6-5222451-21004411 - Ita
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Licence 1
Enseignent :
Mr. Sylvain LEBITA
2024-2025
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Table de matière
2.1.2. Les grands moments d’un exposé (avant –pendant et après) ............................................. 7
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2.2.2. Types de phrases ............................................................................................................... 9
3.2.3. Accord des mots composés, adjectifs de couleur et adjectifs numéraux cardinaux ......21
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Bibli ograp hie
BARIL, (D.) et Guillet (J.), Techniques d’exp ressio n orale et écrite, 14e ed., Paris, 1978.
BERNARD, (F), Le lien communicationnel en organisation, Sciences de la société, n° 50/51,
2000
-BOKEME (S.M.), Des mots pour bien s’exprimer en français, Kinshasa, CRP, 1986, 2e ed.,
2000.
GREVISSE(M.), Le bon usage, Grammaire française avec les remarques sur la langue
française
d’aujourd’hui, 9e édition revue, Gembloux Du culot, 1969.
-KADYSS (R.) & NISHIMATA (A.), Rédiger avec succès et documents administratifs, ed.
Gualino, Paris,
2002.
-MIÈGE, (B.), La pensée communicationnelle, Grenoble : PUG, 1995.
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SECTION 1 : AUTOUR DE LA COMMUNICATION
Savoir écrire, savoir parler, savoir écrire, c’est un besoin et c’est un atout dans la vie
quotidienne, sociale, professionnelle, et en particulier quand on étudie. Chaque individu qui
désire perfectionner ses capacités d’expression et de communication doit être convaincu que cela
est possible.
La communication est un processus verbal ou non par lequel on partage une information
avec quelqu’un ou un groupe de manière que celui-ci comprenne ce qu’on lui dit. Pour une bonne
expression orale et écrite, il faut aimer la lecture des ouvrages des auteurs divers ayant écrit en
français pour s’habituer autant avec la diction qu’avec l’orthographe des mots. Aussi, assister à
des conférences, aux exposés (débat, discussion, émission télévisée, radiodiffusée, etc.). Avoir
des connaissances générales dans des disciplines qui ont des rapports avec la langue française et
qui obligent, à ce titre, le locuteur à s’exprimer en public, à communiquer un message donné.
- Le schéma de la communication
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communication (dans l'espace et dans le temps et qu'ils fassent référence à un même sujet,
à un même thème.
Les recherches sur la communication se sont développées au XXC siècle. La
linguistique envisage ainsi la langue comme un instrument de communication. Le schéma de
Jakobson. Les différents facteurs de l'acte communication peuvent être illustrés au moyen de
ce schéma, imaginé par le linguiste Roman Jakobson
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La situation de communication
Une situation de communication s’établit quand quelqu’un s’adresse à quelqu’un d’autre à un
moment et en un lieu donnés avec une intention particulière. Elle se compose donc de :
- l’émetteur (destinateur) : la personne qui parle ou écrit;
- le récepteur (destinataire) : la personne à qui l’émetteur s’adresse; habituellement, le récepteur
et le destinataire sont la même personne, mais il arrive que nous entendions ou lisions des
messages qui ne nous sont pas destinés;
- le message : l’information transmise par l’émetteur au destinataire dans un code commun: le
langage; - les circonstances : le lieu et le moment dans lesquels le message est produit.
Bien comprendre un message/énoncé écrit ou oral, il est nécessaire de bien définir la situation
de communication en se posant les questions suivantes:
- qui parle?
- à qui?
- pourquoi?
- où?
- quand?
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II. Principaux types de communication
Les types de communication diffèrent selon le nombre d’acteurs impliqués et leur nature.
On parle également de niveaux de communication et on en distingue trois :
Cette communication met en relation directe au moins deux individus qui sont l’émetteur
et le récepteur. C’est la base même de la discipline et de la relation humaine, car elle est
primordiale lorsque l’on vit en société. Elle suit un schéma très simple. L’émetteur envoie un
message par un canal de communication vers un récepteur qui réagira en fonction. Sans cette
rétroaction, la communication sera coupée. À titre d’exemple, les discussions par téléphone sont
des communications interpersonnelles.
Le message peut être verbal ou non verbal. Le postulat de Palo Alto suppose que le
comportement humain constitue également une forme de communication. À ce titre, même en
restant muet et immobile, on dévoile des sentiments qui peuvent être interprétés de différentes
manières.
