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INSTITUT DES TECHNIQUES AVANCÉES

Licence 1

Enseignent :
Mr. Sylvain LEBITA

2024-2025

1
Table de matière

SECTION 1: AUTOUR DE LA COMMUNICATION ...................................................... 1


I. Les fondamentaux de la communication ................................................................................ 1

1.1.1. Définition et conditions pour une bonne expression orale et écrite................................. 1

1.1.2. Eléments fonctionnels de la communication (schéma de Roman Jackobson).................. 1

1.1.3. Construire une situation de communication (Pourquoi Quoi A qui et Comment?)........... 3

II. Principaux types de communication ................................................................................... 4

1.2.1. Communication interpersonnelle ....................................................................................... 4

1.2.2. Communication de groupe ................................................................................................ 4.

1.2.3. Communication damasse ..................................................................................................... 5

III. Formes de communication ................................................................................................. 5.

1.3.1. Communication directe...................................................................................................... 5

1.3.2. Communication indirecte ................................................................................................... 6

1.3.3. Communication verbale...................................................................................................... 6

1.3.4. Communication non verbale .............................................................................................. 6

SECTION 2: EXPRESSION ORALE ET ECRITE ............................................................. 6

I. L’exposé oral ............................................................................................................................ 6

2.1.1. Définition .......................................................................................................................... 6

2.1.2. Les grands moments d’un exposé (avant –pendant et après) ............................................. 7

2.1.3. L’importance de la communication non verbale dans un exposé ........................................ 8

II. L’expression écrite................................................................................................................. 9

2.2.1. Autour de la phrase (cf. éléments de base) ........................................................................ 9

2
2.2.2. Types de phrases ............................................................................................................... 9

2.2.3. Formes de phrases .......................................................................................................... 10

II. Les registres de langue dans une situation de communication ..................................... 10

1.3.1. Le registre familier ....................................................................................................... 10

1.3.2. Le registre courant .........................................................................................................10

1.3.3. Le registre soutenu........................................................................................................ 11

SECTION 3: ORTHOGRAPHE LEXICALE ET ARGUMENTATION ......................... 11

I. L’orthographe d’usage ........................................................................................................... 11

3.1.1. Signes orthographiques ................................................................................................... 11

3.1.2. Autres signes................................................................................................................... 13

3.1.3. Règles d’accord de quelques mots d’origine étrangère ................................................. 14

II. L’orthographe de règles ..................................................................................................... 16

3.2.1. Ponctuation .................................................................................................................... 16

3.2.2. Accord des participes.................................................................................................... 18

3.2.3. Accord des mots composés, adjectifs de couleur et adjectifs numéraux cardinaux ......21

III. L’argumentation ............................................................................................................... 30

3.3.1. Construire un paragraphe.................................................................................................. 30

3.3.2. Importance des connecteurs logiques ............................................................................... 30

3.3.3. Discours argumentatif et sa structure ............................................................................... 31

3
Bibli ograp hie
BARIL, (D.) et Guillet (J.), Techniques d’exp ressio n orale et écrite, 14e ed., Paris, 1978.
BERNARD, (F), Le lien communicationnel en organisation, Sciences de la société, n° 50/51,
2000
-BOKEME (S.M.), Des mots pour bien s’exprimer en français, Kinshasa, CRP, 1986, 2e ed.,
2000.
GREVISSE(M.), Le bon usage, Grammaire française avec les remarques sur la langue
française
d’aujourd’hui, 9e édition revue, Gembloux Du culot, 1969.
-KADYSS (R.) & NISHIMATA (A.), Rédiger avec succès et documents administratifs, ed.
Gualino, Paris,
2002.
-MIÈGE, (B.), La pensée communicationnelle, Grenoble : PUG, 1995.

4
1
SECTION 1 : AUTOUR DE LA COMMUNICATION

Savoir écrire, savoir parler, savoir écrire, c’est un besoin et c’est un atout dans la vie
quotidienne, sociale, professionnelle, et en particulier quand on étudie. Chaque individu qui
désire perfectionner ses capacités d’expression et de communication doit être convaincu que cela
est possible.

I - Les fondamentaux de la communication

1.1.1. Définition et conditions pour une bonne expression orale et écrite

La communication est un processus verbal ou non par lequel on partage une information
avec quelqu’un ou un groupe de manière que celui-ci comprenne ce qu’on lui dit. Pour une bonne
expression orale et écrite, il faut aimer la lecture des ouvrages des auteurs divers ayant écrit en
français pour s’habituer autant avec la diction qu’avec l’orthographe des mots. Aussi, assister à
des conférences, aux exposés (débat, discussion, émission télévisée, radiodiffusée, etc.). Avoir
des connaissances générales dans des disciplines qui ont des rapports avec la langue française et
qui obligent, à ce titre, le locuteur à s’exprimer en public, à communiquer un message donné.

1.2.1. Les éléments de la communication (Schéma de Roman JAKOBSON)

Le linguiste et théoricien de la Communication ROMAN JAKOBSON a identifié six (6)


éléments permettant de comprendre chaque situation de communication.

Les éléments sont indispensables à la réalisation d’une communication ; l’Emetteur


(destinataire, énonciateur ou locuteur : le maître) s’adresse à un Récepteur (destinataire,
interlocuteur : les élèves). Un Message (visuel ou sonore : la définition d’une voyelle) est
véhiculée par le premier en tenant compte d’un Référent (contexte : la leçon de grammaire
française). Il faut que tous deux maîtrisent un Code (la langue par exemple : le Français) et se
servent d’un Canal (le téléphone, l’ordinateur, le livre, la feuille de papier ; la voix).

- Le schéma de la communication

Le processus de la communication. Pour être compris, un message est émis et reçu


grâce à un code commun à l'émetteur et au récepteur : la langue. Ce message utilise un canal
(le média) qui permet d'entrer en contact avec le destinataire. Cet acte s'effectue dans un
contexte qui suppose que les interlocuteurs se trouvent dans une certaine situation de

1
communication (dans l'espace et dans le temps et qu'ils fassent référence à un même sujet,
à un même thème.
Les recherches sur la communication se sont développées au XXC siècle. La
linguistique envisage ainsi la langue comme un instrument de communication. Le schéma de
Jakobson. Les différents facteurs de l'acte communication peuvent être illustrés au moyen de
ce schéma, imaginé par le linguiste Roman Jakobson

Contexte (ou référent)


Emetteur Massage/Canal Destinataire
Code

- Les fonctions du langage


A chaque facteur de la communication correspond une fonction spécifique du langage.
Un même message peut mettre en œuvre une ou plusieurs de ces fonctions.

