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Normalisation des normes IFRS en UE

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ISnstances

tructureetet
processus
évolution
1 de
de normalisation
la fiscalité locale
internationale

L’élaboration des normes IFRS repose sur une instance de normalisation


comptable composée de plusieurs entités et sur un processus spécifique (cf.
[Link]). Leur homologation dans l’UE relève d’un mécanisme particulier
d’adoption.

LA STRUCTURE ET L’ORGANISATION DE L’IASB


Créé en 2001, l’IASB (International Accounting Standards Board) a été précédé

9
53
par l’IASC (International Accounting Standards committee) fondé en 1973.

50
La structure de l’IASB est composée de plusieurs organes : la fondation IFRS,

12
54
l’IFRS Interpretations Committee, l’IFRS Advisory Council et le Board. Le Board

2:1
est responsable de l’élaboration et de la publication des normes IFRS et de

.20
l’approbation des projets d’interprétations (IFRIC) élaborés par l’IFRS Interpre-

54
tation Committee.

5.1
6.7
Plus récemment mis en place, le forum consultatif des normes comptables

:19
(ASAF : Accounting Standards Advisory Forum) a pour objectif d’apporter des
12
conseils techniques à l’IASB. 16
86
8

LE PROCESSUS D’ÉLABORATION DES NORMES IFRS


0:8
4
61

Il comprend notamment la publication de document pour discussion, puis d’un


5
69

projet de norme (exposé-sondage ou ED – exposure draft) permettant de collec-


:97

ter les commentaires par consultation publique des parties prenantes. L’appro-
a
nitr

bation des normes n’intervient qu’à l’issue de ce processus après le traitement


Ke

des commentaires, voire des auditions publiques et/ou des tests sur le terrain
CG

afin de s’assurer de leur efficacité et de leur faisabilité.


EN
m:

LE MÉCANISME COMMUNAUTAIRE D’ADOPTION


.co
vox
lar

Avant de pouvoir être applicables dans l’UE, les normes IFRS publiées par
cho

l’IASB sont soumises au niveau européen à évaluation et approbation. Ce mé-


w.s

canisme communautaire fait intervenir trois organes spécifiques permettant à


ww

la Commission européenne (CE) d’approuver les normes IFRS. Il s’agit d’un


organe technique d’évaluation (EFRAG), du comité d’examen des avis sur les
normes comptables (SARG) et du comité comptable européen (ARC).

LA SITUATION DANS L’UNION EUROPÉENNE ET EN FRANCE


Adopté le 19 juillet 2002, le règlement européen (CE) 1606/2002 a prévu l’obli-
gation d’établir des comptes consolidés en IFRS pour les sociétés cotées euro-
péennes depuis le 1er janvier 2005. Ce règlement a laissé, par ailleurs, le choix
aux États membres de l’UE d’autoriser, d’obliger ou d’interdire les normes IFRS
pour les comptes consolidés des sociétés non cotées et les comptes sociaux
des sociétés cotées ou non.
La France a décidé pour sa part d’ouvrir une option en faveur des sociétés non
cotées en vue d’établir leurs comptes consolidés en IFRS depuis janvier 2005
(ordonnance n° 2004-1382 du 20 décembre 2004). En revanche, l’application
des normes IFRS dans les comptes individuels n’a pas été admise en France.
En 2018, le référentiel comptable international applicable dans l’UE comprend
26 normes IAS et 14 normes IFRS auxquelles s’ajoutent diverses interpréta-
tions. À date, le référentiel IFRS pour les PME élaboré par l’IASB n’a pas été
adopté au niveau de l’UE. Une nouvelle directive comptable européenne a été
publiée fin juin 2013 et transposée en France en 2015.

Instances et processus de normalisation internationale


2 Cadre conceptuel

Le cadre conceptuel définit les concepts fondamentaux à la base de la prépara-


tion et de la présentation des états financiers en normes IFRS.