L’exemple type en est la publicité. Les entreprises vendent leurs produits et les valorisent
en diffusant des messages personnalisés destinés à un public bien défini. Les réunions entre
cadres constituent également une communication de groupe. Cependant, la rétroaction n’est pas
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aussi rapide que lors d’une communication interpersonnelle. De plus, le récepteur peut parfois se
sentir inférieur.
Ainsi, la rétroaction est presque absente, voire nulle, dans le schéma de la communication
de masse. Néanmoins, le message est transmis rapidement vers un grand nombre de récepteurs.
Cette forme de communication a également l’avantage d’être totalement contrôlée par l’émetteur
et d’avoir des effets très rapides.
Le risque réside dans la déperdition du contenu du message à cause d’un public non ciblé.
En effet, avec la communication de masse, on diffuse également des informations à une audience
hétérogène avec des intérêts différents. Dans ce sens, la communication de masse est considérée
comme une dérivée de la communication de proximité.
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1.3.2. La communication indirecte
Cette forme de communication nécessite l’utilisation d’un canal différé (courrier, compte-
rendu, mail, etc.). La communication indirecte laisse des traces dans le temps. Au vu de sa lenteur
d’exécution, elle n'est pas adaptée pour gérer le quotidien sur un chantier. En revanche, elle est
indispensable pour garder en mémoire un événement important qui peut survenir.
Il s’agit ici de se parler. C’est donc la forme de communication la plus naturelle, mais pas
forcément la plus simple. Il faut distinguer deux actions : se parler et communiquer oralement.
Se parler n’assure pas forcément que le message est passé. Communiquer oralement signifie
qu'un message doit passer sans être déformé. Pour réussir à faire cette distinction, il est
obligatoire de maîtriser les règles de la communication verbale. Et pour cela, il faut d’abord
maîtriser :
la langue française
la grammaire
le vocabulaire technique
Cette forme de communication consiste à faire passer un message sans parler. C’est la
posture corporelle, l'expression du visage et le regard qui parlent pour nous. La gestuelle révèle
l’état d'esprit de l’interlocuteur (insécurité, écoute, repli sur soi), il faut donc y prêter attention.
Lorsque le corps parle pour montrer que les oreilles n’écoutent pas, il ne sert à rien d’essayer de
communiquer. Dans ce cas de figure, il faudra faire de la métacommunication, ce qui signifie
communiquer pour comprendre les émotions bloquant la réception du message.
I. L’exposé oral
2.1.1. Définition
Le code de l'oral est différent du code de l'écrit. En effet, la parole permet une
communication immédiate entre les interlocuteurs et la longue s'adapte de manière naturelle à
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cette situation. Mise en œuvre par un individu, la parole porte également la marque de son
histoire personnelle, son éducation, de son statut professionnel ou social. La manière d'utiliser la
communication orale dépend enfin des objectifs que poursuit le locuteur : expliquer ou
persuader, par exemple. Dès lors, tes moyens mis en œuvre obéissent à des techniques ct des
codes qu'il convient de maîtriser.
Avant l’exposé
Avant de faire un exposé oral, il faut l’avoir préparé. Et au lieu de réciter un texte qu’on
aura appris par cœur, il est préférable d’avoir sous les yeux une suite de notes auxquelles on
pourra se reporter tout en parlant : la mémoire peut défaillir. Pour préparer l’intervention, il faut
prendre en compte des sources d’idées et du public présent. Concernant les sources d’idée, elles
sont à trois à savoir :
Pendant l’exposé
Au moment d’engager l’exposé, il faut, chez la plupart des gens combattre le trac, en se
décontractant, en se relaxant… L’orateur a le choix entre trois formes d’expression du discours :
- Il convient de bien poser sa voix. La régler (plus forte ou plus faible, débit plus ou moins rapide)
suivant la grandeur et la résonance de la salle où l’on parle 25-35 cm du micro s’il y en a un.
- En cas de non limitation de temps, l’orateur viellera à ne pas se fatiguer, car au-delà d’un certain
temps, la parole ne peut plus être soutenue. Il veillera aussi à ne pas fatiguer l’auditoire, parce
que, après un moment relativement long, l’attention baisse.
- La diction sera soignée : prononciation pure et claire, respiration aisée, le débit ne sera pas
rapide. - L’orateur ne s’aliènera pas le public par des propos indécents : manque de modestie,
langage trivial. - Le corps gardera une attitude ferme, noble et aisée. Les différents gestes seront
mesurés. Les attitudes devront varier.
