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GRIPPE

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Introduction

La grippe, sous ses formes saisonnière, zoonotique ou pandémique, reste une menace majeure
pour la santé publique mondiale. Cette infection virale, provoquée par des virus de la famille des
Orthomyxoviridae, affecte principalement les voies respiratoires et se transmet très facilement.
Souvent confondue avec un simple rhume, la grippe peut toutefois entraîner des complications
graves, en particulier chez les populations vulnérables telles que les enfants, les personnes âgées,
les femmes enceintes et les personnes atteintes de maladies chroniques.

La gravité de la grippe augmente encore lorsqu'une nouvelle souche du virus, à laquelle la


population n'a pas développé d'immunité, émerge. Cela peut conduire à une pandémie, marquée
par une propagation rapide du virus à l'échelle mondiale.

Sur le plan épidémiologique, la grippe est responsable d’épidémies saisonnières dont la gravité
varie d’une année à l’autre. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ces épidémies
entraînent chaque année entre 3 et 5 millions de cas graves et provoquent 290 000 à 650 000
décès. En plus de ses effets directs sur la mortalité, la grippe exerce une pression importante sur
les systèmes de santé, augmentant les hospitalisations, et pèse lourdement sur l'économie.

En raison de la mutation rapide des virus de la grippe, il est difficile de développer un vaccin
universel. Bien que la vaccination annuelle reste la méthode de prévention la plus efficace, son
efficacité varie chaque saison selon la correspondance entre les souches vaccinales et les souches
circulantes. Ainsi, une surveillance épidémiologique rigoureuse, associée à des mesures
préventives telles que l’hygiène des mains et la distanciation sociale lors des périodes
épidémiques, est essentielle pour limiter la propagation du virus

1
I. HISTORIQUE

1. Histoire de La maladie « Grippe »

La première apparition documentée de la grippe remonte à 1580, lorsqu'une épidémie a frappé


l'Europe, bien que les virus de la grippe existent probablement depuis beaucoup plus longtemps.

Les pandémies de grippe les plus marquantes à ce jour :

 La Pandémie de Grippe Espagnole (1918-1919) : L'une des pandémies de grippe les plus
meurtrières de l'histoire. La grippe espagnole a touché près d'un tiers de la population
mondiale. Cette pandémie a conduit au décès de 20 à 50 millions de personnes (estimation),
bien plus que le nombre de morts de la Première Guerre mondiale. Le virus responsable de
cette pandémie appartenait au sous-type H1N1 du virus de la grippe.
 La Pandémie de Grippe Asiatique (1957-1958) : Cette pandémie a été causée par un virus
de sous-type H2N2 et a commencé en Asie avant de se propager dans le monde entier. On
estime qu'elle a causé entre 1 à 4 millions de décès.
 La Pandémie de Grippe de Hong Kong (1968-1969) : Également connue sous le nom de
grippe de 1968, cette pandémie a été causée par un virus de sous-type H3N2. On lui attribue
une surmortalité de 1 à 4 millions de personnes dans le monde.
 La Pandémie de Grippe Porcine (2009-2010) : Cette pandémie, souvent appelée la grippe
porcine, a été causée par un virus de sous-type H1N1. Bien que moins mortelle que la grippe
espagnole, elle a causé des milliers de décès à l'échelle mondiale.

Figure 1: Représentation schématique de la circulation des Influenza A au cours du 20ème siècle

2
2. La Découverte des Virus et l'Identification du Virus
« Influenza »
Du fait de leur très petite taille, la découverte des virus est extrêmement récente dans l’histoire
de l’humanité. À la fin du XIXe siècle, Ivanovski, un biologiste russe travaillant sur la maladie
de la mosaïque du tabac soupçonne l’existence d’un élément infectant dont la taille est inférieure
à celle des bactéries. Cependant ce ne sera qu’en 1930 que des virus pourront enfin être vus en
microscopie électronique.