La fonction référentielle : Le langage sert à donner des informations sur Ie contenu du


message : c'est le cas d'un récit, d'une explication ou même d'un panneau routier indiquant une
direction.

La fonction expressive (ou émotive) : Le langage traduit l'attitude de l'émetteur par


rapport à ce dont il parle : l’intonation, Ie timbre de la voix, le choix du vocabulaire trahissent
des émotions.

La fonction impressive (ou conative) : Le langage produit un effet sur Ie destinataire,


agit sur lui : l’emploi de l'impératif, le vocabulaire de l'injonction, les procédés de la
propagande ou des appels faveur des grandes causes appartiennent à cette fonction.
La fonction de contact (ou phatique) : Le massage sert à assurer le contact et
entretenir l'attention entre les interlocuteurs : « le Allô » d'une communication
téléphonique, le Voyez
« vous » ou Ia présentation d'une copie relèvent de cette fonction.
La fonction métalinguistique : Le message porte sur le fonctionnement de la langue elle-même
: par exemple, sur l'explication du vocabulaire employé par les interlocuteurs. Cette fonction
est centrale dans le dictionnaire.

La fonction poétique (stylistique) : La communication prend le message comme


objet, non pour son contenu, mais pour sa forme. C’est le cas de la littérature, l'art, la
2
publicité avec le travail sur les mots, leur sonorité et les rythmes, sur les couleurs, la matière
ou la composition.

1.3.1. Construire une situation de communication (Pourquoi–Quoi–A qui et Comment ?

3
La situation de communication
Une situation de communication s’établit quand quelqu’un s’adresse à quelqu’un d’autre à un
moment et en un lieu donnés avec une intention particulière. Elle se compose donc de :
- l’émetteur (destinateur) : la personne qui parle ou écrit;
- le récepteur (destinataire) : la personne à qui l’émetteur s’adresse; habituellement, le récepteur
et le destinataire sont la même personne, mais il arrive que nous entendions ou lisions des
messages qui ne nous sont pas destinés;
- le message : l’information transmise par l’émetteur au destinataire dans un code commun: le
langage; - les circonstances : le lieu et le moment dans lesquels le message est produit.
Bien comprendre un message/énoncé écrit ou oral, il est nécessaire de bien définir la situation
de communication en se posant les questions suivantes:

- qui parle?
- à qui?
- pourquoi?
- où?
- quand?

Deux cas d’énonciation


On appelle énoncé ce qu’on dit ou ce qu’on écrit (quelques mots, des phrases, un texte…). Il
existe deux types d’énoncés:
-

on a besoin de connaître la situation d’énonciation pour comprendre l’énoncé. On dit que


l’énoncé est ancré dans la situation d’énonciation.
Ex: « Je suis effrayée, inquiète. Pas moyen de trouver Berthe ! Vos petites la cherchent dans le
jardin. »
1. On n’a pas besoin de connaître la situation d’énonciation pour comprendre l’énoncé. On dit
que l’énoncé est coupé de la situation d’énonciation.
Ex: « Ce matin-là, madame d’Embrun demanda à Octavie où était Berthe et remarqua que ses
petites la cherchait dans le jardin. »
Les indices de la situation de communication :
Certaines expressions contenues dans le message/énoncé renvoient à la situation de
communication: ce sont les indices de personne, de lieu, de temps et les temps verbaux

4
II. Principaux types de communication

Les types de communication diffèrent selon le nombre d’acteurs impliqués et leur nature.
On parle également de niveaux de communication et on en distingue trois :

1.2.1 La communication interpersonnelle

Cette communication met en relation directe au moins deux individus qui sont l’émetteur
et le récepteur. C’est la base même de la discipline et de la relation humaine, car elle est
primordiale lorsque l’on vit en société. Elle suit un schéma très simple. L’émetteur envoie un
message par un canal de communication vers un récepteur qui réagira en fonction. Sans cette
rétroaction, la communication sera coupée. À titre d’exemple, les discussions par téléphone sont
des communications interpersonnelles.

Le message peut être verbal ou non verbal. Le postulat de Palo Alto suppose que le
comportement humain constitue également une forme de communication. À ce titre, même en
restant muet et immobile, on dévoile des sentiments qui peuvent être interprétés de différentes
manières.

La communication interpersonnelle peut se faire directement, c’est-à-dire oralement, avec


les deux interlocuteurs présents ou indirectement (via un téléphone ou une vidéoconférence par
exemple). Mais il est aussi possible de communiquer de manière différée par l’envoi de lettres
ou d’e-mails entre autres.

1.2.2. La communication de groupe

Contrairement à la communication interpersonnelle, la communication de groupe


concerne la transmission d’un message d’un ou de plusieurs émetteurs vers un groupe d’individus
ciblés. Les récepteurs sont alors définis selon leur culture et leurs intérêts. Ce mode de
communication est apparu dans les années 50, avec l’émergence de la société de consommation.

L’exemple type en est la publicité. Les entreprises vendent leurs produits et les valorisent
en diffusant des messages personnalisés destinés à un public bien défini. Les réunions entre
cadres constituent également une communication de groupe. Cependant, la rétroaction n’est pas

5
aussi rapide que lors d’une communication interpersonnelle. De plus, le récepteur peut parfois se
sentir inférieur.

1.2.3. La communication de masse

La communication de masse vise à toucher le plus d’interlocuteurs possible. À ce titre,


un émetteur (qui peut également être un groupe d’émetteurs) fait circuler des messages vers tous
les récepteurs disponibles à leur insu ou non. Le message est donc destiné à une large audience
qui pourra être en partie ou totalement influencée par l’intermédiaire des « mass media »
généralement constitués de la presse, de la radio et de la télévision.

Ainsi, la rétroaction est presque absente, voire nulle, dans le schéma de la communication
de masse. Néanmoins, le message est transmis rapidement vers un grand nombre de récepteurs.
Cette forme de communication a également l’avantage d’être totalement contrôlée par l’émetteur
et d’avoir des effets très rapides.

Le risque réside dans la déperdition du contenu du message à cause d’un public non ciblé.
En effet, avec la communication de masse, on diffuse également des informations à une audience
hétérogène avec des intérêts différents. Dans ce sens, la communication de masse est considérée
comme une dérivée de la communication de proximité.

III. Formes de communication

Il est important d’adapter sa communication en fonction du message à délivrer et de


l’interlocuteur. Pour cela, on doit alors choisir parmi les 4 formes de communication : directe,
indirecte, verbale et non verbale.

