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Révisions Trigonométriques Lycée

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Math PT.

2024 - 2025

Mathématiques - F. Gaunard
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Lycée Voltaire, Paris 11e.

0
Remise en route (Révisions)

On propose, sous forme d’exercices parfois agrémentés de rappels de cours (ou sinon à ajouter soi-même dans sa prise de
notes !), une remise en route qui reprend quelques uns des éléments du cours de première année.
Il serait naïf de penser que cet amuse-bouche aux chapitres qui arrivent propose une quelconque exhaustivité de ce qu’il est
nécessaire d’avoir retenu ou de savoir faire.
On aura naturellement conservé les cours de première année dans lesquels on se replongera autant que besoin.
On a choisi de commencer par des rappels d’analyse car les notions qui suivent seront constamment utilisées.

1 Trigonométrie
+ Le formulaire qui suit doit être connu sur le bout des doigts, ou sinon on doit être capable d’en retrouver très
rapidement tous les éléments sur un coin de brouillon.

La plupart des formules qui suivent sont valables pour tous réels x et y, exceptées celles mettant en jeu des tangentes, où il
faudra veiller à ce que tous les termes soient définis. Soient x, y ∈ R.


2 2 x = cos(θ)
x + y = 1 ⇐⇒ ∃θ ∈ R
y = sin(θ)

∀θ ∈ R, cos2 (θ) + sin2 (θ) = 1

π 1
ce qui donne aussi immédiatement, pour tout θ 6≡ [π], 1 + tan2 (θ) = et
2 cos2 (θ)

∀θ ∈ R, |cos(θ)| 6 1 et |sin(θ)| 6 1.

Proposition 1. Valeurs particulières

π π π π
θ 0
6 4 3 2

√ √
3 2 1
cos(θ) 1 2 2 2 0
√ √
1 2 3
sin(θ) 0 2 2 2 1

3

tan(θ) 0 3 1 3
2 Remise en route

Proposition 2. Propriétés de symétrie du cercle trigonométrique

Soit θ ∈ R.

U
M 00 H 00
cos(θ + 2π) = cos(θ) sin(θ + 2π) = sin(θ)
T
K M

cos(θ + π) = − cos(θ) sin(θ + π) = − sin(θ)


θ+ π
2
θ+π θ
K 00 A
π  π 
0 O H
cos + θ = − sin(θ) sin + θ = cos(θ) H
−θ
2
π  2
π 
cos − θ = sin(θ) sin − θ = cos(θ)
2 2 M0 K̃ M̃

cos(−θ) = cos(θ) sin(−θ) = − sin(θ)


tan(−θ) = − tan(θ) tan(θ + π) = tan(θ)

+ Sur la figure,
cos(θ) = OH, sin(θ) = OK, tan(θ) = AT
M̃ = S(OA) (M ), M 0 = ρ0,π (M ), M 00 = ρ0, π2 (M ),
K̃ = S(OA) (K), H 0 = ρ0,π (H) = S(OK) (H), H 00 = ρ0, π2 (H), K 00 = ρ0, π2 (K).

Proposition 3. Formules d’addition


2
Soit (x, y) ∈ R . Pour tout couple (x, y) tel que les quantités qui suivent sont bien définies (celles faisant intervenir une
tangente), on a :
cos(x + y) = cos(x) cos(y) − sin(x) sin(y) cos(x − y) = cos(x) cos(y) + sin(x) sin(y)
sin(x + y) = sin(x) cos(y) + cos(x) sin(y) sin(x − y) = sin(x) cos(y) − cos(x) sin(y)
tan(x) + tan(y) tan(x) − tan(y)
tan(x + y) = tan(x − y) =
1 − tan(x) tan(y) 1 + tan(x) tan(y)

+ Ces formules se retrouvent facilement en identifiant parties réelles et parties imaginaires dans la relation ei(x+y) = eix eiy .

Corollaire 1.
p
Soient α et β deux réels non nuls. Si l’on pose r = α2 + β 2 , alors il existe ϕ ∈ R tel que
∀θ ∈ R, α cos(θ) + β sin(θ) = r cos(θ − ϕ).

Exercice 1. Extrait du cahier de vacances


Résoudre l’équation 1 + sin(x) − cos(x) = 0.

Proposition 4. Formules de duplication


Soit θ ∈ R.
cos(2θ) = cos2 (θ) − sin2 (θ) sin(2θ) = 2 sin(θ) cos(θ)
2
cos(2θ) = 2 cos (θ) − 1
2 tan(θ)  π π h π i
cos(2θ) = 1 − 2 sin2 (θ) tan(2θ) = θ 6≡ [π] et θ 6≡
1 − tan2 (θ) 2 4 2
Chapitre 0. 3

Proposition 5. Formules de linéarisation


Soit (x, y) ∈ R2 .
1 + cos(2x) 1
cos2 (x) = cos(x) cos(y) = (cos(x + y) + cos(x − y))
2 2
1 − cos(2x) 1
sin2 (x) = sin(x) sin(y) = (cos(x − y) − cos(x + y))
2 2
2 1 − cos(2x) 1
tan (x) = sin(x) cos(y) = (sin(x + y) + sin(x − y))
1 + cos(2x) 2

Proposition 6. Formules de factorisation


Soit (a, b) ∈ R2 .
       
a+b a−b a+b a−b
cos(a) + cos(b) = 2 cos cos cos(a) − cos(b) = −2 sin sin
2 2 2 2
       
a+b a−b a+b a−b
sin(a) + sin(b) = 2 sin cos sin(a) − sin(b) = 2 cos sin
2 2 2 2
sin(a + b) sin(a − b)
tan(a) + tan(b) = tan(a) − tan(b) =
cos(a) cos(b) cos(a) cos(b)

Exercice 2. Extrait du cahier de vacances


Résoudre sur R, puis sur l’intervalle [0; 2π], l’équation cos(x) + cos(3x) = 0.

