DIEU, PÈRE, FILS ET SAINT ESPRIT
(La Trinité)
1 - Un seul Dieu, trois personnes
2 - Dieu révélé comme le Père
3 - Le Fils de Dieu : Sa divinité
4 - Le Saint Esprit – Sa divinité
1 - Un seul Dieu, trois personnes
La Bible nous apprend bien des vérités précieuses touchant Dieu, sa nature, ses
perfections et son Être. Mais ce n’est pas tout ce qu’elle nous révèle de Lui. Il y a en
Dieu un mystère que nous ne pouvons pas sonder : il échappe à l’intelligence
humaine la plus vaste et la plus haute.
Partout dans l’Écriture sainte, l’unité de Dieu est proclamée en contraste avec la
pluralité des divinités païennes. « Il y a un seul Dieu » était la grande vérité écrite sur
la bannière d’Israël. « Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel », dit
l’Esprit Saint par Moïse, et le Seigneur Jésus rappelle ces paroles (Deut. 6:4 ; Marc
12:29). Le Nouveau Testament affirme aussi l’unité de Dieu : « Il n’y a point d’autre
Dieu qu’un seul » (1 Cor. 8:4). « Car Dieu est un » (1 Tim. 2:5). Mais dans la
manifestation de Dieu à l’homme, comme nous la trouvons dans l’Écriture, nous
voyons que, dans cette unité absolue, il y a trois Personnes distinctes : le Père, le
Fils ou la Parole, et l’Esprit Saint.
Ces trois Personnes divines paraissent au baptême du Seigneur. Le Fils, devenu
un homme, se présente au baptême de Jean en disant : « Il nous est convenable
d’accomplir toute justice ». Il est baptisé, mais aussitôt les cieux Lui sont
ouverts, l’Esprit de Dieu descend comme une colombe, et vient sur Lui, et la voix
du Père se fait entendre des cieux : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai
trouvé mon plaisir » (Matt. 3:13-17). Le baptême chrétien, d’après l’ordre du
Seigneur après sa résurrection, s’administre « pour le nom du Père et du Fils et
du Saint-Esprit » (Matt. 28:19). Dans la bénédiction apostolique, nous voyons
réunies les trois Personnes divines : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, et
l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous ! » (2 Cor.
13:13).
Ces trois Personnes adorables s’unissent dans la dispensation des bénédictions
divines aux fidèles. Ainsi, dans le chapitre 14 de Jean, le Fils conduit au Père : « Je
suis », dit Jésus, « le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par
moi » (Jean 14:6). L’Esprit Saint, le Consolateur, met les croyants en communion
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avec le Père et le Fils. Le Seigneur dit : « Je prierai le Père, et il vous donnera un
autre Consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité… le
Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom » (Jean 14:16, 26). Et
encore : « Mais quand le Consolateur sera venu, lequel moi je vous enverrai
d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage
de moi » (Jean 15:26.) Nous lisons aussi : « Élus selon la préconnaissance de Dieu
le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus
Christ » (1 Pierre 1:2). Plusieurs autres passages nous montreraient le Père, le Fils
et l’Esprit Saint, trois Personnes distinctes, concourant à l’œuvre de la rédemption
des pécheurs et de la bénédiction des sauvés.
Ainsi, comme on l’a exprimé, le Père est Dieu, le Fils est Dieu, l’Esprit Saint est
Dieu, et ce ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu. C’est un mystère insondable
que l’homme ne peut expliquer, et que la foi doit recevoir en toute simplicité comme
étant révélé par Dieu. Nous le trouvons déjà au premier verset de la Bible : « Au
commencement Élohim créa », ou « les dieux créa », le sujet est au pluriel, et le
verbe au singulier. Puis, au verset 26 de ce premier chapitre de la Genèse nous
lisons : « Faisons l’homme » ; au chap. 3:22 : « Voici l’homme est devenu comme
l’un de nous » (voyez aussi chap. 11:7). Dans le livre du prophète Ésaïe, le Seigneur
dit : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » (Ésaïe 6:8). Ces paroles n’indiquent-
elles pas plusieurs personnes prenant conseil entre elles, et pensant et agissant
ensemble ? Nous pouvons voir aussi au chap. 10 de l’épître aux Hébreux, le conseil
de Dieu, sa volonté (vers. 7), le Fils se présentant pour l’accomplir (vers. 7-9), et
l’Esprit Saint y rendant témoignage (vers. 15).
