs concitoyens
établis à l’étranger, a été l’occasion de faire le point sur la coopération bilatérale et les perspectives
de partenariat entre les deux institutions.
5. Visite de travail au CESE du Maroc et activités dans le cadre de l’Union des Conseils
économiques, sociaux et Institutions similaires d’Afrique (UCESA)
Du 08 au 13 février 2021, le Président du CESE s’est rendu à Rabat, dans le cadre d’une visite
de travail, à l’invitation de son homologue marocain, Monsieur Ahmed Reda CHAMI, Président
en exercice de l’organisation faîtière régionale, l’Union des Conseils économiques, sociaux et
Institutions similaires d’Afrique (UCESA).
À cette occasion, la coopération entre les deux CESE a été évoquée, notamment en termes
d’échange d’expériences et de bonnes pratiques, sur les stratégies de communication, le rôle et
la place des assemblées consultatives auprès des pouvoirs publics, dans une démarche inclusive,
permettant le renforcement et la promotion de la participation citoyenne.
Dans ce cadre, une délégation de l’UCESA conduite par le Secrétaire général du CESE du Maroc,
a effectué du 02 au 06 août 2021, une mission technique, dont les travaux ont été conduits, à la
demande du Président Idrissa SECK, par le troisième Vice-président du Bureau, Maître Moustapha
NDIAYE, à l’effet d’échanger avec les Honorables Conseillers, sur l’étude menée sur « la perception,
les préoccupations et les attentes des populations africaines face au changement climatique ».
La coordination et le suivi de l’enquête d’opinion ont été confiés au Cabinet d’expertise international
Opinionway. Pour le cas d’étude du Sénégal, l’accent a été mis sur l’érosion côtière.
À l’occasion de la réunion du Conseil d’Administration (CA) qui s’est tenue le 27 octobre 2021, en
virtuel et en présentiel, à Abidjan, l’AICESIS a procédé au renouvellement des instances et postes
statutaires, avec le passage de témoin entre le CESE de la Côte d’Ivoire et la Chambre civique de
la Russie, présidée par Madame Lydia MIKHEEVA.
115
RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
SECTION II
ACTIVITES DE REPRESENTATIONS
116
REPRESENTATIONS DE L’ANNEE 2021
REPRESENTANT
STRUCTURE OBJET DU CESE
117
M. Fodé DIOP
Atelier de renforcement de capacités
Rapporteur de la
sur le manuel de procédures de non-
Ministère de la Santé et commission du cadre de
objections du Fonds vert pour le climat
de l’Action sociale vie, de l’environnement
au Sénégal, le 31 mars 2021, à l’hôtel
et du développement
Onomo de Yoff
durable
Réunion du comité de pilotage du Projet Dr. Sadia FATY
Ministère de la Santé et Investir dans la Santé de la Mère de Rapporteur de la
de l’Action sociale l’Enfant et de l’Adolescent (ISMEA), le commission de la santé
31 mars 2021, au Ministère de la Santé et des affaires sociales
M. Abdou Salam
Initiative pour la GUEYE
Atelier d’auto évaluation du processus
Transparence dans les Président de la
ITIE au Sénégal, le 13 avril 2021, à
Industries Extractives commission du genre,
l’hôtel le Ndiambour
(ITIE) du Sénégal de l’équité et de la
bonne gouvernance
M. Abdou Salam
Wébinaire sur la « gouvernance économique, GUEYE
Consortium pour la
politique et l’accès aux services sociaux Président de la
Recherche économique
de base », le 16 avril 2021, à l’hôtel Good commission du genre,
et sociale
Rade de l’équité et de la
bonne gouvernance
Réunion du comité de pilotage du projet
«Amélioration de la santé et du bien- Dr. Sadia FATY
Ministère de la Santé et être des femmes et des adolescents Rapporteur de la
de l’Action sociale dans les 5 régions du sud du Sénégal, le commission de la santé
