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PC2 - DM N 2 - Un Corrig E: Partie I

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PC2 - DM N˚2 - Un corrigé

PARTIE I
1
Soit x ∈ R \ {−1, 1}. Remarquons que, pour tout θ ∈ R, il est possible d’écrire :
2
x2 − 2x cos(θ) + 1 = (x − cos(θ)) + sin2 (θ)
Si sin(θ) 6= 0, on a : x2 − 2x cos(θ) + 1 ≥ sin2 (θ) > 0.
Si sin(θ) = 0, alors, cos(θ) = ±1, donc, x2 − 2x cos(θ) + 1 = (x ± 1)2 > 0 (car x 6∈ {−1, 1}).
On peut donc conclure :
✞ ☎
Si x ∈ R \ {−1; 1}, alors, x2 − 2x cos(θ) + 1 > 0 pour tout θ ∈ R
✝ ✆

2.a
La fonction θ 7→ ln (sin(θ)) est continue sur ]0, π[, donc, l’intégrale proposée est impropre en 0 et en π.
Etudions séparément chacun de ces deux problèmes.  
sin(θ)
⊲ Tout d’abord, on peut écrire que, pour θ ∈]0, π[, on a ln (sin(θ)) = ln(θ) + ln . Or, l’intégrale
θ
Z 1 Z 1  
sin(θ)
ln(θ)dθ est convergente d’après le cours, et l’intégrale ln dθ est faussement impropre en 0.
0 0 θ
Z 1
L’intégrale ln (sin(θ)) dθ est donc convergente.
0 Z π Z π2
⊲ D’autre part, le changement de variable u = π−θ permet d’écrire que ln (sin(θ)) dθ = ln (sin(π − u)) du,
π
2 0
Z π Z π2 Z π
c’est-à-dire, que ln (sin(θ)) dθ = ln (sin(u)) du, donc, d’après le premier cas, l’intégrale ln (sin(θ)) dθ
π π
2 0 2
Z π2
converge. Puisque ln (sin(θ)) dθ est l’intégrale d’une fonction continue sur un segment, on peut affirmer que
Z π 1

ln (sin(θ)) dθ converge. En conclusion :


1
☛ ✟
Z π
L’intégrale ln (sin(θ)) dθ est convergente.
✡ 0 ✠

2.b
La fonction θ 7→ ln (1 − cos(θ)) est continue sur ]0, π], donc, l’intégrale proposée est impropre uniquement
  Z 1
1 − cos(θ)
en 0. Pour tout θ ∈]0, π], on peut écrire ln (1 − cos(θ)) = 2 ln(θ) + ln . Or, l’intégrale ln(θ)dθ
θ2 0
Z 1  
1 − cos(θ)
est convergente d’après le cours, et l’intégrale ln dθ est faussement impropre en 0. L’intégrale
0 θ2
Z 1
ln (1 − cos(θ)) dθ est donc convergente et on peut conclure :
0
☛ ✟
Z π
L’intégrale ln (1 − cos(θ)) dθ est convergente.
✡ 0 ✠

2.c
On pourrait mener un raisonnement analogue pour la dernière intégrale. On peut aussi remarquer que :
∀θ ∈]0, π[ , sin2 (θ) = (1 − cos(θ)) (1 + cos(θ))
ce qui entraine, après passage au logarithme népérien :
∀θ ∈]0, π[ , ln (1 + cos(θ)) = 2 ln (sin(θ)) − ln (1 − cos(θ))
La convergence des intégrales des deux questions précédentes permet donc de conclure :

