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Projet Entrepreneurial

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CENTRE DE RECHERCHE ET DE

PERFECTIONNEMENT

INITIATIVE D’ACTION PEPITE (POLES ÉTUDIANTS POUR


L’INNOVATION, LE TRANSFERT, L’ENTREPRENEURIAT ET
l’EMPLOYABILITE)

INITIATIVE ENTREPRENEURIALE ET
DEVELOPPEMENT DU CONTENU DU
PROJET D’AFFAIRE

Guide pratique de "Startupeur/Startupeuse "

E-mail: cerepeburundi@[Link]
Site web: [Link]
Tél: +257 75 805 450
B.P. 7214 Bujumbura I
Réseaux sociaux (Facebook, YouTube,
Instagram, Twitter...) : UMUZI Média

Bujumbura, 2024
Table des matières
Préface..................................................................................................................................................1
PREMIERE PARTIE : GENERALITE SUR L’ENTREPRENEURIAT.......................................3
I. COMPRENDRE LES CONCEPTS........................................................................................................3
II. TYPOLOGIE D’ENTREPRENEURIAT..................................................................................................4
III. COMMENT ENTREPRENDRE..........................................................................................................5
IV. PROFIL DE L’ENTREPRENEUR (E)...................................................................................................5
V. OBSTACLE DE L’ENTREPRENEURIAT...............................................................................................9
VI. MYTHES DE L’ENTREPRENEURIAT...............................................................................................10
DEUXIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT DU CYCLE DE PROJET D’AFFAIRE.............14
I. GENERALITES SUR LE DEVELOPPEMENT DU CYCLE DE PROJET D’AFFAIRE......15
II. DIMENSIONS IDENTITAIRES DU PROJET...................................................................15
III. CYCLE DE PROJET...........................................................................................................16
IV. IDENTIFICATION D’OPPORTUNITE D’AFFAIRE........................................................17
IV.1. COMPRENDRE LES CONCEPTS............................................................................................................17
IV.2. IDENTIFICATION DE L’IDEE D’AFFAIRE................................................................................................19
IV.3. CONCEPTION DE LA LOGIQUE.............................................................................................................30
IV.4. CONCEPTION DU MODELE ECONOMIQUE D’AFFAIRE........................................................................33
IV.5. PLAN D’AFFAIRE (VALIDATION DE L’IDEE VERS L’OPPORTUNITE D’AFFAIRE)..................................39
IV.6. FORMULATION D’UN PROJET D’AFFAIRE............................................................................................48
TROISIEME PARTIE :....................................................................................................................51
MOBILISATION DES RESSOURCES/FINANCEMENT D’UNE AFFAIRE............................51
TROISIEME PARTIE : MOBILISATION DES RESSOURCES/FINANCEMENT D’UNE
AFFAIRE...........................................................................................................................................52
1. COMPREHENSION DES TERMES..................................................................................................52
2. CYCLE DE MOBILISATION DES RESSOURCES................................................................................52

I
Préface

Chaque année, les structures de formations mettent sur le marché de l’emploi des milliers de
diplômés sans espoir de pouvoir trouver un emploi. La fonction publique qui constituait leur
débouché naturel devient de plus en plus saturée. Le secteur privé qui était censé prendre la
relève suite à cette incapacité de l’Etat, n’a pas pu relever ce défi parce qu’il est peu productif
pour répondre favorablement à une masse de demandeurs d’emplois. En outres, compte tenu
des exigences liées à certains services, certains fonctionnaires se trouvent en retraite à jeune
âge ainsi augmentant le nombre de sans-emploi décent.

Aujourd’hui, compte tenu de l’ampleur du phénomène, l’Etat emboîté par les organisations
non gouvernementales ont mis sur place un certain nombre de dispositifs visant à favoriser
l’emploi. L’entrepreneuriat s’est avéré un moyen favorable de l’insertion professionnelle des
jeunes diplômés et des retraités en mettant en lien la théorie du capital humain.
C’est dans ce cadre que l’association « Comité d’Appui à l’Autopromotion, CAA » à travers
sa structure opérationnelle « le Centre de Recherche et de Perfectionnement, CEREPE » a
mis a la disposition du publique ce guide de Start-uppeur/Start-uppeuse pour donner des
orientations et une vision systémique au demandeurs d’emploi afin qu’ils prennent conscience
et s’investisse dans une dynamique de l’entrepreneuriat.
Les objectifs spécifiques de ce guide sont de :
- Stimuler la créativité et l’innovation dans le développement d’une micro-entreprise en
se basant sur les opportunités locales d’affaires ;
- Identifier les principaux critères d’analyse du milieu sous forme d’un plan d’affaire
(faisabilité, rentabilité et la pérennité d’un micro- projet à partir des besoins, atouts,
opportunités locales) et d’en dégager une activité génératrice de revenus ;
- Ramener les demandeurs d’emploi à maitriser la présentation sous l’écrit de toutes les
idées maitresses d´un micro-projet y compris le budget d’une manière ordonnée,
coordonnée, présentable et compréhensible ;
- Renforcer les comportements des participants à l’épargne, à la prudence en matière de
dépenses et à un choix raisonné en matière d’emprunt.
Cet ouvrage constitue une introduction à l'entrepreneuriat et son approche est résolument
interdisciplinaire. Il a pour objectif de présenter au lecteur les différents aspects de la
démarche entrepreneuriale, ainsi que de la démystifier. Au terme de sa lecture, les étudiants
auront acquis et développé les outils d'analyse et de réflexion qui les aideront à comprendre
l'importance de l'entrepreneuriat et de ses processus. Il est divisé en cinq grandes parties : le
cadre, la démarche, les méthodes, l'évolution de l'activité et, enfin, les différentes facettes de
l'entrepreneuriat.

I
Il s'adresse à un public d'étudiants en sciences humaines, exactes et appliquées, de même qu'à
toute personne désireuse de mieux comprendre l'entrepreneuriat. Il a été conçu pour des
auditoires diversifiés et ne nécessite aucun prérequis
CONTEXTE ET ASPECT METHODOLOGIQUE DE LA FORMATION

Contexte de la formation
Chaque année, les structures de formations mettent sur le marché de l’emploi des milliers de
diplômés sans espoir de pouvoir trouver un emploi. La fonction publique qui constituait leur
débouché naturel devient de plus en plus saturée. Le secteur privé qui était censé prendre la
relève suite à cette incapacité de l’Etat, n’a pas pu relever ce défi parce qu’il est peu productif
pour répondre favorablement à une masse de demandeurs d’emplois.
Aujourd’hui, compte tenu de l’ampleur du phénomène, l’Etat emboîté par les organisations
non gouvernementales ont mis sur place un certain nombre de dispositifs visant à favoriser
l’emploi des jeunes diplômés.L’entrepreneuriat s’estavéré un moyen favorable de l’insertion
professionnelle des jeunes diplômésen mettant en lien la théorie du capital humain.

Cette formation a pour but de donner des orientations et une vision systémique à cette
jeunesse afin qu’elle prenne conscience et s’investisse dans une dynamique de se créer
l’emploi.

Logique/objet de la formation

Finalité de la formation
Le but final (la finalité) est qu’à travers les connaissances acquises lors de cette formation les
jeunes actuellement en chômage puissent se créer un emploi (activités génératrices de
revenus) viable pour leur auto-apprise en charge.

Objectifs spécifiques
1. Stimuler la créativité et l’innovation dans le développement d’une micro-entreprise en
se basant sur les opportunités locales d’affaires.
2. Ramener les participants à identifier les principaux critères d’analyse du milieu sous
forme d’un plan d’affaires (faisabilité, rentabilité et la pérennité d’un micro- projet
à partir des besoins, atouts, opportunités locales) et d’en dégager une activité
génératrice de revenus.

3. Ramener les participants à maitriser la présentation sous l’écrit de toutes les idées
maitresses d´un micro-projet y compris le budget d’une manière ordonnée,
coordonnée, présentable et compréhensible.
4. Renforcer les comportements des participants à l’épargne, à la prudence en matière de
dépenses et à un choix raisonné en matière d’emprunt.

I
Résultats immédiats attendus
A l’issue de la session, les participants doivent être en mesure de formuler un microprojet
d’affaires

PRELIMINAIRE :

FORMATION SENSIBILISATRICE A L’INITIATIVE


ENTREPRENEURIALE

PRIMAUTE ENTREPRENEURIALE ET CHOIX DU


DOMAINE D’AFFAIRE

I
I
PREMIERE PARTIE :

GENERALITES ET FONDEMENT DE L’ENTREPRENARIAT

I
MIERE PARTIE : GENERALITE SUR L’ENTREPRENEURIAT
I. COMPRENDRE LES CONCEPTS

[Link]
Le terme entrepreneuriat vient du verbe entreprendre qui, d'après le dictionnaire Universel
signifie « se décider à faire une chose et s'engager dans son exécution » et du substantif
entreprise qui, d'après le même dictionnaire est « une unité économique de production des
biens et services dans le but commercial ».

Pour Verstraet et Fayolle (2005), quatre paradigmes permettent de cerner les pratiques en
entrepreneuriat : la création d'une organisation, les expressions « émergence
organisationnelle » ou « impulsion d'une organisation » étant plus appropriées), la détection-
construction- exploitation d'une occasion d'affaires, la création de valeur, l'innovation. Ces
paradigmes peuvent se combiner, plutôt que s'opposer.

Pour Frank Knight (1967) et Peter Drucker (1970), l’entrepreneuriat consiste à prendre des
risques.
En 1985, Peter Drucker révise sa position, l'entrepreneuriat intelligent consiste à ne pas
prendre de risques.
Ces deux auteurs proposent la définition suivante :
« Entrepreneuriat : Initiative portée par un individu (ou plusieurs individus) construisant ou
saisissant une occasion d’affaires (du moins ce qui est apprécié ou évalué comme tel), dont le
profit n’est pas forcément d’ordre pécuniaire, par l’impulsion d’une organisation pouvant faire
naître une ou plusieurs entités, et créant de la valeur nouvelle (plus forte dans le cas d’une
innovation) pour des parties prenantes auxquelles le projet s’adresse. » la pratique
entrepreneuriale se concrétise via le projet d’affaire.

I.2. Entreprise
Une entreprise est une organisation ou une unité institutionnelle, mue par un projet décliné
en stratégie, en politiques et en plans d'action, dont le but est de produire et de fournir
des biens ou des services à destination d'un ensemble de clients ou d'usagers, en réalisant un
équilibre de ses comptes de charges et de produits.
Une entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire
des biens ou des services pour le marché.

I.3. Startup

I
Le terme start-up désigne une entreprise nouvelle innovante à fort potentiel de croissance et
de spéculation sur sa valeur future. Mais la startup doit tout d'abord passer par une phase
d'expérimentation de son marché et de son modèle économique.
Au terme de la phase d’expérimentation, la startup :
 Devient une entreprise traditionnelle avec un modèle économique établi,
 Ou est absorbée par une entreprise plus grande,
 Ou disparaît par manque de trésorerie.

II. TYPOLOGIE D’ENTREPRENEURIAT

Il existe autant des types d'entrepreneuriat qu'il y a de types d'entreprises et/ou d'entrepreneurs
en se basant sur les critères comme la légalité, le nombre d'entrepreneurs, la durée de
l'activité, le statut juridique de l'entrepreneur, etc.

II.1. Selon le critère légalité :


Entrepreneuriat formel
L'entrepreneuriat formel comprend les activités relatives à l'économie formalisée c'est-à-dire
les activités autorisées et reconnues par l'Etat.

Entrepreneuriat informel
L'entrepreneuriat informel est relatif aux activités qui s'exercent sans être enregistrées par
l'Etat. On peut avoir aussi l'entrepreneuriat souterrain, qui s’exerce dans le noir. Il concerne
les activités prohibées et illicites.

II.2. Selon le critère nombre d’entrepreneurs :


L'entrepreneuriat individuel :
C’est la volonté d'une personne de se démarquer, d'acquérir plus d'indépendance et de liberté
sans qu'intervienne une autre personne. L'entrepreneuriat individuel correspond en fait au
travail indépendant.

L'entrepreneuriat collectif ou communautaire


Il est caractérisé par un groupe d'individus qui décèlent un même besoin et qui choisissent
d'unir leurs efforts afin de répondre à ce besoin. Dans l'entrepreneuriat collectif, les individus
partagent les bénéfices et les risques. Ils ont envie d'entreprendre ensemble et non d'être en
concurrence.

II.3. Selon le critère de la durée de l'activité :


Entrepreneuriat occasionnel ou durable
L'entrepreneuriat occasionnel reprend les activités temporaires, journalières.

Entrepreneuriat durable

I
L'entrepreneuriat durable correspond aux activités ou les sociétés dont l'exploitation dure
longtemps.

II.4. Selon le critère statut juridique :


Entrepreneuriat privé : concerne les entreprises du secteur privé ;
Entrepreneuriat public : concerne les entreprises du secteur public
Entrepreneuriat social : concerne les différentes entreprises du secteur de l'économie sociale.
III. COMMENT ENTREPRENDRE
Tout dépend de votre ambition et de vos objectifs :

- Créer votre propre emploi, par nécessité ou par volonté d’indépendance,

- Lancer un nouveau produit, service, ou concept, qui répond à un besoin exprimé,

- Créer une entreprise à fort potentiel de développement et d’emplois,

- Reprendre une entreprise existante pour la développer,

- Créer une entreprise avec l’objectif de devenir très rapidement leader sur votre
marché,

- Devenir franchisé et exercer une activité qui a déjà fait ses preuves ailleurs, etc.

V. OBSTACLE DE L’ENTREPRENEURIAT

Un grand nombre important d’entreprises créées disparaît après un certain nombre d’années
plus ou moins courtes. La survie ou la non survie d’une jeune entreprise peut dépendre de
plusieurs obstacles dont les principaux sont les suivants :

1. Les obstacles d'ordre psychologique


En effet, il arrive que certaines personnes manquent de confiance en elles ou même qu'elles
aient une image négative d'elles.

2. Les obstacles socioculturels


Au plan socioculturel, des préjugés défavorables obstruent leurs activités. Cet ascendant
culturel expliquerait aussi la restriction concernant le choix du secteur d'activité. A cela, l'on
peut ajouter le niveau d'instruction basse.

I
3. Les obstacles d'ordre infrastructurel
S'agissant des obstacles infrastructurels, l'accès au crédit, à la technologie, aux services
d'appui et à l'information. Il faut signaler également le système des transports et des
communications peut être un obstacle à l’entrepreneuriat

4. L'absence d'un environnement incitatif


Les interventions destinées à promouvoir l'entrepreneuriat n'obtiennent pas de résultats
satisfaisants si l'environnement économique n'est pas propice. Il s'agit particulièrement des
politiques générales de développement, des politiques fiscales et monétaires et de la
législation.

5. Les politiques
Les politiques générales de développement, les politiques fiscales et monétaires sont
importantes lorsqu'il s'agit de développer l'entrepreneuriat féminin. Les micro-entreprises
croupissent sous le poids de la fiscalité, ce qui décourage généralement les femmes.

6. La législation
Les règlements et procédures administratifs qui conduisent à l'enregistrement au registre du
commerce représentent un goulot d'étranglement pour les jeunes entreprises.

7. Les institutions
Les représentations des organisations fournissant des services financiers sont très faibles dans
la ville. Cet état de choses réduit considérablement les capacités du fait de la rareté des
capitaux.

PAQUET DE COMPETENCES 2 :

I
DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET COMPETENCES
DU 21E SIECLE

LEÇON 1 : DEVELOPPEMENT PERSONNEL

C’est quoi le développement personnel

Le développement personnel renvoie à toutes les activités proposant de développer une


connaissance de soi, de valoriser ses talents et potentiels, de travailler à une meilleure qualité
de vie, et à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves.

Pourquoi le développement personnel

L'objectif global dans le développement personnel est le sentiment de se réaliser pleinement


(confiance en soi), d'être bien en soi, de progresser vers les objectifs que l'on s'est soi-même
fixé. En cela, il constitue une démarche d'auto construction où la personne prend en charge de
façon volontaire son propre épanouissement.

I
Procédures pratiques de développement personnel

Étape 1. Connaissance de soi


La connaissance de soi c’est clarifier ses valeurs personnelles ou connaître ses valeurs
fondamentales ou ses potentiels : savoir, savoir-faire, savoir-être (psychologique, spirituel,
émotionnel) au cours de sa vie à l'occasion de ses expériences et déterminer ses forces et ses
faiblesses.
La connaissance de soi développe notre capacité à vivre des vies cohérentes et enrichissantes
mais également de connaître nos craintes et motivations et cela développe le contrôle de nos
émotions.

Etape 2. Combler des lacunes


a) Développer ses forces
b) Contrôler ses faiblesses
c) Chercher ce qui donne un sens à sa vie pour profiter des opportunités qui s’ouvrent
d) Mitiger les menaces

Etape 3. Construire son attitude, comportement et personnalité


a) Développez votre vision
b) Trouvez des habitudes qui vous soutiendront en développant vos valeurs
c) Définissez vos interdits
d) Mettez en place des signaux, des récompenses et des punitions
e) Retro inspection

I. INTRODUCTION

L’entrepreneuriat constitue de plus en plus une préoccupation et un centre d’intérêt


de plusieurs acteurs économiques, sociaux, éducatifs et politiques.

Le vecteur essentiel ou la force motrice de l’entrepreneuriat n’est autre que l’entrepreneur.


Cet acteur devrait se munir d’un comportement entrepreneurial lui permettant de réussir son
parcourt et achever convenablement ses intentions entrepreneuriales qui sont à l’origine de
tout acte de création d’entreprise. Par ailleurs, il est aujourd’hui connu que les intentions
entrepreneuriales sont fortement influencées par les valeurs, attitudes et croyances des
individus qui déterminent le comportement.

Le comportement entrepreneurial est influencé par plusieurs facteurs :

- Facteurs (potentiels) innés constituant les facultés d’adaptation : physique,


intellectuelle, sociale, psychologique, émotionnelle et spirituelle.

I
- Facteurs environnemental : sociale, économique. Politique, culturelle, religieux
(croyance)

Ces facteurs jouent sur les mentalités et personnalité et ainsi détermine le comportement
entrepreneurial.

II. MYTHES DE L’ENTREPRENEURIAT

Les mythes de l’entrepreneuriat sont des stéréotypes longtemps véhiculés et malheureusement


qui décourage certaines personnes à se lancer. Les plus importants sont :

1) On naît entrepreneur, on ne le devient pas.

Celui-ci est le plus gros de tous les clichés qui existent, alors réfutons le une bonne fois pour
toute. Bien sûr, si quelqu’un de ton entourage est un entrepreneur accompli, tu es plus à même
d’en devenir un, par le biais de l’apprentissage de l’imitation. Sinon, il n’existe aucun gène
d’ADN qui traite l’entrepreneuriat à proprement parler.

Il est essentiel de comprendre que, grâce à son éducation et ses expériences, on peut acquérir
et développer une mentalité et des compétences propres à l’entrepreneuriat.

2) Un entrepreneur est forcément une personne très instruite, jeune et riche

Ce mythe a été créé initialement par les médias. A force de toujours mettre en avant les jeunes
entrepreneurs à grands parcours et le capital qui va avec, cette généralité est devenue une
règle. Or, ce cliché serait plutôt l’exception qui confirme la règle.

Pour devenir un entrepreneur à succès, il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école ou
d’avoir moins de 25 ans. En réalité, de nombreuses études ont démontré que les entrepreneurs
avaient un âge moyen et une éducation scolaire formelle. Quant au capital, il est vrai qu’avoir

I
de l’argent aide à fleurir son activité. Néanmoins, beaucoup d’entrepreneurs créent leur
entreprise avec peu de capital initial.

3) L’argent est la seule motivation des entrepreneurs

Il est certain du moins au début, que la plupart des entrepreneurs gagneraient mieux leur vie
avec leur précédant emploi. Mais il est vrai qu’à long terme, on ne peut pas faire un travail
uniquement dans le but de pouvoir gagner de l’argent.

L’accomplissement de soi, avoir l’envie de se lever tous les matins, la motivation de se


challenger à travers le travail… Ce sont plusieurs des raisons pour lesquelles les entrepreneurs
ont choisi cette aventure.

4) Une invention révolutionnaire ou une innovation technologique sont les uniques


solutions pour devenir un entrepreneur à succès

Il est vrai que les entrepreneurs les plus connus ont basé leur activé sur une innovation
technologique ou une invention révolutionnaire.

Généralement, l’entrepreneur base plutôt son activité sur une réinvention d’un produit ou d’un
service, sur l’amélioration de notre quotidien. Il y existe tellement d’opportunités dans nos
vies que de multiples entreprises peuvent être créées. Tout cela dans le but de nous mettre à
disposition un nouveau service ou produit, et non pas uniquement une nouvelle invention
technologique.

4) Fini pour toi si tu échoue

Inverse de la réalité. Presque tous les entrepreneurs savent qu’il faut faire quelques essais,
voire connaître quelques échecs, au sein de son activité avant de pouvoir rencontrer son
premier vrai succès. Beaucoup d’entre eux apprennent sur le terrain, au fur et à mesure de
leurs erreurs, car même la meilleure école ne peut que t’enseigner la théorie.

La clef du succès est d’échouer correctement : en tirant une leçon de tes erreurs pour la mettre

à profit une prochaine fois. En partant de ce principe, faire des erreurs est une véritable
opportunité pour ton activité. Peu importe le nombre de fois où tu échoues, la seule qui
compte sera celle où tu auras réussi grâce à tous tes échecs.

I
5) Les entrepreneurs préfèrent travailler pour eux-mêmes étant donné qu’ils n’ont pas
réussi à obtenir un travail

Il est vrai que de nombreux entrepreneurs ne sont pas les employés idéaux parce que
justement, ce sont de bons entrepreneurs. Mais ce n’est pas une généralité en soit. En réalité,
la majorité des entrepreneurs d'aujourd’hui ont d’abord travaillé pour une entreprise pendant
plusieurs années avant de sauter le pas.

I
En effet, l’expérience qu’ils ont gagnée de leurs précédents emplois leur permet d’acquérir de
nouvelles connaissances et compétences pour pouvoir repérer les opportunités qui s’offrent à
eux. Les plus malins d’entre eux choisissent délibérément un emploi dans le même secteur où
ils souhaitent ensuite se lancer, pour pouvoir connaître toutes les caractéristiques du marché.

6) Pour réussir, les entrepreneurs doivent jouer avec le feu continuellement

Cette fois encore, ce sont les médias qui ont donné cette fausse impression sur les
entrepreneurs. Autrefois, ces derniers étaient représentés dans les séries et films comme des
personnages étant des spéculateurs rusés, voire malhonnêtes, qui signent les pactes avec
Satan. Aujourd’hui, nous avons carrément des émissions TV qui montrent des personnes
prêtent à tout pour pouvoir réussir au sein du monde de l’entrepreneuriat.

Il est essentiel d’aller jusqu’au bout des engagements que tu as tenu, car la réputation de ton
entreprise est la chose la plus précieuse. C’est elle qui te permettra d’ouvrir des portes pour
développer ton activité alors il est nécessaire de la protéger.

III. PROFIL DE L’ENTREPRENEUR

Le profil est l’ensemble des caractéristiques que possède un individu pour pouvoir
s’organiser, agir et assumer le risque pour la création d’une entreprise » c’est la capacité de
transformer une volonté, un besoin, un talent, un désir ou un rêve.

Il n'existe pas de « profil type » de l'entrepreneur. De la même manière, il n'existe pas non
plus de profil idéal pour mettre en œuvre et concrétiser un projet. Il n'y a pas "un" caractère
d'entrepreneur. Mais il faut "du" caractère pour l'être selon Peter Drucker

L'entrepreneur type possède :

 des attitudes,
 des motivations,
 des comportements
 des habiletés compatibles avec sa fonction.

I
Ces acquis sont caractéristiques et bien identifiés. L'entrepreneur potentiel qui a appris à se
connaître saura vérifier si son propre profil correspond à celui de l'entrepreneur type. Des
questions cruciales se présentent ainsi à vous :

 « Ai-je le profil adéquat pour réussir en tant qu'entrepreneur ? »


 Quelles sont les qualités à avoir pour être un entrepreneur?
 Quelles sont celles à développer pour réussir dans ses projets?
 Quels sont les avantages à devenir entrepreneur?
 Et quelles sont les chances de réussite?

Beaucoup d’entrepreneurs échouent parce qu’ils n’ont pas pris le temps de réfléchir :

I
 sur eux mêmes ,
 sur leurs qualités ,
 leurs points faibles ,
 leurs motivations
 leurs aspirations dans la vie

D’autre échouent parce qu’ils pensent à des idées qui ne correspondent pas à leur profil ou
motivation.

D’autres, et ce sont les plus nombreux échouent par manque de préparation ; les entrepreneurs
qui réussissent, qui sont surtout des entrepreneurs préparés et dynamiques, ne sont pas
seulement doués : ce sont surtout des entrepreneurs préparés.

Si on se penche, dans un premier temps, sur les traits de personnalité à tendance créative, on
remarque que l'entrepreneur est passionné et a généralement un esprit inventif et imaginatif (la
créativité). Son esprit créatif se matérialise par une prolifération constante d'idées et par sa
caractéristique visionnaire ; il est en effet capable d'anticiper et de prévoir des perspectives
futures : l'innovation est son principe.

Un entrepreneur va toujours de l'avant et, tout en gardant une part de réalisme (L'entrepreneur
imagine, mais il doit évaluer, calculer, regarder les conséquences des décisions qu'il s'apprête
à prendre, prudence.), n'a pas peur de prendre des risques et de porter ses projets à terme avec
détermination.

• déceler les occasions d’affaires qui prend des décisions de risque d’innover, c’est d’abord un
être visionnaire

• C’est quelqu’un qui a du flair et de l’intuition.

• L'entrepreneur est une personne indépendante. C’est quelqu’un qui a un grand besoin
d'autonomie et d'indépendance.

• Un entrepreneur doit savoir se débrouiller.

I
• l’entrepreneur doit être flexible. Il doit savoir s'ajuster aux personnes et aux circonstances. Il
doit être à l'écoute et montrer de la sensibilité envers son environnement, et savoir s'ajuster en
conséquence.

• Prévoyance; Il doit être capable de regarder avec clairvoyance au-delà de l'immédiat.

• L’improvisation; l’entrepreneur doit inventer des solutions pour des situations non prévu.

• La résilience; capacité interne d’un matériau à retrouver sa forme initiale après avoir subi un
choc.

I
• Communication; Un entrepreneur doit être un bon communicateur c.à.d. il doit savoir
s'exprimer mais surtout savoir écouter, Savoir s'entourer de gens compétents, de personnes
ressources et apprenez à enregistrer les bons conseils

• Persévérance; le faite de vouloir faire, Vouloir gagner de l'argent, vouloir gagner un marché,
c'est ce qui doit vous animer pour atteindre vos objectifs

• Crédibilité : l’honnêteté et la crédibilité sont les seules valeurs éthiques payantes à long
terme, car aucune entreprise ne peut se développer sans la crédibilité de son dirigeant.