Proposition 7. Dérivées des fonctions trigonométriques


Les fonctions cosinus, sinus et tangentes sont continues et dérivables sur leur ensemble de définition. Pour tout réel x,
on a :

 π  π
cos0 (x) = cos x + = − sin(x) sin0 (x) = sin x + = cos(x)
2 2
1  π 
tan0 (x) = = 1 + tan2 (x) x 6≡ [π]
cos2 (x) 2

+ On parlera à nouveau des fonctions trigonométriques (et des fonctions trigo inverses) dans le Chapitre 2.

2 Sommes, Produits
Définitions

Définition 1. Symboles Σ et Π
n
X
Soit (ak )k∈N une suite de nombres complexes. Pour tout n ∈ N, la quantité ak est définie récursivement par:
k=0
0 n+1 n
!
X X X
ak = a0 et ∀n ∈ N, ak = ak + an+1 .
k=0 k=0 k=0
Yn
De manière analogue, la quantité ak est définie récursivement par:
k=0
0 n+1 n
!
Y Y Y
ak = a0 et ∀n ∈ N, ak = ak × an+1 .
k=0 k=0 k=0
4 Remise en route

Remarque 1.
Soit p ∈ N, I = {i0 , . . . , ip } un ensemble fini d’entiers, et (ak )k∈N une suite de nombres complexes. On définit alors la
X Xp
quantité ai comme étant la somme aik = ai0 + · · · + aip .
i∈I k=0X
Cela permet par exemple de définir ak , qui est la somme des m + 1 premiers termes d’indice pair de la
k∈{2p; p∈J0,mK}
m
X
suite (an ), c’est-à-dire a0 + a2 + · · · + a2m . En pratique, on préférera la notation a2k .
k=0
On a la même chose pour les produits.
+ Par convention, on pose pour toute suite (ak ):

n
X X
7 Si n < 0, ak = ai = 0.
k=0 i∈∅
Yn Y
7 Si n < 0, ak = ai = 1.
k=0 i∈∅

Définition 2. Factorielle d’un entier


Pour n ∈ N, on appelle factorielle de n, et on note n! la quantité
n
Y
n! = k.
k=1
En particulier, 0! = 1.

2.1 Quelques formules



Proposition 8. Somme des puissances des premiers entiers
Pour tout entier n, on a
n n n n  2
X X n(n + 1) X n(n + 1)(2n + 1) X n(n + 1)
(i) k= k= , (ii) k2 = , (iii) k3 = .
2 6 2
k=1 k=0 k=1 k=1

Exercice 3. Extrait du cahier de vacances


Xn
Calculer k(2k 2 − 1). On vérifiera le résultat obtenu par récurrence
k=1

Proposition 9. Sommes télescopiques


n
X
Soient n un entier et (ak ) une suite de complexes. On a (ak+1 − ak ) = an+1 − a0 .
k=0

Exercice 4.
n  

X 1
Calculer, pour tout n ∈ N , ln 1 + .
k
k=1

Proposition 10. Somme des premiers termes d’une suite géométrique


 1 − xn+1

n
k si x 6= 1
X
Soit x un nombre complexe. Pour tout entier n, on a x = 1−x .
n+1 sinon

k=0

Proposition 11.
Soient n ∈ N∗ et z, a, b ∈ C. On a alors les résultats suivants.
n−1
X n−1
X
(i) z n − 1 = (z − 1) zk , (ii) an − bn = (a − b) ak bn−1−k .
k=0 k=0
Chapitre 0. 5

Exercice 5.
Démontrer les deux formules de la Proposition précédente.

2.2 Coefficients binomiaux

Définition 3.   Coefficient binomial


n
Soient p 6 n des entiers. On appelle coefficient binomial p parmi n, et on note la quantité définie par
p
 
n n!
= .
p p!(n − p)!

Proposition 12. Propriétés algébriques des coefficients binomiaux


Soient p 6 n des entiers.
   
n n
i. Les coefficients binomiaux vérifient une propriété de symétrie : = .
p n−p
     
n n n+1
ii. Ils vérifient la formule du triangle de Pascal : + = .
p p+1 p+1

Exercice 6. Extrait du cahier de vacances


n−1
X   
k−1 n−1
Montrer, par la méthode de votre choix, que, pour tout p ∈ N∗ et tout n ≥ p + 1, = .
p−1 p
k=p

Proposition 13. Formule du binôme de Newton


Soient a, b ∈ C, et n ∈ N. On a alors:
n   n  
X n X n
(a + b)n = ak bn−k = an−i bi .
k i
k=0 i=0

+ Comme on le rappellera au cours du Chapitre 4, on peut appliquer cette formule à deux matrices (resp. applications
linéaires) qui commutent.