1.3.1. La communication directe


C’est la forme de communication la plus utilisée sur les chantiers. Les échanges se font
par voie orale, et tous les langages sont utilisés : langage oral, intonations, gestes, expressions du
visage, etc. La communication directe se passe d’intermédiaire ; elle se fait de personne à
personne. Les avantages de cette forme de communication sont son instantanéité, son efficacité
et elle permet la gestion de situations présentes et urgentes. Le principal inconvénient est sa
volatilité, elle ne laisse pas de trace dans le temps. Il faut donc la compléter avec un écrit si c’est
nécessaire.

6
1.3.2. La communication indirecte

Cette forme de communication nécessite l’utilisation d’un canal différé (courrier, compte-
rendu, mail, etc.). La communication indirecte laisse des traces dans le temps. Au vu de sa lenteur
d’exécution, elle n'est pas adaptée pour gérer le quotidien sur un chantier. En revanche, elle est
indispensable pour garder en mémoire un événement important qui peut survenir.

1.3.3. La communication verbale

Il s’agit ici de se parler. C’est donc la forme de communication la plus naturelle, mais pas
forcément la plus simple. Il faut distinguer deux actions : se parler et communiquer oralement.
Se parler n’assure pas forcément que le message est passé. Communiquer oralement signifie
qu'un message doit passer sans être déformé. Pour réussir à faire cette distinction, il est
obligatoire de maîtriser les règles de la communication verbale. Et pour cela, il faut d’abord
maîtriser :

 la langue française
 la grammaire
 le vocabulaire technique

1.3.4. La communication non verbale

Cette forme de communication consiste à faire passer un message sans parler. C’est la
posture corporelle, l'expression du visage et le regard qui parlent pour nous. La gestuelle révèle
l’état d'esprit de l’interlocuteur (insécurité, écoute, repli sur soi), il faut donc y prêter attention.
Lorsque le corps parle pour montrer que les oreilles n’écoutent pas, il ne sert à rien d’essayer de
communiquer. Dans ce cas de figure, il faudra faire de la métacommunication, ce qui signifie
communiquer pour comprendre les émotions bloquant la réception du message.

SECTION 2 : EXPRESSION ORALE ET ECRITE

I. L’exposé oral

2.1.1. Définition

Le code de l'oral est différent du code de l'écrit. En effet, la parole permet une
communication immédiate entre les interlocuteurs et la longue s'adapte de manière naturelle à

7
cette situation. Mise en œuvre par un individu, la parole porte également la marque de son
histoire personnelle, son éducation, de son statut professionnel ou social. La manière d'utiliser la
communication orale dépend enfin des objectifs que poursuit le locuteur : expliquer ou
persuader, par exemple. Dès lors, tes moyens mis en œuvre obéissent à des techniques ct des
codes qu'il convient de maîtriser.

2.1.2. Les grands moments d’un exposé (avant – pendant et après)

Ils sont au nombre de trois : avant, pendant et après l’exposé.

 Avant l’exposé

Avant de faire un exposé oral, il faut l’avoir préparé. Et au lieu de réciter un texte qu’on
aura appris par cœur, il est préférable d’avoir sous les yeux une suite de notes auxquelles on
pourra se reporter tout en parlant : la mémoire peut défaillir. Pour préparer l’intervention, il faut
prendre en compte des sources d’idées et du public présent. Concernant les sources d’idée, elles
sont à trois à savoir :

- L’expérience personnelle : souvenirs, observations, réflexions, etc ;

- L’expérience d’autrui. A recueillir au moyen de ;

- L’expérience de l’interview ou de l’enquête - la technique du brain - storming,

 Pendant l’exposé

Au moment d’engager l’exposé, il faut, chez la plupart des gens combattre le trac, en se
décontractant, en se relaxant… L’orateur a le choix entre trois formes d’expression du discours :

- Improviser - réciter - dire Pendant l’exposé :

- Il convient de bien poser sa voix. La régler (plus forte ou plus faible, débit plus ou moins rapide)
suivant la grandeur et la résonance de la salle où l’on parle 25-35 cm du micro s’il y en a un.

- En cas de non limitation de temps, l’orateur viellera à ne pas se fatiguer, car au-delà d’un certain
temps, la parole ne peut plus être soutenue. Il veillera aussi à ne pas fatiguer l’auditoire, parce
que, après un moment relativement long, l’attention baisse.

- La diction sera soignée : prononciation pure et claire, respiration aisée, le débit ne sera pas
rapide. - L’orateur ne s’aliènera pas le public par des propos indécents : manque de modestie,
langage trivial. - Le corps gardera une attitude ferme, noble et aisée. Les différents gestes seront
mesurés. Les attitudes devront varier.
8
- En dehors des gestes et attitudes oratoires, l’exposé sera animé grâce à une variation dans le
timbre de la voix, dans l’intonation, dans les formules d’entrée et de conclusion et enfin dans
l’emploi des mots (éviter les répétitions inutiles qui accusent une certaine pauvreté sur le plan
stylistique). Certains cas (conférence, discours) tout le texte doit être écrit.

 Après l’exposé

L’orateur cherche à connaître l’effet de l’exposé sur le public. Généralement, le jeu de


questions et réponses le renseigne.

2.1.3. L’importance de la communication non verbale dans un exposé

S’exprimer oralement implique d’utiliser le corps pour appuyer le déroulement de la


parole. L’attitude, les gestes, les regards maîtrisés sont les garants d’une bonne
communication.

L’attitude. L’aisance corporelle s’exprime à travers les mouvements du corps, qui


bougent sans raideur. Les changements de ponctuent le discours en relançant l’attention du
destinataire. Les déplacements contribuent à l’occupation de l’espace par le corps et la voix.
Ils rendent les propos plus vivants.

Les gestes. Des études montrent que, dans la compréhension d’un message oral, les
mots comptent pour 7%, l’intonation pour 38% et la gestuelle pour 55%. C’est dire
l’importance des gestes dans le discours ! Mais les gestes peuvent tout à la fois servir l’orateur,
quand ils assurent la communication, et desservir, quand ils trahissent des sentiments ou son
désarroi.

Le regard. Il permet de garder le contact avec l’auditoire. Trois écueils sont à éviter :
le non-regard, qui révèle la peur des autres et traduit l’absence de communication : les pseudo-
rages, vague, qui survole l’auditoire en fuyant, sans le rencontrer : le regard sélectif, qui se
fixe à intervalle régulier sur une personne ou un petit groupe. Il faut poser son regard
sereinement sur chaque auditeur, sans exclure une partie des destinataires.