22 avril 2021, au Ministère de la Santé et des affaires sociales
et de l’Action sociale
Mme Maimouna
Ministère du Isabelle DIENG
Développement Présidente de la
5ème session du COPIL du MDCEST, le
communautaire et commission spéciale
29 avril 2021, en visio-conférence
de l’Equité sociale et du plan, des études
territoriale générales
et de synthèse
4ème réunion du Comité de Pilotage
(COPIL) du Haut Conseil national de la Dr. Sadia FATY
Secrétariat Général du Sécurité sanitaire mondiale (HCNSSM) Rapporteur de la
Gouvernement le 27 avril 2021, à la Salle de conférence commission de la santé
du 10ème étage du Building administratif et des affaires sociales
(présentiel et virtuel)
M. Fodé DIOP
Rapporteur de la
Ministère de
Revue annuelle conjointe 2021 du MEDD, commission du cadre de
l’Environnement et du
les 27 et 28 avril 2021 à l’Hôtel Pullman vie, de l’environnement
Développement durable
et du développement
durable
118
M. Cheikh DIOP
Ministère du Président de la
Comité de pilotage du projet phare hub
Développement commission du
minier régional du PSE, le 25 mai 2021,
Industriel et des Petites développement
à l’hôtel Radisson Blu industriel, de l’énergie
et Moyennes Industries
et des technologies
M. Abdou Salam
GUEYE
Président de la
commission du genre,
Ministère de de l’équité et de la
Forum national sur le foncier au Sénégal,
l’Agriculture et de bonne gouvernance et
les 18 et 19 mai 2021, en visio-conférence
l’Equipement rural M. Mamour Ndary BA
Président de la
commission du
développement
territorial et local
M. Fodé DIOP
Ministère de Atelier de lancement de la stratégie Rapporteur de la
commission du cadre de
l’Environnement et du Adapt’Action, le 20 mai 2021, à l’hôtel
vie, de l’environnement
Développement Durable Novotel Dakar et du développement
durable
Atelier régional de capitalisation sur les M. Abdou Salam
bonnes pratiques et leçons apprises GUEYE
Président de la
Gorée Institute dans la gouvernance des ressources
commission du genre,
minérales en Afrique de l’Ouest, les 26 de l’équité et de la
et 27 mai 202, à l’Île de Gorée bonne gouvernance
M. Cheikh DIOP
Ministère du Président de la
Réunion de validation de la politique
Développement commission du
industrielle du Sénégal, le14 juin 2021,
Industriel et des Petites développement
à l’hôtel Radisson Blu industriel, de l’énergie
et Moyennes Industries
et des technologies
Atelier de lancement du projet M. Ndane DIOUF
« renforcer la lutte contre la pêche INN» Président de la
Amnesty International
au Sénégal, le 27 mai 2021, à l’hôtel commission du
Terrou-Bi développement rural
119
M. Ndane DIOUF
Ministère de 1ère Concertation sur le dialogue national
Président de la
l’Agriculture et de des systèmes alimentaires, les 3 et 4 juin
commission du
l’Equipement Rural 2021, en visio-conférence
développement rural
M. Ibrahima SY
Vice-président de
Cérémonie de fin de service des volontaires la commission de
Corps Africa Sénégal de la Cohorte, les 03 et 04 juin 2021, à l’artisanat, de la culture,
l’hôtel Novotel de Dakar du tourisme et des
sports
M. Emile WARDINI
Forum commémorant le 25ème anniversaire
Rapporteur de la
de la lettre pastorale des évêques du
commission de
Eglise Catholique du Sénégal publiée en 1994 sur le thème :
l’économie, des
Sénégal « Bâtir ensemble un Sénégal de justice
finances, du commerce
et de paix », du mardi 8 au mercredi 9
et de la conjoncture
Juin 2021 à Thiès
M. Abdou Salam
GUEYE
Journée de l’Enfant Africain, les 16 et
Président de la
Ministère de la Justice 17 juin 2021, à la Salle de Conférence
commission du genre,
Building Mamadou DIA
de l’équité et de la
bonne gouvernance
M. Abdou Salam