Indépendamment des passages que nous venons de voir et qui nous font
connaître la pluralité des Personnes dans l’unité de l’essence divine, l’Écriture sainte
établit la divinité de Christ et de l’Esprit Saint d’une manière claire et positive. Elle
leur attribue le nom, les perfections et les œuvres de Dieu. Disons d’abord quelques
mots sur Dieu, révélé comme le Père.
2 - Dieu révélé comme le Père
Il est le Père dans le sens le plus élevé et le plus excellent, comme Père de notre
adorable Sauveur, le Seigneur Jésus Christ, son Fils unique de toute éternité (Jean
1:14, 18), le Fils de son amour (Col. 1:13), et son Fils bien-aimé comme homme sur
la terre. Jésus, dans l’évangile de Jean surtout, aime à présenter Dieu comme le
Père, comme son Père. Il dit du temple « la maison de mon Père » (Jean 2:16).
Quant à son œuvre, il dit : « Mon Père travaille, et moi je travaille » (Jean 5:17) ;
« mon Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel » (6:32). Il dit : « La volonté
de mon Père » (6:40), et « j’ai gardé les commandements de mon Père » (15:10). On
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trouve encore bien d’autres passages où il est parlé de Dieu, le Père du Seigneur
Jésus. « Le Père aime le Fils », « à cause de ceci, le Père m’aime » (Jean 3:35 ;
5:20 ; 10:17), lisons-nous. Le Fils jouissait de cet amour du Père pour Lui.
Dieu est le Père dans un sens absolu, comme une Personne dans la Trinité. Mais
Dieu est aussi appelé Père comme ayant donné l’existence à tous les êtres : « Il y a
un seul Dieu et Père de tous », dit l’apôtre (Éph. 4:6). Il est envisagé aussi comme
Père d’Israël, parce que c’est Lui qui avait choisi et formé ce peuple pour Lui- même
(Deut. 32:6 ; És. 63:16 ; 64:8).
Mais dans un sens intime, Dieu est le Père de tous ceux qui croient au Seigneur
Jésus Christ, de chacun d’eux individuellement, et ensemble ils forment sa famille.
C’est une précieuse relation dans laquelle le Seigneur introduit ses disciples après
sa résurrection. Et c’est Marie de Magdala, de laquelle Jésus avait chassé sept
démons, qui reçoit de sa bouche cette merveilleuse révélation, et qui est chargée de
la transmettre aux disciples : « Va vers mes frères », lui dit le Seigneur, « et dis-leur :
Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean
20:17). Ainsi le Père du Seigneur Jésus devient notre Père, quand nous croyons en
son Fils bien-aimé, selon ce qui est écrit : « À tous ceux qui l’ont reçu (reçu Jésus), il
leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom »
(Jean 1:12). Comme Jésus est le Fils bien-aimé du Père, eux sont de « bien-aimés »
enfants de Dieu, et ils sont aimés comme Jésus a été aimé (Éph. 5:1 ; Jean 17:23).
Et cette relation d’enfant de Dieu ne peut jamais être brisée, car ceux qui en
jouissent, sont nés de Dieu et ont la vie éternelle.
N’est-ce pas un merveilleux effet de l’amour de Dieu qui nous sauve, et fait de
nous, pécheurs et enfants de colère, des enfants de Dieu ? Aussi l’apôtre Jean, en
contemplant ce fait bien propre à produire notre adoration, s’écrie : « Voyez de quel
amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu… Bien-
aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu » (1 Jean 3:1, 2). Nous pouvons
donc adorer Dieu comme Père (Jean 4:23). Quelle grâce !
3 - Le Fils de Dieu : Sa divinité
Nous avons dit que la parole de Dieu établit, d’une manière claire et positive, la
divinité du Fils et celle de l’Esprit Saint. Nous allons voir les passages qui se
rapportent à ce sujet.
Pour ce qui concerne le Seigneur Jésus, il est dit : « Au commencement était la
Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu » (Jean 1:1). Et les
versets suivants nous apprennent que la Parole est le Fils unique, Jésus Christ
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(1:14, 17, 18). Jésus est appelé « Emmanuel, Dieu avec nous » (Matt. 1:23). Son
nom signifie l’Éternel Sauveur. L’ange dit à Joseph : « Tu appelleras son nom Jésus
(forme grecque de l’hébreu Joshua), car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs
péchés » (Matt. 1:21). Il est « le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni
éternellement » (Rom. 9:5). Il est « Dieu manifesté en chair » (1 Tim. 3:16). « Quant
au Fils », il est dit : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles » (Héb. 1:8). Il est
aussi écrit du Fils qu’il est « le resplendissement de la gloire de Dieu et l’empreinte
de sa substance » ; « l’image du Dieu invisible » (Héb. 1:3 ; Col. 1:15). « En Lui », dit
encore Paul, « habite toute la plénitude de la Déité corporellement » (Col. 2:9).