Exercice 7.
n   n
X n X
Soit n ∈ N et θ ∈ R. Calculer cos(kθ), puis cos(kθ) dans le cas où θ 6≡ 0 [2π].
k
k=0 k=0

2.3 Sommation par paquets

Proposition 14. Extrait du cahier de vacances


Soit E ⊂ C et I des ensembles
! finis, ainsi qu’une partition (Ei )i∈I de E.
X X X
Alors, x= x .
x∈E i∈I x∈Ei
X X X
Par exemple, si I = J1, nK, on peut écrire x= x + ··· + x.
x∈E x∈E1 x∈En

Exercice 8.
Soit n ∈ N∗ . Calculer (1 + i)4n , puis en déduire les valeurs de
2n   2n−1  
k 4n 4n
X X
k
(−1) et de (−1) .
2k 2k + 1
k=0 k=0
6 Remise en route

2.4 Sommes doubles


On considère maintenant une suite de complexes (ai,j ) indexée par deux indices i et j. On cherche donc à écrire la
somme de ses termes lorsque les deux indices parcourent un certain ensemble.
Ainsi, la somme double
X
ai,j
1≤i≤n
1≤j≤m

représente la somme de tous les termes ai,j dont le premier indice est compris entre 1 et n et dont le deuxième indice
X est
compris entre 1 et m. Lorsque i et j parcourent le même ensemble {1, 2, · · · , n}, la somme précédente s’écrira ai,j .
1≤i,j≤n

Méthode 1. Permutation des indices de sommation


Lorsque les indices ne dépendent pas l’un de l’autre, on peut permuter l’ordre de sommation, ce qui revient à lister les
termes sommés dans un autre ordre.
  !
X X n Xm Xm Xn
ai,j =  ai,j =
 ai,j .
1≤i≤n i=1 j=1 j=1 i=1
1≤j≤m
5 X
X 5 5 X
X 5
Par exemple, pour 1 ≤ i, j ≤ 5, on peut illustrer cette propriété avec le schéma suivant : ai,j = ai,j .
j=1 i=1 i=1 j=1

i i

a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5 a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5

a4,1 a4,2 a4,3 a4,4 a4,5 a4,1 a4,2 a4,3 a4,4 a4,5

a3,1 a3,2 a3,3 a3,4 a3,5 a3,1 a3,2 a3,3 a3,4 a3,5

a2,1 a2,2 a2,3 a2,4 a2,5 a2,1 a2,2 a2,3 a2,4 a2,5

a1,1 a1,2 a1,3 a1,4 a1,5 a1,1 a1,2 a1,3 a1,4 a1,5

j j

Exercice 9.
Soient x ∈ R \ {1} et n ∈ N∗ .
n
X
On cherche à calculer de deux manières différentes la somme kxk .
k=1
n
X
1. En écrivant kxk comme une somme double, répondre à la question posée.
k=1
2. Retrouver le résultat à partir de la formule de la s Proposition 10.

Exercice 10. X
Calculer, pour tout n ∈ N∗ , max(i, j).
16i,j6n
Chapitre 0. 7

Méthode 2. Permutation des indices de sommation, dépendance du deuxième indice


Parfois, le deuxième indice varie en fonction du premier et l’ordre de sommation peut avoir une incidence sur la
simplification des calculs. On fait donc attention à cette dépendance d’indices lors de la permutation de ceux-ci
 
1≤j≤n 1≤i≤n
1 ≤ j ≤ i ≤ n ⇐⇒ ⇐⇒
j≤i≤n 1≤j≤i

i i

a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5 a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5

a4,1 a4,2 a4,3 a4,4 a4,1 a4,2 a4,3 a4,4

a3,1 a3,2 a3,3 a3,1 a3,2 a3,3

a2,1 a2,2 a2,1 a2,2

a1,1 a1,1

j j

5 X
X 5 5 X
X i
ai,j = ai,j .
j=1 i=j i=1 j=1

Exemple 1.

n
n X n j n j
X i X i XX i X 1 X
= = = i
j+1 i=1 j=i
j + 1 j=1 i=1 j + 1 j=1 j + 1 i=1
1≤i≤j≤n
n n
X 1 j(j + 1) 1X n(n + 1)
= × = j= .
j=1
j+1 2 2 j=1 4

Exercice 11.X
Calculer ij.
1≤i≤j≤n

3 Nombres complexes, Racines de l’unité

Exercice 12. √ Extrait du cahier de vacances


1+ 2+i
On pose z = √ . Calculer|z|. Mettre z sous forme algébrique. Calculer z 2024 .
1+ 2−i

Exercice 13. Extrait du cahier de vacances


Pour chacune des deux questions (indépendantes) suivantes, proposer une résolution par le calcul puis une autre
résolution géométrique.
1
1. Déterminer les valeurs de z pour lesquelles z, et 1 − z ont même module.
z
2. Trouver tous les nombres complexes z vérifiant |z| = |z − 4| et arg(z) = arg(z + 1 + i).
8 Remise en route

Proposition 15. Formules d’Euler


Pour tout θ ∈ R, on a :
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
cos(θ) = et sin(θ) = .
2 2i
Méthode 3. Linéarisation d’une expression trigonométrique
2 p q
Soient (p, q) ∈ N et x ∈ R. Pour linéariser l’expression cos (x) sin (x), on peut procéder comme suit.