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- En dehors des gestes et attitudes oratoires, l’exposé sera animé grâce à une variation dans le
timbre de la voix, dans l’intonation, dans les formules d’entrée et de conclusion et enfin dans
l’emploi des mots (éviter les répétitions inutiles qui accusent une certaine pauvreté sur le plan
stylistique). Certains cas (conférence, discours) tout le texte doit être écrit.
Après l’exposé
Les gestes. Des études montrent que, dans la compréhension d’un message oral, les
mots comptent pour 7%, l’intonation pour 38% et la gestuelle pour 55%. C’est dire
l’importance des gestes dans le discours ! Mais les gestes peuvent tout à la fois servir l’orateur,
quand ils assurent la communication, et desservir, quand ils trahissent des sentiments ou son
désarroi.
Le regard. Il permet de garder le contact avec l’auditoire. Trois écueils sont à éviter :
le non-regard, qui révèle la peur des autres et traduit l’absence de communication : les pseudo-
rages, vague, qui survole l’auditoire en fuyant, sans le rencontrer : le regard sélectif, qui se
fixe à intervalle régulier sur une personne ou un petit groupe. Il faut poser son regard
sereinement sur chaque auditeur, sans exclure une partie des destinataires.
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II. L’expression écrite
Une phrase est une unité grammaticale reliant un sujet et un verbe. Un sujet est plus
fréquemment un groupe nominal constitué autour d’un nom. Le verbe prend le plus souvent la
forme d’un groupe verbal. Toutefois, dans les phrases non verbales, le verbe n’est pas un groupe
verbal.
- Déclarative
Elle communique une information et se termine par un point. Exemple : Ce film est
remarquable. Il pleut aujourd’hui.
- Interrogative
Elle exprime une interrogation et se termine par un point d’interrogation. Son ton est
ascendant. Exemple : Quelle boisson veux-tu boire ?
- Exclamative
Elle énonce une exclamation, elle se termine par un point d’exclamation. Le ton employé
pour celle-ci varie en fonction du mot ou du groupe de mots que l’émetteur souhaite mettre en
avant. La phrase exclamative exprime une émotion ou une intensité forte. Exemple : Cette voiture
est incroyable !
- Injonctive
La phrase injonctive indique le plus souvent un ordre, mais elle peut également indiquer
un souhait, un conseil, une suggestion, etc. Elle se termine par un point ou un point
d’exclamation. Le mode de son verbe peut altérer entre l’impératif, le subjonctif et l’infinitif.
Exemple : Mange tes pâtes !
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2.2.3. Formes de phrases
- Affirmative/la négation
La phrase affirmative ne comporte pas de négation, tandis que la phrase négative porte une
marque de négation : ne .....pas, ne .....guère, ne ......jamais, ne.... Plus, ni......, ne ...... personne,
ne .... rien.
Exemple :
- Phrase affirmative :
- Phrase négative
Lorsqu’une phrase est énoncée à la voix active, c’est son sujet qui réalise l’action citée. Dans la
voix passive, le sujet subit l’action en question. Exemples :
- Phrase active
Elle insiste sur un mot ou un groupe de mots dans la phrase afin de le mettre en valeur.
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1.3.3. Le registre soutenu
Ce registre de langue est utilisé pour les discours politiques et les conférences. Exemple : prendre
un repas.
I. L’orthographe d’usage
En français, on emploie les signes orthographiques : accent aigu, accent grave, accent
circonflexe, apostrophe, cédille, tréma et trait d’union. Il n’est pas facile de les employer mais il
existe des règles d’emploi.
Les signes orthographiques utilisés pour l'écriture du français sont : les accents, le tréma, la
cédille, le trait d'union, l'apostrophe.
Les signes orthographiques n'ont commencé à être en usage que vers le milieu du XVIe siècle.
Encore s'en faut-il de beaucoup qu'à l'origine ils aient été tous employés.
- Les accents.
Il y a trois sortes d'accents : l'accent aigu (´), l'accent grave (`) et l'accent circonflexe-(^).
- L'accent aigu.
On met l'accent aigu (´) Sur tout e fermé qui termine une syllabe.
- L'accent aigu remplace assez souvent un ancien s supprimé. Ex. : Épée pour espée; école pour
escole.
- Accent grave.
