Révisions Trigonométriques Lycée
Révisions Trigonométriques Lycée
2024 - 2025
Mathématiques - F. Gaunard
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Lycée Voltaire, Paris 11e.
0
Remise en route (Révisions)
On propose, sous forme d’exercices parfois agrémentés de rappels de cours (ou sinon à ajouter soi-même dans sa prise de
notes !), une remise en route qui reprend quelques uns des éléments du cours de première année.
Il serait naïf de penser que cet amuse-bouche aux chapitres qui arrivent propose une quelconque exhaustivité de ce qu’il est
nécessaire d’avoir retenu ou de savoir faire.
On aura naturellement conservé les cours de première année dans lesquels on se replongera autant que besoin.
On a choisi de commencer par des rappels d’analyse car les notions qui suivent seront constamment utilisées.
1 Trigonométrie
+ Le formulaire qui suit doit être connu sur le bout des doigts, ou sinon on doit être capable d’en retrouver très
rapidement tous les éléments sur un coin de brouillon.
La plupart des formules qui suivent sont valables pour tous réels x et y, exceptées celles mettant en jeu des tangentes, où il
faudra veiller à ce que tous les termes soient définis. Soient x, y ∈ R.
2 2 x = cos(θ)
x + y = 1 ⇐⇒ ∃θ ∈ R
y = sin(θ)
π 1
ce qui donne aussi immédiatement, pour tout θ 6≡ [π], 1 + tan2 (θ) = et
2 cos2 (θ)
∀θ ∈ R, |cos(θ)| 6 1 et |sin(θ)| 6 1.
π π π π
θ 0
6 4 3 2
√ √
3 2 1
cos(θ) 1 2 2 2 0
√ √
1 2 3
sin(θ) 0 2 2 2 1
√
3
√
tan(θ) 0 3 1 3
2 Remise en route
Soit θ ∈ R.
U
M 00 H 00
cos(θ + 2π) = cos(θ) sin(θ + 2π) = sin(θ)
T
K M
+ Sur la figure,
cos(θ) = OH, sin(θ) = OK, tan(θ) = AT
M̃ = S(OA) (M ), M 0 = ρ0,π (M ), M 00 = ρ0, π2 (M ),
K̃ = S(OA) (K), H 0 = ρ0,π (H) = S(OK) (H), H 00 = ρ0, π2 (H), K 00 = ρ0, π2 (K).
+ Ces formules se retrouvent facilement en identifiant parties réelles et parties imaginaires dans la relation ei(x+y) = eix eiy .
Corollaire 1.
p
Soient α et β deux réels non nuls. Si l’on pose r = α2 + β 2 , alors il existe ϕ ∈ R tel que
∀θ ∈ R, α cos(θ) + β sin(θ) = r cos(θ − ϕ).
π π
cos0 (x) = cos x + = − sin(x) sin0 (x) = sin x + = cos(x)
2 2
1 π
tan0 (x) = = 1 + tan2 (x) x 6≡ [π]
cos2 (x) 2
+ On parlera à nouveau des fonctions trigonométriques (et des fonctions trigo inverses) dans le Chapitre 2.
2 Sommes, Produits
Définitions
Définition 1. Symboles Σ et Π
n
X
Soit (ak )k∈N une suite de nombres complexes. Pour tout n ∈ N, la quantité ak est définie récursivement par:
k=0
0 n+1 n
!
X X X
ak = a0 et ∀n ∈ N, ak = ak + an+1 .
k=0 k=0 k=0
Yn
De manière analogue, la quantité ak est définie récursivement par:
k=0
0 n+1 n
!
Y Y Y
ak = a0 et ∀n ∈ N, ak = ak × an+1 .
k=0 k=0 k=0
4 Remise en route
Remarque 1.
Soit p ∈ N, I = {i0 , . . . , ip } un ensemble fini d’entiers, et (ak )k∈N une suite de nombres complexes. On définit alors la
X Xp
quantité ai comme étant la somme aik = ai0 + · · · + aip .
i∈I k=0X
Cela permet par exemple de définir ak , qui est la somme des m + 1 premiers termes d’indice pair de la
k∈{2p; p∈J0,mK}
m
X
suite (an ), c’est-à-dire a0 + a2 + · · · + a2m . En pratique, on préférera la notation a2k .
k=0
On a la même chose pour les produits.
+ Par convention, on pose pour toute suite (ak ):
n
X X
7 Si n < 0, ak = ai = 0.
k=0 i∈∅
Yn Y
7 Si n < 0, ak = ai = 1.
k=0 i∈∅
Exercice 4.
n
∗
X 1
Calculer, pour tout n ∈ N , ln 1 + .
k
k=1
Proposition 11.
