TD ÉNONCÉS
TD1
Exercice 1
La poutre représentée à la Figure 1 (IPE200, S355) est connectée aux colonnes A et B
(HEB600, S355) par l’intermédiaire d’assemblages par plat d’about. Elle est soumise à une
charge uniformément répartie p (le poids propre de la poutre est négligé).
On demande de déterminer la valeur maximale de la charge uniformément répartie p que la
poutre peut supporter à l’ELU, dans les trois cas suivants :
La charge est supposée agir au centre de cisaillement du profilé
La charge est appliquée par des hourdis appuyés sur la semelle supérieure du profilé
La charge est appliquée par des hourdis posés sur la semelle inférieure du profilé
Figure 1
Exercice 2
La poutre représentée à la Figure 2 (HEA180, S460) est soumise à une charge uniformément
répartie p appliquée par des hourdis posés sur la semelle inférieure du profilé (le poids propre
de la poutre est négligé). Ses conditions d’appuis sont les suivantes :
La poutre est soudée directement sur la semelle des colonnes
On dispose des raidisseurs de part et d’autre de l’âme des deux colonnes, à hauteur des
semelles de la poutre
On suppose empêchées la torsion des colonnes autour de leur axe longitudinal ainsi
que leur flexion d’axe faible
On demande d’évaluer la valeur maximale de la charge uniformément répartie p que la poutre
peut supporter à l’ELU.
Figure 2
Exercice 3
Soit la poutre représentée à la Figure 3, reposant sur quatre appuis qu’il est judicieux
d’assimiler à des appuis à fourche. Elle est soumise, en service, à une charge verticale
concentrée variable P en son milieu. En vue de réduire le risque de déversement de la
poutrelle, des entretoises sont placées perpendiculairement à l’axe longitudinal de la poutre en
E, F et G (Figure 4), y empêchant le déplacement transversal v et la rotation de torsion .
On demande :
De déterminer la valeur maximale de la charge variable P
Pour cette charge P maximale, de discuter de l’utilité des entretoises
Figure 3 : Poutre sur quatre appuis
Figure 4 : Entretoise
Données :
Profilé : IPE 240, acier S235
La charge P est supposée appliquée au centre de gravité de l’élément
Le poids propre de la poutre sera négligé
Flèche maximale admissible : L/300
Diagrammes de moment et d’effort tranchant :
Diagramme de M : Diagramme de V :
Exercice 4
Soit une poutre reposant sur trois appuis simples (appuis à fourche) et soumise à un
chargement tel que représenté à la Figure 5. Elle est constituée d’un IPE 360 en acier S235,
fléchi autour de son axe fort. On demande de vérifier la résistance à l’ELU de la structure.
Figure 5
Données :
Charges pondérées : P1 = 40 kN ; P2 = 30 kN ; q1 = 25 kN/m ; q2 = 10 kN/m
Les charges sont supposées appliquées au centre de gravité de la section
On négligera le poids propre de la poutre
Diagrammes de moment et d’effort tranchant :
Diagramme de M [kN.m] : Diagramme de V [N] :
Exercice 6
La poutre de la Figure 6 (a), de portée 9,8 mètres, est simplement appuyée à son extrémité D
et possède un appui de continuité en A. Elle est mise en charge par deux longrines dans les
sections B et C, distantes respectivement de 4,3 et 6,6 mètres de l’appui de continuité A. On
admet que les dispositions constructives sont telles que la poutre ne peut ni se déplacer
transversalement, ni tourner autour de son axe longitudinal au droit des sections A, B, C et D.
Figure 6
Le diagramme de moment est donné à la Figure 6 (b). Les valeurs qui y sont reportées sont
celles résultant de l’action des charges pondérées.
Il est prévu de réaliser cette poutre avec un profilé UB 457x152x60, en acier S275. On
demande de vérifier si cette section est appropriée pour reprendre la sollicitation indiquée, à
l’ELU.
TD2
Exercice 1 :
Soit la structure représentée à la Figure 7, caractérisée par les données suivantes :
Acier S235
La structure est supposée à nœuds fixes et les colonnes articulées en base
La colonne de gauche est un HEA 200 et celle de droite un HEA 240, toutes deux
disposées de manière à travailler selon leur axe fort pour a flexion dans le plan ABCD.