Ministère de la Famille, GUEYE
« Forum Génération Egalité », organisé Président de la
du Genre et de la
le mardi 22 Juin, à l’hôtel Terrou-Bi commission du genre,
Protection des enfants de l’équité et de la
bonne gouvernance
M. Abdou Salam
Cérémonie de présentation de l’ouvrage GUEYE
Association
« Textes Fondamentaux de la République Président de la
Sénégalaise des Droits
du Sénégal », le 12 juin 2021, à la Maison commission du genre,
Constitutionnel de l’équité et de la
d’édition l’Harmattan-Sénégal, Dakar
bonne gouvernance
M. Abdou Salam
GUEYE
et
Cérémonie d’installation des membres de Mme Gamou FALL
Ministère de la Justice la Commission nationale de Gouvernance, Président et Vice-
le 22 juin 2021, à l’hôtel King Fadh Palace présidente de la
commission du genre,
de l’équité et de la
bonne gouvernance
M. Abdou Salam
GUEYE
Célébration de la journée du MAEP, le Président de la
Ministère de la Justice
24 juin 2021, à l’hôtel Terrou-Bi commission du genre,
de l’équité et de la
bonne gouvernance
120
M. Fodé DIOP
Cérémonie de présentation du Rapport Rapporteur de la
développement durable de Sonatel, le commission du cadre de
Sonatel
23 juin 2021, dans les locaux du siège vie, de l’Environnement
de la SONATEL. et du développement
durable
M. Ndane DIOUF
Forum sur les Prospectives Alimentaires, Président de la
Conseil National de
les 22 et 23 juin 2021, à l’hôtel King commission du
Sécurité Alimentaire
Fadh Palace développement rural
M. Cheikh DIOP
Atelier de partage des principaux
Président de la
résultats du système de cadastre minier,
Ministère des Mines et commission du
le 24 juin 2021, à l’Auditorium de la
de la Géologie développement
Sphère ministérielle Ousmane Tanor
industriel, de l’énergie
DIENG, Diamniadio - Dakar
et des technologies
Atelier de lancement du processus de M. Cheikh DIOP
Président de la
déploiement des solutions développées
commission du
La Poste dans le cadre du programme Poste
développement
Challenge, le 29 Juin 2021, à la Direction
industriel, de l’énergie
générale de la Poste et des technologies
Mme Maimouna
Célébration de la journée de la Renaissance Isabelle DIENG
Académie Nationale des Présidente de la
scientifique en Afrique, le Mercredi 30
Sciences et Techniques commission spéciale
Juin 2021 à l’Auditorium du Musée des du plan, des études
du Sénégal (ANSTS)
Civilisations Noires générales
et de synthèse
M. Abdou Salam
Forum national sur les droits fonciers GUEYE
Initiative Prospective Président de la
des femmes au Sénégal, le 25 juin
Agricole et Rural (IPAR) commission du genre,
2021, à l’hôtel Novotel de l’équité et de la
bonne gouvernancee
Colloque international de promotion Maitre Amadou
Académie Nationale des Moustapha NDIAYE
et de partage de bonnes pratiques en
Sciences et Techniques 2ème Vice-président du
Conseil scientifique aux Gouvernements, CESE
du Sénégal (ANSTS)
le 5 et 6 Juillet 2021au Radisson Blu
M. Mamour Ndary BA
M. Mouhamadou
Abib NIASS
et
Atelier sur la sécurité routière, du 6 au M. Ibrahima GAYE
Partners West Africa respectivement
7 Juillet 2021, à l’hôtel le Ndiambou Président, Vice-
président et Rapporteur
de la commission
du développement
territorial et local
121
Mme Adja Coumba
Inauguration de la troisième usine de
Ministère de l’Eau et de NDIAYE
traitement d’eau potable de Keur Momar
l’Assainissement 2ème Secrétaire élue
SARR, le 10 juillet 2021
du CESE
M. Cheikh DIOP
Président de la
Ministère du
Réunion virtuelle pour les décideurs politiques commission du
Développement
sur l’importance de la normalisation pour développement
Industriel et des petites
l’économie nationale, le 15 juillet 2021 industriel, de l’énergie