Soient n ∈ N∗ et z, a, b ∈ C. On a alors les résultats suivants.
n−1
X n−1
X
(i) z n − 1 = (z − 1) zk , (ii) an − bn = (a − b) ak bn−1−k .
k=0 k=0
Chapitre 0. 5
Exercice 5.
Démontrer les deux formules de la Proposition précédente.
+ Comme on le rappellera au cours du Chapitre 4, on peut appliquer cette formule à deux matrices (resp. applications
linéaires) qui commutent.
Exercice 7.
n n
X n X
Soit n ∈ N et θ ∈ R. Calculer cos(kθ), puis cos(kθ) dans le cas où θ 6≡ 0 [2π].
k
k=0 k=0
Exercice 8.
Soit n ∈ N∗ . Calculer (1 + i)4n , puis en déduire les valeurs de
2n 2n−1
k 4n 4n
X X
k
(−1) et de (−1) .
2k 2k + 1
k=0 k=0
6 Remise en route
représente la somme de tous les termes ai,j dont le premier indice est compris entre 1 et n et dont le deuxième indice
X est
compris entre 1 et m. Lorsque i et j parcourent le même ensemble {1, 2, · · · , n}, la somme précédente s’écrira ai,j .
1≤i,j≤n
i i
a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5 a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5
a4,1 a4,2 a4,3 a4,4 a4,5 a4,1 a4,2 a4,3 a4,4 a4,5
a3,1 a3,2 a3,3 a3,4 a3,5 a3,1 a3,2 a3,3 a3,4 a3,5
a2,1 a2,2 a2,3 a2,4 a2,5 a2,1 a2,2 a2,3 a2,4 a2,5
a1,1 a1,2 a1,3 a1,4 a1,5 a1,1 a1,2 a1,3 a1,4 a1,5
j j
Exercice 9.
Soient x ∈ R \ {1} et n ∈ N∗ .
n
X
On cherche à calculer de deux manières différentes la somme kxk .
k=1
n
X
1. En écrivant kxk comme une somme double, répondre à la question posée.
k=1
2. Retrouver le résultat à partir de la formule de la s Proposition 10.
Exercice 10. X
Calculer, pour tout n ∈ N∗ , max(i, j).
16i,j6n
Chapitre 0. 7
i i
a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5 a5,1 a5,2 a5,3 a5,4 a5,5
a1,1 a1,1
j j
5 X
X 5 5 X
X i
ai,j = ai,j .
j=1 i=j i=1 j=1
Exemple 1.
n
n X n j n j
X i X i XX i X 1 X
= = = i
j+1 i=1 j=i
j + 1 j=1 i=1 j + 1 j=1 j + 1 i=1
1≤i≤j≤n
n n
X 1 j(j + 1) 1X n(n + 1)
= × = j= .
j=1
j+1 2 2 j=1 4
Exercice 11.X
Calculer ij.
1≤i≤j≤n
Méthode 4.
La formule de Moivre ci-dessus, combinée la formule du binôme et une identification des parties réelles et imaginaires
permet d’exprimer cos(nθ) et sin(nθ) en fonction des puissances de cos(θ) et sin(θ))
n n
X n X n
cos(nθ) = cosn−k (θ)(i sin(θ))k , sin(nθ) = cosn−k (θ)(i sin(θ))k .
k k
k=0 k=0
k pair k pair
Exercice 15.
Exprimer cos(3θ) en fonction de cos(θ).
Proposition 17.
On a les résultats
suivants :
2ikπ
i. Un = e n : k ∈ J0, n − 1K .
ii. Un contient exactement n éléments.
2iπ
iii. Posons ω = e n . On peut alors écrire Un = {ω k : k ∈ J0, n − 1K}.
Exemple 2.
√
2
2iπ −1 + i 3
On a U1 = {1} , U2 = {1, −1} , U3 = {1, j, j } où j = e 3 = .
2
De plus, on a j 2 = j −1 = j et 1 + j + j 2 = 0.
Proposition 19. Polygones réguliers associés aux racines n−ièmes de l’unité
Pour n > 3, les points dont l’affixe est dans Un sont les sommets d’un polygone régulier inscrit dans le cercle
trigonométrique.
A1 A1
A1 A2 A1
A2
A0 A0 A0 A0
A2 A3
A3
A2 A4 A5
A3 A4
U3 U4 U5 U6
Définition 5.