UTILISATEURS, OBJECTIFS ET HYPOTHÈSES DE BASE


Le cadre conceptuel définit les besoins des principaux utilisateurs des états
financiers tout en précisant que les états financiers élaborés selon les besoins
des investisseurs devraient aussi répondre à la plupart des besoins d’informa-
tion des autres utilisateurs. Ils sont établis selon 2 hypothèses de base.

9
53
Comptabilité Enregistrement des transactions intervenues dans l’exercice

50
d’engagement indépendamment de la réalisation des flux de trésorerie liés.

12
54
Établissement des états financiers en supposant la continuité

2:1
Continuité
d’exploitation et la poursuite des activités dans un avenir prévi-

.20
d’exploitation sible sauf éléments contraires.

54
5.1
6.7
CARACTÉRISTIQUES QUALITATIVES DES ÉTATS FINANCIERS
:19
Afin de rendre utile l’information pour les utilisateurs, les caractéristiques sui-
vantes sont exigées. 12
16
86
8

Caractéristiques
0:8

Commentaires
principales
4
561

Information compréhensible immédiatement par les utilisateurs


69

Intelligibilité (y compris pour des sujets complexes).


:97
a

Capacité d’une information à la prise de décision des utilisateurs


nitr

Pertinence (valeur prédictive).


Ke
CG

Respect de l’image fidèle et prééminence de la substance sur


Fiabilité la forme (juridique) : caractéristiques associées : neutralité, pru-
EN

dence et exhaustivité de l’information.


m:
.co

Comparabilité Dans le temps et dans l’espace face aux besoins d’analyse.


vox
lar

S’y ajoutent 2 contraintes complémentaires la célérité pour l’établissement


cho

des états financiers et la prise en compte du rapport « coût / avantage » pour


w.s

l’obtention de l’information.
ww

ÉLÉMENTS DES ÉTATS FINANCIERS


Le cadre conceptuel définit les éléments liés à la situation financière et liés à la
performance, c’est-à-dire les produits et les charges définis comme des accrois-
sements ou des diminutions d’avantages économiques.
Actif : ressource contrôlée par l’entreprise du fait d’événements passés et dont
les avantages économiques futurs sont attendus par l’entreprise.
Passif : obligation actuelle de l’entreprise résultant d’événements passés et
dont l’extinction devrait se traduire par une sortie de ressources.
Capitaux propres : intérêts résiduels dans les actifs de l’entreprise après dé-
duction de tous ses passifs.

Critères de comptabilisation
Pour être comptabilisé, il doit être probable que tout avantage économique lié
à l’élément ira à l’entreprise et que sa valeur peut être évaluée, de façon fiable.

Règles d’évaluation
4 conventions d’évaluation sont indiquées : le coût historique, le coût actuel, la
valeur de réalisation et la valeur actuelle issue de la méthode DCF.
Le cadre conceptuel s’achève par des développements visant le concept de
capital et de détermination du résultat.

6
3 IAS 1 présentation
des états financiers

IAS 1 porte sur la présentation des états financiers en référentiel IFRS.

DISPOSITIONS GÉNÉRALES
IAS 1 prescrit un jeu complet d’états financiers comprenant : l’état de situation
financière (bilan), l’état de résultat global (les composantes du résultat et les
autres éléments), un état des variations des capitaux propres, un tableau de flux
de trésorerie et des notes explicatives. IAS 1 prescrit notamment la permanence
de la présentation, la non-compensation des éléments sauf obligation ou option

9
53
et une information comparative.

50
12
54
ÉTAT DE SITUATION FINANCIÈRE (BILAN)

2:1
IAS 1 rend obligatoire la distinction entre actifs courants et non-courants

.20
avec possibilité néanmoins d’une présentation par ordre de liquidité si elle amé-

54
5.1
liore la pertinence et la fiabilité de l’information.