9
II. L’expression écrite

2.2.1. Autour de la phrase (éléments de base)

Une phrase est une unité grammaticale reliant un sujet et un verbe. Un sujet est plus
fréquemment un groupe nominal constitué autour d’un nom. Le verbe prend le plus souvent la
forme d’un groupe verbal. Toutefois, dans les phrases non verbales, le verbe n’est pas un groupe
verbal.

2.2.2. Types de phrases

- Déclarative

Elle communique une information et se termine par un point. Exemple : Ce film est
remarquable. Il pleut aujourd’hui.

- Interrogative

Elle exprime une interrogation et se termine par un point d’interrogation. Son ton est
ascendant. Exemple : Quelle boisson veux-tu boire ?

- Exclamative

Elle énonce une exclamation, elle se termine par un point d’exclamation. Le ton employé
pour celle-ci varie en fonction du mot ou du groupe de mots que l’émetteur souhaite mettre en
avant. La phrase exclamative exprime une émotion ou une intensité forte. Exemple : Cette voiture
est incroyable !

- Injonctive

La phrase injonctive indique le plus souvent un ordre, mais elle peut également indiquer
un souhait, un conseil, une suggestion, etc. Elle se termine par un point ou un point
d’exclamation. Le mode de son verbe peut altérer entre l’impératif, le subjonctif et l’infinitif.
Exemple : Mange tes pâtes !

10
2.2.3. Formes de phrases

- Affirmative/la négation

La phrase affirmative ne comporte pas de négation, tandis que la phrase négative porte une
marque de négation : ne .....pas, ne .....guère, ne ......jamais, ne.... Plus, ni......, ne ...... personne,
ne .... rien.

Exemple :

- Phrase affirmative :

Les cheminots sont en grève

- Phrase négative

Les cheminots ne sont pas en grève

- La voix passive/La voix active

Lorsqu’une phrase est énoncée à la voix active, c’est son sujet qui réalise l’action citée. Dans la
voix passive, le sujet subit l’action en question. Exemples :

- Phrase active

Les cheminots ont décidé de faire une grève.

- Phrase à la voix passive

Une grève a été décidée par les cheminots.

- La forme emphatique/La forme neutre

Elle insiste sur un mot ou un groupe de mots dans la phrase afin de le mettre en valeur.

II. Les registres de langue dans une situation de communication

1.3.1. Le registre familier

Ce registre de langue est utilisé entre camarades, à l’oral. Exemple : Bouffer

1.3.2. Le registre courant

Ce registre de langue est utilisé en classe et en milieu professionnel. Exemple : Manger

11
1.3.3. Le registre soutenu

Ce registre de langue est utilisé pour les discours politiques et les conférences. Exemple : prendre
un repas.

SECTION 3 : ORTHOGRAPHE LEXICALE ET ARGUMENTATION

I. L’orthographe d’usage

3.1.1. Signes orthographiques

 Les signes orthographiques

En français, on emploie les signes orthographiques : accent aigu, accent grave, accent
circonflexe, apostrophe, cédille, tréma et trait d’union. Il n’est pas facile de les employer mais il
existe des règles d’emploi.

Les signes orthographiques utilisés pour l'écriture du français sont : les accents, le tréma, la
cédille, le trait d'union, l'apostrophe.

Les signes orthographiques n'ont commencé à être en usage que vers le milieu du XVIe siècle.
Encore s'en faut-il de beaucoup qu'à l'origine ils aient été tous employés.

- Les accents.

Il y a trois sortes d'accents : l'accent aigu (´), l'accent grave (`) et l'accent circonflexe-(^).

- L'accent aigu.

On met l'accent aigu (´) Sur tout e fermé qui termine une syllabe.

Ex.: Bon-té, vé-ri-té.

- L'accent aigu remplace assez souvent un ancien s supprimé. Ex. : Épée pour espée; école pour
escole.

- Accent grave.

On met l'accent grave (`)

1° Sur tout e ouvert qui termine une syllabe dans le corps d'un mot.

Ex. : Pè-re, ri-vi-è-re.

12
2° Sur tout e ouvert qui se trouve dans la dernière syllabe d'un mot terminé par s. Ex. : Ac-cès,
suc-cès.

3° Sur à et dès prépositions, là et où adverbes de lieu; sur l'a de çà et là, deçà, déjà, holà, voilà.

4° Sur l'è des mots terminés en ège.

Ex. : Collège, manège.

- Accent circonflexe.

On met l'accent circonflexe :

1° sur des voyelles longues.

Ex. : Bât, fête, épître, rôle, flûte.

2° Sur l'avant-dernière syllabe des deux premières personnes du pluriel du passé simple. Ex. :
Nous aimâmes, vous finîtes, nous reçûmes, vous rompîtes.

3° Sur la dernière syllabe de la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif. Ex. :


Qu'il allât, qu'il rompît.

4° Sur l'o des pronoms possessifs : le nôtre, le vôtre, les nôtres, les vôtres; ce qui distingue les
deux premiers des adjectifs possessifs notre, votre.

5° Sur l'u des adjectifs sûr et mûr.

6° Sur l'u des participes passés dû, crû, mû des verbes devoir, croître et mouvoir; mais seulement
au masculin singulier.

7° Sur l'i des verbes en aître et en oître dans les temps où cet i est suivi d'un t. Ex. : Il paraît, il
croîtra.

L'accent circonflexe remplace presque toujours une ancienne lettre supprimée; cette lettre est
tantôt une voyelle et tantôt une consonne, ordinairement la consonne s. Ex. : âge pour eage, flûte
pour flaute, dû pour deu, assidûment pour assiduement, rôle pour roole, le nôtre pour le nostre,
croître pour croistre, âne pour asne (latin asinus), âme pour anme (latin anima). Quelquefois
l'accent circonflexe est employé sans motif comme dans grâce.

3.1.2. Autres signes

13
Il existe d’autres signes

- Le tréma.

Le tréma (¨) se place sur toute voyelle qui doit se prononcer comme si elle était isolée. Ex. : Haïr,
aiguë.

- La cédille.

La cédille (¸) se place sous les c auxquels on veut donner le son de l's. Ex. : Façon, je reçois.

Au XVIe siècle, lorsqu'on voulait donner au c le son de l's, on plaçait sur le c un petit s. Un peu
plus tard, on mit cet s au-dessous du c. Telle est l'origine de notre cédille moderne.

- Le trait d'union.

Le trait d'union (-) sert à lier deux ou plusieurs mots.

Ex.: Venez-vous, arc-en-ciel, dix-neuf. On le place :

1° Dans les phrases interrogatives entre le verbe et le pronom sujet qui le suit.