1. On commence par utiliser les formules d’Euler :


p  ix q
eix + e−ix e − e−ix

p q
cos (x) sin (x) = .
2 2i
p q
e + e−ix e − e−ix
 ix  ix
2. On développe ensuite les expressions et à l’aide de la formule du binôme de Newton,
2 2i
puis on développe le produit de deux facteurs ainsi obtenu.
3. Enfin, il suffit de remarquer que la somme obtenue fait apparaître des couples de termes conjugués : grâce encore
une fois à la formule d’Euler on peut ne faire apparaitre que des cosinus et des sinus.

Exercice 14. Extrait cahier de vacances


Linéariser cos4 (x).
Proposition 16. Formule de Moivre
Pour tout θ ∈ R et tout n ∈ N, on a : cos(nθ) + i sin(nθ) = (cos(θ) + i sin(θ)))n .

Méthode 4.
La formule de Moivre ci-dessus, combinée la formule du binôme et une identification des parties réelles et imaginaires
permet d’exprimer cos(nθ) et sin(nθ) en fonction des puissances de cos(θ) et sin(θ))
n   n  
X n X n
cos(nθ) = cosn−k (θ)(i sin(θ))k , sin(nθ) = cosn−k (θ)(i sin(θ))k .
k k
k=0 k=0
k pair k pair

Exercice 15.
Exprimer cos(3θ) en fonction de cos(θ).

3.1 Racines de l’unité


Dans cette section, on considère un entier naturel non nul n.

Définition 4. Racines de l’unité


n
On appelle racine n-ième de l’unitétoute solution dans C de l’équation z = 1. On note alors Un l’ensemble des
racines n-ièmes de l’unité :
Un = {z ∈ C : z n = 1}.

Proposition 17.
On a les résultats
 suivants : 
2ikπ
i. Un = e n : k ∈ J0, n − 1K .
ii. Un contient exactement n éléments.
2iπ
iii. Posons ω = e n . On peut alors écrire Un = {ω k : k ∈ J0, n − 1K}.

Proposition 18. Somme des racines n−ièmes de l’unité


2iπ

Soit n ∈ N et ω = e n . On a
n−1 
X X 0 si n 6= 1
z= ωk = .
1 si n = 1
z∈Un k=0
Chapitre 0. 9

Exemple 2.

2
2iπ −1 + i 3
On a U1 = {1} , U2 = {1, −1} , U3 = {1, j, j } où j = e 3 = .
2
De plus, on a j 2 = j −1 = j et 1 + j + j 2 = 0.
Proposition 19. Polygones réguliers associés aux racines n−ièmes de l’unité
Pour n > 3, les points dont l’affixe est dans Un sont les sommets d’un polygone régulier inscrit dans le cercle
trigonométrique.

A1 A1
A1 A2 A1
A2

A0 A0 A0 A0

A2 A3

A3
A2 A4 A5
A3 A4

U3 U4 U5 U6

Définition 5.
Soient a ∈ C et n ∈ N∗ . On dit que z est une racine n-ième de a si z n = a.

Proposition 20. Racines d’un complexe non nul


Soit a ∈ C∗ . Alors :

i. a admet exactement n racines n-ièmes.


ii. Si b est une racine n-ième quelconque de a, alors l’ensemble des racines n-ièmes de a est :
n 2ikπ o
{z ∈ C∗ : z n = a} = {bz : z ∈ Un } = be n : k ∈ J0, n − 1K .

+ Pour obtenir toutes les racines n-ièmes d’un complexe a ∈ C∗ , il suffit donc d’en déterminer une, puis de multiplier
celle-ci par toutes les racines n-ème de l’unité.

Exercice 16. Extrait du cahier de vacances


Déterminer les racines cubiques de −8i.

4 Polynômes

4.1 Généralités
Dans toute la suite, K désigne R ou C.
On note K[X] est l’ensemble des polynômes à cœfficients dans K.
Pour tout n ∈ N, Kn [X] est l’ensemble des polynômes à cœfficients dans K de degré inférieur (ou égal) à n.
Remarque 2.
Dans la suite la lettre X ne désigne pas une variable, mais une indéterminée. Il n’aurait ainsi aucun sens d’écrire par
exemple une formule commençant par ∀X ∈ K, ou d’écrire "prenons X = 1".

Proposition 21. Théorème d’ identification des cœfficients


Deux polynômes sont égaux si et seulement si ils ont les mêmes cœfficients.
+ En particulier, un polynôme est nul si et seulement si tous ses cœfficients sont nuls.
10 Remise en route

Exercice 17. Formule de Vandermonde


Soient n ∈ N et P (X) = (X + 1)n .
1. En calculant de deux manières différentes le polynôme P 2 , montrer que :
k     
X n n 2n
∀k ∈ J0, 2nK, = .
i=0
i k − i k
n  2  
X n 2n
2. En déduire la formule de Vandermonde: = .
i=0
i n

Théorème 1. Division euclidienne sur les polynômes


Soit A, B ∈ K[X] tels que B 6= 0. Alors, il existe un unique couple (Q, R) ∈ K[X]2 tel que :
(i) A = BQ + R, (ii) deg(R) < deg(B).
On dit alors que Q est le quotient et R le reste de la division euclidienne de A par B.

Exercice 18.
Calculer le quotient et le reste de la division euclidienne de X 4 − 1 par X − 1.

Exercice 19.
Z 1 4
x +x−1
Calculer dx.
0 x2 + 1

+ Des rappels d’intégration apparaîtront au Chapitre 5.

Définition 6.
Soit A, B ∈ K[X]. On dit que B divise A s’il existe Q ∈ K[X] tel que A = BQ.
+ Il est clair que B divise A si et seulement si le reste dans la division euclidienne de A par B est nul.