6.7
Un élément est considéré comme courant s’il entre dans le cadre du cycle nor-

:19
mal d’exploitation de l’entreprise ou s’il s’agit d’un actif réalisable ou d’un passif
payable dans les 12 mois de la clôture (ex. : créances clients, disponibilités, 12
16
86

dettes fournisseurs, découverts). Sur le principe, tous les autres actifs ou pas-
8

sifs doivent être considérés comme non courants (ex. : immobilisations, part à
0:8

long terme d’une dette bancaire).


4
561
69

ÉTAT DU RÉSULTAT NET ET AUTRES ÉLÉMENTS


:97
a

DU RÉSULTAT GLOBAL
nitr
Ke

IAS 1 prescrit sa présentation sous forme unique ou de 2 états, l’un détaillant


CG

les composantes du résultat (compte de résultat) et l’autre analysant les gains


EN

et pertes comptabilisés directement en capitaux propres (autres éléments du


m:

résultat global).
.co
vox

Composantes du résultat
lar
cho

IAS 1 requiert la présentation de toutes les composantes du « résultat » à


w.s

savoir le total des produits diminués des charges avec une classification par
ww

nature ou par fonction (plutôt qu’en annexe) selon la présentation la plus


appropriée pour l’entreprise. Si la classification par fonction est retenue (coût
des ventes), des informations supplémentaires sont demandées sur la nature
de certaines charges (notamment, les dotations aux amortissements et les frais
de personnel).

Autres éléments du résultat global


IAS 1 requiert la présentation des « autres éléments du résultat global », c’est-à-
dire les éléments de produits et charges (y compris des ajustements de reclas-
sement) qui ne sont pas comptabilisés dans le résultat comme l’imposent ou
l’autorisent d’autres normes IFRS (ex. : réévaluation catégorielle selon IAS 16,
écarts actuariels, écarts de conversion). Le montant d’impôt relatif à chaque
élément du résultat global doit être présenté.
Les éléments recyclables ultérieurement en résultat doivent être présentés dis-
tinctement de ceux qui ne le sont pas.

INFORMATIONS À FOURNIR
À défaut de définir un ordre ou un format de présentation particulier des états
financiers, IAS 1 prescrit la liste des informations minimales à présenter :

IAS 1 Présentation des états financiers


État de situation financière État de résultat global
a) immobilisations corporelles Compte du résultat (composantes) :
b) immeubles de placement a) produits des activités ordinaires (***)
c) immobilisations incorporelles b) charges financières (***)
d) actifs financiers (*) c) quote-part dans le résultat des entre-
e) participations comptabilisées selon la prises associées et co-entreprises comp-
méthode de la mise en équivalence tabilisées selon la méthode de la mise en
f) actifs biologiques équivalence (***)
g) stocks d) charge d’impôt sur le résultat
h) clients et autres débiteurs e) un montant unique représentant le total
i) trésorerie et équivalents de trésorerie des activités abandonnées (****)
j) actifs et groupe d’actifs détenus en vue – résultat net (*****)
de leur vente selon IFRS 5
k) fournisseurs et autres créditeurs Autres éléments du résultat global :
l) provisions – composantes des autres éléments de
m) passifs financiers (**) résultat global selon leur nature

9
53
n) passifs et actifs d’impôt exigible – quote-part des autres éléments du

50
o) passifs et actifs d’impôt différé résultat global des entreprises associées

12
p) passifs inclus dans des groupes clas- et co-entreprises comptabilisées selon la

54
sés comme détenus en vue de leur vente méthode de la mise en équivalence

2:1
selon IFRS 5 – résultat global (*****)

.20
q) intérêts minoritaires, présentés au sein

54
des capitaux propres

5.1
r) capital émis et réserves attribuables

6.7
aux actionnaires de la société mère.

:19
12
(*) à l’exclusion des montants indiqués selon e, h et i. 16
(**) à l’exclusion des montants indiqués selon k et l.
86

(***) y compris les pertes et profits résultant principalement des décomptabilisations


8
0:8

et reclassements d’actifs financiers.


4

(****) y compris les plus ou moins-values résultant de la cession des actifs correspon-
561

dants ou de leur évaluation à la JV diminuée des frais de cession.


