Université Sultane Moulay SLIMANE
Ecole Nationale des Science Appliquée
Beni Mellal
Travaux pratiques : Thermodynamique des
installations industrielles
1ème année cycle ingénieur : Génie Electrique et
Energie Renouvelable
Année universitaire 2024-2025 ABDELHAMID EL Boubekri
Table des matières
Tp1 : Simulateur de turbine à vapeur
TP2 : Équivalent mécanique de la calorie
TP3 : Moteur de Stirling
Tp1 : Simulateur de turbine à vapeur
But : est la compréhension du fonctionnement des cycles basés sur l'utilisation de turbines à gaz en utilisant
un simulateur. Il sera possible d'étudier :
• Paramètres électriques : Puissance absorbée par le Compresseur, Puissance fournie par la turbine, Calcul
des bilans de puissance et Puissance active et puissance réactive nécessaires aux utilisateurs en OFF phases
de conception.
• Conditions thermodynamiques : Construction d'un projet d'usine, Calculs d'efficacité, Visualisation en
temps réel de la température et de la pression dans différents points du cycle et Exemple de récupération
des gaz d'échappement.
Description du simulateur
Le simulateur est commandé par un ordinateur avec les caractéristiques suivantes :
- Ordinateur Personnel avec port USB
- Panneau du simulateur mod. STVT/EV avec port USB
- Logiciel de gestion du simulateur (CDROM)
- Environnement logiciel Labview Brancher l’alimentation électrique avec la tension indiquée sur le côté
droit du panneau.
Théorie des centrales à vapeur
Pour la production mondiale d’énergie électrique, on utilise des centrales appliquant principalement le
cycle de Rankine. Ce cycle exploite le changement de phase de l’eau ou d’autres fluides, et il est appliqué
dans les centrales suivantes :
• Centrales thermiques (à combustibles fossiles)
• Centrales nucléaires
• Centrales solaires thermodynamiques
Propriétés de l’eau à l’état de vapeur
Cet essai se limite à traiter les cycles dans lesquels le fluide en évolution est l’eau. Le comportement de
l’eau est décrit exhaustivement par son diagramme d’état, sous forme graphique comme diagramme de
Mollier, ou bien par les tables de vapeur saturée et de vapeur surchauffée. La Fig. 2 montre le Diagramme
de Mollier sur le plans (h,s) et (T,s).
Figure 2
Dans le cas d’un gaz réel, la loi de comportement qui peut remplacer la loi classique des gaz parfaits est,
par exemple, l’équation d’état de van der Waals :
𝑎
(𝑃 + ) (𝑉 − 𝑏) = 𝑅𝑇
𝑉2
où a et b sont des coefficients correcteurs.
Figure 3
Cycle Idéal de Rankine
Considérez le cycle tracé sur le plan (T, s) de la Fig.3 où on montre aussi le schéma fonctionnel de
réalisation de ce cycle.
• Le cycle développé par le fluide décrit 5 transformations :
• pompage dans la phase liquide (1-2)
• changement d’état ou évaporation (2-3)
• surchauffe (3-4),
• expansion dans la zone diphasique (4-5)
• état nouveau ou étape de condensation (5-1), portant le fluide à nouveau à ses conditions
initiales.
Procédé 1-2
L’eau entre dans la pompe à l’état 1 comme liquide saturé et elle est comprimée isentropiquement à la
pression de service de la chaudière. Pendant ce procédé de compression isentropique la température de l’eau
augmente quelque peu à cause de la légère réduction subie par le volume spécifique de l’eau. Pour des
raisons de clarté on a amplifié beaucoup la distance verticale entre les états 1 et 2 sur le diagramme T-s.
Procédé 2-4
L’eau entre dans la chaudière comme un liquide comprimé à l’état 2 et sort de lui comme vapeur surchauffée
à l’état 4. La chaudière est simplement un grand échangeur de chaleur où la chaleur, produite par les gaz de
combustion, est transférée à l’eau essentiellement à pression constante. La chaudière avec la section où la
vapeur d’eau est surchauffée (surchauffeur), est souvent appelée générateur de vapeur.
Procédé 4-5
La vapeur surchauffée à l’état 3 entre dans la turbine, où elle dilate isentropiquement et produit du travail
en faisant tourner l’arbre raccordé à un générateur électrique. Pendant ce procédé la pression et la
température de la vapeur d’eau diminuent jusqu’à atteindre les valeurs de l’état 4, où la vapeur d’eau entre
dans le condenseur.
