Methodes Numeriques2024 TUKA BIABA Samuel Garcia 115311
Methodes Numeriques2024 TUKA BIABA Samuel Garcia 115311
Par
TUKA BIABA Samuel Garcia
Apprenant à l’Ecole Doctorale d’Etudes du 3 em Cycle de l’ISTA/Kinshasa,
RD-Congo
Master Complémentaire
Sciences et technologies
Mention Génie Electrique/Electrotechnique.
Enseignant chercheur (ISTA KINDU et ISTA KINSHASA)
tukasamuel23@[Link].
Edition 2024
Congovirtuel
1
Avant-propos
La résolution d’équations différentielles, ou plus généralement d’équations aux
dérivées partielles, joue un rôle important en ingénierie et en mathématiques
appliquées. Chacune de ces disciplines apporte une contribution différente mais
complémentaire à la compréhension et à la résolution de ces problèmes.
Nous avons essayé d’illustrer la méthode des différences finies avec des
exemples. Pour cela, nous avons utilisé le logiciel Scialb 6.1.1 et Excel 2010.
Cet ouvrage s'adresse donc en priorité aux étudiants ingénieurs, même si les
étudiants en mathématiques pourront y trouver un complément pratique à leur
formation plus théorique. Nous implorons aussi l’indulgence des lecteurs ayant
une formation mathématique plus avancée car, car la rigueur mathématique n'est
pas notre obsession, même si nous avons fait de notre mieux pour rester
rigoureux.
1. Introduction
Les méthodes numériques sont des techniques d'approximation de procédures
mathématiques. Des approximations sont nécessaires car nous ne pouvons pas
non plus résoudre la procédure analytiquement. La plupart des problèmes
mathématiques qui se posent en sciences et en Génie sont très difficiles et
parfois impossible à résoudre exactement. Ainsi, une approximation d'un
problème mathématique difficile est très importante pour le rendre plus facile à
résoudre. En raison de l'immense développement de la technologie informatique,
l'approximation numérique est devenue plus populaire et un outil moderne pour
les scientifiques et les ingénieurs.
La méthode des différences finies est connue comme l'une des méthodes les plus
importantes pour résoudre des équations aux dérivées partielles en géométrie
régulière, qu'elles soient à une, deux ou trois dimensions [1] [2] [3]. Les
méthodes des différences finies se retrouvent même dans la dimension 4, ou en
espace-temps… [4][5][6]. Les applications sont tout aussi nombreuses et variées
[7] [8] [9]. Les ingénieurs de divers domaines utilisent la méthode des
différences finies aussi bien en mécanique des fluides qu'en mécanique des
solides, ainsi que dans les problèmes thermiques, électromagnétiques, le
couplage de l’onde de choc de foudre et les lignes électriques à haute tension, de
chimie, etc. Il existe également des applications en physique et notamment en
astrophysique [10] [11] [13] [14] [15] [16] [18] [19] [20].
(1)
Soit f(x) est une fonction connue. On cherche donc à obtenir une approximation
de la solution u(x) dans l’intervalle [0,1]. Pour ce faire, subdivisons cet
intervalle en N sous-intervalles de longueur h=1/N (les sous-intervalles peuvent
éventuellement être de longueurs différentes). On obtient ainsi N+1 points xi
vérifiant x0=0, xN=1 et pour les points intermédiaires:
(2)
On note ui, l’approximation de u(xi) au point xi. Les conditions aux limites
imposent que u0= uN=0. La méthode des différences finies consiste à discrétiser
5
(5)
Et ce pour i allant de 1 jusqu’à N−1. Dans l’équation (5), on a bien sûr négligé
le terme d’erreur O (h2) et il en résulte une approximation d’ordre 2. On obtient
ainsi un système linéaire de (N−1) équations en (N−1) inconnues de la forme:
(6)
Dans ce cas, on vérifie facilement que la solution analytique est une fonction test
de la forme [31]:
On vérifie aisément que : u(0) = u(1) =0. (Fonction test vérifie les conditions
initiales et seules de limités).