La traverse est une poutre alvéolaire de 400 mm de haut, dont les semelles font 180
mm de large et 13,5 mm d’épaisseur, et dont le plat constituant l’âme a une épaisseur
de 8,6 mm et est percé de trous de 200 mm de diamètre
Une charge répartie 𝑞𝐸𝑑 = 20 𝑘𝑁/𝑚 est appliquée sur la traverse
Perpendiculairement au plan ABCD, les colonnes peuvent être supposées bi-appuyées
Figure 7
On demande de :
Calculer les inerties maximale et minimale des sections de la traverse. (Pour la suite des
calculs, on supposera la traverse à inertie constante et égale à la valeur moyenne de ces deux
inerties.)
Déterminer le diagramme de moment dans la structure
Vérifier la stabilité de la colonne AB sous le chargement appliqué
On négligera le poids propre des profilés dans les calculs.
Exercice 2 :
La passerelle de la Figure 8 est constituée d’un pylône central RST, d’une poutre AB
indépendante du pylône et de deux barres métalliques RC et RD, supposées infiniment
rigides.
une charge uniformément répartie 𝑝𝐸𝑑 = 10 𝑘𝑁/𝑚 (pondérée – poids propre compris),
La poutre AB consiste uniquement en un profilé HE180A, en acier S235. Elle est soumise à
supposée agir au centre de gravité du profilé. Les appuis A et B empêchent le déplacement de
la passerelle suivant l’axe y et peuvent être assimilés à des appuis à fourche.
Les barres métalliques relient le pylône à la semelle supérieure de la poutre AB. Elles ont
pour but de soulager la poutre mais ne s’opposent nullement à un déplacement transversal de
la travée (selon l’axe y). La tension dans celles-ci est réglée telle sorte que le déplacement
vertical des points C et D est nul. Pour le calcul, on supposera donc la présence d’appuis
simples en C et D. La valeur de l’effort de traction dans les barres est de 89,2 kN.
Un système approprié de guidage au point E empêche le déplacement transversal de la poutre,
ainsi que sa rotation autour de son axe longitudinal.
Figure 8
On demande de : Déterminer les efforts internes dans la poutre AB et tracer les diagrammes M, N,
V
Vérifier la résistance et la stabilité de la travée CD
Exercice 3:
On considère une passerelle similaire à celle de l’Exercice 2, mais pour laquelle le système de
guidage au point E a été supprimé ; ce qui signifie que le déplacement transversal et la
rotation de torsion de cette section ne sont plus empêchés (Figure 9). Cela mis à part, la
structure est identique à celle de l’Exercice 12 et est soumise au même chargement.
On demande de déterminer ce qu’il advient de la stabilité de la travée CD suite au retrait du
système de guidage en E.
Figure 9
Exercice 4:
La passerelle de la Figure 10 est constituée d’un platelage isostatique portant dans la direction
transversale et simplement appuyé sur deux poutres IPE300 parallèles (ABCD et A’B’C’D’),
elles-mêmes reposant sur 4 appuis délimitant une travée centrale de 10 mètres de portée et des
travées d’extrémité de 7 mètres de portée. Ces poutres sont disposées de façon à fléchir autour
de leur axe fort dans le plan vertical. Les deux appuis intermédiaires de chaque poutre sont
constitués par des béquilles inclinées (BE, B’E’, CF et C’F’) pouvant être considérées
simplement appuyées au niveau de la fondation. Afin d’assurer sa stabilité sous l’action de
charges transversales, la structure est contreventée par des croix de Saint-André disposées
entre les béquilles, comme indiqué à la Figure 11.
On considère un chargement constitué uniquement de charges surfaciques gravitaires
chacune des poutres constituent une charge uniformément répartie de 25 𝑘𝑁/𝑚 à l’ELU
uniformément réparties sur l’ensemble du platelage. Les réactions d’appui du platelage sur
(charge pondérée). On admettra en outre que la rigidité du platelage dans son plan ainsi que sa
connexion aux poutres sont suffisantes pour empêcher tout déplacement des poutres ABCD et
A’B’C’D’ dans la direction transversale. Tous les éléments sont constitués d’acier S355.
Une analyse élastique 2D au premier ordre de la poutre ABCD fournit les efforts internes
𝑀𝐵,1,𝐸𝑑 = 𝑀𝐶,1,𝐸𝑑 = −189,5 𝑘𝑁. 𝑚 et 𝑀𝑚i𝑙ie𝑢𝐵𝐶,1,𝐸𝑑 = 123,0 𝑘𝑁. 𝑚
suivants dans le tronçon de poutre BC :
𝑁𝐸𝑑 = 191,65 𝑘𝑁 (compression)
𝑉𝐸𝑑,𝑚𝑎𝑥 = 125 𝑘𝑁
en B et C devient 𝑀𝐵,2,𝐸𝑑 = 𝑀𝐶,2,𝐸𝑑 = −193,3 𝑘𝑁. 𝑚 tandis que le moment au
En intégrant à cette analyse élastique la prise en compte des effets de second ordre, le moment
centre passe à
𝑀𝑚i𝑙ie𝑢𝐵𝐶,2,𝐸𝑑 = 129,3 𝑘𝑁. 𝑚.