Procédé 5-1
A cet état, la vapeur est généralement un mélange liquide-vapeur saturé de qualité élevée. La vapeur d’eau
est condensée à pression constante dans les condenseurs qui est essentiellement un autre grand échangeur
de chaleur où la chaleur est repoussée vers un agent de refroidissement provenant d’un lac ou d’une rivière.
La vapeur d’eau sort du condenseur sous forme de liquide saturé et entre dans la pompe, complétant le
cycle.
Analyse énergétique du Cycle Idéal de Rankine
Tous les quatre composants associés au cycle de Rankine (la pompe, la chaudière, la turbine et le
condenseur) sont des dispositifs à écoulement constant, donc tous les quatre procédés constituant le cycle
de Rankine peuvent être analysés comme processus à écoulement constant. L’équation d’écoulement
constant par unité de masse de la vapeur d’eau se réduit à
(𝑄𝑒ntrée - 𝑄𝑠ortie) + (𝑊entrée- 𝑊𝑠ortie) = (𝐻𝑒 - 𝐻i) [kJ/kg]
𝑾𝒑𝒐𝒎𝒑𝒆
Pompe (q = 0): ➔ = 𝒘𝒑𝒐𝒎𝒑𝒆 = (𝒉𝟐 − 𝒉𝟏 )
𝒎
Chaudière (w = 0) : ➔ 𝒒𝒆𝒏𝒕𝒓é𝒆 = (𝒉𝟒 − 𝒉𝟐 )
Turbine (q = 0) : ➔ 𝒘𝒕𝒖𝒓𝒃𝒊𝒏𝒆,𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒆 = (𝒉𝟒 − 𝒉𝟓 )
Condenseur (w = 0) : ➔ 𝒒𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒆 = (𝒉𝟓 − 𝒉𝟏 )
Le rendement thermique du cycle de Rankine est déterminé par la formule suivante :
𝑊𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 − 𝑊𝑝𝑜𝑚𝑝𝑒 (𝒉𝟒 − 𝒉𝟓 ) − (𝒉𝟐 − 𝒉𝟏 )
𝜂𝑡ℎ = =
𝑞𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 (𝒉𝟒 − 𝒉𝟐 )
Description du simulateur
Ce simulateur a pour objectif :
- décrire les sections différentes d’une centrale avec turbine à vapeur et leur fonctionnement ;
- fournir un apprentissage simple, intuitif et pratique de la commande et de la supervision des systèmes à
vapeur grâce à des commandes d’affichage et à des outils sur le panneau et sur le logiciel ;
- fournir un apprentissage simple et intuitif de la thermodynamique d’une turbine à vapeur.
Ce simulateur se compose d’un panneau synoptique où on a représenté les diverses zones opérationnelles
du système à étudier.
- La vue de l’installation avec les utilisateurs. Il y a 4 zones différentes qui identifient les éléments LIGNE
DE POMPAGE, GENERATEUR DE VAPEUR, TURBINE et CONDENSEUR.
- Le logiciel fourni avec l’équipement est essentiel pour le fonctionnement du simulateur et permet la
supervision et le réglage des paramètres du panneau.
- Le simulateur doit être relié à l’ordinateur par le câble USB.
Identification des boutons-poussoirs et des interrupteurs
- ON-OFF
Interrupteur pour allumer et éteindre l’installation
- ON-OFF DESIGN
Interrupteur pour conditions de conception ou hors-conception (offdesign)
- PORT USB
1) POMPE
• Afficheur et sélecteur des paramètres thermodynamiques :
- Débit d’eau : mw [kg/s] - Enthalpie : h2 [kJ/kg]
- T2- T1 : ∆T [°C] - Pression nominale : rp [-]
- Enthalpie : h1 [kJ/kg]
• Potentiomètre pour le débit de l’eau
2) GENERATEUR DE VAPEUR
• Afficheur et sélecteur des paramètres thermodynamiques :
- Puissance de chauffage : Pth [MW] - Débit de combustible : mf [kg/s]
- Température : T3 [°C] - Enthalpie : h3 [kJ/kg]
- Pression : p2 [bar]
• Potentiomètre et barre de DEL pour le débit de combustible
• DEL pour réchauffement à Tmax
3) TURBINE
• Afficheur et sélecteur des paramètres thermodynamiques :
- Température : T4 [°C] - Débit de gaz : mg [kg/s]
- Pression : p4 [bar] - Taux d’expansion : re [-]
- Enthalpie : h4 [kJ/kg]
• DEL pour réchauffement de SURCHARGE
4) CONDENSEUR
• Afficheur et sélecteur des paramètres thermodynamiques :
- Température : T1 [°C] - Pression : p1 [bar]
- Température : T5 [°C] - Enthalpie : h5 [kJ/kg]
5) TABLEAU DE COMMANDES (CONTROL PANEL)
- Sélecteur marche-arrêt (ON/OFF)
- Sélecteur A, B, C : technologies différentes
6) UTILISATEURS
Chaque afficheur montre un des paramètres électriques P, S, Q,
U, I, sélectionné par cet interrupteur.