Auteur du corrigé : Nicolas JOUSSE ([email protected]) Page 1/4


☛ ✟
Z π
L’intégrale ln (1 + cos(θ)) dθ est convergente.
✡ 0 ✠

3
Envisageons trois cas : 
⊲ Si x 6∈ {−1, 1}, alors, la fonction θ 7→ ln x2 − 2x cos(θ) + 1 est continue sur R d’après la première question,
donc, en particulier, I(x) est l’intégrale d’une fonction continue sur un segment, donc, cette intégrale ne présente
pas de problème. 
⊲ Si x = 1, alors, ln x2 − 2x cos(θ) + 1 = ln(2) + ln (1 − cos(θ)), donc, I(1) converge d’après la question 2.b.
⊲ Si x = −1, alors, ln x2 − 2x cos(θ) + 1 = ln(2) + ln (1 + cos(θ)), donc, I(−1) converge d’après la question
2.c. Finalement :
✞ ☎
L’intégrale définissant I(x) converge pour tout réel x.
✝ ✆

4
Considérons x > 0, on peut écrire :
∀θ ∈ [0, π] , −2x ≤ −2x cos(θ) ≤ 2x
En ajoutant x2 + 1 dans chaque membre, on en déduit :
∀θ ∈ [0, π] , (x − 1)2 ≤ x2 − 2x cos(θ) + 1 ≤ (x + 1)2
On déduit donc :
∀x > 1 , ∀θ ∈ [0, π] , ln (x − 1)2 ≤ ln x2 − 2x cos(θ) + 1 ≤ ln (x + 1)2
  

En intégrant chaque membre lorsque θ ∈ [0, π], on obtient :


∀x > 1 , 2π ln(x − 1) ≤ I(x) ≤ 2π ln(x + 1)
Il en résulte :    
1 1
∀x > 1 , −2π ln 1 + ≤ 2π ln(x) − I(x) ≤ −2π ln 1 −
x x
Le membre de gauche et le membre de droite tendent vers 0 lorsque x tend vers +∞, ce qui permet de conclure :
✞ ☎
lim (2π ln(x) − I(x)) = 0
x→+∞
✝ ✆

5
La fonction étudiée est définie sur R et si x ∈ R, le changement de variable θ = π − u permet d’obtenir :
Z 0 Z π
I(x) = ln (1 − 2x cos(π − u) + 1) (−du) = ln (1 + 2x cos(u) + 1) du = I(−x)
π 0

On peut donc conclure :


✞ ☎
La fonction x 7→ I(x) est paire.
✝ ✆

PARTIE II
6.a 1
 π
D’après
 π le cours de première année, la fonction tan est de classe C sur 0, 2 et elle réalise une bijection
de 0, 2 sur [0, +∞[. On peut donc dire directement que :
✎   ☞
θ
La fonction θ 7−→ tan réalise une bijection de classe C 1 de [0, π[ sur [0, +∞[
2
✍ ✌

6.b
Soit θ ∈ [0, π[. D’après les formules trigonométriques classiques, on peut écrire :
 
θ 1
cos(θ) = 2 cos2 −1 = 2×  −1
2 1 + tan2 θ2
En réduisant au même dénominateur, on obtient donc :

Auteur du corrigé : Nicolas JOUSSE ([email protected]) Page 2/4


✎  ☞
θ
1 − tan2 2
∀θ ∈ [0, π[ , cos(θ) = θ
1 + tan2
✍ 2 ✌

 
6.c θ
Soit x ∈ R \ {−1, 1}. Utilisons le changement de variable t = tan . On a θ = 2Arctan(t) puis on peut
2
écrire :
1 − t2
Z +∞ 2x − 2 2
Z +∞
2x(1 + t2 ) − 2(1 − t2 ) 2

I (x) = 1 + t2 × dt = × dt
2 1 + 2 (x2 + 1)(1 + 2 ) − 2x(1 − t2 ) 1 + t2
0 2 1 − t t 0 t
x − 2x +1
1 + t2
En réorganisant les termes au numérateur et au dénominateur, on en déduit :
✎ Z +∞ ☞
′ (x + 1)t2 + (x − 1)
∀x ∈ R \ {−1, 1} , I (x) = 4 dt
((x + 1)2 t2 + (x − 1)2 ) (t2 + 1)
✍ 0

