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Arbitrage

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L'arbitrage avec la médiation constituent une alternative au procès soumis aux

juridiction de l'Etat par la désignation de personnes que les parties chargent de juger
leur différend. Aux États Unis les autorités fédérales ont mis sur pied un programme
dit " Alternative Dispute Résolution" pour développer notamment l'arbitrage afin
d'éviter l'encombrement des tribunaux. L'arbitrage dans les procès privés s'est
développé notamment au Canada, en Angleterre, en particulier pour résoudre les
différents commerciaux. Dans ces pays, les litiges civils ne sont pas exclus du
domaine de l'arbitrage.

L'acte d'arbitrage est celui par lequel les parties donnent pouvoir à un ou plusieurs
arbitres de trancher leur différend. Une expertise ou une simple consultation ne
constituent pas un arbitrage. Sur ce point, le juge apprécie souverainement l'intention
des parties, Si, la mission confiée à une commission de tiers experts a exclusivement
un caractère factuel et technique et si les tiers experts ne tirent aucune conséquence
juridique de leur décision, il convient d'en déduire que l'acte qui résulte de cette
consultation n'a pas le caractère d'une sentence arbitrale. (1ère Chambre civile 15
décembre 2010, pourvoi n°09-16943, BICC n°740 du 15 avril 2011 et Legifrance).
Consulter la note de M. Jacques Béguin référencée dans la Bibliographie ci-après. Il
est jugé pareillement qu'une clause qui n'est pas conclue à raison d'une activité
professionnelle, intitulée « procédure de conciliation » et qui se trouve insérée dans
un contrat d'assurance collective ayant pour objet de couvrir le risque d'invalidité
permanente totale prévoyant que les conclusions du médecin s'imposent aux parties,
ne peut instaurer valablement une procédure d'arbitrage (2ème Civ. - 16 juin 2011,
pourvoi n°10-22780, BICC n°751 du 15 novembre 2011 et Legifrance).

Le Code civil détermine dans quelle mesure des personnes peuventcompromettre et


le Code de Procédure civile fixe les règles procédurales propres à l'arbitrage et
notamment celles de l'arbitrage international pour les affaires ayant fait l'objet d'une
sentence rendue en France. Dans le vocabulaire actuel on dénomme " arbitrage
transnational " la procédure engagée pour la solution d'un différend entre deux
personnes résidant dans des États différents ayant choisi de faire régir leur contrat
par une loi qui ne serait pas celle du lieu où le contrat a été souscrit. La Cour de
cassation a jugé le 7 juin 2006 (1ère CIV. - 7 juin 2006, BICC n° 648 du 15/10/2006)
qu'il est loisible aux parties de renoncer à l'exécution d'une convention d'arbitrage et
que viole les articles 1442 et 1447 du Code de procédure civile la Cour d'appel qui
déclare la juridiction étatique incompétente, alors qu'il était constant que l'une des
parties ayant refusé de participer à l'arbitrage, prévu au contrat engagé par l'autre,
celle-ci, prenant acte de ce refus et renonçant à l'arbitrage, avait choisi de saisir la
juridiction étatique. La signature d'uncompromis rend le Juge étatique incompétent
pour connaître du litige né de l'exécution du contrat pour l'exécution duquel il a été
souscrit. De la sorte, "est seule de nature à faire obstacle à la compétence prioritaire
de l'arbitre la nullité ou l'inapplicabilité manifeste de la clause d'arbitrage ; qu'une telle
clause, en raison de son autonomie par rapport à la convention principale dans
laquelle elle s'insère, n'est pas affectée, sauf stipulation contraire, par l'inefficacité de
cet acte" (Com. - 25 novembre 2008, n°de pourvoi : 07-21888, BICC n°699 du 1er
avril 2009 et Legifrance). Ces règles crées par la jurisprudence ont été reprises
expressément par le Décret n° 2011-48 du 13 janvier 2011 portant réforme de
l'arbitrage qui a modifié le Code de procédure civile et la numérotation de ses
articles.

