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Métriques Riemanniennes et Connexions

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net/publication/341110874

Métriques Naturelles et Connexions Linéaires

Thesis · July 2019


DOI: 10.13140/RG.2.2.28651.49443

CITATIONS READS
0 92

1 author:

Abderrahim Zagane
Relizane University
25 PUBLICATIONS 56 CITATIONS

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THÈSE
En vue de l’obtention du diplôme
De Doctorat en Mathématiques

Spécialité :Géométrie Différentielle

Présentée par : ZAGANE Abderrahim

Sujet de la thèse
Métriques Naturelles et Connexions Linéaires

Soutenue le 11/07/2019 devant le jury composé de :

SENOUSSAOUI Abderrahmane Pr,Université Oran1 Président


Ahmed Ben Bella
DJAA Mustpaha Pr,Centre Universitaire Directeur de Thèse
de Relizane
BEKKAR Mohammed Pr,Université Oran1 Co-Directeur
Ahmed Ben Bella
BABA HAMED Chahrazed MCA,Université Oran1 Examinateur
Ahmed Ben Bella
OUAKKAS Seddik Pr,Université de Saida Examinateur

BATTAT Wafaa Pr, Ecole Nationale Polytechnique Examinateur


d’Oran Maurice AUDIN

2018/2019
Remerciements

En premier lieu, je tiens à remercier vivement le professeur DJAA Mustapha, pour la


confiance qu’il m’a témoignée en acceptant la direction de cette thèse. Je lui suis reconnaissant
de m’avoir fait bénéficier tout au long de ce travail de sa grande compétence, de sa rigueur
intellectuelle, de son dynamisme, et de son efficacité certaine que je n’oublierai jamais. Soyez
assuré de mon attachement et de ma profonde gratitude.

Je tiens à remercier mon Co-directeur de thèse le professeur Mohammed BEKKAR


qu’il trouve ici toute ma gratitude et ma reconnaissance.

Je remercier le professeur SENOUSSAOUI Abderrahmane pour l’honneur qu’il m’a


fait de présider le jury de cette thèse.

Je tiens aussi à exprimer mes remerciements aux professeurs OUAKKAS Seddik ,


BATTAT Wafaa et Docteur BABA HAMED Chahrazed pour avoir accepté d’appré-
cier mon travail et de m’honorer de leurs présence au sein du jury.
Table des matières

Introduction 3
1 Introduction à la géométrie Riemannienne 10
1.1 Variétés différentiables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Espace Tangent, Fibré Tangent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Métrique Riemannienne sur une variété différentiable . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4 Connexion linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5 Tenseur de courbure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.6 Opérateurs sur une variété Riemannienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.7 Fibré tangent inverse (Pull-back) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.8 Applications harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

2 Géométrie du Fibré Tangent 25


2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.1.1 Relèvement Vertical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.1.2 Relèvement Complet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.1.3 Relèvement Horizontal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2.2 Métrique Naturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.2.1 Métrique Naturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.2.2 Métrique de SASAKI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.2.3 Métrique de Cheeger-Gromoll . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.2.4 β-métrique sur T M . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57

3 Géométrie de la métrique de Mus-Sasaki 61


3.1 Métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . 62
3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . . . . 66
3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . . . 86

Bibliographie 94

Notations 97

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction

Cette thèse se situe dans le cadre de l’étude de la géométrie des fibrés tangents, en parti-
culier " les métriques naturelles et les connexions linéaires sur le fibré tangent ".

Soit (M, g) une variété Riemannienne . Une métrique Riemannienne ḡ sur le fibré tangent
T M de M est dite naturelle par rapport à g si,

ḡ(X H , Y H ) = g(X, Y ) ◦ π,
ḡ(X H , Y V ) = 0, (1)

où X, Y ∈ Γ(T M ).

En 1958 Sasaki S. [34], à partir d’une variété Riemannienne (M, g) a construit une métrique
naturelle gb sur le fibré tangent T M de M . Aujourd’hui cette métrique est appelée métrique
de Sasaki sur le fibré tangent T M , et définie par :

gb(X H , Y H ) = g(X, Y ) ◦ π,
gb(X H , Y V ) = 0, (2)
gb(X H , Y V ) = g(X, Y ) ◦ π,

où X, Y ∈ Γ(T M ).

En 1971 Kowalski O.[23], a utilisé le crochet de Lie sur T M pour obtenir des formules
explicites de la connexion de Levi-Civita ∇b et le tenseur de courbure Riemannienne R
b sur
(T M, gb) équipé de la métrique de Sasaki.

En 1981 Aso K.[1] et en 1988 Musso E.et Tricerri F.[28] ont employé les calculs de Kowalski
O. du tenseur de courbure Riemannienne R b pour tirer quelques conclusions très intéressantes
sur le raccordement entre la géométrie de (M, g) et celui de (T M, gb).

En 1972 Cheeger J. et Gromoll D. ont suggéré une autre manière de construire de nouvelle

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction 4

métrique naturelle gb sur le fibré tangent T M , définie par :


1) gbp (X H , Y H ) = gx (X, Y ),
2) gbp (X H , Y V ) = 0, (3)
1
3) gbp (X V , Y V ) =

g x (X, Y ) + gx (X, u)g x (Y, u) ,
1 + r2
p
où X, Y ∈ Γ(T M ), p = (x, u) ∈ T M et r = kuk = g(u, u).

Sekisawa M. dans [35] a employé cette expression pour calculer la connexion de Levi-Civita
∇b et le tenseur de courbure Riemannienne R b sur (T M, gb). Il a aussi donné un raccordement
intéressant entre la géométrie de (M, g) et celui de (T M, gb).

Ce mémoire s’organise autour de trois chapitres :

Dans le premier chapitre , nous rappelons les définitions et certaines propriétés des va-
riétés différentiables, espace tangent, fibré tangent, variété Riemannienne, connexion linéaire,
tenseur de courbure, opérateurs sur une variété Riemannienne, la structure du fibré tangent
inverse et les applications harmoniques.

Dans le deuxième chapitre, nous étudions le relèvement vertical, complet et horizontal


des fonctions, champ de vecteurs et champ de tenseurs de type (1, 1) d’une variété au fibré
tangent. Cette étude est parue dans l’article de Sasaki S. [34] et développée par Dombrowski
P. [10], Yano K. et Ishihara S. [36] et Yano K. et Kobayashi S. [38]. Nous définissons ensuite la
métrique naturelle, la métrique de Sasaki, la métrique de Cheeger-Gromoll et les β-métrique
tout en donnant les formules relative aux connexions induites et les courbures ( voir par
exemple [16], [17]).

Dans le troisième chapitre, on définit la métrique de Mus-Sasaki, en donnant les formules


relative aux connexions induites et les courbures, en établissant les théorèmes suivants :
Théorème 0.0.1. [41]
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et ∇ (resp. ∇)
e désigne la
S
connexion de Levi-Civita associée à (M, g) (resp. (T M, gf )), alors :

1. (∇e X H Y H )p = (∇X Y )H − 1 (Rx (X, Y )u)V ,


p
2
2. (∇e X H Y V )p = (∇X Y )V + (x, r) (Rx (u, Y )X)H + 1 X(α) ∂ ln F (α(x), β(r))Y V ,
f
p p
2 2 ∂s
3. (∇e X V Y H )p = f (x, r) (Rx (u, X)Y )H + 1 Y (α) ∂ ln F (α(x), β(r))XpV ,
2 2 ∂s
e X V Y V )p = β 0 (r) ∂ ln F h i
4. (∇ (α(x), β(r)) gx (Y, u)XpV + gx (X, u)YpV − gx (X, Y )UpV
∂t
1 ∂F
− gx (X, Y ) (α(x), β(r))(gradM α)H p ,
2 ∂s
pour tous champs de vecteurs X, Y ∈ Γ(T M ) et p = (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur
de courbure de la variété (M, g).

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction 5

Théorème 0.0.2. [41]


Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si R (resp. R) e dénote le tenseur de courbure associé à (M, g) (resp. (T M, g S )),
f
alors :

ep (X H , Y H )Z H = 1 (∇Z R)(X, Y )u + 1 Z(α) ∂ ln F R(X, Y )u


n
1)R
2 2 ∂s
1 ∂ ln F 1 ∂ ln F oV
− X(α) R(Y, Z)u + Y (α) R(X, Z)u
4 ∂s 4 ∂s x
n f (x, r)
+ R(X, Y )Z + R(u, R(Z, Y )u)X
4
f (x, r) f (x, r) oH
+ R(u, R(X, Z)u)Y + R(u, R(X, Y )u)Z ,
4 2 x

ep (X H , Y H )Z V = R(X, Y )Z − f (x, r) R(X, R(u, Z)Y )u + f (x, r) R(Y, R(u, Z)X)u


n
2)R
4 4
∂ ln F oV
+ β 0 (r)

g(Z, u)R(X, Y )u − g(Z, R(X, Y )u)u
∂t x
n f (x, r) h 1 ∂ ln F
+ (∇X R)(u, Z)Y − (∇Y R)(u, Z)X + X(α) R(u, Z)Y
2 2 ∂s
1 ∂ ln F ∂ ln F ioH
− Y (α) R(u, Z)X − g(R(X, Y )u, Z) gradM α ,
2 ∂s ∂s x

H V V
n
0 ∂ 2 ln F h i
3)Rp (X , Y )Z = β X(α)
e ) g(Z, u)Y + g(Y, u)Z − g(Y, Z)U
∂s∂t
∂ ln F f (x, r) ∂ ln F
− β0 g(Y, Z)∇X U − g(gradM α, R(u, Z)X) Y
∂t 4 ∂s
∂ 2 ln F 1 ∂F oV
− β 0 X(α)g(Y, u) Z + g(Y, Z) R(X, gradM α)u
∂t∂s 4 ∂s x
n f (x, r) ∂ ln F h i
+ β0 g(Z, u)R(u, Y )X + g(Y, u)R(u, Z)X
2 ∂t
1 ∂ 2F
− X(α)g(Y, Z) 2 gradM α
2 ∂s
1 ∂F ∂F
− g(Y, Z) ∇X gradM α − β 0 g(Y, u) R(u, Z)X
2 ∂s ∂t
f (x, r) f (x, r)2
− R(Y, Z)X − R(u, Y )R(u, Z)X
2 4
f (x, r) ∂ ln F 2 oH
+ X(α)g(Y, Z)( ) gradM α ,
4 ∂s x

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction 6

n1 f (x, r) 1 ∂ ln F
ep (X H , Y V )Z H =
4)R R(X, Z)Y − R(X, R(u, Y )Z)u + X(Z(α)) Y
2 4 2 ∂s
1 h ∂ 2 ln F 1 ∂ ln F 2 i 1 ∂ ln F
+ X(α)Z(α) 2
+ ( ) Y − (∇X Z)(α) Y
2 ∂s 2 ∂s 2 ∂s
β 0 (r) ∂ ln F h ioV
+ g(Y, u)R(X, Z)u − g(Y, R(X, Z)u)U
2 ∂t x
n1 ∂F f (x, r) ∂ ln F
+ X(α) R(u, Y )Z + Z(α) R(u, Y )X
2 ∂s 4 ∂s
f (x, r) 1 ∂F oH
+ (∇X R)(u, Y )Z − g(Y, R(X, Z)u) gradM (α) ,
2 4 ∂s x

ep (X V , Y V )Z H = β 0 ∂F g(X, u)R(u, Y )Z − g(Y, u)R(u, X)Z + f (x, r)R(X, Y )Z


n h i
5)R
∂t
f (x, r)2 h ioH
+ R(u, X)R(u, Y )Z − R(u, Y )R(u, X)Z
4 x
2
n ∂ ln F h i
+ β 0 Z(α) g(X, u)Y − g(Y, u)X
∂s∂t
f (x, r) ∂ ln F h ioV
+ g(gradM α, R(u, Y )Z)X − g(gradM α, R(u, X)Z)Y ,
4 ∂s x

2
ep (X V , Y V )Z V = 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F g(X, u)g(Z, u)Y − g(X, u)g(Y, Z)U
n h ih
6)R
∂t ∂t2
i ∂ ln F h i
− g(Y, u)g(Z, u)X + g(Y, u)g(X, Z)U + β 0 g(X, Z)Y − g(Y, Z)X
∂t
∂ ln F h
+ (β 0 )2 ( )2 g(Y, u)g(Z, u)X − g(Y, u)g(X, Z)U − g(X, u)g(Z, u)Y
∂t i
2 2
+ g(X, u)g(Y, Z)U − g(Y, Z)kuk X + g(X, Z)kuk Y
f ∂ ln F 2 2
h ioV
+ ( ) kgradM αk g(X, Z)Y − g(Y, Z)X
4 ∂s x
n ∂ ln F ∂F h i
+ β0 g(Y, Z)g(X, u) − g(X, Z)g(Y, u) gradM α
∂t ∂s
f ∂F h i
+ g(X, Z)R(u, Y )gradM α − g(Y, Z)R(u, X)gradM α
4 ∂s
2
0 ∂ ln F
h i oH
+β g(Y, u)g(X, Z) − g(X, u)g(Y, Z) gradM α ,
∂s∂t x

pour tous p = (x, u) ∈ T M et X, Y, Z ∈ Γ(T M ).

Proposition 0.0.1. [41]


Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
e) désigne la courbure scalaire de (M, g) (resp. (T M, gfS )), alors
de Mus-Sasaki. Si σ (resp. σ

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction 7

pour toute base locale orthonormée de champs de vecteurs (E1 , · · · , Em ) sur M , on a :


m
(2 − 3f ) X m ∂F
σ
e= σ+ kR(Ei , Ej )uk2 − 2 trace[g(∇gradM α, ∗)]
4 i,j=1
f ∂s
m h 1 ∂F ∂ 2F (m − 1) ∂F 2 i
+ 2 kgrad(α)k2 ( )2 − − ( )
f 2f ∂s ∂s2 4f 2 ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F (m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 i
− 3
β + (β ) 2
+ (β ) ( ) kuk2
f ∂t ∂t 4 ∂t
m(m − 1) 0 ∂ ln F
− β .
f3 ∂t
Ensuite nous étudions les géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki, en établissant les
théorèmes suivants :

Théorème 0.0.3. [40]


Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et C = (x(t), y(t)) une courbe sur T M , tel que y(t)
est un champ de vecteurs le long de x(t), alors :

h 1 ∂F iH

e Ċ = ∇ẋ ẋ + f R(y, ∇ẋ y)ẋ − k∇ẋ yk2 gradM α (4)
Ċ 2 ∂s
h  ∂ ln F 0 ∂ ln F
 0 ∂ ln F 2
iV
+ ∇ẋ ∇ẋ y + ẋ(α) + 2β g(∇ẋ y, y) ∇ẋ y − β k∇ẋ yk y .
∂s ∂t ∂t

Nous donnons une condition nécessaire et suffisante pour qu’ une courbe C(t) sur T M
soit une géodésique sur T M , nous avons :

Théorème 0.0.4. [40]


Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et C = (x(t), y(t)) une courbe sur T M , tel que y(t)
est un champ de vecteurs le long de x(t), alors :
C(t) est une géodésique sur T M si seulement si

1 ∂F
 ∇ ẋ = k∇ẋ yk2 gradM α − f R(y, ∇ẋ y)ẋ

ẋ 2 ∂s
∂ ln F ∂ ln F ∂ ln F (5)
 ∇ẋ ∇ẋ y = β 0 k∇ẋ yk2 y − ẋ(α) + 2β 0
 
 g(∇ẋ y, y) ∇ẋ y.
∂t ∂s ∂t

Si la courbe C(t) soit une géodésique sur T M , nous avons :

Théorème 0.0.5. [40]


Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction 8

de Mus-Sasaki et x(t) une géodésique sur M . Si la courbe C(t) = (x(t), y(t)) est une géodésique
sur T M telle que ∇ẋ y 6= 0, alors :
∂F
ẋ(α) (α(x(t)), β(r(t))) = 0, (6)
∂s
où r(t) = gx(t) (y(t), y(t)).

Dans la dernière partie du troisième chapitre, nous étudions aussi les sections harmoniques
de la métrique de Mus-Sasaki, en établissant les théorèmes suivants :

Théorème 0.0.6. [26]


Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé
de la métrique de Mus-Sasaki, tel que f (x, r) = F (α(x), β(r)). Alors le champ de tension
associé à X ∈ Γ(T M ) est donnée par :
m ∂F V  H
(α(x), β(r))(∇gradM α X)V + traceg A(X) + traceg B(X) ,

τ (X) = (7)
f (x, r) ∂s
où A(X) et B(X) sont des applications bilinéaires définies par :
β 0 (r) ∂F
A(X) = ∇2 X +
 
(α(x), β(r)) 2g(∇X, X)∇X − g(∇X, ∇X)X ,
f (x, r) ∂t
1 ∂F
B(X) = f (x, r)R(X, ∇X) ∗ − g(∇X, ∇X) (α(x), β(r))gradM α.
2 ∂s
Nous donnons une condition nécessaire et suffisante pour qu’ un X ∈ Γ(T M ) est harmo-
nique, nous avons :
Théorème 0.0.7. [26]
Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé
de la métrique de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ). Alors X est harmonique si et seulement si
 β 0 (r) ∂F  
0 = traceg ∇2 X + (α(x), β(r)) 2g(∇X, X)∇X − g(∇X, ∇X)X
f (x, r) ∂t
m ∂F
+ (α(x), β(r))∇gradM α X, (8)
f (x, r) ∂s
et
 1 ∂F
0 = traceg f (x, r)R(X, ∇X) ∗ − (α(x), β(r))g(∇X, ∇X)gradM α .
2 ∂s
où r = g(Xx , Xx ) = kXx k2 .
Lorsque M est compact, nous donnons une condition nécessaire et suffisante pour qu’ un
X ∈ Γ(T M ) est harmonique soit parallèle, nous avons :
Théorème 0.0.8. [26]
Soient (M, g) une variété Riemannienne compacte de dimension m et (T M, gfS ) son fibré
tangent équipé de la métrique de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ). Alors X est harmonique si et
seulement si X est parallèle (i.e ∇X = 0).

ZAGANE Abderrahim 2019


Introduction 9

Lorsque M = Rm , nous obtenons les résultats suivantes :

Théorème 0.0.9. [26]


Soient (Rm , g0 ) l’espace réel euclidien et (T Rm , g0f S
) son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki ,tel que f (x, r) = F (α(x), β(r)). Si X = (X 1 , · · · , X m ) et un champ de vecteurs
sur Rm , alors X est harmonique si est seulement si
m

 X  m ∂F 2 ∂α ∂X k ∂ 2X k 

 0 = (α(x), β(kXk )) (x) +
f (x, kXk2 ) ∂s ∂xi ∂xi ∂(xi )2


i=1






 m
β 0 (kXk2 ) ∂F  j ∂X j ∂X k k ∂X 2
j 

 X
2
+ (α(x), β(kXk )) 2X − X ( ) , (9)

 f (x, kXk2 ) ∂t i,j=1
∂xi ∂xi ∂xi




m

∂α ∂F ∂X j 2

 X
 2

 0= (x) (α(x), β(kXk )) ( ),

 ∂xk ∂s i,j=1
∂xi

pour tout k = 1, m.

Corollaire 0.0.1. [26]


Soient (Rm , g0 ) l’espace réel euclidien et (T Rm , g0f
S
) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si α est une fonction constante, alors X = (X 1 , · · · , X m ) est un champ de
vecteurs harmonique sur Rm si et seulement si X vérifier le système d’équations suivant :
m m
X  ∂ 2X k β 0 (kXk2 ) ∂F 2
X  j ∂X j ∂X k k ∂X 2
j 
+ (α(x), β(kXk )) 2X − X ( ) = 0,
i=1
∂(xi )2 f (x, kXk2 ) ∂t i,j=1
∂x i ∂xi ∂x i

pour tout k = 1, m.

En utilisant ce corollaire , on peut construire plusieurs exemples non trivaux de champs


de vecteurs harmoniques.

ZAGANE Abderrahim 2019


Chapitre 1
Introduction à la géométrie Riemannienne

Sommaire
1.1 Variétés différentiables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Espace Tangent, Fibré Tangent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Métrique Riemannienne sur une variété différentiable . . . . . . 13
1.4 Connexion linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5 Tenseur de courbure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.6 Opérateurs sur une variété Riemannienne . . . . . . . . . . . . . . 19
1.7 Fibré tangent inverse (Pull-back) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.8 Applications harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

Dans ce chapitre, on présente les notions de base : variétés différentiables, espace tangent-
fibré tangent, variété Riemannienne, connexion linéaire, tenseur de courbure, opérateurs sur
une variété Riemannienne, fibré tangent inverse (Pull-back) et applications harmoniques.

1.1 Variétés différentiables


Définition 1.1.1.
Soit M un espace topologique séparé. Une carte de dimension m dans M est un couple (U, ϕ)
tel que les conditions suivantes sont vérifiées :
1) U (resp. ϕ(U )) est un ouvert de M (resp. Rm ),
2) ϕ : U → Rm est un homéomorphisme.

Définition 1.1.2. 
Soit M un espace topologique séparé. Une famille de cartes U = (Ui , ϕi ) i∈I est dite atlas
différentiable de classe C p (p ≥ 1) et de dimension m si les conditions suivantes sont vérifiées :
1) M = ∪i∈I U i,
2) Pour tout i ∈ I, (Ui , ϕi ) est une carte de dimension m,

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1.2 Espace Tangent, Fibré Tangent 11

3) Pour tout i, j ∈ I, (Ui , ϕi ) et (Uj , ϕj )) sont compatibles. i.e


Ui ∩ Uj = ∅
ou
ϕj ◦ ϕ−1
i : ϕi (Ui ∩ Uj ) → ϕj (Ui ∩ Uj )

est un difféomorphisme de classe C p .


Les applications ϕj ◦ ϕ−1
i sont dites applications de changements de cartes.
Définition 1.1.3.
Une variété différentiable de dimension m et de classe C p (p ≥ 1) est un espace topologique
séparé M muni d’un atlas différentiable U de dimension m et de classe C p .
Exemple 1.1.1.
R muni l’atlas {(R, IdR )} est une variété différentiable de dimension 1 est de classe C ∞ .
Définition 1.1.4.
Soit M une variété différentiable. On dit qu’une fonction f : M → R est de classe C ∞ , si
pour chaque carte (U ; ϕ) de M la fonction f ◦ ϕ−1 : ϕ(U ) → R est de classe C ∞ . L’ensemble
des fonctions de classe C ∞ sur M noté C ∞ (M ).

1.2 Espace Tangent, Fibré Tangent


Définition 1.2.1.
Soient M une variété différentiable et x ∈ M . Une application A : C ∞ (M ) → R est appelée
une dérivation en x si elle satisfait les règles suivantes pour tous f, g ∈ C ∞ (M ).
1. A(f + g) = A(f ) + A(g),
2. A(f.g) = A(f ).g(x) + f (x).A(g),
3. f est constante au voisinage de x ⇒ A(f ) = 0.
L’ensemble de toutes les dérivations en x, s’appelle l’espace tangent de M en x, il est noté
Tx M , par définition un vecteur tangent de M en x est un élément de Tx M .
Exemple 1.2.1.
Soit α : I → M un chemin sur M , où I est un intervalle ouvert de R. On définie un vecteur
tangent en x = α(t), noté α̇(t) par α̇(t)f = dtd (f ◦ α)(t) avec f ∈ C ∞ (M ).
Remarque 1.2.1.
1) Tx M est un espace vectoriel de dimension m,
2) Si (U ; ϕ) une carte locale au point x ∈ M sera notée (U, xi ) où ϕ(x) = (x1 , x2 , · · · , xm ) les
coordonnées locales au voisinage de x,

3) Une base de Tx M est donnée par les m dérivations |x , définies par
∂xi
∂ ∂f
|x : f →
7 (x) = ∂ei (f ◦ ϕ−1 )(ϕ(x)),
∂xi ∂xi
où (ei )i=1,m est la base canonique de Rm et ∂ei la dérivée directionnelle suivant le vecteur ei .

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1.2 Espace Tangent, Fibré Tangent 12

Définition 1.2.2.
Soit M une variété différentiable. L’ensemble
[
TM = Tx M = {(x, u)/x ∈ M, u ∈ Tx M }
x∈M

est dit le fibré tangent de M .


L’application

π : TM → M
(x, u) 7→ π(x, u) = x

est la projection de T M sur M .

Remarque 1.2.2.
1) Le fibré tangent d’une variété différentiable de dimension m peut être donné par une struc-
ture de variété différentiable de dimension 2m.
En effet : Si M une variété différentiable muni d’un atlas différentiable A[de dimension m.
Pour tout x ∈ M , π −1 (x) = Tx M . Pour une carte (U, ϕ) ∈ A, π −1 (U ) = Tx M. On définit
x∈U
l’application :

ϕ : π −1 (U ) → Rm × Rm
m
X ∂
(x, uk i |x ) 7→ (ϕ(x), (u1 , · · · , um ))
k=1
∂x

La restriction ϕx = ϕ/
Tx M

ϕx : Tx M → {x} × Rm
m
X ∂
uk i |x 7→ (u1 , · · · , um )
k=1
∂x

Donc c’est un isomorphisme d’espace vectoriel, alors (π −1 (U ), ϕ) est une carte sur T M et
B = {(π −1 (U ), ϕ)/(U, ϕ) ∈ A} est un atlas différentiable sur T M . Donc T M muni l’atlas B
variété différentiable de dimension 2m.
Une conséquence directe de la construction de l’atlas B est que la projection π : T M → M
est différentiable.
2) Si (U, xi ) une carte locale sur M au point x, alors (π −1 (U ), xi , y i ) une carte locale induite
sur T M au point (x, u) où π(x, u) = x et u = y i ∂x∂ i .

Remarque 1.2.3.
1) Tx∗ M l’espace cotangent à M en x. On sait que localement ( ∂x∂ i |x ) est une base de Tx M .
j
on note par (dxi |x ) sa base dual, nous avons hdxi |x ; ∂x∂ i |x i = ∂x
∂xi
= δij .
[
2) T ∗ M = Tx∗ M est appelé le fibré cotangent à M .
x∈M

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1.3 Métrique Riemannienne sur une variété différentiable 13

Définition 1.2.3.
Soit M une variété différentiable.
1) Une section de T M est une application X : M → T M telle que π ◦ X = idM .
2) Une telle section de T M de classe C ∞ est appelée champ de vecteurs sur M . L’ensemble
des champs de vecteurs de classe C ∞ sur M est noté par Γ(T M ).