Ex. : Venez-vous?

2° Entre un verbe à l'impératif et les pronoms qui le suivent immédiatement. Ex. : Dites-moi,
portez-la, allez-vous-en.

3° Entre même et le pronom qui le précède.

Ex. : Toi-même, lui-même.

4° Entre ci, là et le mot qui les précède ou qui les suit.

Ex. : Cet homme-ci, ce lion-là, celui-ci, là-dessus, ci-contre.

5° Dans quatre-vingts, quinze-vingts.

6° Pour unir certaines parties d'un nombre.

Ex. : Dix-neuf, soixante-quinze, cent quarante-neuf.

7° Avant et après la lettre t dans les verbes interrogatifs, lorsqu'ils sont à la troisième personne
du singulier et qu'ils finissent par une voyelle.

Ex. : Aime-t-il? marchera-t-elle?

8° Entre les éléments d'un mot composé.


14
Ex. : Chef-d'oeuvre, coq-à-l'âne, la Charité-sur-Loire, peut-être.

- L'apostrophe.

L'apostrophe (') remplace une des voyelles a, e, i, devant un mot commençant par une voyelle ou
un h muet.

L'apostrophe remplace a dans la article ou pronom.

Ex.: L'adresse, l'hirondelle, je l'annonce.

L'apostrophe remplace e

1° Dans le, je, me, te, se, ce, de, ne, que.

Ex. : L'oiseau, j'étais, il s'abat, d'honneur.

2° Dans lorsque, puisque, quoique, devant un, une, il, elle, ils, elles, on.

Ex. : Lorsqu'un homme veut; puisqu'ils exigent; quoiqu'on le défende.

3° Dans quelque devant un, autre.

Ex. : Quelqu'un, quelqu'autre.

4° Dans entre et presque faisant partie d'un mot composé.

Ex. : S’entr’égorger ; presqu'île.

L'apostrophe remplace i dans si devant il, ils.

Ex. : S'il parle; s'ils viennent.

3.1.3. Règles d’accord de quelques mots d’origine étrangère

 Le pluriel des mots latins.

Certains mots latins restent invariables. Il s’agit de : ave, credo, duplicata, intérim, veto, requiem,
extra.

Ex : on appelle des mots hermaphrodites (ce sont des mots invariables).

- Un ave - des ave un veto - des veto


- Un requiem - des requiem un apriori - des apriori

15
- Un credo - des credo

D’autres noms latins prennent un « s » au pluriel : accessit, agenda, alibi, aléa, aparté,
quiproquo etc.

 Les mots composés formés de mots latins restent invariables.


- Un nota bene - des nota bene Un post-scriptum - des post-
scriptum
- Un poste-scripteur - des poste-scripteur Un ex-veto - des ex-
voto
- Un ex-voto - des ex-voto
 Les mots anglais qui ont leur terminaison en « man » ont leur pluriel en « men ».

Ex :

- Un cameraman - des cameramen Un taximan - des


taximen
- Un barman - des barmen Un cameraman - des
cameramen

BN : En français, on emploie souvent barmans, caméramans.

 Les mots français en y ont leur pluriel en « ies ».

Ex :

- Une lady - des ladies


- Un dandy - des dandies

Mais on peut aussi écrire des dandys ou des ladys

- Un week-end - des week-ends

Le mot français utilise souvent ladys, dandys

Remarque : les mots match, sawdwich prennent « s » et s’écrivent de deux manières au pluriel :
des matches ou des matchs, des sandwiches ou des sandwichs. Dans… noms composés formés
de mots anglais, seul le dernier élément prend la marque du pluriel.

Ex :

16
- Un cow-boy - des cow-boys
- Un week-end - des week-ends

 Les mots italiens en o font leur pluriel en « i » ou « os ».

Ex :

- Un scénario - des scénari ou des scénarios


- Un soprano - des soprani ou des sopranos

Remarque : les mots graffiti, confetti, lazzi, qui sont déjà au pluriel en latin en italien, font
confetti lazzi, graffiti au singulier en français et prennent « s » au pluriel.

Ex :

- Un confetti - des confettis


- Un lazzi - des lazzis
- Un graffiti - des graffitis

II. L’orthographe d’usage

3.2.1. La ponctuation

Les signes de ponctuation servent séparer les phrases, les propositions, les mots entre eux
pour obéir à un besoin de clarté une nuance de la pensée ou de l’intonation.

- Le point (.) indique la fin d’une phrase : La maison est au sommet de la colline.

- La virgule (,) sépare les éléments juxtaposés ou opposés : sujet, verbe, adjectif, etc.., ou des
propositions circonstancielles, relatives à valeur explicative, incisive, participiales. Elle maque
une courte pose :

On voit le ciel, la mer, la côte.

Cette maison, vielle, massive, sorte de forteresse, était inhabité.

Je vois, dit-il, que vous comprenez.

- Le point-virgule (;) sépare deux aspects d’une même idée, deux phases d’une même action. Il
marque une pause une longue que la virgule.

17
Le chien, qui sommeillait, s’éveillât ; en sursaut.

- Le point d’interrogation( ?) se place à la fin des phrases qui expriment une interrogation
directe :

Quand nous aurons terminé ? Que veut-elle ?

- Le point d’exclamation( !) s’écrit après les interjections ou les phrase exprimant un sentiment
vif

Attention ! Comme je vous plain !

- Le tiret (-) indique le début d’un dialogue ou le changement d’interlocuteur, il s’emploie aussi
pour mettre en valeur un mot ou une expression :

Es-tu prêt ? Pas encore L’autre chien Le vieux dormais

- Les points de suspension (…) indiquent que la pensée n’est pas complètement exprimée. Il
marque également une pause mettant en valeur ce qui suit :

Si elle avait voulu…

Cette absence me parait … Surprenante

- Les guillemets (« ») se mettent au commencement et à la fin d’une citation ou de la reproduction


exacte des paroles de quelqu’un, ou encore pour marquer qu’une expression est étrangère au
langage courant :

« Venez me voir demain », dit-il.

La « polenta » est met italien.

- Les deux points (:) précède une citation ou un développement explicatif :

Elle s’écria : « Lâchez-moi ! »

Je n’avançais pas : je suis sans cesse dérangé.

- Les parenthèses () indiquent une phrase ou une réflexion accessoires ou encadrent le nom de
l’auteur d’une citation :

On annonça (et chacun s’en doutait) que le vainqueur ne viendrait pas ;

Rien ne sert de courir, il faut partir à point (La Fontaine).