• Le promoteur doit s’armer d’un sang froid, de patience car le grand public, les fournisseurs,
les clients et l’administration ne traitent avec respect que ceux qui ont atteint la notoriété par
la taille, les relations ou l’argent.

Des qualités managériales

Si l'on s'intéresse maintenant à ses qualités managériales, on peut voir que l'entrepreneur est
plutôt extraverti et de nature battante.

Poussé par une ambition débordante et par le désir de tout contrôler, il se voit comme un
leader et aime diriger. Conscient à la fois de ses points forts et faibles, la moindre difficulté le
stimule et devient un véritable défi à relever. L'entrepreneur sait d'ailleurs parfaitement
s'adapter aux différentes situations qui se présentent à lui.

Les activités de l’entrepreneur

Quelles sont les activités courantes des personnes qui se lancent en affaires ou des personnes
qui dirigent une entreprise ?

Elles sont nombreuses, bien sûr. Nous en avons conservé dix, soit celles que nous considérons
comme les principales.

 Identifier des occasions d’affaires

 Être et agir en entrepreneur consiste d’abord et avant tout à identifier des


occasions d’affaires.
 L’entrepreneur demeure à l’affût de ce qui se passe dans le marché.

 Il cherche à identifier ce qui présente du potentiel, des niches prometteuses


pour des activités d’affaires.
 C’est une activité majeure attribuée aux entrepreneurs.

I
 Concevoir des visions

Une des premières activités qui distingue l’entrepreneur de toute autre personne qui oeuvre
dans les organisations, consiste à définir des projets, c’est-à-dire à concevoir des visions à
réaliser puis, à passer à l’action et à le faire.

Alors que la plupart des gens évoluent dans un cadre qui a été pensé par quelqu’un d’autre,
l’entrepreneur identifie la niche, puis définit l’espace qu’il va occuper dans le marché ainsi
que le cadre dans lequel il va s’organiser pour arriver à le faire. Prendre des décisions
L’entrepreneur prend des décisions.

I
 La première sera celle de lancer l’entreprise. Il aura avantage à établir un
système qui lui permettra de distinguer les diverses catégories de décisions
auxquelles il devra faire face, dont :

- les nombreuses décisions opérationnelles qui doivent presque toutes être prises sur le
champ;
- les décisions stratégiques qui demandent plus de préparation et de réflexion.
 Réaliser des visions

L’entrepreneur définit ce qu’il veut faire et comment il va le faire, puis il le fait. C’est un
rêveur qui sait passer à l’action. C’est un rêveur concret. Ce qui est pensé l’est en vue de
l’action. On se demande parfois si l’action ne précède pas la pensée. Il sait s’organiser pour
passer à l’action et réaliser ses visions. Ça bouge. Opérer de l’équipement Presque tout
entrepreneur doit utiliser une forme quelconque d’équipement.

Dans un grand nombre de cas, à moins que l’on sous-traite, on se devra d’être en mesure de
maîtriser le fonctionnement d’équipement, quelle qu’en soit sa forme. Si l’entreprise prend de
la croissance, on se consacrera davantage à la mise en marché et à l’administration. On
entraînera quelqu’un d’autre à faire fonctionner cet équipement.

Le référentiel cognitif :

Le capital de savoir acquis à travers l’expérience et/ou la formation, et les attitudes (cadre de
référence mental qui conditionne la perception des choses et des faits)

Aux motivations :

Les entrepreneurs sont généralement animés par des motivations personnelles fortes qui les
poussent à mettre en oeuvre et concrétiser leurs idées et projets. Ces motivations sont: Un
désir d'indépendance, d'autonomie Un besoin de pouvoir, d'autorité. Un besoin de réalisation
personnelle; le futur entrepreneur est en quête de reconnaissance sociale et de réalisation
personnelle.

Quelques traits de personnalité types qui détermine le profil d’un bon entrepreneur :

1. Avoir la passion : aimer son métier et son entreprise

Être passionné est un moteur de motivation puissant : par passion, vous serez poussé à faire
du bon travail, en vous amusant, et à ne pas facilement abandonner.

I
Tout entrepreneur a au fond de lui-même une passion pour un domaine bien particulier. La
passion peut aussi être celle de l’argent. En effet, bon nombre d’entrepreneurs sont passionnés
par la simple idée d’utiliser leurs propres compétences ainsi que celles de leur entourage afin
de devenir riche ! Pourquoi pas ? L’entrepreneur dispose d’une bonne connaissance de soi,
c’est pourquoi il connait sa passion et a pour seul objectif de s’y consacrer pleinement. La
grande particularité de la personnalité de l’entrepreneur est de vivre de sa passion.

2. Etre ambitieux : voir loin, voir grand et commencer


petit U entrepreneur doit aspirer à avoir beaucoup des choses

I
Il faut avoir des rêves pour réussir. Reconnaître l'impossible est un excellent moyen de ne pas
arriver à ses fins. L’entrepreneur va constamment chercher à se lancer des défis ambitieux et à
s’associer à des projets difficiles.

Cependant, les débuts ne sont pas toujours évidents. Le démarrage d’une entreprise s’étale
souvent sur quelques années durant lesquelles il vous faudra pouvoir faire beaucoup avec peu
et donc être généraliste et porter plusieurs casquettes à la fois, trouver des systèmes D, etc.

3. Avoir une vision et un but

Un bon entrepreneur est celui/celle qui se fixe des objectifs sans cesse. Se poser les questions
essentielles : quelle vision ai-je pour mon entreprise ? Pourquoi est-ce que je veux devenir
entrepreneur ? Si vous avez votre vision, vous serez en mesure de garder le cap tout au long
de votre démarche entrepreneuriale pour y arriver.

4. Avoir confiance en soi et en son projet

Un entrepreneur a confiance en son idée, en son business. En général s’il se lance, c’est qu’il
sent que son business a du potentiel, sinon pourquoi se lancer ?

Cette confiance, il ne doit pas la perdre. C’est en ayant confiance en soi, en son projet, en ses
idées et en son travail, qu’il conservera sa motivation, trouvera de nouvelles idées pour
dynamiser tout cela. La confiance en soi est un trait de personnalité fondamental pour un
entrepreneur. En effet, elle pousse l’entrepreneur à déployer tous les moyens nécessaires à la
réalisation de son projet, sans pour autant se focaliser sur l’aspect négatif représenté par le
risque de perte, voire d’échec. « Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez
confiance aux autres. » Goethe

5. Avoir un esprit de prise des risques

Entreprendre comporte des risques financiers, et surtout des risques d’échec. L’entrepreneur à
tout à fait conscience que son projet peut ne pas aboutir. Pourtant, il est optimiste car il a
confiance en lui. Tout investissement correspond à une prise de risque. Or sans investir, on ne
peut pas entreprendre. C’est pourquoi la prise de risque est incontournable.

Sénèque a dit : « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est
parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles ». Il ne faut pas croire qu’un preneur de
risque agit sans réfléchir. Un bon entrepreneur n'a pas peur de prendre des risques certes, mais
il le fait en ayant préalablement identifié les menaces de son environnement et détecté les
opportunités à saisir.

I
6. Etre optimiste
Que ce soit se lancé dans la création (ou reprise) d’entreprise, cela signifie que l’entrepreneur

(e) est confiant concernant son projet. L’entrepreneur (e) croit profondément que ça va marcher

On dit souvent qu’un entrepreneur est quelqu’un qui saute d’une falaise sans parachute, et qui
en fabrique un pendant la chute.

L’entrepreneur (e) a une totale confiance en ce qu’il projette de faire, et ne laisse jamais le côté
négatif prendre le dessus. L’entrepreneur (e) est orienté solution plutôt que problème ! « Vous

I
avez le choix entre de voir le verre à moitié-vide ou à moitié-plein. » Un (e) optimiste le voit
régulièrement à moitié-plein.

7. Avoir la détermination, la persévérance et patience

Une personne qui souhaite tellement que son rêve se réalise ne se laisse pas intimider par les
obstacles qui se dressent face à elle. La difficulté, ainsi que les obstacles humains ou
financiers sont omniprésentes dans le monde de l’entrepreneuriat. Nombreux sont les
entrepreneurs qui ont échoué, mais qui se sont relancé dans l’entreprenariat du fait de leur
persévérance. Faire faillite, ne veut pas forcément dire qu’on est mauvais. Tout échec est une
victoire, lorsqu’on en retient une leçon. Confucius disait « la plus grande gloire n’est pas de
ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute ».

Attention : Ne pas confondre détermination et obstination.

La détermination, c’est avoir un but précis et faire ce qu’il faut pour l’atteindre. L’obstination,
c’est répéter toujours quelque chose qui ne marche pas en pensant que ça va marcher un jour.

8. Avoir le goût du challenge : apprendre à s'imposer face à la concurrence

L’entrepreneur aime les challenges. Le challenge est un moteur qui le pousse à avancer
toujours plus vite, à faire toujours mieux que ses concurrents. Se lancer dans le monde de
l’entreprenariat suppose que vous serez en compétition avec de multiples concurrents qui eux
aussi veulent réussir, gagner de l’argent, se différence. Autant alors apprécier la compétition
c’est à prendre du plaisir à faire toujours mieux que son concurrent si vous voulez devenir
entrepreneur car sachez qu’elle sera toujours présente. Le challenge vous mettra toujours au
défi, et c’est en relevant des défis que vous enrichirez votre expérience entrepreneuriale.

9. Etre un bon leader

Le leadership est l'art d'influencer des individus de sorte à ce qu'ils atteignent un objectif que
le leader définit. Être un leader n'est pas un statut mais une attitude. L'entrepreneur doit faire
preuve de qualités exceptionnelles afin de motiver ses salariés, les influencer pour qu'ils
réalisent de bon gré le travail qu'il leurs demandes.

Il est fondamental d'être un leader lorsqu'on est entrepreneur afin que les salariés se dirigent
dans la direction que vous leurs fixez. Dans le cas contraire, votre équipe ne sera pas ou peu

I
motivée au travail. De plus, il est fort possible que chacun réalise son travail sans prendre en
compte votre vision d'entrepreneur, c'est à dire sans atteindre vos objectifs.

10. Etre organisé et savoir planifier

L’entrepreneur (e) est également très organisé, et sait exactement quand il doit aller travailler,
et précisément ce qu’il doit faire. L’entrepreneur (e) a également planifié tout ce qu’il allait
faire dans l’année à venir, et sait à quoi s’en tenir.

On fait un plan et on le suit. Bien entendu, on ne peut pas tout planifier. L’entrepreneur (e) y
aura des imprévus, c’est évident. Mais régler ces imprévus ne signifie pas détruire son plan et

I
ses objectifs ! « Pour accomplir de grandes choses, nous devons non seulement agir mais
aussi rêver ; non seulement planifier, mais aussi croire. »

11. Avoir le gout de la liberté

En général, il a un désir ardent de liberté. L’entrepreneur (e) cherche à prendre le contrôle de


sa vie, de son avenir, et ne veut pas avoir à rendre des comptes à quelqu’un. L’entrepreneur
(e) est prêt à travailler avec acharnement et est heureux de gagner un SMIG tout en ayant sa
liberté bien que ses possibilités soient énormes.

« Nous n’avons qu’une liberté : la liberté de nous battre pour conquérir la liberté… » Henri
Jeanson.

12. Etre discipline

Ayant planifié et organisé toutes ses semaines : rendez-vous, tâches à accomplir, il faut s’en
tenir à son plan, et ne se laisse jamais aller (ça peut arriver mais le moins souvent possible).
Les armées plus disciplinées, qui respectaient le plan malgré tout (même avec une peur
immense), ressortaient toujours victorieuses.

13. Etre sociable et ouvert d’esprit


Pour avoir du succès, l’entrepreneur devra faire preuve d’une grande ouverture d’esprit.

Cela lui permet entre autres de discuter de tout avec tout le monde. Les possibilités de faire
des rencontres sont donc grandement augmentées. Ainsi il peut se créer un carnet d’adresses
relativement important, qui est un atout majeur dans la création d’un business.

Avoir un réseau, des connaissances qui pourront un jour nous dépanner, ou déboucher sur un
partenariat.

14. Etre créatif : éviter la monotonie

Pour avoir du succès l’entrepreneur doit se doter d’un brin de créativité. Avoir de la créativité
lui permet de trouver des idées qui vont lui permettre de faire croître sa société. D’avoir de
l’avance sur la concurrence, de trouver des marchés encore inexploités, ou d’attirer une
nouvelle clientèle.

Ce sont souvent les plus créatifs qui réussissent. L’entrepreneur (e) s’agit ici de faire les
choses différemment des autres.

I
« Les entreprises qui survivront demain, sont celles qui encouragent la créativité d’aujourd’hui.

» Maurice Zeldman

15. Avoir soif d’apprendre et être curieux

L’entrepreneur a un besoin viscéral et insatiable de savoir toujours plus (pour lui mais aussi
pour ses employés). L’entrepreneur (e) doit donc se former sans cesse, former les employés.
L’entrepreneur (e) fait de la veille concurrentielle, lit des ouvrages pour améliorer ses ventes,
passe des formations pour avoir une meilleure communication, se tient au courant des
nouvelles technologies.

Dès qu’il va chez un concurrent il sait repérer les bonnes idées, ce qui peut fonctionner et il
note tout afin de tester ! Se former, toujours !

I
16. Savoir décider et agir

Dès lors, si vous avez la fibre entrepreneuriale, vous serez capable d’assumer vos
responsabilités en prenant des décisions, petites ou stratégiques, au quotidien. Même
si parfois il vous faudra décider rapidement dans le doute ou l’incertitude…

L’entrepreneur (e) sait prendre les décisions, et n’est pas hésitant. C’est une caractéristique très

importante, et commune à tous les entrepreneurs : ils ont déjà pris la décision de créer leur
société.

L’entrepreneur (e) sait donc faire des choix, et accepte de se tromper face à ses choix, mais une

chose est sûre : il agit toujours. Mieux vaut faire quelque chose et se tromper, que de rester
face à une décision tout le reste de sa vie.

17. Savoir bien déléguer


Afin de pouvoir se concentrer sur les tâches importantes, et penser 80/20 (loi de PARETO :

environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes). L’entrepreneur doit apprendre à
déléguer.

Bien déléguer, c’est important car il peut y avoir des complications si l’on ne sait pas faire, et
si la personne à qui l’on délègue se trompe, c’est de sa responsabilité.

L’entrepreneur (e) sait donc expliquer correctement tout ce qu’il faut faire, détailler, et surtout

choisir avec soin la personne à qui il délègue. C’est un point important lorsque l’on arrive à

faire des semaines de 70h ou plus. Malgré la passion, le travail nous entoure trop, et l’on ne sait

plus prendre de recul face à notre travail. Impossible donc de trouver de nouvelles idées,
d’optimiser son business, de se former.

18. Savoir faire des concessions


L’entrepreneur (e) est au courant que tout se négocie. Et qu’il devra faire quelques concessions
pour certaines affaires, afin que l’entreprise se porte au mieux. L’entrepreneur (e) devra parfois
céder des avantages à ses clients les plus fidèles. L’entrepreneur (e) devra également passer

plus de temps au travail parfois pour pouvoir remplir un contrat.

I
19. Être capable de travailler en équipe et savoir déléguer
Pendant votre aventure, vous devrez aller chercher chez des associés, partenaires,
employés, prestataires de service, les compétences que vous ne possédez pas, ou vous
devrez simplement déléguer car vous voudrez vous concentrer sur les tâches importantes.

Pour accomplir cela, vous devrez être en mesure de partager votre vision, de communiquer
efficacement afin de convaincre, d’encadrer, de contrôler, de motiver, etc. Vous devrez
aussi pouvoir jongler d’une tâche/dossier/rendez-vous à l’autre.

I
IV. COMMENT CONNAITRE SON PROFIL ET EVALUER SON POTENTIEL ?

Chaque porteur de projet a intérêt à bien évaluer son potentiel d’entrepreneur


C'est pourquoi il est recommandé de faire un bilan de ses motivations, aptitudes et capacités.

Notez qu’il est essentiel que l’ensemble des membres de l’équipe entrepreneuriale
se soumette à l’exercice et en discute pour bien construire leur projet commun.

Outils d’évaluation de potentialité :

 L’e-learning « désire d’entreprendre » proposé gratuitement par la House of


Training

 Les 3 outils proposés par les Chambres de Commerce et d'Industrie françaises


pour tester votre détermination, vos traits de caractère et vos aptitudes

 Le test d'auto-évaluation de son profil d'entrepreneur proposé par la


Banque du Canada

 Le test MACE (NB : seuls les créateurs des Hauts-de-France peuvent


bénéficier du diagnostic complet)

 Le test de Hunchup et Partena Professional

1 : désir d’entreprendre / 2 : détermination, / 3 : traits de caractère / 4 : aptitudes / 5 : test d'auto-évaluation de son profil

d'entrepreneur proposé par la Banque du Canada / 6 : test MACE / 7 : test de Hunchup et Partena Professional / 8 : 5
questions à se poser avant de se lancer

V. POSTURE D'ENTREPRENEUR

1. Convainquant et persuasif.

2. Bien apparaître selon les circonstances

VI. ERREURS A EVITER DANS L’ENTREPRENEURIAT

I
Pour certains entrepreneurs, entreprendre c’est un parcours semé d’embûches, mais qui est
ouvert à tous. Il faut savoir prendre des risques, savoir s’adapter et avoir une capacité
d’analyse. Ce sont des qualités nécessaires pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale,
mais elles ne suffisent pas à garantir entièrement votre réussite si vous ne connaissez pas les
erreurs à ne pas commettre.

1. Investir des fonds important de façon prématurée

Vous allez sûrement investir votre fond propre, mais pour que votre argent ne parte pas en
fumée rapidement, nous vous conseillons de ne pas se précipiter en faisant un investissement
important dès le commencement de votre start-up, notamment si vous lancez votre entreprise
sans l’aide d’investisseurs extérieurs ! Sachez que les risques et les pertes, tout comme les
gains, font partie de l’univers entrepreneurial.

I
La chose la plus recommandée est que les dépenses soient augmentées au fur et à mesure que
nous grandissons

2. Couvrez toutes les tâches vous-même

Il est habituel qu'au démarrage d'un projet, nous ayons besoin d'ajuster les dépenses et
d'essayer de développer nous-mêmes toutes les tâches possibles même si nous ne connaissons
pas certains domaines. C'est un problème car cela peut nous empêcher de nous concentrer sur
ce que nous faisons bien et limiter la croissance du projet. Si nous pouvons déléguer certaines
de nos tâches, faisons-le. De cette façon, nous pouvons diriger notre attention sur ce que nous
savons développer le plus efficacement.

3. Mal répartir son capital

Une répartition inadéquate du capital initial peut être fatale pour votre entreprise. Si vous avez
décidé de monter votre entreprise avec un associé, soyez bien clair dès le début sur les parts
sociales de chacun d’entre vous.

4. Ne pas adopter un objectif prédéfini

Si vous n’avez pas une ambition dès la création de votre entreprise, il vaut mieux vous
abstenir parce que vous ne vous en sortirez pas sans objectif bien déterminé. C’est cette
ambition bien ancrée dans votre esprit qui vous poussera à agir.

Vous devez également savoir où vous souhaitez être dans 5 ou 10 ans voire plus. Si celle-ci peut
évoluer avec le temps, elle ne doit pas entrer en contradiction avec vos valeurs car ce sont

à elles qu’adhérent vos collaborateurs et c’est votre vision qui les portera à s’investir chez
vous plus qu’ailleurs.

5. Ne pas avoir le sens de la communication

La communication est un élément clé du développement de votre entreprise. Cette branche


garantira la visibilité et la notoriété de votre société. Donc, ce serait une erreur irréversible de
négliger le budget alloué à cette branche.

Un entrepreneur qui n’a pas le sens de la communication, ne réussira jamais. Que ce soit avec
les investisseurs, avec les clients ou avec les employés, c’est vraiment primordial d’être
ouvert au dialogue et ouvert d’esprit.

I
6. Ne pas supporter les critiques

Savoir écouter les critiques, c’est vouloir progresser. Sachez que quand vous êtes critiqué,
c’est que vous avez entrepris quelque chose. Prenez ces jugements comme de belles
opportunités à ne pas manquer pour avancer et pour améliorer les choses.

7. Abandonner très vite

I
Dans tout parcours entrepreneurial, il y a des embûches et des crises. Entreprendre est un
marathon ! Il faut faire preuve d’endurance, de volonté et de détermination. Il y aura des
jours difficiles mais il y aura des jours meilleurs. Vous ferez certainement des erreurs de
parcours mais cela fait partie du jeu ! Soyez déterminé et apprenez de vos erreurs, posez-vous
les bonnes questions : Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Comment s’améliorer à l’avenir ?
L’une des qualités indispensables pour créer son entreprise est sans nul doute : la
persévérance. Le chemin vers le succès ne sera pas de tout repos, mais il n’y a qu’en
poursuivant vos efforts et en restant motivé que vous pourrez mener à bien votre projet de
création !

Mais rappelez-vous d’une chose : ceux qui ont réussi n’ont pas abandonné !

Trois mots clés pour atteindre le succès en affaires : patience, audace et persévérance. Allez-y
étape par étape, et vous avancerez sur la route de la réussite.

Entreprendre, cela nécessite de la patience. Ne pensez pas gagner des millions après
seulement quelques mois du lancement de votre entreprise. L’essentiel, c’est d’agir au
meilleur moment, pour assurer le coup. Laissez votre entreprise évoluer à son propre rythme.

8. Paniquer devant une difficulté

Pas besoin d’être expérimenté pour entreprendre. C’est au cours de votre parcours et grâce
aux difficultés que vous apprenez tous les secrets de l’entrepreneuriat. Ne baissez pas les bras
dès les premiers obstacles rencontrés. Au contraire, ces difficultés sont nécessaires pour vous
permettre d’évoluer.

9. Mélanger sa vie personnelle et professionnelle

En business, le fait de mélanger sa vie personnelle avec sa vie professionnelle pourra avoir un
impact dangereux sur le développement de l’entreprise. Il faut donc bien gérer ces deux
choses distinctement pour éviter les échecs.

Un chef d’entreprise n’a pas forcément les moyens de se payer au lancement de sa


structure, car il faut toujours un peu de temps pour acquérir suffisamment de clients pour
que l’entreprise soit rentable...

Avant le lancement de votre entreprise, il est donc particulièrement important de vous


assurer que vous disposez d’une autre source de revenu, ou d’un matelas suffisant, pour
continuer à remplir le frigo et à payer les factures de la vie courante. Demandez-vous sur
quoi vous pourrez vous reposer : revenu de votre conjoint, indemnités de licenciement, plan
épargne ? Prévoyez de quoi tenir au moins 1 an.

I
10. Copier un concept déjà existant

C’est l’originalité qui garantira le succès de votre projet, quel que soit votre domaine d’action.

Réfléchissez à votre projet afin qu’il soit unique et qu’il vous ressemble.

Mûrir un projet est une étape qui prend du temps, mais vous pouvez vous faire aider par
des outils en ligne, ou par un accompagnement personnalisé.

11. Ne pas avoir de business plan initial

I
Ne pas avoir de plan défini dès le départ dans lequel nous avons décrit nos idées, reflété en
profondeur nos services, les ressources humaines dont nous avons besoin, les stratégies, le
budget. Tout cela peut conduire à des problèmes à l'avenir car nous n'avons pas de base
solide pour commencer car nous n'avons pas fait attention à notre concurrence ou aux
marchés que nous ciblons

Une création d’entreprise requiert un travail de préparation, qui dure souvent plusieurs mois.
Pour optimiser vos chances de réussite, vous devez le réaliser sérieusement. Durant cette
phase, vous serez amené à faire des choix, et à déterminer des éléments très importants :

 quelles sont vos compétences et quelles sont vos envies ?


 quelles sont vos contraintes personnelles ?
 en quoi consiste votre projet et qu’aimeriez-vous bâtir ?

 quels sont vos objectifs à travers votre projet, à la fois à titre personnel et au niveau
de l’entreprise ?
 quelle est votre stratégie ?
 quel est le modèle économique de votre entreprise ?
 quel est votre plan d’action pour lancer votre projet ?

Ces questions nécessitent de la réflexion, et la phase de préparation de projet vous sert à y


répondre. À l’issue de cette démarche, vous serez en mesure d’apprécier la faisabilité de votre
projet. Prenez donc le temps de préparer suffisamment sur votre création d’entreprise pour
augmenter vos chances de succès.

12. Ne pas bien évaluer la taille du marché

Les entrepreneurs ont un certaines lacunes notamment dont l'évaluation de la taille de leurs
marchés. Il s'agit ici d'évaluer leur capacité à bien vendre leurs produits et leur capacité à
défendre leurs idées. ''Il faut donc au préalable définir, son marché afin de mieux identifier
ses cibles, connaitre le profil des consommateurs'', explique-t-elle.

Ce travail de segmentation permet de mieux se positionner sur le marché. La bonne


estimation de la taille de marché va permettre au moment de la levée de fonds, d'être
beaucoup plus pertinent. Cette bonne évaluation de marché estime-t-elle, sera
également déterminante face à des investisseurs qui pourront faire des projections
financières pour mieux calibrer leurs futurs investissements dans la société.

I
Il s’agit d’une erreur qui peut avoir de lourdes conséquences, car les résultats de votre étude
de marché sont primordiaux, et ils sont à la source de nombreuses décisions importantes.
Sans étude de marché :

 vous ne disposerez d’aucune analyse de l’environnement de votre entreprise (état du


marché, perspectives, concurrence, clients, fournisseurs, réglementation…) ;

 vous ne pourrez pas travailler efficacement le positionnement de votre offre, pour


vous différencier des concurrents et vous constituer un avantage par rapport à eux ;
 vous ne saurez pas en mesure d’étudier la viabilité économique de votre projet.

Durant les premières étapes de votre projet, vous devez donc identifier précisément votre
marché et votre cible, puis les étudier en profondeur.

I
13. Construire un modèle économique sans penser aux clients

Votre modèle économique consiste à expliquer comment votre entreprise va créer de la


valeur et générer des revenus. Un modèle économique n’est bon que lorsqu’il est centré sur
le client en priorité. Pour le construire, il est indispensable que vous le placiez au centre de
votre démarche :

 qui est-il ?
 à quoi lui sert votre produit ou service ?
 pourquoi devrait-il choisir votre produit ou service plutôt que celui des concurrents ?

L’offre doit créer de la valeur pour vos clients, qui constituent la source de vos revenus. Sans
clients, pas de chiffre d’affaires. Un produit qui ne plaît qu’à vous est totalement inutile.

