Plan du travail 1
I. Généralités
1. Définition
2. Rappel anatomo-physiologique
3. Epidémiologie
II. Facteurs de risques
III. Diagnostic positif
IV. Classification
V. Evolution d'un cancer du poumon
VI. Diagnostic différentiel
VII. Traitement
Conclusion
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I. Généralités 2
1. Définition
Le terme de cancer désigne une prolifération anormale des cellules. On appelle cancer du
poumon un ensemble de tumeurs malignes dont le point commun est que la cellule qui en est
à l’origine provient des bronches ou des alvéoles. C’est pourquoi le cancer du poumon est
parfois appelé cancer bronchique. En effet, les cellules qui le constituent proviennent le plus
souvent des cellules normales qui tapissent les bronches.
2. Rappel anatomo-physiologique
Organes du système respiratoire intervenant dans les échanges gazeux. Ils fournissent
l’oxygène et éliminent le dioxyde de carbone.
Ils sont au nombre de deux (poumon droit et poumon gauche) et sont situés dans la cage
thoracique. Le poumon droit possède 3 lobes et le poumon gauche 2. Ils sont entourés d’une
membrane appelée la plèvre.
Les poumons ont une élasticité naturelle qui tend à les faire s’affaisser, se dégonfler. Ce qui
les empêche de s’affaisser, c’est le fait que le feuillet pariétal de la plèvre est collé à la paroi
de la cage thoracique, et que le feuillet viscéral est collé au feuillet pariétal à cause du liquide
pleural, et aussi par la création d’une pression intrapleurale inférieure à la pression interne des
poumons.
Titre : les différents poumons et leurs lobes
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3. Epidémiologie
Incidence et Mortalité
Ils représentent le cancer le plus fréquent chez l’homme, leur fréquence augmente sans cesse
dans les deux sexes en occident, surtout après 65 ans, proportionnellement à l’augmentation
du tabagisme (> 20 – 40 U.P.A) (Une Unité/Paquet/ Année= une consommation de 20
cigarettes/j durant un an).
Plus de 2,1 millions de nouveaux cas/an dans le monde. L’âge moyen de diagnostic est de 60
ans environ, avec 5 hommes pour 1 femme. Ce taux est en cours de modification : les femmes
sont, elles aussi, de plus en plus touchées par ce cancer.
Au Niger, selon les dernières données de l’OMS publiées en 2020 les décès par le cancer du
poumon ont atteint 0,03% des décès totaux ; taux de mortalité est 0,54 par 100.000 de la
population.
Plus de 1,8 millions de décès/an dans le monde, première cause mondiale de mortalité par
cancer chez l’homme, comme chez la femme désormais.
L’évolution du tabagisme est la principale cause (en faible diminution chez l’homme ; en
augmentation chez la femme).
II. Facteurs de risques
Tabac (8 cancers sur 10) et exposition à la fumée secondaire (tabagisme passif,
sapeurs-pompiers…) ;
Exposition prolongée à l’amiante, aux gaz d’échappement, à du radon, aux
hydrocarbures, aux rayonnements ionisants ;
Fumer de manière générale (cannabis, narguilé…).
III. Diagnostic positif
a. Signes cliniques
Il existe trois signes majeurs, souvent d’apparition précoce :
La toux sèche, irritante
L’hémoptysie, souvent discret au début
Les surinfections broncho-pulmonaires, traînantes et récidivantes
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D’autres signes se rencontrent aussi fréquemment : 4
Dyspnée
Amaigrissement
Douleurs thoraciques ou pleurale
Anorexie
Dysphonie
b. Signes physiques
Il révèle les signes d’extension :
Ganglions sus-claviculaires
Pleurésie
Pneumothorax
Paralysie phrénique
Douleurs des métastases osseuses ou hépatiques, celle-ci souvent accompagnées
d’ictère
Symptômes neurologiques des métastases cérébrales.
c. Examens complémentaires
Lorsque nous suspectons la présence d'un cancer du poumon, nous pouvons faire recours à
divers examens complémentaires:
La radiographie oriente parfois le diagnostic, bien que avant les signes cliniques.
Dans les cancers centraux, on note une opacité tumorale bien délimitée, ou se confond au
hile, souvent irrégulière, avec adénopathies satellites, parfois avec épanchement pleural.
Dans les cancers périphériques l’opacité est arrondie, dense, polycyclique, ombiliquée
ou spéculée. Elle peut se nécroser en une cavité à parois épaisses.
Une fibroscopie des bronches objective dans les lésions centrales des bourgeons,
ulcérations ou sténoses, que l’on peut faire la biopsie.
TDM (Tomodensitométrie) : Cet examen permet de révéler l'emplacement, la taille et
la forme d'une tumeur au poumon ; savoir si la tumeur s'est propagée à d'autres parties du
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corps ; trouver tout ganglion lymphatique thoracique qui est plus gros que la normale ; 5
guide aussi une biopsie.