Le virus de la grippe compte justement parmi les tous premiers virus découverts puis observés à
partir de 1930. C’est d’abord dès l’année 1930 un virus de la grippe du porc qui sera découvert
dans l’Iowa, puis en 1933 sera isolé le tout premier virus humain de la grippe par une équipe de 3
chercheurs : Wilson Smith, Sir Christopher Andrewes et Sir Patrick Laidlaw du National
Institute for Medical Research à Londres. Le microscope électronique est breveté par Siemens en
1931 : avancée technologique idéale pour observer ces nouveaux pathogènes.

Le virus de la grippe est extrêmement singulier en ce sens qu’il est responsable de deux types
d’atteinte des populations : des épidémies saisonnières (touchant chaque année des millions de
personnes, avec cependant une mortalité relativement faible) et de grandes pandémies mondiales
qui ont notamment marqué l’histoire du XXe siècle.

II. Caractéristiques du virus


1. Classification :

Le virus de la grippe appartient à la famille des Orthomyxoviridae qui compte 5 genres :


Influenzavirus A, Influenzavirus B, Influenza virus C, Thogotovirus et Isavirus.

La classification des virus influenza est en fait une classification chronologique : parce que le
virus découvert en 1933 était le premier virus humain de la grippe, il fut nommé par manque
évident d’inspiration poétique influenzae A virus. Par la suite en 1940 un virus distinct fut isolé
et nommé type B. Enfin le premier Influenzae virus de type C fut isolé en 1947. Les virus de
type B et C semblent avoir atteint un équilibre évolutionnaire chez les humains : leur patrimoine
génétique évolue peu. En revanche, les gènes de la grippe de type A furent initialement introduits
via les oiseaux, et n’ont pas encore atteint d’équilibre évolutionnaire, ce qui explique les

3
nombreux réarrangements notamment au niveau de l’hémagglutinine HA et de la neuraminidase
NA.

2. Les types de virus « Grippe »


Il y a au moins trois types de virus grippaux en mesure de provoquer des maladies chez l’être
humain : les types A, B et C. Les virus de la grippe A et B sont les plus courants et les plus
épidémiques. Le type B peut présenter une certaine variation antigénique et est généralement
responsable des épidémies saisonnières, tandis que le type C est antigéniquement stable et ne
provoque qu’une maladie modérée chez les personnes immunodéprimées. Les virus de la grippe
de type A, en particulier, sont la cause de maladies modérées à sévères et peuvent également être
transmis à d’autres animaux. Ils sont en outre très variables sur le plan antigénique et
responsables de la plupart des cas de grippe et des pandémies sporadiques. Ils sont subdivisés en
sous-types, (Tableau1). Les sous-types du virus de la grippe A se distinguent principalement par
des variations dans les deux glycoprotéines de surface : l'hémagglutinine (HA) et la
neuraminidase (NA)

Tableau 1 : Types et sous types de virus de la grippe

Types Hôtes Sous-types


Virus de la Humains,Porcs,Oiseaux,Chevaux ,Chauves- H1N1,H1N2,H2N2,H3N1,H3N2,H3N8,
grippe A souris H5N1,H5N2,H5N3,H5N9,H7N1,H7N2,
H7N3,H7N4,H7N7,H7N9,H9N2,H10N7
Virus de la Humains, Phoques Victoria, Yamagata
grippe B
Virus de la Humains, Porcs, Chiens
grippe C
Virus de la Porcs, Bovins
grippe D

 L’infectivité et la virulence varient sensiblement d’une espèce hôte à une autre.

Les sous-types les plus importants incluent le H1N1, à l'origine de la grippe espagnole de 1918
et de la pandémie de 2009, le H2N2, responsable de la grippe asiatique de 1957, et le H3N2, qui

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a causé la grippe de Hong Kong en 1968. Certains sous-types animaux, comme H5N1 et H7N9,
ont le potentiel de déclencher des pandémies, mais ne l'ont pas encore fait chez l’humain.

3. Organisation structurale :
Les particules virales de types A et B, quasiment indistinguables en microscopie électronique,
sont généralement sphériques avec un diamètre d’environ 120 nm. Cependant, des virus de
formes filamenteuses et de taille bien plus importante ont déjà été observés.