69

(*****) à éclater entre résultat net et global attribuable aux intérêts minoritaires et celui
:97

attribuable aux actionnaires de la société mère.


a
nitr

Des rubriques complémentaires peuvent être produites sous réserve d’être


Ke

nécessaires ou pertinentes.
CG

IFRS 5 impose la présentation séparée au bilan des actifs classés comme déte-
EN

nus en vue de leur vente.


m:
.co
vox

ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES


lar
cho

Il doit comprendre :
w.s

–– le résultat global de l’exercice avec une distinction entre la part revenant


au groupe et les intérêts minoritaires ;
ww

–– l’impact des retraitements rétrospectifs (changement de méthode et cor-


rections d’erreur) selon IAS 8 ;
–– le rapprochement entre les valeurs comptables d’ouverture et de clôture
pour chaque composante en détaillant les éléments à l’origine de la varia-
tion dans le résultat net, les autres éléments du résultat global et les tran-
sactions avec les actionnaires de la société consolidante (contributions,
distributions).

TABLEAU DE FLUX DE TRÉSORERIE


IAS 1 renvoie à IAS 7 s’agissant du tableau de flux de trésorerie.

NOTES ANNEXES
Elles doivent comprendre des informations sur la base d’établissement des états
financiers et sur les méthodes comptables utilisées, les informations exigées
par les IFRS et non présentes par ailleurs et des informations supplémentaires
nécessaires à leur compréhension (ex. : incertitudes relatives aux estimations
opérées). Sur la forme, les informations figurant dans les notes annexes doivent
être cross-référencées à celles des postes correspondant des différents états
(état de situation financière, état de résultat global, etc.).

8
4
Structure et évolution
IAS 2 stocks
de la fiscalité locale

IAS 2 traite de l’évaluation et de la comptabilisation des stocks.

DÉFINITIONS
Selon IAS 2, les stocks sont définis comme des actifs détenus pour être vendus
dans le cours normal de l’activité, en cours de production pour une telle vente ou
sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées
dans le processus de production de biens ou de services.

9
L’évaluation des stocks doit être faite sur la base du montant le plus faible entre

53
le coût et la valeur nette de réalisation définie (prix de vente net).

50
12
54
COMPOSANTES DU COÛT DES STOCKS

2:1
.20
La norme distingue les composantes inhérentes :

54
5.1
À l’acquisition À la transformation

6.7
Prix d’achat, droits de douane, Coûts directs (ex. : MOD) et frais généraux de

:19
taxes autres que récupérables production des stocks de produits finis : charges
(ex. : TVA), frais de transport et variables type MOI et frais fixes selon la capacité 12
16
manutention sous déduction des normale de fabrication (amortissement, entre-
86

remises et rabais. tien, frais de gestion de l’unité industrielle, etc.).


8
0:8
4

D’autres coûts sont incorporables dans la mesure « où ils sont encourus pour
561

amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent ». En général,


69

restent ainsi non incorporables les pertes anormales sur stocks, les frais de
:97
a

stockage, les frais généraux administratifs et les frais commerciaux. La sous-


nitr

activité constitue une charge de l’exercice au cours duquel elle se produit.


Ke

Pour les activités de négoce, la norme autorise la « méthode dite du prix de


CG

détail », c’est-à-dire des prix de vente corrigés d’un pourcentage approprié de


EN

marge brute dès lors qu’il s’agit de pratiques usuelles aboutissant à des valori-
m:
.co

sations proches de celles du coût.


vox
lar

MÉTHODES DE DÉTERMINATION DES COÛTS


cho

IAS 2 réserve un traitement spécifique pour les éléments habituellement non


w.s

fongibles et les biens ou services affectés à des projets spécifiques pour les-
ww

quels il y a lieu de procéder à une identification spécifique de leurs coûts indi-


viduels.
Pour les autres stocks, IAS 2 prescrit, au choix, l’utilisation de la méthode du
FIFO (premier entré – premier sorti) ou celle du coût moyen pondéré (CMP).

