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Calcul de doses d'irrigation maximales

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ANNEXE 2

Exercices d’application

A - Exemples de calcul de dose


qui peut être assimilée à la dose maximale

Calcul de la dose à partir du volume du bulbe


• Données de base
– sol limono-argileux dont la teneur pondérale en eau à la capacité de réten-
tion est : wCR = 30 %
– distributeurs : goutteurs de 4 l/h
– capteurs à 25 cm de profondeur et latéralement à 25 cm des distributeurs
– réserve utile : RU = 50 % du volume d’eau à la capacité de rétention (VCR)
– réserve facilement utilisable : RFU = 2/3 de RU
– densité : dS = 1,5.
Remarque : Normalement, on doit exprimer la RU en mm (cf. chap. 2).
Dans le cas de l’irrigation localisée, ce n’est pas possible puisque seulement
une partie du volume du sol est concernée par l’apport d’eau.

• Calcul de la teneur volumique en eau θθCR


wCR × dS = θCR, donc 30 × 1,5 = 45 %.
À l’humidité à la capacité de rétention (HCR), la teneur en eau volumique
(θCR) est de 45 %. Cela signifie que lorsque le sol est à HCR, l’eau contenue
dans le sol représente 45 % du volume de celui-ci.

• Volume du bulbe contrôlé par le capteur


La zone concernée est assimilée à un cube de 50 cm de côté (cela représente
deux fois la distance capteur-goutteur). Le volume de sol concerné par un
goutteur (VS) représente donc environ 125 litres. On a :
– VS × θCR = VCR, donc 125 × 0,45 = 56,25 l
L’eau contenue dans ce volume VS à HCR représente donc un volume VCR
de 56,25 l.
– RU = 50 % × VCR, donc RU = 28,1 l
La réserve utile (RU) représente 28,1 l.
– RFU = 2/3 RU, donc RFU = 18,7 l
La réserve facilement utilisable (RFU) est de 18,7 l.

205
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

Le temps de remplissage de ce volume correspond à la dose d’irrigation


maximale envisageable avec les goutteurs installés sur la parcelle (4 l/h).
18,7/4 = 4,675. Or il faut donc prévoir une durée d’apport proche de
4 h 30. Si, passé ce temps d’arrosage, les capteurs ne réagissent pas, on peut en
déduire qu’il y a perte par percolation sous goutteurs.

Mesure du temps mis par le front humide pour aller


de la surface à la profondeur maximale qu’on veut atteindre
Nous allons ici effectuer une approche du temps maximal d’irrigation
(Tmax).
Lors d’une mesure sur le terrain, des capteurs sont installés à 40 cm de
profondeur (niveau maximum choisi pour la progression du front humide)
sous deux goutteurs.
Pour faciliter l’observation, les capteurs doivent indiquer des tensions suf-
fisamment élevées pour pouvoir constater une chute franche à l’arrivée du
front d’humectation. Pour cela, on introduit un peu de terre sèche au niveau
de la bougie des capteurs pour faciliter la lecture lors de la baisse des tensions.
Le tableau suivant donne les valeurs de tension lues à différents moments :
Temps Tensiomètre 1 (cbar) Tensiomètre 2 (cbar)
H0 32 46
H0 + 30 min 36 52
H0 + 50 min 35 52
H0 + 70 min 10 48
H0 + 75 min 8 45

Dans l’observation relatée ici, les appareils sont mis en place à 14 h. L’irri-
gation démarre à 16 h 30, ce qui correspond au H0 du tableau.
Après une irrigation de 1 h 15 (soit à H0 + 75 min), le tensiomètre 1 a chuté
franchement et le tensiomètre 2 commence sa chute. L’irrigation est arrêtée.
Il est probable que le tensiomètre 2 aurait rapidement atteint des valeurs
comparables à celles du tensiomètre 1. Un temps maximum d’irrigation
Tmax de 1 h est donc adopté pour ne prendre aucun risque de perte par per-
colation en dessous de 40 cm de profondeur, zone correspondant générale-
ment à la couche de sol facilement exploitable.
On aurait pu poursuivre la mesure jusqu’à la chute complète du tensio-
mètre 2 pour voir s’il était envisageable d’augmenter ce temps maximum.
Cela n’a pas été fait ; ce temps maximum de 1 h permet de s’assurer qu’il n’y
a pas de perte en profondeur. Il convient par ailleurs tout à fait à une bonne
organisation de l’irrigation sur l’exploitation agricole en question.