4.2 Racines d’un polynôme

Définition 7. Racine d’un polynôme


Soit P ∈ K[X] et α ∈ K. On dit que α est une racine (ou est un zéro) de P si P (α) = 0.

Théorème 2. Caractérisation des racines d’un polynôme


Soit P ∈ K[X] et α ∈ K. Les assertions suivantes sont équivalentes.

i. α est une racine de P .


ii. (X − α) divise P .
iii. ∃Q ∈ K[X], P (X) = (X − α)Q(X).

Définition 8. Ordre d’une racine


Soit P ∈ K[X], α ∈ K et k ∈ N. On dit que α est une racine d’ordre k de P si (X − α)k divise P et (X − α)k+1 ne
divise pas P . L’entier k est alors appelé l’ordre de multiplicité de α.

Théorème 3. Caractérisation des racines de multiplicité k d’un polynôme


Soit P ∈ K[X], α ∈ K et k ∈ N. Les assertions suivantes sont équivalentes.

i. α est une racine de multiplicité k de P .


ii. ∃Q ∈ K[X], P (X) = (X − α)k Q(X) et Q(α) 6= 0.
iii. ∀i ∈ J0, k − 1K, P (i) (α) = 0 et P (k) (α) 6= 0.

4.3 Nombre de racines d’un polynôme

Théorème 4.
Soit P ∈ K[X] un polynôme de degré n ∈ N. Alors P admet au plus n racines distinctes.
Chapitre 0. 11

Corollaire 2.
Soit P ∈ K[X] un polynôme de degré n ∈ N. Alors le nombre de racines de P , comptées avec multiplicité, est inférieur
ou égal à n.
r
X
C’est-à-dire que si α1 , . . . , αr sont des racines de P de multiplicité respective m1 , . . . , mr , on a mk 6 n.
k=1

Corollaire 3.
Soit P ∈ Kn [X]. Si P admet au moins n + 1 racines distinctes, alors P = 0.
+ On en déduit que tout polynôme admettant une infinité de racines distinctes est nul.

Corollaire 4.
Soit P, Q ∈ Kn [X] et α1 , . . . , αn+1 des scalaires deux à deux distincts. Si, pour tout i ∈ J1, n + 1K, P (αi ) = Q(αi ),
alors P = Q.
+ Deux polynômes qui coïncident en un nombre de points strictement supérieur à leur degré coïncident partout.

4.4 Polynômes scindés

Définition 9. Polynôme scindé


Soit P ∈ K[X]. On dit que P est scindé sur K lorsque P est constant ou lorsque il existe λ ∈ K∗ et α1 , . . . , αn ∈ K
(pas nécessairement distinctes) tels que :
n
Y
P (X) = λ (X − αi ).
i=1
En d’autres termes, un polynôme est scindé s’il peut se décomposer comme produit de polynômes de degré 1.

Exemple 3.
X 2 + 1 est scindé sur C, mais pas sur R.
Théorème 5. Théorème de d’Alembert-Gauss
Tout polynôme de C[X] de degré supérieur ou égal à 1 admet au moins une racine complexe.

Preuve. Résultat admis. 


Théorème 6.
Tout polynôme à cœfficients complexes est scindé sur C.
Remarque 3.
r
Y
Tout polynôme à cœfficients complexes peut alors se mettre sous la forme P (X) = λ (X − αi )mi , où {α1 , . . . , αr } est
i=1
l’ensemble des racines de P, λ est son cœfficient dominant, et mi est la multiplicité de αi en tant que racine de P. Cette
écriture est alors unique à l’ordre des facteurs près.

Exercice 20. Extrait du cahier de vacances


Factoriser X 5 − 1 dans R[X].
Remarque 4.
On voit sur cet exemple que tout polynôme à cœfficients réels, à défaut d’être scindé, se décompose comme un produit
de polynômes de degré 1 et de polynômes de degré 2 à discriminant strictement négatif.

4.5 Relations cœfficients racines

Proposition 22.
Soit P (X) = aX 2 + bX + c ∈ K[X], avec a 6= 0, et (α, β) ∈ K2 . Les assertions suivantes sont équivalentes.

i. α et β sont les racines de P .


ii. P (X) = a(X − α)(X − β).
−b c
iii. α + β = et αβ = .
a a
12 Remise en route

+ On retrouve le résultat suivant: a et b sont racines de X 2 − SX + P , où S = a + b et P = ab.

On a enfin le résultat suivant, pour les polynômes de degré supérieur.


Proposition 23.
n
X
Soit n ∈ N∗ , P (X) = ak X k ∈ K[X], avec an 6= 0 un polynôme scindé et α1 , . . . , αn les racines de P . Alors :
k=0
n n
X an−1 Y a0
(i) αk = − , (ii) αk = (−1)n .
an an
k=1 k=1

5 Suites numériques

5.1 Convergence des suites

Définition 10. Limite d’une suite

7 On dit qu’une suite (un ) diverge vers l’infini, ce que l’on notera lim un = +∞, si elle vérifie :
n→+∞
∀A > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , un > A.
7 On dit qu’une suite (un ) diverge vers moins l’infini, ce que l’on notera lim un = −∞, si elle vérifie :
n→+∞
∀A < 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , un < A
7 Soit (un ) une suite et ` ∈ R. On dit que (un ) converge vers `, ce que l’on note lim un = `, si elle vérifie
n→+∞

∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , |un − `| < ε.

