Unités et Vecteurs en Physique
Unités et Vecteurs en Physique
L’observation d’un phénomène est en général incomplète si elle n’aboutit pas à une
information quantitative. Obtenir une telle information nécessite la mesure d’une
grandeur physique.
Lorsqu’on donne un résultat (de mesure ou de calcul), il est impératif d’indiquer la nature
du résultat obtenu. C’est ce qu’on appelle la dimension de la quantité considérée. Cette
dimension peut être référencée par un étalon reconnu qui lui donne une unité.
A une grandeur physique peut être associée une valeur numérique qui en traduit
l’intensité. Mais il est une caractéristique essentielle d’une grandeur physique : son
unité, qui en précise la nature.
On introduit alors la notion d’homogénéité d’une grandeur physique.
Remarque : Certaines grandeurs, bien qu’ayant une unité, sont sans dimension. Ce sont
en fait des nombres (réels) au sens mathématique du terme. C’est le cas du radian
(symbole rad) qui est une unité sans dimension.
Règle : Dans un calcul, le nombre de chiffres significatifs du résultat est le plus petit des
nombres de chiffres significatifs des valeurs introduites dans le calcul.
Les grandeurs physiques ayant des unités, l’analyse dimensionnelle permet de s’assurer
de l’homogénéité des expressions sur la base de lois physiques ou d’autres relations
connues. Les principales règles à suivre pour réaliser une analyse dimensionnelle sont
les suivantes :
1. Les quantités à droite et à gauche du signe “=” (ou >, ≤, etc.) d’une équation
doivent nécessairement avoir la même dimension. On ne peut donc comparer
que des grandeurs homogènes, c’est-à-dire dont les dimensions sont identiques.
2. Il est impossible d’additionner ou de soustraire des quantités de dimensions
différentes.
3. Le quotient (resp. le produit) de deux quantités de dimensions différentes a pour
dimension le quotient (resp. le produit) des dimensions. Le rapport de deux
quantités de même dimension est donc sans dimension ou adimensionné.
4. L’argument des fonctions mathématiques usuelles (exp, cos, sin, etc.) n’a pas de
dimension.
5. Il est fortement recommandé de conduire tous les calculs sous forme littérale en
conservant les symboles des différentes grandeurs physiques et de ne réaliser
les éventuelles applications numériques que lorsque le résultat littéral est obtenu.
Ceci permet de vérifier l’homogénéité du dit résultat.UED122, Prof. David A. Bonhommeau, Année 2022-2023 – p.9/31
Vecteurs : définition et notation
−→
A deux points distincts A et B du plan peut être associé le vecteur AB dont les
éléments sont :
• Sa direction, celle de la droite (AB) qui le porte (ou toute droite parallèle à
(AB)).
• Son sens, de A vers B.
−→
• Sa norme, notée ||AB||.
Remarques :
• A est l’origine du vecteur et B est son extrémité.
• Lorsque les points A et B sont confondus, le vecteur est nul. Il est noté !0.
−→ −→
• BA = −AB.
• On appelle vecteur unitaire tout vecteur de norme égale à 1.
• Deux vecteurs sont colinéaires si les droites qui les portent sont parallèles.
−→ −−→ −→ −−→
Propriété 1 : Deux vecteurs AB et CD sont égaux ou équipollents (ie, AB = CD) si
et seulement si ils ont même direction, même sens et même norme. Dans ce cas, le
quadrilatère ABDC (attention à l’ordre des lettres !) est un parallélogramme.
Propriété 2 : L’ensemble des vecteurs de même direction, même sens et même norme
−→ −→
que AB mais d’origine différente sont des représentants du vecteur AB. Ils lui sont
donc égaux.
u · !v = ||!
! u|| × ||!v || × cos(!
u, !v ).
! =!
w u ∧ !v = !
u × !v (“cross product” en anglais).
Ce vecteur est :
• w u et !v et le trièdre (!