et moyennes industries
et des technologies
M. Abdou Salam
GUEYE
Atelier sur l’institutionnalisation de l’évaluation
Association Sénégalaise Président de la
des politiques publiques, les 13 et 14
d’évaluation SENEVAL commission du genre,
juillet 2021, à l’hôtel Terrou-Bi
de l’équité et de la
bonne gouvernance
M. Abdou Salam
Commémoration de la journée Africaine GUEYE
Office National de lutte
de lutte contre la corruption, le 12 Président de la
contre la fraude et la
juillet 2021, à l’Amphithéâtre de l’Ecole commission du genre,
corruption (OFNAC)
nationale d’Administration (ENA) de l’équité et de la
bonne gouvernance
Atelier de validation nationale de la M. Cheikh DIOP
Politique Sectorielle actualisée du Président de la
Ministère des Mines et ministère des Mines et de la Géologies, commission du
de la Géologie le 29 juillet 2021, à l’Auditorium de la développement
Sphère Ministérielle OTD à Diamniadio industriel, de l’énergie
– Dakar et des technologies
122
M. Emile WARDINI
Rapporteur de la
Atelier de partage et de réflexion sur la commission de
ONG 3D gestion du fonds Force COVID-19, le l’économie, des
26 août 2021, à l’hôtel Radisson Blu finances, du commerce
et de la conjoncture
M. Fodé DIOP
Atelier de lancement de la 2ème phase
Rapporteur de la
Ministère de du projet de développement d’approche
commission du cadre de
l’Environnement et du politique dans le cadre de l’article 6/
vie, de l’environnement
Développement durable DAPA, le 30 septembre 2021, à l’hôtel
et du développement
King Fahd Palace
durable
Laboratoire M. Abdou Salam
Atelier d’échanges et de partages autour GUEYE
de Recherches
de l’endettement et le développement Président de la
économiques et
au Sénégal, 23 Septembre 2021, à commission du genre,
monétaires (LAREM) de
l’hôtel le Ndiambour de l’équité et de la
l’UCAD bonne gouvernance
M. Momar SAMB
Président de la
Réunion de partage sur la préparation commission de
Ministère de l’Education
du séminaire de rentrée, le 04 octobre la jeunesse, de
nationale l’éducation, de la
2021, à l’hôtel Terrou-Bi
formation, de l’emploi et
du travail
M. Abdou Salam
Conférence nationale sur la sécurité GUEYE
United States Institute Président de la
collaborative, les 26 et 27 octobre 2021,
of Peace commission du genre,
à l’hôtel King Fahd Palace de l’équité et de la
bonne gouvernance
Atelier de sensibilisation et de partage M. Mamour Ndary BA
Agence de sur les opportunités et les modalités de Président de la
Développement financement de projet d’investissement commission du
Municipal (ADM) dans les collectivités territoriales, le 08 développement
octobre 2021, à l’hôtel King Fadh territorial et Local
123
Ministère de la Famille, Mme Aida SOUGOU
Exposition Universelle Dubai 2020, du
du Genre et de la 5ème Vice-Présidente
10 au 15 octobre 2021 à Dubai
Protection des enfants du CESE
M. Cheikh DIOP
Ministère du Président de la
Réunion du comité de pilotage du projet
Développement commission du
« agropole compétitive et intégrée », le
Industriel et des petites développement
26 octobre 2021, à l’hôtel des Almadies
et moyennes Industries industriel, de l’énergie
et des technologies
124
Réunion de la Commission Nationale de
Ministère de Conservation des Sols, le 30 novembre M. Omar BA
l’Environnement et du 2021, à la Salle de conférence du 4ème Vice-président du
Développement durable Ministère de l’Environnement et du CESE
Développement durable
M. Cheikh DIOP
Association pour le Président de la
Atelier d’information sur la situation du
Développement de commission du
secteur énergétique post COVID-19, le
l’Energie en Afrique développement
7 décembre 2021, à l’hôtel Terrou Bi