Définition 1.2.4.
1) Pour tout x ∈ M nous définissons l’espace vectoriel

Tx(p,q) M = Tx M ⊗ ... ⊗ Tx M ⊗ Tx∗ M ⊗ ... ⊗ Tx∗ M .


| {z } | {z }
p−f ois q−f ois

(p,q)
2) Un élément T ∈ Tx M est un tenseur de type (p, q) au-dessus de x. Dans une base associé
à des coordonnées (xi ) au voisinage de x , il s’écrit

i i ···i ∂ ∂ ∂
T |x = Tj11j22···jqp (x) i
(x) ⊗ i
(x) ⊗ · · · (x) ⊗ dxj1 |x ⊗ dxj2 |x ⊗ · · · dxjq |x
∂x 1 ∂x 2 ∂xip
3) Pour tout x ∈ M nous définissons l’espace vectoriel des tenseurs de type (p, q),
[

T (p,q) M = Tx(p,q) M = |T M ⊗ ·{z
· · ⊗ T M} ⊗ T · · ⊗ T ∗ M} .
| M ⊗ ·{z
x∈M p−f ois q−f ois

Définition 1.2.5.
Un champ de tenseurs de type (p, q) est une section de classe C ∞ de T (p,q) M . L’ensemble des
champs de tenseurs de type (p, q) est noté par Tqp M . Relativement à une carte (U, xi ) de M ,
un champ de tenseur T ∈ Tqp (M ) s’écrit en coordonnée locale

j ···j ∂ ∂
T = Ti11···ipq i
⊗ · · · ⊗ ip ⊗ dxj1 ⊗ · · · ⊗ dxjq , (1.1)
∂x 1 ∂x
j ···j
où, Ti11···ipq sont des fonctions différentiables de classe C ∞ sur U .
La formule (1.1) nous permet d’identifier Tqp (M ) à l’espace C ∞ (M )-module

{ B : Γ(T M )q −→ Γ(T M )p | C ∞ (M )-q linéaire },

où, Γ(T M )s = Γ(T M ) × . . . × Γ(T M ) pour s ≥ 1.


| {z }
s−f ois

1.3 Métrique Riemannienne sur une variété différentiable


Définition 1.3.1.
Une métrique Riemannienne g sur une variété différentiable M est une application

g : Γ(T M ) × Γ(T M ) −→ C ∞ (M ),

C ∞ (M )-bilinéaire, symétrique, non dégénérée et définie positive.

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1.4 Connexion linéaire 14

Définition 1.3.2.
Une variété Riemannienne est un couple (M, g), où M est une variété différentiable et g une
métrique Riemannienne.
Définition 1.3.3.
Soient (N n , h) une variété Riemannienne, de dimension n, M m une variété différentiable, de
dimension m, et f : M −→ N une immersion. Alors :
f ∗ h : Γ(T M ) × Γ(T M ) −→ C ∞ (M )
définie pour tout X, Y ∈ Γ(T M ) et x ∈ M par :
f ∗ h(X, Y )x = hf (x) (dx f (Xx ), dx f (Yx ))
est une métrique sur M , appelée métrique inverse.
Remarque 1.3.1.
Soient (U, ϕ) une carte de M de base associée ( ∂x∂ 1 , · · · , ∂x∂m ) et (V, ψ) une carte de N de base
associée ( ∂y∂ 1 , · · · , ∂y∂n ), alors :
n

X ∂f α ∂f β
(f h)ij = (hαβ ◦ f ).
α,β=1
∂xi ∂xj

Où f α = y α ◦ ϕ et hαβ = h( ∂y∂α , ∂y∂β ).


Proposition 1.3.1.
Soit g une métrique Riemannienne sur une variété différentiable M . L’application
] : Γ(T ∗ M ) −→ Γ(T M ),
définie par :
g(]ω, V ) = ω(V ),
pour tout ω ∈ Γ(T M ) et V ∈ Γ(T M ), est un isomorphisme C ∞ (M )-linéaire.

Remarque 1.3.2.
Localement, si ω = ωi dxi et g = gij dxi ⊗ dxj , on a :

]ω = g ij ωi ,
∂xj
où (g ij ) désigne la matrice inverse de (gij ).

1.4 Connexion linéaire


Définition 1.4.1.
Une connexion linéaire sur une variété différentiable M est une application
∇ : Γ(T M ) × Γ(T M ) −→ Γ(T M )
(X, V ) 7−→ ∇X V
vérifiant :

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1.4 Connexion linéaire 15

1. ∇X (V + W ) = ∇X V + ∇X W ,
2. ∇X (f V ) = X(f )V + f ∇X V ,
3. ∇X+f Y V = ∇X V + f ∇Y V ,
pour tout V, W , X, Y ∈ Γ(T M ) et f ∈ C ∞ (M ).
Définition 1.4.2.
Une section V ∈ Γ(T M ) est dite parallèle par rapport a la connexion ∇ si :

∇X V = 0,

pour tout X ∈ Γ(T M ).


Définition 1.4.3.
Soit g une métrique Riemannienne sur une variété différentiable M , alors ∇ est dite compa-
tible avec la métrique g si :

X(g(V, W )) = g(∇X V, W ) + g(V, ∇X W ),

pour tout V, W, X ∈ Γ(T M ).


Définition 1.4.4.
Soient M une variété différentiable et ∇ une connexion linéaire sur M . La torsion de ∇ est
une application C ∞ (M )
T : Γ(T M ) × Γ(T M ) −→ Γ(T M ),
définie par :
T (X, Y ) = ∇X Y − ∇Y X − [X, Y ],
pour tous X, Y ∈ Γ(T M ).
La connexion ∇ est dite sans torsion si T = 0.
Remarques 1.4.1.
1. T est un champ de tenseur de type (1, 2).
2. T (X, Y ) = −T (Y, X) pour tout X, Y ∈ Γ(T M ) (T est antisymétrique ).
Théorème 1.4.1. [21]
Soit (M, g) une variété Riemannienne, l’application

∇ : Γ(T M ) × Γ(T M ) −→ Γ(T M ),

définie par la formule de Koszul

2g(∇X Y, Z) = X(g(Y, Z)) + Y (g(Z, X)) − Z(g(X, Y )) (1.2)


+g(Z, [X, Y ]) + g(Y, [Z, X]) − g(X, [Y, Z])

est une connexion linéaire sur M , appelée connexion de Levi-Civita.


Théorème 1.4.2. ( Théorème fondamental de la géométrie Riemannienne ) [39]
Si (M, g) est une variété Riemannienne, alors la connexion de Levi-Civita est l’unique connexion
linéaire sans torsion et compatible avec g.

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1.5 Tenseur de courbure 16

Remarque 1.4.1.
Soit ∇ une connexion linéaire sur une variété différentiable M .
Dans un système de coordonnées (xi ) sur M , ∇ est complètement définie par les symboles de
Christoffel Γkij définis par :
∂ ∂
∇ ∂ i j = Γkij k .
∂x ∂x ∂x
∂ ∂
En effet, si X = X i ∂xi et Y = Y j ∂xj alors :
∂ k ∂
∇X Y = X i ( Y + Γ k
ij Y j
) .
∂xi ∂xk
Proposition 1.4.1. [21]
Soient (M m , g) une variété Riemannienne, de dimension m et ∇ la connexion de Levi-Civita.
Si (U, ϕ) est une carte sur M avec les champs de bases ∂x∂ 1 , · · · , ∂x∂m associés, alors les coef-
ficients de Christoffel Γkij sont donnés par :
m
1 X kl ∂gjl ∂gil ∂gij
Γkij = g { i + j − },
2 l=1 ∂x ∂x ∂xl

où gij sont les coordonnées de g et (g ij ) est matrice inverse de (gij ).

1.5 Tenseur de courbure


Définition 1.5.1.
Soit M une variété différentiable muni d’ une connexion linéaire ∇. On définit le tenseur de
courbure, R : Γ(T M ) × Γ(T M ) × Γ(T M ) −→ Γ(T M ), associé à ∇, par :

R(X, Y )V = ∇X ∇Y V − ∇Y ∇X V − ∇[X,Y ] V,

pour tout X, Y, V ∈ Γ(T M ).


Propriétés 1.5.1.
1. La courbure R est C ∞ (M )-3 linéaire.
2. R(X, Y )V = −R(Y, X)V pour tout X, Y, V ∈ Γ(T M ) ( antisymétrique ).
Définition 1.5.2.
Sur une variété Riemannienne (M, g), le tenseur de courbure de la connexion de Levi-Civita
est appelé tenseur de courbure Riemannienne.
Le tenseur de courbure Riemannienne s’exprime en fonction des coefficients de Christoffel :
n
X
l
R(∂i , ∂j )∂k = Rijk ∂l ,
l=1

n
X
l
Rijk = ∂i (Γljk ) − ∂j (Γlik ) + {Γlim Γm l m
jk − Γjm Γik },
m=1

où (∂i )i=1..n est une base locale de champs de vecteurs sur M .

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1.5 Tenseur de courbure 17

Proposition 1.5.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Le tenseur de courbure Riemannienne R a les pro-
priétés suivantes :
1. R est un champ de tenseurs de type (1, 3),
2. g(R(X, Y )Z, W ) = −g(R(X, Y )W, Z),
3. g(R(X, Y )Z, W ) = g(R(Z, W )X, Y ),
4. R vérifie l’identité de Bianchi algébrique

R(X, Y )Z + R(Y, Z)X + R(Z, X)Y = 0,

5. R vérifie l’identité de Bianchi différentielle

(∇X R)(Y, Z) + (∇Y R)(Z, X) + (∇Z R)(X, Y ) = 0,

∀X, Y, Z, W ∈ Γ(T M ).
Définition 1.5.3.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m ≥ 2 et P un 2-plan de Tx M de base
{X, Y }. On appelle courbure sectionnelle en x de P
g(R(X, Y )Y, X)
Kx (P ) = .
g(X, X)g(Y, Y ) − g(X, Y )2
Remarquons que dans la définition précédente, on peut donc supposer que {X, Y } est une base
orthonormale. Dans ce cas :
Kx (P ) = g(R(X, Y )Y, X).
Définition 1.5.4.
Soit (M, g) une variété Riemannienne, de dimension m. On dit que M est une variété à
courbure constante s’il existe une constante k ∈ R telle que pour tout x ∈ M et tout 2-plan
P de Tx M , on a :
Kx (P ) = k.
Proposition 1.5.2.
Une variété Riemannienne (M, g) est de courbure sectionnelle constante k si et seulement si
le tenseur de courbure vérifie l’équation :

R(X, Y )Z = k(g(Y, Z)X − g(X, Z)Y ),

pour tout X, Y et Z ∈ Γ(T M ).


Définition 1.5.5.
La courbure de Ricci d’une variété Riemannienne (M m , g) de dimension m est un tenseur de
type (0, 2) défini par :

Ric(X, Y ) = trace(Z 7−→ R(Z, X)Y )


Xm
= g(R(ei , X)Y, ei ),
i=1

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1.5 Tenseur de courbure 18

pour tout X, Y ∈ Γ(T M ), où (ei ) une base orthonormée locale sur M .


Relativement à la base ( ∂x∂ i )i=1..m , les composantes de la courbure de Ricci sont donnés par :
∂ ∂
Ricij = Ric( i
, j)
∂x ∂x
k
= Rijk .
Définition 1.5.6.
Le tenseur de Ricci d’une variété Riemannienne (M m , g), est un tenseur de type (1, 1), défini
par :
m
X
Ricci(X) = R(X, ei )ei ,
i=1
pour tout X ∈ Γ(T M ), où (ei )i=1,m est une base orthonormée locale sur M .
Définition 1.5.7.
On appelle courbure scalaire d’une variété Riemannienne (M m , g) la fonction définie sur M
par :
Xm
S = traceg Ric = g(R(ei , ej )ej , ei ),
i,j=1

où (ei )i=1,m une base orthonormée locale sur M .


Corollaire 1.5.1.
Si (M m , g) est une variété Riemannienne de courbure sectionnelle constante k, alors pour
tout X, Y ∈ Γ(T M ), on a :
1. Ricci(X) = (m − 1)kX,
2. Ric(X, Y ) = (m − 1)kg(X, Y ),
3. S = m(m − 1)k .
Exemple 1.5.1.
On définit sur R2 la métrique Riemannienne
g = e2xy dx2 + dy 2 .
1) Les symboles de Christoffel non nuls de la connexion de Levi-cita associée à g sont :
Γ111 = y , Γ112 = Γ121 = x , Γ211 = −xe2xy .
2) Les composantes non nulles du tenseur de courbure Riemannienne R associé à g sont :
1 1
R212 = −R122 = x2 , R121
2 2
= −R211 = x2 e2xy .
3)Les composantes non nulles de la courbure Ricci Ricij associé à g sont :
Ric11 = −x2 e2xy , Ric22 = −x2 .
4) La courbure scalaire S associé à g est :
S = −2x2
1
5) La courbure sectionnelle K(e1 , e2 ) en (x, y) de P =< e1 , e2 > où e1 = xy ∂x et e2 = ∂y
e
est
K(e1 , e2 ) = g(R(e1 , e2 )e2 , e1 ) = −x2 .

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1.6 Opérateurs sur une variété Riemannienne 19

1.6 Opérateurs sur une variété Riemannienne


Définition 1.6.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne, on définit l’opérateur gradient par :
grad : C ∞ (M ) −→ Γ(T M )
f 7−→ gradf = ]df
où df est la différentielle de la fonction f , tel que pour tout X ∈ Γ(T M ), on a :
g(grad f, X) = df (X) = X(f ).
Proposition 1.6.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne de dimension m, (U, ϕ) une carte sur M avec les
champs de base associées ∂x∂ 1 , · · · , ∂x∂m , alors pour tout f ∈ C ∞ (M ), on a :
m
X ∂f ∂
(grad f )|U = g ij ,
i,j=1
∂xi ∂xj

où (g ij ) est matrice inverse de la matrice (gij ) de g.


Définition 1.6.2.
Soit X ∈ Γ(T M ) un champ de vecteurs sur une variété Riemannienne (M, g), on a :
∇X : Γ(T M ) −→ Γ(T M )
Z 7−→ ∇Z X
est une application C ∞ (M ) linéaire (∇X est un tenseur de type (1, 1)).
Définition 1.6.3.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. La divergence d’un champ de vecteurs X ∈ Γ(T M ),
notée divX est une fonction sur M définie par :
divX = trg (∇X).
En coordonnée locale, on a :
divX = dxi (∇ ∂ X)
∂xi


= g ij g(∇ ∂ X, ).
∂xi ∂xj
Si (ei ) est une base orthonormée locale sur M , on a :
m
X
divX = g(∇ei X, ei ).
i=1

La divergence d’une 1-forme ω sur M est définie par :


div ω = trg (Z 7−→ ∇Z ω)
Xm
= (∇ei ω)(ei )
i=1
m
X ∂
= g ij (∇ ∂ ω)( ).
i,j=1
∂xi ∂xj

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1.7 Fibré tangent inverse (Pull-back) 20

Proposition 1.6.2.
Soit (M, g) une variété Riemannienne de dimension m, pour tout X = X i ∂x∂ i ∈ Γ(T M ), on
a: m
X ∂X i
div X = ( i + X j Γiij ).
i,j=1
∂x

Définition 1.6.4.
Soit (M, g) une variété Riemannienne, on définit l’opérateur laplacien noté 4, sur M par :

4 : C ∞ (M ) −→ C ∞ (M )
f 7−→ 4(f ) = div(grad f )

Proposition 1.6.3.
Soit (M, g) une variété Riemannienne, pour tout f ∈ C ∞ (M ), on a :
∂ 2f ∂f
4(f ) = g ij ( − Γkij ).
∂xi ∂xj ∂xk
Définition 1.6.5.
Soit (M, g) une variété Riemannienne de dimension m. On appelle mesure de volume Rie-
mannienne, notée v M ou v g , la mesure définie localement dans un repère par :
q
v = det(gij ) dx1 ∧ · · · ∧ dxn .
M

Proposition 1.6.4. (Théorème de divergence) [11], [2]


Soit D un domaine compact à bord dans une variété Riemannienne (M, g). Soit ω 1-forme
et X un champ de vecteurs, définies sur un voisinage inclue dans D. Alors :
Z Z Z Z
M ∂D M
(div ω) v = ω(n) v et (div X) v = g(X, n) v ∂D ,
D ∂D D ∂D

où ∂D est le bord de D et n = n(x) est le vecteur unitaire normale au point x ∈ ∂D.


Corollaire 1.6.1.
Pour tout ω une 1-forme et X un champ de vecteurs à supports compact dans un domaine
D, alors : Z Z
M
(div ω) v = 0 et (div X) v M = 0.
D D

1.7 Fibré tangent inverse (Pull-back)


Définition 1.7.1.
Soient (M, g), (N, h) deux variétés Riemanniennes et ϕ : M −→ N une application de classe
C ∞ . le fibré tangent inverse est définie par :

ϕ−1 T N = { (x, v) | x ∈ M , v ∈ Tϕ(x) N }


[
= {x} × Tϕ(x) N,
x∈M

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1.7 Fibré tangent inverse (Pull-back) 21

et la projection naturelle

π : ϕ−1 (T N ) −→ M
(x, v) 7−→ x

et
Γ(ϕ−1 T N ) = { V : M −→ T N | ∀x ∈ M , Vx ∈ Tϕ(x) N }.

Définition 1.7.2.
Soient M et N deux variétés différentiables et ϕ : M −→ N une application de classe C ∞ . Si
∇N est une connexion linéaire sur N , on définit la connexion sur le fibré inverse ϕ−1 (T N ),

∇ϕ : Γ(T M ) × Γ(ϕ−1 (T N )) −→ Γ(ϕ−1 (T N )),

par :
(∇ϕX V )x = (∇N
dϕ(X) Ṽ )ϕ(x) .

pour tout X ∈ Γ(T M ), V ∈ Γ(ϕ−1 (T N )), x ∈ M et Ṽ ∈ Γ(T N ) tel que Ṽ ◦ ϕ = V au


voisinage de x.

Remarque 1.7.1.
En coordonnées locales, si ( ∂x∂ 1 , · · · , ∂x∂m ) une base locale de Γ(T M ), ( ∂y∂ 1 , · · · , ∂y∂n ) une base
locale de Γ(T N ), pour X = X i ∂i ∈ Γ(T M ), V = V β ( ∂y∂β ◦ ϕ) ∈ Γ(ϕ−1 (T N )),
β
Ṽ = Ṽ β ∂y∂β ∈ Γ(T N ), dϕ(X) = X i ∂ϕ
∂xi

∂y β
◦ ϕ ∈ Γ(ϕ−1 T N ), ϕβ = y β ◦ ϕ et x ∈ M , on a :
 ∂V γ ∂ϕα β γ  ∂
(∇ϕX V )=X i
+ V (Γαβ ◦ ϕ) ( γ ◦ ϕ).
∂xi ∂xi ∂y
Remarque 1.7.2.
Soient M , N deux variétés différentiables, X, Y ∈ Γ(T M ), V, W ∈ Γ(T N ) et ϕ : M −→ N
une application différentiable. Si X et V ( resp. Y et W ) sont ϕ-conjugué (i.e. dϕ(X) = V ◦ϕ
resp. dϕ(Y ) = W ◦ ϕ), alors :

∇ϕX dϕ(Y ) = (∇N


V W ) ◦ ϕ.

Proposition 1.7.1.
Soit ϕ : M −→ N une application différentiable. Si ∇N une connexion linéaire compatible
avec une métrique h sur N, alors la connexion linéaire ∇ϕ est compatible avec la métrique hϕ
sur ϕ−1 T N . C’est à dire, pour tous X ∈ Γ(T M ) et V, W ∈ Γ(ϕ−1 T N ), on a :

X(hϕ (V, W )) = hϕ (∇ϕX V, W ) + hϕ (V, ∇ϕX W ).

Proposition 1.7.2.
Soit ∇N une connexion sans torsion sur N , alors :

∇ϕX dϕ(Y ) = ∇ϕY dϕ(X) + dϕ([X, Y ]),

pour tout X, Y ∈ Γ(T M ).

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1.8 Applications harmoniques 22

Définition 1.7.3. (Seconde forme fondamentale)


Soient (M, g), (N, h) deux variétés Riemannienne et ϕ : (M, g) −→ (N, h) une application
différentiable de classe C ∞ . La seconde forme fondamentale de l’application ϕ est la dérivée
covariante de la 1-forme vectoriel dϕ, définie par :

∇dϕ(X, Y ) = ∇ϕX dϕ(Y ) − dϕ(∇M


X Y ),

pour tous X, Y ∈ Γ(T M ).

Propriété 1.7.1.
Soit ϕ : (M, g) −→ (N, h) une application différentiable, la seconde forme fondamentale de
l’application ϕ est symétrique. C’est-à-dire :

∇dϕ(X, Y ) = ∇dϕ(Y, X), ∀X, Y ∈ Γ(T M ).

Proposition 1.7.3.
Soient ϕ : M −→ N et ψ : N −→ P deux applications différentiables entre des variétés
Riemanniennes, alors :

∇d(ψ ◦ ϕ) = dψ(∇dϕ) + ∇dψ(dϕ, dϕ).

Définition 1.7.4.
Soient (M, g) et (N, h) des variétés Riemanniennes. Une application ϕ : (M, g) −→ (N, h)
est dite totalement géodésique si ∇dϕ = 0.

Définition 1.7.5.
Soit ϕ : (M, g) −→ (N, h) une application de classe C ∞ . La trace de la seconde forme
fondamentale de l’application ϕ est appelé champ de tension de l’application ϕ, noté par :

τ (ϕ) = trg ∇dϕ.

Relativement à une base orthonormée (ei ) sur M, on a :

τ (ϕ) = ∇ϕei dϕ(ei ) − dϕ(∇M


ei ei ).

Proposition 1.7.4.
Soient ϕ : M −→ N et ψ : N −→ P deux applications différentiables entre des variétés
Riemanniennes, alors :

τ (ψ ◦ ϕ) = dψ(τ (ϕ)) + trg ∇dψ(dϕ, dϕ).

1.8 Applications harmoniques


Définition 1.8.1.
Soit ϕ : (M m , g) −→ (N n , h) une application de classe C ∞ entre deux variétés Riemannienne
de dimensions m et n respectivement. On appelle la densité de ϕ l’application

e(ϕ) : M −→ R+

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1.8 Applications harmoniques 23

définie pour tout x ∈ M par :


1
e(ϕ)(x) = |dx ϕ|2 ,
2
où |dx ϕ| est la norme de Hilbert-Schmidt de la différentielle dx ϕ de ϕ au point x. Si {ei }1≤i≤m
est une base orthonormée de Tx M , on a :

|dx ϕ|2 = trg ϕ∗ h


Xm
= h(dx ϕ(ei ), dx ϕ(ei )).
i=1

L’énergie de l’application ϕ sur un domaine compact D dans M est définie par :


Z Z
1
E(ϕ, D) = e(ϕ)vg = |dϕ|2 vg .
D 2 D
Une variation de l’application ϕ est une application de classe C ∞ ,

φ : M × (−, ) −→ N , >0
(x, t) 7−→ ϕt (x)

telle que (ϕt ) est une famille des applications de classe C ∞ sur M , et ϕ0 = ϕ.
Soit v ∈ Γ(ϕ−1 T N ) définie par :

v(x) = ϕt (x)|t=0
∂t
d
= dφ(0, )(x,0) ∈ Tϕ(x) N.
dt
Définition 1.8.2.
Une application ϕ : (M, g) −→ (N, h) de classe C ∞ est dite harmonique si :
d
E(ϕt , D)|t=0 = 0,
dt
pour tout domaine compact D dans M et toute variation (ϕt ) à support inclue dans D.

Proposition 1.8.1. (Première variation d’énergie) [11], [2]


Soient ϕ : (M, g) −→ (N, h) une application différentiable et (ϕt ) une variation de ϕ à
supports inclue dans D. Alors :
Z
d
E(ϕt , D)|t=0 = − h(v, τ (ϕ))vg .
dt D


où v(x) = ϕ (x)|t=0
∂t t
et τ (ϕ) = trg ∇dϕ est le champ de tension de l’application ϕ.

Théorème 1.8.1. [11]


Une application différentiable, ϕ : (M, g) −→ (N, h) est harmonique si et seulement si

τ (ϕ) = 0.

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1.8 Applications harmoniques 24

Exemple 1.8.1.
Toute application constante ϕ : (M, g) −→ (N, h) est harmonique.

Exemple 1.8.2.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Pour tout fonction f : M −→ R et (ei ) une base
orthonormée sur M , on a :

τ (f ) = ∆(f ).

Exemple 1.8.3.
Soit M =]a, b[ un intervalle sur R. Alors le courbe γ : (a, b) −→ (N n , h) est harmonique si :

d2 γ α N α dγ β dγ δ
+ Γβδ = 0,
dt2 dt dt
donc, γ est harmonique si et seulement si c’est une géodésique.

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Chapitre 2
Géométrie du Fibré Tangent

Sommaire
2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal . . . . . . . . . . . . 26
2.1.1 Relèvement Vertical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.1.2 Relèvement Complet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.1.3 Relèvement Horizontal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2.2 Métrique Naturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.2.1 Métrique Naturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.2.2 Métrique de SASAKI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.2.3 Métrique de Cheeger-Gromoll . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.2.4 β-métrique sur T M . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57

La géométrie du fibré tangent en particulier les métriques naturelles est introduite par
S.Sasaki [34] en 1958. à partir d’une variété Riemannienne (M, g) a construit une métrique
naturelle gb sur le fibré tangent T M de M . Aujourd’hui cette métrique est appelée métrique de
Sasaki.
En 1972 J.Cheeger et D.Gromoll ont suggéré une autre manière de construire de nouvelle
métrique naturelle gb. Aujourd’hui cette métrique est appelée métrique de Cheeger- Gromoll.
M.Sekisawa dans [35] a employé cette expression pour calculer la connexion de Levi-Civita
∇ et le tenseur de courbure Riemannienne R
b b sur (T M, gb).
Dans ce chapitre on donne la notions de relèvement vertical, complet et horizontal des
fonctions, champ de vecteurs. Nous définissons ensuite la métrique naturelle, la métrique
de Sasaki, la métrique de Cheeger-Gromoll et les β-métrique tout en donnant les formules
relative aux connexions induites et les courbures, voir [36], [7].

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 26

2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal


Définition 2.1.1.
Soient X ∈ Γ(T M ) un champ de vecteurs sur M . On définit les applications
γ : Tqp (M ) −→ Tq−1
p (T M )
F 7−→ γ(F )

γX : Tqp (M ) −→ Tq−1
p (T M )
F 7−→ γX (F )
localement par :
k ···k ∂ ∂
γ(F ) = Fh11···hqp y h1 k
⊗ · · · ⊗ kp ⊗ dxh2 ⊗ · · · ⊗ dxhq ,
∂y 1 ∂y
k ···k ∂ ∂
γX (F ) = Fh11···hqp X h1 k1 ⊗ · · · ⊗ kp ⊗ dxh2 ⊗ · · · ⊗ dxhq ,
∂y ∂y
k ···k
où q ≥ 1, F = Fh11···hqp ∂x∂k1 ⊗ · · · ⊗ ∂
∂xkp
⊗ dxh1 ⊗ · · · ⊗ dxhq et X = X j ∂x∂ j .
Propriétés 2.1.1.
1) La Définition 2.1.1 est indépendante de la carte choisie,
2) Si F est un champ de tenseurs de type (1, 1) sur la variété M , alors γ(F ) (resp. γX (F ))
est un champ de vecteurs sur T M , tel que localement :
∂ ∂
γ(F ) = y j Fji i resp. γX (F ) = X j Fji i ,
∂y ∂y
où F = Fji ∂x∂ i ⊗ dxj et X = X j ∂x∂ j ,
3) Si f ∈ C ∞ (M ) et X ∈ Γ(T M ), on pose γ(f ) = γX (f ) = 0,
4) Si ∇ est une connexion linéaire sur la variété M et f ∈ C ∞ (M ), alors ∇f = df ,
γ(df ) = γ(∇).
Proposition 2.1.1.
Si F, G ∈ T11 (M ) alors [γ(F ), γ(G)] = γ(G ◦ F ) − γ(F ◦ G).
Preuve.
∂ k s ∂
[γ(F ), γ(G)] = [y j Fji , y Gk s ]
∂y i ∂y
∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂
= y j Fji y k Gsk [ i , s ] + y j Fji i (y k Gsk ) s − y k Gsk s (y j Fji ) i
∂y ∂y ∂y ∂y ∂y ∂y
∂ ∂
= y j Fji Gsk δik s − y k Gsk Fji δsj i
∂y ∂y
∂ ∂
= y j Gsi Fji s − y k Fji Gjk i
∂y ∂y
∂ ∂
= y j (G ◦ F )sj s − y k (F ◦ G)ik i
∂y ∂y
= γ(G ◦ F ) − γ(F ◦ G).