Proposition 24. Prolongement des inégalités


Soient a, b des réels, et (un ) une suite convergente telle qu’il existe n0 ∈ N vérifiant:
∀n > n0 , a < un < b.
Alors
a 6 lim un 6 b.
n→+∞

Théorème 7. Théorème de la limite monotone


Soit (un ) une suite réelle monotone.

7 Si (un ) est croissante, alors:


i. si la suite est majorée, elle possède une limite finie `;
ii. sinon, elle tend vers +∞.

Et dans le cas où lim un = `, on a : ∀n ∈ N, un 6 `.


n→+∞

7 Si (un ) est décroissante, alors:


i. si la suite est minorée elle possède une limite finie `;
ii. sinon, elle tend vers −∞.

Et dans le cas où lim un = `, on a : ∀n ∈ N, un > `.


n→+∞

+ Toute suite monotone possède donc une limite, finie ou infinie.

Définition 11.
On dit que deux suites (an ) et (bn ) sont adjacentes, si

7 l’une de ces deux suites est croissante et l’autre est décroissante;


7 la différence des deux termes généraux tend vers 0 : lim (bn − an ) = 0.
n→+∞
Chapitre 0. 13

Théorème 8. Suites adjacentes


Soient (an ) et (bn ) deux suites adjacentes. Alors elles convergent toutes les deux et ont même limite.

Exercice 21. Irrationalité de e et suites adjacentes

1. Montrer que les suites (un ) et (vn ) définies, pour tout n ∈ N, par
n n
X 1 X 1 1
un = , et vn = +
k! k! n · n!
k=0 k=0
sont adjacentes.
2. En déduire que e est irrationnel.
Définition 12. Suite extraite
Étant donnée une suite (un )n∈N , on appelle suite extraite de (un ) ou sous-suite de (un ) toute suite de la forme
uϕ(n) n∈N où ϕ : N → N est une fonction strictement croissante.

+ Une sous-suite d’une suite (un ) est donc une suite obtenue en ne conservant que certains des termes de (un ), extraits
dans l’ordre.

Proposition 25.
Si une suite (un ) possède une limite, alors toute suite extraite de (un ) possède la même limite.

Théorème 9. 
u2n −→ `
n→+∞
Soit (un ) une suite, et ` qui est soit un réel soit égal à ±∞. On a alors : un −→ ` ⇐⇒ .
n→+∞ u2n+1 −→ `
n→+∞

Théorème 10. Encadrement et comparaison


Soient (un ), (vn ) et (wn ) trois suites. Alors

i. Si, il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n, un 6 vn et que (un ) diverge vers +∞, alors (vn ) diverge aussi vers +∞.

ii. Si, il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n, un 6 vn et que (vn ) diverge vers −∞, alors (un ) diverge aussi vers −∞.

iii. Si, il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n, wn 6 un 6 vn et que (wn ) et (vn ) convergent vers une même limite finie `,
alors (un ) converge également vers `.

Exercice 22.
bnxc
Soit x ∈ R. Déterminer lim .
n→+∞ n

5.2 Suites usuelles

Exercice 23.
Dans chacun des cas suivants, déterminer un en fonction de n. On en profitera pour rappeler la méthode.

1. u0 = 2 et ∀n ∈ N, un+1 = 3un − 2
2. u0 = u1 = 1 et ∀n ∈ N, un+2 − 5un+1 + 6un = 0.
3. u0 = 0, u1 = 1 et ∀n ∈ N, un+2 − 4un+1 + 4un = 0.

Exercice 24. Extrait du cahier de vacances


Écrire une fonction en langage Python, prenant en argument un entier n, permettant de calculer le terme un où la suite
(un ) est définie, pour tout n ∈ N, par
7 3
u0 = 0, u1 = 2, et un+2 = un+1 − un .
2 2
Déterminer ensuite l’expression, pour tout n ∈ N, de un .
14 Remise en route

5.3 Suites récurrentes du type un+1 = f (un )

Méthode 5. Étude suite récurrente un+1 = f (un ) - avec f croissante


Pour étudier une suite (un )n>0 définie par son premier terme u0 et une relation de récurrence du type un+1 = f (un ),
on suit les étapes ci-contre :

7 On étudie brièvement les variations de f sur son ensemble de définition ;


7 On vérifie que la suite (un )n>0 est bien définie (il n’y a pas de terme un qui tombe en dehors du domaine de
définition de f pour un certain n, rendant impossible le calcul des termes suivants).
Pour ce faire, en général on montre une condition plus restrictive, souvent que la suite est bornée (tous les
termes sont dans un certain intervalle, stable par f ) par récurrence.
7 On étudie les variations de la suite.
Pour ce faire, si f est croissante, on peut utiliser une récurrence, si l’on connait les deux premiers termes de la
suite (pour initialiser la récurrence) - les autres termes seront rangés dans le même ordre.
Sinon, on étudie le signe de f (x) − x.

Attention, écrire que la suite est croissante car la fonction est croissance est une hérésie. Une fonction
croissante peut générer une suite croissante ainsi qu’une suite décroissante (selon la localisation du premier
terme).
Par contre, une fonction croissante génère toujours une suite monotone.

7 On utilise le théorème de convergence monotone pour justifier de la convergence de la suite vers une certaine
limite ` (qu’on ne connait pas à ce stade) qui se trouve dans le même intervalle (fermé) que les termes de la suite.