Pour les virus de type C, les virions sont souvent trouvés à la surface des cellules infectées sous
forme de structures allongées pouvant atteindre les 500 nm.

Figure 2 : Vue Microscopique du virus Influenza

Le virus de la grippe est un virus enveloppé. Son enveloppe dérive de la bicouche lipidique de la
cellule hôte et il est enrichie en cholestérol et en glycosphingolipides. La particule virale est
constituée d'une enveloppe lipidique hérissée de spicules formées par les glycoprotéines de
surface. Les virus A et B ont deux glycoprotéines de surface, l'hémagglutinine (H) et
la Neuraminidase (N).

L'hémagglutinine qui représente environ 40 % des glycoprotéines de surface, est formée par
l'association de deux sous unités, HA1 et HA2, reliées par un pont disulfure. L'association de
trois monomères HA forme un spicule d’hémagglutinine à la surface de la particule virale.
L'hémagglutinine permet la fixation du virus sur l'acide sialique terminal des cellules de
l'épithélium cilié de l'arbre respiratoire : elle est très immunogène induisant la production

5
d'anticorps dont certains peuvent être neutralisants. L'hémagglutinine favorise également la
fusion des membranes virales et cellulaires au cours de la phase de pénétration du virus.

La Neuraminidase (ou N-acétyl-neuraminyl-hydrolase), est une sialidase présente sous la


forme d'homotétramères à la surface de la particule virale. Elle permettrait la libération
de virions néoformés en lysant les acides sialiques à la surface de la cellule, ce qui détache
l'hémagglutinine et donc la particule virale.

Dans le cas du virus de type C, il n'y a qu'une sorte de spicule à la surface de la particule virale
qui assure les fonctions à la fois de l'hémagglutinine et de la neuraminidase.

En plus des glycoprotéines de surface, l'enveloppe virale est constituée de deux autres protéines
virales : la protéine de matrice, M1, qui sous-tend l'ensemble de l'enveloppe virale et la
protéine M2 qui joue le rôle de canal ionique pour les virus de type A. Pour les virus de type B,
une protéine de surface NB s'insère dans la bicouche lipidique et assurerait des fonctions
équivalentes à celles de la protéine M2 des virus de type A. Enfin, une protéine CM2 serait
l'homologue pour les virus de type C.

À l'intérieur de la particule virale, le génome viral est présent sous la forme de sept ou
huit nucléocapsides de symétrie hélicoïdale qui résultent chacune de l'association d'une molécule
d'ARN à polarité négative et de nombreuses molécules de Nucléoprotéine(NP).
Cette protéine fait partie des antigènes internes du virus : elle détermine le type viral A, B ou C.
Trois polymérases, PA (protéine acide), PB1 et PB2 (protéine basique 1 et 2, respectivement),
forment le complexe réplicase/transcriptase et sont associées aux nucléocapsides. Le génome des
virus A et B est constitué de huit segments d'ARN alors que celui du virus C n'en comporte que
sept.

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Figure 3: La structure:générique
4. Organisation génomique
du virus A /B
Le virus de la grippe est codé par un génome de 13 500 bases portées par une molécule d’ARN
simple brin de polarité négative (antisens). Ce génome comprend 8 segments d’ARN qui codent
11 protéines (PB1, PB2, PA, HA, NP, NA, M1, NS1, NEP et NS2). Il est lui-même encapsidé
dans des protéines virales, et cette capside elle-même est enveloppée par une membrane de type
cellulaire, formant une particule virale dont le diamètre total est compris entre 80 et 120
nanomètres.

Figure 4 : Protéines virales codées par les différentes segments d’ARNv

Tableau 2 : Protéines principales codées par le génome des virus grippaux A, B, C et D

7
III. Cycle de réplication du virus de la grippe et
mécanismes de variabilité génétique :

1 Cycle de réplication :
Le cycle viral des Orthomyxoviridae peut se décomposer en 6 étapes :
Attachement et endocytose
Pour devenir infectieux le virus doit être mis en présence d'une protéase spécifique du tractus
respiratoire qui va cliver l'hémagglutinine en HA1 et HA2, à ce moment-là l'hémagglutinine
reconnaît les acides sialiques présents à la surface de la cellule hôte ce qui entraîne l'attachement
du virus à la surface cellulaire. Un processus d'endocytose a lieu, le virus se trouve alors enfermé
dans un endosome.