Les potentiomètres P et Q permettent de fixer la puissance disponible allant de 80 MW à 160
MW.
Travail demandé
EXERCICE 1 : Cycle de Rankine + Réchauffeur
Sélectionner “A” sur CONTROL PANEL (tableau de commandes) : cycle de Rankine dans une
situation normale ou avec réchauffeur. L’utilisateur pourra choisir le type de combustible
(charbon, gaz naturel,
fioul) et les pressions de fonctionnement (évaporation et condensation) pour chaque expérience.
Dans ce cas on analyse un cycle de Rankine normal avec η = 0,33 ; pour optimiser le cycle, il
faut appuyer sur le bouton Re-heater (réchauffeur) et alors le rendement du cycle de
Rankine augmentera : η = 0,38 (+5%)
EXERCICE 2 : Cycle de Rankine supercritique
Sélectionner “B” sur CONTROL PANEL (tableau de commandes) : cycle de Rankine dans une
situation supercritique.
Cette expérience explique que dans une situation supercritique la zone de travail du cycle est
plus grande par rapport à la situation normale.
EXERCICE 3 : Cycle de Rankine renversé
Sélectionner “C” sur CONTROL PANEL (tableau de commandes) : cycle de Rankine avec
brochage.
A continuation on indique la meilleure solution pour les centrales à vapeur :
• Puissance : +15%
• Performance : +10%
En changeant les paramètres (débits du combustible et de l’eau, pression d’év.), on peut
atteindre le point optimum pour tous les types de combustible. Par exemple il faut avoir ≅ 1200
kg/s d’eau pour refroidir 100 kg/s de charbon. Lorsqu’on utilise du gaz naturel, il faut avoir ≅
1800 kg/s d’eau pour refroidir 100 kg/s. On ne doit pas oublier qu’il s’agit de deux technologies
de turbine à vapeur différentes, garantissant le même rendement, mais avec un type différent de
production d’énergie.
Tp2 : Équivalent mécanique de la calorie
But : étudier l'équivalent mécanique de la chaleur par :
1. Détermination de l'équivalent mécanique de la chaleur.
2. Détermination de la capacité thermique spécifique de l'aluminium.
Introduction : Au cours de la première moitié du XIXe siècle, il a été démontré que l'énergie
mécanique due au frottement est entièrement convertie en chaleur, indépendamment du
déroulement du processus de transformation et des caractéristiques physiques et chimiques du
matériau utilisé. La chaleur a donc été définie comme l'énergie des mouvements moléculaires
désorganisés, macroscopiquement invisibles.
Partie théorique :
Le quotient entre le travail mécanique 𝑭𝑹 = 𝑭𝑮 − 𝑭𝑫 (1)
réalisé W et la quantité de chaleur Q
générée par frottement est appelé équivalent
mécanique de la chaleur. Dans cette
expérience, le travail mécanique est
effectué en faisant tourner le cylindre de
frottement contre la force de frottement
glissant FG de la bande de frottement
synthétique. Comme le poids m n'est pas
accéléré lorsque le moteur tourne, le poids
FG= mg=49N (m : masse du poids, g :
accélération gravitationnelle terrestre) d'un
Équilibre des forces lors de la rotation du
côté et la force de frottement glissant FR
cylindre de friction.