206
ANNEXES

B - Exemple de pilotage tensiométrique


d’une installation d’irrigation localisée
de pommiers (minidiffuseurs ou microjets)

Densité de plantation
Les pommiers sont plantés tous les 1,5 m sur des rangs espacés de 4 m les
uns des autres. On a donc une surface par arbre de 6 m2.
La parcelle étudiée mesure 50 m de large et 200 m de long. Les plantations
sont organisées sur 12 rangées de 133 arbres chacune, soit un total d’environ
1 600 pommiers.

Installation d’irrigation
Les distributeurs sont des microdiffuseurs d’un débit de 37 l/h et d’une
portée de 1 m de rayon. Il y a un distributeur pour deux arbres (cf. fig. 53).
Sur le rang, on a une canalisation télescopique (de 29 mm de diamètre sur
une longueur de 150 m et de 22 mm de diamètre sur 50 m de longueur). Le
peigne en tête des rangées a un diamètre de 50,4 mm.

Fig. 53 – Installation sur pommier

Zone dominée par


un distributeur
4m

Zone effectivement
mouillée
4m 3m

Pommiers

1,5 m Asperseur

207
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

Calcul des doses par unité de temps pour un distributeur


Données Calcul ramené Calcul ramené Calcul ramené
pour chaque à la surface à la surface à la surface totale
microdiffuseur mouillée dominée de parcelle
Surface (m2) 3,14 12 12,44
Volume délivré en 1 h
37 37 37
de fonctionnement (l)
Pluviométrie (mm/h) 11,8 3,08 2,97

Selon la zone considérée, la pluviométrie varie dans un rapport de 1 à 3,8


(11,8/3,08). Ainsi, en 6 heures de fonctionnement, on apporte une dose de
70,8 mm sous chaque distributeur, de 18,5 mm si l’on considère la surface
dominée ou 17,8 mm si l’on considère la surface totale (9 576 m2).
Dans un cas, la dose est conséquente et on peut craindre, selon la nature du
sol, des pertes par percolation. Par contre, cette quantité d’eau ramenée à la
surface totale (qui sert de référence pour le calcul des besoins en eau) repré-
sente en période de pointe, c’est-à-dire au moment de la plus forte consom-
mation hydrique, la consommation pour une durée relativement réduite.
On remarque aussi qu’en une heure de fonctionnement, la dose sous le
distributeur est assez faible et ne réhumecte pas une épaisseur de sol considé-
rable. Si l’on veut éviter des apports fréquents et réduits qui augmentent la
quantité d’eau consommée par évaporation directe, on peut conseiller des
apports d’une durée au moins égale à 2 heures. Par contre, pour ne prendre
aucun risque de percolation, on limitera la durée des apports à 4 heures.

Calcul des temps de remplissage


• Débit
Il y a 67 distributeurs par rangée soit un débit à l’entrée de chacune d’elles
de 2 479 l/h (67 × 37) ou 0,69 l/s. Pour la parcelle, le débit total est de
29,748 m3/h, soit 8,26 l/s.

• Volume des canalisations


V = 50 × 12 × (3,14 × 0,0112) + 150 × 12 × (3,14 × 0,01452) = 0,23 + 1,18 = 1,41
Le volume des canalisations représente 1,4 m3 pour l’équipement des rangs
et 0,09 m3 pour la tête. Ce volume, en considérant le débit total de l’installa-
tion, est distribué en 3 minutes. Or, même multipliée par dix, ce qui corres-
pondrait donc à la valeur que nous avons définie comme Tmin, cette durée
de 30 minutes reste très inférieure à celle que nous avons retenue comme
indispensable pour réhumecter une épaisseur de sol significative.

208
ANNEXES

Exemple de pilotage
On adopte les paramètres suivants :
– on se réfère à la grille d’analyse « pommier » (cf. fig. 54) pour calculer les
modifications des durées d’irrigation
– on démarre sur la base d’une irrigation par semaine d’une durée minimum
Tmin de 2 heures
– quand la durée d’un apport dépasse 4 heures (Tmax), on réalise deux
apports répartis sur la semaine mais on ne change pas la fréquence des relevés.

On présente les résultats des calculs des temps d’irrigation dans le tableau 11
qui regroupe les éléments suivants :
– colonne 1 : date du relevé effectué juste avant l’apport
– colonne 2 : relevé effectué juste avant l’apport pour chacun des capteurs A,
B et C
– colonne 3 : médiane des trois valeurs précédentes
– colonne 4 : différence entre la valeur médiane du jour et celle de la veille
– colonne 5 : temps d’irrigation lors de l’apport précédent (= valeur de la
colonne 7 de la ligne précédente)
– colonne 6 : modification en fonction des mesures du jour lues sur la grille
d’analyse
– colonne 7 : temps d’irrigation à effectuer (= somme des valeurs des
colonnes 5 et 6).