Libération des segments ribonucléoprotéiques


Le pH chute dans l'endosome à une valeur de 5 ce qui va déclencher un changement de
conformation de l'hémagglutinine. La partie HA2 va former une structure amphiphile dans la
membrane de l'endosome ce qui qui va favoriser la fusion des membranes de l'endosome et de la
membrane qui enveloppe la particule virale, il y a alors libération des segments
ribonucléoprotéiques dans le cytosol.
Migration des huit segments d'ARN vers le noyau
La migration des segments ribonucléoprotéiques est possible grâce à la protéine NP qui recouvre
les ARN viraux, puis les ARN passent par les pores nucléaires de la cellule hôte.
Transcription et traduction
Dès leur arrivée dans le noyau les ARNs viraux à polarité négative sont transcrits en ARNs à
polarité positive. La synthèse des ARNm est assurée par les complexes moléculaires basiques
formés des protéines PB1 et PB2 et par le complexe moléculaire acide PA, ils jouent le rôle des
ARN polymérase-ARN dépendante. Ces ARNms sont complétés d'une queue polyA, ainsi
maturés, ils sont exportés dans le cytoplasme pour être traduits. Les ARNs positifs non
polyadénylés restent dans le noyau et servent de matrice pour la synthèse d'ARNs négatifs
génomiques.
Les protéines virales NP, NS2, M1, PA, PB1 et PB2 synthétisées dans le cytoplasme de la cellule

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hôte sont acheminées vers le noyau. Les protéines de l'enveloppe HA, NA et M2 sont exportées
vers la membrane de la cellule hôte. Les ARNs négatifs du génome viral s'associent avec la
protéine NP pour former les ribonucléoprotéines associées au complexe polymérase.
Encapsidation et bourgeonnement
Afin que le virus s'assemble il faut que les protéines virales et les segments ribonucléoprotéiques
soient présents au niveau de la membrane. Les protéines HA et NA vont s'insérer grâce à un
grand remaniement dans la membrane de la cellule hôte. Sur la face interne de la membrane
cytoplasmique, les protéines M1 et M2 vont former la matrice. C'est au niveau de cette matrice
que viennent s'assembler les nucléocapsides et les protéines virales de l'enveloppe par un
processus de bourgeonnement. Les ARNs négatifs du génome viral s'associent avec la protéine
NP pour former les ribonucléoprotéines associées au complexe polymérase. C'est surtout la
protéine M1 qui est importante pour l'encapsidation et le bourgeonnement.
Libération des nouveaux virions
Les nouveaux virions formés par bourgeonnement, se détachent de la cellule par clivage de
l'hémagglutinine par la neuraminidase. Une fois libérées les particules virales diffusent à travers
la couche de mucus et vont infecter d'autres cellules de l'épithélium respiratoire. La cellule hôte
épuisée par la réplication virale devient alors la cible de la réponse immunitaire cytotoxique et
est progressivement détruite

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Figure 5 : Schéma du cycle viral des Orthomyxoviridae (type H5N1) dans une cellule de Mammifère
2. Mécanismes de variabilité génétique du virus de la grippe
La variabilité génétique des virus de la grippe repose sur deux mécanismes génétiques majeurs :
les mutations ponctuelles et les réassortiments.

a. Mutations ponctuelles :
Pour les virus de la grippe comme pour les autres virus à ARN, les mutations ponctuelles sont
dues à l’absence d’activité correctrice de la polymérase virale. Seules les mutations ponctuelles
qui confèrent un avantage aux virus seront sélectionnées. Ces mutations sont à l’origine de
l’adaptation à des hôtes d’espèces différentes, et à l’évolution de la virulence des souches. Les
mutations dans les gènes de l’hémagglutinine et, dans une moindre part de la neuraminidase, sont
essentielles, car elles permettent au virus d’échapper au système immunitaire de l’hôte. D’un
point de vue épidémiologique, les mutations ponctuelles dans les gènes de l’hémagglutinine et de
la neuraminidase sont à l’origine d’une dérive (ou glissement) antigénique, à l’origine des
épidémies annuelles de grippe. Ainsi, l’immunité acquise au cours d’une grippe n’est pas
efficace sur les souches des années suivantes du fait de cette dérive antigénique, ce qui explique
les réinfections successives au cours de la vie d’un individu.

