Modélisation PERT en gestion de projet
Modélisation PERT en gestion de projet
III.1. Introduction
La méthode PERT est une méthode de gestion de projet visant à prévoir les propriétés d’un
projet en termes de temps, délais et coûts.ell’est permet d’évaluer la durée de réalisation d'un projet
complexe et de détecter les parties de ce projet ne supportant aucun retard.
Son principe est de découper un projet en un ensemble d’actions appelées tâches.
Ce chapitre consiste une explication de réseau de PERT. Puis nous définit comment fait la structure
de réseau de PERT.
La méthode PERT est une méthode de gestion de projet visant à prévoir les propriétés d’un
projet en termes de temps, délais et coûts.
PERT (Program Evaluation and Review Technique (Eng) Technique d’Évaluation et d’Examen de
Programme (Fr) est issu de la marine américaine et date de la fin des années 50
Son principe est de découper un projet en un ensemble d’actions appelées tâches et de les
représenter sous forme graphique selon un graphe de dépendances.
Grâce à la chronologie et l’interdépendance de chacune des tâches, on structure ainsi l’ensemble du
projet et on peut alors planifier la réalisation de chacune des tâches les unes par rapport aux autres,
afin de minimiser les délais, ainsi que réduire l’impact des retards lors de l’exécution des différentes
tâches.
Afin de finaliser la mise en œuvre de la méthode PERT, un certain nombre d’activités doivent être
menées à bien : [7]
Définir de manière précise le projet ;
Définir un responsable de projet auquel on rendra compte et qui prendra les décisions
importantes ;
Analyser le projet par grands groupes de tâches, puis détailler certaines tâches si besoin est ;
Définir très précisément les tâches et déterminer leur durée ;
Rechercher les coûts correspondants, ce qui peut éventuellement remettre en cause certaines
tâches ;
Mettre en œuvre les tâches selon la chronologie décidée ;
Effectuer des contrôles périodiques pour vérifier que le système ne dérive pas ; si c’est le
cas, prendre les dispositions nécessaires – quitte à revoir la planification selon la méthode
PERT – afin de minimiser les conséquences.
III.3.2. Définitions
III.3.2.1. Tâche
Une tâche est le déroulement dans le temps d’une action ; elle permet au projet d’avancer vers
son état final.
On attribue une lettre à chaque tâche afin d’alléger le schéma. La tâche a des propriétés d’ordre
temporel qui qualifient le temps de réalisation : la durée, exprimée en minutes ou bien heures, jours,
semaines, mois, etc.
Exprimée via la méthode PERT, une tâche est représentée par une flèche, précisée par son nom et sa
durée. [7]
Lettre référençant
La tâche B
3
Durée de la tâche
Une tâche ne peut être représentée qu’une seule fois ; inversement, une flèche ne peut représenter
qu’une seule tâche. La longueur, la courbure et la forme des flèches sont sans signification
particulière.
III.3.2.2. Étape
Une étape indique le début et/ou la fin d’une tâche. On numérote les étapes afin de clarifier le
schéma.
L’étape a des propriétés d’ordre temporel : dates au plus tôt et au plus tard, exprimées en minutes,
heures, etc. 1.
Exprimée via la méthode PERT, une étape est représentée par un rond, découpé en 3 zones, précisé
par son numéro, ainsi que ses dates au plus tôt et au plus tard.
Numéro de l’étape
La date au plus tôt est le délai minimum, depuis le début du projet, nécessaire pour atteindre l’étape
considérée.
La date au plus tard est la date maximum, depuis le début du projet, à laquelle doit être atteinte
l’étape considérée pour que le délai de l’ensemble du projet ne soit pas modifié.
III.3.2.3. Réseau
Un réseau est l’ensemble des tâches et des étapes formant l’intégralité de la planification du
projet (on parle aussi de diagramme PERT).
Deux tâches qui se succèdent immédiatement dans le temps sont représentées par deux flèches qui
se suivent, séparées par une étape.
Les tâches B et C sont simultanées et suivent la tâche A : B et C ne pourront débuter que lorsque A
sera complètement achevée.
Deux tâches qui s’exécutent en même temps et s’achèvent en même temps, sont dites
convergentes et sont représentées chacune par une flèche dont le point d’arrivée est une seule et
même étape.
Les tâches A et B sont convergentes et précèdent la tâche C : C ne pourra débuter que lorsqu’A et B
seront complètement achevées.