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 27

2.1.1 Relèvement Vertical


Définition 2.1.2.
Soit (T M, π, M ) le fibré vectoriel tangent, si f : M −→ R est une fonction de classe C ∞ , on
définit le relèvement vertical f V par :

f V = f ◦ π : T M −→ R
(x, v) 7−→ f V (x, v) = (f ◦ π)(x, v) = f (x)

Propriété 2.1.1.
Soient f, g ∈ C ∞ (M ), on a :
1. (f + g)V = f V + g V ,
2. (f g)V = f V g V .

Définition 2.1.3.
Un champ de vecteurs X e ∈ Γ(T (T M )) est dit champ de vecteur vertical si et seulement si
pour toute fonction f ∈ C ∞ (M ), on a :

e V ) = 0.
X(f
!
Xe1h
Si sont les composantes de Xe par rapport à une carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur
Xe2k
T M , alors pour toute fonction f ∈ C ∞ (M ), on a :

eh ∂ + X
e V ) = (X
X(f e k ∂ )(f V ) = X
e h ∂f .
1 h 2 k 1
∂x ∂y ∂xh
d’où

Proposition 2.1.2.
e ∈ Γ(T T M ). X
Soit X e est un champ de vecteur vertical sur T M si et seulement si relativement
à une carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M , les composantes de X
e vérifient la condition
!  
Xe1h 0
e2k = e2k .
X X

Remarques 2.1.1.
On a :
1.

π : TM → M
(x, v) 7→ π(x, v) = x

d(x,v) π : T(x,v) (T M ) → Tx M
∂ j ∂ ∂
Z = Z i i |(x,v) + Z i
|(x,v) 7→ d(x,v) π(Z) = Z i i |x
∂x ∂y ∂x

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 28

2. V(x,v) = Ker(d(x,v) π) est un sous espace vectoriel de T(x,v) (T M ), appelé sous espace vertical,
3. Localement V(x,v) est engendré par ( ∂y∂ 1 |(x,v) , · · · , ∂y∂m |(x,v) ),
[
4. V = V(x,v) est un sous fibré vectoriel de T (T M ),
(x,v)∈T M
e ∈ Γ(T (T M )) est un champ de vecteurs vertical si et seulement si dπ(X)
5. X e = 0,
6. Si F ∈ T11 (M ), alors γ(F ) et γX (F ) sont des champs de vecteurs verticaux.
Définition 2.1.4.
Soit X ∈ Γ(T M ) un champ de vecteurs sur M , On définit le relèvement vertical de X noté
X V au fibré tangent T M , par pour toute fonction f ∈ C ∞ (M ) par :

X V (df ) = (X(f ))V . (2.1)

localement si (X i )i=1,m , (X e2k ) désignent les composantes de X ∈ Γ(T M ), X V respective-


e1h , X
ment et pour toute fonction f ∈ C ∞ (M ).

On a pour tout (x, y) ∈ T M, y = y i i
∂x
∂f
df (x, y) = y(f ) = y i
(x),
∂xi
2
X(df
e )=Xe1h ∂ f y i + X e2k ∂f .
∂xh xi ∂xk
Alors de la formule 2.1, on obtient :
2
h ∂ f e2k ∂f = ∂f X k ,
X1 h i y i + X
e
∂x x ∂xk ∂xk
d’où
e h = 0,
X e k = X k,
X
1 2

pour tout h, k = 1, m.
Proposition 2.1.3.
Localement si le champ de vecteurs X a pour composantes (X h )h=1,m relativement à une carte
(U, xh )h=1,m sur M . Alors le relèvement vertical X V de X a pour composantes
 
V 0
X : , (2.2)
Xh

par rapport à la carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M . i.e



XV = Xh ,
∂y h

De plus, on a : pour tout h = 1, m :


∂ V ∂
( h
) = h.
∂x ∂y

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 29

Exemple 2.1.1.
Dans la variété R2 , T R2 = R4 . En considère le champ de vecteurs
X : R2 −→ T R2
(x1 , x2 ) 7−→ (X(x
1 2
1 ,x2 ) , X(x1 ,x2 ) )

Dans les cartes (R2 , x1 , x2 ) et (R4 , x1 , x2 , y 1 , y 2 ), on a


∂ ∂
XV = X1 1
+ X2 2
∂y ∂y
Remarque 2.1.1.
Le relèvement vertical X V de X au fibré T M est un champ de vecteur vertical, et on a :
X V (f V ) = 0, (2.3)
pour tout X ∈ Γ(T M ) et f ∈ C ∞ (M ).
Propriété 2.1.2.
Soient X, Y ∈ Γ(T M ), F ∈ T11 (M ) et f ∈ C ∞ (M ), on a :
1. (X + Y )V = X V + Y V ,
2. (f X)V = f V X V ,
3. [X V , Y V ] = 0,
4. [X V , γ(F )] = γX (F ).
Preuve.
Les propriétés 1), 2) et 3) sont des conséquences directes de la Proposition 2.1.3.
4) Localement, si X = X i ∂x∂ i et F = Fjs ∂x∂ s ⊗ dxj , on a :
∂ ∂
[X V , γ(F )] = [X i i
, y j Fjs s ]
∂y ∂y
∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂
= X i y j Fjs [ i , s ] + X i i (y j Fjs ) s − y j Fjs s (X i ) i
∂y ∂y ∂y ∂y ∂y ∂y

= X i Fis s
∂y
= γX (F ).

Remarques 2.1.2.
V
1. V(x,u) = {X(x,u) ; X ∈ Γ(T M )},
2. Soient u ∈ Tx M et X ∈ Γ(T M ) tel que Xx = u, on note :
uV = X(x,u)
V

appelé relèvement vertical de u. D’après la formule (2.2) cette définition est indépendante du
choix de X,
3. L’application (x, u) ∈ T M 7→ uV ∈ T(x,u) T M ⊂ T T M est une section de classe C ∞ sur
T M , donc un champ de vecteurs sur T M ,
4. Soient x ∈ M et v ∈ Tx M , alors L’application u ∈ Tx M → uV ∈ V(x,v) est un isomorphisme
linéaire.

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 30

Définition 2.1.5.
Soit F un champ de tenseurs de type (1, 1) sur la variété M , On définit le champ de vecteurs
vertical V F de F sur T M par :

V F : T M → T (T M )
(x, u) 7→ V F (x, u) = (Fx (u))V ,

Localement, relativement à une carte induite (π −1 (U ), xi , y i ), si F = Fij ∂x∂ j ⊗ dxi on a :

∂ V ∂
V F = y i (F ( i
)) = y i Fij j .
∂x ∂y
Exemple 2.1.2.
Dans la variété R2 , T R2 = R4 . En considère un champ de tenseurs , F = Fij ∂x∂ j ⊗ dxi de type
(1, 1), suivent les cartes (R2 , x1 , x2 ) et (R4 , x1 , x2 , y 1 , y 2 ), on a

∂ ∂ ∂
V F = y i Fij j
= (y 1 F11 + y 2 F21 ) 1 + (y 1 F12 + y 2 F22 ) 1 .
∂y ∂y ∂y

2.1.2 Relèvement Complet


Définition 2.1.6.
Soit f une fonction de M . On définit le Relèvement Complet de f noté f C de M au fibré T M
par :

f C : T M −→ R
(x, y) 7−→ dx f (y).

Relativement à une carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M , on a :

∂f
f C (x, y) = y i (x) = (∂f )(x).
∂xi
Proposition 2.1.4.
e et Ye deux champs de vecteurs sur T M . Si pour tout fonction f ∈ C ∞ (M ), on a :
Soient X

e C ) = Ye (f C ),
X(f

Alors X
e = Ye .

Propriétés 2.1.2.
Soit X ∈ Γ(T M ) et g, f ∈ C ∞ (M ), on a :

X V (f C ) = (X(f ))V , (2.4)


(gf )C = gC f V + gV f C , (2.5)
(f + g)C = f C + gC , (2.6)
(γF )(f C ) = γ(df ◦ F ). (2.7)

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 31

Preuve.
1) Les formules (2.4), (2.5) et (2.6) sont des conséquences directes de la formule (2.2) et la
Définition 2.1.6.
2) Localement, si F = Fij ∂x∂ j ⊗ dxi , on a :
∂ s ∂f
γ(F )(f C ) = y i Fij (y )
∂y j ∂xs
∂f
= y i Fij δjs s
∂x
∂f
= y i Fis s
∂x
= y i (df ◦ F )si
= γ(df ◦ F ).

Définition 2.1.7.
Le relèvement Complet d’un champ de vecteurs X sur M est l’unique champ de vecteurs
X C sur le fibré T M tel que :
X C f C = (X(f ))C , (2.8)
pour tout f ∈ C ∞ (M ).
Proposition 2.1.5.
Si X est un champ de vecteurs de composantes X h par rapport à une carte (U, xh ) sur M ,
alors le relèvement complet X C de X a pour composantes
 
C Xh
X : ,
∂X h
h
relativement à la carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M , où ∂X h = y i ∂X
∂xi
.
Preuve. !
eh
X 1
Si X h désignent les composantes de X par rapport à une carte (U, xi ) sur M et e2k les
X
composantes de X C par rapport à la carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M . De la formule
(2.8) on a, pour toute f ∈ C ∞ (M )
2
X C (f C ) = X e1j ( ∂ f )y i + X e2j ∂f ,
j
∂x ∂x i ∂xj
∂ ∂f
(X(f ))C = y i i (X j j )
∂x ∂x
j
∂X ∂f ∂ 2f
= (y i i ) j + X j y i ( j i ),
∂x ∂x ∂x ∂x
j
d’où pour tout j = 1, m, on a : Xe1j = X j et Xe2j = y i ∂Xi = ∂X j .
∂x
On pose localement, pour tout i = 1, m
∂ i ∂
XC = Xi + ∂X .
∂xi ∂y i

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 32

Remarque 2.1.2.
Relativement à une carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M , on a : pour tout i = 1, m :

∂ C ∂
( i
) = .
∂x ∂xi
Exemple 2.1.3.
Dans la variété R2 , T R2 = R4 . En considère le champ de vecteurs

X : R2 −→ T R2
(x1 , x2 ) 7−→ (X(x
1 2
1 ,x2 ) , X(x1 ,x2 ) )

Dans les cartes (R2 , x1 , x2 ) et (R4 , x1 , x2 , y 1 , y 2 ), on a

∂ ∂ ∂ ∂
XC = X1 1
+ X 2 2 + ∂X 1 1 + ∂X 2 2 ,
∂x ∂x ∂y ∂y
1
∂ ∂ ∂X ∂X 1 ∂ ∂X 2 ∂X 2 ∂
= X 1 1 + X 2 2 + (y 1 1 + y 2 2 ) 1 + (y 1 1 + y 2 2 ) 2 .
∂x ∂x ∂x ∂x ∂y ∂x ∂x ∂y
Proposition 2.1.6.
Soient f ∈ C ∞ (M ), X ∈ Γ(T M ) et ω ∈ Γ(T ∗ M ), on a :

X C + Y C = (X + Y )C , (2.9)
(f X)C = f C X V + f V X C , (2.10)
X C f V = (X(f ))V . (2.11)

Preuve.
1)Les formules (2.9) et (2.10) sont des conséquences directes des formules (2.8), (2.4) et (2.5).
2) Localement, si X = X i ∂x∂ i , on a :
i
∂ j ∂X ∂
X C (f V ) = X i (f ) + y (f )
∂xi ∂xj ∂y i

= X i i (f )
∂x
= (X(f ))V .

Proposition 2.1.7.
Soient X, Y ∈ Γ(T M ), on a :

1) [X V , Y V ] = 0,
2) [X V , Y C ] = [X, Y ]V ,
3) [X C , Y C ] = [X, Y ]C ,
4) [X C , γF ] = γ(LX F ).

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 33

Preuve.
Les formules 1) , 2) et 3) sont des conséquences directes des formules (2.3), (2.5) et (2.8).
4) En utilisant la formule (2.8), on a :
s
∂ i ∂X ∂ k j ∂
[X C , γ(F )] = [X s + y , y Fk j ]
∂xs ∂xi ∂y s ∂y
j
∂F ∂ ∂X s ∂ ∂X s ∂
= y k X s ks j + y i i δsk Fkj j − y k Fkj δji
∂x ∂y ∂x ∂y ∂xi ∂y s
∂F j ∂ ∂X s ∂ ∂X s ∂
= y k X s ks j + y i i Fsj j − y k Fkj j
∂x ∂y ∂x ∂y ∂x ∂y s
j s j
i s ∂Fi ∂ i ∂X j ∂ i s ∂X ∂
= yX s j
+y i
Fs j − y Fi
∂x ∂y ∂x ∂y ∂x ∂y j
s

∂F j ∂X s j ∂X j s  ∂
= y i X s is + F − F
∂x ∂xi s ∂xs i ∂y j
= γ(LX F ).
d’autre part, on a :
j ∂
LX F = LX F i ∂xj
⊗ dxi
∂F j ∂X j ∂X s  ∂
= X s is − Fis s + Fsj ⊗ dxi .
∂x ∂x ∂xi ∂xj

2.1.3 Relèvement Horizontal


Dans cette section, on suppose que M est une variété de dimension m munie d’une
connexion linéaire ∇.
Définition 2.1.8.
On définit la connexion opposée à ∇ notée ∇,
b par pour tous X, Y ∈ Γ(T M ) :


b X Y = ∇Y X + [X, Y ].

Remarques 2.1.3.
b les tenseurs de courbure associés à ∇ et
1. Soient T et Tb les tenseurs de torsion, R et R
∇ respectivement, alors on a : T = T,
b b
2. Si ∇ est sans torsion, alors ∇b = ∇ et R b = R.

Définition 2.1.9.
Si f est une fonction sur M , on pose :
f H = f C − γ(∇f ),
application de classe C ∞ sur T M dite relèvement horizontal de la fonction f .
De la 4èmme propriété des Propriétés 2.1.1, on rappel que, pour tout f ∈ C ∞(M ) , on a :
γ(df ) = γ(∇f ) = f C = ∂(f ).

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 34

Alors :
f H = 0.

Définition 2.1.10.
Soit X un champ de vecteurs sur M . On définit Relèvement Horizontal de X noté X H au
fibré T M par :
X H = X C − ∇γ X,
où ∇γ X = γ(∇X).

Si (X h ) désignent les coordonnées de X ∈ Γ(T M ) et Γhji les coefficients de Christoffel


associés à la connexion ∇ relativement à la carte (U, xh ) sur M , on a :

∂X h ∂
∇X = ( j
+ X i Γhji ) h ⊗ dxj ,
∂x ∂x
h
∂X ∂
∇γ X = ( j + X i Γhji )y j h ,
∂x ∂y
h
∂ ∂X ∂
X C = X h h + yj ,
∂x ∂xj ∂y h
∂ ∂
X H = X h h − y j Γhji X i h .
∂x ∂y

par rapport à la carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M , d’où

Proposition 2.1.8.
Si X un champ de vecteurs sur T M de composantes (X h ) par rapport à une carte (U, xh ) sur
M , alors le relèvement horizontal X H a pour composantes
 
H Xh
X : , (2.12)
−y j Γhji X i

relativement à la carte induite (π −1 (U ), xh , y h ) sur T M . De plus, on a : pour tout h = 1, m

∂ H ∂ ∂
( h
) = h
− y j Γhji h .
∂x ∂x ∂y
Exemple 2.1.4.
On considère sur R la métrique g = ex dx2 .
Les symboles de Christoffel de la connexion de Levi-cita associe à g sont
1 ∂g11 ∂g11 ∂g11 1
Γ111 = g 11 ( 1 + 1
− 1
)=
2 ∂x ∂x ∂x 2

Soit le champ de vecteurs X = f , Dans les cartes (R, x) et (R2 , x, y), on a
∂x1
∂ ∂ ∂ 1 ∂
XH = f − yf Γ111 = f( − y ).
∂x ∂y ∂x 2 ∂y

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 35

Exemple 2.1.5.
On considérons l’espace hyperbolique (H 2 , g) de courbure sectionnelle constante −c2 < 0
H 2 = {z = (x1 , x2 ) ∈ R2 : x2 > 0},
1
h= 2
((dx1 )2 + (dx2 )2 ).
(cx2 )
Les symboles de Christoffel ne sont pas nuls de la connexion de Levi-cita associe à g sont
1
Γ211 = = −Γ112 = −Γ222
x2
∂ ∂
Soit le champ de vecteurs X = X1 +X2 , Dans les cartes (H 2 , x1 , x2 ) et (T H 2 , x1 , x2 , y1 , y2 ),
∂x1 ∂x2
on a
∂ ∂ y2 y1 ∂ y1 y2 ∂
X H = X1 + X2 + (X1 + X2 ) − (X1 − X2 ) .
∂x1 ∂x2 x2 x2 ∂y1 x2 x2 ∂y2
Remarque 2.1.3.
Pour tout X ∈ Γ(T M ), on a : dπ ◦ X H = X ◦ π.
Définition 2.1.11.
Soit (x, v) ∈ T M , alors :
H
H(x,v) = {X(x,v) , X ∈ Γ(T M )} (2.13)
est un sous espace vectoriel de T(x,v) (T M ) appelé espace horizontal associé à ∇.
[
H= H(x,v)
(x,v)∈T M

est un sous fibré vectoriel de T (T M ) appelé fibré horizontal associé à ∇.


Remarque 2.1.4.
Des formules (2.12) et (2.13), localement pour tout v ∈ T M , on obtient :
∂ ∂
H(x,v) = {ai i
|(x,v) − Γkji ai y j k |(x,v) ; a1 , · · · , am ∈ R}.
∂x ∂y
Proposition 2.1.9.

T (T M ) = H ⊕ V,
T(x,w) (T M ) = H(x,w) ⊕ V(x,w) ,
où (x, w) ∈ T M .
∂ e = ai ∂ + bi ∂ ∈ T(x,w) (T M ), alors :
En effet : localement, si w = wi ∈ Tx M et X
∂xi ∂xi ∂y i
e = (ai ∂ − ai wj Γk ∂ ) + (bk + ai wj Γk ) ∂ ∈ T(x,w) (T M ),
X ij ij
∂xi ∂y k ∂y k
avec :
e h = ai ∂ − ai wj Γkij ∂ ∈ H(x,w) est la partie horizontale de X,
X e
∂xi ∂y k
e v = (bk + ai wj Γk ) ∂ ∈ V(x,w) est la partie verticale de X.
X e
ij
∂y k

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 36

Définition 2.1.12.
Soit w ∈ Tx M , le relèvement horizontal de w est défini par :

wH = X(x,w)
H
,

où X ∈ Γ(T M ) tel que Xx = w. De la formule (2.12) cette définition est indépendante du


champ de vecteurs X choisi, d’où
Proposition 2.1.10.
Soit v ∈ Tx M ,l’application

Tx M → H(x,v)
w = wH

est un isomorphisme linéaire.


Définition 2.1.13.
e ∈ Γ(T (T M )) est dit horizontal, si pour tout (x, v) ∈ T M , on a :
Un champ de vecteurs X
e(x,v) ∈ H(x,v) .
X

Proposition 2.1.11.
e ∈ Γ(T (T M )) est horizontal, si seulement si localement, pour tout
Un champ de vecteurs X
h = 1, m, on a :
X ej i
e h + Γh X
2 ij 1 y = 0,

où X ei ∂i + X
e =X ei ∂i .
1 ∂x 2 ∂y

Preuve.
Soit (x, v) ∈ T M , on a :

X
e(x,v) = (X e j ∂ |(x,v) ) + (X
e h ∂ |(x,v) − y i Γh X e j ∂ |(x,v) ,
e h + y i Γh X
1 h ij 1 h 2 ij 1 )
∂x ∂y ∂y h
e est horizontal ⇔ X
X e(x,v) ∈ H(x,v) ⇔ X ej i
e h + Γh X
2 ij 1 y = 0.

Lemme 2.1.1.
Pour tout X, Y ∈ Γ(T M ), on a :

(∇Y ) ◦ (∇X) − (∇X) ◦ (∇Y ) = ∇


bY ∇
bX − ∇
b X∇
b Y − LY (∇X) + LX (∇Y ) − [LY , LX ].

Preuve.

(∇Y ) ◦ (∇X)Z =(∇Y ) ◦ (∇Z X)


=(∇Y )(∇b X Z − [X, Z])
=(∇Y )(∇b X Z) − (∇Y )(LX Z)
=(∇
b Y )(∇
b X Z) − LY (∇
b X Z) − (∇Y )(LX Z)
=(∇
b Y )(∇
b X Z) − (LY )(LX )Z − (LY )(∇X)Z − (∇Y )(LX Z),

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 37

{(∇Y ) ◦ (∇X) − (∇X) ◦ (∇Y )}Z ={∇


bY ∇
b XZ − ∇b X∇b Y Z} − {(LY )(LX )Z − (LX )(LY )Z}
− {(LY )(∇X)Z − (∇X)(LY Z)}
+ {(LX )(∇Y )Z − (∇Y )(LX Z)}
={∇
bY ∇
bX − ∇b X∇b Y }Z − [LY , LX ]Z
− LY (∇X)Z + LX (∇Y )Z
={∇
bY ∇
bX − ∇
b X∇
b Y − LY (∇X) + LX (∇Y ) − [LY , LX ]}Z.

Proposition 2.1.12.
Pour tout X, Y ∈ Γ(T M ) et f ∈ C ∞ (M ), on a :

(X + Y )H = (X)H + (Y )H , (2.14)
H V H
(f X) = (f ) X , (2.15)
H V V
X (f ) = (X(f )) , (2.16)
[X V , Y H ] = [X, Y ]V − γX (∇Y ), (2.17)
[X H , Y H ] = [X, Y ]H − γ R(X,
b Y ), (2.18)

b est le tenseur de courbure associé à ∇


où R b .

Preuve.
1) Les formules (2.14), (2.15) sont des conséquences directes de la formule (2.12).

X H (f V ) = (X C − ∇γ X)(f V )
= X C (f V ) − ∇γ X(f V )
= X C (f V ) puisque ∇γ X est un champ de vecteurs vertical
V
= (X(f )) ,

[X V , Y H ] = [X V , Y C − γ(∇Y )]
= [X V , Y C ] − [X V , γ(∇Y )]
= [X V , Y C ] − γX (∇Y ),

[X H , Y H ] = [X C − γ(∇X), Y C − γ(∇Y )]
= [X C , Y C ] − [X C , γ(∇Y )] − [γ(∇X), Y C ] + [γ(∇X), γ(∇Y )]
= [X, Y ]H + γ(∇[X, Y ]) − γ(LX (∇Y )) + γ(LY (∇X))
+γ((∇Y ) ◦ (∇X) − (∇X) ◦ (∇Y ))
= [X, Y ]H + γ(∇ b [X,Y ] − L[X,Y ] ) + γ(LY (∇X) − LX (∇Y ))
+γ((∇Y ) ◦ (∇X) − (∇X) ◦ (∇Y )),

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2.1 Relèvement Vertical, Complet et Horizontal 38

Du Lemme 2.1.1 on obtient :

[X H , Y H ] = [X, Y ]H + γ(∇
b [X,Y ] − L[X,Y ] ) + γ(LY (∇X) − LX (∇Y ))
+γ(∇ bY ∇
bX − ∇b X∇ b Y − LY (∇X) + LX (∇Y ) − [LY , LX ])
= [X, Y ]H − γ(∇b X∇
bY − ∇bY ∇
bX − ∇ b [X,Y ] ) − γ(L[X,Y ] + [LY , LX ])
= [X, Y ]H − γ R(X,
b Y ), où L[X,Y ] + [LY , LX ] = 0.

Remarque 2.1.5.
Pour tous X, Y ∈ Γ(T M ) : ∇
b X Y = ∇Y X + [X, Y ].
1) γX (∇Y ) = (∇X Y )V
2) Si ∇ est sans torsion i.e ∇ b = ∇ et R b = R, alors γ R(X,
b Y ) = (R(X, Y )u)V .
En effet, si X = X i ∂x∂ i , Y = Y i ∂x∂ i et u = y i ∂x∂ i
1) On a :

∂Y h ∂
∇Y = ( j
+ Y i Γhji ) h ⊗ dxj
∂x ∂x
alors
∂Y h ∂
γX (∇Y ) = X j ( j
+ Y i Γhji ) h
∂x ∂y
h
∂Y ∂
= X j ( j + Y i Γhji )( h )V
∂x ∂x
h
∂Y ∂
= (X j ( j + Y i Γhji ) h )V
∂x ∂x
= (∇X Y )V .

2) On a :


R(X,
b Y ) = R(X, Y ) = X i Y j Rijk
l
⊗ dxk
∂xl
alors

γ(R(X,
b Y )) = y k X i Y j Rijk
l
∂y l

= y k X i Y j Rijk
l
( l )V
∂x

= k i j l
y X Y (Rijk l )V
∂x
∂ ∂ ∂
= y k X i Y j (R( i , j ) k )V
∂x ∂x ∂x
= (R(X, Y )u)V .

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2.2 Métrique Naturelle 39

Définition 2.1.14.
Soit F un champ de tenseurs de type (1, 1) sur la variété M , On définit le champ de vecteurs
horizontal HF de F sur T M par :

HF : T M → T T M
(x, u) 7→ HF (x, u) = (Fx (u))H ,

est un champ de vecteurs sur T M . Localement, relativement à une carte induite (π −1 (U ), xi , y i ),


si F = Fih ∂x∂ h ⊗ dxi on a :

∂ H i h ∂ i j l k ∂
HF = y i (F ( )) = y F i − y y Fi Γjl k .
∂xi ∂xh ∂y

2.2 Métrique Naturelle


2.2.1 Métrique Naturelle
Définition 2.2.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne . Une métrique Riemannienne ḡ sur le fibré tangent
T M de M est dite naturelle par rapport à g si :

ḡ(X H , Y H ) = g(X, Y ) ◦ π,
ḡ(X H , Y V ) = 0,

pour tous X, Y ∈ Γ(T M ).


Remarque 2.2.1.
De la Définition 2.2.1, on déduit que pour tout champ de vecteurs vertical Ye ∈ Γ(T (T M )) et
X ∈ Γ(T M ), on a :
ḡ(X H , Ye ) = 0,
où ḡ est une métrique naturelle sur le fibré tangent T M .
Proposition 2.2.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne de connexion de Levi-Civita ∇. Si ḡ est une métrique
naturelle sur T M de connexion de Levi-Civita ∇, alors :

1)ḡ(x,u) (∇X H Y H , Z H ) = ḡ(x,u) ((∇X Y )H , Z H ),


1
2)ḡ(x,u) (∇X H Y H , Z V ) = − ḡ(x,u) ({R(X, Y )u}V , Z V ),
2
1
V H
3)ḡ(x,u) (∇X H Y , Z ) = − ḡ(x,u) ({R(Z, X)u}V , Y V ),
2
V V 1 H
X (ḡ(Y V , Z V ) + ḡ(Z V , (∇X Y )V ) − ḡ(Y V , (∇X Z)V (x,u) ,

4)ḡ(x,u) (∇X H Y , Z ) =
2
H H 1
5)ḡ(x,u) (∇X V Y , Z ) = ḡ(x,u) ({R(Y, Z)u}V , X V ),
2
H V 1 H
Y (ḡ(Z V , X V ) − ḡ(Z V , (∇Y X)V ) − ḡ(X V , (∇Y Z)V (x,u) ,

6)ḡ(x,u) (∇X V Y , Z ) =
2

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2.2 Métrique Naturelle 40

1
7)ḡ(x,u) (∇X V Y V , Z H ) = − Z H (ḡ(X V , Y V )) + ḡ(Y V , (∇Z X)V ) + ḡ(X V , (∇Z Y )V ) (x,u) ,

2
1 V
8)ḡ(x,u) (∇X V Y V , Z V ) = X (ḡ(Y V , Z V ) + Y V (ḡ(Z V , X V ) − Z V (ḡ(X V , Y V ) (x,u) ,

2
pour tous champs de vecteurs X, Y, Z ∈ Γ(T M ) et (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur de
courbure de (M, g).

