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Comprendre le Franc CFA en Afrique

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Le FCFA (Franc CFA) est une monnaie utilisée dans 14 pays d'Afrique, principalement en

Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Le terme "FCFA" est un acronyme de "Franc de la


Communauté Financière Africaine". Il existe en deux versions : le Franc CFA de
l'Afrique de l'Ouest (XOF) et le Franc CFA de l'Afrique centrale (XAF). Bien qu’ils aient
des valeurs équivalentes, ces deux monnaies sont gérées par deux zones monétaires distinctes,
l'une couvrant les pays de l'Afrique de l'Ouest et l'autre les pays de l'Afrique centrale.

Histoire du FCFA

Le FCFA a été introduit en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant la période
coloniale. À cette époque, la France avait une influence coloniale forte sur plusieurs pays
africains, et le FCFA a été mis en place comme une monnaie commune pour les colonies
françaises d'Afrique. Cette monnaie a été créée dans le cadre d'un accord entre la France et ses
anciennes colonies, et elle était arrimée au franc français. Après l'indépendance des pays
africains dans les années 1960, le FCFA est resté en place et a continué à être utilisé, bien que
les relations avec la France aient évolué.

Structure et gestion

Le FCFA est lié à l'euro depuis 1999. Le taux de change entre le FCFA et l'euro est fixe, avec
un taux de 1 euro équivalent à environ 655,957 FCFA. Le système monétaire du FCFA est
géré par deux institutions :

1. La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui gère le FCFA
pour les pays d'Afrique de l'Ouest, qui font partie de l'Union économique et monétaire
ouest-africaine (UEMOA).
2. La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), qui supervise le FCFA pour les
pays d'Afrique centrale, qui font partie de la Communauté économique et monétaire
de l'Afrique centrale (CEMAC).

Ces deux banques centrales ont pour rôle de maintenir la stabilité monétaire, de réguler les
politiques économiques et de gérer les réserves de change pour garantir la parité entre le
FCFA et l’euro.

Pays utilisateurs du FCFA

Le FCFA est utilisé par 14 pays africains répartis en deux groupes :

Pays de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA - Union économique et monétaire ouest-africaine)


:

 Bénin
 Burkina Faso
 Côte d'Ivoire
 Guinée-Bissau
 Mali
 Niger
 Sénégal
 Togo
 Ghana (adopté le Cedi mais lié à l'UEMOA économiquement)
Pays de l'Afrique centrale (CEMAC - Communauté économique et monétaire de
l'Afrique centrale) :

 Cameroun
 République Centrafricaine
 Congo
 Gabon
 Guinée équatoriale
 Tchad

Avantages du FCFA

1. Stabilité monétaire : L'arrimage du FCFA à l'euro garantit une certaine stabilité des
taux de change, ce qui est important pour les échanges commerciaux internationaux et
les investissements étrangers.
2. Facilitation des échanges : Le fait que plusieurs pays utilisent la même monnaie
permet de faciliter les échanges intra-africains et d'augmenter l'intégration économique
au sein de la région.
3. Contrôle centralisé : Le contrôle du FCFA par les banques centrales permet
d'harmoniser les politiques économiques dans les pays de l'UEMOA et de la CEMAC,
réduisant ainsi les fluctuations économiques au sein de ces zones monétaires.

Critiques et débats autour du FCFA

Le FCFA fait l'objet de nombreuses critiques et controverses depuis sa création, en particulier


après les indépendances des pays africains. Les principales critiques portent sur :

1. La dépendance à la France : Le fait que le FCFA soit arrimé à l'euro et que la France
joue un rôle central dans sa gestion a conduit à des accusations de néocolonialisme.
Certains critiques estiment que cette relation maintient les pays africains dans une
situation de dépendance économique et de manque de souveraineté monétaire.
2. La gestion des réserves de change : La France détient encore une partie des réserves
de change des pays utilisant le FCFA, ce qui empêche ces pays de gérer pleinement
leurs politiques monétaires. Cela a été perçu par certains comme une forme de
contrôle sur les économies africaines.
3. Manque de flexibilité : L'ancrage du FCFA à l'euro signifie que les pays africains
n'ont pas la liberté de dévaluer ou de réévaluer leur monnaie selon les nécessités
économiques locales. Cela limite leur capacité à ajuster leurs politiques monétaires en
fonction de leurs besoins spécifiques.
4. Appels à une réforme ou une abolition : De nombreux mouvements et intellectuels
africains ont demandé une réforme radicale du système ou même la suppression du
FCFA au profit de monnaies nationales ou d'une monnaie unique africaine. Certains
voient dans l'abandon du FCFA une manière pour l'Afrique de gagner en
indépendance économique.

Perspectives d'avenir

Ces dernières années, plusieurs discussions ont eu lieu concernant une réforme du FCFA. Des
propositions de réformes ont été faites, notamment par les autorités politiques et économiques
des pays d'Afrique de l'Ouest. En 2019, un accord historique a été signé entre la France et les
pays de l'UEMOA, visant à supprimer l'obligation pour ces pays de déposer une partie de
leurs réserves de change à la Banque de France. Cet accord a aussi conduit à la création de
l’"Eco", une nouvelle monnaie régionale, bien que la mise en circulation de cette monnaie soit
encore incertaine.

Dans l'ensemble, le FCFA reste un élément central de l’économie de plusieurs pays africains,
mais son avenir reste un sujet de débat, à la fois pour les avantages qu'il procure et pour les
critiques qu’il suscite.

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