1° Sur tout e ouvert qui termine une syllabe dans le corps d'un mot.
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2° Sur tout e ouvert qui se trouve dans la dernière syllabe d'un mot terminé par s. Ex. : Ac-cès,
suc-cès.
3° Sur à et dès prépositions, là et où adverbes de lieu; sur l'a de çà et là, deçà, déjà, holà, voilà.
- Accent circonflexe.
2° Sur l'avant-dernière syllabe des deux premières personnes du pluriel du passé simple. Ex. :
Nous aimâmes, vous finîtes, nous reçûmes, vous rompîtes.
4° Sur l'o des pronoms possessifs : le nôtre, le vôtre, les nôtres, les vôtres; ce qui distingue les
deux premiers des adjectifs possessifs notre, votre.
6° Sur l'u des participes passés dû, crû, mû des verbes devoir, croître et mouvoir; mais seulement
au masculin singulier.
7° Sur l'i des verbes en aître et en oître dans les temps où cet i est suivi d'un t. Ex. : Il paraît, il
croîtra.
L'accent circonflexe remplace presque toujours une ancienne lettre supprimée; cette lettre est
tantôt une voyelle et tantôt une consonne, ordinairement la consonne s. Ex. : âge pour eage, flûte
pour flaute, dû pour deu, assidûment pour assiduement, rôle pour roole, le nôtre pour le nostre,
croître pour croistre, âne pour asne (latin asinus), âme pour anme (latin anima). Quelquefois
l'accent circonflexe est employé sans motif comme dans grâce.
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Il existe d’autres signes
- Le tréma.
Le tréma (¨) se place sur toute voyelle qui doit se prononcer comme si elle était isolée. Ex. : Haïr,
aiguë.
- La cédille.
La cédille (¸) se place sous les c auxquels on veut donner le son de l's. Ex. : Façon, je reçois.
Au XVIe siècle, lorsqu'on voulait donner au c le son de l's, on plaçait sur le c un petit s. Un peu
plus tard, on mit cet s au-dessous du c. Telle est l'origine de notre cédille moderne.
- Le trait d'union.
1° Dans les phrases interrogatives entre le verbe et le pronom sujet qui le suit.
Ex. : Venez-vous?
2° Entre un verbe à l'impératif et les pronoms qui le suivent immédiatement. Ex. : Dites-moi,
portez-la, allez-vous-en.
7° Avant et après la lettre t dans les verbes interrogatifs, lorsqu'ils sont à la troisième personne
du singulier et qu'ils finissent par une voyelle.
- L'apostrophe.
L'apostrophe (') remplace une des voyelles a, e, i, devant un mot commençant par une voyelle ou
un h muet.
L'apostrophe remplace e
1° Dans le, je, me, te, se, ce, de, ne, que.
2° Dans lorsque, puisque, quoique, devant un, une, il, elle, ils, elles, on.
Certains mots latins restent invariables. Il s’agit de : ave, credo, duplicata, intérim, veto, requiem,
extra.
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- Un credo - des credo
D’autres noms latins prennent un « s » au pluriel : accessit, agenda, alibi, aléa, aparté,
quiproquo etc.
Ex :
Ex :
Remarque : les mots match, sawdwich prennent « s » et s’écrivent de deux manières au pluriel :
des matches ou des matchs, des sandwiches ou des sandwichs. Dans… noms composés formés
de mots anglais, seul le dernier élément prend la marque du pluriel.
Ex :
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- Un cow-boy - des cow-boys
- Un week-end - des week-ends
Ex :
Remarque : les mots graffiti, confetti, lazzi, qui sont déjà au pluriel en latin en italien, font
confetti lazzi, graffiti au singulier en français et prennent « s » au pluriel.
Ex :
3.2.1. La ponctuation
Les signes de ponctuation servent séparer les phrases, les propositions, les mots entre eux
pour obéir à un besoin de clarté une nuance de la pensée ou de l’intonation.
- Le point (.) indique la fin d’une phrase : La maison est au sommet de la colline.
- La virgule (,) sépare les éléments juxtaposés ou opposés : sujet, verbe, adjectif, etc.., ou des
propositions circonstancielles, relatives à valeur explicative, incisive, participiales. Elle maque
une courte pose :
- Le point-virgule (;) sépare deux aspects d’une même idée, deux phases d’une même action. Il
marque une pause une longue que la virgule.
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Le chien, qui sommeillait, s’éveillât ; en sursaut.