14. Objectifs très irréalistes

Si nous devons avoir quelque chose au départ, ce sont des objectifs mesurables et réalistes.
Il ne sert à rien de se fixer de grands objectifs en très peu de temps. Par conséquent, c'est une
autre question sur laquelle nous devons travailler lors du démarrage de notre projet.

15. Oublier de contrôler son environnement

Prenez donc votre temps, pour choisir votre emplacement, visitez le quartier, vérifiez les
moyens de transports, restez à observer les mouvements dans la journée avant de vous
engager.

16. Ne pas se faire aider

Peu importe le domaine entrepreneurial, personne ne peut se vanter d’avoir toutes les
compétences requises pour créer une entreprise de A à Z.

! C’est tout à fait normal, quand on se lance dans l’entrepreneuriat, de se sentir


parfois dépassé et d’avoir besoin d’aide.

17. Ne pas viser trop haut dès le début

Il y aura des erreurs et des choses à perfectionner tout au long de votre aventure.

I
Mais soyez rassurés, c’est grâce à ces erreurs que vous allez vous améliorer ! Vous vous
adapterez en écoutant les demandes de vos clients et vous construirez une offre de plus
en plus adaptée à la demande.

18. Prendre conscience de la charge de travail

Une nouvelle fois, cela dépend de votre concept, mais il est évident qu’être entrepreneur
implique de plus grandes responsabilités qu’être salarié… et beaucoup de travail. Préparez-
vous à travailler tard le soir et tôt le matin ! Beaucoup d’entrepreneurs rapportent avoir dû
mettre de côté leur vie personnelle pendant les premiers mois de la création du projet.
Entreprendre un choix de vie qui demande parfois des sacrifices, et le mieux est de s’y
préparer.

I
19. Ne pas se former

Délaisser la formation pour un entrepreneur est une ligne droite vers l’échec. Il existe
plusieurs moyens de se former continuellement sans passer par l’école formelle.

20. Dépendre d’une seule source de revenu

Au lancement d’une entreprise, il faut compter de six mois et plus avant d’être rentable. De
plus, la stabilité financière s’atteint davantage après trois à cinq années. Évidemment, il
faudra prévoir une somme d’argent ou de revenu externe afin de pouvoir être capable de
payer vos comptes pendant cette période. Qui dit gérer des comptes dit il faut être capable de
se faire un budget. Si vous n’avez pas les moyens d’engager un comptable, c’est facile de
trouver un simple logiciel qui vous aidera à mieux organiser vos revenus et dépenses.

21. S’isoler et vouloir tout faire seul

Une chose à éviter : s’isoler ! Pour combattre l’isolement en tant qu’entrepreneur, plusieurs
solutions s’offrent à vous. Le premier conseil est de participer à des activités de réseautage
ou d’autres événements professionnels pour élargir votre cercle de connaissances
professionnelles.

La création d’une entreprise est compliquée à gérer intégralement soi-même pour plusieurs
raisons :

 il faut détenir de multiples compétences, dans des domaines très variés,


 il faut disposer de suffisamment de temps pour tout faire,
 et il faut savoir prendre uniquement des bonnes décisions sans avis extérieurs.

Autant dire qu’en pratique, il est extrêmement compliqué de gérer un projet de création
d’entreprise tout seul. Pour être efficace dans votre démarche, vous devez savoir distinguer ce
que vous pouvez faire vous-même, et ce que vous allez devoir déléguer. Mettez la priorité sur
les éléments essentiels de votre activité et n’hésitez pas à déléguer ce qui est secondaire, ou ce
que vous ne savez pas faire.

22. Procrastiner

Il n’y a rien de pire que de remettre au lendemain. Car le temps que vous perdez est
précieux. Vous vous retrouverez avec une montagne de travail et vous vous éloignerez de

I
votre but et de votre chemin vers le succès. Donc, il est important d’instaurer une discipline,
de planifier vos actions, de tenir un échéancier et horaire rigoureux, et de le respecter!

23. Ne pas bien choisir ses collaborateurs

Il faut choisir les personnes avec qui tu veux travailler, il faut bien choisir ses partenaires et
collaborateurs. C'est la clé pour éviter les erreurs.

24. Ne pas bien s'informer sur la fiscalité du domaine d'activité Il


faut bien s'informer sur la fiscalité pour ne pas etre pénalisé.

I
25. Créer son entreprise pour les mauvaises raisons

Si les seules raisons qui vous poussent à entreprendre sont que vous en avez marre de vos
collègues, vous voulez devenir millionnaire ou vous voulez prendre la place du patron.

26. Choisir le mauvais statut juridique

L’une des premières étapes à la création d’entreprise est le choix du statut juridique. C’est
une étape décisive à ne pas prendre à la légère ! Plusieurs éléments sont à prendre en compte :
le type et secteur d’activité, le capital social, le nombre d’associés, les responsabilités, etc. En
fonction de vos objectifs vous devrez alors choisir entre plusieurs formes d’entreprise.

Si le choix de votre statut juridique vous paraît trop compliqué n’hésitez pas à faire appel à
des professionnelles ou des conseillers en création d’entreprise qui vous aideront à choisir
la forme la plus appropriée et vous conseilleront dans toutes les démarches administratives

27. Négliger la communication et le marketing

La communication et le marketing est fondamental pour la création de votre entreprise ! La


stratégie d’une entreprise passe notamment par l’élaboration d’un plan de communication et
de marketing. Une bonne communication bien définie vous permettra d’affirmer votre
identité, votre image de marque et donc vous démarquer de la concurrence en attirant des
clients potentiels ! De nos jours une présence sur internet ou sur les réseaux sociaux sont des
réels avantages pour votre entreprise même si elle n’est pas dans le e-commerce. Cela permet
de présenter votre offre, votre concept aux potentiels clients, de maximiser le bouche à oreille
et donc de générer des futurs clients.

Ne négligez pas la communication : vous pouvez proposer le meilleur produit ou le service


le plus efficace du monde, mais si personne n’en entend parler, personne ne l’achètera !

Les produits qui réussissent à percer sans une once de communication sont extrêmement
rares. Même avec un produit génial, le bouche-à-oreille ne suffit généralement pas.

Dès le début de votre projet, construisez un plan marketing ambitieux, en ayant bien soin
d’évaluer les retours espérés et les coûts estimés de chaque action de communication ou
de marketing.

28. Vouloir sortir d’emblée le produit parfait

En plus d’être impossible, ce n’est pas stratégique. N’hésitez pas à penser en mode «
versions successives ». Sortez un prototype le plus rapidement possible pour le confronter au
marché afin de voir s’il répond à un besoin, puis améliorer au fur et à mesure que vous
collectez des retours d’expérience de vos clients.

I
Sachez que, quoi qu’il arrive, vous serez amené à faire évoluer votre produit (ou
votre service) et à l’améliorer tout au long de la vie de votre entreprise.

29. Sous-estimer l’importance de la comptabilité

La comptabilité peut représenter une réelle corvée pour les entrepreneurs. Néanmoins pour
une petite entreprise, qui plus est en phase de création, l’argent est le nerf de la guerre.
Pourtant, l’argent est le nerf de la guerre. Apprenez à toujours calculer combien coûte une
action, quels sont les retours sur investissement espérés, et ne laissez jamais les factures
non payées s’entasser.

I
N’hésitez pas non plus à relancer les personnes qui vous doivent de l’argent. Cela peut vous
paraître trivial et bassement matériel, mais c’est essentiel pour garder votre entreprise à flot.
Cela vaut également pour toutes les tâches administratives. Ne vous réfugiez pas derrière une
prétendue « phobie ». Prenez le taureau par les cornes. Si vous pouvez vous le permettre, ou
si vous ne vous sentez pas à l’aise avec les chiffres : engagez un expert-comptable qui vous
déchargera de ces aspects et pourra vous aider à interpréter vos comptes.

Alors faites très attention à vos comptes ! Une bonne comptabilité est indispensable.

 En amont de votre projet, soyez réaliste sur les prévisions de chiffre d’affaires de votre
entreprise. Être trop optimiste sur vos prévisions ne vous avantagera pas aux yeux de
vos investisseurs car vous devrez justifier ces chiffres.
 Ne laissez pas trop traîner vos factures au risque de cumuler les retards de paiement

qui peuvent décrédibiliser votre entreprise et entraîner des pénalités. Alors pour tout
ce qui touche à votre argent, il n’y a qu’un maître-mot : rigueur !

Si toutes ces tâches vous paraissent trop lourdes à réaliser seul n’hésitez pas à vous faire
aider.

30. Ne pas consacrer du temps aux tâches administratives

La création d’entreprise entraine un certain nombre de taches administratives telles que


la tenue d’une comptabilité, le livre de recette, la déclaration des revenus, les contrats de
travail…etc.

Ce sont certes des tâches pas très fun, mais vous êtes obligé de les gérer, alors autant
leur consacrer du temps au lieu de se retrouver à les gérer dans l’urgence.

31. Recruter trop tôt et sans suivre les bonnes procédures

Le recrutement est l’une des étapes les plus difficiles pour un chef d’entreprise. Embaucher
du personnel est coûteux et représente un réel pari sur l’avenir. Avant de recruter vous devez
vous assurer des réels besoins de l’entreprise et de ses capacités. Pensez à évaluer le coût que
peut représenter la rémunération du personnel, anticipez les mois de salaire, les cotisations
sociales etc.

Un recrutement trop hâtif peut rapidement faire basculer votre entreprise dans le rouge
financièrement. C’est donc une étape à ne pas prendre à la légère, recrutez uniquement
des personnes avec un profil adapté et dont vous avez vraiment besoin.

I
32. Choisir le mauvais associé

L’association représente l’une des raisons majeures qui met fin à une activité. Avant de vous
lancer, vous devez bien connaître votre associé. Il n’est pas nécessaire, bien entendu, qu’il
soit votre meilleur ami d’enfance même si dans certains cas, cela peut aider. Il faut avant tout
que vous alliez dans le même sens et ayez les mêmes objectifs sur le long terme. Un certain
nombre de points doivent être vérifiés avant de vous associer et notamment : la répartition du
capital, ce qu’il se passerait en cas de décès, la répartition des rôles dans l’avenir ou encore ce
que vous souhaitez faire de la société dans 3, 5 ou 10 ans.

I
33. Ne pas être à l’écoute

Quand on est entrepreneur on se doit de savoir écouter votre entourage et votre


environnement. Parfois, vous manquerez de patience et, étant humain, il reste très difficile
dans certains moments d’être à l’écoute. Même si vous avez une vision qui tient la route, les
réajustements sont souvent nécessaires que l’on parle de business model, ne serait-ce que
parce que le monde bouge autour de vous et se transforme sans arrêt. Une innovation en
engendre une autre et font que la technologie de demain peut vite devenir obsolète. Vous
devez donc rester à l’écoute globale de votre marché mais pas seulement. Vous devez
apprendre à écouter vos clients pour que votre offre réponde à leur besoin, vos salariés pour
savoir comment les motiver, vos partenaires afin de créer des relations longues durées ou
encore avoir l’esprit ouvert à toutes les idées qui circulent autour de vous.

34. Avoir peur du risque

Sachez-le : en entreprenant vous prenez un risque. Si vous avez peur de tous les risques,
vous allez mal voire très mal vivre votre expérience entrepreneuriale. Comme vous n’êtes
pas omniscient et que vous prenez des décisions tout le temps, il est presque impossible
d’entreprendre seul tout en ayant une aversion face au risque. D’ailleurs, vous pouvez vite
vous retrouver à devenir le frein principal de votre entreprise. S’il ne s’agit pas non plus
d’être celui qui saute sans parachute, vous devrez apprendre parfois à risquer des choses ne
serait-ce que pour apprendre de votre expérience.

35. Démarrer avec des ressources financières inadéquates

Les entrepreneurs négligent souvent la planification financière et minimisent le montant du


capital qu’il leur faut pour lancer leur entreprise. Résultat: Un financement inadéquat pour
l’atteinte de vos objectifs et/ou un manque de liquidités au moment où l’entreprise se
prépare à prendre son envol.

Pour éviter ces problèmes, assurez-vous de préparer des projections financières pour
votre nouvelle entreprise, en particulier pour les 12 premiers mois. Celles-ci peuvent
aussi vous aider à obtenir du financement et des investissements.

36. Négliger de faire le suivi des progrès et de rajuster le tir

I
Ne commettez pas l’erreur de laisser votre plan d’affaires sur une tablette. Faites-en un
document dynamique en surveillant constamment vos progrès et en le tenant – ainsi que vos
projections – à jour.

37. Acheter des actifs avec les liquidités

L’utilisation des fonds d’exploitation pour acheter des actifs à long terme est une erreur
fréquente qui peut entraîner un manque de liquidités. Quand vous évaluez vos achats
d’équipement, de machinerie ou de services informatiques, songez à utiliser un prêt
commercial dont la période de remboursement correspond à la durée de vie de l’actif (par
exemple, un prêt de sept ans pour un véhicule que vous souhaitez utiliser sept ans).

I
38. Éviter de demander de l’aide extérieure

Beaucoup de nouveaux entrepreneurs n’aiment pas admettre qu’ils ont besoin d’aide.
N’hésitez pas à rechercher un mentor, à faire appel à un consultant externe ou à créer
un comité consultatif pour vous donner du soutien et des idées.

39. Fixer un mauvais prix

Ne faites pas l’erreur de fixer vos prix uniquement en fonction de ceux de vos concurrents.
Pour prendre une décision éclairée, il est important d’effectuer une recherche de coût détaillée
pour chacun de vos produits. Surveillez aussi vos coûts afin d’être en mesure d’effectuer les
ajustements nécessaires.

40. Négliger la technologie

Assurez-vous d’évaluer comment la technologie pourrait être bénéfique pour la croissance,


l’efficacité et la rentabilité de votre entreprise.

41. Ne pas apprendre de ses erreurs

Durant le démarrage de votre entreprise, apprenez de vos erreurs et utilisez-les pour vous
guider vers la réussite. Rappelez-vous que plusieurs entrepreneurs reconnus ont échoué lors
de leur premier essai, mais sont revenus plus forts après avoir compris et amélioré ce qui
n’avait pas fonctionné.

42. Ne pas prendre le temps de tester votre offre

Avant de vous investir trop fortement dans votre projet, vous devez vous assurer de l’intérêt
de vos idées : votre produit ou service génère-t-il de la valeur aux yeux de vos clients ? Sont-
ils convaincus ? Pour cela, vous pouvez réaliser des tests. Ensuite, plusieurs scénarios sont
envisageables :

 L’offre est appréciée par les clients qui l’ont testé, ce qui est donc positif car elle
devrait, en principe, intéresser votre cible de clientèle.

 La réaction des clients qui ont testé votre produit ou service est mitigée : en l’état
actuel, vous aurez des difficultés à rivaliser avec vos meilleurs concurrents. Vous
devez donc améliorer votre offre en utilisant les critiques émises par les clients.

 L’offre ne plaît pas aux clients qui l’ont testé. Dans cette situation, vous devez
envisager de modifier votre projet plus profondément, ou même de le stopper en

I
l’absence de solutions.

Idéalement, les tests doivent être réalisés assez rapidement, cela vous évite de continuer à
perfectionner un produit ou un service qui, finalement, n’intéressera pas vos futurs clients. De
plus, en récoltant des avis régulièrement, vous pourrez améliorer votre offre par itération.

Testez votre offre à petite échelle avant de vous lancer dans des investissements importants :
vérifiez la qualité de votre produit (notamment par rapport à la concurrence), son prix (là encore
notamment par rapport à la concurrence) et, bien sûr, le fait que votre produit réponde

à un réel besoin et s’adresse à une communauté relativement large.


Voici quelques pistes pour tester le marché à petite échelle :

I
 Faites réaliser une petite série et louez un stand sur un marché ou un magasin
éphémère pour vérifier que le produit se vend

 Testez de vendre votre produit sur internet avant de produire à grande échelle : sur
votre site en faisant une campagne de publicité pour attirer du trafic, sur une place
de marché type eBay, etc.

 Démarchez quelques clients en faisant du porte à porte (produit) ou de la


prospection par téléphone (service)

43. Garder son idée secrète pour ne pas se la faire piquer

Votre idée est excellente, c’est sûr, vous allez cartonner. Mais vous avez tellement peur qu’on
vous la pique que vous n’osez pas la partager…

Au contraire, n’hésitez pas à en parlez autour de vous. Demandez à votre entourage, futurs
clients, autres entrepreneurs, ce qu’ils pensent de votre projet afin de recueillir un maximum
de retours d’expérience.

Ne vous contentez pas de recueillir les « j’aime bien » ou les « ça ne marchera jamais ».
Allez au-delà et essayez de comprendre :

 Pourquoi votre projet suscite telle ou telle réaction ?


 Quels sont les points faibles ou les pistes d’amélioration ?

Ces échanges vous permettront de faire mûrir votre idée et votre concept, et
ainsi d’appréhender votre création d’entreprise en étant beaucoup plus préparé.

44. Se passer d’un mentor et de conseils de personnes expérimentés

Il est toujours utile et appréciable, surtout dans les petits moments de découragement, de
s’appuyer sur les conseils et l’expérience d’un mentor qui a déjà l’expérience de la
création d’entreprise.

45. Se disperser, ne pas se concentrer sur l’essentiel

En tant que créateur d’entreprise vos ressources sont limitées. Il faudra donc faire des
choix, et mieux vaut se concentrer sur quelques tâches et les exécuter rapidement, que de
vous disperser sur une multitude de sous-projets qui n’avanceront pas ou trop lentement…

Pour avancer efficacement, sachez repérer ce qui est crucial pour le développement de
l’entreprise et ce qui mérite toute votre attention pour, si possible, toucher à la perfection :

I
votre produit, votre business plan, votre service après-vente, la recherche de nouveaux
clients…

46. Tout internaliser trop tôt

Avoir un web designer ou une personne dévolue aux relations presse au départ est
généralement inutile et très coûteux. Préférez travailler avec des volontaires pour vos
besoins ponctuels.

Certes, ils connaîtront moins bien que vous votre marché et ses enjeux, n’auront pas une
vision aussi pointue que s’ils étaient salariés de l’entreprise… Mais ils apporteront un
œil neuf, et un regard externe, qui s’avèreront très utile.

I
47. Sous-estimer l’importance de la culture d’entreprise et la bonne ambiance

Dès lors que vous devrez embaucher pour vous développer, il faudra consacrer un peu
de temps à la définition de la culture de votre entreprise.

C’est là que le facteur « bonne ambiance » intervient. Vous demanderez beaucoup à vos
équipes en phase de lancement. Elles ne compteront pas leurs heures, seront entièrement
mobilisées à la réussite de l’entreprise… Cela mérite bien quelques compensations.

Sans aller jusqu’à faire appel à un chief happiness officer, érigez la bonne humeur en clé de
voûte de votre entreprise : les salariés heureux ne songent pas à changer de job et sont plus
efficaces au travail.

Réfléchissez également soigneusement au type de profils que vous souhaitez recruter, et


assurez-vous qu’ils collent à votre culture d’entreprise. Il suffit malheureusement d’un ou
deux “mauvais éléments” pour que l’ambiance se détériore et que le moral des troupes
s’épuisent.

48. Ne pas avoir d’identité visuelle

L’une des premières choses à faire lorsqu’on crée son entreprise c’est de créer son identité
visuelle. Vos clients et vos prospects se souviennent de vous en vous associant à l’image de
votre logo. De plus votre logo résume en une image vos valeurs et votre message.

49. Négliger ses relations avec le banquier

Il faut traiter le banquier comme un partenaire stratégique, indispensable au financement des


projets de l’entreprise. Pour ce faire, vous devez instaurer une relation de confiance durable. En
effet, il est indispensable de savoir lui communiquer votre enthousiasme pour qu’il adhère

à votre projet. Vous avez besoin qu’il réponde toujours présent. Aussi, il faut consolider les
relations avec la banque après le démarrage de l’entreprise.

50. Créer uniquement pour sortir du chômage

En fait, si assurer votre propre emploi est l’unique motivation à la création de votre entreprise,
votre projet n’a pas de base solide. La fibre de l’entreprenariat est indispensable pour réussi
car il faut aimer prendre des risques et avoir le goût de l’aventure pour résister aux difficultés.

I
Aventure et sécurité resteront toujours incompatibles. Aussi, vous devez toujours garder à
l’esprit que vous risquez votre argent, votre vie familiale, votre santé et votre patrimoine.

51. Ne pas réseauter

Aujourd’hui pour développer son activité, il est indispensable de faire jouer le réseau. Il est
plus facile de choisir son prestataire de service ou son fournisseur lorsque ce dernier nous
a été recommandé par une personne de notre entourage.

Cela nécessite donc, de connaitre les bonnes personnes, de se faire connaître, en échangeant
des services, en donnant des conseils, ou encore en partageant des astuces.

Bref, réséauter vous permettra de prospecter sans en avoir l’air et de vous faire une
image positive autour de vous et de développer rapidement votre carnet de contact.

I
52. Ne pas parler de son activité autour de soi

« Alors t’en es où ? » « Qu’est ce que tu fais exactement ? » « T’as des clients ? » ou « Ton
activité ça se développe ? ».

Ce sont des questions qui peuvent parfois nous mettre mal à l’aise lorsqu’on débute et qu’on
n’a pas encore de clients.

Mais il ne faut surtout pas les vivre mal, au contraire voyez là l’occasion d’expliquer votre
travail à votre entourage. En plus, qui nous nous connait mieux que notre entourage pour
nous recommander facilement?

Alors, parlez de votre activité avec clarté, et n’hésitez pas demander leur aide si vous en avez
besoin.

Prenez-le comme un exercice qui vous permettra de roder votre présentation, et améliorez-le
et prenez du plaisir à parler de votre activité. Vous verrez que le jour où vous serez en face
d’un client potentiel, vos mots viendront tous seuls.

53. Ne pas faire de devis, ni de contrat

Le devis et le contrat protègent à la fois le client et le fournisseur. Il reprend toutes les


fonctionnalités, offres, et services inclus dans la solution.

Même si vous vous êtes mis d’accord sur le prix, il ne faut jamais travailler sur un projet
sans avoir établi de devis. C’est dans le devis que vous précisez ce que vous allez faire pour
votre clients, les services, les fonctionnalités, et combien ça va lui coûter. Il est donc, plus
qu’impératif qu’il prenne connaissances de ces éléments avant de commencer.

Un des risques peut être le refus de payer après la livraison, et vous aurez fait le travail
pour rien.

54. Ne pas organiser son travail

La vie d’un entrepreneur est souvent en dents de scie : des périodes de forte charge de
travail suivi de périodes très creuses.

Pour éviter de vous retrouver submerger, il est important de savoir vous organiser, prioriser
et anticiper certaines tâches afin d’équilibrer la charge de travail sur la durée.

55. Ne pas être présent sur internet

I
Aujourd’hui être sur internet est incontournable si on veut réussir à développer son activité.
Avoir un site internet, face book, et autres réseau sociale est le premier pas incontournable
à faire pour être présent sur internet et se faire connaitre à moindre coût.

56. Ne pas respecter ses engagements

Il suffit de peu de chose pour ternir votre image et la confiance que peuvent avoir vos clients
en vous. Il faut donc faire très attention à respecter vos engagements. Lorsqu’on s’engage à
envoyer un mail, ou à faire un travail, ou tenir des délais, il faut tout faire pour y arriver. Car,
n’oubliez pas que si le réseau est le moyen le plus rapide pour se faire connaitre, c’est
également le moyen le plus rapide pour répandre un avis négatif sur vous.

57. Ne pas soigner son image

I
Il est inutile de vous dire qu’en tant que chef d’entreprise, vous véhiculez l’image de votre
entreprise. L’idée n’est pas de se mettre en costume, ou en tailleur, mais simplement de
soigner sa présentation.

Habillez-vous sans être vulgaire, ni trop rigide mais attachez-vous à être présentable en toute
circonstance. N’oubliez pas que le dicton l’habit ne fait pas le moine n’est pas valable dans le
milieu professionnel.

58. Ne pas soigner ses relations professionnelles

Quelle que soit votre relation avec votre entourage professionnel, il faut toujours rester poli
et courtois dans toutes les circonstances. Que vous refusiez un contrat, ou que vous travailliez
avec un client difficile, vous devez défendre votre position, mais en restant courtois.

59. Ne pas automatiser certaines tâches répétitives

Que ce soit pour gérer votre comptabilité, vos factures, vos devis, vos envoie de mails
massifs, il existe des centaines d’outils qui vous permettront d’automatiser ces tâches et
de gagner du temps.

Encore une fois, l’offre est très large et va des outils gratuits aux payants et quel que soit
votre budget, vous pourrez trouver votre bonheur.

60. Ne pas capitaliser sur son expérience

Nous commettons tous des erreurs, mais le plus important est de rebondir et de capitaliser
sur son expérience. C’est ce qui nous permettra de savoir, ce qui fonctionne de ce qui ne
fonctionne pas, ce qu’il faut améliorer et ce qu’il faut éviter.

VII. INSPIRATIONS

1. Faites-le avec passion ou ne le faites pas

Les plus grands entrepreneurs sont tous unanimes : vous ne ferez jamais aussi bien les choses
que si vous êtes passionné. Pour Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, il est impératif de vous
lancer dans quelque chose qui vous passionne « même si ce n’est pas dans la tendance
actuelle ». Du même avis, Biz Stone, co-fondateur de Twitter, affirme que « sans

I
engagement émotionnel dans votre démarche, l’échec est presque garanti ». Et
malheureusement, l’argent ne semble pas être une passion suffisante. « Les gens qui
cherchent des idées pour faire de l’argent ne réussissent pas aussi bien que ceux qui font ce
qu’ils aiment, » expliquait Michael Dell, le fondateur de l’entreprise du même nom.

« Si vous n’avez pas de passion et que vous êtes sain d’esprit vous arrêterez. » (Steve Jobs)

2. Trouvez une solution à un problème

C’est logique, personne ne veut d’une solution à un problème qui n’existe pas. Mais pour Paul
Graham, fondateur de Y Combinator, la majorité des startups échouent, « parce qu’elles ont
créé quelque chose que les gens ne voulaient pas acheter ». C’est donc simple, « faites

I
attention aux besoins des gens et à ce qui n’a pas été fait ». Comme le disait Russell
Simmons, fondateur du label Def Jam Records.

« Soyez la solution à un problème, pas une solution en quête d’un problème à résoudre. »
(Aaron Vidas, fondateur de Strategybox)

3. Avoir une idée c’est bien, l’exécuter c’est indispensable

Tout le monde peut avoir une idée. Mais entre l’idéation et l’action, il y a un fossé. Parfois
difficile à franchir. Walt Disney disait que pour se lancer, il fallait « arrêter de parler et
commencer à agir ». Pour Sarah Azan et Hannah Oiknine, les fondatrice de Babbler, « il ne
suffit pas d’avoir une bonne idée et un petit peu d’argent », la réussite d’un projet tient à
son exécution. Vous êtes prévenus !