Fig. 54 – Grille d’analyse « pommier »


Zone où l’on n’irrigue pas

= + 30 min + 60 min

Évolution de la tension +8
depuis l’irrigation précédente – 30 min = + 30 min
(cbar)
–8
– 60 min – 30 min =

15 25 45

Tension médiane calculée avant l’irrigation (cbar)

209
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

Tab. 11 – Exemple de pilotage tensiométrique


d’une installation d’irrigation localisée sur pommiers

1 2 3 4 5 6 7

Relevés des capteurs


Durée irr. Durée irr.
Date (cbar) Médiane Évolution précédente Modification suivante
(cbar) (cbar) (m)
(h) (h)
A B C

16/4 5 2 4 4 – – – 0
22/4 4 2 4 4 0 0 0 0
28/4 6 6 7 6 2 0 0 0
4/5 9 10 10 10 4 0 0 0
10/5 14 15 15 15 5 0 120 2
16/5 21 20 20 20 5 2 -30 1 h 30
22/5 29 31 32 31 11 1 h 30 30 2
28/5 18 21 23 21 -10 2 -60 1
3/6 32 34 38 34 13 1 30 1 h 30
9/6 42 46 43 43 9 1 h 30 30 2
15/6 52 55 52 52 9 2 60 3
21/6 41 39 43 41 -11 3 -30 2 h 30
27/6 26 21 31 26 -15 2 h 30 -30 2
3/7 5 4 4 4 -22 2 -60 1
9/7 24 28 26 26 22 1 30 1 h 30
15/7 38 41 39 39 13 1 h 30 30 2
21/7 46 47 43 46 7 2 30 2 h 30
27/7 58 56 54 56 10 2 h 30 60 3 h 30
2/8 74 71 72 72 16 3 h 30 60 4 h 30
8/8 87 85 98 87 15 4 h 30 60 5 h 30
14/8 97 98 89 97 10 5 h 30 60 6 h 30
20/8 87 84 83 84 -13 6 h 30 0 6 h 30
26/8 73 86 75 75 -9 6 h 30 0 6 h 30
1/9 65 76 73 73 -2 6 h 30 30 7
7/9 51 50 52 51 -22 7 0 7
13/9 41 38 35 38 -13 7 -30 6 h 30
19/9 32 28 21 28 -10 6 h 30 -30 6

Temps inférieur à Tmin (pas d’irrigation)


Apports en deux fois

210
ANNEXES

Remarques :
– Même quand on n’irrigue pas (lorsque les valeurs sont trop faibles), on
calcule un temps d’irrigation que l’on reportera lors de la reprise des apports.
En effet, en cours de saison, suite à une chute brutale des tensions consécutive
à des pluies, celles-ci peuvent croître à nouveau très rapidement. Si l’on redé-
marre sur le temps minimum, on peut attendre plusieurs irrigations avant de
retrouver des durées d’irrigation suffisantes pour revenir à la normale.
– À partir du 2 août, on dépasse 4 heures d’irrigation ; l’apport est donc
scindé en deux, la somme des deux étant égale au temps calculé.

C – Exemple de pilotage tensiométrique


d’une installation d’irrigation localisée
de tomate de conserve (goutte à goutte)

Description de la culture
L’exemple choisi est celui d’une parcelle de 1 hectare (100 m x 100 m).
On a un sol limoneux dont la teneur pondérale en eau à la capacité de
rétention est wCR = 20 %. La densité du sol est : dS = 1,5.
On est dans un système de culture sur butte : la culture est implantée sur des
billons délimités de chaque côté par des raies espacées de 1,65 m, ce qui corres-
pond à l’empâtement des engins agricoles. On a donc un total de 60 buttes sur
la parcelle. Sur chaque butte, on a deux lignes de culture espacées de 40 cm.

Installation d’irrigation
Chaque butte est équipée d’une gaine jetable placée entre les deux lignes de
culture. On a trois goutteurs par mètre (espacement de 33 cm entre deux
goutteurs) (cf. fig. 55).
Chaque distributeur a un débit de 1 l/h, ce qui donne un débit de 3 l/h/m
de gaine. Le diamètre de la gaine est de 16 mm et celui du peigne en tête de
butte est de 44 mm.