On s’intéresse uniquement à la travée BC. On demande :
considérant que la section doit reprendre un effort de compression égal à 𝑁𝐸𝑑 tandis
De déterminer la classe de section du profilé IPE300 comprimé et fléchi, en
que la capacité excédentaire de la section est destinée à supporter un moment de
flexion ;
de déterminer la valeur du coefficient d’équivalence 𝐶𝑚 devant multiplier le moment
A partir des efforts internes dans la poutre au premier et au second ordre :
maximum de premier ordre 𝑀1,𝐸𝑑,𝑚𝑎𝑥 afin de définir un moment équivalent sinusoïdal ;
o
o d’expliquer comment vous auriez estimé ce coefficient 𝐶𝑚 si les efforts internes au
second ordre ne vous avaient pas été fournis ;
o de calculer la valeur que vous auriez trouvée et de la comparer à la valeur réelle obtenue
ci-dessus ;
Sur base des résultats précédents, de vérifier le tronçon de poutre BC à l’ELU.
Figure 10: Structure - Plan longitudinal (dimensions en mètres)
Figure 11: Structure - Plan transversal (dimensions en mètres)
TD3
Exercice 1 :
Soit les trois configurations d’assemblage boulonné représentées à la Figure 12. Pour chacune
d’elles, on demande de :
Déterminer l’épaisseur des plats (et des couvre-joints), ainsi que le nombre de boulons
nécessaires pour la transmission, en service, d’un effort de traction N entre les plats assemblés
Faire un croquis de l’assemblage
Finalement, on demande de discuter les avantages et les inconvénients que peut présenter
chacune de ces trois configurations par rapport aux deux autres.
Données :
N = 200 kN (charge variable)
Acier utilisé pour les plats et couvre-joints : S235
Boulons non préserrés de 20 mm de diamètre nominal (type 8.6)
Les trous dans les plats et couvre-joints sont forés à un diamètre de 2 mm supérieur à
celui des boulons
La largeur des plats et couvre-joints est de 150 mm
Figure 12
Exercice 2
Soit la configuration a) d’assemblage de la Figure 12, étudiée à l’Exercice 1, dans laquelle les
boulons ordinaires de type 8.6 sont remplacés par des boulons H.R. préserrés de type10.9.
différentes du coefficient de frottement 𝜇 entre les pièces assemblées : 𝜇 = 0,3 et 𝜇 =
On demande de déterminer le nombre et l’emplacement des boulons pour deux valeurs
0,5.
Exercice 3
Soit l’assemblage de la Figure 13. L’effort centré de traction N est transmis entre les plats A
et B par l’intermédiaire de deux platines C et D boulonnées entre elles et soudées aux plats A
et B perpendiculairement au sens de l’effort N.
On demande de :
Déterminer l’effort maximum transmissible par les plats A et B
Calculer le nombre de boulons nécessaires à la reprise de cet effort, si l’on suppose les
platines C et D infiniment rigides pour la flexion dans leur plan
platines C et D (platines non infiniment rigides) : 𝑡 = 10 𝑚𝑚, 𝑡 = 20 𝑚𝑚,
Evaluer la valeur de l’effort de levier dans les boulons, pour différentes épaisseurs des
𝑡 = 30 𝑚𝑚 et 𝑡 = 40 𝑚𝑚
Données :
Boulons M20, de type 6.6, non préserrés
Acier utilisé pour les différents plats : S235
Figure 13
Exercice 4
Soit l’assemblage de la Figure 13. En se plaçant dans les mêmes conditions que celles de
l’exercice 3 (même géométrie et même effort appliqué), on demande d’évaluer le nombre de
boulons nécessaires à la reprise de l’effort N, si les platines sont supposées infiniment rigides
et que l’on emploie cette fois des boulons H.R. préserrés de 20 mm de diamètre nominal et de
type 10.9.
Exercice 5
L’assemblage suivant (Figure 14) doit transmettre un effort tranchant F ainsi qu’un moment
de flexion M de la poutre IPE 200 à la colonne HE 160 B, par l’intermédiaire d’un plat
d’about soudé à la poutre et boulonné à la semelle de la colonne.