DÉPRÉCIATION DES STOCKS


Afin de tenir compte des cas d’irrécouvrabilité des stocks, IAS 2 impose de
déprécier les stocks à leur valeur nette de réalisation, c’est-à-dire au montant
espéré par l’entreprise de la cession du stock dans le cours normal de l’activité.
La reprise de provision se justifie par la disparition des circonstances l’ayant
générée à l’origine ou par une augmentation notable de la valeur nette de réa-
lisation.

INFORMATIONS À FOURNIR
IAS 2 impose une liste d’informations à fournir telles que, par exemple, les mé-
thodes d’évaluation utilisées, une ventilation par catégorie, la valeur de certains
stocks (nantis, évalués à la valeur nette de réalisation, à la juste valeur nette
de frais de cession) ou encore les montants des dépréciations et des reprises
de l’exercice.

IAS 2 Stocks
5 IAS 7 tableau de flux
de trésorerie

IAS 7 traite de l’établissement et de la présentation du tableau de flux de tré-


sorerie.

PRÉSENTATION DES FLUX EN TROIS ACTIVITÉS


La présentation requise par IAS 7 impose un classement des flux de trésorerie
en activités opérationnelles, d’investissement et de financement.
Activités Activités Activités

9
53
opérationnelles d’investissement de financement

50
12
Activités génératrices de Acquisitions et sorties d’actifs Variations du montant

54
produits de l’entreprise à long terme et autres place- et de la composition des

2:1
hors activités d’investis- ments non compris dans les capitaux propres et des

.20
sement et de financement. équivalents de trésorerie. emprunts.

54
5.1
La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue. Les équiva-

6.7
lents de trésorerie sont les placements à court terme, très liquides, facilement

:19
convertibles en trésorerie et soumis à un risque négligeable de changement de
12
valeur. Par exemple, les placements à échéance inférieure ou égale à 3 mois 16
et les concours bancaires « momentanés » sont présumés être des équivalents
86

de trésorerie.
8
0:8

Les entrées et les sorties de trésorerie et d’équivalents de trésorerie constituent


4
61

les flux de trésorerie.


5
69
:97

UTILISATION DE LA MÉTHODE DIRECTE OU INDIRECTE


a
nitr
Ke

IAS 7 laisse également le choix de la méthode directe ou indirecte pour la


CG

présentation des flux opérationnels de trésorerie, tout en encourageant les


EN

entreprises à utiliser la méthode directe.


m:
.co

Méthode directe Méthode indirecte


vox

Présentation des principales catégories d’en- Détermination des flux de trésorerie


lar

trées et sorties de trésorerie liées aux activités opérationnels à partir du résultat cor-
cho

opérationnelles à partir des enregistrements rigé des retraitements précités : varia-


w.s

comptables ou en retraitant les charges et tion de besoin en fonds de roulement,


produits des variations de besoin en fonds de
ww

éléments sans effet sur la trésorerie


roulement, des transactions sans effet sur la et liés aux activités d’investissement
trésorerie (ex. : amortissement) ou liées aux et financement.
flux d’investissement et financement.
IAS 7 précise le classement de quelques éléments spécifiques tels que :
–– les intérêts et les dividendes versés → flux opérationnels ou financiers / ou
reçus → flux opérationnels ou d’investissement ;
–– les impôts sur le résultat → flux opérationnels sauf possibilité de les ratta-
cher spécifiquement aux autres flux ;
–– les acquisitions et cessions de filiales → séparément en flux d’investis-
sement.

INFORMATIONS À FOURNIR
IAS 7 prescrit la mention d’informations en notes annexes telles que : les tran-
sactions de financement et d’investissement sans effet sur la trésorerie (ex. :
biens pris en location financière), les composantes de la trésorerie et des
équivalents avec rapprochement entre tableau de flux de trésorerie et état de
situation financière, les soldes de trésorerie indisponibles. IAS 7 encourage
la mention d’informations complémentaires sous forme chiffrée et narrative
(ex. : facilités de crédit non utilisées).