« Le plus dur, c’est de commencer. » (Jack Dorsey, Twitter)

4. Entourez-vous ... et des meilleurs !

Palmer Luckey, co-fondateur d’Oculus Rift, met en garde les entrepreneurs en herbe : « Vous
ne devez pas savoir tout faire, et même si vous le pouvez, vous ne devriez pas le faire ». Mais
attention, une mauvaise équipe est l’une des causes principales derrière l’échec d’une startup.
Le co-fondateur d’Evenbrite, Renaud Visage conseille donc aux entrepreneurs de « prêter une
attention particulière aux premiers recrutements ». D’après Beth Hurley, l’ex VP Heath and
Safety de Covanta Energy, il faut également « trouver des experts dans les domaines où vous
n’êtes pas le plus fort et ne pas se sentir menacé par eux ». Encore plus

concrètement, l’investisseur de la Silicon Valley, Naval Ravikant affirme qu’il faut trouver
un associé qui dispose de ces trois caractéristiques : « beaucoup d’énergie, très intelligent, et
surtout très honnête. »

« Côtoyez des gens meilleurs que vous. » (Warren Buffet)

5. Racontez une (belle) histoire

Il est essentiel de définir les valeurs auxquelles l’entreprise adhère. Non seulement pour
la cohésion interne de l’équipe mais également vis-à-vis de l’extérieur.

A propos l’entrepreneur américain Seth Godin dit ne pas être intéressé par les chiffres mais
par le message que les entreprises transmettent. « Quelle est l’histoire que vous racontez

? ». Soignez donc votre storytelling : avant même votre produit ou votre service, vos
clients ou investisseurs prêteront attention à votre histoire.

I
« Très peu d’organisations savent réellement quelle est leur raison d’existence, leur
cause, leur croyance positive. » (Simon Sinek)

6. Parlez et acceptez les critiques

Vous avez peur qu’on vous pique votre idée ? Comme on le disait précédemment, tout le
monde a des idées mais peu de personnes les mettent vraiment à exécution. Hélène Quaniaux,
fondatrice de MeetmyJob, recommande de ne pas hésiter à demander conseil à son entourage.
Pour l’investisseur américain Chris Sacca, c’est même à qu’on reconnaît les grands leaders

: « il demandent l’opinion de toutes les personnes qu’ils rencontrent. » Marc Pincus,


président de Zynga, ne passe pas par quatre chemins et vous conseille de choisir « vos cinq
à six amis les plus intelligents » et de leur demander de jauger votre idée.

I
« Cherchez continuellement la critique car une critique sur ce que vous faites vaut de
l’or.
» (Elon Musk)

7. Mais uniquement les critiques constructives !

Mais attention à ne pas se laisser déborder par les retours. Apprenez à distinguer les critiques
constructives qui vous feront progresser et celles qui, simplement négatives, ne font que
vous décourager inutilement. Dennis Crowley, le boss de Foursquare, met en garde: « Ne
vous laissez pas distraire par les gens qui n’aiment pas votre idée. Il y a toujours des gens qui
ne l’aimeront pas ou qui pensent que cela ne marchera jamais. »

8. « Try, Fail, Fix »

Ce n’est pas grave d’échouer, c’est même fortement recommandé… Prenez donc l’échec
comme l’opportunité de développer votre résilience. Pour Céline Lazorthes à la tête de
Leetchi, pour entreprendre, il faut « ne jamais prendre non pour réponse ». Le fondateur de
Melty désormais à la tête de Fulllife, Alexandre Malsch prévient des « traversées du désert » à
venir et de l’obligation de « continuer à y croire ».

« Souvent on me demande quelles sont les erreurs à éviter, je réponds en général de ne


même pas essayer d’éviter de faire des erreurs parce que vous allez de toute façon en
faire des tonnes. » (Mark Zuckerberg)

9. Ne levez pas trop d’argent au début

Les entrepreneurs ont tendance à vouloir lever beaucoup d’argent, tout de suite. Erreur ! Pour
Renaud Visage d’Eventbrite, il est préférable de ne pas lever trop d’argent dès le départ car

« la valorisation est difficile à justifier par la suite ». Tandis que l’investisseur français, Jean-
David Chamboredon conseille d’être réaliste et crédible aux yeux des investisseurs. « Il est
plus facile de dire que l’on veut lever 300 000 euros et finalement obtenir 500 000 car les
investisseurs se révèlent motivés plutôt que faire moins que ce qui était annoncé au départ »,
explique-t-il.

10. Et enfin, soignez votre culture d’entreprise

Une fois que vous avez réuni l’équipe de rêve, comment la garder et travailler ensemble ?
Pour Florian Douetteau, cofondateur de Dataiku, il faut « recruter avant tout des gens qui
savent se parler entre eux ». Pour Jessy Bernal de Doctolib, il ne faut surtout pas négliger la
culture d’entreprise au début. « Lorsque l’équipe tient sur les doigts d’une main, faire une
réunion culture, c’est gênant. L’exercice paraît alors artificiel et il y a tellement d’autres
urgences à traiter. Pourtant, cette colonne vertébrale est capitale : c’est sur elle que va grandir

I
la structure pour tenir debout et avancer à grands pas. Définir ses valeurs signifie les
formaliser, les partager et offrir des moments collectifs à ses collaborateurs.»

11. Persévérer mais ne pas s’entêter


Dans son livres 44 astuces pour démarrer votre business, publié aux éditions Eyrolles, Alain
Fernandez donne de nombreux conseils aux personnes, comme vous, qui désirent se lancer dans
l’entrepreneuriat. Notamment, il invite l’entrepreneur à ne pas se lancer seul ou en tout cas à
savoir s’entourer de bonnes personnes et de ne pas s’entêter. S’il est important de savoir

I
défendre un projet, il est tout aussi important de pouvoir faire un pas en arrière ou de côté,
pour s’adapter, rectifier le tir. Vous devrez, lors de votre aventure entrepreneuriale, faire des
sacrifices sur de nombreuses idées auxquels vous teniez. Votre objectif doit être clair, votre
projet bien défini mais la manière d’y parvenir doit, elle, être souple et flexible. De manière
générale, il est conseillé à l’entrepreneur de faire preuve d’humilité.

12. Quelle est votre plus-value ?

C’est en définissant votre projet de la manière la plus précise et en le testant auprès de votre
public cible que vous pourrez évaluer votre plus-value et l’ajuster. Quel est votre projet, au
juste? Cette base de travail servira de tremplin pour mener à bien votre projet. Dressez une
liste des missions de votre entreprise, à quels besoins va-t-elle répondre ? Comment ? Qui est
la concurrence ? Est-ce possible de s’allier à cette concurrence si elle existe ou, au contraire,
de travailler en concurrence saine en apportant votre petite différence.

13. L’expérience personnelle, ne pas s’oublier

Malgré le conseil ci-dessus qui est de ne pas vous entêter et de bien s’entourer, il s’agit
aussi de ne pas vous oublier. Se lancer dans l’entreprenariat est une expérience personnelle
que vous devez vivre à fond, avec ses avantages et ses inconvénients mais surtout, avec
plaisir et passion. N’hésitez pas à libérer votre créativité, à vous faire confiance et à nourrir
vos qualités, les développer.

14. N’attendez-pas d’être prêt pour vous lancer

Eh tiens, en parlant de prendre des décisions : non, vous ne vous sentirez sans doute
jamais totalement prêt pour vous lancer car il y aura toujours une idée qui demande du
temps, un obstacle sur votre route… Ne soyez pas trop perfectionniste, soyez indulgent
avec vous-même, faites un choix, n’hésitez plus, lancez-vous !

15. S’entourer des bonnes personnes

L’enthousiasme de vos proches et de votre famille pour votre entreprise est stimulant, mais il
est possible qu’ils ne soient pas les mieux placés pour vous faire des retours objectifs. Or,
c’est pourtant ce dont vous avez le plus besoin au moment de lancer votre entreprise. Faites
en sorte d’obtenir des retours et des conseils de la part de personnes que vous avez identifiées
comme potentiels clients (sur des forums ou groupes Facebook spécialisés dans votre univers
par exemple) et de la part de professionnels (d’anciens collègues ou d’autres entrepreneurs
par exemple).

16. « Les optimistes sont des imbéciles heureux, quant aux pessimistes, ce sont des
imbéciles malheureux » [Link]

I
Au moment d’établir ses prévisions, il n’est pas à rappeler que les résultats espérés
n’arriveront pas de sitôt, et que sans une réserve de fonds de caisse suffisante, on ne fait
qu’accélérer son Burn Rate.

Une petite astuce consiste en multiplier para 0,5 les prévisions de bénéfice, et par 1,5
les prévisions de dépenses. Dans ce cas, la pire des réalités aura sans doute moins de
conséquences que le pire des scénarios prévus.

I
Ne pas déléguer les tâches que vous ne maîtrisez pas

On ne peut pas être expert en tout, et même si vous êtes forcément la personne qui connaît le
mieux votre entreprise et votre projet, si vous souhaitez que toutes les tâches essentielles
soient réalisées parfaitement alors vous allez devoir faire appel à des personnes qui possèdent
ces compétences. Dans ce cas, la meilleure des options qui s’offre à vous est de faire appel de
façon ponctuelle à des freelances. Il existe de nombreuses plateformes de freelance de mise
en relation entre entreprises et indépendants qui vous faciliteront la recherche de la perle rare.
Se faire confiance

Si foncer tête baissée sans prendre en compte les conseils de personnes avisées est une très
grosse erreur, le manque de confiance en vous et en votre capacité à réussir en tant
qu’entrepreneur est tout aussi problématique. Pour réussir, soyez optimiste, croyez en vos
talents, en votre projet et à votre capacité à le rendre pérenne. Prenez du recul sur tout ce
que vous avez réussi à réaliser jusqu’ici et soyez indulgent avec vous-même, car si être
critique avec soi-même permet d’avancer il faut aussi savoir reconnaître la qualité du travail
abattu.

INTRODUCTION SUR LES COMPETENCES DU 21ᵉ SIECLE

Les compétences du 21ᵉ siècle englobent un ensemble de capacités essentielles qui


permettent aux individus de s'adapter et de réussir dans un monde en constante évolution,
marqué par la globalisation, les avancées technologiques rapides et des dynamiques
économiques et sociales complexes. Ces compétences ne se limitent pas à la maîtrise des
connaissances académiques traditionnelles, mais incluent aussi des aptitudes nécessaires pour
résoudre des problèmes, collaborer efficacement et s'adapter à des environnements
diversifiés. Ces competences sont orientees sur les differents aspects : (1) Compétences en
communication : capacité à transmettre des idées efficacement dans des environnements
variés, (2) Collaboration : travailler de manière productive avec des équipes multiculturelles
et interdisciplinaires, (3) Pensée critique et résolution de problèmes : analyser des
informations complexes pour trouver des solutions innovantes (4) Créativité et innovation :
produire des idées nouvelles et utiles pour répondre aux défis modernes, (5) Culture
numérique : maîtriser les technologies de l'information, la cybersécurité et la gestion des
données.

Pourquoi sont-elles cruciales aujourd'hui ?

1
1. Transformation numérique et automatisation : Les innovations technologiques
transforment rapidement les métiers et les secteurs. Les compétences comme
l'alphabétisation numérique et la pensée critique deviennent incontournables.
2. Globalisation accrue : Dans un monde interconnecté, les compétences
interculturelles, la communication et la collaboration internationales sont cruciales.
3. Défis complexes : Les enjeux contemporains, tels que le changement climatique, les
inégalités sociales et les crises sanitaires mondiales, exigent des solutions innovantes,
basées sur la pensée critique, la créativité et le travail d'équipe.

Les grandes catégories de compétences du 21ᵉ siècle

1. Compétences cognitives :
o Pensée critique
o Résolution de problèmes complexes
o Créativité et innovation
2. Compétences interpersonnelles :
o Collaboration et travail en équipe
o Communication efficace
o Intelligence émotionnelle
3. Compétences numériques et techniques :
o Maîtrise des outils numériques
o Compétences en informatique et en analyse de données
o Adaptabilité aux nouvelles technologies
4. Compétences personnelles :
o Adaptabilité et résilience
o Apprentissage continu
o Leadership et gestion de soi

Les compétences du 21ᵉ siècle ne sont pas seulement une nécessité individuelle, mais aussi un
impératif collectif pour construire un avenir durable et inclusif.

1. MINDSET ENTREPRENEURIAL

But :

Ce chapitre sur le mindset entrepreneurial vise à développer chez les participants une
mentalité orientée vers l'initiative, l'innovation, et la création de valeur.

Résultat :

1) Développer une capacité à repérer et saisir des opportunités.


2) Acquérir des outils pour gérer les défis et surmonter les échecs.
3) Cultiver une mentalité axée sur l’innovation et la création de valeur.
4) Inspirer une confiance en soi et une persévérance dans un environnement incertain.

1) Introduction au mindset entrepreneurial

2
 Définition et importance : Qu'est-ce que le mindset entrepreneurial ? Pourquoi est-il
essentiel dans le monde actuel ?
 Caractéristiques principales :
o Orientation vers les opportunités.
o Prise de risques calculée.
o Résilience face aux échecs.
o Capacité à innover et résoudre des problèmes.

2) Auto-évaluation et découverte de soi

 Identifier son potentiel entrepreneurial :


o Points forts et zones à améliorer.
o Test de profil entrepreneurial.
 Fixation d'objectifs personnels et professionnels : Techniques pour définir des buts
clairs et réalistes.
 Cultiver une mentalité de croissance : Comprendre l'importance d'apprendre des
échecs et de chercher à s'améliorer constamment.

3) Développement des compétences clés

 Prise de décision dans l’incertitude : Comment analyser les risques et agir


rapidement.
 Pensée créative et innovation : Méthodes pour générer des idées et sortir des sentiers
battus (brainstorming, design thinking).
 Résolution de problèmes : Techniques pour surmonter les obstacles de manière
efficace.

5) Gestion des émotions et résilience

 Gestion du stress et de l’échec : Stratégies pour rester motivé et confiant face aux
défis.
 Cultiver la résilience : Techniques pour surmonter les revers et apprendre de ses
erreurs.
 Motivation intrinsèque : Trouver son "pourquoi" et rester concentré sur ses objectifs.

6) Relation avec les autres

 Networking stratégique : Construire et entretenir un réseau utile.


 Leadership entrepreneurial : Inspirer et mobiliser les autres autour d’une vision.
 Collaboration et gestion d’équipe : Encourager la créativité collective et la
coopération.

7) Pratiques pour développer le mindset entrepreneurial

 S’immerger dans des environnements stimulants : Participer à des hackathons,


conférences, ou ateliers d’innovation.

3
 Créer des habitudes d’apprentissage continu : Lire, suivre des formations, et rester
curieux.
 Adopter une mentalité de solution : Toujours se concentrer sur ce qui peut être fait
plutôt que sur les obstacles.

 Élaboration d’un plan d'action personnel :


o Quels comportements adopter immédiatement ?
o Quels outils utiliser pour mesurer ses progrès ?
 Retour d’expérience et suivi : Encourager les participants à partager leurs défis et
succès.

2. ÉDUCATION MODERNE ET APPRENTISSAGE CONTINU

Ce chapitre s’inscrit dans une perspective d’adaptabilité et d’évolution, essentielle pour


relever les défis éducatifs et professionnels du 21ᵉ siècle.

1) Approche basée sur les compétences

1. Définition et principes fondamentaux :


o L'éducation moderne privilégie les résultats pratiques, mesurés par des
compétences tangibles (résolution de problèmes, gestion de projet) plutôt que
par des diplômes.
o Elle repose sur des activités qui stimulent l’engagement actif et des
évaluations basées sur des projets réels ou des simulations.
2. Pourquoi adopter cette approche ?
o Favorise une meilleure adéquation entre l’apprentissage et les besoins du
marché du travail.
o Encourage le développement de compétences transversales telles que la
pensée critique et la collaboration.
3. Exemple d’activités :
o Création de portfolios.
o Études de cas et mises en situation.
o Ateliers pratiques axés sur des compétences spécifiques.

2) Utilisation de la technologie

1. Outils numériques dans l’apprentissage :


o Réalité augmentée (RA) et réalité virtuelle (RV) : Immersion dans des
environnements interactifs pour simuler des expériences pratiques (exemple :
formation médicale, ingénierie).
o Plateformes d’apprentissage en ligne : Coursera, edX, et Udemy proposent
des formations accessibles pour diverses compétences professionnelles.
o Intelligence artificielle (IA) : Personnalisation de l’apprentissage via des
algorithmes qui analysent les besoins spécifiques des apprenants.
2. Avantages de la technologie dans l'éducation :

4
o Accessibilité accrue pour tous, indépendamment de l'emplacement
géographique.
o Flexibilité dans les horaires d’apprentissage.
o Renforcement de l’interaction grâce à des outils collaboratifs (Zoom, Google
Classroom).
3. Activités pratiques :
o Exploration de plateformes en ligne.
o Démonstration d’applications RA/RV.
o Analyse de cas d’utilisation de l’IA en éducation.

3) Apprentissage tout au long de la vie

1. Importance de l’apprentissage continu :


o Les compétences acquises lors de la formation initiale peuvent devenir
obsolètes en raison des progrès rapides dans les domaines technologiques et
professionnels.
o Maintenir une employabilité compétitive nécessite une mise à jour constante
des connaissances.
2. Stratégies pour un apprentissage continu :
o Auto-apprentissage : Utilisation des MOOCs (Massive Open Online
Courses), podcasts, et lectures.
o Formation professionnelle : Participation à des séminaires et ateliers de
perfectionnement.
o Communautés d’apprentissage : Intégration dans des réseaux professionnels
pour échanger des connaissances.
3. Exemple d'activités pratiques :
o Identifier les compétences en demande dans le marché du travail actuel.
o Élaborer un plan personnel de développement basé sur des objectifs
professionnels.

4. TECHNOLOGIE ET DIGITALISATION

But :

Ce chapitre prépare les participants à relever les défis technologiques du 21ᵉ siècle et à
exploiter les opportunités offertes par la digitalisation.

Résultats attendus :

 Les participants sauront identifier les technologies clés à intégrer dans leurs activités.
 Ils seront capables d’utiliser des outils numériques pour collaborer, automatiser et
analyser des données.
 Ils comprendront l’impact de la blockchain et de l’IA sur les modèles économiques
modernes.

1) Automatisation et Intelligence Artificielle (IA)

1. Définition et concepts clés :

5
o Automatisation : Utilisation de systèmes pour exécuter des tâches répétitives,
permettant de gagner en productivité.
o IA : Machines capables de simuler des processus cognitifs humains tels que la
reconnaissance vocale, la prise de décision et l’apprentissage.
2. Applications pratiques :
o Automatisation des processus dans les industries manufacturières et les
services.
o Utilisation d’outils IA pour le marketing prédictif, les assistants virtuels (ex. :
chatbots), et l’analyse de données.
3. Avantages :
o Réduction des erreurs humaines.
o Efficacité accrue et réduction des coûts opérationnels.
4. Atelier pratique :
o Démonstration d’un outil IA simple comme ChatGPT ou un logiciel
d'automatisation comme Zapier.

2) Travail à distance et outils collaboratifs

1. Évolution du travail :
o Transformation des environnements de travail grâce aux outils numériques
permettant de gérer des équipes globales et de travailler de n'importe où.
2. Outils principaux :
o Zoom et Microsoft Teams : Plateformes pour les visioconférences et la
collaboration en temps réel.
o Slack : Communication d'équipe instantanée avec intégration d’applications.
o Trello et Asana : Gestion de projets collaboratifs et suivi des tâches.
3. Atelier pratique :
o Création et gestion d’un projet fictif sur Trello ou Slack.

3) Blockchain et Cryptomonnaies

1. Comprendre la blockchain :
o Technologie décentralisée utilisée pour enregistrer des transactions de manière
sécurisée et transparente.
o Principe de fonctionnement : Les données sont enregistrées sous forme de
blocs enchaînés, difficiles à falsifier.
2. Applications :
o Cryptomonnaies : Bitcoin, Ethereum et autres monnaies numériques pour les
transactions sécurisées.
o Smart contracts : Contrats auto-exécutables utilisés dans les finances, la
logistique et l’immobilier.
o Gestion des chaînes d’approvisionnement et des identités numériques.
3. Atelier pratique :
o Simulation d’une transaction en cryptomonnaies ou exploration d’un réseau
blockchain public comme Ethereum.

4) Analyse des données et Big Data

1. Importance des données :

6
o Les données sont un atout stratégique dans les entreprises modernes pour
comprendre les tendances, les comportements clients et les opportunités de
marché.
2. Outils et techniques :
o Outils d’analyse : Tableau, Power BI.
o Concepts clés : Analyse prédictive, visualisation de données, et prise de
décision basée sur les données.
3. Applications :
o Personnalisation des produits et services.
o Optimisation des campagnes marketing.
o Prévision des tendances.
4. Atelier pratique :
o Création d’une visualisation simple de données à l’aide de Google Sheets ou
Power BI.

5. DEVELOPPEMENT DURABLE ET RESPONSABILITE SOCIALE

But :

Ce chapitre vise à intégrer la durabilité et la responsabilité sociale dans la gestion des


entreprises et des projets, contribuant ainsi à une transformation globale vers un avenir
durable et équitable.

Résultats attendus :

 Les participants comprendront les principes du développement durable et leurs


applications pratiques.
 Ils sauront développer une stratégie RSE alignée avec des objectifs éthiques et
environnementaux.
 Ils seront capables de concevoir des initiatives d’autonomisation communautaire pour
un impact positif.

1) Pratiques écologiques et durabilité

1. Principes du développement durable :


o Satisfaction des besoins présents sans compromettre ceux des générations
futures.
o Équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale.
2. Pratiques durables en entreprise :
o Économie circulaire : Réduction, réutilisation et recyclage des ressources
pour minimiser les déchets.
o Transition énergétique : Adoption de sources d'énergie renouvelables.
o Gestion des ressources : Utilisation responsable de l'eau, des matières
premières et optimisation de la chaîne logistique.
3. Exemple d'application :

7
o Mise en œuvre d’un programme zéro déchet ou adoption de packaging
biodégradable.
4. Activité pratique :
o Réalisation d’un audit environnemental fictif pour identifier des solutions
durables.

2) Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

1. Définition et importance :
o La RSE désigne les pratiques d’affaires qui intègrent des préoccupations
sociales, environnementales et économiques dans les stratégies et opérations
de l'entreprise.
o Favorise une image positive de l’entreprise et contribue à la durabilité globale.
2. Principaux domaines de la RSE :
o Dimension environnementale : Réduction de l’empreinte carbone, protection
des écosystèmes.
o Dimension sociale : Garantir des conditions de travail équitables et
promouvoir la diversité.
o Gouvernance : Transparence et éthique dans la gestion.
3. Exemples d'initiatives :
o Soutien à des programmes locaux (éducation, santé).
o Participation à des certifications comme ISO 14001 (gestion
environnementale).
4. Atelier pratique :
o Élaboration d’une charte RSE pour une entreprise fictive.

5. LEADERSHIP ADAPTATIF ET INCLUSION

But :

Ce chapitre permettra aux participants de développer les compétences nécessaires pour


diriger avec efficacité et empathie dans un monde de plus en plus globalisé et interconnecté

Le leadership inclusif vise à créer un environnement où chaque individu se sent valorisé,


respecté et capable de contribuer pleinement à l’organisation, indépendamment de son sexe,
de sa race, de sa religion, de son orientation sexuelle, ou de toute autre caractéristique
personnelle.

Résultats :

1. Comprendre l'importance du leadership adaptatif dans un environnement de travail en


constante évolution.
2. Promouvoir l’inclusion et la diversité au sein des organisations.
3. Développer des compétences en gestion du changement et en intelligence
émotionnelle pour améliorer les relations au sein de l'équipe et l'efficacité
organisationnelle.

8
Introduction :

Le leadership adaptatif et inclusif est essentiel dans le contexte actuel, marqué par un
environnement économique et social en constante évolution. En combinant les principes
du leadership inclusif, la gestion du changement et l’intelligence émotionnelle, un leader
entrepreneurial peut non seulement réussir à s'adapter aux défis, mais aussi à créer une
culture organisationnelle respectueuse et dynamique qui valorise la diversité et soutient le
bien-être de chaque individu

1) Principes clés :

1. Diversité et égalité des chances : Promouvoir la diversité au sein des équipes en


s’assurant que chaque individu a les mêmes opportunités de croissance et de réussite.
2. Respect et écoute active : Un leader inclusif doit être attentif aux besoins de chaque
membre de l'équipe et favoriser un environnement ouvert et respectueux.
3. Création d'une culture d'inclusion : Mettre en place des pratiques qui favorisent la
participation active de toutes les parties prenantes, en intégrant des perspectives
variées dans la prise de décision.

Exemple :

 Recrutement équitable : Mettre en place des processus de recrutement qui favorisent


la diversité et garantissent l’égalité des chances pour tous les candidats, quel que soit
leur profil.

2) Gestion du Changement

Le leadership adaptatif implique la capacité de guider une équipe à travers des périodes
d'incertitude et de transition. Cela requiert des compétences spécifiques pour gérer le
changement, motiver les employés et assurer une transition en douceur.

Points clés :

1. Anticipation et planification : Prévoir les changements et les préparer à l’avance


pour limiter les résistances et maximiser l'acceptation.
2. Communication claire : Un leader doit expliquer clairement les raisons du
changement et ses bénéfices, en encourageant un dialogue ouvert avec l'équipe.
3. Soutien et accompagnement : Accompagner les employés tout au long du processus
de changement en offrant des ressources et un soutien émotionnel.
4. Flexibilité : Le leadership adaptatif exige une grande flexibilité pour ajuster les
stratégies en fonction des nouvelles informations ou défis qui apparaissent.

Exemple :

9
 Transformation numérique : Accompagner une équipe dans l’adoption d’un nouvel
outil technologique, en fournissant des formations et en ajustant les processus de
travail en fonction des retours d’expérience.

3) Intelligence Émotionnelle

L’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité à reconnaître, comprendre et gérer ses


propres émotions, ainsi que celles des autres. Elle joue un rôle essentiel dans la gestion des
relations interpersonnelles et l'amélioration de la collaboration au sein d'une équipe.

Composantes clés de l'intelligence émotionnelle :

1. Conscience de soi : Comprendre ses propres émotions et leur impact sur ses pensées
et comportements.
2. Régulation émotionnelle : Gérer ses émotions, surtout dans des situations stressantes,
pour ne pas laisser les émotions négatives affecter la prise de décision.
3. Empathie : Capacité à comprendre les émotions des autres et à réagir de manière
appropriée pour améliorer les relations interpersonnelles.
4. Compétences sociales : Utilisation des compétences interpersonnelles pour gérer les
conflits, motiver les membres de l'équipe et renforcer la collaboration.