- Le point d’interrogation( ?) se place à la fin des phrases qui expriment une interrogation
directe :
- Le point d’exclamation( !) s’écrit après les interjections ou les phrase exprimant un sentiment
vif
- Le tiret (-) indique le début d’un dialogue ou le changement d’interlocuteur, il s’emploie aussi
pour mettre en valeur un mot ou une expression :
- Les points de suspension (…) indiquent que la pensée n’est pas complètement exprimée. Il
marque également une pause mettant en valeur ce qui suit :
- Les parenthèses () indiquent une phrase ou une réflexion accessoires ou encadrent le nom de
l’auteur d’une citation :
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- Les crochets s’emploient parfois à la place des parenthèses, par exemple pour insérer une
précision, une remarque personnelle dans une citation :
Ex. :
Ils ne s’accordent pas quand ils sont placés juste devant le substantif.
Ex. :
Ex. :
Mais les participes passés, ci-annexé, ci-inclus, ci-joint, restent invariables s'ils sont placés au
début d'une phrase.
Ex. :
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- Ci-inclus copie de votre diplôme.
Ces participes s'accordent généralement s'ils sont placés après le nom.
Ex. :
Remarque : l’accord des participes passés cités plus haut doit se faire quand ils sont suivis d’une
préposition.
Ex :
Ex. :
Le participe passé reste au singulier si le sujet est une seule une personne désignée par « nous »
ou « vous ».
Ex. :
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- Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’élaboration de ce
travail (Il peut s'agir d’un homme ou d'une femme).
Le participe passé s'accorde si le complément d'objet direct est placé avant le verbe.
Ex. :
- Les mangues que j’ai cueillies (j’ai cueilli quoi ? « que », complément d'objet direct mis
pour « mangues », accord du participe).
- Les lettres qu'ils ont écrites (Ils ont écrit quoi ? « que », complément d'objet direct mis
pour « lettres », accord du participe.
- Les problèmes que vous avez résolus (Vous aveu résolus quoi ? « que », complément
d'objet direct, mis pour problèmes, accord du participe.
Remarque : participe passé ..... les, dans s'accorde en genre et en nombre si
- Des erreurs, vous les avez effacées (Vous avez effacé quoi ? « les », mis pour
erreurs, donc accord du participe passé.
- Les bandits vous ont agressés (Les bandits ont agressé qui ? Vous, donc accord du
participe.
- Ils nous ont appelés hier (Ils ont appelé qui ? » nous », donc, accord du participe passé.
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Une femme écrira :
- Mon mari m’a aidée (Mon mari a aidée qui ? m', donc accord du participe passé).
- Mes parents m'ont choyée (Mes parents ont choyé qui ? m', donc accord du participe
passé).
- Elle vous a téléphoné hier (Elle a téléphoné à qui ? à vous, complément d'objet indirect,
pas d'accord).
- Ils nous ont promis des cadeaux (Ils ont promis des cadeaux à qui ? à nous, complément
d’objet indirect, pas d'accord).
Le participe-passé précédé de « en »
Ce participe passé reste invariable si en est complément d'objet direct. On peut considérer
que « en » est neutre.
Ex. :
Il s’accorde quand ces verbes sont employés au se ns figuré et reste invariable au sens
propre.
Ex. :
- Les sacrifices que cette construction m'u coûtés (que, complément d'objet direct, donc
accord du participe).
- Les deux cents millions que cette maison a coûté (que, complément circonstanciel de
prix, donc pas d'accord).
- Les dix heures que nous avons dansé (que, complément circonstanciel de temps, pas
d'accord).
- Les cinq tonnes que ces billes d'okoumé ont pesé (que, complément circonstanciel de
poids, donc pas d'accord).
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Mais on écrira :
- Les dangers qu'ils ont courus (que, complément d'objet direct, donc accord du participe).
- Les bagages qu'ils ont pesés (que, complément d'objet direct, donc, accord).
Ce participe est toujours invariable parce que ces verbes introduisent un complément
circonstanciel de temps.
Ex. :
Quand « quel », « combien ». « que de » sont placés avant le participe, l'accord se fait
avec le complément.
Ex. :
Il y a des noms composés en un mot (contresens, passeport, portefeuille, etc.) des noms
sans trait d’union (pomme de terre, chemin de fer) et des noms composés avec trait d’union
(timbre – poste, arc – en – ciel, etc.).