7 On utilise la continuité de f au voisinage de ` pour obtenir l’équation de point fixe vérifié par ` (à savoir
f (`) = `) et déterminer la valeur de `.
Les points fixes de f sont les seules valeurs possibles pour une limite finie (lorsque f est continue).
+ Lorsque f est décroissante, on peut parfois utiliser l’inégalité des accroissements finis pour obtenir (lorsque f est
contractante) une inégalité du type |un+1 − `| 6 q|un − `| puis, à l’aide d’une récurrence |un − `| 6 q n [u0 − `| et conclure
avec le théorème des gendarmes. On rappelle le résultat ci-après.

Une autre méthode est d’étudier les suites extraites de rangs pairs et impairs qui seront elles monotones. Si elles convergent
vers une même limite, (un ) est convergence vers cette limite.

Exemple 4. Suite récurrente et schéma en escalier

Sur l’exemple ci-contre,


y = f (x)
v2 7 f est (continue et) croissante sur R+ .

7 Les points fixes, donc limites finies éventuelles


pour une suite de la forme un+1 = f (un ) sont
v1 y=x ` = 0 ou ` = 1.
v0 7 f (x) − x 6 0 sur [0, 4]. Si on prend un premier
terme u0 ∈ [0; 4], tous les termes de la suite
u0 sont dans le même intervalle (stable par f ) et
u1 la suite (un )n>0 générée est décroissante. On
u2 voit qu’elle converge vers ` = 0.
u3
7 f (x)−x > 0 sur [4, +∞[. Si on prend un premier
terme v0 > 4, alors tous les termes de la suite
f (x) − x 6 0 f (x) − x > 0 donc dans ce même intervalle (stable par f ) et la
suite (vn )n>0 générée est croissante. On mon-
tre par l’absurde qu’elle ne peut pas converger
(car vn > v0 > 4) donc elle diverge vers +∞.
Chapitre 0. 15

Exercice 25.
Soit f la fonction définie sur R+ par f (x) = x ln(1 + x). On considère la suite (un )n∈N définie par u0 ∈ ]0; +∞[ et
un+1 = f (un ) pour tout n ∈ N.
1. a. Montrer que f est C 2 sur [0; +∞[ et calculer, pour tout x ∈ [0; +∞[, f 0 (x) et f 00 (x).
b. En déduire les variations de f .

2. a. Étudier le signe de la fonction g : x 7→ f (x) − x sur R+ .


b. Quelles sont les limites possibles de la suite (un )n∈N ?

3. On suppose dans cette question : u0 ∈ ]e − 1; +∞[ .


a. Montrer que : pour tout n ∈ N, e − 1 < un ≤ un+1 .
b. En déduire que la suite (un )n∈N diverge vers +∞.

4. On suppose, dans cette question : u0 ∈ ]0; e − 1[.


Étudier la convergence de (un )n∈N .

Exercice 26.
2
Soit (un ) définie par u0 = 1 et, pour n ∈ N, un+1 = f (un ) avec f (x) = 1 + .
x
1. Montrer que, pour tout n ∈ N, un est bien défini et que un ∈ [1; 3].
2. Calculer u1 , u2 , u3 . La suite (un ) est-elle monotone?
3. Montrer que (u2n ) est croissante et que (u2n+1 ) est décroissante.
4. Conclure quant à la nature de la suite (un ).

+ Dans le cas où la fonction f serait contractante (qu’elle soit croissante ou non), on peut utiliser le résultat suivant. Il
donne une information sur la vitesse de convergence (qui est sous-géométrique) et permet notamment l’écriture de script en
Python pour obtenir une valeur approchée de la limite.

Théorème 11. Suites récurrentes et fonction contractante


Soient q ∈ [0, 1[ et f : [a, b] → [a, b] dérivable telle que ∀x ∈ [a, b], |f 0 (x)| 6 q.
On définit une suite (un ) en posant u0 ∈ [a, b] et un+1 = f (un ). On a alors les résultats suivants.

i. f possède un unique point fixe `;


ii. ∀n ∈ N, |un+1 − `| 6 q|un − `|;
iii. ∀n ∈ N, |un − `| 6 q n |u0 − `|;
iv. (un ) converge vers `.

Exercice 27.
On considère l’équation (E) 2x + sin(x) = 4.
1. Montrer que (E) possède une unique solution que l’on notera α.
1
2. Montrer que la suite (un )n>0 définie par u0 = 0 et un+1 = (4 − sin(un )) converge vers α.
2
3. Déterminer un entier n0 tel que un0 soit une valeur approchée de α à ε près.
4. Écrire une fonction Python prenant en argument un réel ε > 0 qui renvoie une valeur approchée de α à ε près.

6 Autres exercices

Exercice 28.
Résoudre dans R, puis dans [−π, π] les équations et inéquations suivantes :
√  √
(i) cos(5x) − sin(5x) = 0 (ii) cos(2x) + 3 + 2 cos(x) + 1 + 3 = 0
 π √
(iii) tan(x) tan x + = −1 (iv) cos(3x) − sin(3x) < 2
4
√  √ 
(v) 2 (cos(5x) − sin(5x)) − cos(x) + 3 sin(x) = 0 (vi) cos(x) + cos 7x = cos(3x)
(vii) cos(x) − cos 2x = sin(3x) (viii) cos(2x) − 9 cos(x) + 5 > 0
16 Remise en route

Exercice 29.
Soient x, y des réels. Montrer que l’on a :
cos(x + y) cos(x − y) = cos2 (x) − sin2 (y) = cos2 (y) − sin2 (x).
Et si tan(x) et tan(y) sont bien définies, montrer
1 − tan2 (x) tan2 (y)
cos(x + y) cos(x − y) = .
(1 + tan2 (x))(1 + tan2 (y))

Exercice 30.