18
- Les crochets s’emploient parfois à la place des parenthèses, par exemple pour insérer une
précision, une remarque personnelle dans une citation :

Elle la cigale alla crier famine… (La Fontaine).

3.2.2 Accords des participes

 Le participe passé sans auxiliaire (être ou avoir).

Ce participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapport.

Ex. :

- Ses yeux cernés manquent d’éclat.


- Ecœurés, les grévistes lancèrent des pierres aux policiers.
Les participes passés : étant donné, mis à part, y compris, excepté, approuvé, lu, examiné,
expédié, non compris, etc.

Ils ne s’accordent pas quand ils sont placés juste devant le substantif.

Ex. :

- Ils sont tous corrompus, excepté les femmes.


- Tous sont atteints par le syndrome de la facilité, y compris les étudiantes.
- Etant donné les difficultés financières de l’entreprise, nous n’embauchons pas.
En revanche, ces participes passés s’accordent quand ils sont placés après le nom.

Ex. :

- Ils sont tous corrompus, les femmes exceptées.


- Tous sont atteints par le syndrome de la facilité, les étudiants y compris.
- Les difficultés financières de l’entreprise étant données, nous n’embauchons pas.

Mais les participes passés, ci-annexé, ci-inclus, ci-joint, restent invariables s'ils sont placés au
début d'une phrase.

Ex. :

- Ci-annexé votre attestation de bourse


- Ci-joint la copie de ton acte de naissance

19
- Ci-inclus copie de votre diplôme.
Ces participes s'accordent généralement s'ils sont placés après le nom.

Ex. :

- Veuillez trouver copie de mon attestation de réussite ci -jointe.


- Veuillez trouver copie de votre facture ci-annexée.

Remarque : l’accord des participes passés cités plus haut doit se faire quand ils sont suivis d’une
préposition.

Ex :

- Envoyée à Londres, ma lettre lui parvint plus vite.

 Le participe passé avec l'auxiliaire être.

Ce participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

Ex. :

- Les enfants sont tombés.


- Ces jeunes filles sont punies.
- Les hostilités sont ouvertes.

Le participe passé reste au singulier si le sujet est une seule une personne désignée par « nous »
ou « vous ».

Ex. :

- Madame le ministre, vous êtes respectée par tous vos collaborateurs.


- Nous, gouverneur de l'Estuaire, voulons lutter contre l’enrichissement illicite.
Un auteur, un étudiant ou une étudiante peuvent aussi employer « nous » de « modestie
» au lieu de « je ».

- Nous sommes convaincues que ce travail de recherche contribuera au progrès de notre


société. (Il s'agit ici d'une personne de sexe féminin).

20
- Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’élaboration de ce
travail (Il peut s'agir d’un homme ou d'une femme).

 Le participe passé avec l'auxiliaire avoir


Ce participe reste invariable dans deux cas :

o Quand il n‘y a pas de complément d'objet direct.


Ex. :

- Ces femmes ont chanté


- Les enfants ont menti
- Vous avez bu
o Quand le complément d’objet direct est placé après le verbe.
Ex. :

- Les enseignants ont revendiqué leurs droits.


- Les enfants ont cueilli des mangues vertes.
- Les jeunes ont frappé deux voleurs.

Le participe passé s'accorde si le complément d'objet direct est placé avant le verbe.

Ex. :

- Les mangues que j’ai cueillies (j’ai cueilli quoi ? « que », complément d'objet direct mis
pour « mangues », accord du participe).
- Les lettres qu'ils ont écrites (Ils ont écrit quoi ? « que », complément d'objet direct mis
pour « lettres », accord du participe.
- Les problèmes que vous avez résolus (Vous aveu résolus quoi ? « que », complément
d'objet direct, mis pour problèmes, accord du participe.
Remarque : participe passé ..... les, dans s'accorde en genre et en nombre si

celui-ci est complément d'objet direct et placé avant le verbe.

- Des erreurs, vous les avez effacées (Vous avez effacé quoi ? « les », mis pour
erreurs, donc accord du participe passé.

- Les bandits vous ont agressés (Les bandits ont agressé qui ? Vous, donc accord du
participe.
- Ils nous ont appelés hier (Ils ont appelé qui ? » nous », donc, accord du participe passé.
21
Une femme écrira :

- Mon mari m’a aidée (Mon mari a aidée qui ? m', donc accord du participe passé).
- Mes parents m'ont choyée (Mes parents ont choyé qui ? m', donc accord du participe
passé).

En revanchant me, nous, vous, peuvent avoir la valeur de complément d'attribution ou de


complément d'objet indirect. Dans ce cas, le participe reste invariable.

- Elle vous a téléphoné hier (Elle a téléphoné à qui ? à vous, complément d'objet indirect,
pas d'accord).
- Ils nous ont promis des cadeaux (Ils ont promis des cadeaux à qui ? à nous, complément
d’objet indirect, pas d'accord).

 Le participe-passé précédé de « en »

Ce participe passé reste invariable si en est complément d'objet direct. On peut considérer
que « en » est neutre.

Ex. :

- Des erreurs, j’en ai fait.


- Des mangues, j’en ai cueilli.
Le participe passé des verbes : courir, coûter, peser, valoir, vivre.

Il s’accorde quand ces verbes sont employés au se ns figuré et reste invariable au sens
propre.

Ex. :

- Les sacrifices que cette construction m'u coûtés (que, complément d'objet direct, donc
accord du participe).
- Les deux cents millions que cette maison a coûté (que, complément circonstanciel de
prix, donc pas d'accord).
- Les dix heures que nous avons dansé (que, complément circonstanciel de temps, pas
d'accord).
- Les cinq tonnes que ces billes d'okoumé ont pesé (que, complément circonstanciel de
poids, donc pas d'accord).

22
Mais on écrira :

- Les dangers qu'ils ont courus (que, complément d'objet direct, donc accord du participe).
- Les bagages qu'ils ont pesés (que, complément d'objet direct, donc, accord).

 Le participe passé des verbes : dormir, durer, marcher, régner.

Ce participe est toujours invariable parce que ces verbes introduisent un complément
circonstanciel de temps.

Ex. :

- Les deux ans qu'il a régné ont déçu tout le mande.


- Les six heures que vous avez marché ont été interminables.

Le participe passé avec « quel », « combien », « que de ».

Quand « quel », « combien ». « que de » sont placés avant le participe, l'accord se fait
avec le complément.

Ex. :

- Que d'erreurs vous avez commises !


- Quelles lettres avez-vous écrites !
- Combien de personnes as-tu humiliées ?