Parmi les situations qui peuvent empêcher le déroulement d'un arbitrage, il convient
de noter que, lorsque le liquidateur d'une entreprise en difficulté demande la nullité
d'un acte souscrit pendant la période suspecte, il ne se substitue pas au débiteur
dessaisi pour agir en son nom, mais il exerce une action au nom et dans l'intérêt
collectif des créanciers. En conséquence, une clause compromissoire stipulée à
l'acte litigieux est manifestement inapplicable au litige (Chambre commerciale 17
novembre 2015, pourvoi n°14-16012, BICC n°840 du 15 avril 2016 et Legifrance.).

Si les articles L. 442-6 et D. 442-3 du code de commerce ont pour objet d'adapter les
compétences et les procédures judiciaires à la technicité du contentieux des
pratiques restrictives de la concurrence, et que la circonstance que le premier de ces
textes confie au ministre chargé de l'économie et au ministère public une action
autonome aux fins de protection du marché et de la concurrence, ces dispositins
n'ont cependant pas pour effet d'exclure le recours à l'arbitrage pour trancher les
litiges nés, entre les opérateurs économiques de l'application de l'article L. 442-6.
L'action aux fins d'indemnisation du préjudice prétendument résulté de la rupture de
relations commerciales n'est donc pas de celles dont la connaissance est réservée
aux juridictions étatiques (1ère Chambre civile 21 octobre 2015 pourvoi n°14-25080,
BICC n°838 du 15 mars 2016 et Legifrance). Consulter la note de Madame Laura
Weiller, JPC 2015, éd. G, Act. 128. Il est jugé a contrario que l'article L. 442-6, III, du
code de commerce réserve au ministre chargé de l'économie la faculté de saisir le
juge pour faire cesser des pratiques illicites et prononcer des amendes civiles,
l'action ainsi attribuée au titre d'une mission de gardien de l'ordre public économique
pour protéger le fonctionnement du marché et de la concurrence est une action
autonome dont la connaissance est réservée aux juridictions étatiques au regard de
sa nature et de son objet. Le ministre chargé de l'économie est tiers à ce contrat et
que le principe compétence-compétence ne pouvait s'appliquer qu'à des
engagements souscrits entre des parties à un ou plusieurs contrats. N'agissant ni
comme partie au contrat ni sur le fondement de celui-ci, le juge du fond a donc pu
caractériser l'inapplicabilité manifeste d'une convention d'arbitrage portant sur un
contrat de distribution (1ère Chambre civile 6 juillet 2016, pourvoi n°15-21811, BICC
n° 854 du 15 janvier 2017 et Legifrance). Consulter le commentaire de M. Christophe
Roda, D. 2016, p. 1910).

Relativement au droit de la preuve dans une procédure d'arbitrage, le secret de


l'instruction n'est opposable ni aux parties civiles ni au ministère public. Dès lors, une
cour d'appel a retenu, à bon droit, qu'il était loisible à ce dernier, partie jointe, de
verser aux débats, pour être soumis à la discussion contradictoire des parties, tous
documents ou renseignements de nature à contribuer à la solution du litige et qu'il
pouvait autoriser les parties civiles, à communiquer des pièces extraites du dossier
de l'information judiciaire alors en cours (1ère Chambre civile 30 juin 2016, pourvoi
n°15-13755 15-13904 15-14145, BICC n°853 du 15 décembre 2016 et Legifrance).