(ASDEA) industriel, de l’énergie
et des technologies
Mme Maimouna
Ministère du Isabelle DIENG
7ème session du Comité de pilotage
Développement Présidente de la
unique des programmes nationaux
communautaire, de commission spéciale
(COPIL), le 16 décembre 202, à Days
l’Equité sociale et du plan, des études
Hotel & suites
territoriale générales
et de synthèse
Mme Rougiatou
Ministère du
BARRY
Développement Lancement des travaux de l’Agropole
et
industriel et des Petites Sud, le 20 décembre 2021, à Ziguinchor
M. Lamine DIAWARA
et Moyennes industries
Conseillers
M. Cheikh DIOP
Conférence – exposition MSGBC Oil, Président de la
Ministère du Pétrole et Gas and Power, les 16 et 17 décembre commission du
des Energies 2021, au Centre de conférence Abdou développement
Diouf (CICAD) – Diamniadio industriel, de l’énergie
et des technologies
Cérémonie de lancement national du
projet COSEF, élection locales 2022 :
Conseil sénégalais des Mme Aïda SOUGOU
Journée de partage de sensibilisation
Femmes 5ème Vice-présidente
et d’accompagnement, le 15 décembre
2021, à l’hôtel King Fahd Palace
Atelier national de partage des résultats
Ministère de
de l’audit organisationnel et de M. Omar BA
l’Urbanisme, du
l’évolution institutionnelle du secteur 4ème Vice-président du
Logement et de
des déchets solides, le 16 décembre CESE
l’Hygiène publique
2021, à l’hôtel Fleur de Lys de Point E
Cérémonie d’installation officielle du
Ministère des Pêches et Bureau du Réseau national des conseils M. Thierno MBENGUE
de l’Economie maritime locaux de pêche artisanale, le 28 décembre Conseiller
2021, à l’hôtel Pullman Téranga
125
REPRESENTATIONS DE L’ANNEE 2021
REPRESENTANT
COMITE OBJET DU CESE
126
Commission
M. El Hadji Momar
d’évaluation
SAMBE
des décisions
Examiner les directives issues du Conseil Président de la
issues du Conseil
présidentiel sur l’enseignement supérieur et commission de
présidentiel sur
la Recherche la jeunesse, de
l’Enseignement
l’éducation, de la
supérieur et la
formation, et de l’emploi
Recherche
Comité national de
M. Mamour Ndary BA
suivi du Schéma de Assurer le suivi de la mise en œuvre du SDER
Président de la
Développement de suivant les orientations du Comité de Pilotage
commission du
l’Espace régional Régional et travailler en étroite collaboration
développement
(S.D.E.R) de avec les ministres sectoriels.
territorial et local
l’UEMOA
Titulaire :
-- Assister le Président de la République et M. Mbagnick DIOP
le Gouvernement dans la conception, la Président de la
mise en œuvre et le suivi-évaluation de la commission de
politique définie en matière de promotion l’économie, des
Conseil et de développement des investissements finances, du commerce
d’orientation de publics et privés. et de la conjoncture ;
l’Observatoire
national des -- Rassembler, analyser et diffuser les Suppléant :
Investissements données relatives aux dynamiques de M. Ibou NDIAYE
(ONI) l’investissement au Sénégal. Vice-président de
la commission de
-- Assurer, la veille stratégique sur l’exécution l’économie, des
de la politique nationale d’investissement. finances, du commerce
et de la conjoncture
Titulaire :
M. Abdou Salam
GUEYE
Président de la
Comité technique
commission de la
de Suivi et Le Comité technique se réunit au moins deux
bonne gouvernance, de
d’évaluation de la fois par an sur convocation de son Président
l’équité et du genre ;
Stratégie nationale ou à la demande de la majorité des membres
de Lutte contre pour évaluer l’état d’avancement de la mise
Suppléant :
la Corruption en œuvre de la SNLCC et donner les directives
Mme Gamou FALL
(SNLCC) de nécessaires pour une bonne exécution.