3.2.3. Le pluriel des noms composés.

Il y a des noms composés en un mot (contresens, passeport, portefeuille, etc.) des noms
sans trait d’union (pomme de terre, chemin de fer) et des noms composés avec trait d’union
(timbre – poste, arc – en – ciel, etc.).

Les noms composés en un seul mot ou soudés s’écrivent comme des noms simples et
prennent « s » ou « x » au pluriel.

Ex :

- Un portefeuille – des portefeuilles.


- Un passeport – des passeports.

23
- Un portemanteau – des portemanteaux.

Remarque : Les noms composés soudés (bonhomme, gentilhomme, ainsi que les appellations
madame, mademoiselle, monsieur, monseigneur font varier chacun des éléments composants au
pluriel.

Ex :

- Un bonhomme – des bonshommes.


- Un gentilhomme – des gentilshommes.
- Mademoiselle – mesdemoiselles.

S’agissant des noms composés avec trait d’union, seuls les noms et les adjectifs peuvent
se mettre au pluriel. Mais les verbes, les adverbes, les prépositions et les pronoms sont
invariables.

Quand le nom composé est formé de deux noms qui dépendent de l’un de l’autre, les deux
éléments prennent la marque du pluriel.

Ex :

- Un oiseau-mouche – des oiseaux-mouches.


- Un chef-lieu – des chefs-lieux.
- Un chou-fleur – des choux-fleurs.

Mais quand l’un des deux noms dépend de l’autre, le nom dépendant de l’autre ne s’accorde pas,
l’autre s’accorde.

Ex :

- Un chef-d’œuvre – des chefs-d’œuvre


- Un timbre-poste – des timbres-poste (des timbres de la poste)

Remarque : les noms composés avec le mot « garde » peuvent varier ou non. Ils varient quand le
nom désigne un être animé (garde équivaut à gardien ou gardienne) et restent variable quand le
nom composé désigne une chose.

Ex :

- Un garde-bœuf - des gardes-bœuf ou bœufs


- Un garde-voie - des gardes-voie ou voies

24
- Un garde-frein - des gardes-frein ou freins

Mais on écrira :

- Un garde-boue - des garde-boue


- Un garde-corps - des garde-corps

 Les adjectifs exceptionnels.

Certains adjectifs restent invariables quand ils s’emploient adverbialement. Il s’agit de cher, bas,
bon, court, fort, haut, mauvais, net, etc.

Ex :

- Les oranges coûtent cher mais on écrira : Les oranges sont chères.
- Elle sent bon.
- Cette étudiante s’est arrêtée net.
- Haut les mains !
- Ces valises pèsent plus lourd.

 Demi.

Placé après le nom, demi s’accorde en genre seulement.

- Huit heures et demie.


- Minuit et demi.

Placé devant le nom, il s’écrit avec un trait d’union et reste invariable.

Ex :

- Une demie – dizaine de pommes.


- Des demi – kilos de viande.

L’adjectif « nu » reste invariable devant les noms « têtes », « jambes », « pieds »


employés sans article. Il se joint à ces noms par un trait d’union et constitue avec eux des
expressions toutes faites.

Ex :

- Cette fille est nu – pieds.

25
- Les sportifs sont nu – jambes.

Quand « nu » est placé après le nom, il s’accorde.

Ex :

- Elle marche nus pieds à la plage.


- Elle est mal à l’aise tête nue.

 Possible.

« Possible » se met toujours au singulier après les expressions « le plus, le moins », etc.

Ex :

- Ils ont commis le moins d’erreurs possible.


- Elle a utilisé le plus d’astuces possible pour y arriver.

Mais on écrira :

- Vous avez rencontré toutes les difficultés possibles.


- Elle lui a donné tous les moyens possibles.
- Nous avons vu tous les médecins possibles.

 Les adjectifs composés.

En général, quand l’adjectif composé est placé… de deux adjectifs qualifiants le même
nom, les deux éléments prennent la marque du pluriel.

Ex :

- Des candidats sociaux chrétiens.


- Des enfants sourds – muets.

Exception : Les adjectifs composés extrême – oriental, saint – simonien, etc. Seul le deuxième
élément de ces adjectifs s’accorde.

Ex :

- L’idéologie saint – simonienne.


- Des plats extrême – orientaux.
- Elle est tout – puissante/ Il est tout – puissant.

26
Dans les adjectifs composés de deux éléments dont le premier se termine par a, o, i. Seul le
second élément varie.

Ex :

- Des relations sino – gabonaises.


- Des accords franco – africaines.
- Des ondes infra – sonores.

Dans les adjectifs composés, l’élément qui a une valeur adverbiale reste invariable.

Ex :

- Une association mort – née.


- Des dames court – vêtues.
- Des étudiantes haut – placées.

Remarque : On écrit : les enfants premiers – nés, des nouveau – nés, des reines toutes –
puissantes, des présidents tout – puissants.

 Les adjectifs de couleur.

Il existe des adjectifs simples désignant la couleur et les adjectifs composés.

Les adjectifs de couleurs s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.
Il s’agit des adjectifs suivants : noir, bleu, blanc, fauve, gris, vert, etc.

Ex :

- Les chaussures noires.


- Les robes bleues.
- Des yeux verts.

Mais les adjectifs désignant les couleurs par comparaison implicite restent invariables.

Il s’agit de : acajou, argent, ardoise, or, bordeaux, café, citron, marron, orange, kaki, etc.

Ex :

- Un ruban orange (de la couleur de l’orange) – des rubans orange.


- Une jupe marron (de la couleur du marron) – des jupes marron.

27
 Les adjectifs de couleur sont invariables.

Les adjectifs de couleurs composés, c’est-à-dire formés des deux adjectifs ou d’un adjectif
et d’un nom, restent invariables.

Ex:

- Des gants bleu roi.


- Des robes vert olive.
- Des cheveux châtain clair.

 Les adjectifs numéraux cardinaux.

L’adjectif numéral cardinal indique le nombre précis d’êtres ou de choses désignés par le
nom qu’il accompagne ; il annonce un nom en précisant son nombre.

Ex :

- Cinq poulets.
- Quatre fils.
- Neuf maisons.

 Les mots composés par addition ou multiplication.

Ex :

- Vingt-quatre (égale vingt plus quatre).


- Quatre-vingts (égale quatre fois vingt).
- Trois mille quatre cents (égale trois fois mille plus quatre fois cent).

Mais.

Le trait d’union n’est utilisé qu’entre les dizaines et les unités.

Ex :

- Trois mille neuf cent vingt-trois.