Soient a ∈ C et n ∈ N∗ . On dit que z est une racine n-ième de a si z n = a.
+ Pour obtenir toutes les racines n-ièmes d’un complexe a ∈ C∗ , il suffit donc d’en déterminer une, puis de multiplier
celle-ci par toutes les racines n-ème de l’unité.
4 Polynômes
4.1 Généralités
Dans toute la suite, K désigne R ou C.
On note K[X] est l’ensemble des polynômes à cœfficients dans K.
Pour tout n ∈ N, Kn [X] est l’ensemble des polynômes à cœfficients dans K de degré inférieur (ou égal) à n.
Remarque 2.
Dans la suite la lettre X ne désigne pas une variable, mais une indéterminée. Il n’aurait ainsi aucun sens d’écrire par
exemple une formule commençant par ∀X ∈ K, ou d’écrire "prenons X = 1".
Exercice 18.
Calculer le quotient et le reste de la division euclidienne de X 4 − 1 par X − 1.
Exercice 19.
Z 1 4
x +x−1
Calculer dx.
0 x2 + 1
Définition 6.
Soit A, B ∈ K[X]. On dit que B divise A s’il existe Q ∈ K[X] tel que A = BQ.
+ Il est clair que B divise A si et seulement si le reste dans la division euclidienne de A par B est nul.
Théorème 4.
Soit P ∈ K[X] un polynôme de degré n ∈ N. Alors P admet au plus n racines distinctes.
Chapitre 0. 11
Corollaire 2.
Soit P ∈ K[X] un polynôme de degré n ∈ N. Alors le nombre de racines de P , comptées avec multiplicité, est inférieur
ou égal à n.
r
X
C’est-à-dire que si α1 , . . . , αr sont des racines de P de multiplicité respective m1 , . . . , mr , on a mk 6 n.
k=1
Corollaire 3.
Soit P ∈ Kn [X]. Si P admet au moins n + 1 racines distinctes, alors P = 0.
+ On en déduit que tout polynôme admettant une infinité de racines distinctes est nul.
Corollaire 4.
Soit P, Q ∈ Kn [X] et α1 , . . . , αn+1 des scalaires deux à deux distincts. Si, pour tout i ∈ J1, n + 1K, P (αi ) = Q(αi ),
alors P = Q.
+ Deux polynômes qui coïncident en un nombre de points strictement supérieur à leur degré coïncident partout.
Exemple 3.
X 2 + 1 est scindé sur C, mais pas sur R.
Théorème 5. Théorème de d’Alembert-Gauss
Tout polynôme de C[X] de degré supérieur ou égal à 1 admet au moins une racine complexe.
Proposition 22.
Soit P (X) = aX 2 + bX + c ∈ K[X], avec a 6= 0, et (α, β) ∈ K2 . Les assertions suivantes sont équivalentes.
5 Suites numériques
7 On dit qu’une suite (un ) diverge vers l’infini, ce que l’on notera lim un = +∞, si elle vérifie :
n→+∞
∀A > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , un > A.
7 On dit qu’une suite (un ) diverge vers moins l’infini, ce que l’on notera lim un = −∞, si elle vérifie :
n→+∞
∀A < 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 , un < A
7 Soit (un ) une suite et ` ∈ R. On dit que (un ) converge vers `, ce que l’on note lim un = `, si elle vérifie
n→+∞
Définition 11.
On dit que deux suites (an ) et (bn ) sont adjacentes, si
1. Montrer que les suites (un ) et (vn ) définies, pour tout n ∈ N, par
n n
X 1 X 1 1
un = , et vn = +
k! k! n · n!
k=0 k=0
sont adjacentes.
2. En déduire que e est irrationnel.
Définition 12. Suite extraite
Étant donnée une suite (un )n∈N , on appelle suite extraite de (un ) ou sous-suite de (un ) toute suite de la forme
uϕ(n) n∈N où ϕ : N → N est une fonction strictement croissante.
+ Une sous-suite d’une suite (un ) est donc une suite obtenue en ne conservant que certains des termes de (un ), extraits
dans l’ordre.
Proposition 25.
Si une suite (un ) possède une limite, alors toute suite extraite de (un ) possède la même limite.