Les noms composés en un seul mot ou soudés s’écrivent comme des noms simples et
prennent « s » ou « x » au pluriel.
Ex :
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- Un portemanteau – des portemanteaux.
Remarque : Les noms composés soudés (bonhomme, gentilhomme, ainsi que les appellations
madame, mademoiselle, monsieur, monseigneur font varier chacun des éléments composants au
pluriel.
Ex :
S’agissant des noms composés avec trait d’union, seuls les noms et les adjectifs peuvent
se mettre au pluriel. Mais les verbes, les adverbes, les prépositions et les pronoms sont
invariables.
Quand le nom composé est formé de deux noms qui dépendent de l’un de l’autre, les deux
éléments prennent la marque du pluriel.
Ex :
Mais quand l’un des deux noms dépend de l’autre, le nom dépendant de l’autre ne s’accorde pas,
l’autre s’accorde.
Ex :
Remarque : les noms composés avec le mot « garde » peuvent varier ou non. Ils varient quand le
nom désigne un être animé (garde équivaut à gardien ou gardienne) et restent variable quand le
nom composé désigne une chose.
Ex :
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- Un garde-frein - des gardes-frein ou freins
Mais on écrira :
Certains adjectifs restent invariables quand ils s’emploient adverbialement. Il s’agit de cher, bas,
bon, court, fort, haut, mauvais, net, etc.
Ex :
- Les oranges coûtent cher mais on écrira : Les oranges sont chères.
- Elle sent bon.
- Cette étudiante s’est arrêtée net.
- Haut les mains !
- Ces valises pèsent plus lourd.
Demi.
Ex :
Ex :
25
- Les sportifs sont nu – jambes.
Ex :
Possible.
« Possible » se met toujours au singulier après les expressions « le plus, le moins », etc.
Ex :
Mais on écrira :
En général, quand l’adjectif composé est placé… de deux adjectifs qualifiants le même
nom, les deux éléments prennent la marque du pluriel.
Ex :
Exception : Les adjectifs composés extrême – oriental, saint – simonien, etc. Seul le deuxième
élément de ces adjectifs s’accorde.
Ex :
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Dans les adjectifs composés de deux éléments dont le premier se termine par a, o, i. Seul le
second élément varie.
Ex :
Dans les adjectifs composés, l’élément qui a une valeur adverbiale reste invariable.
Ex :
Remarque : On écrit : les enfants premiers – nés, des nouveau – nés, des reines toutes –
puissantes, des présidents tout – puissants.
Les adjectifs de couleurs s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.
Il s’agit des adjectifs suivants : noir, bleu, blanc, fauve, gris, vert, etc.
Ex :
Mais les adjectifs désignant les couleurs par comparaison implicite restent invariables.
Il s’agit de : acajou, argent, ardoise, or, bordeaux, café, citron, marron, orange, kaki, etc.
Ex :
27
Les adjectifs de couleur sont invariables.
Les adjectifs de couleurs composés, c’est-à-dire formés des deux adjectifs ou d’un adjectif
et d’un nom, restent invariables.
Ex:
L’adjectif numéral cardinal indique le nombre précis d’êtres ou de choses désignés par le
nom qu’il accompagne ; il annonce un nom en précisant son nombre.
Ex :
- Cinq poulets.
- Quatre fils.
- Neuf maisons.
Ex :
Mais.
Ex :
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Un s’accorde en genre.
Ex :
- Un homme.
- Une femme.
Vingt et cent prennent un « s » lorsqu’ils sont multipliés sans être suivis d’un autre
nombre.
Ex :
- Quatre-vingts.
- Deux cents.
Cent s’accorde devant million, millier, milliard quand il n’est pas suivi d’un autre nombre.
Ex :
Ex :
Remarque : vingt et cent restent invariables quand ils ont une valeur ordinale.
Ex :
Mille.
Ex :
29
- Huit mille manifestants.
- Trois cent quatre mille francs.
Mille est un nom et prend un « s » au pluriel quand il désigne une mesure itinéraire.
Ex :
Ex :
Les adjectifs numéraux ordinaux indiquent un rang précis dans un ensemble donné. Ils sont
formés avec le suffixe –ième à partir des cardinaux simples ou composés.
Ex :
- Troisième.
- Millième.
- Vingt et unième.