- Quatre-vingt-dix.
- Quatre-vingt-deux.

L’adjectif numéral cardinal est invariable, mais :

28
 Un s’accorde en genre.

Ex :

- Un homme.
- Une femme.

 Vingt et cent prennent un « s » lorsqu’ils sont multipliés sans être suivis d’un autre
nombre.

Ex :

- Quatre-vingts.
- Deux cents.

Cent s’accorde devant million, millier, milliard quand il n’est pas suivi d’un autre nombre.

Ex :

- Neuf cents millions d’euros.


- Trois cents milliards de f CFA.

Ils restent invariables lorsqu’ils sont suivis d’un autre nombre.

Ex :

- Trois cent cinq.


- Huit cent neuf.

Remarque : vingt et cent restent invariables quand ils ont une valeur ordinale.

Ex :

- Prenez votre livre page quatre-vingt.


- C’est l’an mille huit cent.

 Mille.

Mille est toujours invariable.

Ex :

- Douze mille marcheurs pour la paix.

29
- Huit mille manifestants.
- Trois cent quatre mille francs.

Mille est un nom et prend un « s » au pluriel quand il désigne une mesure itinéraire.

Ex :

Le campement des pêcheurs est à deux milles kilomètres de la côte.

Remarque : dans l’expression « mille » et un, « mille » reste invariable.

Ex :

- Elle a mille et un projets.


- Leurs mille et un soucis me stressent.

 Les adjectifs numéraux ordinaux.

Les adjectifs numéraux ordinaux indiquent un rang précis dans un ensemble donné. Ils sont
formés avec le suffixe –ième à partir des cardinaux simples ou composés.

Ex :

- Troisième.
- Millième.
- Vingt et unième.

Quand les adjectifs numéraux jouent le rôle d’adjectifs qualificatifs ; ce ne sont pas des
déterminants ; ils sont donc généralement employés avec un article, un démonstratif, un
possessif, etc.

Ex :

- C’est la première fois que je la vois ; Donne-lui une deuxième chance.

 Les adjectifs numéraux ordinaux s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel
ils se rapportent.

Ex :

- Les premières pages d’un livre.


- Elles sont troisièmes au classement FIFA.

30
III- L’argumentation

Une argumentation est un discours destiné à convaincre de la validité d'un propos ; elle prend en
compte un interlocuteur (réel ou fictif) dont elle veut obtenir l'adhésion. Dans une argumentation,
on distingue le thème (ce dont on parle) de la thèse (ce qu'on en dit, l'opinion émise à propos du
thème).

3.3.1. Construire un paragraphe argumentatif

Rédiger le paragraphe consiste à construire sa pensée autour d’une idée directrice, d’un argument
développé et d’un exemple pertinent. Cet ordre n’est pas immuable. Le paragraphe argumentatif
ne comporte ni introduction, ni conclusion.

Etayer, réfuter et discuter une thèse

Etayer une thèse, c’est le défendre (on dira toujours…). Cela suppose une double démarche :
justifier d’abord les arguments du locuteur, les renforcer ensuite en utilisant ses propres
arguments.

Réfuter une thèse. C’est démontrer la fausseté ou les limites par des arguments contraire (on dira
toujours non…). La démarche : critiquer d’abord les arguments du locuteur, apporter ensuite ses
propres contraires.

Discuter une thèse, c’est la nuancer (on dira oui, mais…). On justifiera d’abord les arguments du
locuteur, puis on montrera les limites grâce à ses propres arguments.

3.3.2. Les connecteurs logiques

Les connecteurs logiques, qu'on appelle « marqueur de relation », sont des mots ou locutions
qui permettent de lier deux éléments d'une phrase, ou deux phrases distinctes entre elles.
On les appelle parfois « mots de liaison » car ils lient deux éléments d'un texte. Leur but est
d'assurer une lecture fluide d'un texte en liant les différentes parties ou idées présentes pour
permettre au lecteur de comprendre le raisonnement et l'argumentation de l'auteur.
Ils mettent également en relation les différentes étapes de l'argumentation.

Il peut s'agir de :
La cause (car, en effet, parce que) ;
La conséquence (donc, c'est pourquoi) ;

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La condition (au cas où, en cas de, si) ;
L'ajout, l'apport d'information (de plus, par ailleurs, d'une part, d'autre part...) ;
L'opposition (mais, au contraire...).

Parfois l'absence de connecteur logique est aussi une manière implicite de lier deux éléments
d'un énoncé. Il faut alors chercher des indices dans la ponctuation (on utilise souvent les deux
points pour introduire une citation ou un exemple, on peut ajouter des précisions, comme nous
sommes en train de le faire en ce moment, entre parenthèses etc.) ou dans l'organisation du
texte en paragraphes.

3.3.3. Le discours argumentatif et sa structure

Le discours argumentatif
Le discours argumentatif a pour but de convaincre ou de persuader le destinataire de penser
ou d'agir comme le veut l'émetteur du discours.
Une argumentation est un ensemble d'arguments organisés destinés à convaincre.
A l'oral
Le discours argumentatif se trouve assez souvent, à commencer dans des situations de la vie
quotidienne.
Ex. : demander à ses parents une autorisation de sortie. Justifier auprès d'un professeur que la
leçon n'a pas été correctement apprise...

A l'écrit

On peut retrouver un discours argumentatif dans un texte narratif (contes, fables), mais aussi dans
des textes descriptifs. On le trouve aussi dans des textes de théâtre, dans la presse, dans les
publicités...

 Les composantes essentielles du discours argumentatif

- La thèse
On nomme thèse l'idée ou l'opinion que l'on défend. Pour l'opinion contraire, on parle d'antithèse.
Cette thèse peut être explicite (clairement formulée) ou implicite (non clairement exprimée).

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- Les arguments

Un argument est une idée ou un fait que l'on utilise dans un raisonnement pour défendre une
thèse.
Dans une argumentation, il ne suffit pas de donner des arguments, il faut aussi les développer :
reformuler la même idée de manière différente pour qu'elle puisse être convaincante ;
l'illustrer ou la justifier par des exemples.

- Les exemples

Pour rendre le raisonnement plus concret, plus facile à suivre pour l'interlocuteur, on a recours à
des exemples qui illustrent et viennent compléter ou renforcer les arguments.

Ex. : un professeur ne sachant en réalité rien, explique aux parents de son élève que les
connaissances sont inutiles. La mère insiste. Dans cet extrait la thèse est : « l'Histoire est inutile ».
Elle est implicite, c'est-à-dire sous-entendue, elle n'est pas écrite.

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