Approches pour déterminer le temps maximum (Tmax)


et le temps minimum (Tmin)
• Calcul du Tmin, fonction du temps de remplissage de l’installation
Le volume des canalisations représente 1,2 m3 pour les gaines et 0,15 m3
pour les têtes. On a 60 canalisations de 100 m chacune, ce qui représente un
débit total de l’installation de 18 m3/h ou 5 l/s.

211
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

Le temps de remplissage est donc d’environ 4,5 min, ce qui correspond à


un temps minimum d’apport d’environ 45 min (dix fois le temps de remplis-
sage). Pour simplifier la conduite, on peut retenir un temps minimum d’irri-
gation Tmin de 1 h.

Fig. 55 – Installation sur tomates de conserve

Culture

Goutteurs

Capteur Gaine

33 cm

Section humide 40 cm

1,65 m

• Calcul du Tmax à partir du volume de la ZIG


Au départ, avec une telle installation, on propose de positionner les cap-
teurs à 30 cm de la gaine. Les deux lignes de culture d’une même butte étant
espacées de 40 cm, le capteur se retrouve à environ 10 cm à l’extérieur de la
zone comprise entre les deux lignes de culture.
Si l’on considère que la ligne de goutteurs détermine un « boudin » humide
continu, on peut réduire la section de ce boudin à un rectangle de 60 cm de
large et de 40 cm de profondeur. Un goutteur domine donc un volume de sol
de 0,079 2 m3 (0,60 × 0,40 × 0,33), soit 79,2 l.
On sait que dans le sol considéré, la teneur en eau pondérale (ou humidité
pondérale) à la capacité de rétention est wCR = 20 %.
On considère également que la réserve utile RU représente 45 % du volume
d’eau contenu dans le sol à la capacité de rétention. Enfin, pour ne pas
prendre de risque au niveau du résultat de la culture, on ne souhaite pas uti-
liser plus de 20 % de la RU.

212
ANNEXES

À la capacité de rétention, le volume de sol dominé par un goutteur contient


donc 23,76 l d’eau (79,2 × 1,5 × 0,20). La réserve utile RU correspondant à
45 %, ce volume est de 10,69 l. On n’utilisera que 20 % de cette eau, soit un
volume de 2,14 l. Compte tenu du débit des goutteurs, il faut irriguer
2 heures, ce qui représente le Tmax.

Exemple de pilotage
On adoptera les paramètres suivants :
– on se réfère à la grille d’analyse « tomate de conserve » (cf. fig. 56) pour
calculer les modifications des durées d’irrigation
– on démarre sur la base d’une irrigation quotidienne d’une durée minimum
Tmin de 1 heure
– quand la durée d’un apport dépasse 2 heures (Tmax), on scinde l’apport en
deux.
On présente les résultats des calculs des temps d’irrigation dans le tableau 12
dont l’organisation est similaire à celle présentée pour le cas « pommier ».

Fig. 56 – Grille d’analyse « tomates de conserve »


Zone où l’on n’irrigue pas

= + 15 min + 30 min

Évolution de la tension +5
depuis l’irrigation précédente – 15 min = + 15 min
(cbar)
–5
– 30 min – 15 min =

8 15 25

Tension médiane calculée avant l’irrigation (cbar)

213
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

Tab. 12 – Exemple de pilotage tensiométrique d’une installation


d’irrigation localisée sur tomates de conserve

1 2 3 4 5 6 7
Relevés des capteurs
Durée irr. Durée irr.
Date (cbar) Médiane Évolution précédente Modification suivante
(cbar) (cbar) (m)
A B C (h) (h)