10
IAS 8 méthodes comptables,
6 changements d’estimations
comptables et erreurs

IAS 8 traite des modalités de changement de méthodes comptables, de chan-


gement d’estimations comptables et des corrections d’erreurs.

DÉFINITIONS
–– Un changement d’estimation comptable est un ajustement de la valeur
comptable d’un actif ou d’un passif résultant d’informations nouvelles.
–– Une erreur est une omission ou une inexactitude résultant de la non-utili-

9
sation ou de l’utilisation abusive d’informations fiables (erreurs de calcul,

53
50
négligences, ou mauvaises interprétations de faits et fraudes).

12
IAS 8 distingue les changements de méthode comptable, d’estimation comp-

54
2:1
table et les corrections d’erreur.

.20
54
Changements de méthode comptable

5.1
6.7
Le changement de méthode comptable se justifie soit par l’application d’une

:19
nouvelle norme soit par l’atteinte d’informations plus pertinentes.
12
16
Changements d’estimation comptable
86
8
0:8

Du fait de diverses incertitudes, l’entité est conduite à procéder sur la base


4

de jugements à des estimations « raisonnables » en matière notamment de


561

créances douteuses, d’évaluation des stocks et des actifs, etc. Or, cette esti-
69

mation initiale est susceptible d’être révisée en cas de changements de circons-


:97

tances ou suite à de nouvelles informations.


a
nitr
Ke

Corrections d’erreur
CG
EN

Il s’agit des erreurs significatives commises en matière de comptabilisation,


m:

d’évaluation ou de présentation des états financiers.


.co
vox

Traitement comptable
lar
cho

Changement
w.s

de méthode Traitement rétrospectif par ajustement du solde d’ouver-


ww

comptable ture (capitaux propres) ainsi que de l’information compa-


rative (*). Application prospective à partir de la période la
Corrections plus ancienne en cas d’impossibilité pratique.
d’erreur
Changement Traitement prospectif, c’est-à-dire en affectant soit le résul-
d’estimation tat de la période en cours seulement, soit le résultat de la
comptable période en cours et ceux des périodes ultérieures.
(*) Cas particuliers des nouvelles normes : application des dispositions transitoires.
L’application rétrospective conduit à appliquer une nouvelle méthode comptable
comme si elle avait été toujours appliquée. L’application prospective consiste
à comptabiliser l’effet du changement uniquement aux périodes en cours et
futures.

INFORMATIONS À FOURNIR
En cas de changement de méthode comptable, l’entité doit fournir le nom de la
norme concernée avec mention de la nature du changement.
En matière de changement volontaire de méthodes comptables, d’estimation
comptable ou de corrections d’erreur, il y a lieu de mentionner la nature, le mon-
tant des ajustements opérés et les raisons du changement.

IAS 8 Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et erreurs


7
Structure
IAS 10 événements
et évolution
postérieurs à lalocale
de la fiscalité date
de clôture

Face à des événements postérieurs à la clôture, IAS 10 indique les situations


dans lesquelles une entité doit ajuster ses états financiers et celles dans les-
quelles elle doit fournir une mention en notes annexes.

DÉFINITIONS
Selon IAS 10, les événements post-clôture sont les événements favorables et

9
défavorables intervenant entre la date de clôture et la date d’autorisation de

53
50
publication des états financiers.