.
Le nouvel article 1514 de ce Code dispose que les sentences arbitrales rendues à
l'étranger sont reconnues ou exécutées en France si leur existence est établie par
celui qui s'en prévaut et si cette reconnaissance ou cette exécution n'est pas
manifestement contraire à l'ordre public international. Et, l'appel de la décision qui
accorde la reconnaissance ou l'exécution d'une sentence arbitrale rendue à
l'étranger est ouvert si l'arbitre a statué sans convention d'arbitrage (1ère Chambre
civile 6 juillet 2011, pourvoi n°08-12648, LexisNexis et Legifrance). S'agissant de la
violation de l'ordre public international, seule la reconnaissance ou l'exécution de la
sentence est examinée par le juge de l'annulation au regard de la compatibilité de sa
solution avec cet ordre public dont le contrôle se limite au caractère flagrant, effectif
et concret de la violation alléguée et l'application des règles de droit par l'arbitre au
fond du litige échappe au contrôle du juge de l'annulation (1ère Chambre civile, 11
mars 2009, pourvoi : 08-12149, BICC n°706 du 15 juillet 2009 et Cass. 1ère civ., 8
juill. 2010, pourvoi n° 09-67013, LexisNexis et Legifrance). Le décret n° 2011-48 du
13 janvier 2011 portant réforme de l'arbitrage reprend le sens de l'arrêt de la
chambre commerciale du 5 mars 1991, (Chambre commerciale, pourvoi n°89-19940,
Legifrance) en ce qu'il a consacré le principe selon lequel la clause compromissoire
peut s'appliquer à un ou à un groupe de contrats si les parties s'engagent à
soumettre à l'arbitrage les litiges qui pourraient naître relativement à ces contrats,
dès lors que les contrats en cause sont complémentaires.

Les arbitres sont tenus de respecter les principes généraux du droit procédural,
notamment la règle du respect de la contradiction. Ainsi, lorsque les arbitres
substituent au fondement juridique de l'indemnisation réclamée par le demandeur, un
autre mode de réparation qui leur parait plus adéquate, il ne peuvent le faire sans
inviter les parties à s'expliquer sur ce point. Dans le cas contraire, les arbitres
méconnaissent le principe de la contradiction (1ère Civ. - 29 juin 2011, pourvoi n°10-
23321, BICC n°751 du 15 novembre 2011 et Legifrance). Consulter la note de
Madame Veiller référencée dans la Bibliographie ci-après. Ils sont aussi tenus au
respect des règles d'ordre public concernant la matière qui fait l'objet du litige dont ils
sont saisis. Ainsi, un tribunal arbitral ne saurait se prononcer, sur une demande
n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration de créance, car dans le cas contraire, dès
lors que la règle de l'extinction des créances non déclarées n'aurait pas été
respectée, si la sentence, devait prononcer une condamnation pécuniaire, elle
devrait nécessairement être annulée. (1ère Chambre Civ. 28 septembre 2011,
pourvoi n°10-18. 320, BICC n°754 du 15 janvier 2012 et Legifrance). Consulter la
note de M. Beguin référencée dans la Bibliographie ci-après.

L'arbitre statue sur sa propre compétence (principe appelé "compétence-


compétence"), si la clause compromissoire visant tout litige ou différend né du
contrat ou en relation avec celui-ci n'est pas manifestement inapplicable, il appartient
à l'arbitre de se prononcer par priorité sur sa propre compétence dès lors que la
demande présente un lien avec le contrat et qu'elle se rapporte notamment aux
conditions dans lesquelles il y est mis fin et aux conséquences en ayant résulté pour
le demandeur, peu important que des dispositions d'ordre public régissent le fond du
litige dès lors que le recours à l'arbitrage n'est pas exclu du seul fait que des
dispositions impératives, fussent-elles constitutives d'une loi de police. En revanche,
en application de l'article L. 1411-4 du code du travail qui est d'ordre public, la clause
compromissoire stipulée dans un contrat de travail ou dans un règlement ou une
convention quelconque portant sur les relations du travail est inopposable aux
salariés(Chambre sociale 30 novembre 2011, pourvoi n°11-12905 / 11-12906, BICC
n°758 du 15 mars 2012 et Legifrance). Consulter la note de M. Frédéric Guiomard
référencée dans la Bibliographie ci-après. De même l'arbitre est tenu d'observer les
dispositions légales lorsqu'elles attribuent compétence à une juridiction et que cette
attribution est d'ordre public. Ainsi la déclaration de créance ressortissant à la
procédure de vérification des créances et l'autorité de la chose jugée qui est attachée
à une ordonnance du juge-commissaire admettant une créance déclarée, est d'ordre
public. Dès lors, la sentence, qui retient la compétence des arbitres pour statuer sur
des demandes portant sur l'existence et le montant d'une créance, viole les règles
d'ordre public régissant les recours en matière de procédures collectives, de sorte
que la sentence qui contrevient à ces dispositions légales doit, sur ce point, être
annulée. (1ère Chambre civile 11 septembre 2013, pourvoi n°11-17201, BICC n°795
du 1er février 2014 et Legifrance). Consulter la note de Madame Anne-Sylvie
Courdier-Cuisinier référencée dans la Bibliographie ci-après.