Preuve.
la preuve découle immédiatement de la formule de Kozul.

1) 2ḡ(∇X H Y H , Z H ) =X H ḡ(Y H , Z H ) + Y H ḡ(Z H , X H ) − Z H ḡ(X H , Y H )


+ ḡ(Z H , [X H , Y H ]) + ḡ(Y H , [Z H , X H ]) − ḡ(X H , [Y H , Z H ])
=X H (g(Y, Z)V ) + Y H (g(Z, X)V ) − Z H (g(X, Y )V ) + ḡ(Z H , [X, Y ]H )
+ ḡ(Y H , [Z, X]H ) − ḡ(X H , [Y, Z]H )
={Xg(Y, Z) + Y g(Z, X) − Zg(X, Y ) + g(Z, [X, Y ])
+ g(Y, [Z, X]) − g(X, [Y, Z])}V
=2g(∇X Y.Z)V
=2ḡ((∇X Y )H , Z H ).

2) 2ḡ(∇X H Y H , Z V ) =X H ḡ(Y H , Z V ) + Y H ḡ(Z V , X H ) − Z V ḡ(X H , Y H )


+ ḡ(Z V , [X H , Y H ]) + ḡ(Y H , [Z V , X H ]) − ḡ(X H , [Y H , Z V ])
= − Z V (g(X, Y )V ) + ḡ(Z V , [X, Y ]H ) − ḡ(Z V , γ(R(X,b Y )))
+ ḡ(Y H , [Z, X]V − (∇Z X)V ) − ḡ(X H , −[Z, Y ]V + (∇Z Y )V )
= − ḡ(Z V , γ(R(X,
b Y ))).

D’après la Remarque 2.1.5, la connexion ∇ est symétrique alors γ(R(X,


b Y )) = (R(X, Y )u)V .
On déduit :

2ḡ(∇X H Y H , Z V ) = − ḡ((R(X, Y )u)V , Z V )

Les autres égalités se démontrent de la même façon voir [17].

2.2.2 Métrique de SASAKI


Définition 2.2.2.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. La métrique de Sasaki associée à g est l’unique mé-
trique naturelle notée g S sur le fibré tangent T M telle que, pour tous X, Y ∈ Γ(T M )

1) g S (X H , Y H ) = g(X, Y ) ◦ π,
2) g S (X H , Y V ) = 0,
3) g S (X V , Y V ) = g(X, Y ) ◦ π.

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2.2 Métrique Naturelle 41

Connexion de Levi-Civita
De la Proposition 2.2.1 et la Définition 2.2.2, on obtient :
Proposition 2.2.2.
Soit (M, g) une variété Riemannienne et g S la métrique de Sasaki associée à g sur T M . Si
b désigne la connexion de Levi-Civita sur (M, g) ( resp. sur (T M, g S )) alors on a :
∇ (resp.∇)
S b X H Y H , Z H ) = g S ((∇X Y )H , Z H ),
1)g(x,u) (∇ (x,u)

S
2)g(x,u) b X H Y H , Z V ) = − 1 g S ({R(X, Y )u}V , Z V ),
(∇
2 (x,u)
S
3)g(x,u) b X H Y V , Z H ) = 1 g S ({R(u, Y )X}V , Z H ),
(∇
2 (x,u)
S b X H Y V , Z V ) = g S ((∇X Y )V , Z V ),
4)g(x,u) (∇ (x,u)

S b XV Y H , Z H ) = 1
5)g(x,u) (∇ g S ({R(u, X)Y }H , Z H ),
2 (x,u)
S b X V Y H , Z V ) = 0,
6)g(x,u) (∇
7)g S (∇
(x,u)
b X V Y V , Z H ) = 0,
S b X V Y V , Z V ) = 0,
8)g(x,u) (∇
pour tous champs de vecteurs X, Y, Z ∈ Γ(T M ) et (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur de
courbure de (M, g).
Proposition 2.2.3.
Soit (M, g) une variété Riemannienne et g S la métrique de Sasaki associée à g sur T M . Si
b désigne la connexion de Levi-Civita sur (M, g) (resp. sur (T M, g S )) alors on a :
∇ (resp.∇)

b X H Y H )(x,u) = (∇X Y )H 1 V
1) (∇ (x,u) − (Rx (X, Y )u) ,
2
b X H Y V )(x,u) = (∇X Y )V(x,u) + 1 (Rx (u, Y )X)H ,
2) (∇
2
b X V Y H )(x,u) = 1
3) (∇ (Rx (u, X)Y )H ,
2
b X V Y V )(x,u) = 0,
4) (∇
pour tous X, Y ∈ Γ(T M ) et (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur de courbure de (M, g).
Preuve.
La preuve découle immédiatement de la Proposition 2.2.2.
Proposition 2.2.4.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si ∇ b désigne la connexion de Levi-Civita associée à
S
la métrique de Sasaki g , associée à g. Si F est un champ de tenseurs de type (1, 1) sur M ,
alors :
b X V V F )(x,u) = (F (X))V ,
1) (∇ (x,u)

b X V HF )(x,u) = (F (X))H + 1 (Rx (u, Xx )Fx (u))H ,


2) (∇ (x,u)
2

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2.2 Métrique Naturelle 42

b X H HK)(x,u) = H(XF )(x,u) − 1 (Rx (Xx , Fx (u))u)V ,


3) (∇
2
b X H V K)(x,u) = V (∇X F )(x,u) + 1 (Rx (u, Fx (u))Xx )H ,
4) (∇
2
où (x, u) ∈ T M et X ∈ Γ(T M ).

Preuve.
Soit (x, u) ∈ T M , u = ui ∂x∂ i et U = ui ∂x∂ i est un champ de vecteurs constant. De la Proposition
2.2.3, localement, on a :

1) (∇ b X V y i (F ( ∂ ))V )(x,u)
b X V V F )(x,u) = (∇
∂xi

= (X V (y i )(F ( i ))V )(x,u)
∂x

= (X i (F ( i ))V )(x,u)
∂x
V
= (F (X))(x,u) .

b X V y i (F ( ∂ H
2) (∇
b X V HF )(x,u) = (∇ )) )(x,u)
∂xi
∂ b X V (F ( ∂ ))H )(x,u)
= (X V (y i )(F ( i ))H )(x,u) + (y i ∇
∂x ∂xi
∂ 1 ∂
= (X i (F ( i ))H )(x,u) + ui (Rx (u, Xx )Fx ( i ))H
∂x 2 ∂x
H 1 H
= (F (X))(x,u) + (Rx (u, Xx )Fx (u)) .
2
Les autres égalités se démontrent de la même façon.

Tenseur de courbure
Proposition 2.2.5.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si Rb désigne le tenseur de courbure de la métrique de
S
Sasaki g sur T M , associée à g, alors pour tout X, Y, Z ∈ Γ(T M ), on a :

b(x,u) (X V , Y V )Z V
1. R = 0,
b(x,u) (X V , Y V )Z H = [R(X, Y )Z + 1 R(u, X)(R(u, Y )Z) − 1 R(u, Y )(R(u, X)Z)]H ,
2. R x
4 4
b(x,u) (X H , Y V )Z V = −[ 1 R(Y, Z)X + 1 R(u, Y )(R(u, Z)X)]H ,
3. R x
2 4
b(x,u) (X H , Y V )Z H = [ 1 R(R(u, Y )Z, X)u + 1 R(X, Z)Y ]V + 1 [(∇X R)(u, Y )Z]H ,
4. R x x
4 2 2
b(x,u) (X H , Y H )Z V = [R(X, Y )Z + 1 R(R(u, Z)Y, X)u − 1 R(R(u, Z)X, Y )u]Vx
5. R
4 4
1
+ [(∇X R)(u, Z)Y − (∇Y R)(u, Z)X]H x ,
2

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2.2 Métrique Naturelle 43

6. Rb(x,u) (X H , Y H )Z H = 1 [(∇Z R)(X, Y )u]Vx + [R(X, Y )Z + 1 R(u, R(Z, Y )u)X


2 4
1 1
+ R(u, R(X, Z)u)Y + R(u, R(X, Y )u)Z]H x ,
4 2
où (x, u) ∈ T M tel que π(u) = x.
Preuve.
b V , Y V )Z V
1. R(X = ∇ b Y V ZV − ∇
b XV ∇ b XV Z V − ∇
bYV ∇ b [X V ,Y V ] Z V = 0.

b V , Y V )Z H = ∇
2. R(X b Y V ZH − ∇
b XV ∇ b XV Z H − ∇
bYV ∇ b [X V ,Y V ] Z H
1b 1b
= ∇X V (HR(∗, Y )Z) − ∇ V (HR(∗, X)Z)
2 2 Y
1 1
= (R(X, Y )Z))H + (R(u, X)R(u, Y )Z))H
2 4
1 1
− (R(Y, X)Z))H − (R(u, Y )R(u, X)Z))H
2 4
1 1
= [R(X, Y )Z + R(u, X)(R(u, Y )Z) − R(u, Y )(R(u, X)Z)]H .
4 4
b H , Y V )Z V
3. R(X = ∇ b XH ∇b Y V ZV − ∇ b XH Z V − ∇
bYV ∇ b [X H ,Y V ] Z V

= −∇ b Y V (∇X Z)V − 1 ∇
b V (HR(∗, Z)X) − ∇ b (∇ Y )V Z V
2 Y X

1 1
= − (R(Y, Z)X))H − (R(u, Y )R(u, Z)X))H .
2 4
Les autres égalités se démontrent de la même façon, voir [23], [17].
Théorème 2.2.1.
Soit (T M, g S ) la variété de Sasaki associé à la variété (M, g). Alors (M, g) est plate si et
seulement si (T M, g S ) est plate.
Preuve.
De la Proposition 2.2.5, on a : (R = 0) ⇒ (Rb = 0).
De plus : pour tout X, Y, Z ∈ Γ(T M ) et x ∈ M , (Rx (X, Y )Z)H = R
b(x,0) (X H , Y H )Z H = 0,
b = 0) ⇒ (R = 0).
d’où (R

2.2.3 Métrique de Cheeger-Gromoll


Définition 2.2.3.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. La métrique de Cheeger-Gromoll gb est une métrique
naturelle définie sur le fibré tangent T M par :
1) gbp (X H , Y H ) = gx (X, Y ),
2) gbp (X H , Y V ) = 0,
1
3) gbp (X V , Y V ) =

2
gx (X, Y ) + gx (X, u)gx (Y, u) ,
1+r
p
où X, Y ∈ Γ(T M ), p = (x, u) ∈ T M et r = kuk = g(u, u). Par la suite, on pose α = 1 + r2 .

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2.2 Métrique Naturelle 44

Lemme 2.2.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et f : R → R une fonction de classe C ∞ .
Pour tous X ∈ Γ(T M ), p = (x, u) ∈ T M et r2 = g(u, u), on a :
1. XpH (f (r2 )) = 0,
2. XpV (f (r2 )) = 2f 0 (r2 )gx (X, u).
Preuve.
Localement, si U : x ∈ M → Ux = u = ui ∂x∂ i ∈ T M est un champ de vecteurs constant sur
chaque fibre Tx M , alors d’après les formules (2.2) et (2.12) on obtient :
∂ ∂
1. XpH (f (r2 )) = X i i (f (r2 )) − Γkij X i y j k (f (r2 )) p
 
∂x ∂y
 i 0 2 ∂ 2 ∂
= X f (r ) i (r ) − f 0 (r2 )Γkij X i y j k (r2 ) p

∂x ∂y
∂ ∂
= f 0 (r2 ) X i i (gst y s y t ) − Γkij X i y j k (gst y s y t ) p
 
∂x ∂y
0 2 k
= f (r ) Xg(U, U )x − 2(Γij X y gsk y s )p
i j
 

= f 0 (r2 )[Xg(U, U )x − 2g(U, ∇X U )x ]


= 0.

2. XpV (f (r2 )) = [X i f 0 (r2 ) i (gst y s y t )]p
∂y
0 2
= 2f (r )X git ut
i

= 2f 0 (r2 )g(X, u)x .

Lemme 2.2.2.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Pour tous X, Y ∈ Γ(T M ), p = (x, u) ∈ T M , on a :
1. XpH (g(u, u)) = 0,
2. XpV (g(u, u)) = 2gx (X, u),
3. XpH (g(Y, u)) = gx (∇X Y, u),
4. XpV (g(Y, u)) = gx (X, Y ).
Preuve.
Les propriétés 1. et 2. sont des conséquences directes du Lemme 2.2.1.
∂ ∂
3. XpH (g(Y, u)) = X i i (gst Y s y t ) − Γkij X i y j k (gst Y s y t ) p
 
∂x ∂y
k i j s
= Xg(Y, U )x − (Γij X y gsk Y )p
= Xg(Y, U )x − g(Y, ∇X U )x
= g(∇X Y, U )x .

4. XpV (g(Y, u)) = [X i i (gst Y s y t )]p
∂y
= X gsi Y s
i

= g(X, Y )x .

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2.2 Métrique Naturelle 45

Connexion de Levi-Civita
Proposition 2.2.6.
Soit (M, g) une variété Riemannienne et gb la métrique de Cheeger-Gromoll associée à g sur
T M . Si ∇ (resp.∇)
b désigne la connexion de Levi-Civita associée à (M, g) (resp. (T M, gb))
alors on a :

b X H Y H )p = (∇X Y )H − 1 (Rx (X, Y )u)V ,


1) (∇ p
2
b X H Y V )p = (∇X Y )V + 1 (Rx (u, Y )X)H ,
2) (∇ p

b X V Y H )p = 1
3) (∇ (Rx (u, X)Y )H ,

b X V Y V )p = − 1 gbp (X V , U V )Y V + gbp (Y V , U V )X V
 
4) (∇ p p
α
1+α 1
+ gbp (X V , Y V )UpV − gbp (X V , U V )b
gp (Y V , U V )UpV ,
α α
pour tous champs de vecteurs X, Y ∈ Γ(T M ) et p = (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur
de courbure de (M, g).

Preuve.
De la Proposition 2.2.1 et les Lemmes 2.2.1 et 2.2.2, on a :
b X H Y H , Z H ) =b
1) gb(∇ g ((∇X Y )H , Z H ).
b X H Y H , Z V ) = − 1 gb((R(X, Y )u)V , Z V ).
2) gb(∇
2
b X H Y V , Z H ) = − 1 gb(x,u) ((R(Z, X)u)V , Y V )
3) gb(∇
2
1 
=− g(R(Z, X)u, Y ) + g(R(Z, X)u, u)g(Y, u)

1
= g(R(u, Y )X, Z)

1
= gb((R(u, Y )X)H , Z H ).

b X H Y V , Z V ) = 1 X H (bg (Y V , Z V ) + gb(Z V , (∇X Y )V ) − gb(Y V , (∇X Z)V .

4) gb(∇
2
1
Des Lemmes 2.2.1 et 2.2.2, on a : X H ( ) = 0, ainsi
α
X H (b
g (Y V , Z V )) = gb((∇X Y )V , Z V ) + gb(Y V , (∇X Z)V ),

b XH Y V , Z V ) = 1
gb(∇ gb((∇X Y )V , Z V ) + gb(Y V , (∇X Z)V ) + gb(Z V , (∇X Y )V )
2
− gb(Y V , (∇X Z)V


g ((∇X Y )V , Z V ).
=b

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2.2 Métrique Naturelle 46

b X V Y H , Z H ) = 1 gb((R(Y, Z)u)V , X V )
5) gb(∇
2
1
= g(R(Y, Z)u, X)

1
= gb((R(u, X)Y )H , Z H ).

b X V Y H , Z V ) = 1 Y H (b
g (Z V , X V ) − gb(Z V , (∇Y X)V ) − gb(X V , (∇Y Z)V

6) gb(∇
2
1
= gb(Z V , (∇Y X)V ) + gb(X V , (∇Y Z)V ) − gb(Z V , (∇Y X)V )
2
− gb(X V , (∇Y Z)V


=0.

b XV Y V , Z H ) =1
− Z H (bg (X V , Y V )) + gb(Y V , (∇Z X)V ) + gb(X V , (∇Z Y )V )

7) gb(∇
2
1
= − gb(X V , (∇Z Y )V ) − gb(Y V , (∇Z X)V ) + gb(Y V , (∇Z X)V )
2
+ gb(X V , (∇Z Y )V )


=0.

b X V Y V , Z V ) = 1 X V (b
g (Y V , Z V ) + Y V (b
g (Z V , X V ) − Z V (b
g (X V , Y V ) ,

8) gb(∇
2
1 2
Des Lemmes 2.2.1 et 2.2.2, on a : X V ( ) = − 2 g(X, u), ainsi
α α
2 1
X V (b
g (Y V , Z V )) = − g(X, u)b
g (Y V , Z V ) +

g(X, Y )g(Z, u) + g(X, Z)g(Y, u) ,
α α
De la Définition 2.2.3, on a pour tout X ∈ Γ(T M )
1
gb(X V , U V ) =

g(X, U ) + g(X, u)g(U, u) = g(X, u),
α

b X V Y V , Z V ) = − 1 g(X, u)b
g (Y V , Z V ) +
1 
gb(∇ g(X, Y )g(Z, u) + g(X, Z)g(Y, u)
α 2α
1 1
g (X V , Z V ) +

− g(Y, u)b g(X, Y )g(Z, u) + g(Y, Z)g(X, u)
α 2α
1 1
g (X V , Y V ) −

+ g(Z, u)b g(Y, Z)g(X, u) + g(X, Z)g(Y, u)
α 2α
1 1
= − g(X, u)b g (Y V , Z V ) − g(Y, u)bg (X V , Z V )
α α
1 1
+ g(Z, u)b g (X V , Y V ) + g(Z, u)g(X, Y )
α α

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2.2 Métrique Naturelle 47

b X V Y V , Z V ) = − 1 gb(X V , U V )b
gb(∇
1
g (Y V , Z V ) − gb(Y V , U V )b g (X V , Z V )
α α
1
+ gb(Z V , U V )b g (X V , Y V ) + gb(Z V , U V )b
g (X V , Y V )
α
1
− gb(X V , U V )b g (Y V , U V )b
g (Z V , U V )
α
 1
gb(X V , U V )Y V + gb(Y V , U V )X V

g −
=b
α
1+α 1 
+ gb(X V , Y V )U V − gb(X V , U V )b g (Y V , U V )U V , Z V .
α α

Lemme 2.2.3.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si ∇ (resp. ∇)
b désigne la connexion de Levi-Civita
associée à (M, g) (resp. (T M, gb)), alors :

b X H U V =0,
1) ∇
b X V U V = 1 [X V + g(X, u)U V ],
2) ∇
α
pour tous X, U ∈ Γ(T M ) et Ux = u = ui ∂x∂ i ∈ Tx M et p = (x, u) ∈ T M .

Preuve.

b X H U V =∇
1) ∇ b X H (y k ( ∂ )V )
∂xk
∂ b X H ( ∂ )V
=X H (y k )( k )V + y k ∇
∂x ∂xk
∂  1 ∂ ∂ V
= − X i y j Γkij ( k )V + y k (R(u, k )X)H + (∇X ( ))
∂x 2α ∂x ∂ xk
1
= − (∇X U )V + (R(u, u)X)H + (∇X U )V

=0.

b X V U V =∇ ∂ V
2) ∇ b i
X ( ∂ V
) (y k () )
∂xi ∂xk
∂ ∂ b ∂ V ( ∂ )V
=X i ( i )V (y k )( k )V + y k X i ∇ ( i)
∂x ∂x ∂x ∂xk
∂ ∂
=X i i (y k )( k )V
∂y ∂x
h 1 ∂ ∂ V ∂ V V ∂ V
+ y k X i − gb(( )V , U V )( ) + gb(( ) , U )( )
α ∂ xi ∂xk ∂ xk ∂ xi
1+α ∂ ∂ V V 1 ∂ ∂ V V Vi
+ gb(( )V , ( ) )U − gb(( )V , U V )b g (( ) , U )U
α ∂xi ∂xk α ∂xi ∂xk

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2.2 Métrique Naturelle 48

b X V U V =X V − 1 g(X, u)U V + (α − 1)X V


 

α
1+α α−1
+ g(X, u)U V − g(X, u)U V
α α
1
= [X V + g(X, u)U V ].
α

Remarque 2.2.2.
1) [X H , U V ] = 0,
2) [X V , U V ] = X V ,
où X, U ∈ Γ(T M ) et Ux = u = ui ∂x∂ i ∈ Tx M et (x, u) ∈ T M .

Proposition 2.2.7.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si ∇ b désigne la connexion de Levi-Civita associée à
la métrique de Cheeger-Gromoll gb, associée à g. Si K est un champ de tenseurs de type (1, 1)
sur M , alors :

b X H HK)p =H(∇X K)p − 1 R(X, K(u))u V ,



1) (∇ p
2
b X H V K)p =V (∇X K)P + 1 (R(u, K(u))X)H ,
2) (∇ p

b X V HK)p =(K(X))H + 1 R(u, X)K(u) H ,

3) (∇ p p

b X V V K)p =(K(X))Vp − 1 gbp (X V , U V )(V K)p + gbp (V K, U V )X V
 
4) (∇ p
α
1+α 1
+ gbp (X V , V K)UpV − gbp (X V , U V )b
gp (V K, U V )UpV ,
α α
pour tous p = (x, u) ∈ T M et X, U ∈ Γ(T M ) et Ux = u ∈ Tx M .

Preuve.
Soit p = (x, u) ∈ T M , u = ui ∂x∂ i et U = ui ∂x∂ i est un champ de vecteurs constant. De la
Définition 2.2.3 et la Proposition 2.2.6, on a :

b X H y k (K( ∂ ))H
h i
b X H HK)p = ∇
1) (∇
∂xk p
h
H k ∂ H kb ∂ Hi
= X (y )(K( k )) + y ∇X H K( )
∂x ∂k p
∂ ∂ k1 ∂ V
= − X i uj Γkij (K( k ))H k
p + u (∇X K( ))H
p −u R(X, K( k ))u p
∂x ∂k 2 ∂x
1 V
= − (K(∇X U ))H H

p + (∇X K(U ))p − R(X, K(u))u p
2
H 1 V
=((∇X K)(U ))p − R(X, K(u))u p
2
1 V
=(H(∇X K))p − R(X, K(u))u p .
2

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2.2 Métrique Naturelle 49

b X H y k (K( ∂ ))V
h i
2) (∇
b X H V K)p = ∇
∂xk p
h
H k ∂ V kb ∂ Vi
= X (y )(K( k )) + y ∇X H K( )
∂x ∂k p
k
∂ u ∂ ∂ V
= − X i uj Γkij (K( k ))Vp + (R(u, K( k ))X)H k
p + u (∇X K( ))
∂x 2α ∂x ∂xk p
1
= − (K(∇X U ))Vp + (R(u, K(u))X)H V
p + (∇X K(U ))p

V 1
=((∇X K)(U ))p + (R(u, K(u))X)H p

1
=V (∇X K)P + (R(u, K(u))X)H p .

Les autres égalités se démontrent de la même façon.

Tenseur de courbure
Théorème 2.2.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gb)) son fibré tangent équipé de la métrique
de Cheeger-Gromoll. Si R (resp. Rb dénote le tenseur de courbure associé à (M, g) (resp.
(T M, gb)), alors :

b H , Y H )Z H = 1 ((∇Z R)(X, Y )u)V + (R(X, Y )Z)H + 1 (R(u, R(X, Y )u)Z)H


1) R(X
2 2α
1 1
+ (R(u, R(X, Z)u)Y )H − (R(u, R(Y, Z)u)X)H ,
4α 4α
b H , Y V )Z V = 1 [g(Y, u)(R(u, Z)X)H − g(Z, u)(R(u, Y )X)H ]
2) R(X
2α2
1 1
− (R(Y, Z)X)H − 2 (R(u, Y )R(u, Z)X)H ,
2α 4α
1
b V , Y V )Z H = (R(X, Y )Z)H
3) R(X
α
1
+ 2 [(R(u, X)R(u, Y )Z)H − (R(u, Y )R(u, X)Z)H ]

1
+ 2 [g(Y, u)(R(u, X)Z)H − g(X, u)(R(u, Y )Z)H ],
α
b H , Y V )Z H = ((∇X R)(u, Y )Z)H + 1 (R(X, Z)Y )V − 1 (R(X, R(u, Y )Z)u)V
4)R(X
1
2α 2 4α
1 1 + α
− g(Y, u)(R(X, Z)u)V + g(R(X, Z)u, Y )U V ,
2α 2α2
b H , Y H )Z V = 1 ((∇X R)(u, Z)Y )H − 1 ((∇Y R)(u, Z)X)H + (R(X, Y )Z)V
5)R(X
2α 2α
1 1
− (R(X, R(u, Z)Y )u)V + (R(Y, R(u, Z)X)u)V
4α 4α
1 1+α
− g(Z, u)(R(X, Y )u)V + g(R(X, Y )u, Z)U V ,
α α2

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2.2 Métrique Naturelle 50

b V , Y V )Z V = 2 + α
gb(X V , Z V )g(Y, u) − gb(Y V , Z V )g(X, u) U V

6)R(X 2
α
1 + α + α2  V V V V V V

+ g (Y , Z )X − g (X , Z )Y
α2
b b
2 + α V V

+ g(X, u)g(Z, u)Y − g(Y, u)g(Z, u)X ,
α2
pour tous X, Y, Z, U ∈ Γ(T M ) et Ux = u ∈ Tx M et (x, u) ∈ T M .

Preuve.
On utilisant les Propositions 2.2.6 , 2.2.7 et le Lemme 2.2.3, on obtient :

b H , Y H )Z H = ∇
1)R(X b Y H ZH − ∇
b XH ∇ b XH Z H − ∇
bY H∇ b [X H ,Y H ] Z H ,

i) Soit K : u ∈ T M → R(Y, Z)u ∈ T M et V K = (R(Y, Z)u)V .


b XH ∇ b X H (∇Y Z)H − 1 ∇
b Y H Z H =∇ b HV K
2 X
1 1
=(∇X ∇Y Z)H − (R(X, ∇Y Z)u)V − (∇X (R(Y, Z)u) − R(Y, Z)(∇X U ))V
2 2
1
− (R(u, R(Y, Z)u)X)H .