Quand les adjectifs numéraux jouent le rôle d’adjectifs qualificatifs ; ce ne sont pas des
déterminants ; ils sont donc généralement employés avec un article, un démonstratif, un
possessif, etc.
Ex :
Les adjectifs numéraux ordinaux s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel
ils se rapportent.
Ex :
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III- L’argumentation
Une argumentation est un discours destiné à convaincre de la validité d'un propos ; elle prend en
compte un interlocuteur (réel ou fictif) dont elle veut obtenir l'adhésion. Dans une argumentation,
on distingue le thème (ce dont on parle) de la thèse (ce qu'on en dit, l'opinion émise à propos du
thème).
Rédiger le paragraphe consiste à construire sa pensée autour d’une idée directrice, d’un argument
développé et d’un exemple pertinent. Cet ordre n’est pas immuable. Le paragraphe argumentatif
ne comporte ni introduction, ni conclusion.
Etayer une thèse, c’est le défendre (on dira toujours…). Cela suppose une double démarche :
justifier d’abord les arguments du locuteur, les renforcer ensuite en utilisant ses propres
arguments.
Réfuter une thèse. C’est démontrer la fausseté ou les limites par des arguments contraire (on dira
toujours non…). La démarche : critiquer d’abord les arguments du locuteur, apporter ensuite ses
propres contraires.
Discuter une thèse, c’est la nuancer (on dira oui, mais…). On justifiera d’abord les arguments du
locuteur, puis on montrera les limites grâce à ses propres arguments.
Les connecteurs logiques, qu'on appelle « marqueur de relation », sont des mots ou locutions
qui permettent de lier deux éléments d'une phrase, ou deux phrases distinctes entre elles.
On les appelle parfois « mots de liaison » car ils lient deux éléments d'un texte. Leur but est
d'assurer une lecture fluide d'un texte en liant les différentes parties ou idées présentes pour
permettre au lecteur de comprendre le raisonnement et l'argumentation de l'auteur.
Ils mettent également en relation les différentes étapes de l'argumentation.
Il peut s'agir de :
La cause (car, en effet, parce que) ;
La conséquence (donc, c'est pourquoi) ;
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La condition (au cas où, en cas de, si) ;
L'ajout, l'apport d'information (de plus, par ailleurs, d'une part, d'autre part...) ;
L'opposition (mais, au contraire...).
Parfois l'absence de connecteur logique est aussi une manière implicite de lier deux éléments
d'un énoncé. Il faut alors chercher des indices dans la ponctuation (on utilise souvent les deux
points pour introduire une citation ou un exemple, on peut ajouter des précisions, comme nous
sommes en train de le faire en ce moment, entre parenthèses etc.) ou dans l'organisation du
texte en paragraphes.
Le discours argumentatif
Le discours argumentatif a pour but de convaincre ou de persuader le destinataire de penser
ou d'agir comme le veut l'émetteur du discours.
Une argumentation est un ensemble d'arguments organisés destinés à convaincre.
A l'oral
Le discours argumentatif se trouve assez souvent, à commencer dans des situations de la vie
quotidienne.
Ex. : demander à ses parents une autorisation de sortie. Justifier auprès d'un professeur que la
leçon n'a pas été correctement apprise...
A l'écrit
On peut retrouver un discours argumentatif dans un texte narratif (contes, fables), mais aussi dans
des textes descriptifs. On le trouve aussi dans des textes de théâtre, dans la presse, dans les
publicités...
- La thèse
On nomme thèse l'idée ou l'opinion que l'on défend. Pour l'opinion contraire, on parle d'antithèse.
Cette thèse peut être explicite (clairement formulée) ou implicite (non clairement exprimée).
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- Les arguments
Un argument est une idée ou un fait que l'on utilise dans un raisonnement pour défendre une
thèse.
Dans une argumentation, il ne suffit pas de donner des arguments, il faut aussi les développer :
reformuler la même idée de manière différente pour qu'elle puisse être convaincante ;
l'illustrer ou la justifier par des exemples.
- Les exemples
Pour rendre le raisonnement plus concret, plus facile à suivre pour l'interlocuteur, on a recours à
des exemples qui illustrent et viennent compléter ou renforcer les arguments.
Ex. : un professeur ne sachant en réalité rien, explique aux parents de son élève que les
connaissances sont inutiles. La mère insiste. Dans cet extrait la thèse est : « l'Histoire est inutile ».
Elle est implicite, c'est-à-dire sous-entendue, elle n'est pas écrite.
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