Que le Tribunal se soit déclaré compétent ou qu'il se soit déclaré incompétent, le


juge de l'annulation contrôle la décision du tribunal arbitral sur sa compétence en
recherchant tous les éléments de droit ou de fait permettant d'apprécier la portée de
la convention d'arbitrage et d'en déduire les conséquences sur le respect de la
mission confiée aux arbitres (1ère Chambre civile 6 octobre 2010 pourvoi n°08-
20563, BICC n°735 du 1er février 2011 et Legifrance ; 1ère Chambre civile 8 juillet
2010, pourvoi : n°09-67013, BICC n°7. 32 du 1er décembre 2010 et Legifrance).
Consulter aussi les notes de M. Chevalier, de M. Delpech, de M. Bertrou, de M.
Paulin, et de M. Attias référencées dans la Bibliographie ci-après et les précédents :
1ère Civ., 16 octobre 2001, pourvoi n°99-19. 319, Bull. 2001, I, n°254 ; 1ère Civ., 3
février 2010, pourvoi n° 09-12. 669, Bull. 2010, I, n°26). Mais après avoir estimé que
la juridiction étatique n'était pas compétente, le juge ne saurait décider, dans le
dispositif de sa décision, que la relation contractuelle entre les parties était ou non
régie par leur convention. Si le juge estime que la convention d'arbitrage n'est pas
manifestement inapplicable, il ne peut que se déclarer incompétent, sinon il excéde
ses pouvoirs et viole les articles 1448 et 1506-1° du code de procédure civile (1ère
Chambre civile 12 février 2014 pourvoi n°13-10346, BICC n°801 du 1er mai 2014 et
Legifrance). Mais, le liquidateur d'une société qui a usé de la faculté de poursuivre
l'exécution des contrats avec tous les droits et obligations qui s'y rattachent, est tenu
à l'observation de la clause compromissoire. Il est donc irrecevable saisir la
juridiction étatique (Chambre civile 1er avril 2015, pourvoi n°14-14552, BICC n°827
du 15 septembre 2015 et Legifrance).

Le décret n° 2011-48 du 13 janvier 2011 règle le plus grand nombre des problèmes
qui se posait aux arbitres et qui jusqu'alors trouvaient une solution jurisprudentielle.
Depuis ces arrêts, la 1re Chambre Civile a rappellé que sous le contrôle du juge de
l'annulation et par référence au principe compétence-compétence, c'est à l'arbitre de
statuer par priorité sur sa propre compétence, (1ère Chambre civile 26 octobre 2011,
pourvoi n°10-15968, BICC n°756 du 15 février 2012 et Legifrance).