7
Soit x 6∈ {−1, 0, 1}. Lorsque ces quantités sont définies, on peut écrire :

A B A(T + 1) + B (x + 1)2 T + (x − 1)2
2 2
+ =
(x + 1) T + (x − 1) T +1 ((x + 1)2 T + (x − 1)2 ) (T + 1)
 
A + B(x + 1)2 T + A + B(x − 1)2
=
((x + 1)2 T + (x − 1)2 ) (T + 1)

L’égalité de l’énoncé aura donc lieu si le couple (A, B) est solution du système :
(
A + B(x + 1)2 = x + 1
A + B(x − 1)2 = x − 1

On trouve, après résolution :


☛ ✟ ☛ ✟
x2 − 1 1
A= B=
✡ 2x ✠ ✡ 2x ✠

π
8
Z

Tout d’abord, on trouve facilement I (0) = (−2 cos(θ)) dθ = 0.
0
Supposons maintenant que x 6∈ {−1, 0, 1}. En prenant T = t2 , les questions 6.c et 7 permettent d’écrire que :
Z +∞  2 
′ x −1 1 1 1
I (x) = 4 × + × dt
0 2x (x + 1)2 t2 + (x − 1)2 2x t2 + 1

On peut couper l’intégrale en deux pour écrire :

2(x2 − 1) +∞ 1 2 +∞ 1
Z Z

I (x) = dt + dt
x 0 (x + 1)2 t2 + (x − 1)2 x 0 t2 + 1

En effet, les fonctions sous chacune de ces intégrales sont continues sur R+ et équivalentes, à une constante
multiplicative près, à t12 en +∞. Calculons chacune de ces deux intégrales. On obtient tout d’abord :
+∞ +∞   +∞
1 1 1 1 x+1
Z Z
2 2 2
dt = 2 dt = Arctan t
(x + 1) t + (x − 1) (x − 1)2 (x − 1)(x + 1) x−1

0 0 x+1
1+ x−1 t
0

Il est alors nécessaire de distinguer plusieurs cas :


x+1
⊲ Si > 0, c’est-à-dire, si x < −1 ou x > 1, alors :
x−1
Z +∞
1 1 π
2 t2 + (x − 1)2
dt = ×
0 (x + 1) (x − 1)(x + 1) 2

Auteur du corrigé : Nicolas JOUSSE ([email protected]) Page 3/4


x+1
⊲ Si < 0 et x 6= 0, c’est-à-dire, si x ∈] − 1, 1[\{0}, alors :
x−1
Z +∞
1 1 −π
2 t2 + (x − 1)2
dt = ×
0 (x + 1) (x − 1)(x + 1) 2

On trouve d’autre part que :


1 +∞ π
dt = [Arctan(t)]0 =
t2 +1 2
Finalement :
2(x2 − 1) 1 π 2 π 2π


 × × + × = si x < −1 ou x > 1
x (x − 1)(x + 1) 2 x 2 x




I (x) =
2(x2 − 1) 1 −π 2 π




 × × + × =0 si x ∈] − 1, 1[
x (x − 1)(x + 1) 2 x 2

Nous allons en déduire l’expression de I.


⊲ Sur ] − 1, 1[, I est une fonction constante, et comme I(0) = 0, la fonction I est nulle.
⊲ Sur ]1, +∞[, il existe C ∈ R tel que : I(x) = 2π ln(x) + C. Or, d’après la question 4, la fonction x 7→
2π ln(x) − I(x) tend vers 0 en +∞, donc, le réel C est nécessairement nul.
⊲ Sur ]−∞, −1[, par parité de la fonction I (démontrée dans la question 5), on peut écrire que I(x) = 2π ln(−x).
En conclusion :
✎ ( ☞
0 si |x| < 1
I(x) =
2π ln |x| si |x| > 1
✍ ✌

FIN !

Auteur du corrigé : Nicolas JOUSSE ([email protected]) Page 4/4

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