L’IRM donne en général de meilleures images au niveau des tissus mous ;
Scintigraphie osseuse : peut être réalisés pour vérifier si le cancer s’est propagé au
niveau des os ou non.
Une biopsie du poumon à travers la peau +++ : guidé par les images du scanner, on
utilise une aiguille pour aller prélever un petit fragment de tumeur pour analyse (examen
histologique). Cet examen permet de connaitre précisément le type de cancer en cause
(cancer à petites cellules ou non à petites cellules) et ses caractéristiques. Réalisé sous
anesthésie locale, cet examen nécessite une brève hospitalisation ;
Une analyse en biologie moléculaire permettra dans certains cas de préciser le
mécanisme s’étant déréglés dans la cellule normale et ayant contribué à sa transformation
et son développement en cellule tumorale.
IV. Classification
Il en existe deux types des cancers du poumon :
Cancer bronchique non à petites cellules (80%) ; eux-mêmes séparés en :
Adénocarcinomes : la majorité (le plus souvent localisés en périphérie du poumon,
leur diagnostic repose sur l’analyse morphologique) ;
Carcinomes épidermoïdes (ou malpighiens de localisation proximale.) ;
Carcinomes autres.
Cancer bronchique à petites cellules (multiplications de petites cellules avec le plus
souvent une croissance rapide et une extension rapide aux autres organes, 20%).
C’est le cancer le plus meurtrier (1ère cause de décès dans le monde et en France) car souvent
de découverte tardive et qui se propage facilement du fait de la circulation sanguine.
V. Evolution d’un cancer du poumon
Ce dernier a 4 stades d’évolution :
Stade 1 : tumeur inférieure à 3 cm et localisée dans le poumon ;
Stade 2 : tumeur propagée aux ganglions lymphatiques des bronches ou du hile ;
Stade 3 : tumeur propagée aux ganglions lymphatiques du médiastin ;
Stade 4 : tumeur métastasée jusqu’à la plèvre, l’autre poumon ou un autre organe.
Elle est mortelle, rapidement (3 mois) pour les cancers à petites cellules ; plus lentement 10 à
12 mois pour les autres.
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Titre: Evolution d’un cancer du poumon
VI. Diagnostics différentiels
Les métastases des autres organes (le foie, colon, sein etc…) : lorsque les métastases
touchent le poumon, c’est généralement le traitement du cancer primitif (c’est-à-dire
de l’organe d’origine) qui doit être instauré. Ce n’est donc pas à proprement parler un
cancer du poumon car, dans ces conditions, le traitement reste celui d’un cancer du
côlon, du foie ou du sein, etc… ;
Le cancer de la plèvre (appelé aussi mésothéliome) est un cancer de l’enveloppe du
poumon ; il n’est donc pas non plus un cancer des poumons et reçoit un traitement
différent de ce dernier ;
Tuberculose pulmonaire ;
Bronchite chronique ;
Bronchite aigue :
VII. TRAITEMENT
Afin de choisir le traitement le plus approprié et de déterminer le pronostic (chances de
guérison), il est important de connaître le stade du cancer en cherchant des réponses aux
questions suivantes:
Est-il encore localisé ? ; A-t-il envahi d’autres organes avoisinants ?
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But du traitement : 7
Détruire les cellules cancéreuses ;
Soulager les symptômes ;
Moyens :
o Chimiothérapie
o Radiothérapie
o Chirurgie
Indication :
o Tumeurs à petites cellules :
Chimiothérapie (épirubicine, carboplatine, …) puis radiothérapie du site primaire (survie
portée à 1 an).
o Tumeurs non à petites cellules
Chirurgie pour les cas localisés, suivie de chimiothérapie ou de radiothérapie si les
ganglions réséqués ou la tranche de section sont envahis.
o Cas inopérables :
Chimiothérapie palliative (cisplatine, gemcitabine …)
Radiothérapie des complications (atélectasie, pneumopathies rétrosténoscopiques,
envahissement de la paroi ou osseux),
Laser endobronchique
o On fait en plus un traitement symptomatique :
Corticoïdes,
Morphiniques,
Antalgiques.
Traitement chirurgical : la pneumonectomie (ou pneumectomie) consistant à enlever
une partie ou la totalité du poumon malade ; cette intervention chirurgicale a été
considérée comme le seul moyen de traiter radicalement le cancer du poumon.
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Conclusion 8
Un véritable problème de santé publique, le cancer du poumon est potentiellement mortel tant
qu’au niveau mondial et régional du fait de l’augmentation de nombres des fumeurs, de la
pollution atmosphérique des certains localités. Le traitement curatif reste toujours un souci
pour les agents de santé.
Groupe N°1 vous remercie pour votre aimable attention !!!
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