∇ b X H Z H =(∇Y ∇X Z)H − 1 (R(Y, ∇X Z)u)V − 1 (∇Y (R(X, Z)u) − R(X, Z)(∇Y U ))V
bY H∇
2 2
1
− (R(u, R(X, Z)u)Y )H .

b [X H ,Y H ] Z H =∇
∇ b [X,Y ]H Z H − ∇
b (R(X,Y )u)V Z H
1 1
=(∇[X,Y ] Z)H − (R([X, Y ], Z)u)V − (R(u, R(X, Y )u)Z)H .
2 2α
d’où, pour tous , X, Y, Z ∈ Γ(T M ),

b H , Y H )Z H = 1 ((∇Z R)(X, Y )u)V + (R(X, Y )Z)H + 1 (R(u, R(X, Y )u)Z)H


R(X
2 2α
1 1
+ (R(u, R(X, Z)u)Y )H − (R(u, R(Y, Z)u)X)H .
4α 4α
b H , Y V )Z V = ∇
2)R(X b Y V ZV − ∇
b XH ∇ b XH Z V − ∇
bYV ∇ b [X H ,Y V ] Z V ,

1
b Y V ZV = − ∇ gb(Y V , U V )Z V − ∇ b X H 1 gb(Z V , U V )Y V
  
i)∇
b XH ∇ b XH
α α
1 + α
gb(Y V , Z V )U V − ∇ b X H 1 gb(Y V , U V )b
g (Z V , U V )U V
  
+∇
b XH
α α

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2.2 Métrique Naturelle 51

∇ b Y V Z V = − 1 g(∇X Y, u)Z V − 1 g(Y, u)(R(u, Z)X)H


b XH ∇
α 2α2
1 1
− g(Y, u)(∇X Z)V − g(∇X Z, u)Y V
α α
1 1
− 2 g(Z, u)(R(u, Y )X)H − g(Z, u)(∇X Y )V
2α α
1+α
+ [g(∇X Y, Z) + g(∇X Z, Y )]U V
α2
1
+ 2 [g(∇X Y, u)g(Z, u) + g(∇X Z, u)g(Y, u)]U V .
α
ii) Soit K : u ∈ T M → R(u, Z)X ∈ T M et HK = (R(u, Z)X)H
 1
b X H Z V =∇ b Y V ∇X Z V
  

bYV ∇ bYV HK + ∇

1 1 1
= − 2 g(Y, u)(R(u, Z)X)H + (R(Y, Z)X)H + 2 (R(u, Y )R(u, Z)X)H
α 2α 4α
1 1
− g(∇X Z, u)Y V − g(Y, u)(∇X Z)V
α α
1 1+α  V
+ 2 g(Y, u)g(∇X Z, u) + g(Y, ∇ X Z) U .
α α2

b [X H ,Y V ] Z V =∇
iii)∇ b (∇ Y )V Z V
X

1  1
= − g(∇X Y, u)Z V + g(Z, u)(∇X Y )V − g(∇X Y, u)g(Z, u)U V
α α
1 + α  V
+ g(∇X Y, Z) + g(∇X Y, u)g(Z, u) U .
α2
d’où, pour tous , X, Y, Z ∈ Γ(T M ),

b H , Y V )Z V = 1 [g(Y, u)(R(u, Z)X)H − g(Z, u)(R(u, Y )X)H ]


R(X
2α2
1 1
− (R(Y, Z)X)H − 2 (R(u, Y )R(u, Z)X)H .
2α 4α
3) En utilisant 2) et l’identité de Bianchi algébrique,
b V , Y V )Z H = R(Z
R(X b H , Y V )X V − R(Z
b H , X V )Y V ,

b H , Y V )X V = 1 [g(Y, u)(R(u, X)Z)H − g(X, u)(R(u, Y )Z)H ]


R(Z
2α2
1 1
− (R(Y, X)Z)H − 2 (R(u, Y )R(u, X)Z)H .
2α 4α

b H , X V )Y V = 1 [g(X, u)(R(u, Y )Z)H − g(Y, u)(R(u, X)Z)H ]


R(Z
2α2
1 1
− (R(X, Y )Z)H − 2 (R(u, X)R(u, Y )Z)H .
2α 4α

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2.2 Métrique Naturelle 52

d’où, pour tous , X, Y, Z ∈ Γ(T M ),

b V , Y V )Z H = 1 (R(X, Y )Z)H
R(X
α
1
+ 2 [(R(u, X)R(u, Y )Z)H − (R(u, Y )R(u, X)Z)H ]

1
+ 2 [g(Y, u)(R(u, X)Z)H − g(X, u)(R(u, Y )Z)H ].
α
Les autres égalités se démontrent de la même façon, voir [35], [17].

La courbure sectionnelle
Dans la suite, on pose : pour tous V, W ∈ Γ(T T M ), V 6= W

Q(V,
b W ) = gb(V, V )b g (V, W )|2 , G(V,
g (W, W ) − |b b W ) = gb(R(V,
b W )W, V ),

G(V,
b W)
K(V,
b W) = .
Q(V,
b W)
Lemme 2.2.4.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gb) son fibré tangent équipé de la métrique
de Cheeger-Gromoll. Alors pour tous champs de vecteurs orthonormés X, Y ∈ Γ(T M ), on a :
b H , Y H ) =1,
1) Q(X
b H , Y V ) = 1 [1 + |g(Y, u)|2 ],
2) Q(X
α
b V , Y V ) = 1 [1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ].
3) Q(X
α2
Preuve.
b H , Y H ) =b
1) Q(X g (X H , X H )b
g (Y H , Y H ) − |b
g (X H , Y H )|2
=g(X, X)g(Y, Y ) − |g(X, Y )|2
=1.

b H , Y V ) =b
2) Q(X g (X H , X H )b
g (Y V , Y V ) − |b
g (X H , Y V )|2
1 
=g(X, X) g(Y, Y ) + g(Y, u)g(Y, u)
α
1
= [1 + |g(Y, u)|2 ].
α

b V , Y V ) =b
3) Q(X g (X V , X V )b
g (Y V , Y V ) − |b
g (X V , Y V )|2
1 1 1
= 1 + |g(X, u)|2 1 + |g(Y, u)|2 − ( )2 |g(X, Y ) + g(X, u)g(Y, u)|2

α α α
1
= 2 [1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ].
α

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2.2 Métrique Naturelle 53

Lemme 2.2.5.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gb) son fibré tangent équipé de la métrique
de Cheeger-Gromoll. Alors pour tous champs de vecteurs orthonormés X, Y ∈ Γ(T M ), on a :

b H , Y H ) =g(R(X, Y )Y, X) − 3 kR(X, Y )uk2 ,


1) G(X

b H, Y V ) = 1
2) G(X kR(u, Y )Xk2 ,
4α2
b V , Y V ) = 1 − α [1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ] + 2 + α .
3) G(X
α4 α3
Preuve.
b H , Y H ) =b
1) G(X b H , Y H )Y H , X H )
g (R(X
1
=g(R(X, Y )Y, X) + g(R(u, R(X, Y )u)Y, X)

1
+ g(R(u, R(X, Y )u)Y, X)

3
=g(R(X, Y )Y, X) − kR(X, Y )uk2 .

b H , Y V ) =b
2) G(X b H , Y V )Y V , X H )
g (R(X
1 
g ((R(u, Y )X)H , X H ) − g(Y, u)b
g ((R(u, Y )X)H , X H )

= 2 g(Y, u)b

1 1
− gb((R(Y, Y )X)H , X H ) − 2 gb((R(u, Y )R(u, Y )X)H , X H )
2α 4α
1
= 2 g(R(u, Y )X, R(u, Y )X)

1
= 2 kR(u, Y )Xk2 .

b V , Y V ) =b
3) G(X b V , Y V )Y V , X V )
g (R(X
2 + α 1
= 2 gb(X V , Y V )g(X, u)g(Y, u) − (1 + |g(Y, u)|2 )|g(X, u)|2

α α
1 + α + α2  1
(1 + |g(X, u)|2 )(1 + |g(Y, u)|2 ) − |b
g (Y V , X V )|2

+ 2 2
α α
2 + α 1
g (Y V , X V ) − (1 + |g(X, u)|2 )|g(Y, u)|2

+ 2
g(X, u)g(Y, u)b
α α
2+α
=− |g(X, u)|2
α3
1 + α + α2
+ 4
[1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ]
α
2+α
− 3
|g(Y, u)|2
α
1−α 2+α
= 4 [1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ] + .
α α3

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2.2 Métrique Naturelle 54

Proposition 2.2.8.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gb) son fibré tangent équipé de la métrique de
Cheeger-Gromoll. Si K (resp. K)
b désigne la courbure sectionnelle de (M, g) (resp. (T M, gb)),
alors pour tous champs de vecteurs orthonormés X, Y ∈ Γ(T M ), on a :

b H , Y H ) =K(X, Y ) − 3 kR(X, Y )uk2 ,


1) K(X

H V 1 kR(u, Y )Xk2
2) K(X , Y ) =
b ,
4α 1 + |g(Y, u)|2
b V , Y V ) =1 − α + α + 2
3) K(X
1
.
α 2 α 1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2

Preuve.
b i , Y j ) par Q(X
La division de G(X b i , Y j ) pour i, j ∈ {H, V } donne le résultat.

Lemme 2.2.6.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de courbure sectionnelle constante λ et (T M, gb) son
fibré tangent équipé de la métrique de Cheeger-Gromoll. Si K
b désigne la courbure sectionnelle
de (T M, gb), alors pour tous champs vecteurs orthonormés X, Y ∈ Γ(T M ), on a :
2
b H , Y H ) =λ − 3λ |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ,

1) K(X

2
b H, Y V ) = λ |g(X, u)|2
2) K(X ,
4α 1 + |g(Y, u)|2
b V , Y V ) =1 − α + α + 2
3) K(X
1
.
α 2 α 1 + |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2

Preuve.
En utilisant les formules, pour tout X, Y, Z ∈ Γ(T M ),
 
R(X, Y )Z =λ g(Y, Z)X − g(X, Z)Y ,
kR(X, Y )uk2 =λ2 g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ,
 

kR(u, Y )Xk2 =λ2 |g(X, u)|2 .

Alors le résultat.

Lemme 2.2.7.
Soit (Ei )i=1,m une base locale orthonormée de champs de vecteurs sur (M, g), tel que
u
E1 = . Alors (Fa )a=1,2m est une base locale orthonormée de champs de vecteurs sur
kuk √
(T M, gb). Où Fi = EiH , Fm+1 = E1V et Fm+j = αEjV , i = 1, m , j = 2, m.

Lemme 2.2.8.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gb) son fibré tangent équipé de la métrique de
Cheeger-Gromoll tordue. Si (E1 , · · · , Em ) (resp. (F1 , · · · , F2m )) une base locale orthonormée

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2.2 Métrique Naturelle 55

de champs de vecteurs sur M (resp. T M ),alors pour tous i, j = 1, m et k, l = 2, m :


3
1) K(F
b i , Fj ) = K(Ei , Ej ) − kR(Ei , Ej )uk2 ,

2) K(F
b i , Fm+1 ) = 0,
1
3) K(F
b i , Fm+l ) = kR(u, El )Ei k2 ,
4
b m+k , Fm+1 ) = 3 ,
4) K(F
α3
2
b m+k , Fm+l ) = 1 + α + α .
5) K(F
α2
Preuve.
La preuve du Lemme 2.2.8 découle directement de la Proposition 2.2.8 et le Lemme 2.2.7.
Lemme 2.2.9.
Si (E1 , · · · , Em ) une base locale orthonormée de champs de vecteurs sur M ,alors pour tous
i, j = 1, m, on a :
m
X m
X
2
kR(u, Ei )Ej k = kR(Ei , Ej )uk2 .
i,j=1 i,j=1

Preuve.
m
X m
X
kR(u, Ei )Ej k2 = g(R(u, Ei )Ej , R(u, Ei )Ej )
i,j=1 i,j=1
Xm
= uk ul g(R(Ek , Ei )Ej , R(El , Ei )Ej )
i,j,k,l=1
Xm
= uk ul g(R(Ek , Ei )Ej , Es )g(R(El , Ei )Ej , Es )
i,j,k,l,s=1
Xm
= uk ul g(R(Es , Ej )Ek , Ei )g(R(Es , Ej )El , Ei )
i,j,k,l,s=1
Xm
= g(R(Es , Ej )u, Ei )g(R(Es , Ej )u, Ei )
i,j,s=1
Xm
= g(R(Es , Ej )u, R(Es , Ej )u)
j,s=1
X m
= kR(Ei , Ej )uk2 .
i,j=1

Proposition 2.2.9.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gb) son fibré tangent équipé de la métrique

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2.2 Métrique Naturelle 56

de Cheeger-Gromoll. Si σ (resp. σ b) désigne la courbure scalaire de (M, g) (resp. (T M, gb)),


alors pour toute base locale orthonormée de champs de vecteurs (E1 , · · · , Em ) sur M , on a :
m
2α − 3 X m−1
σ
b=σ+ kR(Ei , Ej )uk2 + 2
[6 + (m − 2)(α2 + α + 1)].
4α i,j=1 α

Preuve.
En utilisant les Lemmes 2.2.7 , 2.2.8 et 2.2.9.

2m
X
σ
b= K(F
b s , Ft )
s,t=1
Xm m
X m
X
= K(F
b i , Fj ) + 2 K(F
b i , Fm+j ) + K(F
b m+i , Fm+j )
i,j=1,i6=j i,j=1 i,j=1,i6=j
Xm X m Xm m
X
= K(F
b i , Fj ) + 2 K(F
b i , Fm+1 ) + 2 K(F
b i , Fm+j ) + 2 K(F
b m+i , Fm+1 )
i,j=1,i6=j i=1 i=1,j=2 i=2
X m
+ K(F
b m+i , Fm+j ).
i,j=2,i6=j

m m h i m
X h 3 i X X h1 i
σ
b= K(Ei , Ej ) − kR(Ei , Ej )uk2 + 2 0 +2 kR(u, Ej )Ei k2
i,j=1,i6=j
4α i=1 i=1,j=2
4
m h m h α2 + α + 1 i
X 3i X
+2 +
i=2
α2 i,j=2,i6=j
α2
m m
3 X 2
i X h1
2
i
=σ − kR(Ei , Ej )uk + 2 kR(u, Ej )Ei k
4α i,j=1,i6=j i=1,j=1
4
3 α2 + α + 1
+ 2(m − 1) + (m − 1)(m − 2)
α2 α2
m
2α − 3 X m−1
=σ + kR(Ei , Ej )uk2 + [6 + (m − 2)(α2 + α + 1)].
4α i,j=1 α2

Corollaire 2.2.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de courbure sectionnelle constante λ et (T M, gb) son
fibré tangent équipé de la métrique de Cheeger-Gromoll. Si σ b désigne la courbure scalaire de
(T M, gb), alors pour toute base locale orthonormée (E1 , · · · , Em ) sur M , on a :
m − 1h 2 2 2
i
σ
b= 2mα λ + α(2α − 3)(α − 1)λ + 2[6 + (m − 2)(α + α + 1)] .
2α2

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2.2 Métrique Naturelle 57

Preuve.
Du Corollaire 1.5.1,on a :
σ = m(m − 1)λ,
et pour tous champs de vecteurs X, Y, Z ∈ T M
R(X, Y )Z = λ(g(Y, Z)X − g(X, Z)Y ),

m
X m
X
2 2
|g(u, Ej )|2 + |g(Ei , u)|2
 
kR(Ei , Ej )uk =λ
i,j=1,i6=j i,j=1

=2(m − 1)λ2 (α − 1),


De la Proposition 2.2.9, on déduit le résultat.

2.2.4 β-métrique sur T M


Définition 2.2.4.
Soit (M, g) une variété Riemannienne et β ∈ R+ . Sur le fibré tangent T M , on définit la
métrique β-métrique noté ge par :
ε
1) gep (X H , Y H ) = gx (X, Y ),
2
2) gep (X H , Y V ) = 0,
1
3) gep (X V , Y V ) =

gx (X, Y ) + βgx (X, u)gx (Y, u) ,
α
où X, Y ∈ Γ(T M ), p = (x, u) ∈ T M , r = g(u, u), α = 1 + βg(u, u) et ε ∈ {1, 2}.
Notons que si β = 0 (resp. β = 1) et ε = 2, alors ge est la métrique de Sasaki ( resp. la
métrique de Cheeger Gromoll ). Par la suite , on prend ε = 1.

Connexion de Levi-Civita
Proposition 2.2.10.
Soit (M, g) une variété Riemannienne et ge une β-métrique relative à g sur T M .
Si ∇ (resp.∇)e désigne la connexion de Levi-Civita associée à (M, g) (resp. (T M, ge) ), alors
on a :

1) (∇e X H Y H )p = (∇X Y )H − 1 (Rx (X, Y )u)V ,


p
2
e X H Y )p = (∇X Y ) + 1 (Rx (u, Y )X)H ,
2) (∇ V V
p

H 1
3) (∇e X V Y )p = (Rx (u, X)Y )H ,

β
4) (∇X V Y )p = − ge(X V , U V )Y V + ge(Y V , U V )X V + βe
e V
g (X V , U V )e
g (Y V , U V )U V
α 
−(1 + α)eg (X V , Y V )U V ,
p

pour tous X, Y ∈ Γ(T M ) et p = (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur de courbure de (M, g).

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2.2 Métrique Naturelle 58

Preuve.
En utilisant la formule de Koszul (1.2), la Définition 2.2.4, les Lemmes 2.2.1 et 2.2.2, on a :
e X H Y H , Z H ) =X H ge(Y H , Z H ) + Y H ge(Z H , X H ) − Z H ge(X H , Y H )
g (∇
1) 2e
+ ge(Z H , [X H , Y H ]) + ge(Y H , [Z H , X H ]) − ge(X H , [Y H , Z H ])
1 1 1 1
= Xg(Y, Z) + Y g(Z, X) − Zg(X, Y ) + g(Z, [X, Y ])
2 2 2 2
1 1
+ g(Y, [Z, X]) − g(X, [Y, Z])
2 2
=g(∇X Y.Z)
g ((∇X Y )H , Z H ).
=2e

e X H Y H , Z V ) =X H ge(Y H , Z V ) + Y H ge(Z V , X H ) − Z V ge(X H , Y H )


g (∇
2) 2e
+ ge(Z V , [X H , Y H ]) + ge(Y H , [Z V , X H ]) − ge(X H , [Y H , Z V ])
g (Z V , [X H , Y H ])
=e
= − ge((R(X, Y )u)V , Z V ).

e X H Y V , Z H ) =X H ge(Y V , Z H ) + Y V ge(Z H , X H ) − Z H ge(X H , Y V )


g (∇
3) 2e
+ ge(Z H , [X H , Y V ]) + ge(Y V , [Z H , X H ]) − ge(X H , [Y V , Z H ])
g (Y V , [Z H , X H ])
=e
= − ge((R(Z, X)u)V , Y V )
1
= ge((R(u, Y )X)H , Z H ).
α
e X H Y V , Z V ) =X H ge(Y V , Z V ) + Y V ge(Z V , X H ) − Z V ge(X H , Y V )
g (∇
4) 2e
+ ge(Z V , [X H , Y V ]) + ge(Y V , [Z V , X H ]) − ge(X H , [Y V , Z V ])
=X H ge(Y V , Z V ) + ge(Z V , [X H , Y V ]) + ge(Y V , [Z V , X H ]).
1
Des lemmes 2.2.1 et 2.2.2, on a : X H ( ) = 0, ainsi
α
H
X (e g (Y , Z )) = ge((∇X Y )V , Z V ) + ge(Y V , (∇X Z)V ),
V V

e X H Y V , Z V ) =e
g (∇
2e g ((∇X Y )V , Z V ) + ge(Y V , (∇X Z)V )
+ ge(Z V , (∇X Y )V ) − ge(Y V , (∇X Z)V )
g ((∇X Y )V , Z V ).
=2e

e X V Y H , Z H ) =X V ge(Y H , Z H ) + Y H ge(Z H , X V ) − Z H ge(X V , Y H )


g (∇
5) 2e
+ ge(Z H , [X V , Y H ]) + ge(Y H , [Z H , X V ]) − ge(X V , [Y H , Z H ])
= − ge(X V , [Y H , Z H ])
g ((R(Y, Z)u)V , X V )
=e
1
= ge((R(u, X)Y )H , Z H ).
α

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2.2 Métrique Naturelle 59

e X V Y H , Z V ) =X V ge(Y H , Z V ) + Y H ge(Z V , X V ) − Z V ge(X V , Y H )


g (∇
6) 2e
+ ge(Z V , [X V , Y H ]) + ge(Y H , [Z V , X V ]) − ge(X V , [Y H , Z V ])
=Y H ge(Z V , X V ) + ge(Z V , [X V , Y H ]) − ge(X V , [Y H , Z V ])
g ((∇Y Z)V , X V ) + ge(Z V , (∇Y X)V )
=e
− ge(Z V , (∇Y X)V ) − ge(X V , (∇Y Z)V )
=0.

e X V Y V , Z H ) =X V ge(Y V , Z H ) + Y V ge(Z H , X V ) − Z H ge(X V , Y V )


g (∇
7) 2e
+ ge(Z H , [X V , Y V ]) + ge(Y V , [Z H , X V ]) − ge(X V , [Y V , Z H ])
= − Z H ge(X V , Y V ) + ge(Y V , [Z H , X V ]) − ge(X V , [Y V , Z H ])
= − ge((∇Z X)V , Y V ) − ge(X V , (∇Z Y )V )
+ ge(Y V , (∇Z X)V ) + ge(X V , (∇Z Y )V )
=0.

e X V Y V , Z V ) =X V ge(Y V , Z V ) + Y V ge(Z V , X V ) − Z V ge(X V , Y V )


g (∇
8) 2e
+ ge(Z V , [X V , Y V ]) + ge(Y V , [Z V , X V ]) − ge(X V , [Y V , Z V ])
=X V ge(Y V , Z V ) + Y V ge(Z V , X V ) − Z V ge(X V , Y V ),

1 2
Des Lemmes 2.2.1 et 2.2.2, on a : X V ( ) = − 2 g(X, u), ainsi
α α
2β β
X V (e
g (Y V , Z V )) = − g (Y V , Z V ) +

g(X, u)e g(X, Y )g(Z, u) + g(X, Z)g(Y, u) ,
α α
De la Définition 2.2.3, on a pour tout X ∈ Γ(T M )
1
ge(X V , U V ) =

g(X, U ) + βg(X, u)g(U, u) = g(X, u),
α

e XV Y V , Z V ) = − 2β β
g (∇
2e g (Y V , Z V ) + g(X, Y )g(Z, u)
g(X, u)e
α α
β
+ g(X, Z)g(Y, u)
α
2β β
− g (X V , Z V ) + g(X, Y )g(Z, u)
g(Y, u)e
α α
β
+ g(Y, Z)g(X, u)
α
2β β
+ g (X V , Y V ) − g(Z, Y )g(X, u)
g(Z, u)e
α α
β
− g(X, Z)g(Y, u)
α

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2.2 Métrique Naturelle 60

e X V Y V , Z V ) = − 2β ge(X V , U V )e
g (∇
2e g (Y V , Z V ) −

ge(Y V , U V )e
g (X V , Z V )
α α
2β 2β
+ ge(X V , Y V )e g (Z V , U V ) + g(X, Y )e g (Z V , U V )
α α
2β 
ge(X V , U V )e
g (Y V , Z V ) + ge(Y V , U V )e
g (X V , Z V )

=−
α
2β 
g(X, Y ) + ge(X V , Y V ) ge(Z V , U V )

+
α

=− ge ge(X V , U V )Y V + ge(Y V , U V )X V + βe g (X V , U V )e
g (Y V , U V )U V
α
g (X V , Y V )U V , Z V .

− (1 + α)e

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Chapitre 3
Géométrie de la métrique de Mus-Sasaki

Sommaire
3.1 Métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-Sasaki . . . . 62
3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . 66
3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire . . . . . . . . . . . 75
3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . . . . . . . 82
3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki . . . . . . . 86

Dans ce chapitre on définit la métrique de Mus-Sasaki, en donnant les formules relative aux
connexions induites et des différents types de courbures. Aussi nous étudions les géodésiques
et les sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki.

3.1 Métrique de Mus-Sasaki


Définition 3.1.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et f : M × R →]0, +∞[ de classe C ∞ . Sur le fibré
tangent T M , on définit la métrique de Mus-Sasaki notée gfS par :
1. gfS (X H , Y H )(x,u) = gx (X, Y ),
2. gfS (X H , Y V )(x,u) = 0,
3. gfS (X V , Y V )(x,u) = f (x, r)gx (X, Y ),
où X, Y ∈ Γ(T M ), (x, u) ∈ T M et r = g(u, u). f est dite fonction de torsion.
Notons que si f = 1 alors gfS est la métrique de Sasaki, [34].
Lemme 3.1.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, F : (s, t) ∈ R2 → F (s, t) ∈]0, +∞[, α : M →]0, +∞[
et β : R →]0, +∞[ sont des fonctions lisses. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)), alors
1. X V (f )(x,u) = 2β 0 (r)gx (X, u) ∂F
∂t
(α(x), β(r)),
2. X H (f )(x,u) = gx (gradM α, X) ∂F
∂s
(α(x), β(r)) = X(α) ∂F
∂s
(α(x), β(r)),
où X ∈ Γ(T M ) , (x, u) ∈ T M et r = gx (u, u).

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3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-Sasaki 62

Preuve.
Du Lemme 2.2.2, on a :

1) X V (f )(x,u) =X i F (α(x), β(r))|(x,u)
∂y i
 ∂F ∂α ∂F ∂β 
=X i (α(x), β(r)) i (x) + (α(x), β(r)) i (r) (x,u)
∂s ∂y ∂t ∂y
∂F ∂β ∂
=X i
 
(α(x), β(r)) (r) i g(u, u) (x,u)
∂t ∂r ∂y
∂F
=β 0 (r) (α(x), β(r))X V (g(u, u))(x,u)
∂t
∂F
=2β 0 (r)gx (X, u) (α(x), β(r)).
∂t

∂ i j k ∂
2) X H (f )(x,u) =(X i − X y Γij k )F (α(x), β(r))|(x,u)
∂xi ∂y
 ∂F ∂α ∂F ∂β
=X i

(α(x), β(r)) i (x) + (α(x), β(r)) i (r) (x,u)
∂s ∂x ∂t ∂x
∂F ∂α ∂F ∂β
− X i y j Γkij
 
(α(x), β(r)) k (x) + (α(x), β(r)) k (r) (x,u)
∂s ∂y ∂t ∂y
∂F ∂F  ∂β ∂
(α(x), β(r)) X i (r) i g(u, u) (x,u)

= (α(x), β(r))Xx (α) +
∂s ∂t ∂r ∂x
∂F ∂β ∂
− X i y j Γkij
 
(α(x), β(r)) (r) k g(u, u) (x,u)
∂t ∂r ∂y
∂F ∂F
=Xx (α) (α(x), β(r)) + β 0 (r) (α(x), β(r))X H (g(u, u))(x,u)
∂s ∂t
∂F
=Xx (α) (α(x), β(r)).
∂s

Par la suite, on considère f (x, r) = F (α(x), β(r)), où F : (s, t) ∈ R2 → F (s, t) ∈]0, +∞[,
α : M →]0, +∞[ et β : R →]0, +∞[ sont des fonctions lisses.