! est perpendiculaire au plan formé par les vecteurs ! u, !v , w)
!
est direct.
! est : ||w||
• La norme du vecteur w ! = ||!
u|| × ||!v || × | sin(!
u, !v )|.
Le triplet (!i, !j, !k) forme ainsi une base, dans laquelle il est possible d’exprimer tout
vecteur de l’espace selon
Le repère (O,!i, !j, !k) est dit orthogonal si les vecteurs qui le constituent sont
orthogonaux deux à deux, c’est-à-dire que leurs directions sont perpendiculaires entre
elles. Cette condition peut aussi s’écrire
!i · !j = !i · !k = !j · !k = 0.
Le repère (O,!i, !j, !k) est dit orthonormé (ou orthonormal) s’il est orthogonal et que les
vecteurs qui le définissent ont de plus même norme
Le repère (O,!i, !j, !k) est dit orthonormé unitaire s’il est orthonormé et que la norme
des vecteurs !i, !j et !k vaut 1
||!i|| = ||!j|| = ||!k|| = 1.
−−→
OM = x!i + y!j.
α
u de composantes (α, β) ou
De même un vecteur ! peut s’écrire
β
u = α!i + β!j.
!
xA xB
Soient A et B deux points dans le plan 2D.
yA yB
−→ xB − xA
Composantes de AB : .
yB − yA
xA +xB
Coordonnées du milieu du segment [AB] : 2 .
yA +yB
2
−→ −→ ( UED122, Prof. David A. Bonhommeau, Année 2022-2023 – p.21/31
Norme de AB : ||AB|| = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 .
Espace 2D : Coordonnées polaires
−−→
OM = r!er
−−→ (
avec r = ||OM || = x2 + y 2 .
UED122, Prof. David A. Bonhommeau, Année 2022-2023 – p.22/31
Espace 3D : Coordonnées cartésiennes
−−→
OM = x!ex + y!ey + z!ez .
Dans ce système de coordonnées, le vecteur position est alors donné par l’égalité
vectorielle :
−−→
OM = r!er .
Les fonctions cosinus et sinus sont des fonctions de R dans l’intervalle [−1, 1].
Ce sont par ailleurs des fonctions périodiques de période 2π :
La parité de ces fonctions est aussi bien définie : la fonction cosinus est paire et la
fonction sinus est impaire c’est-à-dire que :
ces deux relations étant par ailleurs exploitée dans le cadre de l’étude du cercle
trigonométrique (cercle de rayon R = 1).
On rappelle aussi les formules d’Euler pour les fonctions cosinus et sinus, très utiles
pour retrouver des formules trigonométriques,
Les relations pour les fonctions tangente et cotangente se déduisent de celles obtenues
pour les fonctions sinus et cosinus en se rappelant que :
sin(x) cos(x)
tan(x) = cotan(x) = .
cos(x) sin(x)
f (x) − f (x0 )
f # (x0 ) = lim ⇒ f (x) = f (x0 ) + f # (x0 )(x − x0 ) au voisinage de x0 .
x→x0 x − x0
La fonction f est donc localement assimilable à une droite affine de coefficient directeur
f # (x0 ) et la valeur de cette dérivée détermine la variation locale de la fonction f :
croissante si f # (x0 ) > 0, décroissante si f # (x0 ) < 0.
2 )
)
d f
La dérivée seconde en x0 , notée f ## (x0 ) ou f (2) (x0 ) ou dx2 ) , permet de déterminer
x0
la concavité d’une courbe (cf cours sur le développement de Taylor).
Une primitive d’une fonction f pour une variable réelle x définie sur un intervalle I est
une fonction F définie et dérivable sur I dont la dérivée est f :
∀x ∈ I, F # (x) = f (x).
Les primitives sont toujours définies à une constante près et une condition suffisante
pour qu’une fonction f admette des primitives sur un intervalle est qu’elle y soit continue.
Rappelons que les primitives sont à la base des calculs d’intégrales (cf chapitre 2 sur la
cinématique).