L’apôtre Jean nous dit aussi de Christ : « Il est le Dieu véritable et la vie éternelle »
(1 Jean 5:20). Le Seigneur, l’Éternel des armées, le Roi qu’a vu Ésaïe, et dont les
séraphins proclament la sainteté et la gloire, est le Seigneur Jésus, car l’évangile dit :
« Ésaïe dit ces choses, parce qu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui » (Ésaïe 6:1-7 ;
Jean 12:41). Quand il vient dans le monde, c’est l’Éternel, c’est notre Dieu qui vient
(És. 40:3 ; comp. Jean 1:23 et Luc 3:4-6). Et lorsqu’il reviendra, ce sera « l’apparition
de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2:13).
Il est important de retenir tous ces passages qui donnent au Seigneur Jésus le
nom de Dieu, car bien des hommes le Lui refusent. Beaucoup d’autres portions des
Écritures démontrent la divinité et l’existence éternelle et immuable de Christ, en Lui
attribuant les titres qui n’appartiennent qu’à Dieu. Ainsi l’Éternel parlant à Moïse lui
avait donné la révélation de son Être immuable, en disant : « Je suis celui qui suis »,
et le Seigneur Jésus, parlant aux Juifs, dit : « Avant qu’Abraham fût, JE SUIS »
(Exode 3:14 ; Jean 8:58). De même aussi l’Éternel, le Roi d’Israël et son
Rédempteur, l’Éternel des armées, dit, dans Ésaïe : « Je suis le premier et je suis le
dernier ; et hors moi, il n’y a pas de Dieu » (És. 44:6) ; et Jésus, se présentant à
Jean dans sa gloire comme l’Ancien des jours et en même temps le Fils de l’homme,
dit à son disciple tombé comme mort à ses pieds : « Ne crains point ; moi je suis le
premier et le dernier, et le vivant » (Apoc. 1:17). Le Vivant, Celui qui a la vie en lui-
même et qui donne la vie, est aussi un titre donné à l’Éternel : « Le puits du Vivant
qui se révèle » (Gen. 16:14). « L’Éternel Dieu est vérité, lui est le Dieu vivant » (Jér.
10:10). Jésus Christ est immuable, nous dit l’apôtre : « Jésus Christ est le même
hier, et aujourd’hui, et éternellement » (Héb. 13:8). Mais l’immutabilité n’appartient
qu’à Dieu. Tout change et passe, Lui demeure ce qu’il a été et ce qu’il est. Et voici
que, dans cette même épître aux Hébreux, le Psaume 102 qui décrit l’immutabilité de
Dieu est appliqué au Seigneur Jésus : « Toi, dans les commencements, Seigneur, tu
as fondé la terre, et les cieux sont les œuvres de tes mains : eux, ils périront, mais
toi, tu demeures ; et ils vieilliront tous comme un habit, et tu les plieras comme un
vêtement, et ils seront changés ; mais toi tu es le Même, et tes ans ne cesseront
point » (Héb. 1:10-12).
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Telle est la grandeur divine de Jésus. Dans maints passages que nous avons vus,
Il est révélé comme Celui qui a créé toutes choses et qui les soutient par la parole de
sa puissance (Jean 1:3 ; Col. 1:16, 17 ; Héb. 1:3). À qui appartient-il de créer, sinon
au Tout-Puissant ? Et à qui est la toute-puissance, sinon à Dieu seul ? Une créature,
quelle qu’elle soit, ne peut pas produire quelque chose de rien. Christ est donc Dieu,
puisqu’il a créé les mondes, et il est le Tout-Puissant. C’est le titre qu’il prend dans
l’Apocalypse : « Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, et
qui était, et qui vient, le Tout-Puissant » (Apoc. 1:8). Et ces paroles s’appliquent bien
au Seigneur Jésus, car Lui-même, à la fin de ce livre, dit : « Je viens bientôt,… moi je
suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Apoc.
22:12, 13, et 21:6). Remarquons aussi que ces dernières expressions supposent
l’existence éternelle du Seigneur. Il est Celui qui vit aux siècles des siècles (Apoc.
1:17, 18).