Tâche(s)
antérieure(s) Tâche Durée
aucune A 3
A B 1
A C 5
B D 6
B E 4
C, I, D F 2
E, F G 9
aucune H 5
H I 8
H J 2
I K 3
J, K L 7
Figure III.7 : ensemble des graphes partiels niveau tâche(s) antérieure(s) / tâche courante
Les graphes partiels de niveau tâche(s) antérieure(s) / tâche courante / tâche(s) postérieure(s) sont
les suivants :
Figure III.8 : ensemble des graphes partiels niveau tâche(s) antérieure(s) / tâche courante / tâche(s)
postérieure(s)
On peut voir que l’on se retrouve ici confronté à un problème concernant la tâche I. En effet, celle-
ci précède les tâches F et K. En revanche la tâche K est précédée uniquement de la tâche I (et pas de
C et D), alors que le tâche F est précédée des tâches I, mais aussi D et C.
Si l’on faisait abstraction de ce problème, on aurait alors une étape, à laquelle C, D et I amènent et
de laquelle F et K en repartent. Or ceci est incorrect car cela signifierait alors que K précède aussi C
et D en plus de I ! Pour résoudre ce problème on va donc utiliser une tâche fictive.
La tâche fictive permet de spécifier que F précède I en plus de C et D, et par contre que K précède I
uniquement.
On obtient alors le réseau complet suivant :
Figure III.13 : calcul de la date « au plus tôt » dans le cas d’une seule tâche
Figure III.14 : calcul de la date « au plus tôt » dans le cas de plusieurs tâches
Figure III.15 : calcul de la date « au plus tard » dans le cas d’une seule tâche
Figure III.16 : calcul de la date « au plus tard » dans le cas de plusieurs tâches
Les tâches ayant une marge nulle ne bénéficient donc d’aucune latence dans leur exécution leur
permettant de ne pas retarder le projet.
L’ensemble de ces tâches permet de déterminer le chemin critique.
On précise les rapports d’antériorité en renseignant le tableau suivant la règle Pour réaliser la tâche
… il faut avoir réalisé la ou les tâche(s) …. Puis on détermine le nombre de tâches antérieures à la
tâche considérée et on indique donc dans la colonne n1 le nombre de croix de chacune des lignes.
Une valeur de 0 spécifie donc que la tâche concernée n’a pas ou plus de tâches antérieures qui n’ont
pas été exécutées, et qu’elle peut donc démarrer. [7]
B X 1
C X 1
D X 1
E X 1
F X X X 3
G X X 2
H 0
I X 1
J X 1
K X 1
L X X 2
Ici, les tâches A et H n’ont pas d’antécédents, elles pourront donc démarrer au niveau d’antériorité
n1.
Ensuite, ayant déterminé quelles sont les tâches pouvant démarrer à ce niveau d’antériorité, on va
éliminer celles-ci du tableau en barrant les colonnes correspondantes. On va alors introduire le
niveau d’antériorité suivant, et réitérer le processus de comptage de tâches antérieures ; et ce ainsi
de suite jusqu’à avoir traité toutes les tâches.
B X 1 0
C X 1 0
D X 1 1 0
E X 1 1 0
F X X X 3 3 1
G X X 2 2 2
H 0
I X 1 0
J X 1 0
K X 1 1 0
L X X 2 2 1
B X 1 0
C X 1 0
D X 1 1 0
E X 1 1 0
F X X X 3 3 1 0
G X X 2 2 2 1
H 0
I X 1 0
J X 1 0
K X 1 1 0
L X X 2 2 1 0
B X 1 0
C X 1 0
D X 1 1 0
E X 1 1 0
F X X X 3 3 1 0
G X X 2 2 2 1 0
H 0
I X 1 0
J X 1 0
K X 1 1 0
L X X 2 2 1 0
Niveau Tâche(s)
n1 A, H
n2 B, C, I, J
n3 D, E, K
n4 F, L
n5 G
Lettre de la tâche
Durée tâche
Le diagramme se construit alors en utilisant les mêmes informations que pour construire le
diagramme de Gantt. On suit le tableau d’agencement des tâches, chaque niveau réapparaît donc en
vertical.
III.5. Conclusion
L’obtention du planning par la méthode PERT suivie des diagrammes de Pert permet donc de
connaître à un moment donné précis quelles sont les tâches effectuées, les tâches en cours, et les
tâches à venir.
On peut ainsi suivre l’avancement des opérations et déterminer si un retard a été pris, si celui-ci
aura une répercussion, et quel sera quantitativement cette répercussion.