1. Résoudre (E) : sin(4x) − sin(x) = 0.

2. Déterminer un polynôme P tel que


∀x ∈ R,
sin(4x) − sin(x) = sin(x) P (cos(x)) .
π  

3. Calculer les racines de P et en déduire les valeurs exactes de cos et cos .
5 5

Exercice 31.
Exprimer cos(7θ) à l’aide de cos(θ), pour θ ∈ R.

Exercice 32.
Linéariser sin3 (x) cos4 (x).

Exercice 33.
Calculer, pour n ∈ N∗ ,
n n n  
Y
i
Y i+1 Y 1
(i) 2, (ii) , (iii) ln 1 + .
i=0 i=1
2 k
k=1

Exercice 34.
Calculer, pour n ∈ N∗ ,
X X i X
(i) min(i, j), (ii) , (iii) ln(ij ).
j
1≤i,j≤n 1≤i<j≤n 1≤i,j≤n

Exercice 35.
Factoriser dans C[X] les polynômes suivants.
(i) X 3 − 6X 2 + 11X − 6 (ii) X 4 + X 2 + 1 (iii) X 6 + √
X 3 + 1√
(iv) (3X − 1)5 − (X + 2)5 (v) X 3 + 8i 4
(vi) X − 2 + i 2

Exercice 36.
Soit n ∈ N∗ . Déterminer l’ordre de multiplicité de 2 comme racine du polynôme
P (X) = nX n+2 − (4n + 1)X n+1 + 4(n + 1)X n − 4X n−1 .

Exercice 37.
Montrer que le polynôme P divise Q dans chacun des cas suivants.
1. Q = nX n+2 − (n + 2)X n+1 + (n + 2)X − n et P = (X − 1)3 , avec n ∈ N∗ .
2. Q = (X − 1)n+2 + X 2n+1 et P = X 2 − X + 1, avec n ∈ N.
3. Q = X 3n+2 + X 3p+1 + X 3q et P = X 2 + X + 1, avec n, p, q ∈ N.

Exercice 38.
Soit P = X 2 − 2X cos(θ) + 1 et Qn = X n sin(θ) − X sin(nθ) + sin((n − 1)θ), pour n > 2 et θ ∈ R.
1. Montrer que P divise Qn .
2. Déterminer le quotient dans la division euclidienne de Qn par P.
Chapitre 0. 17

Exercice 39.
2iπ
Soient n ∈ N, n > 2 et ω = e n .
n−1
Y n−1
X
1. Établir que pour tout z ∈ C, z 6= 1, on a : (z − ω k ) = zi.
k=1 i=0
2. Justifier que l’égalité reste valable pour z = 1.
n−1  
Y kπ n
3. En déduire l’égalité sin = n−1 .
n 2
k=1

Exercice 40.    
2π 2π
On pose z = cos + i sin .
7 7
1. On pose S = z + z 2 + z 4 et T = z 3 + z 5 + z 6 . Montrer que S et T sont conjugués, et que la partie imaginaire de S
est positive.
2. Calculer S + T et ST, puis en déduire S et T.

Exercice 41. Polynômes de Tchebychev


Soit (Tn )n∈N la suite de polynômes définie par:
T0 (X) = 1, T1 (X) = 2X et ∀n ∈ N, Tn+2 (X) = 2XTn+1 (X) − Tn (X).
1. Calculer T2 (X) et T3 (X).
2. Montrer ∀n ∈ N, ∀x ∈ R, sin((n + 1)x) = sin(x)Tn (cos(x)).

Exercice 42.
1 √ 
On considère la suite (un )n∈N définie par u0 ∈]0; 1[ et , pour tout n ∈ N, un+1 = 1 − 1 − un .
2
1. Vérifier que (un )n∈N est bien définie.
2. Étudier la convergence de(un )n∈N .

3. On pose θ0 = arcsin u0 . Exprimer un en fonction de n et θ0 , puis donner un équivalent de un .

Exercice 43.
n n
X 1 X 1
On pose pour tout n ∈ N∗ , un = − ln(n) et vn = − ln(n + 1).
k k
k=1 k=1

1. Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.


n
X 1
2. En déduire un équivalent simple de wn = .
k
k=1

Exercice 44.
Pour tout entier naturel n, on pose
n  
Y 1
un = 1+ k .
2
k=0
1. Donner, sous forme d’entiers ou de fractions simplifiées, les valeurs de u0 , u1 et u2 .
2. Montrer que, pour tout entier n, on a un ≥ 2.
3. Exprimer un+1 en fonction de un puis en déduire les variations de la suite (un ).
4. Établir que, pour tout réel x strictement supérieur à −1, on a ln(1 + x) ≤ x.
5. En déduire que, pour tout entier n, on a
1 ≤ u n ≤ vn ,
où (vn ) est une suite que l’on explicitera et dont on déterminera la limite.
6. Conclure que la suite (un ) converge vers un élément ` de [2; e2 ].

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