On demande de vérifier la résistance des boulons sous l’effet combiné de ces deux efforts.
Données :
𝐹𝐸𝑑 = 40 𝑘𝑁 et 𝑀𝐸𝑑 = 40 𝑘𝑁. 𝑚
Acier S235 pour tous les éléments
Coefficient de frottement entre le plat d’about et la semelle de la colonne : 𝜇 = 0,3
Boulons H.R. préserrés M16, de type 10.9
Figure 14 (dimensions en mm)
Exercice 6
dimension des boulons) afin qu’il puisse assurer la reprise d’un moment de flexion 𝑀𝐸𝑑, par
Soit l’assemblage de la Figure 15. On demande de le dimensionner (nombre, disposition et
l’utilisation de :
a) Boulons ordinaires non préserrés de type 6.8
b) Boulons H.R. préserrés de type 10.9
Dans les deux cas, faire un croquis de l’assemblage.
Données :
𝑀𝐸𝑑 = 50 𝑘𝑁. 𝑚
Coefficient de frottement : 𝜇 = 0,3
Acier S235 pour la poutre, la colonne et les plats
Figure 15
Exercice 7
Soit l’assemblage de la Figure 16. On demande de calculer le moment de torsion maximal
𝑀𝑡,𝐸𝑑 qu’il peut reprendre en plus de l’effort tranchant 𝐹𝐸𝑑 auquel il est déjà
soumis. Données :
𝐹𝐸𝑑 = 100 𝑘𝑁
Profil de la poutre : IPE 200
Profil de la colonne : IPE 270
Épaisseur du plat d’about : 20 mm
Boulons ordinaires M20 non préserrés, de type 4.6
Acier S235
Figure 16
Exercice 8
L’assemblage représenté à la Figure 17 doit transmettre un effort de traction 𝑁𝐸𝑑 = 280
𝑘𝑁 entre les plats A et B. On demande de vérifier la résistance de ces plats dans deux cas
distincts :
a) L’effort N est transmis par l’intermédiaire de 5 boulons ordinaires M20 de type 6.8
b) L’effort N est transmis par frottement entre les deux plats suite au préserrage de 5
boulons M20 de type 10.9
Données :
Plats en acier S235
Coefficient de frottement : 𝜇 = 0,5
Épaisseur des deux plats : 10 mm
Figure 17
Exercice 9
Soit la console représentée à la Figure 18. On demande de dimensionner les différents
assemblages) pour que celle-ci puisse résister à une charge 𝑃𝐸𝑑 = 25 𝑘𝑁.
éléments constituant la console (profilés, plats, nombre et disposition des boulons des
Données :
Acier S235 pour tous les éléments
Surfaces traitées (coefficient de frottement 𝜇 = 0,5)
Boulons H.R. 10.9 préserrés, aussi bien pour le joint que pour l’encastrement
Caractéristiques des profilés en U : voir catalogue de profilés
On suppose que le déversement est empêché par des dispositifs appropriés
Figure 18
Exercice 10
Soit le nœud de cadre rigide de la Figure 19, soumis à un moment de flexion 𝑀𝐸𝑑 =
400 𝑘𝑁. 𝑚. La poutre IPE400 est solidarisée par soudure à un plat d’about de 20 mm
d’épaisseur. Ce plat d’about permet l’assemblage à une semelle de la colonne IPE400 à l’aide
de 8 boulons H.R. préserrés. En outre, la semelle supérieure de la poutre est, quant à elle,
fixée par des boulons H.R. préserrés à un couvre-joint de 20 mm d’épaisseur soudé sur la tête
de la colonne.
Figure 19
On demande de :
Vérifier la résistance des boulons H.R. préserrés du plat d’about et les contraintes dans le
couvre-joint ; dans le cas où les contraintes dans le couvre-joint seraient excessives, citer la
mesure à prendre pour que la résistance de l’assemblage soit assurée, sans modifier la disposition
ni les dimensions adoptées
Déterminer le nombre de boulons nécessaires pour relier la semelle de la poutre au couvre-
joint, donner la disposition de ceux-ci sur le couvre-joint ainsi que la longueur minimale de ce
dernier
Données :
Boulons M24, 10.9
Surfaces d’assemblage traitées : coefficient de frottement 𝜇 = 0,5
Charpente : acier S235
Exercice 11
Soit l’assemblage de la Figure 20. On demande de déterminer l’effort maximal T qui peut être
transmis, en traction ou en compression, par les deux profilés UPN100 au gousset
d’assemblage de 10 mm d’épaisseur.