--> B=[-0.06;-0.012;-0.018;-0.024;-0.03;-0.036;-0.042;-0.048;-0.052]
B =
-0.06
-0.012
-0.018
-0.024
-0.03
-0.036
-0.042
-0.048
-0.052
--> u=A\B
ans =
0
-0.1474000
-0.2348000
-0.3102
-0.3676000
-0.4010000
-0.4044000
-0.3718
-0.2972000
-0.1746000
0
7
Voir les figures 1-2 et 3 ci-dessous dans des conditions énumérées ci-haut. Ces
résultats rapprochent les travaux expérimentaux proposés par (André Fortin
GIREF et André Garon GIREF, 2020) présentés dans la figure 4.
Solution approchée
0
-0,05 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
-0,1
-0,15
-0,2
u(xi)
-0,25
-0,3
-0,35
-0,4
-0,45
Xi
Solution exacte
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
-0,05
-0,1
u(xi)
-0,15
-0,2
-0,25
-0,3
Xi
-0,05
-0,05
-0,1
-0,1 -0,15
-0,2
-0,15
-0,25
-0,2 -0,3
-0,35
-0,25
-0,4
-0,3 -0,45
Figure 4. Solution par différences finies. (André Fortin GIREF et André Garon
GIREF, 2020).
9
4. Discussions
En vertu des résultats présentés dans les figures 1 et 2, on peut dès lors constater
que la solution numérique est une bonne approximation de la solution
analytique. La figure 3 présente la superposition des courbes de la figure 1 et 2.
Ces résultats obtenus rapprochent les expériences proposées par (André Fortin
GIREF et André Garon GIREF, 2020) pour reproduire la même solution dans
l’environnement autre que scilab et Excel voir Figure 4.
Par ailleurs, l’utilisation de la méthode des différences finies offre une bonne
approximation numérique de la solution analytique mais avec un taux d’erreur
non négligeable (voir la figure 3).
Bibliographie
[1] Agassant, J. F., P. Avenas, J. Ph. Sergent et P. Carreau: Polymer Processing,
Principles and Modeling. Hanser Publishers, Munich, 1991.
[2] Arnold, D. N., F. Brezzi et M. Fortin: A stable finite element for the Stokes
equations. Calcolo, 21 :337–344, 1984.
[4] Bartle, R.G.: The Elements of Integration. Wiley, New York, 1966.
[5] Bathe, K.J.: Finite Element Procedures. Prentice-Hall, New Jersey, 1996,
ISBN 0-13-301458-4.
10
[8] Bois, R., M. Fortin et A. Fortin: A fully optimal anisotropic mesh adaptation
method based on a hierarchical error estimator. Computer Methods in Applied
Mechanics and Engineering, 209-212 :12–27, 2012, ISSN 0045-7825.
[9] Bois, R., M. Fortin, A. Fortin et A. Couët: High order optimal anisotropic
mesh adapta tion using hierarchical elements. European Journal of
Computational Mechanics/Revue Eu ropéenne de Mécanique Numérique, 21(1-
2) :72–91, 2012.
[11] Brezzi, F. et M. Fortin: Mixed and Hybrid Finite Element Methods, tome
15 de Springer Series in Computational Mathematics. Springer-Verlag, New
York, 1991.
[15] Ciarlet, P.G.: The Finite Element Method for Elliptic problems. North-
Holland, Amsterdam, 1986.
11
[18] Céa, J.: Approximation variationnelle des problèmes aux limites. Ann. Inst.
Fourier (Grenoble), 14 :345–444, 1964.
[30] Gander, M.J. et F. Kwok: Chladni figures and the Tacoma bridge :
motivating PDE eigenvalues problems via vibrating plates. SIAM Review, 54(3)
:573–596, 2012.
[31] André Fortin GIREF et André Garon GIREF. Les éléments finis : de la
théorie à la pratique, 29 mai 2020.