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b. Réassortiments :
Le réassortiment génétique est un échange de segments d’ARN entre deux virus lors d’une
infection mixte, c’est-à-dire lorsqu’une même cellule est infectée par deux virus différents,
phénomène fréquent chez le canard. Lorsque deux virus différents se répliquent dans une même
cellule, l’incorporation des segments génomiques dans les particules virales nouvellement
formées est aléatoire (Figure). Elle conduit à la production de nouveaux virions dont génome
contient des segments d’ARN qui proviennent des deux virus parentaux. Ce processus évolutif
est brutal. D’un point de vue épidémiologique, les réassortiments génétiques qui impliquent les
gènes de l’hémagglutinine et de la neuramidase sont à l’origine d’une cassure antigénique, qui
conduit à des pandémies de grippe. La cassure antigénique est l’introduction dans la population
humaine d’un virus portant une HA et/ou une NA d’un sous-type nouveau. Il n’y a plus de
réactivité antigénique croisée avec les virus antérieurs, l’ensemble de la population humaine est
sensible à ce nouveau virus, qui peut donc initier une pandémie. Ces cassures ne concernent que
la grippe A, pour laquelle de nombreux sous-types de HA et de NA sont décrits dans le réservoir
aviaire.

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Figure 6 : Les deux mécanismes par lesquels le génome du virus de la grippe peut évoluer

IV. Le mode de Transmission et de propagation du


virus :
Le virus de la grippe se transmet principalement par voie respiratoire et par contact avec des
surfaces contaminées. Voici les détails des modes de transmission et de propagation du virus de
la grippe :

 Transmission par les gouttelettes respiratoires :

 Le mode principal de transmission du virus de la grippe est par les gouttelettes produites
lorsqu'une personne infectée tousse, éternue ou parle. Ces gouttelettes, contenant des
particules virales, peuvent être inhalées par une personne à proximité, ce qui conduit à
une infection directe des voies respiratoires.

 Distance de transmission : Les gouttelettes peuvent généralement se propager jusqu'à


environ 1 à 2 mètres autour de la personne infectée.

 Transmission par aérosols :

 Dans certains cas, le virus peut également se transmettre par des aérosols (plus petites
particules qui restent suspendues dans l'air plus longtemps).

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Ces particules fines peuvent rester en suspension dans l'air pendant un certain temps,
augmentant ainsi le risque de transmission dans des espaces mal ventilés.

 Transmission par contact indirect :

 Le virus peut également se propager lorsque des personnes touchent des surfaces ou des
objets contaminés par des gouttelettes virales, comme des poignées de porte, des
téléphones ou des plans de travail, puis portent leurs mains à leur bouche, leur nez ou
leurs yeux. Le virus peut survivre sur des surfaces pendant plusieurs heures, favorisant
ainsi la transmission par contact.

 Transmission par contact direct :

 Une personne infectée peut aussi transmettre le virus par contact direct, comme en
serrant la main ou en ayant un contact physique rapproché avec une autre personne. Le
virus peut alors être transféré et infecter une nouvelle personne si cette dernière touche
ensuite son visage.

 Propagation communautaire :

 Le virus de la grippe se propage facilement dans les environnements fermés ou


fortement peuplés, comme les écoles, les transports publics et les lieux de travail.

 Les épidémies de grippe surviennent généralement pendant les mois d'hiver, où les
conditions de faible humidité et la tendance à rester dans des espaces clos facilitent la
transmission du virus.

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