3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-


Sasaki
Lemme 3.2.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et ∇ (resp. ∇)
e désigne la
S
connexion de Levi-Civita associée à (M, g) (resp. (T M, gf )), alors :

1) gfS (∇
e X H Y H , Z H ) =gfS ((∇X Y )H , Z H ),

e X H Y H , Z V ) = − 1 g S ((R(X, Y )u)V , Z V ),
2) gfS (∇
2 f
e X H Y V , Z H ) =gfS ( f (R(u, Y )X)H , Z H ),
3) gfS (∇
2

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3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-Sasaki 63

e X H Y V , Z V ) =gfS ( 1 X(α) ∂ ln F Y V + (∇X Y )V , Z V ),


4) gfS (∇
2 ∂s
f
5) gfS (∇
e X V Y H , Z H ) =g S (( R(u, X)Y )H , Z H ),
f
2
e X V Y H , Z V ) =gfS ( Y (α) ∂ ln F X V , Z V ),
6) gfS (∇
1
2 ∂s
e X V Y V , Z H ) =gfS (− 1 g(X, Y ) ∂F (grad(α)H , Z H ),
7) gfS (∇
2 ∂s
0 ∂ ln F S
 
S e V V V V V V
8) gf (∇X V Y , Z ) =β g g(X, u)Y + g(Y, u)X − g(X, Y )U , Z .
∂t f
pour tous X, Y, Z ∈ Γ(T M ) et (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur de courbure de (M, g).

Preuve.
De la Proposition 2.2.1 et le Lemme 3.1.1,on a :

1) gfS (∇
e X H Y H , Z H ) =g S ((∇X Y )H , Z H ).
f

e X H Y H , Z V ) = − 1 g S ((R(X, Y )u)V , Z V ).
2) gfS (∇
2 f
e X H Y V , Z H ) = − 1 g S ((R(Z, X)u)V , Y V )
3) gfS (∇
2 f
f
=gfS ( (R(u, Y )X)H , Z H ).
2
S e V V 1 h
H S V V S V V S V V
i
4) gf (∇X H Y , Z ) = X (gf (Y , Z )) + gf (Z , (∇X Y ) ) − gf (Y , (∇X Z) )
2
1h H i
= X (f )g(Y, Z) + f X(g(Y, Z)) + f g(Z, ∇X Y ) − f g(Y, ∇X Z)
2
1h H i
= X (f )g(Y, Z) + 2f g(Z, ∇X Y )
2
1h ∂F i
= X(α) g(Y, Z) + 2f g(Z, ∇X Y )
2 ∂s
1 ∂ ln F V
=gfS ( X(α) Y + (∇X Y )V , Z V ).
2 ∂s
e X V Y H , Z H ) = 1 g S ((R(Y, Z)u)V , X V )
5) gfS (∇
2 f
f
=gfS (( R(u, X)Y )H , Z H ).
2
1 h i
6) gfS (∇
e X V Y H , Z V ) = Y H (gfS (X V , Z V )) − gfS (Z V , (∇Y X)V ) − gfS (X V , (∇Y Z)V )
2
1h i
= Y H (f )g(X, Z) + f Y (g(X, Z)) − f g(Z, ∇Y X) − f g(X, ∇Y Z)
2
1 ∂ ln F V V
=gfS ( Y (α) X , Z ).
2 ∂s

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3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-Sasaki 64

e X V Y V , Z H ) = 1 − Z H (gfS (X V , Y V )) + gfS (Y V , (∇Z X)V ) + gfS (X V , (∇


h i
7) gfS (∇ e Z Y )V )
2
1h i
= − Z H (f )g(X, Y ) − f Z(g(X, Y )) + f g(Y, ∇Z X) + f g(X, ∇Z Y )
2
1 ∂F
= − g(X, Y ) Z(α)
2 ∂s
1 ∂F
=gfS (− g(X, Y ) (grad(α)H , Z H ).
2 ∂s
e X V Y V , Z V ) = 1 X V (g S (Y V , Z V )) + Y V (g S (X V , Z V )) − Z V (g S (X V , Y V ))
h i
8) gfS (∇ f f f
2
1 h i
= X V (f g(Y, Z)) + Y V (f g(X, Z)) − Z V (f g(X, Y ))
2
∂F h i
= β0 g(Y, Z)g(X, u) + g(X, Z)g(Y, u) − g(X, Y )g(Z, u)
∂t
0 ∂ ln F S
 
V V V V
=β g g(X, u)Y + g(Y, u)X − g(X, Y )U , Z .
∂t f

Théorème 3.2.1.
Soit (M, g) une variété Riemannienne. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et ∇ (resp ∇)
e désigne la
S
connexion de Levi-Civita associée à (M, g) (resp (T M, gf ) ), alors :

e X H Y H )p = (∇X Y )H 1 V
1. (∇ p − (Rx (X, Y )u) ,
2
2. (∇e X H Y V )p = (∇X Y )V + f (x, r) (Rx (u, Y )X)H + 1 X(α) ∂ ln F (α(x), β(r))Y V ,
p p
2 2 ∂s
3. (∇e X V Y H )p = f (x, r) (Rx (u, X)Y )H + 1 Y (α) ∂ ln F (α(x), β(r))X V ,
p
2 2 ∂s
e X V Y V )p = β 0 (r) ∂ ln F (α(x), β(r)) gx (Y, u)XpV + gx (X, u)Y V − gx (X, Y )U V
h i
4. (∇ p p
∂t
1 ∂F
− gx (X, Y ) (α(x), β(r))(gradM α)H p ,
2 ∂s
pour tous champs de vecteurs X, Y ∈ Γ(T M ) et p = (x, u) ∈ T M , où R désigne le tenseur
de courbure de la variété (M, g).
Preuve.
La preuve du Théorème 3.2.1 découle directement du Lemme 3.2.1.
Proposition 3.2.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et ∇ e la connexion de Levi-Civita du fibré tangent
s
(T M, gf ) equippé de la métrique Mus-Sasaki. Si K est un champ de tenseurs de type (1, 1)
sur M , alors :

1) e X H HK)p = H(∇X K)p − 1 (Rx (Xx , Kx (u))u)V ,


(∇
2
e X H V K)p = V (∇X K)p + (x, r) (Rx (u, Kx (u))Xx )H
2) (∇
f
2
1 ∂ ln F
+ X(α) (α(x), β(r))(V K)p ,
2 ∂s

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3.2 Connexion de Levi-Civita de la métrique de Mus-Sasaki 65

e X V HK)p = (K(X))H f (x, r)


3) (∇ p + (Rx (u, Xx )Kx (u))H
2
1 ∂ ln F
+ gx (gradM α, Kx (u)) (α(x), β(r))XpV ,
2 ∂s
V 1 ∂F
4) (∇
e X V V K)p = (K(X))p − gx (X, Kx (u)) (α(x), β(r))(gradM α)H
p
2 ∂s
∂ ln F h
+β 0 (r) (α(x), β(r)) gx (Kx (u), u)XpV ) + gx (X, u)(V K)p
∂t i
−gx (X, Kx (u))UpV ,
où p = (x, u) ∈ T M et X ∈ Γ(T M ).
Preuve.
Soit p = (x, u) ∈ T M , u = ui ∂x∂ i et U = ui ∂x∂ i est un champ de vecteurs constant.
De la Définition 3.1.1 et le Théorème 3.2.1 on a :

1) (∇
e X H HK)p = (∇ e X H y k (K( ∂ ))H )p
∂xk
∂ e X H K( ∂ )H )p
= (X H (y k )(K( k ))H + y k ∇
∂x ∂k
∂ ∂
= (−X i y j Γkij (K( k ))H )p + uk (∇X K( ))H
∂x ∂k p
1 ∂
−uk (Rx (Xx , Kx ( k ))u)V
2 ∂x
1
= −K(∇X U )H H
p + (∇X K(U ))p − (Rx (Xx , Kx (u))u)
V
2
1
= ((∇X K)(U ))H p − (Rx (Xx , Kx (u))u)
V
2
1
= (H(∇X K))p − (Rx (Xx , Kx (u))u)V .
2

e X H V K)p = (X H (y k )(K( ∂ ))V + y k ∇


2) (∇ e X H K( ∂ )V )p
∂x k ∂k
∂ ∂
= (−X i y j Γkij (K( k ))V )p + uk (∇X K( ))Vp
∂x ∂k
f (x, r) ∂
+uk (Rx (u, Kx ( k ))Xx )H
2 ∂x
1 ∂F ∂
+uk gx (gradM α, X) (α(x), β(r))(Kx ( k )Vp
2f (x, r) ∂s ∂x
f (x, r)
= −K(∇X U )Vp + (∇X K(U ))Vp + (Rx (u, Kx (u))Xx )H
2
1 ∂F
+ gx (gradM α, X) (α(x), β(r))(Kx (u)Vp
2f (x, r) ∂s
f (x, r)
= (V (∇X K))p + (Rx (u, Kx (u))Xx )H
2
1 ∂F
+ gx (gradM α, X) (α(x), β(r))(V K)p .
2f (x, r) ∂s

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3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 66

Les autres égalités se démontrent de la même façon.

3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki


Théorème 3.3.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équippé de la métrique
e dénote le tenseur de courbure associé à (M, g) (resp (T M, g S )),
de Mus-Sasaki. Si R (resp R) f
alors :

n1 1 ∂ ln F
ep (X H , Y H )Z H =
1)R (∇Z R)(X, Y )u + Z(α) R(X, Y )u
2 2 ∂s
1 ∂ ln F 1 ∂ ln F oV
− X(α) R(Y, Z)u + Y (α) R(X, Z)u
4 ∂s 4 ∂s x
n f (x, r)
+ R(X, Y )Z + R(u, R(Z, Y )u)X
4
f (x, r) f (x, r) oH
+ R(u, R(X, Z)u)Y + R(u, R(X, Y )u)Z ,
4 2 x

ep (X H , Y H )Z V = R(X, Y )Z − f (x, r) R(X, R(u, Z)Y )u + f (x, r) R(Y, R(u, Z)X)u


n
2)R
4 4
0 ∂ ln F  oV
+ β (r) g(Z, u)R(X, Y )u − g(Z, R(X, Y )u)U
∂t x
n f (x, r) h 1 ∂ ln F
+ (∇X R)(u, Z)Y − (∇Y R)(u, Z)X + X(α) R(u, Z)Y
2 2 ∂s
1 ∂ ln F ∂ ln F ioH
− Y (α) R(u, Z)X − g(R(X, Y )u, Z) gradM α ,
2 ∂s ∂s x

H V V
n
0 ∂ 2 ln F h i
3)Rp (X , Y )Z = β X(α)
e ) g(Z, u)Y + g(Y, u)Z − g(Y, Z)U
∂s∂t
∂ ln F f (x, r) ∂ ln F
− β0 g(Y, Z)∇X U − g(gradM α, R(u, Z)X) Y
∂t 4 ∂s
∂ 2 ln F 1 ∂F oV
− β 0 X(α)g(Y, u) Z + g(Y, Z) R(X, gradM α)u
∂t∂s 4 ∂s x
n f (x, r) ∂ ln F h i
+ β0 g(Z, u)R(u, Y )X + g(Y, u)R(u, Z)X
2 ∂t
1 ∂ 2F
− X(α)g(Y, Z) 2 gradM α
2 ∂s
1 ∂F ∂F
− g(Y, Z) ∇X gradM α − β 0 g(Y, u) R(u, Z)X
2 ∂s ∂t
f (x, r) f (x, r)2
− R(Y, Z)X − R(u, Y )R(u, Z)X
2 4
f (x, r) ∂ ln F 2 oH
+ X(α)g(Y, Z)( ) gradM α ,
4 ∂s x

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3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 67

n1 f (x, r) 1 ∂ ln F
ep (X H , Y V )Z H =
4)R R(X, Z)Y − R(X, R(u, Y )Z)u + X(Z(α)) Y
2 4 2 ∂s
1 h ∂ 2 ln F 1 ∂ ln F 2 i 1 ∂ ln F
+ X(α)Z(α) 2
+ ( ) Y − (∇X Z)(α) Y
2 ∂s 2 ∂s 2 ∂s
β 0 (r) ∂ ln F h ioV
+ g(Y, u)R(X, Z)u − g(Y, R(X, Z)u)U
2 ∂t x
n1 ∂F f (x, r) ∂ ln F
+ X(α) R(u, Y )Z + Z(α) R(u, Y )X
2 ∂s 4 ∂s
f (x, r) 1 ∂F oH
+ (∇X R)(u, Y )Z − g(Y, R(X, Z)u) gradM (α) ,
2 4 ∂s x

n ∂F h i
V V H 0
5)Rp (X , Y )Z = β
e g(X, u)R(u, Y )Z − g(Y, u)R(u, X)Z + f (x, r)R(X, Y )Z
∂t
f (x, r)2 h ioH
+ R(u, X)R(u, Y )Z − R(u, Y )R(u, X)Z
4 x
2
n ∂ ln F h i
+ β 0 Z(α) g(X, u)Y − g(Y, u)X
∂s∂t
f (x, r) ∂ ln F h ioV
+ g(gradM α, R(u, Y )Z)X − g(gradM α, R(u, X)Z)Y ,
4 ∂s x

2
ep (X V , Y V )Z V = 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F g(X, u)g(Z, u)Y − g(X, u)g(Y, Z)U
n h ih
6)R
∂t ∂t2
i ∂ ln F h i
− g(Y, u)g(Z, u)X + g(Y, u)g(X, Z)U + β 0 g(X, Z)Y − g(Y, Z)X
∂t
0 2 ∂ ln F 2
h
+ (β ) ( ) g(Y, u)g(Z, u)X − g(Y, u)g(X, Z)U − g(X, u)g(Z, u)Y
∂t i
+ g(X, u)g(Y, Z)U − g(Y, Z)kuk2 X + g(X, Z)kuk2 Y
f (x, r) ∂ ln F 2 h ioV
+ ( ) kgradM αk2 g(X, Z)Y − g(Y, Z)X
4 ∂s x
n ∂ ln F ∂F h i
+ β0 g(Y, Z)g(X, u) − g(X, Z)g(Y, u) gradM α
∂t ∂s
f (x, r) ∂F h i
+ g(X, Z)R(u, Y )gradM α − g(Y, Z)R(u, X)gradM α
4 ∂s
∂ 2 ln F h i oH
+ β0 g(Y, u)g(X, Z) − g(X, u)g(Y, Z) gradM α ,
∂s∂t x

pour tous p = (x, u) ∈ T M et X, Y, Z ∈ Γ(T M ).


Preuve.
1) Soit K1 : u ∈ T M → R(Y, Z)u ∈ T M , on a :


e XH ∇ e X H (∇Y Z)H − 1 ∇
e Y H Z H =∇ e H V K1
2 X
1 1
=(∇X ∇Y Z)H − (R(X, ∇Y Z)u)V − (∇X R(Y, Z)u)V
2 2
f 1 ∂ ln F
− (R(u, R(Y, Z)u)X H − X(α) V K1
4 4 ∂s

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3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 68

∇ e Y H Z H =(∇X ∇Y Z)H − 1 (R(X, ∇Y Z)u)V − 1 [(∇X R)(Y, Z)u]V


e XH ∇
2 2
1
− [R(∇X Y, Z)u + R(Y, ∇X Z)u]V (3.1)
2
f 1 ∂ ln F
− (R(u, R(Y, Z)u)X H − X(α) (R(Y, Z)u)V .
4 4 ∂s


eY H∇ e X H Z H =(∇Y ∇X Z)H − 1 (R(Y, ∇X Z)u − 1 [(∇Y R)(X, Z)u]V
2 2
1
− [R(∇Y X, Z)u]V + R(X, ∇Y Z)u]V (3.2)
2
f 1 ∂ ln F
− (R(u, R(X, Z)u)Y H − Y (α) (R(X, Z)u)V .
4 4 ∂s
∇e [X H ,Y H ] Z H =(∇[X,Y ] Z)H − 1 [R([X, Y ], Z)u]V − f (R(u, R(X, Y )u)Z)H
2 2
1 ∂ ln F V
− Z(α) (R(X, Y )u) . (3.3)
2 ∂s
De (3.1), (3.2), (3.3) et la deuxième identité de Bianchi

(∇X R)(Y, Z) + (∇Y R)(Z, X) + (∇Z R)(X, Y ) = 0,

on déduit :
e H , Y H )Z H =∇
R(X e XH ∇e Y H ZH − ∇ eYH − ∇e XH Z H ∇
e [X,Y ]H Z H
n1 1 ∂ ln F
= (∇Z R)(X, Y )u + Z(α) R(X, Y )u
2 2 ∂s
1 ∂ ln F 1 ∂ ln F oV
− X(α) (R(Y, Z)u + Y (α) (R(X, Z)u
4 ∂s 4 ∂s
n f
+ R(X, Y )Z + R(u, R(Z, Y )u)X
4
f f oH
+ R(u, R(X, Z)u)Y + R(u, R(X, Y )u)Z .
4 2
2) Soit K2 : u ∈ T M → R(u, Z)Y ∈ T M , on a :

∇ e Y H Z V =(∇
e XH ∇ e X H (∇Y Z)V + ∇e X H ( f HK2 ) + ∇e X H ( 1 Y (α) ∂ ln F Z V )
2 2 ∂s
n 1 ∂ ln F f
= ∇X ∇Y Z + X(α) ∇Y Z − R(X, R(u, Z)Y )u
2 ∂s 4
1 ∂ ln F 1 ∂ 2 ln F 1 ∂ ln F
+ X(Y (α)) Z + X(α)Y (α) 2
Z + Y (α) ∇X Z
2 ∂s 2 ∂s 2 ∂s
1 ∂ ln F 2 oV
+ X(α)Y (α)( Z
4 ∂s)
nf h
+ R(u, ∇Y Z)X + (∇X R)(u, Z)Y + R(u, ∇X Z)Y
2
1 ∂ ln F ∂ ln F ioH
+ R(u, Z)∇X Y + Y (α) R(u, Z)X + X(α) R(u, Z)Y .
2 ∂s ∂s

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3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 69

e X H Z V = ∇Y ∇X Z + 1 Y (α) ∂ ln F ∇X Z − f R(Y, R(u, Z)X)u


n

eY H∇
2 ∂s 4
1 ∂ ln F 1 ∂ 2 ln F 1 ∂ ln F
+ Y (X(α)) Z + Y (α)X(α) 2
Z + X(α) ∇Y Z
2 ∂s 2 ∂s 2 ∂s
1 ∂ ln F 2 oV
+ Y (α)X(α)( Z
4 ∂s)
nf h
+ R(u, ∇X Z)Y + (∇Y R)(u, Z)X + R(u, ∇Y Z)X
2
1 ∂ ln F ∂ ln F ioH
+ R(u, Z)∇Y X + X(α) R(u, Z)Y + Y (α) R(u, Z)X .
2 ∂s ∂s

e [X H ,Y H ] Z V = ∇[X,Y ] Z + 1 [X, Y ](α) ∂ ln F Z


n oV

2 ∂s
∂ ln F n oV
− β 0 (r) g(Z, u)R(X, Y )u − g(Z, R(X, Y )u)U
∂t
nf 1 ∂F oH
+ R(u, Z)[X, Y ] + g(R(X, Y )u, Z) gradM (α) .
2 2 ∂s
Alors :
H H V
n f f
R(X , Y )Z = R(X, Y )Z − R(X, R(u, Z)Y )u + R(Y, R(u, Z)X)u
e
4 4
∂ ln F h ioV
+ β 0 (r) g(Z, u)R(X, Y )u − g(Z, R(X, Y )u)U
∂t
nf h 1 ∂ ln F
+ (∇X R)(u, Z)Y − (∇Y R)(u, Z)X + X(α) R(u, Z)Y
2 2 ∂s
1 ∂ ln F ∂ ln F ioH
− Y (α) R(u, Z)X − g(R(X, Y )u, Z) gradM (α) .
2 ∂s ∂s

e X H β 0 ∂ ln F g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V


h i
3) ∇ e Y V Z V =∇
e XH ∇
∂t
1e ∂F
− ∇X H g(Y, Z) (α(x), β(r))(gradM α)H p
2 ∂s
e X H ∂ ln F g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
h i
=β 0 ∇
∂t
1e ∂F
− ∇X H g(Y, Z) (α(x), β(r))(gradM α)H p
2 ∂t
0 H ∂ ln F
h i
V V V
=β X ( ) g(Z, u)Y + g(Y, u)Z − g(Y, Z)U
∂t
0 ∂ ln F
h i
H V H V H V
+β X (g(Z, u))Y + X (g(Y, u))Z − X (g(Y, Z))U
∂t
∂ ln F h i
+ β0 g(Z, u)∇e X H Y V + g(Y, u)∇
e X H Z V − g(Y, Z)∇e XH U V
∂t
1 ∂F 1 H ∂F
− X(g(Y, Z)) (gradM α)H p − g(Y, Z)X ( )(gradM α)Hp
2 ∂s 2 ∂s
1 ∂F e
− g(Y, Z) ∇ H (gradM α)H .
2 ∂s X

ZAGANE Abderrahim 2019


3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 70

2
e Y V Z V =β 0 X(α) ∂ ln F ) g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
h i

e XH ∇
∂s∂t
0 ∂ ln F
h
+β g(∇X Z, u)Y V + g(∇X Y, u)Z V − (g(∇X Y, Z))U V
∂t i
− (g(Y, ∇X Z))U V
∂ ln F h i
+ β0 g(Z, u)(∇X Y )V + g(Y, u)(∇X Z)V − g(Y, Z)(∇X U )V
∂t
f 0 ∂ ln F h i
+ β g(Z, u)(R(u, Y )X)H + g(Y, u)(R(u, Z)X)H
2 ∂t
1 0 ∂ ln F ∂ ln F h i
+ β X(α) g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
2 ∂t ∂t
1 ∂F 1 ∂F
− g(∇X Y, Z) (gradM α)Hp − g(Y, ∇X Z) (gradM α)Hp
2 ∂s 2 ∂s
1 ∂ 2F
− X(α)g(Y, Z) 2 (gradM α)H p
2 ∂s
1 ∂F 1 ∂F
− g(Y, Z) (∇X gradM α)H + g(Y, Z) (R(X, gradM α)u)V .
2 ∂s 4 ∂s
Soit K(u) = R(u, Z)X,


eYV ∇ e Y V (∇X Z)V + 1 ∇
e X H Z V =∇ e Y V f HK + 1 ∇e Y V X(α) ∂ ln F Z V
2 2 ∂s
e Y V (∇X Z)V =β 0 ∂ ln F h i
∇ g(∇X Z, u)Y V + g(Y, u)(∇X Z)V − g(Y, ∇X Z)U V
∂t
1 ∂F
− g(Y, ∇X Z) (gradM α)H .
2 ∂s

1e 1 fe
∇Y V f HK = Y V (f )HK + ∇ V HK
2 2 2 Y
∂F f f2
=β 0 g(Y, u) (R(u, Z)X)H + (K(Y ))H + (R(u, Y )K(u))H
∂t 2 4
f ∂ ln F V
+ g(gradM α, K(u)) Y
4 ∂s
∂F f
=β 0 g(Y, u) (R(u, Z)X)H + (R(Y, Z)X)H
∂t 2
2
f f ∂ ln F V
+ (R(u, Y )R(u, Z)X)H + g(gradM α, R(u, Z)X) Y .
4 4 ∂s

1e ∂ ln F V 1 ∂ ln F V 1 ∂ ln F e
∇Y V X(α) Z = X(α)Y V ( )Z + X(α) ∇Y V Z V
2 ∂s 2 ∂s 2 ∂s
∂ 2 ln F V
=β 0 X(α)g(Y, u) Z
∂t∂s
β0 ∂ ln F ∂ ln F h i
+ X(α) g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
2 ∂s ∂t
1 ∂ ln F ∂F
− X(α)g(Y, Z) (gradM α)H .
4 ∂s ∂s

ZAGANE Abderrahim 2019


3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 71

e X H Z V =β 0 ∂ ln F g(∇X Z, u)Y V + g(Y, u)(∇X Z)V − g(Y, ∇X Z)U V


h i

eYV ∇
∂t
f ∂ ln F V 0 ∂ 2 ln F V
+ g(gradM α, R(u, Z)X) Y + β X(α)g(Y, u) Z
4 ∂s ∂t∂s
β0 ∂ ln F ∂ ln F h i
+ X(α) g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
2 ∂s ∂t
1 ∂F ∂F
− g(Y, ∇X Z) (gradM α)H + β 0 g(Y, u) (R(u, Z)X)H
2 ∂s ∂t
f f2
+ (R(Y, Z)X)H + (R(u, Y )R(u, Z)X)H
2 4
f ∂ ln F 2
− X(α)g(Y, Z)( ) (gradM α)H .
4 ∂s

e [X H ,Y V ] Z V =∇
∇ e (∇ Y )V Z V
X

∂ ln Fh i
=β 0 g(Z, u)(∇X Y )V + g(∇X Y, u)(Z)V − g(∇X Y, Z)U V
∂t
1 ∂F
− g(∇X Y, Z) (gradM α)H .
2 ∂s
Alors :
2
e H , Y V )Z V = β 0 X(α) ∂ ln F g(Z, u)Y + g(Y, u)Z − g(Y, Z)U
n h i
R(X
∂s∂t
∂ ln F f ∂ ln F
− β0 g(Y, Z)∇X U − g(gradM α, R(u, Z)X) Y
∂t 4 ∂s
0 ∂ 2 ln F 1 ∂F oV
− β X(α)g(Y, u) Z + g(Y, Z) R(X, gradM α)u
∂t∂s 4 ∂s
n f ∂ ln F h i
0
+ β g(Z, u)R(u, Y )X + g(Y, u)R(u, Z)X
2 ∂t
1 ∂ 2F
− X(α)g(Y, Z) 2 gradM α
2 ∂s
1 ∂F ∂F
− g(Y, Z) ∇X gradM α − β 0 g(Y, u) R(u, Z)X
2 ∂s ∂t
f f2
− R(Y, Z)X − R(u, Y )R(u, Z)X
2 4
f ∂ ln F 2
+ X(α)g(Y, Z)( ) gradM α}H .
4 ∂s
4) Soit K(u) = R(u, Y )Z, on a :

e Y V ZH = 1 ∇
e XH ∇
∇ e X H f HK + 1 ∇ e X H Z(α) ∂ ln F Y V
2 2 ∂s
1 ∂F H fh iH
= X(α) (R(u, Y )Z) + ∇X R(u, Y )Z − R(∇X u, Y )Z
2 ∂s 2
f 1 ∂ ln F V 1 ∂ 2 ln F V
− (R(X, R(u, Y )Z)u)V + X(Z(α)) Y + X(α)Z(α) Y
4 2 ∂s 2 ∂s2
1 ∂ ln F f ∂ ln F 1 ∂ ln F 2 V
+ Z(α) (∇X Y )V + Z(α) (R(u, Y )X)H + X(α)Z(α)( )Y .
2 ∂s 4 ∂s 4 ∂s

ZAGANE Abderrahim 2019


3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 72

Soit K(u) = R(X, Z)u, on a :


eYV ∇ e Y V (∇X Z)H − 1 ∇
e X H Z H =∇ e VVK
2 Y
f 1 ∂ ln F V 1
= (R(u, Y )(∇X Z))H + (∇X Z)(α) Y − (R(X, Z)Y )V
2 2 ∂s 2
1 ∂F
+ g(Y, R(X, Z)u) (gradM α)H
4 ∂s
1 ∂ ln F h i
− β0 g(Y, u)(R(X, Z)u)V − g(Y, R(X, Z)u)U V .
2 ∂t

e [X H ,Y V ] Z H =∇
∇ e (∇ Y )V Z H
X

f 1 ∂ ln F
= (R(u, ∇X Y )Z)H + Z(α) (∇X Y )V .
2 2 ∂s
alors :

e H , Y V )Z H = 1 (R(X, Z)Y − f R(X, R(u, Y )Z)u + 1 X(Z(α)) ∂ ln F Y


n
R(X
2 4 2 ∂s
1 h ∂ 2 ln F 1 ∂ ln F 2 i 1 ∂ ln F
+ X(α)Z(α) 2
+ ( ) Y − (∇X Z)(α) Y
2 ∂s 2 ∂s 2 ∂s
1 ∂ ln F h ioV
+ β0 g(Y, u)R(X, Z)u − g(Y, R(X, Z)u)U
2 ∂t
n1 ∂F f ∂ ln F
+ X(α) R(u, Y )Z + Z(α) R(u, Y )X
2 ∂s 4 ∂s
f 1 ∂F oH
+ (∇X R)(u, Y )Z − g(Y, R(X, Z)u) gradM α .
2 4 ∂s
5) Soit K(u) = R(u, Y )Z, on a :

∇ e Y V ZH = 1 ∇
e XV ∇ e X V f HK + 1 ∇ e X V Z(α) ∂ ln F Y V
2 2 ∂s
1 V fe 1 ∂ ln F V
= X (f )HK + ∇X V HK + Z(α)X V ( )Y
2 2 2 ∂s
1 ∂ ln F e
+ Z(α) ∇X V Y V
2 ∂s
n ∂F f f2
= β 0 g(X, u) R(u, Y )Z + R(X, Y )Z + R(u, X)R(u, Y )Z
∂t 2 4
f ∂ ln F 2 oH
− Z(α)g(X, Y )( ) gradM α
4 ∂s
nf ∂ ln F V ∂ 2 ln F
+ g(gradM α, R(u, Y )Z) X + β 0 Z(α)g(X, u) Y
4 ∂s ∂s∂t
1 ∂ ln F ∂ ln F h ioV
+ β 0 Z(α) g(Y, u)X + g(X, u)Y − g(X, Y )U .
2 ∂s ∂t

ZAGANE Abderrahim 2019


3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 73

2
e X V Z H = β 0 g(Y, u) ∂F R(u, X)Z + f R(Y, X)Z + f R(u, Y )R(u, X)Z
n

eYV ∇
∂t 2 4
f ∂ ln F 2 oH
− Z(α)g(Y, X)( ) gradM α
4 ∂s
nf ∂ ln F V ∂ 2 ln F
+ g(gradM α, R(u, X)Z) Y + β 0 Z(α)g(Y, u) X
4 ∂s ∂s∂t
1 ∂ ln F ∂ ln F h ioV
+ β 0 Z(α) g(X, u)Y + g(Y, u)X − g(Y, X)U .
2 ∂s ∂t
e [X V ,Y V ] Z H = 0.