Théorème 9.
u2n −→ `
n→+∞
Soit (un ) une suite, et ` qui est soit un réel soit égal à ±∞. On a alors : un −→ ` ⇐⇒ .
n→+∞ u2n+1 −→ `
n→+∞
i. Si, il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n, un 6 vn et que (un ) diverge vers +∞, alors (vn ) diverge aussi vers +∞.
ii. Si, il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n, un 6 vn et que (vn ) diverge vers −∞, alors (un ) diverge aussi vers −∞.
iii. Si, il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n, wn 6 un 6 vn et que (wn ) et (vn ) convergent vers une même limite finie `,
alors (un ) converge également vers `.
Exercice 22.
bnxc
Soit x ∈ R. Déterminer lim .
n→+∞ n
Exercice 23.
Dans chacun des cas suivants, déterminer un en fonction de n. On en profitera pour rappeler la méthode.
1. u0 = 2 et ∀n ∈ N, un+1 = 3un − 2
2. u0 = u1 = 1 et ∀n ∈ N, un+2 − 5un+1 + 6un = 0.
3. u0 = 0, u1 = 1 et ∀n ∈ N, un+2 − 4un+1 + 4un = 0.
Attention, écrire que la suite est croissante car la fonction est croissance est une hérésie. Une fonction
croissante peut générer une suite croissante ainsi qu’une suite décroissante (selon la localisation du premier
terme).
Par contre, une fonction croissante génère toujours une suite monotone.
7 On utilise le théorème de convergence monotone pour justifier de la convergence de la suite vers une certaine
limite ` (qu’on ne connait pas à ce stade) qui se trouve dans le même intervalle (fermé) que les termes de la suite.
7 On utilise la continuité de f au voisinage de ` pour obtenir l’équation de point fixe vérifié par ` (à savoir
f (`) = `) et déterminer la valeur de `.
Les points fixes de f sont les seules valeurs possibles pour une limite finie (lorsque f est continue).
+ Lorsque f est décroissante, on peut parfois utiliser l’inégalité des accroissements finis pour obtenir (lorsque f est
contractante) une inégalité du type |un+1 − `| 6 q|un − `| puis, à l’aide d’une récurrence |un − `| 6 q n [u0 − `| et conclure
avec le théorème des gendarmes. On rappelle le résultat ci-après.
Une autre méthode est d’étudier les suites extraites de rangs pairs et impairs qui seront elles monotones. Si elles convergent
vers une même limite, (un ) est convergence vers cette limite.
Exercice 25.
Soit f la fonction définie sur R+ par f (x) = x ln(1 + x). On considère la suite (un )n∈N définie par u0 ∈ ]0; +∞[ et
un+1 = f (un ) pour tout n ∈ N.
1. a. Montrer que f est C 2 sur [0; +∞[ et calculer, pour tout x ∈ [0; +∞[, f 0 (x) et f 00 (x).
b. En déduire les variations de f .
Exercice 26.
2
Soit (un ) définie par u0 = 1 et, pour n ∈ N, un+1 = f (un ) avec f (x) = 1 + .
x
1. Montrer que, pour tout n ∈ N, un est bien défini et que un ∈ [1; 3].
2. Calculer u1 , u2 , u3 . La suite (un ) est-elle monotone?
3. Montrer que (u2n ) est croissante et que (u2n+1 ) est décroissante.
4. Conclure quant à la nature de la suite (un ).
+ Dans le cas où la fonction f serait contractante (qu’elle soit croissante ou non), on peut utiliser le résultat suivant. Il
donne une information sur la vitesse de convergence (qui est sous-géométrique) et permet notamment l’écriture de script en
Python pour obtenir une valeur approchée de la limite.
Exercice 27.
On considère l’équation (E) 2x + sin(x) = 4.
1. Montrer que (E) possède une unique solution que l’on notera α.
1
2. Montrer que la suite (un )n>0 définie par u0 = 0 et un+1 = (4 − sin(un )) converge vers α.
2
3. Déterminer un entier n0 tel que un0 soit une valeur approchée de α à ε près.
4. Écrire une fonction Python prenant en argument un réel ε > 0 qui renvoie une valeur approchée de α à ε près.
6 Autres exercices
Exercice 28.
Résoudre dans R, puis dans [−π, π] les équations et inéquations suivantes :
√ √
(i) cos(5x) − sin(5x) = 0 (ii) cos(2x) + 3 + 2 cos(x) + 1 + 3 = 0
π √
(iii) tan(x) tan x + = −1 (iv) cos(3x) − sin(3x) < 2
4
√ √
(v) 2 (cos(5x) − sin(5x)) − cos(x) + 3 sin(x) = 0 (vi) cos(x) + cos 7x = cos(3x)
(vii) cos(x) − cos 2x = sin(3x) (viii) cos(2x) − 9 cos(x) + 5 > 0
16 Remise en route
Exercice 29.