agissant conjointement avec la force FD sur
la suspension du dynamomètre de l'autre
côté, doivent s'annuler :
Le travail de frottement W est ainsi déterminé à partir du chemin de frottement de 𝟐𝝅𝒓𝒏 (r :
rayon du cylindre, n : nombre de tours) et s'avère être :
𝑊 = 2𝜋𝑟𝑛 𝑭𝑹 = 2𝜋𝑟𝑛 (𝑭𝑮 − 𝑭𝑫 ) (2)
Pendant que la bande synthétique glisse sur le cylindre, une grande partie du travail mécanique
est convertie en énergie thermique Q par des déformations inélastiques du matériau de
friction. En conséquence, la température T du cylindre de friction augmente d'une différence de
température T :
∆𝑄 = 𝐶𝑡𝑜𝑡 . ∆𝑇 (3)
𝐶𝑡𝑜𝑡 : Est la capacité thermique totale des parties chauffées. C'est la somme de la capacité
thermique du cylindre de frottement en acier inoxedable (m : masse, capacité thermique
massique (c = 0,46 J/g.K) :
𝑪𝒄𝒚𝒍 = 𝒄. 𝒎 (4)
De la capacité thermique de la bande de frottement (𝐶𝑡𝑜𝑡 = 4 𝐽/𝐾 ) et de la capacité thermique
du thermomètre ( 𝐶𝑡ℎ = 4 𝐽/𝐾). Si la masse du cylindre de frottement est m = 640 g, la capacité
thermique totale s'élève à :
𝑪𝒕𝒐𝒕 = 𝑪𝒄𝒚𝒍 + 𝑪𝑩𝒂𝒏𝒅 + 𝑪𝒕𝒉 = 𝟐𝟓𝟒 𝑱/𝑲 (5)
Etape : La bande de friction fixée au dynamomètre est placée 2,5 fois autour du cylindre de
friction (de sorte que le dynamomètre soit soulagé lorsque le moteur est tourné dans le sens des
aiguilles d'une montre). Le poids de 5 kg est fixé à l'extrémité inférieure de la bande de friction.
Pour mesurer la température, le thermomètre numérique est introduit avec précaution dans le
trou de perçage du cylindre de friction. Le thermomètre et le trou de perçage du cylindre doivent
être soigneusement alignés afin que le thermomètre ne soit pas endommagé pendant la rotation
du cylindre. Pour améliorer le contact thermique, le trou de perçage est rempli de pâte thermo
conductrice. Pesez les cylindres de friction au début de l'expérience.
Procédure :
Au début de la mesure, la température est enregistrée toutes les trente secondes pendant quatre
minutes. Ensuite, le moteur tourne aussi rapidement que possible un certain nombre de fois.
Simultanément, la force agissant sur la suspension est déterminée à l'aide du dynamomètre.
Ensuite, La capacité thermique spécifique du cylindre est calculée à partir du nombre de tours
du moteur n, de la force moyenne au dynamomètre FD et de l'augmentation de la température
T.
Travail à faire
1- Remplir le tableau suivant
Temps (s) 30 60 90 120 …… …… ……
Température (°C)
2- tracer T en fonction de temps
3- Déterminer T la variation de température
4- Calculer Q
5- Calculer le travail échangé W et calculer le rapport W/ Q
6- Sachant que (W/ Q) =1 déterminer la capacité thermique spécifique
∆𝑊 𝑗
𝐶= − 8(𝑔.𝐾 )
∆𝑇
TP 3 : Moteur de Stirling
But : - Visualiser et comprendre le cycle thermodynamique du moteur Stirling.
- Calcul de l’énergie mécanique totale produite par le moteur
- Détermination du rendement thermique du bruleur
- Détermination du rendement du moteur de Stirling
Cycle théorique de Stirling
Le cycle théorique du moteur de Stirling est illustré dans la Figure 1. Dans ce moteur, le piston moteur
(c) et le piston de détente (d) sont disposés en V et décalés de 90°. Le piston de détente assure aussi la
régénération : il refroidit le courant de gaz chaud, accumule son énergie et la recède au gaz froid.
Les deux cylindres sont reliés entre eux par un conduit et remplis d'un gaz de travail (air). Ce fluide
décrit un cycle thermodynamique composé de 4 phases : 2 isothermes et 2 isochores.
I. Détente isotherme (1-2) : le gaz subit une détente isotherme, avec augmentation de volume et
diminution de pression. La dilatation du gaz entraîne une remontée du piston A : c’est pendant cette
phase que le travail mécanique est produit.
II- Refroidissement isochore (2-3) : le fluide chaud se refroidit, sous l’effet du piston (d) qui fait
circuler l’air de la région chaude vers la région froide du moteur. Ce qui permet de diminuer sa
température, sa pression et donc sa résistance à la compression. Le gaz doit progressivement abandonner
de la chaleur, de telle sorte que sa température à la sortie du régénérateur soit égale à T2.
III- Compression isotherme (3-4) : Le piston moteur comprime le gaz et le renvoie vers le cylindre de
détente. La pression augmente et le volume diminue durant cette phase
IV- Echauffement isochore (4-1) : le fluide s’échauffe sous l’effet du piston déplaceur (d) qui le fait
passer vers la source chaude. La pression et la température du gaz augmentent durant cette phase.