Alors :
e V , Y V )Z H = β 0 ∂F g(X, u)R(u, Y )Z − g(Y, u)R(u, X)Z + f R(X, Y )Z
n h i
R(X
∂t
f2 h ioH
+ R(u, X)R(u, Y )Z − R(u, Y )R(u, X)Z
4
n
0 ∂ 2 ln F h i
+ β Z(α) g(X, u)Y − g(Y, u)X
∂s∂t
f ∂ ln F h ioV
+ g(gradM α, R(u, Y )Z)X − g(gradM α, R(u, X)Z)Y .
4 ∂s

e X V β 0 (r) ∂ ln F g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V


h i
6) ∇ e Y V Z V =∇
e XV ∇
∂t
1 e X V ∂F (gradM α)H
− gx (Y, Z)∇
2 ∂s
∂ ln F h i
=X V (β 0 ) g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
∂t
0 V ∂ ln F
h i
V V V
+β X ( ) g(Z, u)Y + g(Y, u)Z − g(Y, Z)U
∂t
0 ∂ ln F
h i
V V V V
+β X (g(Z, u))Y + X (g(Y, u))Z
∂t
∂ ln F h i
+ β0 g(Z, u)∇ e X V Y V + g(Y, u)∇
e X V Z V − g(Y, Z)∇ e XV U V
∂t
1 ∂F 1 ∂F e
− g(Y, Z)X V ( )(gradM α)H − g(Y, Z) ∇ V (gradM α)H .
2 ∂s 2 ∂s X

e Y V Z V =2β 00 g(X, u) ∂ ln F g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V


h i
e XV ∇

∂t
0 2 ∂ 2 ln F h V V V
i
+ 2(β ) g(X, u) g(Z, u)Y + g(Y, u)Z − g(Y, Z)U
∂t2
∂ ln F h i
+ β0 g(X, Z)Y V + g(X, Y )Z V
∂t
∂ ln F 2 h i
+ (β 0 )2 ( ) g(Z, u) g(Y, u)X V + g(X, u)Y V − g(X, Y )U V
∂t
∂ ln F 2 h i
+ (β 0 )2 ( ) g(Y, u) g(Z, u)X V + g(X, u)Z V − g(X, Z)U V
∂t

ZAGANE Abderrahim 2019


3.3 Tenseur de Courbure de la métrique de Mus-Sasaki 74

∂ ln F 2 ∂ 2F
− (β 0 )2 ( ) g(Y, Z)kuk2 X V − β 0 g(Y, Z)g(X, u) (gradM α)H
∂t ∂s∂t
f ∂F H f ∂ ln F 2
− g(Y, Z) (R(u, X)gradM α) − g(Y, Z)( ) kgradM αk2 X V
4 ∂s 4 ∂s
f 0 ∂ ln F ∂ ln F
− β g(Z, u)g(X, Y )(gradM α)H
2 ∂s ∂t
f 0 ∂ ln F ∂ ln F
− β g(Y, u)g(X, Z)(gradM α)H
2 ∂s ∂t
f 0 ∂ ln F ∂ ln F
+ β g(Y, Z)g(X, u)(gradM α)H .
2 ∂s ∂t

e X V Z V =2β 00 g(Y, u) ∂ ln F g(Z, u)X V + g(X, u)Z V − g(X, Z)U V


h i

eYV ∇
∂t
∂ 2 ln F h i
+ 2(β 0 )2 g(Y, u) g(Z, u)X V
+ g(X, u)Z V
− g(X, Z)U V
∂t2
∂ ln F h i
+ β0 g(Y, Z)X V + g(Y, X)Z V
∂t
∂ ln F 2 h i
+ (β 0 )2 ( ) g(Z, U ) g(X, u)Y V + g(Y, u)X V − g(Y, X)U V
∂t
∂ ln F 2 h i
+ (β 0 )2 ( ) g(X, u) g(Z, u)Y V + g(Y, u)Z V − g(Y, Z)U V
∂t
∂ ln F 2 ∂ 2F
− (β 0 )2 ( ) g(X, Z)kuk2 Y V − β 0 g(X, Z)g(Y, u) (gradM α)H
∂t ∂s∂t
f ∂F f ∂ ln F 2
− g(X, Z) (R(u, Y )gradM α)H − g(X, Z)( ) kgradM αk2 Y V
4 ∂s 4 ∂s
f ∂ ln F ∂ ln F
− β0 g(Z, u)g(Y, X)(gradM α)H
2 ∂s ∂t
f ∂ ln F ∂ ln F
− β0 g(X, u)g(Y, Z)(gradM α)H
2 ∂s ∂t
f ∂ ln F ∂ ln F
+ β0 g(X, Z)g(Y, u)(gradM α)H .
2 ∂s ∂t
∇e [X V ,Y V ] Z V =0.

2
e V , Y V )Z V = 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F g(X, u)g(Z, u)Y − g(X, u)g(Y, Z)U
n h ih
R(X
∂t ∂t2
i ∂ ln F h i
− g(Y, u)g(Z, u)X + g(Y, u)g(X, Z)U + β 0 g(X, Z)Y − g(Y, Z)X
∂t
∂ ln F h
+ (β 0 )2 ( )2 g(Y, u)g(Z, u)X − g(Y, u)g(X, Z)U − g(X, u)g(Z, u)Y
∂t i
2 2
+ g(X, u)g(Y, Z)U − g(Y, Z)kuk X + g(X, Z)kuk Y
f ∂ ln F 2 2
h ioV
+ ( ) kgradM αk g(X, Z)Y − g(Y, Z)X
4 ∂s

ZAGANE Abderrahim 2019


3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 75

n ∂ ln F ∂F h i
+ β0 g(Y, Z)g(X, u) − g(X, Z)g(Y, u) gradM α
∂t ∂s
f ∂F h i
+ g(X, Z)R(u, Y )gradM α − g(Y, Z)R(u, X)gradM α
4 ∂s
2
0 ∂ ln F
h i oH
+β g(Y, u)g(X, Z) − g(X, u)g(Y, Z) gradM α .
∂s∂t

3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire


Proposition 3.4.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
e dénote le tenseur de courbure associé à (M, g)(resp. (T M, g S )),
de Mus-Sasaki. Si R (resp. R) f
alors :
3f
1) gfS (R(X
e H , Y H )Y H , X H ) = g(R(X, Y )Y, X) −
4
kR(Y, X)uk2 ,

2
e H , Y V )Y V , X H ) = f |X(α)|2 kY k2 ( ∂ ln F )2 − 1 |X(α)|2 kY k2 ∂ F
2) gfS (R(X
4 ∂s 2 ∂s2
2
1 ∂F f
− kY k2 g(∇X gradM α, X) + kR(u, Y )Xk2 ,
2 ∂s 4

2
e V , Y V )Y V , X V ) =2f β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F 2g(X, u)g(Y, u)g(X, Y )
h ih
3) gfS (R(X
∂t ∂t2 i
2 2 2 2
− kY k |g(X, u)| − kXk |g(Y, u)|
0 ∂ ln F
h i
2 2 2
+ fβ |g(X, Y )| − kXk kY k
∂t
∂ ln F 2 h
+ f (β 0 )2 ( ) kXk2 |g(Y, u)|2 − 2g(X, u)g(Y, u)g(X, Y )
∂t i
+ kY k2 |g(X, u)|2 − kXk2 kY k2 kuk2 + |g(X, Y )|2 kuk2
f 2 ∂ ln F 2 2
h
2 2 2
i
+ ( ) kgradM αk |g(X, Y )| − kXk kY k ,
4 ∂s
pour tous X, Y ∈ Γ(T M ).
Preuve.
Du Théorème 3.3.1, on obtient :

e H , Y H )Y H , X H ) =g(R(X, Y )Y, X) + f g(R(u, R(Y, Y )u)X, X)


1) gfS (R(X
4
f f
+ g(R(u, R(X, Y )u)Y, X) + g(R(u, R(X, Y )u)Y, X)
4 2
3f
=g(R(X, Y )Y, X) − kR(Y, X)uk2 .
4

ZAGANE Abderrahim 2019


3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 76

e H , Y V )Y V , X H ) = f β 0 ∂ ln F g(Y, u)g(R(u, Y )X, X) + g(Y, u)g(R(u, Y )X, X)


h i
2) gfS (R(X
2 ∂t
1 ∂ 2F
− X(α)g(Y, Y ) 2 g(gradM α, X)
2 ∂s
1 ∂F ∂F
− g(Y, Y ) g(∇X gradM α, X) − β 0 g(Y, u) g(R(u, Y )X, X)
2 ∂s ∂t
f f2
− g(R(Y, Y )X, X) − g(R(u, Y )R(u, Y )X, X)
2 4
f ∂ ln F 2
+ X(α)g(Y, Y )( ) g(gradM α, X)
4 ∂s
f ∂ ln F 2 1 ∂ 2F
= |X(α)|2 kY k2 ( ) − |X(α)|2 kY k2 2
4 ∂s 2 ∂s
2
1 ∂F f
− kY k2 g(∇X gradM α, X) + kR(u, Y )Xk2 .
2 ∂s 4
2
e V , Y V )Y V , X V ) =f 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F g(X, u)g(Y, u)g(Y, X)
n h ih
3) gfS (R(X
∂t ∂t2
− g(X, u)g(Y, Y )g(u, X) − g(Y, u)g(Y, u)g(X, X)
i
+ g(Y, u)g(X, Y )g(u, X)
∂ ln F h i
+ β0 g(X, Y )g(Y, X) − g(Y, Y )g(X, X)
∂t
0 2 ∂ ln F 2
h
+ (β ) ( ) g(Y, u)g(Y, u)g(X, X) − g(Y, u)g(X, Y )g(X, u)
∂t
− g(X, u)g(Y, u)g(Y, X) + g(X, u)g(Y, Y )g(X, u)
i
2 2
− g(Y, Y )kuk g(X, X) + g(X, Y )kuk g(Y, X)
f ∂ ln F 2 2
h io
+ ( ) kgradM αk g(X, Y )g(Y, X) − g(Y, Y )g(X, X) .
4 ∂s
2
e V , Y V )Y V , X V ) =2f β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F 2g(X, u)g(Y, u)g(X, Y )
h ih
gfS (R(X
∂t ∂t2 i
− kY k2 |g(X, u)|2 − kXk2 |g(Y, u)|2
∂ ln F h i
+ f β0 |g(X, Y )|2 − kXk2 kY k2
∂t
∂ ln F 2 h
+ f (β 0 )2 ( ) kXk2 |g(Y, u)|2 − 2g(X, u)g(Y, u)g(X, Y )
∂t i
+ kY k |g(X, u)|2 − kXk2 kY k2 kuk2 + |g(X, Y )|2 kuk2
2

f 2 ∂ ln F 2 h i
+ ( ) kgradM αk2 |g(X, Y )|2 − kXk2 kY k2 .
4 ∂s

Proposition 3.4.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique

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3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 77

e désigne la courbure sectionnelle de (M, g) (resp. (T M, g S )),


de Mus-Sasaki. Si K (resp. K) f
alors pour tous champs de vecteurs orthonormés X, Y ∈ Γ(T M ), on a :
e H , Y H ) =K(X, Y ) − 3f
1) K(X kR(X, Y )uk2 ,
4
2
e H , Y V ) = f kR(u, Y )Xk2 + 1 |X(α)|2 ( ∂ ln F )2 − 1 |X(α)|2 ∂ F
2) K(X
4 4 ∂s 2f ∂s2
1 ∂ ln F
− g(∇X gradM α, X),
2 ∂s
2 0
e V , Y V ) = − 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 − β ∂ ln F
h ih i
3) K(X
f ∂t ∂t2 f ∂t
0 2
(β ) ∂ ln F 2 h i 1 ∂ ln F 2
− ( ) kuk2 − |g(X, u)|2 − |g(Y, u)|2 − ( ) kgradM αk2 .
f ∂t 4 ∂s
Preuve.
De la Proposition, 3.4.1, on a :
h i−1
e H , Y H ) =g S (R(X
1) K(X e H , Y H )Y H , X H ) g S (X H , X H )g S (Y H , Y H ) − g S (X H , Y H )2
f f f f

=gfS (R(X
e H , Y H )Y H , X H )
3f
=K(X, Y ) − kR(X, Y )uk2 .
4
h i−1
e H , Y V ) =g S (R(X
2) K(X e H , Y V )Y V , X H ) g S (X H , X H )g S (Y V , Y V ) − g S (X H , Y V )2
f f f f

1
= gfS (R(Xe H , Y V )Y V , X H )
f
1 ∂ ln F 2 1 ∂ 2F f
= |X(α)|2 ( ) − |X(α)|2 2 + kR(u, Y )Xk2
4 ∂s 2f ∂s 4
1 ∂ ln F
− g(∇X gradM α, X).
2 ∂s
h i−1
e V , Y V ) =gfS (R(X
3) K(X e V , Y V )Y V , X V ) gfS (X V , X V )gfS (Y V , Y V ) − g S (X V , Y V )2
f

1 h i −1
= 2 gfS (R(X
e V , Y V )Y V , X V ) kXk2 kY k2 − |g(X, Y )|2
f
1 n h ∂ ln F ∂ 2 ln F ih
= 2 2f β 00 + (β 0 )2 2g(X, u)g(Y, u)g(X, Y )
f ∂t ∂t2
i
− kY k2 |g(X, u)|2 − kXk2 |g(Y, u)|2
∂ ln F h i
+ f β0 |g(X, Y )|2 − kXk2 kY k2
∂t
∂ ln F 2 h
+ f (β 0 )2 ( ) kXk2 |g(Y, u)|2 − 2g(X, u)g(Y, u)g(X, Y )
∂t i
2 2 2 2 2 2 2
+ kY k |g(X, u)| − kXk kY k kuk + |g(X, Y )| kuk
f 2 ∂ ln F 2 h io
+ ( ) kgradM αk2 |g(X, Y )|2 − kXk2 kY k2
4 ∂s

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3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 78

2 0
e V , Y V ) = − 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 − β ∂ ln F
h ih i
K(X
f ∂t ∂t2 f ∂t
0 2
(β ) ∂ ln F 2 h i 1 ∂ ln F
− ( ) kuk2 − |g(X, u)|2 − |g(Y, u)|2 − ( )2 kgradM αk2 .
f ∂t 4 ∂s

Proposition 3.4.3.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de courbure sectionnelle constante λ et (T M, gfS )
son fibré tangent équipé de la métrique de Mus-Sasaki. Si K
e désigne la courbure sectionnelle
S
de (T M, gf ), alors pour tous champs vecteurs orthonormés X, Y ∈ Γ(T M ), on a :

H H 3f λ2 h 2 2
i
1) K(X , Y ) =λ −
e |g(X, u)| + |g(Y, u)| ,
4
2 2
e H , Y V ) = f λ |g(u, X)|2 + 1 |X(α)|2 ( ∂ ln F )2 − 1 |X(α)|2 ∂ F
2) K(X
4 4 ∂s 2f ∂s2
1 ∂ ln F
− g(∇X gradM α, X),
2 ∂s
2 0
e V , Y V ) = − 2 β 00 ∂ ln F + (β 0 )2 ∂ ln F |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 − β ∂ ln F
h ih i
3) K(X
f ∂t ∂t2 f ∂t
0 2
(β ) ∂ ln F 2 h i 1 ∂ ln F 2
− ( ) kuk2 − |g(X, u)|2 − |g(Y, u)|2 − ( ) kgradM αk2 .
f ∂t 4 ∂s
Preuve.
La preuve de la Proposition 3.4.3 se déduit de la Proposition 3.4.2 et la formule,
pour tous X, Y, Z ∈ Γ(T M ),
h i
R(X, Y )Z = λ g(Y, Z)X − g(X, Z)Y ,

on a :
h i
kR(X, Y )uk = kλ g(Y, u)X − g(X, u)Y k2
2

h i
= λ2 g(Y, u)2 g(X, X) + g(X, u)2 g(Y, Y ) − 2g(Y, u)g(X, u)g(X, Y )
i
2 2 2
= λ [|g(X, u)| g(Y, Y ) + |g(Y, u)| g(X, X)
h i
= λ2 g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 ,
h i
kR(u, Y )Xk2 = kλ g(Y, X)u − g(u, X)Y k2
= λ2 kg(u, X)Y k2
= λ2 |g(u, X)|2 .

alors :
2h
e H , Y H ) =λ − 3f λ |g(X, u)|2 + |g(Y, u)|2 .
i
1) K(X
4

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3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 79

e H, Y V ) = f λ2 1 ∂ ln F 2 1 ∂ 2F
2) K(X |g(u, X)|2 + |X(α)|2 ( ) − |X(α)|2 2 .
4 4 ∂s 2f ∂s
1 ∂ ln F
− g(∇X gradM α, X).
2 ∂s

Proposition 3.4.4.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si σ (resp. σe) désigne la courbure scalaire de (M, g) (resp. (T M, gfS )), alors
pour toute base locale orthonormée de champs de vecteurs (E1 , · · · , Em ) sur M , on a :
m
(2 − 3f ) X m ∂F
σ
e= σ+ kR(Ei , Ej )uk2 − 2 trace[g(∇gradM α, ∗)]
4 i,j=1
f ∂s
m h 1 ∂F ∂ 2F (m − 1) ∂F 2 i
+ 2 kgrad(α)k2 ( )2 − − ( )
f 2f ∂s ∂s2 4f 2 ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F (m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 i
− β + (β ) + (β ) ( ) kuk2
f3 ∂t ∂t2 4 ∂t
m(m − 1) 0 ∂ ln F
− β .
f3 ∂t
Preuve.
H √1
(E1H , · · ·
, Em , f E1V , · · · , √1f Em
V
) est une base locale orthonormée sur T M .
D’après le Lemme 2.2.9, localement, on a :
m
X m
X
2
kR(u, Ei )Ej k = kR(Ej , Ei )uk2 , (3.4)
i,j=1 i,j=1

De la Proposition 3.4.2 et la définition de la courbure scalaire, on a :


m m m
X
e iH , E H ) + 2
X
H 1 V X
e √1 EiV , √1 EjV )
σ
e= K(E j K(Ei , √ Ej ) +
e K(
i,j=1 i,j=1
f i,j=1
f f
m m m
e H , EH ) + 2 1 1 X e V V
X X
H V
= K(E i j K(Ei , Ej ) + 2
e K(Ei , Ej )
i,j=1
f i,j=1
f i,j=1
m m
X 3f 2 2 X hf 1 ∂ ln F 2
= σ− kR(Ei , Ej )uk + kR(u, Ej )Ei k2 + |Ei (α)|2 ( )
i,j=1,i6=j
4 f i,j=1
4 4 ∂s
2
1 2∂ F 1 ∂F i
− |Ei (α)| − g(∇Ei gradM α, Ei )
2f ∂s2 2f ∂s
m i β 0 ∂ ln F
1 X h 2 h 00 ∂ ln F ∂ 2 ln F ih
− 2 β + (β 0 )2 |g(E i , u)|2
+ |g(Ej , u)|2
+
f i,j=1,i6=j f ∂t ∂t2 f ∂t
(β 0 )2 ∂ ln F 2 h i 1 ∂ ln F i
+ ( ) kuk2 − |g(Ei , u)|2 − |g(Ej , u)|2 + ( )2 kgradM αk2
f ∂t 4 ∂s

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3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 80

m m
X 3f 2 1X m ∂ ln F 2
e= σ−
σ kR(Ei , Ej )uk + kR(u, Ej )Ei k2 + kgrad(α)k2 ( )
i,j=1
4 2 i,j=1 2f ∂s
2
m 2∂ F m ∂F
− kgrad(α)k − trace[g(∇gradM α, ∗)]
f2 ∂s2 f 2 ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F
i
2 m(m − 1) 0 ∂ ln F
− β + (β ) kuk − β
f3 ∂t ∂t2 f3 ∂t
(m − 1)(m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 m(m − 1) ∂ ln F
− (β ) ( ) kuk2 − ( )2 kgradM αk2
f3 ∂t 4f 2 ∂s
En utilisant la formule (3.4), on obtient :

m
(2 − 3f ) X m ∂ ln F 2
σ
e= σ+ kR(Ei , Ej )uk2 + kgrad(α)k2 ( )
4 i,j=1
2f ∂s
2
m 2∂ F m ∂F
−2
kgrad(α)k 2
− 2 trace[g(∇gradM α, ∗)]
f ∂s f ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F
i m(m − 1) 0 ∂ ln F
− 3
β + (β ) 2
kuk2 − β
f ∂t ∂t f3 ∂t
(m − 1)(m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 m(m − 1) ∂ ln F 2
− 3
(β ) ( ) kuk2 − ( ) kgradM αk2 .
f ∂t 4f 2 ∂s
m
(2 − 3f ) X m ∂F
= σ+ kR(Ei , Ej )uk2 − 2 trace[g(∇gradM α, ∗)]
4 i,j=1
f ∂s
m h 1 ∂F ∂ 2F (m − 1) ∂F 2 i
+ 2 kgrad(α)k2 ( )2 − − ( )
f 2f ∂s ∂s2 4f 2 ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F (m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 i
− β + (β ) + (β ) ( ) kuk2
f3 ∂t ∂t2 4 ∂t
m(m − 1) 0 ∂ ln F
− β .
f3 ∂t

Corollaire 3.4.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de courbure sectionnelle constante λ et (T M, gfS )
son fibré tangent équipé de la métrique de Mus-Sasaki. Si σ e désigne la courbure scalaire de
(T M, gfS ), alors pour toute base locale orthonormée (E1 , · · · , Em ) sur M , on a :
h (2 − 3f ) i m ∂F
e = (m − 1)λ m +
σ λkuk2 − 2 trace[g(∇gradM α, ∗)]
2 f ∂s
m h 1 ∂F ∂ 2F (m − 1) ∂F 2 i
+ 2 kgrad(α)k2 ( )2 − − ( )
f 2f ∂s ∂s2 4f 2 ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F (m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 i
− β + (β ) + (β ) ( ) kuk2
f3 ∂t ∂t2 4 ∂t
m(m − 1) 0 ∂ ln F
− β .
f3 ∂t

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3.4 Courbure sectionnelle et la Courbure scalaire 81

Preuve.
Du Corollaire 1.5.1 :
σ = m(m − 1)λ,
et pour tous champs de vecteurs X, Y, Z ∈ T M

R(X, Y )Z = λ(g(Y, Z)X − g(X, Z)Y ),

pour i 6= j, on a :
m
X m
X
kR(Ei , Ej )uk2 =λ2 kg(Ei , u)Ej − g(Ej , u)Ei k2
i,j=1 i,j=1
X m h i
=λ2 |g(Ei , u)|2 + |g(Ej , u)|2
i,j=1

=2(m − 1)λ2 kuk2 . (3.5)

De la Proposition 3.4.4 et la formule (3.5), on déduit ;


h (2 − 3f ) i m ∂F
e = (m − 1)λ m +
σ λkuk2 − 2 trace[g(∇gradM α, ∗)]
2 f ∂s
m h 1 ∂F ∂ 2F (m − 1) ∂F 2 i
+ 2 kgrad(α)k2 ( )2 − − ( )
f 2f ∂s ∂s2 4f 2 ∂s
2
4(m − 1) h 00 ∂ ln F 0 2 ∂ ln F (m − 2) 0 2 ∂ ln F 2 i
− β + (β ) + (β ) ( ) kuk2
f3 ∂t ∂t2 4 ∂t
m(m − 1) 0 ∂ ln F
− β .
f3 ∂t

Théorème 3.4.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si f est constante alors (T M, gfS ) possède une courbure scalaire constante si
et seulement si (M, g) a une courbure scalaire constante et ( f = 32 ou (M, g) est plate ).

Preuve.
De la Proposition 3.4.4, on a :
m
(2 − 3f ) X
σ
e =σ + kR(Ei , Ej )uk2 ,
4 i,j=1

2
alors σ
e est constante si et seulement si σ = Const et (f = 3
ou R = 0).

Corollaire 3.4.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si (f = 32 ) alors σ
e = σ.

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3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki 82

3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki


Lemme 3.5.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, X, Y ∈ Γ(T M ) deux champs d’un vecteurs sur M
et (x, u) ∈ T M tel que Xx = u, alors :
H
dx X(Yx ) = Y(x,u) + (∇Y X)V(x,u) .

Preuve.
Soient (U, xi ) une carte sur M et (π −1 (U ), xi , y j ) la carte induite sur T M , si Xx = X i (x) ∂x∂ i |x
et Yx = Y i (x) ∂x∂ i |x , alors :

∂ ∂X k ∂
dx X(Yx ) = Y i (x) |(x,X x ) + Y j
(x) (x) |(x,Xx ) ,
∂xi ∂xi ∂y k
d’où la partie horizontale
∂ ∂
(dx X(Yx ))h = Y i (x) i
|(x,Xx ) − Y i (x)X j (x)Γkij (x) k |(x,Xx )
∂x ∂y
H
= Y(x,Xx ) ,

et la partie verticale

v ∂X k ∂
(dx X(Yx )) = {Y (x) i (x) + Y i (x)X j (x)Γkij (x)} k |(x,Xx )
j
∂x ∂y
V
= (∇Y X)(x,Xx ) .