Données :
Les profilés UPN sont connectés au
gousset par 6 boulons préserrés M12 de
type 10.9
Le gousset et les deux profilés sont en
acier S235
pièces assemblées vaut 𝜇 = 0,5
Le coefficient de frottement entre les
Figure 20 (dimensions en mm)
Exercice 12
La poutre AE de la Figure 21 est liaisonnée à une colonne par l’intermédiaire de deux
cornières fixées de part et d’autre de l’âme de la poutre. Ces cornières sont boulonnées par
une aile sur la semelle de la colonne et par l’autre aile sur l’âme de la poutre. Ce type
d’assemblage permet de considérer la poutre comme articulée sur la colonne. L’extrémité E
étant libre, la poutre est soutenue en B par un tirant FB incliné à 45° sur l’axe de la poutre. On
suppose que la liaison entre le câble et la poutre est réalisée au niveau de l’axe longitudinal de
la poutre.
La poutre est constituée de deux tronçons AD et DB, réalisés à l’aide de profilés différents :
également donné à la figure. La structure est soumise à un moment de flexion 𝑀 en E et à
respectivement un HEA320 et un HEA300. Le détail du joint entre les deux tronçons est
une charge concentrée verticale 𝑃 en C.
On demande de dimensionner le joint en D entre les deux profilés, ce qui comprend :
Le calcul du nombre de boulons 𝑛1, 𝑛2 et 𝑛3
La détermination de l’épaisseur 𝑡 du couvre-joint
La vérification de la résistance des différents plats à l’effort normal et à la pression
diamétrale
Le dessin du joint précisant la disposition des boulons, leur diamètre et les dimensions
des plats
Figure 21
Données :
𝑃𝐸𝑑 = 130 𝑘𝑁, 𝑀𝐸𝑑 = 250 𝑘𝑁. 𝑚
Acier S235 pour les plats, cornières et profilés
Coefficient de frottement entre pièces assemblées : 𝜇 = 0,5
Boulons H.R. préserrés de type 10.9
Exercice 13
Une console servant de support à une poutre de pont roulant est fixée à une colonne à l’aide
d’un assemblage à 10 boulons H.R. préserrés, de diamètre M20 et de type 8.8, tel qu’indiqué
à la Figure 22. Cette console doit pouvoir supporter, en service, une charge permanente de
160 kN ainsi qu’une surcharge de 110 kN ; les coefficients de pondération des charges sont
pris respectivement égaux à 1,4 pour les charges permanentes et à 1,6 pour les charges
variables.
On demande de vérifier cet assemblage à l’ELU, sachant que tout glissement doit être
empêché et que la contrainte de compression transversale ne peut dépasser 265 MPa dans la
partie comprimée de l’assemblage.
Figure 22
Données :
Coefficient de frottement : 𝜇 = 0,4
Acier S235
On néglige le poids propre de la console
Exercice 14
On demande de déterminer la charge pondérée maximale 𝑃𝐸𝑑 que peut supporter la console
de l’Exercice 13 (Figure 22) si l’on admet cette fois que se produise à l’ELU un certain
glissement et décollement entre le plat d’about de la console et la semelle de la colonne
(boulons non préserrés).
Exercice 15
L’assemblage de la Figure 23 est destiné à transmettre un effort tranchant 𝑉𝐸𝑑 = 𝑃𝐸𝑑 et un
moment de flexion 𝑀𝐸𝑑 = 𝑃𝐸𝑑. 𝑑 (avec 𝑑 = 3 𝑚). On demande de déterminer la charge
maximale 𝑃𝐸𝑑,𝑚𝑎𝑥 pouvant être reprise par l’assemblage et la poutre, si ces contraintes
représentent les contraintes les plus défavorables le long de la poutre et que tout danger
d’instabilité est écarté.
Figure 23
Données :
Acier S235
Boulons H.R. préserrés M24 de type 10.9
Coefficient de frottement entre pièces assemblées : 𝜇 = 0,5
Exercice 16
dessous, sous l’effet uniquement d’un moment 𝑀𝐸𝑑 donné.
Expliquez comment vous vérifieriez la résistance de l’assemblage représenté à la Figure 24 ci-
Pour cela, il faudra notamment :
déterminer le cheminement des efforts ;
préciser les vérifications à effectuer (composantes d’assemblage sollicitées et donc
modes de ruines possibles) ;
définir l’effort sollicitant chacune de ces composantes en fonction de 𝑀𝐸𝑑 ;
en déduire la manière de calculer le moment résistant de l’assemblage.
Figure 24