Exemple :

 Gestion du stress : Utiliser des techniques de régulation émotionnelle pour maintenir


son calme et celui de son équipe lors d'une période de crise ou de changement majeur.

4) Pratiques de simulation de Gestion du Changement Inclusif

Objectifs de l'activité :

 Expérimenter le leadership adaptatif dans un contexte de changement.


 Mettre en pratique des compétences d'inclusion et de gestion des émotions pour gérer
une équipe en période de transition.

Étapes :

1. Scenario de changement : Créer un scénario où une organisation subit une


transformation importante, comme l'intégration d'un nouvel outil numérique ou une
restructuration.
2. Rôle des participants : Les participants sont divisés en groupes représentant
différentes parties prenantes (employés, managers, etc.) et doivent réagir aux
changements en fonction de leur rôle.
3. Gestion émotionnelle : Chaque groupe doit identifier et gérer les émotions
potentielles qui surgissent pendant le processus de changement.
4. Retour et évaluation : Après la simulation, les participants échangent sur les
décisions prises, les émotions ressenties et les actions qui ont permis de gérer le
changement de manière inclusive et positive.

10
6. LEADERSHIP ENTREPRNEURIAL

But :

Ce module offre aux participants les clés pour devenir des leaders agiles, inspirants et
résilients dans le domaine entrepreneurial

Résultats :
1. Comprendre les concepts clés du leadership entrepreneurial.

1. Développer des compétences en leadership adaptées à l’environnement dynamique et


exigeant des entrepreneurs.
2. Appliquer les principes du leadership pour inspirer, motiver et guider une équipe vers
le succès entrepreneurial.

1) Définition et Principes du Leadership Entrepreneurial

Le leadership entrepreneurial désigne la capacité d’un entrepreneur à influencer, guider et


inspirer les autres pour atteindre les objectifs d’une entreprise ou d’un projet.

Le leadership entrepreneurial est essentiel pour naviguer avec succès dans l'environnement
complexe des affaires modernes. Les leaders doivent non seulement être visionnaires, mais
aussi capables de gérer une équipe dynamique et de stimuler l'innovation. Ce module vise à
préparer les participants à devenir des leaders capables de guider leurs entreprises vers la
réussite tout en relevant les défis du marché

Ce type de leadership est caractérisé par la prise de décision rapide, la capacité à naviguer
dans l'incertitude, et la recherche constante d’opportunités.

Principes clés :

1. Vision stratégique : Le leader entrepreneurial doit être capable de définir une vision
claire et inspirante pour son entreprise.
2. Prise de décision audacieuse : Un entrepreneur leader doit prendre des décisions
parfois risquées mais calculées, avec une capacité à s’adapter rapidement.
3. Innovation : Le leadership entrepreneurial repose sur la créativité et l'innovation
constantes pour résoudre des problèmes et se différencier sur le marché.
4. Communication : Un bon leader entrepreneurial doit être un excellent
communicateur, capable de motiver son équipe et de gérer les parties prenantes.

2) Compétences Clés du Leadership Entrepreneurial

1. Compétences décisionnelles :
o Capacité à prendre des décisions rapides et efficaces même avec des
informations incomplètes.
o Gestion du risque, capacité à anticiper et à se préparer à l'incertitude.

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2. Inspiration et Motivation :
o Un leader entrepreneurial doit inspirer confiance et motiver son équipe par
l'exemple, en communiquant des objectifs clairs et en impliquant les autres
dans le processus de décision.
o Techniques de motivation, telles que la reconnaissance des performances et la
stimulation de la collaboration.
3. Créativité et Innovation :
o Encourager l’innovation au sein de l’équipe et ne pas avoir peur d’essayer de
nouvelles idées, même si elles peuvent sembler audacieuses.
4. Capacité d’adaptation et gestion du changement :
o Le leadership entrepreneurial nécessite une grande flexibilité face à
l’évolution rapide du marché et des technologies.
5. Gestion du temps et des priorités :
o Savoir prioriser les actions critiques et gérer efficacement son temps et celui
de son équipe.

3) Styles de Leadership dans l’Entrepreneuriat

Les entrepreneurs peuvent adopter différents styles de leadership en fonction de leur


personnalité et de la culture de l'entreprise. Quelques styles courants :

1. Leadership visionnaire : Le leader présente une vision audacieuse et inspire l’équipe


à travailler vers des objectifs ambitieux.
2. Leadership transformationnel : Le leader cherche à transformer son équipe en
développant ses compétences, en soutenant la croissance personnelle et en
encourageant l'innovation.
3. Leadership démocratique : Le leader implique son équipe dans les prises de
décisions, créant un environnement collaboratif.
4. Leadership autocratique : Plus directive, ce style est souvent adopté dans des
situations de crise où des décisions rapides et fermes sont nécessaires.

4) Développement du Leadership Entrepreneurial

1. Apprentissage et expérience : Le leadership entrepreneurial s'affine avec


l'expérience. Participer à des mentorats, lire des livres sur le leadership et échanger
avec d'autres entrepreneurs sont des moyens de développer des compétences de
leadership.
2. Feedback constructif : Rechercher régulièrement des retours sur sa performance en
tant que leader et travailler à améliorer ses points faibles.
3. Coaching et Mentorat : Chercher un mentor ou un coach pour guider son
développement personnel et professionnel. Les mentors jouent un rôle crucial en
fournissant des conseils pratiques et en aidant à surmonter les défis.
4. Gestion des échecs : Un bon leader entrepreneurial doit savoir gérer les échecs et en
tirer des leçons. Cela aide à maintenir la résilience et à rester motivé face aux
obstacles.

5) Pratiques de développement d’un Plan de Leadership.

12
Étapes :

1. Analyse personnelle : Évaluer son propre style de leadership, ses forces et ses
faiblesses.
2. Création d'un plan d’action : Développer une stratégie de leadership pour une
entreprise fictive en utilisant des exemples réels et des principes de leadership
adaptés.
3. Simulations de leadership : Organiser des simulations où les participants jouent des
rôles de leaders et de membres d'équipe pour résoudre des problèmes complexes.

9. SANTE MENTALE ET BIEN-ETRE


Introduction :

Maintenir une bonne santé mentale est essentiel pour un bien-être durable, aussi bien pour les
individus que pour les entreprises.

But :

Ce chapitre fournit les outils nécessaires pour gérer le stress, prévenir le burnout et créer un
environnement de travail équilibré, favorisant ainsi la productivité et la satisfaction des
employés

Résultats :

1. Sensibiliser à l'importance de la santé mentale : Mettre en lumière l'impact de la santé


mentale sur la productivité, le bien-être personnel et l’environnement de travail.
2. Fournir des outils pour la gestion du stress : Introduire des pratiques comme la
mindfulness pour réduire l'anxiété et améliorer la concentration.
3. Promouvoir un équilibre sain entre la vie professionnelle et personnelle pour prévenir
l'épuisement et favoriser une meilleure qualité de vie.

1) Pratiques de Mindfulness

Les pratiques de mindfulness (pleine conscience) aident à augmenter la capacité de


concentration, de gestion du stress et de régulation émotionnelle, essentielles pour maintenir
un bien-être mental.

Composantes clés :

1. Méditation : Techniques simples de méditation peuvent être appliquées


quotidiennement pour réduire le stress et améliorer la clarté mentale. Par exemple, la
respiration profonde ou la visualisation peuvent être des exercices efficaces.
2. Pleine conscience : Vivre l'instant présent, en portant attention à ses pensées et
sensations sans jugement. Cela aide à se détacher du stress lié aux préoccupations du
passé ou du futur.

13
3. Séances régulières : La pratique régulière (par exemple, 10 à 15 minutes par jour)
permet d'augmenter la résilience au stress et de maintenir une stabilité émotionnelle.

Exemple :

 Méditation guidée : Utilisation d’applications comme Headspace ou Calm pour


guider les employés dans des sessions de pleine conscience au travail.

2) Équilibre Vie Professionnelle/Vie Personnelle

Un équilibre sain entre vie professionnelle et personnelle est essentiel pour prévenir le
burnout et améliorer la satisfaction au travail.

Points clés :

1. Politiques de flexibilité : Permettre aux employés d'ajuster leurs horaires de travail


ou d'opter pour des modes de travail hybrides (télétravail, travail flexible) pour
répondre à leurs besoins personnels.
2. Temps de récupération : Encourager des pauses régulières pendant la journée et des
congés suffisants pour garantir que les employés se ressourcent.
3. Soutien organisationnel : Créer une culture d'entreprise qui valorise la santé mentale
en mettant en place des ressources comme le soutien psychologique, des espaces de
détente, et des initiatives de bien-être au travail.

Exemple :

 Programme de télétravail flexible : De nombreuses entreprises, comme Google et


Slack, offrent des programmes de travail à distance et des horaires flexibles pour
mieux s'adapter aux besoins de leurs employés, favorisant ainsi un meilleur équilibre
entre travail et vie personnelle.

3) Prévention du Burnout

Le burnout est un épuisement émotionnel, mental et physique, souvent dû à des exigences


professionnelles excessives. La prévention passe par la gestion de la charge de travail et la
création d’un environnement de travail équilibré.

Stratégies de prévention :

1. Création d’un environnement de travail sain : Favoriser des relations positives


entre les employés et les managers, garantir un environnement de travail respectueux,
et promouvoir l’égalité des chances et l’inclusion.
2. Fixation de limites claires : Encourager les employés à définir des limites entre leur
vie professionnelle et personnelle, en évitant, par exemple, de répondre aux emails en
dehors des heures de travail.
3. Soutien émotionnel : Offrir un soutien psychologique aux employés pour les aider à
gérer les pressions du travail. Cela peut inclure des séances de coaching ou des
programmes d’accompagnement personnel.

14
Exemple :

 Formation à la gestion du stress : Des entreprises comme Johnson & Johnson


proposent des formations sur la gestion du stress et des programmes de soutien
psychologique pour prévenir le burnout.

4) Pratique : Atelier sur la Gestion du Stress

1. Exercice de relaxation : Animer un atelier de relaxation guidée en utilisant des


techniques de respiration et de visualisation pour réduire l'anxiété.
2. Planification du bien-être : Demander aux participants de créer un plan personnel
pour maintenir un équilibre entre travail et vie personnelle, en incluant des pauses
régulières et des activités relaxantes.

10. INNOVATION ET ENTREPRENEURIAT

 Design thinking : méthode centrée sur l’utilisateur pour résoudre des problèmes
complexes.
 Lean startup : approche itérative pour développer des entreprises avec des ressources
limitées.
 Entrepreneuriat social : création d'entreprises ayant un impact positif sur la société
et l’environnement.

11. CONNECTIVITE ET GLOBALISATION


Introduction
La connectivité et la globalisation redéfinissent les modes de communication, de commerce
et de coopération internationale. La maîtrise des compétences numériques et la
compréhension des enjeux de la globalisation sont essentielles pour réussir dans un
environnement de plus en plus interconnecté. Ce module permet aux participants de
développer une vision globale et de s’adapter aux défis du monde numérique tout en
favorisant une collaboration plus inclusive et durable
But :
Ce chapitre offre une compréhension approfondie de l'impact de la connectivité numérique et
de la globalisation, tout en permettant aux participants de s’équiper pour naviguer
efficacement dans ce monde interconnecté.

Résultats:
1. Explorer l'impact de la connectivité globale sur les modèles économiques et sociaux.

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2. Comprendre les opportunités offertes par la digitalisation et la mondialisation.
3. Développer des compétences pour opérer efficacement dans un environnement
globalisé grâce à la technologie et la diplomatie numérique.

1) Culture Globale
La culture globale fait référence à l'émergence de valeurs, de pratiques et de normes
communes qui transcendent les frontières nationales, notamment grâce à la connectivité
numérique.
Principes clés :
1. Adaptabilité interculturelle : L'adaptabilité culturelle devient essentielle pour réussir
dans des environnements diversifiés, avec la nécessité de comprendre et respecter les
différences culturelles.
2. Collaboration internationale : Une capacité accrue à travailler en équipe avec des
personnes de différentes cultures, en utilisant des outils numériques pour faciliter la
communication et la coopération.
3. Compétences transversales : Les compétences nécessaires incluent la flexibilité,
l'ouverture d'esprit, la communication interculturelle et la gestion des conflits dans des
équipes multiculturelles.
Exemple :
 Équipes multiculturelles : Les entreprises multinationales privilégient de plus en
plus la formation de travailleurs capables de collaborer au sein d'équipes
interculturelles pour mieux s'adapter à des marchés diversifiés.

2) Commerce Électronique
Le commerce électronique représente une transformation importante du paysage
commercial, permettant aux entreprises d'atteindre une audience mondiale à travers des
plateformes en ligne.
Points clés :
1. Modèles d'affaires en ligne : Le passage au commerce électronique permet de
réduire les barrières géographiques et de toucher une clientèle mondiale. Cela inclut la
vente de produits, services, et la mise en place de modèles d'abonnement.
2. E-commerce mobile : L'augmentation des achats via des appareils mobiles rend le
commerce électronique plus accessible et pratique.
3. Personnalisation de l'expérience client : Utilisation des technologies pour offrir une
expérience personnalisée à l'utilisateur, grâce à l’analyse des données de
comportement d'achat.
Exemple :
 Amazon : Un exemple de réussite du commerce électronique où des millions de
produits sont vendus à une échelle mondiale, et où la personnalisation de l'expérience
client grâce à l'IA est au cœur de leur stratégie.

3) Diplomatie Numérique
La diplomatie numérique désigne l'utilisation des technologies numériques pour faciliter les
relations internationales et les échanges diplomatiques.

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Points clés :
1. Plateformes numériques et diplomatie : Utilisation des réseaux sociaux, des forums
en ligne et des sites web gouvernementaux pour promouvoir les politiques étrangères
et renforcer les relations internationales.
2. Renforcement de la collaboration : La diplomatie numérique permet aux
gouvernements et aux organisations internationales de mieux collaborer sur des
problématiques mondiales comme le changement climatique, la santé publique et la
paix.
3. Accès à l’information : En rendant les informations plus accessibles, les
gouvernements et les institutions internationales peuvent atteindre un plus grand
nombre de citoyens et d'acteurs à travers le monde.
Exemple :
 Les Nations Unies et les réseaux sociaux : La présence active des Nations Unies sur
les réseaux sociaux pour sensibiliser le public mondial aux questions de sécurité
internationale et de droits de l'homme.

4) Pratique : Simulation de Commerce Électronique et Diplomatie Numérique


Objectifs de l'activité :
 Appliquer les principes du commerce électronique et de la diplomatie numérique dans
un environnement simulé.
 Identifier les défis et opportunités dans un monde globalisé à travers des outils
numériques.
Étapes :
1. Création d’un site e-commerce : Les participants sont divisés en groupes et doivent
créer une stratégie de vente en ligne pour un produit fictif, en utilisant des outils
numériques et en prenant en compte une clientèle mondiale.
2. Simulation de diplomatie numérique : Chaque groupe représente un pays ou une
organisation internationale et doit négocier un traité virtuel en utilisant des outils
numériques de collaboration en ligne.
3. Retour et évaluation : Les groupes partagent leur stratégie et les défis rencontrés, en
discutant des moyens d'optimiser leur utilisation de la connectivité numérique pour
améliorer leurs opérations commerciales et diplomatiques.

12. PITCH ELEVATOR

1. Introduction

Le module de préparation au pitch est conçu pour aider les entrepreneurs à présenter
efficacement leurs projets à des investisseurs, partenaires ou parties prenantes. Il combine des

17
techniques de communication, de structuration du contenu et de gestion du stress pour
maximiser l'impact d'une présentation.

Un elevator pitch, ou un argumentaire éclair, est un exercice de communication orale qui


consiste à se présenter et mettre en valeur son projet face à un partenaire ou investisseur
potentiel, situé à un niveau hiérarchique plus élevé que soi et dont le temps est compté.

L'expression réfère à la très courte durée de l'intervention : il faut que l'intervention puisse se
faire au cours d'un déplacement dans un ascenseur.

Dans un monde où le temps est précieux, l'elevator pitch est un outil indispensable pour
réseauter, vendre des produits ou des services et lors d’un interview d’embauche.

 Réseauter: Lors d'événements professionnels, vous pouvez rapidement présenter


votre projet à de potentiels partenaires ou investisseurs.

 Vendre un produit ou un service: Vous pouvez convaincre un client potentiel en


quelques secondes.
 Se présenter lors d'un entretien d'embauche: Vous pouvez mettre en avant vos
compétences et vos expériences de manière efficace.

Dans le milieu des startups, le pitch est un format très courant qui consiste pour un
entrepreneur à présenter rapidement son projet à un investisseur ou à un business angel pour
le convaincre d'investir. La qualité d'une idée est alors jugée d'après celle du pitch, et aussi à
partir de rapides questions destinées à éliminer rapidement les équipes faibles ou les
mauvaises idées.

Venu des Etats-Unis, le concept de Pitch repose sur l’idée de pouvoir réaliser une
présentation minute à un décideur, le temps d'un trajet en ascenseur ! Ce programme de
formation pitch elevator vous permettra d'appréhender les techniques de rédaction de son
message et de travailler sa présentation à l’oral. Organisée sous forme d'atelier pratique, notre
formation à l’art du Pitch capitalisera sur un rendu opérationnel. Les exercices et les mises en
situation seront de précieux atouts pour apprendre à capter l’attention et convaincre ses
interlocuteurs.

Objectifs pédagogiques de la formation sur le Pitch elevator

 Comprendre le principe du pitch elevator


 Savoir préparer son intervention et structurer sa prise de parole
 Identifier les points à aborder tout en privilégiant un discours fluide sans
l’appauvrir, développer son esprit de synthèse
 Intégrer les fondamentaux de la synchronisation avec son public : adapter son
discours à son auditoire, déterminer des arguments forts et percutants pour «
vendre » ou faire adhérer.

Contenu du module

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1) Compréhension du concept
2) Prise de parole en public
3) Construire son Pitch Elevator et préparer sa prise de parole
4) Savoir mettre en scène votre pitch Elevator et votre présentation
5) Comprendre les parties essentielles de sa présentation

2. COMPRÉHENSION DU CONCEPT : PITCH ELEVATOR

Un pitch est une brève description d'une idée, d'un produit ou d'une entreprise qui
explique le concept de manière à ce que tout auditeur puisse le comprendre dans un court
laps de temps. Cette description explique généralement à qui est destinée la chose, à quoi
elle sert, pourquoi elle est nécessaire et comment elle sera réalisée.

Lorsqu'elle explique une personne individuelle, la description explique généralement ses


compétences et ses objectifs, et pourquoi elle serait une personne productive et bénéfique
à avoir dans une équipe ou au sein d'une entreprise ou d'un projet. Un argumentaire éclair
ne doit pas nécessairement inclure tous ces éléments, mais il explique généralement au
moins ce qu'est l'idée, le produit, l'entreprise ou la personne et leur valeur.

 Le pitch :
o Présentation concise : un résumé rapide et persuasif d’une idée ou d’un
projet. C’est aussi un point de vue choisi pour présenter une histoire ou une
idée.
o Pitch elevator : ou argumentaire éclair en français, est une présentation
concise et percutante que vous pouvez livrer en l'espace d'un trajet en
ascenseur, soit environ 30 secondes à 1 minute. L'objectif est de capter
l'attention de votre interlocuteur et de lui donner envie d'en savoir plus sur
vous, votre projet ou votre entreprise.

 Structure d’un pitch elevator efficace:


o L'accroche: Une phrase qui interpelle et suscite la curiosité.
o Le problème: Quel problème votre produit ou service résout-il ?
o La solution: Quelle est votre solution à ce problème ?
o Les bénéfices: Quels sont les avantages pour l'utilisateur ?
o L'appel à l'action: Qu'est-ce que vous voulez que votre interlocuteur fasse
ensuite ?

Exemples: la bierre locale du Burundi

Pour un investisseur :

19
"Vous cherchez un marché en croissance en Afrique ? Le Burundi offre un potentiel
énorme pour les boissons. Notre bière locale, brassée avec des ingrédients locaux
dont le Sorgho, et les bananes, avec les saveurs uniques Fruitée et maltée ; avec les
certifications Bio et équitable ; Elle répond à une demande croissante de produits
authentiques. En investissant dans notre brasserie, vous soutenez l'économie locale
tout en bénéficiant d'un retour sur investissement prometteur grâce à un marché en
expansion."

Pour un touriste :

"Découvrez le véritable goût du Burundi ! Notre bière locale est bien plus qu'une
simple boisson, c'est une expérience culturelle. Brassée avec des céréales locales, elle
reflète les traditions et le savoir-faire de notre pays. Dégustez-la dans un cadre
authentique et imprégnez-vous de l'atmosphère conviviale des bars locaux."

Pour un partenaire commercial :

"Vous souhaitez développer votre réseau en Afrique ? Collaborons pour promouvoir


la bière locale du Burundi sur le marché international. Nous offrons une bière de
qualité, produite de manière durable, avec un potentiel d'exportation important.
Ensemble, nous pouvons faire découvrir au monde entier les richesses gustatives de
notre pays."

Pour un tourisme gastronomique :

"Le Burundi, c'est bien plus que des paysages à couper le souffle. C'est aussi une
destination gastronomique en devenir. Notre bière locale, brassée artisanalement selon
des recettes ancestrales, est un incontournable pour les amateurs de saveurs
authentiques. En la dégustant, vous embarquez pour un voyage gustatif au cœur de
notre culture. Imaginez-vous savourer une bière fraîche tout en admirant le lac
Tanganyika. Une expérience inoubliable vous attend !"

3. PRISE DE PAROLE EN PUBLIC

Apprendre à prendre la parole en public est une compétence précieuse qui peut vous ouvrir de
nombreuses portes. Voici quelques conseils pour vous aider à progresser :

 Pratique régulière:
o Parlez en toutes occasions: Profitez de chaque opportunité pour vous
exprimer, même en petit comité.
o Entraînez-vous devant un miroir: Observez votre langage corporel et
votre expression faciale.
o Enregistrez-vous: Écoutez vos enregistrements pour identifier vos points
forts et vos axes d'amélioration.
 Préparation minutieuse:

20
o Connaissez votre sujet: Plus vous maîtrisez votre sujet, plus vous serez à
l'aise.
o Structurez votre discours: Utilisez une introduction accrocheuse, un
développement clair et une conclusion percutante.
o Utilisez des supports visuels: Des slides bien conçus peuvent rendre votre
présentation plus dynamique et facile à suivre.
 Gestion du stress:
o Respirez profondément: La respiration est un outil puissant pour gérer le
stress.
o Visualisez la réussite: Imaginez-vous en train de délivrer un discours
réussi.
o Détendez-vous: Avant de prendre la parole, faites quelques exercices de
relaxation.
 Techniques de communication:
o Variez votre voix: Modulez votre ton et votre volume pour maintenir
l'attention de votre audience.
o Utilisez un langage simple et clair: Évitez le jargon et les phrases trop
longues.
o Regardez votre public: Le contact visuel est essentiel pour créer un lien
avec votre audience.

4. CONSTRUIRE SON PITCH ELEVATOR ET PRÉPARER SA PRISE DE


PAROLE

 Capitaliser sur les conditions de son intervention


o Qui sera mon auditoire ?
o Quel est l’objet de mon intervention ?
 Identifier les éléments clés de mon intervention et ses objectifs
 Définir un angle d’approche en fonction de son public, de leurs attentes et des
enjeux
 Structurer son discours en faisant preuve d’esprit de synthèse
o Cerner les points essentiels
o Anticiper sa présentation en illustrant son discours avec des images ou des
exemples
o Préférez les phrases courtes et un vocabulaire adapté

5. SAVOIR METTRE EN SCÈNE VOTRE PITCH ELEVATOR ET VOTRE


PRÉSENTATION

 Retour sur les fondamentaux de la prise de parole : la communication non verbale


 Caler son rythme, son intonation et sa voix en fonction du lieu ou du public
 Développer une présentation synchronisée
o Savoir faire preuve d’écoute pour mieux s’adapter : Focus sur l’écoute active

21
o Synchroniser son vocabulaire et son style pour séduire votre auditoire
o S’adapter aux imprévus : perturbation, perturbateur ou autres désagréments

6. Canevas d’un pitch

Voici une proposition de présentation PowerPoint pour un pitch réussi d'une startup
cherchant à lever des fonds. J'ai structuré chaque diapositive avec un titre, du contenu sous
forme de puces et des notes de présentation détaillées. N'hésitez pas à adapter cette
proposition en fonction de votre startup et de votre public cible.

Diapositive 1 : Titre

 Titre : Révolutionnez votre [marché cible] avec [nom de votre produit/service]


 Image : Une image percutante et visuelle de votre produit/service en action
 Notes :

Bonsoir/Bonjour à tous. Je suis [votre nom], fondateur/fondatrice de [nom de


votre startup]. Nous sommes ravis de vous présenter aujourd'hui [nom de votre
produit/service], une solution innovante qui va révolutionner le secteur du
[marché cible].

Diapositive 2 : Le Problème

 Titre : Un problème qui nous tient à cœur


 Image : Une illustration du problème que votre produit résout (ex : une ampoule qui
ne fonctionne pas, un engrenage cassé)
 Puces :
o [Problème 1] : [Description détaillée du problème]
o [Problème 2] : [Description détaillée du problème]
o [Problème 3] : [Description détaillée du problème]
 Notes :

Comme vous le savez tous, [marché cible] est confronté à plusieurs défis
majeurs. Le principal problème est [Problème 1]. De plus, [Problème 2] et
[Problème 3] viennent aggraver la situation. Ces problèmes ont un impact
significatif sur [conséquences du problème].

Diapositive 3 : Notre Solution

 Titre : La solution innovante qui change tout


 Image : Une image de votre produit/service en action, mettant en évidence ses
avantages
 Puces :
o [Fonctionnalité 1] : [Description détaillée de la fonctionnalité]
o [Fonctionnalité 2] : [Description détaillée de la fonctionnalité]

22
o [Fonctionnalité 3] : [Description détaillée de la fonctionnalité]
 Notes :

C'est là qu'intervient [nom de votre produit/service]. Notre solution innovante


offre une réponse efficace à ces problèmes. Grâce à [Fonctionnalité 1],
[Fonctionnalité 2] et [Fonctionnalité 3], nous permettons à nos clients de
[bénéfices pour le client].

Diapositive 4 : Le Marché

 Titre : Un marché en pleine croissance


 Image : Un graphique illustrant la croissance du marché
 Puces :
o Taille du marché : [chiffres clés]
o Taux de croissance annuel : [chiffres clés]
o Principaux acteurs : [liste des principaux concurrents]
 Notes :

Le marché du [marché cible] est en pleine expansion. Avec un taux de


croissance annuel de [chiffres clés], il représente aujourd'hui un marché de
[chiffres clés]. Les principaux acteurs de ce marché sont [liste des principaux
concurrents].