Lemme 3.5.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et x : I → M une courbe sur M .
Si C : t ∈ I → C(t) = (x(t), y(t)) ∈ T M une courbe sur T M , tel que y(t) ∈ Tx(t) M , alors :

Ċ = ẋH + (∇ẋ y)V .

Preuve.
Localement, si Y ∈ Γ(T M ) un champ de vecteurs tel que Yx(t) = y(t), alors on a :

Ċ = dC(t) = dYx(t) .

En utilisant le Lemme 3.5.1, on obtient :

Ċ = dYx(t) = ẋH + (∇ẋ y)V .

Théorème 3.5.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et C(t) = (x(t), y(t)) une courbe sur T M , tel que

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3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki 83

y(t) est un champ de vecteurs le long de x(t), alors :

h 1 ∂F iH

e Ċ = ∇ẋ ẋ + f R(y, ∇ẋ y)ẋ − k∇ẋ yk2 gradM α (3.6)
Ċ 2 ∂s
h ∂ ln F ∂ ln F ∂ ln F iV
+ 2β 0 g(∇ẋ y, y) ∇ẋ y − β 0 k∇ẋ yk2 y .
 
+ ∇ẋ ∇ẋ y + ẋ(α)
∂s ∂t ∂t
Preuve.
En utilisant le Théorème 3.2.1, on obtient :


e Ċ = ∇
e H [ẋH + (∇ẋ y)V ]
Ċ [ẋ + (∇ẋ y)V ]
e H ẋH + ∇
= ∇ e H (∇ẋ y)V + ∇ ẋH + ∇ (∇ y)V
(∇ẋ y)V (∇ẋ y)V ẋ
e e
ẋ ẋ
1 f 1 ∂ ln F
= (∇ẋ ẋ)H − (R(ẋ, ẋ)y)V + (∇ẋ ∇ẋ y)V + (R(y, ∇ẋ y)ẋ)H + ẋ(α) (∇ẋ y)V
2 2 2 ∂s
f 1 ∂ ln F
+ (R(y, ∇ẋ y)ẋ)H + ẋ(α) (∇ẋ y)V
2 2 ∂s
∂ ln F h i
+β 0 g(∇ẋ y, y)(∇ẋ y)V + g(∇ẋ y, y)(∇ẋ y)V − g(∇ẋ y, ∇ẋ y)y V
∂t
1 ∂F
− g(∇ẋ y, ∇ẋ y) (gradM α)H .
2 ∂s

h 1 2 ∂F
iH

e Ċ = ∇ẋ ẋ + f R(y, ∇ẋ y)ẋ − k∇ẋ yk gradM α
Ċ 2 ∂s
h ∂ ln F ∂ ln F  iV
+ ∇ẋ ∇ẋ y + ẋ(α) ∇ẋ y + β 0 2g(∇ẋ y, y)∇ẋ y − k∇ẋ yk2 y
∂s ∂t
h 1 ∂F iH
= ∇ẋ ẋ + f R(y, ∇ẋ y)ẋ − k∇ẋ yk2 gradM α
2 ∂s
h ∂ ln F ∂ ln F ∂ ln F iV
+ 2β 0 g(∇ẋ y, y) ∇ẋ y − β 0 k∇ẋ yk2 y .
 
+ ∇ẋ ∇ẋ y + ẋ(α)
∂s ∂t ∂t

Théorème 3.5.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si f (x, r) = F (α(x), β(r)) et C(t) = (x(t), y(t)) une courbe sur T M , tel que
y(t) est un champ de vecteurs le long de x(t), alors :
C(t) est une géodésique sur T M si seulement si

1 ∂F
 ∇ ẋ = k∇ẋ yk2 gradM α − f R(y, ∇ẋ y)ẋ,

ẋ 2 ∂s
∂ ln F ∂ ln F (3.7)
 ∇ẋ ∇ẋ y = β 0 2 0 ∂ ln F
 
 k∇ẋ yk y − ẋ(α) + 2β g(∇ẋ y, y) ∇ẋ y.
∂t ∂s ∂t
Preuve.
La preuve du Théorème 3.5.2 découle directement de la définition d’une géodésique et du
Théorème 3.5.1.

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3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki 84

Définition 3.5.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et x(t) une courbe sur M .
Alors la courbe C(t) = (x(t), ẋ(t)) est dite relèvement naturel de la courbe x(t) au fibré T M .

Définition 3.5.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et ∇ désigne la connexion de Levi-Civita associée à
g. Si x(t) une courbe sur M , alors la courbe C(t) = (x(t), y(t)) est dite relèvement horizontal
de la courbe x(t) au fibré T M si seulement si ∇ẋ y = 0.

En utilisant le Théorème 3.5.2, on obtient :

Corollaire 3.5.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Le relèvement naturel C(t) = (x(t), ẋ(t)) de toute géodésique x(t) sur M est
une géodésique sur T M .

Corollaire 3.5.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki et C(t) = (x(t), y(t)) un relèvement horizontal de la courbe x(t) au fibré T M
(i.e.∇ẋ y = 0 ). Alors C(t) est une géodésique sur T M si seulement si x(t) est une géodésique
sur M .

Remarque 3.5.1.
Si C(t) = (x(t), y(t)) un relèvement horizontal de la courbe x(t) au fibré T M .
Localement, on a :

dy s dxj
∇ẋ y = 0 ⇔ + y i Γsij =0
dt dt
⇔ y(t) = e−A(t) .K,
n
X dxj
n
où K ∈ R , A(t) = [asi ], asi = Γsij .
j=1
dt

Remarque 3.5.2.
En utilisant Les Corollaires 3.5.1, 3.5.2 et la Remarque 3.5.1 pour construire plusieurs exemples
de géodésiques sur T M .

Exemple 3.5.1.
On considère sur R la métrique g = ex dx2 .
Les symboles de Christoffel de la connexion de Levi-cita associe à g sont
1 ∂g11 ∂g11 ∂g11 1
Γ111 = g 11 ( 1 + 1
− 1
)=
2 ∂x ∂x ∂x 2
Donc les géodésiques x(t) telles que x(0) = a ∈ R, x0 (0) = v ∈ R de g vérifient l’équation,
n
d2 xk X dxi dxj j 1
2
+ Γij = 0 ⇔ x00 + (x0 )2 = 0.
dt i,j=1
dt dt 2

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3.5 Géodésiques de la métrique de Mus-Sasaki 85

2v vt
d’où x0 (t) = et donc x(t) = a + 2 ln(1 + ).
2 + vt 2
1) Le relèvement naturel C(t) = (x(t), x0 (t)) est une géodésique sur T R.
2) Le relèvement horizontal C(t) = (x(t), y(t)) de x(t) i.e ∇ẋ y = 0 vérifient l’équation,

dy s i s dx
j
1 1 v
+ y Γij = 0 ⇔ y 0 + yx0 = 0 ⇔ y(t) = k. exp(− x0 (t)) = k. exp(− ).
dt dt 2 2 2 + tv
Exemple 3.5.2.
On considère le demi-plan supérieur

R2+ = {(x, y) ∈ R2 , y > 0},

muni la métrique de Lobatchevski g définie par :


1
g11 = g22 = , g12 = g21 = 0.
y2
Les symboles de Christoffel de la connexion de Levi-cita associe à g sont :
1 1
Γ111 = Γ122 = Γ212 = Γ221 = 0 , Γ211 = , Γ222 = Γ112 = Γ121 = − .
y y
1) Soit C(t) = (x0 , y(t), u(t), v(t)) un relèvement horizontal de la courbe (x0 , y(t)), alors :

1 dy
 
0
A(t) = − dt ,
y 0 dy dt

et
C(t) = x0 , y(t), exp(−A(t)).K , K ∈ R2 .


2) Soit C(t) = (x(t), y(t), u(t), v(t)) un relèvement horizontal de la courbe (x(t), y(t)) telle que
y(t) = ax(t) + b alors :  
dx a −1
A(t) = − ,
(ax(t) + b)dt 1 a
et
C(t) = x(t), y(t), exp(−A(t)).K , K ∈ R2 .


Théorème 3.5.3.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki et x(t) une géodésique sur M . Si la courbe C(t) = (x(t), y(t)) est une géodésique
sur T M telle que ∇ẋ y 6= 0 alors :

∂F
ẋ(α) (α(x(t)), β(r(t))) = 0,
∂s
où r(t) = gx(t) (y(t), y(t)).

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 86

Preuve.
Soit x(t) une géodésique sur M , alors ∇ẋ ẋ = 0. En utilisant la première équation de la
formule (3.7) on obtient :
1 ∂F
g(∇ẋ ẋ, ẋ) = 0 ⇒ k∇ẋ yk2 g(gradM α, ẋ) − f g(R(y, ∇ẋ y)ẋ, ẋ) = 0
2 ∂s
1 ∂F
⇒ k∇ẋ yk2 ẋ(α) = 0
2 ∂s
∂F
⇒ ẋ(α) (α(x(t)), β(r(t))) = 0.
∂s

Corollaire 3.5.3.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki, f (x, r) = α(x) et x(t) une géodésique sur M . Si la courbe C(t) = (x(t), y(t)) est
une géodésique sur T M telle que ∇ẋ y 6= 0, alors f est constante le long de de la courbe x(t).
Preuve.
La preuve découle directement du Théorème 3.5.3.
Corollaire 3.5.4.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki, x(t) une géodésique sur M et f est constante le long de de la courbe x(t). Si la
courbe C(t) = (x(t), y(t)) est une géodésique sur T M telle que ∇ẋ y 6= 0 alors :

∇ẋ ∇ẋ y = 0.

Preuve.
La preuve découle directement du Théorème 3.5.2 et 3.5.3.
Corollaire 3.5.5.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki et f (x, r) = α(x) est constante le long de de la courbe x(t). Alors la courbe
C(t) = (x(t), y(t)) est une géodésique sur T M telle que ∇ẋ y 6= 0 si et seulement si

∇ẋ ẋ = f (x)R(∇ẋ y, y)ẋ,
∇ẋ ∇ẋ y = 0.
Corollaire 3.5.6.
Soient (M, g) une variété Riemannienne, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki et f (x, r) = α(x) est constante le long de de la courbe x(t). Alors la courbe
C(t) = (x(t), y(t)) est une géodésique sur T M telle que ∇ẋ y 6= 0 si et seulement si x(t) est
une géodésique sur M et ∇ẋ ∇ẋ y = 0.

3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki


Définition 3.6.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé de la métrique

ZAGANE Abderrahim 2019


3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 87

de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ).
La densité d’énergie associée à X est définie par : pour tous x ∈ M et p = (x, u) ∈ T M
1
e(X)x = traceg gfS (dX(∗), dX(∗))p .
2
L’énergie associée à X sur une partie compact D de M est définie par :
Z
E(X, D) = e(X)v M .
D

Le champ de tension associé à X est défini par :

τ (X) = traceg (∇dX).

Lemme 3.6.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé
de la métrique de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ). Alors la densité d’énergie associée à X est
donnée par :
m f
e(X) = + traceg g(∇X, ∇X). (3.8)
2 2
Preuve.
Soit (E1 , · · · , Em ) une base orthonormée locale sur M , alors :
m
1X S
e(X) = g (dX(Ei ), dX(Ei )).
2 i=1 f

En utilisant le Lemme 3.5.1


m
1X S H
e(X) = g (E + (∇Ei X)V , EiH + (∇Ei X)V )
2 i=1 f i
m
1 X S H H
(gf (Ei , Ei ) + gfS ((∇Ei X)V , (∇Ei X)V ))

=
2 i=1
m
1 X 
= (g(Ei , Ei ) + f g(∇Ei X, ∇Ei X))
2 i=1
m f
= + traceg g(∇X, ∇X),
2 2

Théorème 3.6.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m et (T M, gfS ) son fibré tangent équipé
de la métrique de Mus-Sasaki, tel que f (x, r) = F (α(x), β(r)). Alors le champ de tension
associé à X ∈ Γ(T M ) est donnée par :
m ∂F V  H
(α(x), β(r))(∇gradM α X)V + traceg A(X) + traceg B(X) .

τ (X) =
f (x, r) ∂s

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 88

où A(X) et B(X) sont des applications bilinéaires définies par :

β 0 (r) ∂F
A(X) = ∇2 X +
 
(α(x), β(r)) 2g(∇X, X)∇X − g(∇X, ∇X)X ,
f (x, r) ∂t
1 ∂F
B(X) = f (x, r)R(X, ∇X) ∗ − g(∇X, ∇X) (α(x), β(r))gradM α.
2 ∂s
Preuve.
Soient x ∈ M , p = (x, u) ∈ T M et {Ei }i=1,m est une base orthonormée sur M telles que
(∇MEi Ei )x = 0 et Xx = u, alors :

τ (X)x = traceg (∇dX)p


Xm
= {∇X M
Ei dX(Ei ) − dX(∇Ei Ei )}p
i=1
m
X
= ∇
e dX(E ) dX(Ei )p
i
i=1
Xm
= e (E H +(∇ X)V ) (E H + (∇E X)V )p
∇ i Ei i i
i=1
m
X
= e E H EiH + ∇
{∇ e E H (∇E X)V + ∇
e (∇ X)V (Ei )H + ∇
e (∇ X)V (∇E X)V }p .
i i i Ei Ei i
i=1

Du Théorème 3.2.1, on obtient :


e E H E H )p = 0,
(∇ i i

e E H (∇E X)V )p = f (x, r) 1 ∂F


(∇ i
(Rx (Xx , ∇Ei X)Ei )H + (α(x), β(r))(∇gradM α X)Vp
i 2 2f (x, r) ∂s
+(∇Ei ∇Ei X)Vp ,
e (∇ X)V EiH )p f (x, r) 1 ∂F
(∇ Ei
= (Rx (Xx , ∇Ei X)Ei )H + (α(x), β(r))(∇gradM α X)Vp ,
2 2f (x, r) ∂s
e (∇ X)V (∇E X)V )p 1 ∂F
(∇ Ei i
= − gx (∇Ei X, ∇Ei X) (α(x), β(r))(gradM α)H p
2 ∂s
0
β (r) ∂F
(α(x), β(r)) 2gx (∇Ei X, Xx )(∇Ei X)Vp

+
f (x, r) ∂t
−gx (∇Ei X, ∇Ei X)XpV ,


m h
X 1 ∂F
τ (X) = f (x, r)(Rx (Xx , ∇Ei X)Ei )H + (α(x), β(r))(∇gradM α X)Vp
i=1
f (x, r) ∂s
1 ∂F
+(∇Ei ∇Ei X)Vp − gx (∇Ei X, ∇Ei X) (α(x), β(r))(gradM α)H
p
2 ∂s
β 0 (r) ∂F i
(α(x), β(r)) 2gx (∇Ei X, Xx )(∇Ei X)Vp − gx (∇Ei X, ∇Ei X)XpV

+
f (x, r) ∂t

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 89

m ∂F
τ (X) = (α(x), β(r))(∇gradM α X)V
f (x, r) ∂s
h β 0 (r) ∂F iV
+ traceg ∇2 X +
 
(α(x), β(r)) 2g(∇X, X)∇X − g(∇X, ∇X)X
f (x, r) ∂t
h  1 ∂F iH
+ traceg f (x, r)R(X, ∇X) ∗ − g(∇X, ∇X) (α(x), β(r))gradM α .
2 ∂s

Théorème 3.6.2.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé
de la métrique de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ). Alors X est harmonique si et seulement si
 β 0 (r) ∂F  
0 = traceg ∇2 X + (α(x), β(r)) 2g(∇X, X)∇X − g(∇X, ∇X)X
f (x, r) ∂t
m ∂F
+ (α(x), β(r))∇gradM α X, (3.9)
f (x, r) ∂s
et
 1 ∂F
0 = traceg f (x, r)R(X, ∇X) ∗ − (α(x), β(r))g(∇X, ∇X)gradM α .
2 ∂s
où r = g(Xx , Xx ) = kXx k2 .

Preuve.
La preuve découle directement du Théorème 3.6.1.

Corollaire 3.6.1.
Soient (M, g) une variété Riemannienne de dimension m, (T M, gfS ) son fibré tangent équipé
de la métrique de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ). Si X est parallèle (i.e ∇X = 0), alors X est
harmonique.

Théorème 3.6.3.
Soient (M, g) une variété Riemannienne compacte de dimension m, (T M, gfS ) son fibré tan-
gent équipé de la métrique de Mus-Sasaki et X ∈ Γ(T M ). Alors X est harmonique si et
seulement si X est parallèle (i.e ∇X = 0).

Preuve.
D’après le Corollaire 3.6.1, on a : (∇X = 0) ⇒ (τ (X) = 0).
Inversement,on suppose que X et harmonique, comme M est une variété compacte, alors

φ : R × M −→ Tx M
(t, x) 7−→ φ(t, x) = Xt (x) = (t + 1)Xx

est une variation de X à support compacte.


du Lemme 3.6.1, on a :

m (t + 1)2
e(Xt ) = + f (x, r) traceg g(∇X, ∇X).
2 2

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 90

X est harmonique alors :



0 = E(Xt )|t=0
∂t Z
∂h m (t + 1)2  i
= + f (x, r) traceg g(∇X, ∇X) v M
∂t M 2 2 t=0
2 Z
∂ mh i ∂ (t + 1)
h i
= vol(M ) + f (x, r)traceg g(∇X, ∇X)v M
∂t 2 t=0 ∂t 2 M t=0
2i Z
∂ (1 + t)
h
= f (x, r)traceg g(∇X, ∇X)v M
∂t 2 t=0 M
Z
= f (x, r)traceg g(∇X, ∇X)v M .
M

Puisque f (x, r) > 0 donc traceg g(∇X, ∇X) = 0.


On déduit ∇X = 0.

Exemple 3.6.1.
Soit S2 × R équipé de la métrique canonique produit

g = dα2 + sin2 (α)dψ 2 + dt2 ,


alors le champ X = est harmonique.
∂t
En effet :si X est parallèle ,alors X est harmonique,
c’est a dire ∇ ∂ X = 0 , ∇ ∂ X = 0 et ∇ ∂ X = 0, alors X est harmonique.
∂α ∂ψ ∂t
Puisque les symboles de Christoffel suivants :

Γ113 = Γ213 = Γ313 = Γ123 = Γ223 = Γ323 = Γ133 = Γ233 = Γ333 = 0.

On obtient :X est harmonique.

Exemple 3.6.2.
Soit Rn équipé de la métrique canonique est une variété plate et non compacte
Soit le champ de vecteurs :

X : Rn −→ T Rn ,
1 n
x = (x1 , · · · , xn ) 7−→ Xx = (Xx , · · · , Xx )

on a : n
X ∂ 2X 1 ∂ 2X n
τ (X) = ( , · · · , ).
i=1
∂x2i ∂x2i
1) Si X est constant alors X et harmonique,
2) Si X i = ai xi et ai 6= 0, alors X est harmonique (τ (X) = 0) mais
X ∂
∇X = ai ⊗ dxi 6= 0.
i
∂xi

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 91

Remarque 3.6.1.
En générale , du Corollaire 3.6.1 et le Théorème 3.6.3, on peut construire plusieurs exemples
de champs de vecteurs harmoniques.
Théorème 3.6.4.
Soient (Rm , g0 ) l’espace réel euclidien et (T Rm , g0f S
) son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki, tel que f (x, r) = F (α(x), β(r)). Si X = (X 1 , · · · , X m ) et un champ de vecteurs
sur Rm , alors X est harmonique si est seulement si
m

 X  m ∂α ∂X k ∂F 2 ∂ 2X k 

 0 = (x) (α(x), β(kXk )) +
f (x, kXk2 ) ∂xi ∂xi ∂s ∂(xi )2


i=1






 m
β 0 (kXk2 ) ∂F  j ∂X j ∂X k k ∂X 2
j 

 X
2
+ 2 ) ∂t
(α(x), β(kXk )) 2X i ∂xi
− X ( i
) , (3.10)

 f (x, kXk i,j=1
∂x ∂x




m

∂α ∂F ∂X j 2

 X
 2

 0 = (x) (α(x), β(kXk )) ( ),

 ∂xk ∂s i,j=1
∂xi

pour tout k = 1, m.
Preuve.
Soit { ∂x∂ i }i=1,m la base canonique de Rm .

Du Théorème 3.6.2, on a : X est harmonique si et seulement si


m ∂F
(α(x), β(r))∇gradM α X + traceg A(X) = 0 et traceg B(X) = 0,
f (x, r) ∂s
m

k
X ∂α ∂X k ∂
∇gradM α X = ∇ ∂αi ∂ i X = (x) ,
∂x ∂x ∂xk i,k=1 ∂xi ∂xi ∂xk
m
m ∂F X  m ∂F 2 ∂α ∂X k ∂
(α(x), β(r))∇gradM α X = 2 ) ∂s
(α(x), β(kXk )) i
(x) i ∂xk
,
f (x, r) ∂s i,k=1
f (x, kXk ∂x ∂x

β 0 (r) ∂F
traceg A(X) =traceg ∇2 X +
 
(α(x), β(r))[2g(∇X, X)∇X − g(∇X, ∇X)X]
f (x, r) ∂t
m
X β 0 (kXk2 ) ∂F
(α(x), β(kXk2 ))

= ∇ ∂i ∇ ∂i X + 2 ) ∂t
i=1
∂x ∂x f (x, kXk
∂ ∂ 
× [2g(∇ ∂ i X, X j j )∇ ∂ i X − g(∇ ∂ i X, ∇ ∂ i X)X j j ]
∂x ∂x ∂x ∂x ∂x ∂x
m 2 k 0 2
X ∂ X ∂ β (kXk ) ∂F
= i 2 k
+ 2 ) ∂t
(α(x), β(kXk2 ))
i,k=1
∂(x ) ∂x f (x, kXk
m
X  j ∂X j ∂X k ∂ k
j ∂X 2 ∂

× 2X i i k
− X ( i
) j
.
i,j,k=1
∂x ∂x ∂x ∂x ∂x

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 92

Alors,on obtient :
m ∂F
(α(x), β(r))∇gradM α X + traceg A(X) = 0
f (x, r) ∂s
m
X  m ∂F 2 ∂α ∂X k ∂ 2X k 
⇔ (α(x), β(kXk )) (x) +
i=1
f (x, kXk2 ) ∂s ∂xi ∂xi ∂(xi )2

m
β 0 (kXk2 ) ∂F 2
X  j ∂X j ∂X k k ∂X 2
j 
+ (α(x), β(kXk )) 2X − X ( ) = 0,
f (x, kXk2 ) ∂t i,j=1
∂xi ∂xi ∂xi

pour tout k = 1, m.
 1 ∂F 
traceg B(X) = traceg f (x, r)R(X, ∇X) ∗ − g(∇X, ∇X) (α(x), β(r))gradM α
2 ∂s
m
X 1 ∂F ∂α ∂
= − g(∇ ∂ i X, ∇ ∂ i X) (α(x), β(kXk2 )) i i
i=1
2 ∂x ∂x ∂s ∂x ∂x
m
X 1 ∂X j ∂F ∂α ∂
= − ( i )2 (α(x), β(kXk2 )) k k ,
i,j,k=1
2 ∂x ∂s ∂x ∂x

m
X ∂F ∂α ∂X j
traceg B(X) = 0 ⇔ (α(x), β(kXk2 )) k (x)( i )2 = 0
i,j=1
∂s ∂x ∂x
m
∂α ∂F 2
X ∂X j 2
⇔ (x) (α(x), β(kXk )) ( ) = 0,
∂xk ∂s i,j=1
∂x i

pour tout k = 1, m.
Corollaire 3.6.2.
Soient (Rm , g0 ) l’espace réel euclidien et (T Rm , g0f
S
) son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki. Si α et β sont des fonctions constantes, ou F est une fonction constante, alors
X = (X 1 , · · · , X m ) est un champ de vecteurs harmonique sur Rm si et seulement si pour tout
i = 1, m X i est harmonique.
Corollaire 3.6.3.
Soient (Rm , g0 ) l’espace réel euclidien et (T Rm , g0f
S
) son fibré tangent équipé de la métrique
∂F
M
de Mus-Sasaki. Si (grad α 6= 0) et ( ∂s 6= 0), alors X = (X 1 , · · · , X m ) est un champ de
vecteurs harmonique sur Rm si et seulement si X est constant.
Corollaire 3.6.4.
Soient (Rm , g0 ) l’espace réel euclidien et (T Rm , g0f
S
) son fibré tangent équipé de la métrique
de Mus-Sasaki. Si α est une fonction constante, alors X = (X 1 , · · · , X m ) est un champ de
vecteurs harmonique sur Rm si et seulement si X vérifier le système d’équations suivant :
m m
X  ∂ 2X k β 0 (kXk2 ) ∂F 2
X  j ∂X j ∂X k k ∂X 2
j 
+ (α(x), β(kXk )) 2X − X ( ) = 0,
i=1
∂(xi )2 f (x, kXk2 ) ∂t i,j=1
∂xi ∂xi ∂xi

pour tout k = 1, m.

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3.6 Sections harmoniques de la métrique de Mus-Sasaki 93

Remarque 3.6.2.
En utilisant le Corollaire 3.6.4, on peut construire plusieurs exemples non triviaux de champs
de vecteurs harmoniques.

Exemple 3.6.3.
Si Rn équipé de la métrique canonique et T Rm son fibré tangent équipé de la métrique de
Mus-Sasaki , telle que F (s, t) = t (i.e f (x, r) = β(r)). Du Corollaire 3.6.4, on déduit
X = (h(x1 ), 0, · · · , 0) est un champ de vecteurs harmonique sur Rm si et seulement si h est
solution de l’équation différentielle :

β 0 (h2 )
h00 + h(h0 )2 = 0, (3.11)
β(h2 )

Dans le cas où β(t) = t, la solution de l’équation (3.11) est donnée par : h(x1 ) = ± ax1 + b,
1
Dans le cas où β(t) = , la solution de l’équation (3.11) est donnée par : h(x1 ) = beax1 .
t

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Bibliographie

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ZAGANE Abderrahim 2019


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ZAGANE Abderrahim 2019


Notations

C ∞ (M ) l’ensemble des fonctions de classe C ∞ sur la variété M ,

T M fibré tangent à la variété M ,

T ∗ M fibré cotangent à la variété M ,

Γ(T M ) l’espace des champs de vecteurs sur M ,

Γ(T ∗ M ) l’espace des formes différentielles sur M ,

⊗ produit tensoriel (de vecteurs où de formes),

Γkij symboles de Christoffel,

Tqp (M ) l’espace des champs de tenseurs de type (p, q) sur la variété M ,

[, ] crochet de Lie de deux champs de vecteurs.

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Résumé :
Cette thèse rentre dans le cadre de l’étude de la géométrie des fibrés tangents, en particulier
"les métriques naturelles et les connexions linéaires sur le fibré tangent d’une variété rieman-
nienne".
Dans cette thèse nous introduisons une nouvelle métrique naturelle sur le fibré tangent, on la
nommé métrique de Mus-Sasaki, en donnant les formules relative aux connexions induites et
des différents types de courbures. Aussi nous étudions les géodésiques et les sections harmo-
niques de la métrique de Mus-Sasaki.

Abstract :
This thesis is part of the study of the geometry of tangent bundles, in particular "natural
metrics and linear connections on the tangent bundle of a Riemannian manifold".
In this thesis we introduce a new natural metric on the tangent bundle, we call it the metric of
Mus-Sasaki, giving formulas relating to induced connections and different types of curvatures.
We also study the geodesics and the harmonic sections of the Mus-Sasaki metric.

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