15/4 4 5 4 4 – – – 0
22/4 4 4 3 4 0 0 0 0
29/4 4 4 4 4 0 0 0 0
6/5 6 7 7 7 3 0 0 0
13/5 7 11 11 11 4 0 0 1
20/5 11 16 16 16 5 1 0 1
24/5 16 19 18 18 2 1 0 1
28/5 24 25 29 25 7 1 15 1 h 15
1/6 21 25 25 25 0 1 h 15 0 1 h 15
4/6 32 32 35 32 7 1 h 15 30 1 h 45
7/6 28 31 30 30 -2 1 h 45 15 2
10/6 26 29 24 26 -4 2 15 2 h 15
13/6 23 35 24 24 -2 2 h 15 0 2 h 15
15/6 23 35 23 23 -1 2 h 15 0 1 h 30
18/6 27 38 31 31 8 1 h 30 30 2
21/6 32 41 42 41 10 2 30 2 h 30
24/6 4 22 3 3 -38 2 h 30 -30 0
27/6 18 23 20 20 17 2 15 2 h 15
30/6 34 31 39 34 14 2 h 15 30 2 h 45
3/7 31 30 25 30 -4 2 h 45 15 3
6/7 26 28 24 26 -4 3 15 3 h 15
9/7 21 24 22 22 -4 3 h 15 0 3 h 15
12/7 19 23 24 23 1 3 h 15 0 3 h 15
15/7 15 23 26 23 0 3 h 15 0 3 h 15
18/7 25 36 29 29 6 3 h 15 30 3 h 45
21/7 27 28 25 27 -2 3 h 45 15 4
24/7 23 21 23 23 -4 4 0 4
27/7 21 23 26 23 0 4 0 4
30/7 12 11 8 11 -12 4 -30 3 h 30
2/8 23 24 27 24 13 3 h 30 15 3 h 45
5/8 31 35 39 35 11 3 h 45 30 4 h 15
8/8 25 22 24 24 -11 4 h 15 -15 4
11/8 24 23 21 23 -1 4 0 4
14/8 21 22 25 22 -1 4 0 4
17/8 21 23 24 23 1 4 0 4
20/8 18 19 23 19 -4 4 0 4
23/8 18 19 21 19 0 4 0 4
26/8 13 12 17 13 -6 4 -30 3 h 30
29/8 21 25 23 23 10 3 h 30 15 3 h 45
2/9 15 16 18 16 -7 3 h 45 -15 3 h 30
6/9 12 12 11 12 -4 3 h 30 -15 3 h 15
10/9 11 11 10 11 -1 3 h 15 -15 3h
14/9 11 12 13 12 1 3h -15 2 h 45
18/9 4 3 6 4 -8 2 h 45 -30 0
Apports en deux fois

214
ANNEXES

Remarques :
– En début de saison, tant que les tensions évoluent peu, les relevés sont assez
espacés.
– Quand les tensions commencent à augmenter, on fait au moins deux rele-
vés par semaine et cela tant qu’on n’arrive pas à stabiliser, au moment des
relevés, les tensions autour des niveaux d’objectifs que l’on souhaite atteindre.
– Le 21 juin, les tensions sont trop basses pour irriguer, mais on calcule
quand même une durée d’irrigation pour savoir sur quelle base on reprendra
les apports.
– Avec ce type de culture, la date d’arrêt des apports est principalement déter-
minée en fonction des calendriers de récolte.

D – Tracé d’une courbe caractéristique du sol

Des mesures de teneurs en eau ont été effectuées toutes les deux semaines
de mai à juillet, à partir de six échantillons par date de prélèvement, à une
profondeur de 60 cm dans le sol, en dehors d’une zone influencée par l’irri-
gation. Parallèlement, des relevés à l’aide de sondes Watermark® situées à la
même profondeur et dans la même zone de la parcelle ont permis de suivre
les tensions. On sait, d’après des mesures antérieures, que la densité dS du sol
à cette profondeur est de 1,4.
À partir de fin août, les pluies sont venues réhumecter le sol et un nouveau
suivi, cette fois-ci hebdomadaire, a été réalisé jusqu’à mi-octobre.
Les mesures obtenues sont représentées dans le tableau ci-dessous :

DATE 3 17 31 14 28 12 26 23 6 20 4 18
mai mai mai juin juin juil. juil. août sept. sept. oct. oct.

Teneurs en eau pondérales (wCR en %)
échantillon
1 26 23 21 19 16 12 9 10 11 13 17 32
2 27 26 24 22 19 13 10 9 10 12 15 25
3 25 22 20 18 14 11 8 8 9 11 14 25
4 23 22 21 17 13 11 8 8 9 10 13 21
5 23 22 20 18 15 12 10 11 12 14 16 24
6 26 23 22 20 17 13 11 10 10 13 15 25

n° appareil Mesures Watermark® (succion en cbar)

1 10 12 14 18 26 42 98 80 47 30 19 8
2 9 10 12 16 25 40 94 78 44 28 18 7
3 12 14 15 17 24 35 88 74 39 27 17 5
4 8 10 12 16 23 35 85 72 37 25 16 2
5 7 9 12 16 24 38 89 73 36 25 15 4

215
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

• Exercice
1 – Tracer sur un même graphique les courbes caractéristiques du sol en
dessèchement et en réhumectation, d’abord point par point, puis en traçant
deux courbes reliant les points, dans l’ordre chronologique. Indiquer sur le
graphique, respectivement par D et H, la courbe de dessèchement du sol et la
courbe de réhumectation avec les flèches de direction correspondantes.
NB : il est important de prendre soin de choisir des échelles appropriées
pour le graphique.