La juridiction arbitrale est compétente pour connaître des demandes incidentes à la


condition qu'elles entrent dans les prévisions de la clause compromissoire, qu'elles
se rattachent par un lien suffisant de dépendance aux prétentions originaires, que les
arbitres rouvrent les débats et reçoivent les observations des parties et, autre
condition, que le tribunal arbitral statue avant l'expiration du délai d'arbitrage (1ère
Chambre civile, 25 mars 2009, pourvois n°08-10815 et 08-10815 - 2 arrêts - BICC
707 du 15 septembre 2009 et Legifrance). En cas refus de signature de la sentence
si une minorité d'entre les arbitres refuse de signer la sentence, il en est fait mention
dans la décision du Tribunal arbitral et cette mention produit le même effet que si la
sentence avait été signée par tous les arbitres. Le Décret consacre l'autorité de la
juridiction arbitrale, qui, à l'exception des saisies conservatoires et sûretés judiciaires,
a compétence pour autoriser des mesures provisoires ou conservatoires,

Il n'appartient pas aux parties de modifier le régime interne ou international de


l'arbitrage, dont la qualification est déterminée en fonction de la nature des relations
économiques à l'origine du litige. (1ère Chambre civile 20 novembre 2013, pourvoi
n°12-25266, BICC n°797 du 1er mars 2014 et Legifrance). Est international
l'arbitrage qui met en cause des intérêts du commerce international. Avant la réforme
introduite par le décret n°2011-48 du 13 janvier 2011 portant réforme de l'arbitrage,
le Code de procédure civile prévoyait les règles concernant la mise en oeuvre des
procédures arbitrales internationales, et il fixait celles qui portaient sur la
reconnaissance et l'exécution des sentences rendues dans un pays autre que celui
dans lequel la sentence est exécutée. Le Décret a ajouté que en matière d'arbitrage
international que la convention d'arbitrage peut, directement ou par référence à un
règlement d'arbitrage ou à des règles de procédure, désigner le ou les arbitres ou
prévoir les modalités de leur désignation. A moins que les parties en soient
convenues autrement et sous réserve des dispositions du titre II du Livre IV
s'appliquent à l'arbitrage international les articles

 1446, 1447, 1448 (alinéas 1 et 2) et 1449, relatifs à la convention d'arbitrage


 1452 à 1458 et 1460, relatifs à la constitution du tribunal arbitral et à la procédure
applicable devant le juge d'appui
 1462, 1463 (alinéa 2), 1464 (alinéa 3), 1465 à 1470 et 1472 relatifs à l'instance arbitrale
 1479, 1481, 1482, 1484 (alinéas 1 et 2), 1485 (alinéas 1 et 2) et 1486 relatifs à la sentence
arbitrale
 1502 (alinéas 1 et 2) et 1503 relatifs aux voies de recours autres que l'appel et le recours en
annulation.

Mais il convient de faire une différence entre l'instance arbitrale qui, se déroule à l'étranger
pour la connaissance de laquelle le juge français n'a pas compétence et l'arbitrage dont il est
question aux articles 1504 à 1506 du Code de procédure civile qui présente un lien de
rattachement avec la France et qui se caractérise par le seul fait qu'il met en cause des intérêts
du commerce international. Dans le premier cas, lorsque aux termes d'un contrat tout litige s'y
rapportant doit être tranché par voie d'arbitrage ad hoc conformément au règlement d'arbitrage
de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI), et
qu'il a été convenu, que l'autorité de nomination sera l'Institut d'arbitrage de la chambre de
commerce de Stockholm, que le lieu de l'arbitrage sera Stockholm et que la langue à utiliser
pour la procédure d'arbitrage sera l'anglais, le tribunal arbitral est constitue alors une
juridiction internationale autonome : dans ce cas, il n'entre pas dans les pouvoirs du juge
étatique français d'intervenir dans le déroulement d'une telle instance qui est une instance
arbitrale internationale. (1ère Chambre civile 12 octobre 2011, pourvoi n°11-11058, BICC
n°755 du 1er février 2012 et Legifrance)

Pour déterminer le caractère interne ou international d'un arbitrage, une cour d'appel, s'est
justement placée à la date du compromis. En ayant fait ressortir que les litiges ne portaient
plus que sur des opérations qui se dénouaient économiquement en France, elle avait pu
motiver sa décision en constatant que l'arbtitage ne mettaient plus en cause des intérêts du
commerc

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