Diapositive 5 : Notre Modèle Économique

 Titre : Un modèle économique solide et durable


 Image : Un schéma simple de votre modèle économique
 Puces :
o Sources de revenus : [liste des différentes sources de revenus]
o Structure des coûts : [liste des principaux postes de dépenses]
o Marge bénéficiaire : [chiffres clés]
 Notes :

Notre modèle économique est basé sur [description du modèle]. Nous


générons des revenus grâce à [Sources de revenus]. Nos principaux coûts sont
liés à [Structure des coûts]. Nous estimons une marge bénéficiaire de [chiffre
clé].

Diapositive 6 : L'Équipe

 Titre : Une équipe passionnée et expérimentée


 Image : Une photo de votre équipe
 Puces :

23
o [Nom et titre de chaque membre de l'équipe] : [Brève description de leur
expérience et de leurs compétences]
 Notes :

Notre équipe est composée de professionnels expérimentés et passionnés par


[votre secteur]. Chacun d'entre nous apporte ses compétences uniques à ce
projet.

Diapositive 7 : Les Prochaines Étapes

 Titre : Nos objectifs et notre vision


 Image : Une illustration de vos objectifs futurs
 Puces :
o [Objectif 1] : [Description détaillée de l'objectif]
o [Objectif 2] : [Description détaillée de l'objectif]
o [Objectif 3] : [Description détaillée de l'objectif]
 Notes :

Nos objectifs sont clairs : [Objectif 1], [Objectif 2] et [Objectif 3]. Nous
sommes convaincus que grâce à votre soutien, nous atteindrons ces objectifs et
deviendrons le leader du marché du [marché cible].

Diapositive 8 : Appel à l'investissement

 Titre : Rejoignez-nous dans cette aventure


 Image : Une image forte et inspirante
 Puces :
o Montant à lever : [chiffre clé]
o Utilisation des fonds : [liste des utilisations prévues des fonds]
 Notes :

Pour atteindre nos objectifs, nous avons besoin de votre soutien financier.
Nous levons actuellement [montant à lever] qui sera utilisé pour [utilisation
des fonds].

Diapositive 9 : Merci

 Titre : Merci
 Image : Votre logo
 Puces :
o Coordonnées : [votre email, votre téléphone, votre site web]
o Réseaux sociaux : [liens vers vos profils sur les réseaux sociaux]
 Notes :

24
Je vous remercie de votre attention. N'hésitez pas à me contacter si vous avez
des questions.

Conseils supplémentaires :

Personnalisez votre présentation : Adaptez les contenus et les visuels à votre startup et à
votre public cible.

Soyez concis et clair : Évitez les termes trop techniques et les phrases trop longues.

Utilisez des visuels de qualité : Les images et les graphiques doivent être clairs et attrayants.

Entraînez-vous : Répétez votre présentation plusieurs fois pour être à l'aise et fluide.

Soyez passionné : Transmettez votre enthousiasme pour votre projet.

Example :

Présentation : L'Urwagwa, une bière locale burundaise à découvrir

Diapositive 1 : Titre : L'Urwagwa, un trésor liquide du Burundi

 Image: Une calebasse traditionnelle remplie d'Urwagwa, entourée de bananes


mûres.
 Contenu:
o L'Urwagwa, une bière de banane traditionnelle, est bien plus qu'une simple
boisson au Burundi.
o Elle est au cœur de la culture et des traditions du pays.

Notes orales: "Bonjour à tous ! Aujourd'hui, nous allons partir à la découverte d'un joyau
de notre patrimoine culturel : l'Urwagwa. Cette bière de banane, brassée selon des
méthodes ancestrales, est bien plus qu'une simple boisson. Elle est le reflet de notre
histoire, de nos coutumes et de notre art de vivre."

Diapositive 2 : Titre : Histoire de l'Urwagwa

 Image: Une fresque ou une peinture représentant une scène de brassage traditionnel
de l'Urwagwa.
 Contenu:
o Racines ancestrales : L'Urwagwa est brassée depuis des siècles au Burundi.
o Boisson des rois : Elle était réservée à l'élite et servait lors des cérémonies
importantes.
o Transmission orale : Les recettes et les techniques de brassage se
transmettent de génération en génération par voie orale.

Notes orales: "Les origines de l'Urwagwa se perdent dans la nuit des temps. Cette bière
était considérée comme un don des dieux et était réservée aux rois et aux grands
dignitaires. Aujourd'hui encore, elle est au cœur de nombreuses célébrations et

25
rassemblements familiaux."

Diapositive 3 : Les différentes variétés d'Urwagwa

 Image: Une table garnie de différentes variétés d'Urwagwa, présentées dans des
récipients traditionnels.
 Contenu:
o Urwagwa sec : Plus fort en alcool et plus amer.
o Urwagwa doux : Moins fort en alcool et plus sucré.
o Urwagwa de fête : Spécialement brassée pour les grandes occasions.

Notes orales: "Tout comme le vin, l'Urwagwa se décline en différentes variétés. Du plus
sec au plus doux, il y en a pour tous les goûts. Chaque variété possède ses propres
caractéristiques et se savoure de manière différente."

Diapositive 4 : Les brasseries artisanales

 Image: Une photo d'une femme en train de brasser l'Urwagwa dans un grand pot en
terre cuite.
 Contenu:
o Fabrication artisanale : L'Urwagwa est principalement produite de manière
artisanale dans les foyers.
o Transmission du savoir-faire : Les femmes sont les gardiennes de ce savoir-
faire ancestral.
o Importance économique : Le brassage de l'Urwagwa contribue à l'économie
locale.

Notes orales: "La production d'Urwagwa est un véritable art qui se perpétue de mère en
fille. Ces brasseries artisanales sont souvent de véritables lieux de vie où l'on échange, on
rit et on partage."

Diapositive 5 : Événements liés à la bière

 Image: Une photo d'un marché traditionnel où l'on vend de l'Urwagwa.


 Contenu:
o Marchés locaux : L'Urwagwa se vend sur les marchés locaux, souvent
accompagnée de plats traditionnels.
o Fêtes et cérémonies : Elle est incontournable lors des mariages, des
funérailles et des fêtes religieuses.
o Tourisme : L'Urwagwa suscite un intérêt croissant chez les touristes.

Notes orales: "L'Urwagwa est bien plus qu'une simple boisson, c'est un lien social. Elle est
au cœur de nombreuses festivités et rassemblements. De plus en plus de touristes viennent
découvrir cette tradition et déguster cette bière unique."

Diapositive 6 : Conclusion

 Image: Un groupe de personnes autour d'une calebasse d'Urwagwa, souriants et


détendus.
26
 Contenu:
o L'Urwagwa, un patrimoine à préserver.
o Un appel à la dégustation responsable.

Notes orales: "L'Urwagwa est un trésor que nous devons protéger et transmettre aux
générations futures. En dégustant cette bière, nous célébrons notre histoire et notre culture.
Alors, n'hésitez pas à la découvrir et à la partager !"

27
PAQUET DE COMPETENCE 3 :
IDENTIFICATION/DECOUVERTE D’OPPORTUNITE D’AFFAIRES

II.1. Comprendre l’opportunité d’affaire


Une opportunité d’affaire peut être simplement définie comme une idée ou une proposition
d’investissement intéressante et rentable pour la personne qui prend en charge le risque. Ces
opportunités sont représentées par les besoins des clients et entraînent la fourniture d’un
produit ou d’un service qui crée une valeur ou une plus-value pour son acheteur ou son
utilisateur final.

28
L’identification d’opportunités d’affaires est le cœur de l’entrepreneuriat.
Deux concepts clés ont été dégagés pour aborder le processus l’identification d’opportunités
d’affaire : l’information (idée), la créativité(innovation) :

I. IDENTIFICATION D’OPPORTUNITE D’AFFAIRE

IV.1. COMPRENDRE LES CONCEPTS

Identification de besoins

L’identification est une analyse contextuelle de la situation problématique où interférent


plusieurs paramètres et facteurs dont il faut connaitre l’interaction, l’origine et l’évolution.

Le jugement de cette analyse permet d’apprécier les menaces, les contraintes à lever et les
ressources à mobiliser pour le résoudre le problème, tout en répondant aux attentes et aux
priorités de différentes parties prenantes.

Un besoin dans le cadre des projets est ce qui manque et dont la présence est indispensable à
la vie ; par différence avec l'envie qui est un désir superficiel dont la satisfaction n'est pas
indispensable à la vie. Le besoin fait suite à une situation problématique.

Opportunité d’affaire
Une opportunité d’affaire peut être simplement définie comme une idée ou une proposition
d’investissement intéressante et rentable pour la personne qui prend en charge le risque. Ces
opportunités sont représentées par les besoins des clients et entraînent la fourniture d’un
produit ou d’un service qui crée une valeur ou une plus-value pour son acheteur ou son
utilisateur final.
L’identification d’opportunités d’affaires est le cœur de l’entrepreneuriat.
Trois concepts clés ont été dégagés pour aborder le processus l’identification d’opportunités
d’affaire : l’information (idée), la créativité (innovation).

L’information/une idée d’affaire - une bonne idée d’affaire

Qu’est-ce qu’une idée d’affaire ?


Il s’agit de la réponse qu’un individu ou une entreprise apporte en vue de régler un problème
déterminé ou de combler des besoins non satisfaits dans son environnement (marchés,
village, ville, région, etc.). Trouver une bonne idée est la première étape qui ensuite sera
transformée, par les aspirations et la créativité de l’entrepreneur, en opportunité d’affaire. Il
convient, cependant, de noter deux choses :
(a) Bien qu’elle soit un préalable nécessaire, l’idée d’affaire reste un simple outil.

29
(b) Quelle que soit la qualité de l’idée, elle ne saurait, à elle seule, garantir le succès. En
d’autres termes, nonobstant son importance, l’idée reste un simple outil à développer et à
transformer en opportunité d’affaire viable. Parmi 30 idées d’affaires, il se peut qu’une seule
s’avère être une bonne opportunité
Qu’est-ce qu’une bonne idée d’affaire ?
Une bonne idée d’affaire est la réponse que donnent une ou plusieurs personnes, ou une
entreprise, pour résoudre un problème identifié ou pour satisfaire des besoins émanant de
l’environnement (marché, collectivité locale, etc.).
Trouver une bonne idée est la première étape qui ensuite sera transformée, par les aspirations
et la créativité de l’entrepreneur, en opportunité d’affaire.

Créativité
Avoir une information ou une idée ne suffit pas, il faut une impulsion de transformer l’idée
en action. La créativité en tant que facteur d’influence s’inscrit logiquement à la suite de
l’information. Les capacités créatives sont somme toutes des capacités qui permettent
d’organiser différemment l’information, permettant ainsi d’en tirer de nouvelles idées.
La créativité est une capacité d’organiser/utiliser différemment l’observation, l’information,
ou l’imagination permettant ainsi d’en tirer de nouvelles idées qui conduiront (peut-être) à
créer quelque chose.

L’aptitude à trouver des solutions innovantes aux besoins ou aux problèmes et à les vendre
est souvent le facteur qui fait la différence entre la réussite et l’échec en affaires.
Dans le monde des affaires, les entrepreneurs font preuve de créativité pour résoudre les
problèmes quotidiens, pour promouvoir des produits et services, pour améliorer des produits
et services et utiliser au mieux des ressources limitées.
Les étapes à suivre pour développer son potentiel créatif :
1. Interrogez-vous sur votre manière de percevoir la créativité et les personnes créatives.
Pensez et réagissez.
2. Passez du temps avec des personnes créatives. Observez comment elles agissent,
Interrogez-les sur les événements de leur vie ayant influencé leur esprit créatif.
3. Trouvez-vous quelqu’un qui vous conseille ou qui vous entraine à développer votre
créativité
4. Apprenez à connaître la manière dont vous vous mettez au travail. Ceci vous permettra de
développer votre capacité à être toujours prêt pour trouver une idée créative et pour prendre
des risques positifs lorsque vous voulez apporter des modifications, même minimes, aux
choses.
5. identifier en vous quels éléments et quels événements semblent favoriser votre créativité ?
Innovation

L’innovation est l’aptitude à concevoir, créer, construire, ou faire une certaine chose d’une
manière nouvelle ou différente.

Dans l’entrepreneuriat, l’innovation est l’introduction d’une nouveauté commercialisable sur


un marché. Par extension l’innovation désigne le résultat de cette action, « la chose nouvelle

30
». L’innovation se distingue de l’invention ou de la découverte en ce sens qu’elle suppose un
processus de mise en pratique aboutissant à une utilisation effective.

IV.2. L’IDEE D’AFFAIRE

IV.2.1. Où trouver des idées d’affaires ?


Ne trouvez pas une idée, trouvez un problème

Un entrepreneur, dans sa définition la plus simple est quelqu’un qui cherche à résoudre un
problème et à tirer profit des opportunités sur le marché. Personne, mais alors personne
ne vous demande d’inventer une solution à un problème qu’il n’a pas. Aussi incroyable
et révolutionnaire que votre solution soit, si elle n’a d’utilité pour personne elle risque
malheureusement de rester au placard. Alors que faire ?

Identifiez donc vos propres frustrations du quotidien, celles de votre entourage. Observez,
questionnez, intéressez-vous aux problématiques qui vous entourent.

Selon vos goûts personnels, vos compétences, vos aspirations, sélectionnez


ensuite une thématique/un secteur sur laquelle vous souhaitez vous pencher et un public
cible.

IV.2.2. Orientation de l’idée d’affaire

Il existe de nombreuses sources potentielles d’idées d’affaires permettant de créer des


entreprises. Les idées de business peuvent être trouver dans votre environnement immédiat,
en proposant des solutions aux problèmes qui concernent un grand nombre des personnes, en
piochant dans votre job description, en analysant les tendances du marché dans un domaine
spécifique, en suivant ta passion, en mettant à la disposition des autres vos talents, en
exploitant votre fluidité idéationnelle, aussi en dupliquant des modèles d’affaire existant sur
d’autres produits. Certaines des plus utiles sont soulignées ci-dessous :

(1) Hobbies/Intérêts
Un hobby est une activité ou une occupation de loisir préférée. Beaucoup de gens ont fondé
leur entreprise grâce à leur hobby ou leur centre d’intérêts. Si vous aimez travailler sur les
ordinateurs, faire la cuisine, écouter ou jouer de la musique, voyager, faire du sport ou du
théâtre, pour ne citer que quelques exemples, vous êtes peut-être en mesure d’en faire une
entreprise. Pour illustrer ceci, si vous aimez voyager organiser des spectacles, accueillir des
personnes, vous pouvez envisager quelque chose dans le tourisme, etc.

31
(2) Compétences et expérience personnelles
Plus de la moitié des idées à l’origine d’affaires prospères sont issues de l’expérience acquise
en milieu professionnel. Exemple : le mécanicien habitué à travailler dans un grand garage
qui crée son propre garage ou son entreprise de vente de véhicules d’occasion. L’expérience
des entrepreneurs joue un rôle crucial dans leur décision de se lancer dans les affaires ainsi
que dans le choix du type d’entreprise à créer. Vos compétences et votre expérience sont
probablement vos meilleurs atouts, non seulement dans la conception des idées mais aussi
dans leur exploitation.

(3) Franchise
La franchise (on dit également "franchising") est un arrangement commercial et juridique par
lequel le fabricant ou le distributeur exclusif d’une marque, d’un produit ou d’un service cède
à des détaillants indépendants des droits exclusifs les autorisant à distribuer localement ledit
produit, marque ou service tout en respectant des procédures standards de fonctionnement.

(4) Les médias : journaux, périodiques, télévision, radio, Internet


Les médias sont une source essentielle d’informations, d’idées, voire d’opportunités. Les
journaux, les magazines, la télévision, la radio et, à présent, Internet, constituent des
exemples de cette réalité. Il est indispensable, par exemple, d'étudier attentivement les
informations commerciales ("petites annonces" et autres) des journaux ou magazines, pour y
trouver, entre autres, des entreprises à racheter. Une façon de devenir un entrepreneur est de
répondre à ces annonces. Les articles de la presse écrite, Internet ou les documentaires
télévisés peuvent rendre compte des changements dans les habitudes ou les besoins des
clients. C’est ainsi que vous pouvez lire ou entendre à la télévision que l’on s’intéresse de
plus en plus à une nourriture saine ou à se maintenir en bonne forme physique. On trouve
également dans la presse des annonces sollicitant la fourniture de certains services comme la
comptabilité, la restauration ou la sécurité. Il se peut encore que vous y trouviez un nouveau
concept d’affaire pour lequel il vous faudra trouver des investisseurs.

(5) Foires et expositions


Une autre manière de trouver des idées en vue de la création d’une entreprise consiste à se
rendre dans les expositions et foires commerciales. Ces manifestations sont d’ordinaire
annoncées par les radios et les journaux. En s’y rendant régulièrement, on découvre non
seulement de nouveaux produits et services, mais on rencontre aussi des représentants, des
fabricants, des grossistes, des distributeurs et des franchiseurs. Ils représentent d’importantes
sources d’idées d’affaires et d’informations. Ils peuvent, en outre, aider un jeune entrepreneur
à se lancer. Il est même possible qu’un des exposants soit justement à la recherche d’une
personne ayant le profil d'un jeune entrepreneur.

(6)Enquêtes
Toute nouvelle idée d’affaire doit avoir pour finalité le client. Les besoins et désirs du client,
qui justifient l’existence d’un produit ou d’un service, peuvent être déterminés grâce à une
enquête. Cette dernière peut être réalisée de manière informelle ou formelle, en parlant avec

32
les gens, le plus souvent en utilisant un questionnaire, ou au cours d’un entretien ou par
l’observation.
Outre les échanges avec des personnes, l’observation peut aussi permettre de recueillir des
informations. Ainsi, pour décider d’ouvrir un commerce dans une rue déterminée, on peut
observer et compter le nombre de personnes qui l’empruntent certains jours et faire des
comparaisons avec la fréquentation d'autres sites. Ou bien, si on constate qu'une zone est
fréquentée par des touristes, on peut, éventuellement, y ouvrir un commerce de produits
artisanaux. Ou encore s’apercevoir qu’il n’existe pas de restaurant ou d’hôtel correct sur un
itinéraire touristique ou dans une ville en particulier. Pour être sûr de ne pas manquer
l’occasion de trouver une nouvelle idée d’affaire, il est primordial de rester toujours attentif
aux besoins de la clientèle.

(7) Réclamations, critiques


Les réclamations et déceptions exprimées par les clients sont à l’origine de l’apparition de
nombreux produits et services nouveaux. Chaque fois que les clients se plaignent amèrement
d’un produit ou d’un service, il y a moyen de trouver une idée d’affaire. Elle peut déboucher
sur la création d'une entreprise concurrençant celle dont les gens se plaignent, ou sur la mise
au point d'un nouveau produit ou service qui pourrait être mis sur le marché et vendu,
notamment, à l'entreprise critiquée

(8)Changement
Le monde est en constante mutation. Le changement peut être considéré comme une menace ;
cependant, la plupart des entrepreneurs le voient comme un défi et une opportunité pour
déclencher de nouveaux besoins pour des produits et services. Un entrepreneur à l’esprit
novateur répond toujours de manière positive au changement.

(9) Brainstorming
La technique du brainstorming (on dit aussi "remue-méninges") permet de résoudre de
manière créative les problèmes existants ou de trouver des idées. L’objectif est de collecter le
plus grand nombre possible d’idées.
Des idées nouvelles et originales peuvent être développées sur la base d’idées existantes
servant de point de départ. Il existe de nombreuses façons de modifier des parties d’une idée
existante. On peut par exemple faire plus grand, faire plus petit, changer la couleur, le goût ou
le modèle, arranger différemment, inverser, substituer ou combiner certaines parties. Les
produits et services sont souvent modifiés en vue de les rendre plus attractifs en utilisant cette
technique toute simple.

(10) Les réseaux


Le réseau permet l’accès à l’information. Par ailleurs, les réseaux peuvent avoir une influence
positive sur les capacités créatives et la vigilance, influençant ainsi l’identification
d’opportunités.

(11) Dans votre environnement immédiat

33
 Trouvez une meilleure solution pour des choses que vous faîtes quotidiennement en
rendant améliorant les démarches, méthodes, processus, protocole en tant que produits
et service ;
 Chercher des solutions aux situations qui vous rendent malheureux dans votre vie de
chaque jour ;
 Trouver des solutions qui réduisent les coûts de revient de certains produits existants ;
 Améliorer l’expérience utilisateur, en rendant un produit/Service plus agréable, plus
amusant, plus attirant…

(12) Solutions à un problème public

 Observe en passant dans les structures d’utilité publique (Hôpital, école, université,
service Etatique, les morgues, les garderies des enfants, les salles des conférences, les
magasins, le transport en commun, service…) ;
 Suivez et analysez les commentaires sur les forums, les groupes Facebook et sur
d’autres plateformes de discussion (Cabaret, etc…) afin de découvrir les points noirs
et les désirs des gens au sujet de quelque chose, situation, service, produits ;
 Faîtes un sondage pour connaître les problèmes que les personnes rencontrent avec
telle ou telle situation, produits, service en vue de dégager les GAP en utilisant les
outils disponibles en ligne ;

(13) Dans votre job description

 Observez qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans les différentes tâches de votre
cahier de charge, ou dans les différentes tâches de l’entreprise dans laquelle vous
travaillez (Production, approvisionnement, commercial, etc.) ;
 Observez comment vous pourrez améliorer ce que vos collègues de service pour
permettre l’entreprise de garder ses employés les plus performants ;
 Regarde-s’il y a des améliorations à faire dans les produits ou services de votre
entreprise.
 Cherchez comment les produits ou services de l’entreprise pour laquelle vous
travaillez pourraient être meilleurs, moins chers ou plus efficaces ?
 Regardez si ses produits ou services de l’entreprises pour laquelle vous travaillez
actuellement peuvent être transférés à d’autres secteurs d’activité ;
 Regardez comment les produits ou services de l’entreprises pour laquelle vous
travaillez actuellement pourraient-ils être utilisés dans un autre secteur d’activités ?
 Regardez comment les produits ou services de l’entreprises pour laquelle vous
travaillez actuellement pourraient accéder à un marché complètement différent en
proposant des produits adaptés à capacité d’achat d’un public spécifique ;
 Regarde-s’il y avait des améliorations à faire dans la chaîne de production (Processus,
protocole, méthode, ect…)

34
(14) Tendances du marché

 Observez les tendances du marché en consultant les réseaux sociaux comme Twitter,
YouTube, etc.
 Devenez vous-même quelqu’un qui repère les tendances : Lisez, régulièrement.
Choisissez un secteur d’activité et passez environ deux mois à lire tout ce que vous
pouvez sur ce secteur. Faîtes-le jusqu’à ce que vous arriviez à un point où vous seriez
capable de prédire les tendances dans ce secteur.

(15) Regarde au fond de toi

 Regardez vos emplois passés et analysez ce que vous avez aimé/pas aimé. Pensez à
des secteurs d’activité qui vous permettraient de faire ce que vous aimez. Si vous avez
aimé travailler avec des personnes dans le « service Marketing, finances, production,
etc.… », pourquoi ne pas créer une activité de consulting ou de coaching en rapport
avec le domaine ?
 Faîtes une liste de ce que vous aimez faire et que vous seriez prêt à faire gratuitement.
Pensez comment vous pourriez transformer ces choses en un business. Créer avec
votre expertise (un blog ou une activité de coaching) ?

(16) Vos forces

1) Regardez vos emplois passés et analysez à quoi vous étiez vraiment bon. Pensez à des
secteurs d’activité qui pourraient avoir besoin de vos compétences et de vos points
forts.
2) En quoi votre chef, superviseur, collègues de travail disaient que vous êtes vraiment
bon ? domaine dans lequel on cherche à vous demander conseil ?

(17) La fiction

 Entraînez votre cerveau à produire des idées en écrivant 5 à 10 idées par jour sur une
thématique. Il n’est pas nécessaire que ce soient des idées de business, de produit ou
service, il faut juste que ce soit en rapport avec une seule thématique. Cela forcera
votre cerveau à être vraiment créatif, et vous écrirez des livres, des Vademecum à
vendre ;
 Lisez régulièrement sur un sujet. Plus vous lirez sur différentes choses et dans divers
domaines, plus les idées vous viendront naturellement. En élargissant vos
connaissances, vous élargissez votre sphère d’idées de business.

(18) Dupliquer un modèle d’affaire existant sur un autre produit

 Dupliquez le modèle d’affaire de Uber, Facebook, LinkedIn, google, LEO, SMART à


dans une zone non couverte par ces entreprises ;

35
 Appliquez un Modèle de Business Connu à un Secteur d’Activité ou Produit Différent

IV.2.3. Comment identifier une bonne idée d’affaire ?

Voici les différentes étapes pour identifier une bonne idée d’affaire :
 Partez de votre idéal ou d’un besoin que vous jugez non satisfait,
 Effectuez une étude de marché (cliquez pour voir la méthode) puis validez ou adaptez
vos hypothèses,
 Réfléchissez à un modèle économique, c’est-à-dire un modèle d’organisation, de
rentabilité et de satisfaction client qui soit cohérent, équilibré et viable,
 Adaptez éventuellement votre idée si vous avez des difficultés à identifier un modèle
économique viable,
 Surtout, n’hésitez pas à abandonner votre idée et à en chercher une autre si vous
n’arrivez pas à trouver un modèle économique viable !

IV.2.4. Importance d’identification des besoins

1) Les informations obtenues permettent d’adapter le projet aux besoins prioritaires


exprimés par des acteurs de la communauté ;
2) L’analyse permet de déterminer les services qui permettront de satisfaire ces besoins
et de prendre en considération les solutions proposées ;
3) L’analyse des besoins permet d’apporter des preuves et de confirmer l’existence des
besoins que les intervenants peuvent supposer.
4) La réalisation d’une analyse des besoins augmente la crédibilité d’un programme aux
yeux des usagers et des partenaires, et facilite la recherche de ressources ;
5) L’analyse des besoins sous-entend de prendre en considération l’opinion des membres
de la communauté, soit les utilisateurs potentiels des nouveaux services, car plus les
gens sont impliqués dans un projet, plus ils utiliseront les services et en retireront des
bénéfices.

IV.2.5. Types d’identification

1) Identification exploratrice :
Il s’agit d’une identification qui consiste à découvrir tous les besoins d’une
communauté et à en déceler les priorités. Cette identification permet de programmer
des actions à mener de manière chronologique.

2) Identification analytique :
Il s’agit d’une identification qui consiste à analyser l’origine, les sources, les causes,
les facteurs favorisants et les modalités de résolution d’un problème ou d’un besoin
connu.