2 – Ces deux courbes sont-elles différentes ? Quel est le nom du phéno-


mène impliqué ?

3 – À partir de quel niveau de tension pourra-t-on considérer que l’on est


en situation d’« alerte » si l’on veut conduire les arrosages à partir de relevés
tensiométriques sur ce sol ?

• Corrigé
1 – Les deux courbes de dessèchement et de réhumectation du sol sont
représentées sur la figure 57.
Pour leur construction, nous avons eu besoin d’effectuer différentes calculs
(on arrondira ici les valeurs) :

DATE 3 17 31 14 28 12 26 23 6 20 4 18
mai mai mai juin juin juil. juil. août sept. sept. oct. oct.
WCR moy. 25 23 21,3 19 15,7 12 9,3 9,3 10,2 12,2 15 25,3
θCR moy. 35 32,2 29,9 26,6 21,9 16,8 13,1 13,1 14,2 17 21 35,5
θCR
35 32 30 27 22 17 13 13 14 17 21 35
arrondie
Succion
9,2 11 13 16,6 24,4 38 90,8 75,4 40,6 27 17 5,2
moy.
n° point 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

2 – Ces courbes sont effectivement différentes. Ceci est dû au phénomène


d’hystérésis.

3 – On peut considérer qu’on est en situation d’alerte à partir de la valeur


de tension de 40 cbar. En effet, au-delà de 40 cbar, on constate qu’une très
faible variation de teneur en eau provoque une forte variation de la tension.
Si on ne réagit pas quand les tensions approchent cette valeur, l’eau deviendra
très vite de moins en moins disponible pour la culture.

216
ANNEXES

Fig. 57 – Courbe caractéristique du sol


Tension (cbar) D : courbe de dessèchement du sol
H : courbe de réhumectation
100
7
90

80
8
70
D
60
H
50

40 9 6
30 5
10 4
20
3
11 2 1
10
12
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Teneur en eau volumique (%)

E – Déplacements de l’eau dans le sol


Dans les trois cas suivants, quel est le sens de déplacement de l’eau dans le
sol entre les points A et B ?

1- surface du sol

A h = – 150 cm
z = – 50 cm
B h = – 150 cm
z = – 70 cm

2- surface du sol

A h = – 500 cm
z = – 50 cm
B h = – 200 cm
z = – 70 cm
>>

217
LA TENSIOMÉTRIE POUR PILOTER LES IRRIGATIONS

3- surface du sol

A  B 
h = – 400 cm h = – 150 cm
z = – 30 cm z = – 70 cm

h : potentiel matriciel au point de mesure.


z : cote du point mesure par rapport à une origine de l’axe donnée (la surface du sol).

• Corrigé
Soit H le potentiel total, avec H = h + z.

1 – En A, H = – 200 cm ; en B, H = – 220 cm. L’eau descend de A vers B.


Si |h| augmente en B, le phénomène va bien sûr s’accentuer.

2 – En A, H = – 550 cm ; en B, H = – 270 cm. L’eau monte de B vers A.

3 – En A, H = – 430 cm ; en B, H = – 180 cm. L’eau ira de B vers A.

Ces exemples représentent des situations qui peuvent se produire dans la


réalité :

1 – Sur un sol de texture et de structure homogènes, on a la même succion


(donc teneur en eau, avec quelques réserves comme on a pu le voir précédem-
ment) partout. L’eau descend. On est en phase de ressuyage.
Si |h| est plus fort en B – c’est le cas d’un sol sec qu’on vient d’arroser par
aspersion – l’eau descend sous l’effet conjugué de la pesanteur et de la diffé-
rence de tension.

2 – Le sol est très sec en surface ; il y a une nappe ou une zone assez saturée
plus profondément. Le niveau B est encore assez humide pour que la diffé-
rence de succion entre A et B compense la différence de potentiel gravitaire
et que l’eau continue à monter.

3 – C’est un cas que l’on peut rencontrer en irrigation localisée : à proxi-


mité de B, à la surface du sol, se trouve par exemple un goutteur. L’eau aura
tendance à diffuser non seulement verticalement, mais aussi latéralement,
formant ainsi le bulbe humide.

218

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