C’est cette même toute-puissance divine que Christ déployait quand il était sur la
terre. De même qu’au premier jour de la création, il disait : « Que .la lumière soit, et
la lumière fut » ; de même il commandait par un mot au vent et à la mer de se
calmer : « Fais silence, tais-toi !… Et il se fit un grand calme » (Marc 6:39). « Je
veux, sois net », disait-il au lépreux, et le lépreux était nettoyé (Marc 1:41, 42). « Je
te dis, lève-toi », ou bien : « Sors dehors », et à cette seule parole, mais parole toute-
puissante, les morts ressuscitaient (Luc 7:14, 15 ; Jean 11:43, 44). C’est parce qu’il
avait en Lui cette puissance divine qu’il pouvait dire : « Détruisez ce temple (son
corps), et en trois jours je le relèverai » (Jean 2:19), et c’est par cette toute-
puissance qui n’appartient qu’à Dieu, et que Lui possède, qu’il ressuscitera les justes
et les injustes (Jean 5:25-29).
C’est parce qu’il est Dieu qu’il pouvait pardonner les péchés (Marc 2:7-10) ; et
c’est parce qu’il est Dieu qu’il a pu opérer le salut, car l’Éternel a dit : « Moi, moi, je
suis l’Éternel, et hors moi, il n’y en a point qui sauve » (És. 43:11). Et l’apôtre Pierre
proclame, en parlant de Jésus : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi, il n’y a
point d’autre nom sous le ciel qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous
faille être sauvés » (Actes 4:12). Ce nom glorieux, c’est celui de Jésus ou Joshua,
l’Éternel Sauveur. Et c’est Lui, le Sauveur tout-puissant, qui va venir des cieux et
« qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa
gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses »
(Phil. 3:21).
Retenons ferme l’enseignement de la parole de Dieu touchant la divinité de notre
adorable Sauveur. « Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a
envoyé » (Jean 5:23). Et : « Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » (Jean 12:26).
Thomas dit à Jésus : MON SEIGNEUR ET MON DIEU (Jean 20:28).
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4 - Le Saint Esprit – Sa divinité
Occupons-nous maintenant de la troisième Personne de la Trinité. C’est ainsi que
l’on désigne par un seul mot le mystère insondable de l’existence de trois Personnes
dans l’unité d’un seul Dieu.
Plusieurs passages de l’Écriture nous montrent l’Esprit Saint comme une
Personne divine. Il est l’énergie toute-puissante qui agit dans tout acte créateur. Ainsi
nous le voyons, lorsque la terre était désolation et vide, planer sur la face des eaux
(Genèse 1:2). Élihu dit à Job : « L’Esprit de Dieu m’a fait » (Job 33:4), et le psalmiste
proclame : « Tu envoies ton Esprit ; ils sont créés » (Ps. 104:30). Dans la vision des
os secs rappelés à la vie, Ézéchiel prophétise en disant : « Esprit, viens des quatre
vents, et souffle sur ces tués, et qu’ils vivent » ; puis le Seigneur, l’Éternel, explique
la vision. Ces os sont le peuple d’Israël, maintenant dans la mort, mais que l’Esprit
de Dieu réveillera et ranimera : « Je mettrai mon Esprit en vous, dit l’Éternel, et vous
vivrez » (Ézéch. 37:9, 14.) C’est l’Esprit de Dieu qui opère la nouvelle naissance,
créant dans le croyant une nouvelle nature (Jean 3:5-8). C’est l’Esprit de l’Éternel qui
contestait avec les hommes rebelles au temps de Noé, et cet Esprit était aussi
l’Esprit de Christ (Genèse 6:3 et 1 Pierre 3:18-20). C’était l’Esprit de l’Éternel qui était
en Moïse et Josué et qui animait les hommes forts qui délivraient Israël. Il était aussi
sur les prophètes pour les faire parler ou pour leur montrer des visions de Dieu.
(Nomb. 11:17, 29 ; 27:18 ; Juges 3:10 ; 11:29 ; 14:6 ; 2 Chron. 20:14 ; Ézéch. 3:12,
14 ; 11:24 ; Michée 3:8 ; Aggée 2:5).
Ces passages de l’Ancien Testament nous font voir l’Esprit de Dieu comme une
Personne agissante ; mais c’est dans le Nouveau Testament qu’il apparaît d’une
manière distincte comme telle, exerçant son action sur les hommes et en eux. Nous
apprenons d’abord que c’est lui qui forme en Marie le corps de l’enfant saint qui
devait naître d’elle : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la Puissance du Très-haut te
couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra, sera appelée
Fils de Dieu » (Luc 1:35). C’est ‘Esprit Saint qui, de même qu’il agissait dans les
Prophètes, animait aussi les saints qui attendaient le Messie, comme Élisabeth,
Zacharie, Siméon (Luc 1:41, 42, 67 ; 2:25, 26). Ensuite, comme nous l’avons vu,
l’Esprit Saint descend sur Jésus à son baptême, et Jésus, rempli de l’Esprit Saint, est
conduit par lui au désert pour être tenté par le diable (Luc 4:1). Ensuite il commence
son ministère « dans la puissance de l’Esprit » » (Luc 4:14 ; Actes 10:38). Tous ces
passages nous montrent bien l’Esprit Saint comme une Personne qui agit et opère.