36
IV.2.6. Comment faire (Étapes) l’identification de besoins

Étape 1 : Collectes d’informations.


 Technique documentaire
 Technique d’observation.
 Technique d’enquête.
 Enquête dirigée par méthode de questionnaire
 Enquête dirigée par méthode d’entretien ou interview
 Enquête dirigée par méthode de focus group
 Technique de sondage
 Autres méthodes.
 Groupe de discussion sur des réseaux sociaux (comme Facebook),
 Souper-discussion,
 Une assemblée générale où
 Un forum communautaire,
 Boîte à suggestion installée dans un endroit de grande fréquentation.

Etape 2 : Analyse des données, interprétation des résultats et Priorisation des


Besoins.

a) Analyse de l’existence et l’ampleur du problème/besoin

Apprécier l’existence de la problématique/besoin et son ampleur

Situation Ce qui devrait être Ampleur du problème


actuelle (normes) Ecart Explication de l’écart
Exemple : Officiel 2100kcl 1600 Problème de sécurité
500kcl alimentaire.

b) Analyse des corolaires (causalité) : origines, sources, causes, effets, conséquences


et facteurs favorisants

Il s’agit d’analyser le contexte où interfèrent plusieurs paramètres et facteurs dont il faut


connaitre l’interaction, l’origine, la source, la cause et l’évolution et proposer des solutions
liées aux causes, effets et /ou conséquences.
Il peut s’agir des contraintes naturelles, sociales, culturelles, économiques, structurelles,
conjoncturelles, organisationnelles etc. Elles doivent être examinées à tous les niveaux
(macro, intermédiaire, terrain).

37
Comment faire l’analyse de la causalité : Par Arbres à problèmes et à solutions

 Un arbre à problèmes est un mode d’analyse des origines, sources, causes, des effets et
conséquences d’un problème spécifique.
 L'arbre à solutions (arbre à objectifs) propose une stratégie de résolution des problèmes.
Il est construit à partir de "l'inversion" de l'arbre à problèmes.
o Pour réaliser l'arbre des objectifs, il faut inverser l'arbre des problèmes : les
solutions aux problèmes identifiés constituent de façon hiérarchique les différents
objectifs du projet :
 Sources et/ou causes deviennent des « Produits/Services au premier niveau » ;
 Effets deviennent des « Produits/Services au deuxième niveau » ;
 Conséquences deviennent des « Produits/Services au troisième niveau » ; Ect

Sources et/ou Effets et/ou


Conséquences
Causes Problème central

PRODUIT/SERVICE PRODUIT/SERVICE PRODUIT/SERVICE


NIVEAU 1 NIVEAU 2 NIVEAU 3

Arbre à problèmes et à solutions

Sous forme de l’arbre pour une identification analytique

38
Forme matricielle pour une identification exploratoire

c) Analyse du positionnement par rapport au problème /besoin


L’analyse FFOM, parfois dite « analyse de cadrage », est un instrument largement utilisé qui
repère les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces (FFOM) en rapport avec une
situation/un scénario, un programme ou une campagne planifiée.
Alors que l’analyse des forces et des faiblesses tend à se concentrer sur les problèmes et
l’expérience passée internes, celle des opportunités et des menaces est axée sur l’extérieur et
l’avenir.

Comment faire l’analyse du positionnement : par la matrice d’analyse des forces,


faiblesses, opportunités, menaces (FFOM /SWOT)

L’analyse FFOM doit dégager la conduite à tenir à chaque critère :


- Comment profiter des atouts (forces) et des opportunités
- Comment contourner des faiblesses et des menaces
Dans le cadre d’analyse, les variables externes sont déterminées suivant méthode PESTEL
(politique, économique, sociologique, technologique, écologique et légal).

Forces et Faiblesses

FORCES FAIBLESSES

39
Ressources humaines
Ressources financieres
Ressources matérielles
Ressources naturelles
Ressources temporelle

Opportunités et menaces

OPPORTUNITES MENACES
Politique
Economique
Socio-culturelle
Technologique
Légale
Environnemental

Matrice FFOM
FORCES FAIBLESSES
OPPORTUNITE Quelles les actions qui Quelles sont les actions qui corrigent
S s’appuient sur les forces ou réduisent les faiblesses en les
pour capter les opportunités transformant en forces pour capter
identifiées les opportunités identifiées
MENACES Quelles les actions qui Quelles sont les actions qui corrigent
s’appuient sur les forces ou réduisent les faiblesses en les
pour éviter, réduire les transformant en forces pour éviter,
menaces identifiées réduire les menaces identifiées

FFOM Conduite à tenir


Forces (Atouts)

Faiblesses

Opportunités

Menaces

d) Analyse des parties prenantes.

40
Personnes morales ou physiques ayant directement ou indirectement l’intérêt/bénéfice ou
perte dans le projet, et qui influence le changement ou le maintien de la situation.
L’examen des interactions entre parties prenantes concernées et nature du problème permet
de mettre en évidence les tenants et les aboutissants d’une situation.

Comment faire l’analyse de parties prenantes : par la matrice APP

Parties Profil Intérêt en jeux Contribution / Impact


prenantes

Etape 3 : Priorisation des besoins

Priorisation par approches participative


Un problème/besoin a rarement une seule source/cause ; il se situe toujours dans un cadre
beaucoup plus large que celui de son champ d’impact immédiat. Or il est pratiquement
impossible de résoudre tout à la fois. La priorisation permet de traiter un problème dans son
contexte global dans lequel il s’inscrit.

L’approche participative consiste à adopter les priorités par les parties prenantes selon
l’ampleur exercée sur eux.

No Problèmes Ampleurs Causes à effets Solutions Effets/impact


/besoins identifiés et conséquences proposées de solution /
(corollaires de) rendement

Priorisation par approche scientifique

L’approche scientifique consiste à prioriser les besoins par rapport aux résultats d’études
scientifiques sur les causes, sources et origines de la problématique d’où découle le besoin.
Toutefois il faut amener les parties prenantes à adhérer à votre priorisation.

41
Comment faire la priorisation?
o De manière scientifique suite aux effets et conséquences démontrés par la science
(résultats d’analyse des causes à effets) ;
o Par l’appréciation des parties prenantes suites aux interdépendances et les interactions
des effets et conséquences exercés sur eux ;
o Appréciation par la pertinence, faisabilité et la rentabilité.
Tableau des priorisations pour la résolution des problèmes.

Critères de Indice Norme Situation Ecart Cotation


priorisation réelle (Oui/Non) 1= Oui, 0= Non
Caractéristiques de
Disponibilité
la problématique
Qualité
Quantité
Prix
Temps
Distance
PROFIL PASSION
ENTREPRENEUR CONNAISSANCE
EXPERIENCE
PROFIL DU Conscience
CLIENT Perception Positive

Attentes, Plaintes

TOTAL

42
PAQUET DE COMPETENCE 4 :
PROFITABILITE D’OPPORTUNITE D’AFFAIRE (DIAGNOSTIC
INITIAL)

a) Identification des besoins spécifiques du projet.


b) Analyses de déterminants SWOT (forces, faiblesses, opportunités, menaces).
c) Définition individuelle des objectifs à court et moyen termes

A developper

43
44
DEUXIEME PARTIE :

DEVELOPPEMENT DU CONTENU DU PROJET D’AFFAIRE

DEUXIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT DU CYCLE DE PROJET D’AFFAIRE


II. GENERALITES SUR LE DEVELOPPEMENT DU CYCLE DE PROJET D’AFFAIRE
I.1. COMPRENDRE LES CONCEPTS

45
Concept Projet
Le terme « projet » vient du latin projicere, qui veut dire « jeter en avant ». Sa racine latine
évoque un mouvement, une trajectoire. Autrement dit : " ce que l'on a l'intention de faire". De
ce fait, le sujet se base sur une interprétation personnelle de son passé et de son présent, mais
également sur la représentation qu'il se fait d'événements futurs, non encore réalisés, d’où la
notion de projet qui renvoie à la représentation que l'individu se fait du but qu'il souhaite
atteindre. Nous pouvons dire alors que la vie de l’homme est faite des projets.

Projet d’affaire
Un projet est (1) un ensemble complet d’activités et d’opérations (2) initiés par le promoteur
dans (3) un lieu et (4) temps bien déterminés. Ces activités (5) nécessitent une consommation
des ressources humaines, naturelles, matérielles, financières limitées et dont (6) on attend des
revenus ou autres avantages monétaires ou non (7) pour la résolution d’un problème ou
satisfaction des besoins.
Ainsi le projet d’affaire cherche à apporter des solutions aux problèmes de la communauté,
des entreprises, des institutions moyennant le profit.

III. DIMENSIONS IDENTITAIRES DU PROJET

Humain, Existence d’un Besoin à


financier, combler/Problème à résoudre, à
matériel, naturel prévenir, solution à promouvoir…
besoins [Link]

Découverte/prise
de conscience de
[Link] [Link] besoin ou
problème à
résoudre ;
Initiateur/

PROJET
BUT à atteindre
[Link] [Link]

Temps que
Les activités à mener pour
doit durer
[Link] [Link] résoudre le problème
les
/combler les besoins
activités

Endroit où doit se
dérouler les activités du
projet
IV. CYCLE DE PROJET

46
La manière dont les projets sont planifiés et exécutés suit en général, un ordre logique ou des
étapes que l’on qualifie de « cycle du projet ». Il y a différentes façons de subdiviser le cycle
(de 3 à 8 étapes selon les écoles, les organisations, etc.), toutes étant également valables.
La subdivisions des étapes du cycle du projet dépend du niveau d’intervention (locale,
régional, nationale, international) et dépend de la vision et mission de l’organisation.

Selon le niveau d’intervention locale, le cycle d’un projet peut être structure en six étapes :

 Identification : une analyse de situation (problème ou besoin, partie prenante, atouts,


opportunités etc.).
 Conception : énoncé de l’idée initiale de résolution de ce problème (projet)
élaboration détaillée du projet prenant en compte les aspects structurels et
opérationnels ;
 Validation : pertinence et faisabilité sociale et économique, y compris l’aspect
technique, institutionnel et environnemental ;
 Formulation : préparation et rédaction de la proposition de projet pour approbation
et recherche de financement ;
 Mise en œuvre et suivi :
o Mise en œuvre : déroulement ou réalisation d’activités programmées orientées
vers l’obtention de résultats précis ;
o Suivi : vérification régulière et continue de la bonne marche des activités du
projet pour mener des corrections et orientations nécessaires ;
 Evaluation : faire un bilan à des périodes données pour apprécier et mesurer l’atteinte
des objectifs et faire des recommandations pour la poursuite du projet ou pour la mise
en place de projet similaire.

IDENTIFICATION
Idee d'affaire

EVALUATION CONCEPTION
SUIVI logique d'affaire
Chiffre d'affaire modele d'affaire

MISE EN OEUVRE
VALIDATION
ouverture et gestion
plan d'affaire
des oprerations

FORMULATION
redaction du projet
d'affaire

IV.3. CONCEPTION DE LA LOGIQUE

47
1. Titre du projet et nomination de l’entreprise
Formule = mot projet+ unité ou structure+ solution au problème + bénéficiaires +
lieu

2. Information sur le promoteur


 Identification (nom, sigle ou acronyme, statut, adresse physique et
électronique, téléphone, fax, site web, date de création, No d’ordonnance
d’agrément/acte de reconnaissance/no d’enregistrement, date d’agrément,
nombres des membres, domaine d’intervention, zone d’intervention, cibles,
objectifs de l’organisation, mission, vision, valeurs etc.) ;
 Expériences ;
 Sources de financement ;
 Personnes de contact

3. Contexte justificatif/opportunité d’affaire


Il s’agit de décrire le problème et son ampleur et démontre en quoi ce problème ou besoins
constitue une opportunité d’affaire.

4. Résume du projet
Promoteur, nom de l’unité, Titre, domaine d’intervention, Lieu d’action, groupes cibles,
durée d’action, montant (cout du projet), promoteur, personnes de contact, objectifs de
l’action, résultats estimes, activités principales.

5. Contexte justificatif (problématique)


Exposer le problème et son ampleur. Motiver l’intervention. Démontrer comment le
problème et le besoin constitue une opportunité d’affaire
Formule = Sources et causes du problème +effets et conséquences/impacts négatifs si rien
n’est fait

6. Présentation du projet (description de l’action ou solution proposée)

Ebaucher la solution à apporter au problème justifie ci-haut :

Formule = Titre du projet + solution aux sources et causes (résultats) +solution aux effets
(objectif spécifiques) + solution aux conséquences (impact ou objectif spécifique).

7. Pertinence du projet
Réponse et en accord avec les stratégies du gouvernement + arrêt des interdépendances +
intérêt et bénéfices.

48
8. Durée du projet

Préciser la durée en mois ou année par phase d’activités.

9. Lieu ou zone d’intervention ou d’action


Délimitation géographique de la zone (carte géographique si possible).

10. Population cible (clients vissés)

Description des bénéficiaires directs et bénéficiaires indirect.

11. Parties prenantes/partenariat


 Qui sont les parties prenantes ? Quel est leur profil ? Quels sont intérêts en
jeu ?
 Quelles sont les relations entre chaque partie prenante ? Quelles parties
prenantes sont prêtes au changement ?
 Quelles parties prenantes sont opposées au changement ? Quels bénéfices en
seront retirés par les unes et par les autres ?

12. Objectifs : Objectif global et Objectifs spécifiques

Il s’agit de réaliser les objectifs et aspirations de la personne ou de l’entreprise ayant pris


le risque.
Niveau 1 : Objectif global

Un objectif est l’image positive de l’affaire ; il doit être formulé comme la situation souhaitée
du micro entreprise.
 L’objectif global du projet doit expliquer en quoi le projet est important pour
l’ensemble de la société, et les bénéfices à long terme qu’il apporte aux bénéficiaires
et aux autres groupes
 Il permet de visualiser de quelle façon le projet s’insère dans les politiques nationales
ou régionales
 A moins qu’il s’agisse d’un projet sectoriel, l’objectif global ne peut pas être atteint
par le projet à lui seul (impact des autres projets) d’où l’utilisation de quelques verbes
introductifs des objectifs comme contribuer, améliorer, augmenter, diminuer,
accroitre, encourager, renforcer, participer, etc

Formule = Verbe d’action a l’infinitif + solution aux conséquences (impact) + bénéficiaires


+ zone d’intervention

Niveau 2 : Objectif (spécifique) du projet


 L’objectif du projet doit s’attaquer au problème principal qui a été identifié dans la
phase de formulation (faisabilité)

49
 Il doit être défini en termes de bénéfices devant être reçus par les bénéficiaires du
projet ou les groupes cibles
 Dans l’idéal, il n’y a qu’un seul objectif spécifique par projet – dans le cas contraire il
y a un risque d’incohérence du cadre logique ou nécessité d’utiliser des cadres
logiques imbriqués.

Formule = Verbe d’action a l’infinitif + solution aux effets +bénéficiaires directs + zone
d’intervention

13. Résultats
 Les résultats décrivent les « services » (infrastructures construites, formations
dispensées…) à fournir aux bénéficiaires
 Les résultats doivent correspondre aux principales causes des problèmes qui ont été
identifiés lors de la phase d’identification en évoquant la méthodologie ou stratégies à
utiliser.

Formule = nombre % des bénéficiaires directes + noms des bénéficiaires directes + solutions
liées aux sources et causes (stratégie au participe passée).

14. Activités liées aux résultats


Enumérer toutes les activités à faire pour arriver aux résultats

IV.4. CONCEPTION DU MODELE ECONOMIQUE D’AFFAIRE

50
IV.4.1. Comprendre le concept « Modèle d’affaires »

Le modèle d’affaire (Business model) ou équation de profit se définit comme l’ensemble des
mécanismes permettant à une entreprise de créer de la valeur (à travers la proposition de
valeur faite à ses clients et son architecture de valeur) et de capter cette valeur pour la
transformer en profits. C’est répondre à la question de comment je transfert l’argent qui se
trouve dans mes pensées vers mon compte bancaire ou dans ma poche.

Un modèle d’affaire correspond à formuler des hypothèses pour déterminer qui sont vos
clients, dans quel marché vous opérez, quels sont vos partenaires, vos coûts, vos revenus, les
activités auxquelles vous participez et, à terme, comment vous créez et offrez de la valeur à
vos clients.
Si ces hypothèses sont valides, elles permettront de générer une source de revenus
prédictibles, profitables et réplicables qui vont avoir des implications sur toute l’organisation
de l’entreprise.

IV.4.2. Conception et validation du modèle économique/modèle d’affaire


La démarche est constituée de 9 éléments essentiels, il s’agit de : Information sur le groupe
de clients, une proposition de valeur, des canaux de distribution pour atteindre et s’engager
avec vos clients, une relation clientèle, une source de revenus pour nourrir la croissance, des
ressources clés, des activités clés, des partenaires-clés et une structure de coûts.
1) Une proposition de valeur
C’est la solution que votre produit propose pour résoudre un problème. Une proposition de
valeur peut dériver d’un ou plusieurs facteurs. Plus le marché est concurrentiel, plus la
différence se joue à des détails de niche.
Les produits hauts de gamme justifient leurs coûts élevés en mettant l’accent sur leurs
propriétés techniques, leur savoir-faire, les matières premières de qualité, la fiabilité et un
service client au top.

Questions à se poser:
 Quelle valeur apportons-nous au client ?
 Quelle problématique client aidons-nous à résoudre ?
 Quelles combinaisons de produits et de services proposons-nous à chaque segment de
clients ?
 À quels besoins clients notre produit/service satisfait ?
Pensez au problème que cherche à résoudre notre produit/service.
 Qu’est-ce que nous offrons de plus par rapport aux solutions existantes ?
 Pourquoi notre produit est-il meilleur par rapport aux autres ?
 Est-il plus performant?
 Est-il innovant?
 Est-il personnalisable ?
 Est-il esthétique ?

51
 Est-il accessible?
 Est-il confortable ?
 Est-il plus utile ?
 Est-il plus rapide ?
 A-t-il une mission à accomplir ?

2) Clientèle cible
Les entreprises ont beau avoir différentes activités, leur objectif reste le même : créer et
délivrer de la valeur à leurs clients pour générer du revenu.
Il existe deux types de marchés : le marché de masse et le marché de niche.
 Marché de masse : un marché large avec des clients qui ont des besoins similaires
(alimentation, éducation de base, soins de santé…).
 Marche de niche : un marché réduit avec des intérêts spécifiques (produits bio,
Vêtement des fêtes traditionnel, Communication VIP, voiture de course, voiture de
luxe, ect.).

Nb : définissez un marché de clients pour lequel votre produit crée de la valeur. Pour qui
créez-vous de la valeur ? Qui sont vos principaux clients ?

3) Relations clients
Il est crucial de bâtir une relation de confiance avec vos clients parce qu’ils déterminent de la
valeur de votre entreprise. Un client mécontent peut laisser un avis défavorable sur vos
services ce qui peut nuire à votre réputation et à terme vous faire perdre de l’argent.

Questions à se poser:
 Quelles relations chaque segment client souhaite-t-il vous établissez et maintenez
avec eux ?
 Lesquelles avez-vous établies ?
 Quel est leur coût ?
 Comment sont-elles intégrées dans votre modèle économique ?
 Comment allez-vous communiquer avec vos clients ?
 Par une assistance personnalisée dédiée ?
o Par des services automatisés ?
o Par des communautés ?
o Par de la co-création ? (Créer de la valeur avec ses clients. Ex. : Avis Amazon
sur les livres qui peuvent convaincre à l’achat).

4) Canaux de distribution pour atteindre vos clients


Une fois que vous avez défini votre proposition de valeur, votre marché et la relation avec
vos clients, il faut savoir comment leur présenter votre offre de la façon la plus adaptée, ça
peut être une vitrine, un site web ou une équipe de vente dédiée.

52
Pour y arriver, cinq étapes à suivre :
1) Sensibilisation : Comment pouvons-nous mieux faire connaître votre offre ?
2) Évaluation : Comment aidons-nous le client à évaluer votre proposition de valeur ?
3) Achat : Comment permettons-nous aux clients d’acquérir vos produits et services ?
4) Livraison : Comment délivrons-nous votre proposition de valeur aux clients ?
5) Service après-vente : Comment fournissons-nous un service après-vente ?

Questions à se poser:
 Quels sont les canaux préférés de vos clients ?
 Quels canaux utilisez-vous actuellement ?
 Vos canaux sont-ils intégrés ?
 Quels canaux donnent les meilleurs résultats ?
 Lesquels sont les plus rentables ?
 Comment allez-vous les intégrer avec les routines de clients ?

5) Source de revenus pour nourrir la croissance


La valeur économique peut prendre les formes classiques suivantes :
 Le produit : Créez un article ou une entité tangible, puis vendez-le à un prix
supérieur à son prix de revient (ex. un livre, un logiciel, un téléphone).
 Le service : Produisez une aide ou une assistance, puis faites payer le service rendu
(ex. médecins, consultants, indépendants) ;
 La ressource partagée : Créez un bien durable qui peut être utilisé par de nombreux
individus, puis faites payer l’accès à ce bien (ex. salle de sport, musée, parc
d’attractions) ;
 L’abonnement : Proposez un avantage valable dans la durée et faites-le payer
périodiquement ;
 La revente : Achetez un bien à un grossiste, puis revendez-le à un détaillant à un prix
plus élevé ;
 La location : Achetez un bien, puis autorisez une autre personne à l’utiliser pour un
prix et un temps déterminé ;
 La représentation commerciale : Commercialisez et vendez un bien ou un service
qui ne vous appartient pas au nom d’une tierce personne, puis faites-vous payer une
commission qui correspond à un pourcentage de la transaction ;
 L’agrégation d’un public : Attirez l’attention d’un public, possédant certaines
caractéristiques, puis vendez l’accès à cette cible sous forme de publicité à une
entreprise qui cherche à l’atteindre ;
 L’emprunt : Prêtez une certaine somme d’argent, puis faites-vous rembourser cette
somme majorée d’un taux d’intérêt prédéfini dans un délai fixé à l’avance ;
 L’assurance : Couvrez le risque de dommage à la place de l’assuré en échange du
paiement d’une prime, puis ne l’indemnisez que si le dommage se produit.

53
 Le capital : Achetez une participation dans une entreprise, puis percevez une partie
des bénéfices proportionnelle à votre participation sous forme de paiement unique ou
de dividendes.

Questions à se poser:
 Pour quelle valeur ajoutée vos clients sont-ils prêts à payer ?
 Pour quelle offre payent-ils actuellement ?
 Comment payent-ils?
 Comment préféreraient-ils payer?
 Quelle est la contribution de chaque flux de revenus à l’ensemble des revenus ?

6) Des activités clés

Il y a trois grandes catégories d’activités : la production (fabrication d’un outil, plat préparé,
contenu écrit), la résolution de problèmes (services, idées et recommandations développées).

Quelles activités clés sont nécessaires pour :


 Votre proposition de valeurs ?
 Vos canaux de distribution ?
 Votre relation avec les clients ?
 Vos sources de revenus ?

7) Des ressources clés


Cela peut être des ressources physiques (matières premières, objets), des ressources humaines
(expériences, compétences des salariés), des ressources intellectuelles (marques, données,
droits d’auteur et brevets) ou des ressources financières.

Quelles ressources clés sont nécessaires pour :


 Votre proposition de valeur ?
 Vos canaux de distribution ?
 Votre relation avec les clients ?
 Vos sources de revenus ?

8) Des partenaires-clés
Dans votre entreprise, vous pourriez avoir besoin de faire équipe avec d’autres pour aboutir à
la conception de votre produit. C’est une manière d’acquérir des ressources ou des activités
spécifiques, de réduire risques et incertitudes, et d’optimiser votre chaîne de valeur
économique.
Questions à se poser:
 Qui sont vos partenaires clés ?
 Qui sont vos fournisseurs clés ?
 Quelles ressources obtenez-vous auprès de vos partenaires ?

54
 Quelles activités clés réalisent vos partenaires ?

9) Une structure de couts

Certaines entreprises sont axées sur les coûts, tandis que d’autres sont axées sur la valeur.
Les modèles économiques fondés sur les coûts reposent sur le principe que les coûts
devraient être maintenus aussi bas que possible (faible structure de coûts, tarifs bas,
automatisation maximale, sous-traitance intensive).
Les modèles économiques axés sur la valeur prêtent attention à leur création de valeur et à sa
qualité.
Toute compagnie aérienne low cost réduit la quantité de service fourni à ses clients en
utilisant des systèmes automatisés. Toutes les autres compagnies aériennes justifient leurs
prix élevés parce qu’elles offrent à leurs clients un service d’une plus grande valeur.

Questions à se poser:
 Quels sont les coûts les plus importants liés au modèle économique ?
 Est-ce des coûts fixes : des salaires ? Des locations? Des services?
 Quelles sont les ressources clés les plus coûteuses ?
 Quelles sont les activités clés les plus coûteuses ?
 Est-il possible de négocier ?