Vice- présidente de
l’OFNAC
la commission de la
bonne gouvernance, de
l’équité et du genre
127
-- Statuer et valider la stratégie de collecte
Comité technique et d’analyse des données financières et
de suivi des budgétaires. M. Mamour Ndary BA
ressources Président de la
financières et -- Suivre le déploiement et l’opérationnalisation commission du
budgétaires des de l’application informatique de suivi et développement
collectivités d’analyse financière et budgétaire des territorial et local
territoriales collectivités territoriales.
Titulaire :
M. Abdou Salam
GUEYE
Président de la
commission de la
Commission bonne gouvernance, de
nationale de Partager les orientations stratégiques et l’équité et du genre
Gouvernance réalisations du MAEP (Mécanisme Africain
(CNG) du Ministre d’Evaluation par les Pairs) Suppléant :
de la Justice Mme Gamou FALL
Vice- présidente de
la commission de la
bonne gouvernance, de
l’équité et du genre
128
Titulaire :
M. Mbagnick DIOP
Président de la
commission de
Comité de l’économie, des
Définir et coordonner la mise en œuvre finances, du commerce
Supervision des
des grandes orientations de la CAP-MCA et de la conjoncture
critères d’éligibilité
Sénégal II en matière de suivi-évaluation de
au financement
la performance du Sénégal au regard des Suppléant :
du Millenium
critères d’éligibilité au financement des fonds M. Ibou NDIAYE
Challenge Vice-président de
du Millennium Challenge Coporation (MCC).
Corporation (MCC) la commission de
l’économie, des
finances, du commerce
et de la conjoncture
Comité de pilotage
du projet
« Amélioration Dr. Sadia FATY
de la santé et Rapporteur de la
Assurer le suivi de la mise en œuvre du projet.
du bien-être des commission de la santé
femmes dans les 5 et des affaires sociales
régions du Sud du
Sénégal»
-- Evaluer le système de sécurité sanitaire
national avec une approche multisectorielle
Comité de pilotage de la santé humaine dans sa globalité ;
Dr. Sadia FATY
du Haut Conseil
Rapporteur de la
national de la -- Prévenir, détecter et préconiser des
commission de la santé
Sécurité sanitaire solutions contre la propagation de maladies
et des affaires sociales
mondiale en se basant notamment sur un système
de management inclusif.
M. Cheikh DIOP
Comité de pilotage Président de la
Partage du rapport d’orientation méthodologique
du projet phare commission du
de l’étude de faisabilité et de la feuille de route
hub minier développement
de structuration du projet
régional du PSE industriel, de l’énergie
et des technologies
129
M. Fodé DIOP
Commission Rapporteur de la
Nationale de Statuer sur les demandes de déclassement de commission du cadre de
Conservation des Forets classées. vie, de l’environnement
Sols (CNCS) et du développement
durable
-- Etat d’avancement de la mise en place des M. Cheikh DIOP
Comité de
Agropoles Nord, Sud, Centre, Est et Ouest ; Président de la
pilotage du projet
Commission du
« Agropoles
-- Situation des contraintes rencontrées et Développement
compétitives et
recommandations. industriel, de l’Energie
intégrées »
et des Technologies
-- Collecter et analyser les données sur les
VBG à différents niveaux d’intervention ;
Comité technique
M. Abdou Salam
national pour -- Appuyer la mise en place d’un système de
GUEYE
l’éradication des prévention et de prise en charge intégrée
Président de la
violences basées des VBG en créant une synergie d’actions
commission de la
sur le genre (VBG) et de référencement entre les différents
bonne gouvernance, de
et la promotion acteurs ;
l’équité et du genre
des droits humains
-- Appuyer le suivi-évaluation des interventions.
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