12
54
2:1
MISE EN ŒUVRE

.20
54
5.1
La norme IAS 10 distingue les événements confirmant des situations existant à

6.7
la clôture donnant lieu à ajustements et ceux résultant de situations apparues

:19
postérieurement à clôture nécessitant une simple mention en notes annexes.
12
16
86

Événements post-clôture donnant lieu à ajustements


8
0:8
4
61

Il convient d’ajuster les états financiers dans le cas d’événements postérieurs


5
69

traduisant une obligation actuelle confirmée par des événements futurs (post-
:97

clôture) comme par exemple la réception d’informations post-clôture indiquant


a

la dépréciation d’un actif existant à la date de clôture.


nitr
Ke
CG

Événements post-clôture ne donnant pas lieu


EN

à ajustements
m:
.co
vox

À défaut d’ajustement des états financiers, IAS 10 prescrit une simple mention
lar

en notes annexes s’agissant des événements post-clôture résultant d’obligation


cho

future comme par exemple la baisse de la valeur de placements entre la date


w.s

de clôture et la date d’approbation des états financiers.


ww

Continuité d’exploitation
Selon IAS 10, une entité ne doit pas établir ses états financiers sur une base de
continuité d’exploitation en situation post-clôture de probabilité ou d’intention de
liquidation ou de cessation d’activité.

INFORMATIONS À FOURNIR
Hormis la date d’approbation des états financiers, l’entité doit mettre à jour les
informations à fournir sur des situations à la date de clôture au vu de nouvelles
informations post-clôture.
S’agissant des événements post-clôture ne donnant pas lieu à ajustements,
l’entité doit indiquer la nature de l’événement et une estimation de son impact
financier (cf. les exemples donnés par la norme).

12
8 IAS 12
impôts sur le résultat

IAS 12 porte sur la comptabilisation et la présentation des impôts sur le résultat.

DÉFINITIONS ET PRINCIPES GÉNÉRAUX


IAS 12 définit les actifs et passifs d’impôts différés (ID) respectivement comme
des impôts recouvrables ou payables au cours d’exercices futurs au titre de dif-
férences temporelles déductibles ou imposables selon une « approche bilan »
(différences entre la valeur comptable et la base fiscale des actifs ou passifs

9
inscrits au bilan).

53
50
Selon la conception « étendue », la comptabilisation des impôts différés pas-

12
sifs (IDP) est prescrite pour toutes les différences temporelles imposables

54
2:1
(quelles que soient leur nature et leur échéance) à l’exception de cas limités

.20
(ex. : aucun IDP lors de la comptabilisation d’un goodwill).

54
Il s’agit des différences temporaires taxables liées au décalage de prise en

5.1
compte des charges et produits dans les résultats comptable et fiscal mais aussi

6.7
de celles issues de regroupements d’entreprise et d’évaluation à la juste valeur.

:19
Affectation des écarts d’évaluation générant des différences 12
16
Regroupement
temporelles → constatation d’un ID par la contrepartie du
86

d’entreprises
8

goodwill.
0:8
4

Réévaluation
61

Enregistrement d’un IDP sauf prise en compte de cet ajustement


ou évaluation
5

dans le résultat imposable de l’exercice.


69

à la juste valeur
:97
a
nitr

Selon la même conception, il y a lieu de comptabiliser les impôts différés actifs


Ke

(IDA) au titre des différences temporelles déductibles sauf exceptions s’ils sont
CG

compensables avec des IDP existant ayant une échéance proche ou s’il y a une
EN

probabilité d’imputation sur des résultats futurs. Ainsi, un IDA relatif à des défi-
m:

cits fiscaux et crédits d’impôt pourra être reconnu dès lors que son imputation
.co

sur des résultats futurs est probable.


vox
lar

MODALITÉS D’ÉVALUATION
cho
w.s

Par application du report variable, leur évaluation doit être réalisée sur la base
ww

des derniers taux d’impôt en vigueur à la clôture et en utilisant ceux applicables


aux exercices concernés, c’est-à-dire au cours desquels les différences tem-
porelles se résorberont. IAS 12 interdit l’actualisation mais impose la révision
annuelle des IDA en fonction de leur probabilité d’imputation.