C’était aussi par l’Esprit Saint que Jésus chassait les démons (Matt. 12:28) ; c’est par
l’Esprit qu’il a été ressuscité (1 Pierre 3:18), et après sa résurrection, c’est par l’Esprit
Saint qu’il donne ses ordres aux apôtres (Actes 1:2).
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Mais le Seigneur avait promis à ses disciples de leur envoyer le Consolateur,
l’Esprit de vérité, pour être avec eux éternellement. L’Esprit Saint devait remplacer
pour eux et auprès d’eux Christ monté au ciel. C’était donc une Personne divine,
mais non pas visible comme Christ l’avait été. Le monde avait vu Jésus, l’avait
entendu, mais l’avait haï et rejeté. L’Esprit Saint, tout aussi réellement une Personne
que Christ, ne pouvait être vu ni reçu par le monde ; Il devait être avec les disciples
et en eux (Jean 14:16, 17). Comme le Père avait donné Christ, ainsi il donnait l’Esprit
Saint ; il l’envoyait (Jean 14:26), est-il dit ; or cela ne peut se dire que d’une
Personne. Le Seigneur dit bien aussi qu’il l’enverra, mais, comme l’explique l’apôtre
Pierre, Christ reçoit de la part du Père l’Esprit Saint promis, et l’envoie aux siens
(Jean 15:26 ; 16:7 ; Actes 2:33). Et ce qui nous fait voir encore que l’Esprit Saint est
bien une Personne, c’est que le Seigneur dit que lorsqu’il sera venu, il enseignera
ses disciples, et leur rappellera les choses que Jésus a dites ; il les conduira dans la
vérité, il leur annoncera les choses à venir (Jean 14:26 ; 16:13).
C’est dans les Actes surtout, où nous voyons s’accomplir ce que Jésus avait
promis à ses disciples, qu’apparaît encore plus distinctement le fait que l’Esprit Saint
est une Personne divine et que nous pouvons contempler son activité. Il descend sur
les disciples le jour de la Pentecôte, « et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint ».
Aussitôt sa présence en eux se manifeste par des miracles qu’il opère, par les dons
qu’il confère, par le courage dont il anime ces hommes auparavant si lâches et
timides, par la puissance qu’il communique à leurs paroles, par la vie sainte qu’il
produit en ceux qui les reçoivent (Actes 2:4 ; 3:6, 7 ; 4:8 ; 2:42-47 ; 4:32-37). Là aussi
le titre de Dieu lui est positivement donné. Ananias a menti à l’Esprit Saint qui était
dans les apôtres et dans l’Assemblée, mais plus loin Pierre lui dit : « Tu n’as pas
menti aux hommes, mais à Dieu » (Actes 5:3, 4).
Dans la suite du récit des Actes, l’Esprit Saint se montre avec une entière
évidence comme une Personne distincte qui agit, envoie et conduit. Il dit à Antioche :
« Mettez-moi maintenant à part Barnabas et Saul, pour l’œuvre à laquelle je les ai
appelés », et étant « envoyés par l’Esprit Saint », ils partirent (Actes 13:2, 4). Lors du
second voyage de Paul, lui et ses compagnons voulaient annoncer la Parole en Asie,
mais ils en sont empêchés par l’Esprit Saint ; pensant alors se diriger vers la
Bithynie, l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas (Actes 16:6, 7). Dans ces différentes
occasions, nous voyons l’Esprit Saint agir comme une Personne. Il en est de même
dans les épîtres, par exemple dans le douzième chapitre de la première épître aux
Corinthiens, où nous lisons que c’est l’Esprit qui distribue les dons de grâce comme il
lui plaît (1 Cor. 12:4, 11).
Il y aurait encore bien des choses à dire sur l’Esprit Saint, sur l’œuvre de cette
troisième Personne de la Trinité dans les croyants et sur son action dans les cœurs,
mais bornons-nous pour le présent à méditer avec soin les passages cités et cette
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grande vérité que la parole de Dieu nous enseigne, que l’Esprit Saint est une réelle
Personne divine ; de même que le Père est Dieu, que le Fils est Dieu, l’Esprit aussi
est Dieu.