55
IV.4.3. Canevas de la formulation du modèle d’affaire
8. PARTENAIRES CLES 6. ACTIVITES CLES 1. PROPOSITION 3. RELATIONS 2. CLIENTELES CIBLES
DE VALEUR CLIENTS
Qui sont les alliées, autant à Quelles sont les activités Quelle est la stratégie Est-ce que les clients sont
l’interne (équipe, nécessaires pour réaliser vos Votre proposition de permettant de : rejoindre, également les
départements) qu’à produits et service ? valeur comble quel fidéliser, générer et consommateurs ?
l’extérieur (fournisseurs, besoin ou répond à maintenir la clientèle cible ? Pour la clientèle, est ce que
collaborateurs, réseau, quel problème ? Quel seront les moyens de vous misez sur les individus
investisseurs), qui Quelles sont les communication privilégiés ou les entreprises ?
contribueraient au succès de caractéristiques avec la clientèle cible ? Quel est le profil général de
votre entreprises ? principales de vos ces clientèles cibles ?
Que souhaitez-vous acquérir
[Link] CLES produits et services 10) CANAUX Qu’est ce qu’ils évitent,
par ce partenariat (visibilité,
Quels sont vos besoins en Quels sont vos Quels sont les canaux de Qu’est ce qu’ils recherchent ?
réputation, capital, ressources ? financière, avantages distribution qui permettrons Où les retrouve-t-on
distribution, etc ? Intellectuelles, Humaines et concurrentiels, ce qui aux clients d’acquérir votre généralement ? Quelle est la
Que pouvez-vous offrir en
matérielles vous distingue ? proposition de valeurs meilleure manière de valider
contrepartie ? Que comptez-nous faire pour leur intérêt ? (Sondage,
acquérir, mobiliser et entrevue individuelle ou de
maintenir ces ressources groupes
9. STRUCTURE DE COUTS [Link] DE REVENUS
Pour quoi vos client paient-ils ?
Quels sont les postes budgétaires les plus importants ? Quel est le prix qu’ils seraient prêts à payer ?
Quels en sont les coûts annuels approximatifs ? A partir de quels critères comptons-nous évaluer le prix de notre
Considérez les ressources, les activités et les partenaires clés proposition de valeur ? (Coût de revient, concurrence, valeur perçue,
rareté)

56
IV.5. PLAN D’AFFAIRE

IV.5.1. Introduction

Une bonne idée n’est pas nécessairement une bonne opportunité d’affaire.
C’est ainsi, par exemple, que vous pouvez avoir inventé un produit exceptionnel sur le plan
technique et constater que le marché n’est pas prêt à le recevoir. Ou bien, vous pouvez avoir
une bonne idée mais être confronté à une telle concurrence et à un tel besoin de moyens que
la poursuite de cette idée ne sera pas rentable. Il arrive même que le marché soit prêt pour
l’idée mais que le rendement de l’investissement soit jugé insuffisant.
Certainement, l’idée était apparue bonne aux inventeurs ou à leurs "supporters" mais elle
n’avait manifestement pas su passer l’épreuve du marché. Il faut par conséquent, étudier
soigneusement les caractéristiques d’une bonne opportunité d’affaire implique non seulement
la conception d’idées et la prise de conscience des opportunités mais aussi leur sélection et
leur évaluation afin d’identifier les possibilités les plus viables et les plus intéressantes à
mettre en œuvre. C’est cela qui détermine la frontière entre le succès et l’échec, entre la
réalisation de bénéfices durables et la faillite de l'entreprise.
Bien que cette évaluation ne garantisse pas absolument le succès, elle contribue à minimiser
les risques et, par conséquent, les possibilités d’échec. Evaluer une idée ou une opportunité
consiste essentiellement à déterminer d'une part les risques et d'autre part les
avantages/récompenses.
Evaluation et validation des idées d’opportunité d’affaires se fait en trois étapes qui
détermine la faisabilité et la rentabilité et là pérennité/durabilité. D’où le plan d’affaire.

IV.5.2. Comprendre le concept « Plan d’affaire »

Un plan d'affaires d'une entreprise (ou business plan) est un document détaillant la stratégie et
le prévisionnel financier de l'entreprise pour les années à venir.
Le plan d'affaires est utilisé en interne afin de prendre une décision d'investissement ou pour
communiquer les objectifs de l'entreprise à des partenaires non financiers.
A l’externe il arrive également que les fournisseurs d'une entreprise nouvelle demandent à
voir un business plan avant de rentrer dans une relation contractuelle. Les fournisseurs
utilisent le plan d'affaires pour évaluer à la fois le potentiel commercial de l'entreprise et son
risque de défaut.
Le plan d'affaires sert aussi à convaincre des partenaires financiers d'investir dans l'entreprise.
Le banquier examinera le plan de l'entreprise afin d'en déterminer la solvabilité, c'est à dire sa
capacité à faire face à ses engagements financiers.
L'investisseur en fonds propres quant à lui utilisera le plan d'affaires pour évaluer la valeur de
l'entreprise et son potentiel de rentabilité à long terme.

En résumé, le plan d’affaires, c’est :

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1) Un outil de planification :
Le plan d’affaires, c’est d’abord un PLAN. C’est l’itinéraire de votre entreprise. C’est le
portrait-robot de l’entreprise. C’est le résumé de toutes vos décisions d’affaires.
2) Une discipline de travail :
Préparer un plan d’affaires, c’est la première étape du démarrage de l’entreprise. Persistez au
travail. La planification vous forcera à prévoir les problèmes de demain. L’effort que vous et
vos associés y mettez sera probablement de même intensité que celui que vous consacrerez à
l’entreprise. C’est une bonne façon de mieux connaître ses associés.
3) Un outil de financement
Êtes-vous prêt à investir dans votre entreprise ? Votre plan d’affaires vous permettra de
décider si, oui ou non, vous investirez vos économies dans l’entreprise. Si vous le faites,
Convaincre les différents bailleurs de fonds à investir en vous sera alors possible.
3) Un outil de gestion
Un plan d’affaires, ça ne doit pas finir sur une tablette. Cet outil vous oriente plutôt dans la
gestion de votre entreprise :
Rejoignez-vous votre clientèle ? Respectez-vous votre échéancier de travail ? Atteignez-vous
vos objectifs de vente ?
Comparez les résultats de l’entreprise avec les prévisions de votre plan d’affaires : voilà une
bonne façon de bien gérer l’entreprise.
4) Un outil de crédibilité
Bien des gens le savent, la préparation d’un plan d’affaires est longue et difficile. Ainsi, votre
plan d’affaires démontrera votre persistance au travail, votre connaissance de votre domaine,
votre détermination. C’est votre première action d’entrepreneur.
Le plan d’affaires permet de répondre aux questions suivantes :
Quoi ? Qui ? Comment ? Pourquoi ? Pour qui ? Quand ? Combien ? Avec qui ?
 QUOI Projet : résumé, mission, objectif, structure de l’entreprise ;
 QUI Promoteur : curriculum vitae, bilan personnel, alliance ;
 COMMENT
o Processus d’affaires
o Plan de marketing
o Plan de production et d’exploitation : technologie
o Plan des ressources humaines
 POUR QUI Segmentation de la clientèle, secteur d’activité ;
 POURQUOI Plan d’environnement ou d’écologie ;
 QUAND Plan de gestion des risques : principaux risques et problèmes
o Calendrier général de réalisation, échéancier
 COMBIEN
o Bilan personnel
o Plan financier
 AVEC QUI
o Équipe entrepreneuriale,
o Alliance stratégique
o Proposition de l’entreprise

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Le plan d’affaires nous permet de réussir en affaires. Les gens croient souvent à tort que
seules les entreprises en démarrage ou désireuses d'obtenir du financement doivent établir un
plan d'affaires. En fait, cet outil est essentiel à la bonne gestion de toute entreprise.
Finalement, votre plan vous aidera dans votre carrière d'administrateur en vous habituant à
penser à la concurrence, aux possibilités promotionnelles, aux sources de financement, etc.

IV.5.3. Elaboration du plan d’affaire


La raison pour laquelle il est important d’établit un plan d'affaires est d’avoir un outil qui
décrit comment votre projet sera mise en œuvre enfin de convaincre les prêteurs, les
investisseurs et les actionnaires que le projet est crédible et que vous utiliserez à bon escient
le financement qu'ils vous fourniront.
Cet outil de gestion très reconnu est un document écrit qui décrit essentiellement qui vous
êtes, le projet que vous voulez réaliser, et comment vous gérerez les risques en jeu et
procurerez les rendements escomptés. Les gens croient souvent à tort que seules les
entreprises en démarrage ou désireuses d’obtenir du financement doivent établir des plans
d'affaires. En fait, cet outil est essentiel à la bonne gestion de toute entreprise.
Beaucoup d'entrepreneurs pensent peut-être que la rédaction d'un plan d'affaires est une tâche
fastidieuse et qu'il doit contenir des centaines de pages. Au contraire, il devrait être concis
mais fournir toute l'information pertinente à l'évaluation de l'entreprise. Bien qu'il n'existe pas
de règles absolues à suivre pour rédiger un plan d'affaires efficace, celui-ci doit démontrer
que vous possédez la motivation voulue et le savoir-faire, les compétences et la confiance en
vous nécessaires pour mener à bien votre projet.
Voici les éléments essentiels d’un plan d’affaire : l’objet du projet, l’étude du marché, études
technique du/des produits, la prévision des coûts, l’étude financière et les conclusions qui
indique la décision d’investir.
Même si les plans d'affaires varient quant à la longueur et la portée, tous les plans d'affaires
fructueux ont des éléments communs. Le plan doit tenir compte des particularités de votre
entreprise et de son environnement. Voici des sections que vous pourriez inclure dans votre
plan d'affaires : le résumé, la stratégie des activités, la stratégie marketing, le plan
opérationnel, l’analyse des forces, des faiblesses, des possibilités et des menaces ; le plan des
ressources humaines ; stratégies de responsabilité sociale ; la prévision financière, la stratégie
de sortie d’entreprise.

A. ANALYSE DE LA FAISABILITE

Dans le cadre de s’assurer de la faisabilité avant l’investissement, les différentes études


doivent être menées. Il s’agit d’analyser les facteurs d’échec et de réussite à tous les niveaux.

STRATEGIE D'ENTREPRISE

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Une première étape essentielle dans la création de l'entreprise est d’ébaucher les stratégies
d'entreprise qui définissent à son tour la voie à suivre et les paramètres d’affaires :
- Définir un énoncé de vision ;
- Définir un énoncé de mission ;
- Définition des buts / objectifs ;
- Création d'une carte de stratégie ;
- La définition d'indicateurs de performance clés ;
- Création de tableaux de bord pour faire le suivi des indicateurs.
- Forme juridique donner à l’entreprise :
Il existe plusieurs formes juridiques :
- L’entreprise individuelle (société unipersonnelle) (SU)
- La société des personnes a responsabilité limitée (SPRL)
- La société anonyme (SA)
- La société mixte (SM) s’il y a des actions de l’Etat
- La société coopérative
Toutes ces formes ne sont pas adaptées à l’entreprise. Il vous est donc conseillé de bien
réfléchir avant de choisir une forme juridique adaptée à votre projet.
Choisissez les formes les moins couteuses, les plus simples et les mieux adaptées à votre
situation entrepreneuriale.

SITUATION ACTUELLE DE L’ENTREPRISE/PROJET


 Votre situation actuelle (à quel stade du cycle de vie votre entreprise/projet se trouve-
t-elle ?) ;
 Votre secteur (est-il en croissance, stable ou en décroissance ?) ;
 Vos réalisations (qu'avez-vous réalisé jusqu'à présent ?) ;

PLAN DE CROISSANCE
 Échéancier de croissance (où en sera votre entreprise dans un an ? D'ici trois à cinq
ans ?) ;
 Étapes (quels objectifs avez-vous fixés pour votre entreprise et quand prévoyez-vous
les atteindre ?) ;
 Buts (quels sont vos buts à court terme (la prochaine année) et à long terme (les trois à
cinq prochaines années) ?) ;
 Indiquez également la date d'enregistrement ou de constitution de votre entreprise,
son nom et son adresse, ainsi que toutes les coordonnées à son sujet.

ETUDE DU MARCHE (faisabilité du marché)


Il s’agit ici de présenter la stratégie marketing de votre entreprise/Produit.
Cette partie décrivez les activités particulières qui vous serviront à promouvoir et à vendre
votre produit ou service. Vous devez aborder chacun des quatre éléments clés du marketing :

- Analyse de l’état de transaction dans la localité d’implantation)

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 La Demande réelle
 Les clients
 L’offre
 La concurrence
 Le prix d’acquisition et le prix de vente
 Fournisseurs
- Produits finis
 Nature et présentation des produits
 Dénomination des produits
 Qualité des produits
 Conformité/certification des produits

- Avantages comparatifs et concurrentiels du produit


 Vos avantages concurrentiels (quels sont vos avantages sur la
concurrence : produits novateurs, modèle d'entreprise dominant, attrait
pour un marché de créneaux) ;
 Vos concurrents (qui sont-ils, et quelles sont leurs forces et leurs
faiblesses ?)
 Votre modèle d'entreprise (pourquoi est-il efficace ?).

- Analyse de la situation économique de la zone d’implantation de votre affaire


(pouvoir d’achat)

- Analyse des facilitations de l’environnement du lieu de l’implantation d’affaire et de


vente
 Existence de l’Energie (Existe -t-il le courant continue, l’eau courante,
l’énergie faucille, etc).
 Infrastructures (Existe-t-il des bâtiments, routes praticables, réseau
téléphonique

-Analyse de la faisabilité économique

Elle consiste à analyser le degré de rentabilité du projet en termes d’amélioration sociale de la


communauté : elle est avant tout une analyse des couts et des bénéfices sociaux qui facilite
les décisions d’investissement et permet de donner une idée de la valeur du projet,

-Analyse de la faisabilité financière


Le projet est-il susceptible d’être financé ? Les fonds feront-ils suffisants ? disponibilité des
fonds ?

-Analyse de l’influence de parties prenantes

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Chaque partie prenante dispose de capacités différentes pour influer sur le déroulement et le
résultat d’un projet. Le degré d’intérêt d’une partie prenante est conditionné par l’importance
de l’enjeu sous-tendu par cette activité.

-Analyse du positionnement de l’entreprise

Une analyse FFOM examine les forces (F), faiblesses (F), opportunités (O) et les menaces (M)
du point de vue d'une seule chose, que ce soit une entreprise, un produit, une proposition, et
l'idée, une méthode ou une option, etc.

Forces et faiblesses sont des facteurs internes. Par exemple, riches en liquidités ou l'inverse
- grand découvert bancaire. Par exemple,
 Les personnes - compétences, l'attitude, formation, connaissances
 Produits - Qualité, Prix, Cycle de vie
 Exploitation / Production - capacité, la flexibilité
 Organisation - Structure, relations
 Systèmes - Ordinateur, Bases de données,
 Finances - Bilan, le flux de trésorerie
 Réputation - Avis des clients

Opportunités et menaces sont des facteurs externes. Par exemple,


 Économie - Force de devises
 Marché - Croissance / Déclin, tendance de mode
 Législation - La pollution, la responsabilité des produits, l'énergie, la santé
 Technologie - Remplaçants, nouveaux outils, intelligence artificielle
 Société - Population vieillissante
 Environnement - Recyclage, une augmentation des tests, la protection
Déterminer comment utiliser les forces pour saisir les opportunités et comment les menaces
et les faiblesses doivent être éliminées ou réduites au minimum.

-Faisabilité Politique et réglementation spéciale


 Le projet sera-t-il compatible avec la politique gouvernementale au niveau central et
régional ?
 Y’a-t-il des lois et règlementation spéciale pour exploiter l’affaire ou des conditions et
obligations d’exploitation et commercialisation
 Le processus de création et ouverture d’entreprise

ETUDES DE LA FAISABILITE TECHNIQUES DU PROJET/PRODUIT

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Cette partie, présente les aspects sur dimensions opérationnelle du projet, l’analyse des
forces, faiblesses, opportunités et menaces, la gestion de ressources humaines, la stratégie de
responsabilité sociale et stratégie des affaires électronique.
a) Plan opérationnel
Votre plan d'affaires doit comprendre un énoncé de vos besoins opérationnels courants et des
besoins prévus pour les trois à cinq prochaines années. Votre système de gestion des stocks et
votre processus comptable doivent avoir la capacité de produire des rapports à jour.

Le plan peut contenir :

 Les activités quotidiennes (donnez une description générale des activités quotidiennes
de l'entreprise, comme les heures d'ouverture, le caractère saisonnier de
l'entreprise, les fournisseurs et leurs modalités de crédit, etc) ;
 Les impératifs des installations (indiquez vos exigences en ce qui concerne la
superficie et l'emplacement requis. Joignez en annexe de votre plan d'affaires tout
document pertinent, comme les ententes de location ou les prix des fournisseurs.
Précisez les besoins spéciaux liés aux installations et joignez en annexe tout
document ayant trait à des permis) ;
 Les systèmes d'information de gestion (indiquez comment vous prévoyez contrôler les
stocks, gérer les comptes, assurer le contrôle de la qualité et faire le suivi auprès
des clients) ;
 Lesbesoins en matière de technologie de l'information (indiquez les systèmes de TI
que vous comptez utiliser pour votre entreprise. Puisqu'il s'agit d'un facteur clé
pour la plupart des entreprises, précisez si vous aurez recours à un consultant ou à
un service de soutien en TI et décrivez tout développement prévu. Mentionnez si
vous prévoyez effectuer des développements en TI et décrivez-les brièvement, au
besoin.

b) Plan des ressources humaines


 Un plan organisationnel ou un organigramme sommaire de l’entreprise ;
 Qui fait quoi, accompagné d'une brève description des responsabilités
et tâches de
chaque poste ;
 Les compétences essentielles nécessaires pour chaque poste ;
 Des renseignements sur le programme de formation de vos employés ;
 Toute autre information pertinente concernant le personnel comme le budget de
formation.

c) Stratégie de responsabilité sociale


 Lespolitiques et les initiatives environnementales que votre entreprise soutient déjà et
celle que vous compte soutenir ;
 Les contributions qu'apporte votre entreprise à la communauté ;
 Les attestations pertinentes, comme la certification équitable, ect…
d) Stratégie d'affaires électroniques

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 Les activités liées au commerce électronique (vente en ligne de votre produit ou
service) ;
 Le développement d'un site Web, d’une plateforme en ligne ;
 Les besoins en matériel constituant l'ensemble électronique et les besoins logiciels ;
 Les relations avec des spécialistes externes en matière de technologie de l'information.

B. ETUDE FINANCIERE DU PROJET (CALCUL D’INVESTISSEMENT ET DE


RENTABILITE)

Investissement

Investissement durable
No Désignation Unité Quantité Prix Unitaire Prix Total

Total

II.3.2.2. Exploitation (fonds de roulement)


DISIGNATIONS Unité Quantité Prix Unitaire Prix Total
Matières première
Charges liées au personnel
Loyers et charges locatifs
Consommables de bureau
Réseau internet, téléphone, électricité,
eau
Frais des maintenances
Frais des assurances
Transport
Marketing et publicité
Frais de représentation
Amortissement
Taxes et impôts
Total

II.3.2.3. Plan de financement

No Montant Activité Temps Provenance

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des fonds

II.3. 2.4. Quantité et Coût de production (achat) et charge prévisionnelle


No Désignation Unité P U Qte Total

TOTAL

II.3.2.5. Coût de vente et quantité à vendre estimée


No Désignation Qté PU Qte Total

TOTAL

II.3.2.6. Calcul de rentabilité


Désignation Montant en BIF
Recettes
Dépenses
Solde de trésorerie (marge d’intérêt)

Retour sur investissement


Il s’agit de fournir des revenus ou des bénéfices durables, perçus en temps utile et
représentant la juste contrepartie du risque pris ou de l’effort consenti.

C. ANALYSE DE LA VIABILITE D’ENTREPRISE

Facteurs de risque du projet et stratégies de contournement

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Il faut identifier des risques éventuels et anticiper les mesures de contourner ces risques. Les
risques les plus courants sont la perdition, l’insécurité, vols, manque des moyens financiers,
l’influence négatives des parties prenantes (intérêts et enjeux des parties prenantes),
concurrences, etc.

Analyse de pérennité/durabilité et perspective d’avenir

Durée de la « fenêtre d’opportunité »


On dit que les opportunités ont une « fenêtre ». Cela signifie qu’elles existent mais qu’elles
ne restent pas ouvertes pour toujours. Les marchés évoluent à des vitesses différentes dans le
temps, et lorsqu’un marché s’élargit et devient plus stable, les conditions de réussite ne sont
plus aussi favorables. Le moment choisi est donc très important. Le problème consiste à
déterminer combien de temps la fenêtre va rester ouverte, et si l’opportunité peut être créée
ou saisie avant que la fenêtre ne se referme.

Conclusion du plan d’affaire


En tenant compte de toutes les paramètres et facteurs de la faisabilité, de la rentabilité, de la
pérennité et les facteurs de risques, il faut juger si l’entreprise peut être faisable, rentable et
viable.

IV.6. FORMULATION D’UN PROJET D’AFFAIRE

IV.6. 1. RESUME DU MICROPROJET

Le résumé donne un aperçu des éléments clés de votre plan d’affaires ; il est souvent
considéré comme la section la plus importante. Le résumé est habituellement la première
section que lira un éventuel investisseur ou prêteur et pourrait bien être la seule section à être
lue, si ce résumé n'est pas correctement préparé. Ce résumé notable doit:

 Présenter les points saillants de chacune des autres sections de façon à expliquer
l'essentiel de vos activités ;
 Être suffisamment intéressant pour inciter le lecteur à poursuivre la lecture de votre
plan d’affaires ;
 Être bref et concis ; ne pas dépasser deux pages. Il est question ici de décrire le
concept de votre entreprise, ses avantages sur la concurrence, sa structure juridique,
le marché et votre propre expérience.

Promoteur

Titre du projet

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Nom de l’unité

Localisation

Financement (Sources)

Budget du Projet (USD)

Durée du Projet

Objectif global

Objectifs opérationnels

Résultats

IV.6.2. LOGIQUE D’AFFAIRE

1) Introduction

2) Titre du projet

3) Contexte justificatif/opportunité d’affaire

4) Résume du projet

5) Contexte justificatif (problématique)

6) Présentation du projet (description de l’action ou solution proposée)

7) Pertinence du projet

8) Durée du projet

9) Lieu ou zone d’intervention ou d’action

10) Information sur le promoteur

10) Population cible (clients vissés)

11) Parties prenantes/partenariat

11) Objectifs : Objectif global et Objectifs spécifiques

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Niveau 1 : Objectif global
Niveau 2 : Objectif (spécifique) du projet

14) Stratégies d’intervention

15) Résultats

16) Activités liées aux résultats

17. Modèle d’affaire

18) Plan d’affaire

19) Chronogramme d’activités


ACTIVITÉS ECHEANCE RESPONSABLES
M1 M2 M3 M4 M5 M6
Implantation du projet
Construction X
Recruitment du personnel X
Achat de materiels
Activite 1
Activite 2

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Common questions

Alimenté par l’IA

La communication est cruciale pour le développement d'une entreprise car elle assure sa visibilité et sa notoriété. Elle est indispensable pour dialoguer efficacement avec les investisseurs, les clients et les employés. Un entrepreneur qui maîtrise l'art de la communication peut forger des relations solides, promouvoir la vision de son entreprise et mobiliser des ressources essentielles pour sa croissance .

L'adoption d'une identité visuelle est essentielle car elle permet aux clients et prospects de se souvenir de l'entreprise en l'associant à une image de marque cohérente, notamment à travers le logo. Le logo encapsule en une image les valeurs et le message de l'entreprise, ce qui aide à renforcer la reconnaissance et la notoriété sur le marché .

Le réseautage est crucial pour le développement d'une entreprise car il permet de créer des connexions essentielles qui peuvent faciliter l'accès à des ressources, des conseils et des opportunités d'affaires. En participant à des activités de réseautage, les entrepreneurs peuvent élargir leur cercle de connaissances professionnelles, partager des expériences, et recevoir des recommandations, réduisant ainsi le sentiment d'isolement souvent ressenti lors de la création d'entreprise . De plus, le réseautage permet de renforcer la crédibilité et l'image de l'entreprise auprès de potentiels clients et partenaires, car la réputation d'un entrepreneur est souvent construite à travers ses relations . Pour exploiter efficacement le réseautage, il est conseillé de participer régulièrement à des événements professionnels et de cultiver des relations authentiques avec les personnes rencontrées .

Un leadership entrepreneurial efficace repose sur plusieurs éléments clés : une vision stratégique claire et inspirante, la prise de décisions audacieuses mais calculées, la promotion continue de l'innovation, et une excellente communication pour motiver et gérer l'équipe ainsi que les parties prenantes. Ces compétences permettent au leader de naviguer avec succès dans un environnement complexe et incertain .

Une répartition inadéquate du capital initial peut être fatale pour une entreprise car elle pourrait conduire à des désaccords entre associés si les parts sociales ne sont pas clairement définies dès le début de l'entreprise. Cela peut engendrer des conflits internes qui empêchent l'entreprise de se concentrer sur ses objectifs et de se développer efficacement .

Répondre aux critiques est crucial dans l’entrepreneuriat car cela permet aux entrepreneurs de s'adapter aux demandes des clients et de perfectionner leur offre. Les critiques fournissent un retour indispensable pour ajuster les stratégies et les propositions commerciales, ce qui est essentiel pour créer de la valeur et assurer la pérennité de l'entreprise . L'entrepreneur doit naviguer dans un environnement complexe et incertain, et répondre aux critiques aide à mieux comprendre le marché et à assurer la satisfaction client, qui sont des éléments clés pour réussir dans le monde des affaires .

Ne pas s'entêter permet à un entrepreneur d'être flexible et de s'adapter aux changements et aux nouveaux défis. Cela signifie être capable de reconnaître quand une idée ou un plan n'est pas viable et de pivoter vers de meilleures stratégies, minimisant ainsi les pertes et optimisant les ressources . Cela encourage aussi à solliciter et à intégrer des critiques constructives qui peuvent mener à des améliorations et à l'innovation . De plus, ne pas s'entêter évite le gaspillage des ressources dans des projets condamnés à l'échec, favorisant ainsi une gestion plus efficace du capital humain et financier . L'entrepreneur qui sait s’ajuster aux circonstances peut mieux naviguer les imprévus et se créer des opportunités de croissance .

L'analyse FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces) est un outil stratégique permettant d'évaluer la position d'une entreprise en analysant ses éléments internes (forces et faiblesses) et externes (opportunités et menaces). Les forces et les faiblesses se concentrent sur des facteurs internes tels que les compétences, la qualité des produits et la structure organisationnelle . Les opportunités et menaces concernent des facteurs externes comme les tendances du marché, la législation, et l'impact de l'économie . L'importance de cette analyse réside dans sa capacité à aider une entreprise à identifier ses atouts pour exploiter les opportunités, ainsi que ses faiblesses qui nécessitent des améliorations pour se protéger contre les menaces potentielles, contribuant ainsi à une meilleure prise de décision et à une stratégie plus robuste .

L'intelligence émotionnelle joue un rôle crucial dans la gestion d'une équipe lors de changements organisationnels en permettant aux dirigeants de comprendre et de gérer à la fois leurs émotions et celles des membres de l'équipe. Elle inclut la conscience de soi, la régulation émotionnelle, l'empathie et les compétences sociales, essentielles pour maintenir un climat de collaboration et de confiance pendant les périodes de transition . L'empathie aide à reconnaître et à répondre aux émotions des autres, améliorant ainsi les relations interpersonnelles et la cohésion de l'équipe . Par ailleurs, la régulation émotionnelle est clé pour gérer le stress et éviter que les émotions négatives n'affectent la prise de décision . Les compétences sociales permettent de motiver l'équipe, gérer les conflits et renforcer la coopération, ce qui est vital pendant les changements organisationnels . Enfin, l'intelligence émotionnelle aide à promouvoir un leadership adaptatif qui soutient la diversité et l'inclusion, créant ainsi un environnement respectueux et dynamique .

Les pratiques de mindfulness en entreprise peuvent inclure la méditation, où des techniques comme la respiration profonde et la visualisation sont utilisées quotidiennement pour réduire le stress et augmenter la clarté mentale . De plus, la pleine conscience, qui implique de vivre le moment présent en observant ses pensées et sensations sans jugement, aide à détacher les employés du stress lié aux préoccupations passées ou futures . Des séances régulières de 10 à 15 minutes par jour favorisent également la résilience au stress et la stabilité émotionnelle .

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