COMPTABILISATION
Qu’ils soient exigibles ou différés, les impôts doivent être comptabilisés dans
le résultat sauf s’ils concernent des éléments inscrits directement en capitaux
propres (ex. : réévaluation catégorielle d’IAS 16, changement de méthode
comptable). La règle de la symétrie implique une cohérence de traitement
comptable entre l’impôt relatif à une transaction et la transaction elle-même. Les
effets des changements de taux d’impôt concernant des éléments antérieurs
sont ainsi enregistrés en capitaux propres.

PRÉSENTATION ET INFORMATION
La présentation au bilan doit être faite séparément des autres actifs et passifs
en distinguant les impôts exigibles et différés après compensation par entité
fiscale. La preuve d’impôt (rapprochement entre impôt théorique et impôt comp-
tabilisé) doit être fournie en annexe.

IAS 12 Impôts sur le résultat


9 IAS 16 immobilisations
corporelles

IAS 16 traite de la comptabilisation des immobilisations corporelles (hors im-


meubles de placement visés par IAS 40).

COÛT D’ENTRÉE
La comptabilisation initiale d’une immobilisation corporelle est fonction de son
origine.
Origine Coût d’entrée

9
53
Immobilisation Prix d’acquisition net majoré des frais d’acquisition et

50
frais directs de mise en service et des coûts éventuels de

12
acquise démantèlement/remise en état.

54
2:1
Immobilisation Coût de production sans possibilité d’incorporer une quote-

.20
produite part de frais administratifs ou généraux.

54
Immobilisation Juste valeur avec constatation du gain ou de la perte (à

5.1
acquise par échange défaut, VNC de l’actif).

6.7
:19
En cas de paiement différé significatif, le coût est limité à un montant corres-
pondant au paiement comptant avec enregistrement de la différence en charge 12
16
86

financière. Les dépenses ultérieures doivent être comptabilisées à l’actif si


8

elles conduisent à un accroissement des avantages économiques associés ou


0:8

à défaut en charge de l’exercice (ex. : dépenses d’entretien courant).


4
561
69

ÉVALUATION ULTÉRIEURE À LA CLÔTURE


:97
a

Elle est faite au choix entre la méthode du coût amorti et la méthode de la


nitr

réévaluation, en respectant la permanence des méthodes.


Ke
CG

La méthode du coût amorti


EN
m:

Elle consiste à pratiquer un amortissement de l’actif sur sa durée d’utilité et sur


.co

la base de son coût d’entrée sauf en présence d’une valeur résiduelle signifi-
vox

cative. La durée d’utilité correspond à la durée d’utilisation propre à l’entre-


lar

prise. La base amortissable est égale au coût diminué de l’éventuelle valeur


cho

résiduelle du bien en fin de durée d’utilité. Les modes d’amortissement sont


w.s

le linéaire, le dégressif et la « méthode des unités d’œuvre » (procédé de


ww

répartition en fonction de l’utilisation de l’actif). Le plan d’amortissement doit


être révisé à chaque clôture et corrigé, de manière prospective, si nécessaire.
Consistant à amortir séparément chaque élément d’un actif, l’approche par
composant sera appropriée en cas de durées d’utilité différentes. Elle est obli-
gatoire pour les composants ayant un coût significatif par rapport au coût total
de l’actif.

La méthode de la réévaluation
Elle est basée en principe sur la juste valeur déterminée selon une évaluation
à dire d’expert ou, à une estimation de celle-ci (approche par le résultat ou coût
de remplacement amorti) en cas d’insuffisance ou d’absence d’indications du
marché. Elle doit être réalisée pour toute la catégorie (ex. : terrains, machines)
et avec une régularité suffisante permettant d’intégrer les variations de juste
valeur. La contrepartie est portée, pour son montant net d’impôts, en autres
éléments du résultat global (écart de réévaluation). Ce dernier fait l’objet d’une
reprise ultérieure en résultat au rythme des sur-amortissements pratiqués
s’agissant des actifs amortissables.

INFORMATIONS À FOURNIR
Des informations sont à fournir en annexe concernant notamment les méthodes
d’évaluation et d’amortissement, les engagements et les réévaluations.

14

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