Soient x, y des réels. Montrer que l’on a :
cos(x + y) cos(x − y) = cos2 (x) − sin2 (y) = cos2 (y) − sin2 (x).
Et si tan(x) et tan(y) sont bien définies, montrer
1 − tan2 (x) tan2 (y)
cos(x + y) cos(x − y) = .
(1 + tan2 (x))(1 + tan2 (y))
Exercice 30.
Exercice 31.
Exprimer cos(7θ) à l’aide de cos(θ), pour θ ∈ R.
Exercice 32.
Linéariser sin3 (x) cos4 (x).
Exercice 33.
Calculer, pour n ∈ N∗ ,
n n n
Y
i
Y i+1 Y 1
(i) 2, (ii) , (iii) ln 1 + .
i=0 i=1
2 k
k=1
Exercice 34.
Calculer, pour n ∈ N∗ ,
X X i X
(i) min(i, j), (ii) , (iii) ln(ij ).
j
1≤i,j≤n 1≤i<j≤n 1≤i,j≤n
Exercice 35.
Factoriser dans C[X] les polynômes suivants.
(i) X 3 − 6X 2 + 11X − 6 (ii) X 4 + X 2 + 1 (iii) X 6 + √
X 3 + 1√
(iv) (3X − 1)5 − (X + 2)5 (v) X 3 + 8i 4
(vi) X − 2 + i 2
Exercice 36.
Soit n ∈ N∗ . Déterminer l’ordre de multiplicité de 2 comme racine du polynôme
P (X) = nX n+2 − (4n + 1)X n+1 + 4(n + 1)X n − 4X n−1 .
Exercice 37.
Montrer que le polynôme P divise Q dans chacun des cas suivants.
1. Q = nX n+2 − (n + 2)X n+1 + (n + 2)X − n et P = (X − 1)3 , avec n ∈ N∗ .
2. Q = (X − 1)n+2 + X 2n+1 et P = X 2 − X + 1, avec n ∈ N.
3. Q = X 3n+2 + X 3p+1 + X 3q et P = X 2 + X + 1, avec n, p, q ∈ N.
Exercice 38.
Soit P = X 2 − 2X cos(θ) + 1 et Qn = X n sin(θ) − X sin(nθ) + sin((n − 1)θ), pour n > 2 et θ ∈ R.
1. Montrer que P divise Qn .
2. Déterminer le quotient dans la division euclidienne de Qn par P.
Chapitre 0. 17
Exercice 39.
2iπ
Soient n ∈ N, n > 2 et ω = e n .
n−1
Y n−1
X
1. Établir que pour tout z ∈ C, z 6= 1, on a : (z − ω k ) = zi.
k=1 i=0
2. Justifier que l’égalité reste valable pour z = 1.
n−1
Y kπ n
3. En déduire l’égalité sin = n−1 .
n 2
k=1
Exercice 40.
2π 2π
On pose z = cos + i sin .
7 7
1. On pose S = z + z 2 + z 4 et T = z 3 + z 5 + z 6 . Montrer que S et T sont conjugués, et que la partie imaginaire de S
est positive.
2. Calculer S + T et ST, puis en déduire S et T.
Exercice 42.
1 √
On considère la suite (un )n∈N définie par u0 ∈]0; 1[ et , pour tout n ∈ N, un+1 = 1 − 1 − un .
2
1. Vérifier que (un )n∈N est bien définie.
2. Étudier la convergence de(un )n∈N .
√
3. On pose θ0 = arcsin u0 . Exprimer un en fonction de n et θ0 , puis donner un équivalent de un .
Exercice 43.
n n
X 1 X 1
On pose pour tout n ∈ N∗ , un = − ln(n) et vn = − ln(n + 1).
k k
k=1 k=1
Exercice 44.
Pour tout entier naturel n, on pose
n
Y 1
un = 1+ k .
2
k=0
1. Donner, sous forme d’entiers ou de fractions simplifiées, les valeurs de u0 , u1 et u2 .
2. Montrer que, pour tout entier n, on a un ≥ 2.
3. Exprimer un+1 en fonction de un puis en déduire les variations de la suite (un ).
4. Établir que, pour tout réel x strictement supérieur à −1, on a ln(1 + x) ≤ x.
5. En déduire que, pour tout entier n, on a
1 ≤ u n ≤ vn ,
où (vn ) est une suite que l’on explicitera et dont on déterminera la limite.
6. Conclure que la suite (un ) converge vers un élément ` de [2; e2 ].