Le fluide revient à son état initial 1 et le cycle se répète.
Fig. 1. Cycle théorique du moteur Stirling
Il est à noter que les mouvements des pistons sont toujours décalés. Il est important que l'énergie
thermique produite au cours de la phase de refroidissement isochore soit stockée jusqu'à ce qu'elle puisse
être utilisée à nouveau pendant la phase de chauffage isochore, grâce au régénérateur (placé dans le
piston de détente). Ainsi, avec un régénérateur idéal, la quantité de chaleur dégagée au cours de la phase
II est absorbée par régénération au cours de la phase IV.
Par ailleurs, le travail mécanique total produit durant un cycle est égal à la somme algébrique des travaux
mis en jeu au cours des phases isothermes (1-2) et (3-4) :
Wt = W12+W34 = aire du cycle dans le diagramme (P, V).
A partir du calcul des quantités de chaleur échangées, on montre également que le rendement thermique
ηSt du cycle théorique de Stirling est égal à celui du cycle de Carnot ηC : ηSt = ηC = (T1-T2) /T1
C’est le rendement thermique maximal pour un moteur thermique. Par ailleurs, ηSt augmente avec l’écart
de température (T1-T2).
Cycle réel de Stirling
Le cycle théorique de Stirling est basé sur des transformations isothermes et isochores. Le cycle réel
peut s’en écarter considérablement pour plusieurs raisons :
1. Les deux pistons fonctionnent avec un déphasage constant de 90°. Ce qui conduit à un parcours
arrondi du diagramme (c’est-à-dire sans variation brusque des angles), où les 4 phases du cycle sont
moins distinctes,
2. La vitesse du gaz est trop élevée conduisant à des transformations non isothermes et non isochores.
3. Le régénérateur ne fonctionne pas à 100% d'efficacité, avec des capacités limitées de refroidissement
et réchauffement,
4. Il existe des pertes de pression non négligeables, car le piston de travail n’est pas étanche à l'air,
5. Il existe également des pertes par frottement sur les surfaces des parois (entre piston et cylindre) et
dans les écoulements gazeux.
La figure 2 représente un schéma des cycles
théorique et réel. La forme ellipsoïdale du cycle
réel est typique des applications des moteurs.
On relève alors l’aire de l’ellipse correspondant
à l’énergie mécanique totale fournie au cours
d’un cycle.
Description de l’expérience
Ce TP concerne le principe de fonctionnement du moteur Stirling, suivant l’appareillage Mod.
F-STIR/EV.
La source chaude est un bruleur alimenté par un combustible (alcool) dont la flamme est
entourée d’une cheminée. Ce bruleur est disposé sous le tube de verre constituant le piston de
détente. L’ensemble moteur est piloté par un ordinateur qui suivre l’évolution de là de pression
P, volume V, vitesse n de rotation du moteur et température T. Les données (P, V) sont envoyées
vers un oscilloscope qui visualise en direct le cycle dans le diagramme (PV).
Puissance thermique du brûleur
L'estimation de la puissance thermique du brûleur est donnée ci-dessous
Quantité d'alcool brûlée V=29 ml
Densité d'alcool =0,83 g/ml
∆𝑚
Cela permet de déterminer la masse d'alcool brûlée par seconde : = 6,69 × 10−3 𝑔/𝑠
∆𝑡
Ainsi que la puissance thermique du brûleur : 𝑃𝐻 = 167 𝑊
Travail demandé
1/ Montrer que le rendement thermique du cycle théorique de Stirling est égal à celui de Carnot
:
ηSt = ηC = (T1-T2) /T1
2/ Tracer diagramme PV sur du papier millimétré. Puis mesurer la surface des cycles,
Représentant le travail mécanique Wpv.
Remarque : On peut calculer manuellement l'aire du cycle, en le décomposant en polygones
adéquats.
On donne : Vmin = V1 = 32 cm3, Vmax = V2 = 44 cm3
3/ Calculer le travail mécanique du moteur défini par W1 = WI = nRT1Ln(V2/V1)
- Travail total effectué : Wt = WI-WIII = nR(T1-T2)Ln(V2/V1)
- Wt = différence entre le travail fourni par le gaz lors de la détente (1-2) et celui reçu par le
gaz pendant la compression (3-4).
- Wpv = travail réel fourni par le moteur = aire du cycle réel
4/ Calculer le rondement du moteur