CONCOURS INTERNATIONNAL DE PLAIDOIRIE
Prix Cardinal Gantin
Qui construits la paix dans un pays ?
Mémoire de Arios G. GBEGAN
PLAN
INTRODUCTION
I -La part d'œuvre des acteurs internes dans la construction de la paix dans
un pays
A- Les actions du pouvoir politique dans la construction de la paix
B - Les actions du peuple dans la construction de la paix dans un pays
II- La part d'œuvre des acteurs internationaux dans la construction de la
paix dans un pays
A- Les actions des Organisations Internationales dans la construction de la
paix dans un pays.
B- Les actions des autres États dans la construction de la paix dans un
pays
CONCLUSION
INTRODUCTION
L'existence de la paix est l'essence de l'humanisme et devrait être la quintessence de toutes les
actions de l'homme, pour éviter un jour son absence du fait des conflits. Si selon la lumière
cartésienne << le bon sens est la chose la mieux partagée dans le monde>>, la paix devrait
être la chose la mieux souhaitée. Car elle est une valeur mettant l'humanité sur l'île de l'espoir
d'une existence pérenne. Île sur laquelle l'Homme est mis à l'abri des eaux de la folie où
règnent les conflits.
Les expérience des guerres ont sans doute enseigné à l'humanité que seule la paix
permet de vivre ensemble en société, seule la paix permet le développement économique et
socioculturel.
Alors, si la paix était un grand château blanc dans lequel devrait habiter tous les individus
d'une nation, qui la construit ? Qui construit la paix dans un pays?
Cette interrogation est l'une des questions primordiales courtisant, à la première réflexion, tout
esprit scientifique s'intéressant à la paix. Puisque la compréhension est la première étape de
toute analyse objective, attelons-nous à une ample lubrification de cette préoccupation afin de
faciliter une prise de position dans l'objectivité. Le <<qui>> est un pronom interrogatif
recherchant une personne. De suite, <<construire la paix >> est une expression visant
l'établissement, le maintien et la consolidation de la paix. La précision du cadre juridique et
sociologique <<pays>> fait allusion à un État. L'État désigne l'ensemble des populations
vivant sur un territoire, dirigés par un pouvoir politique et dotés de la souveraineté. Dès lors,
les nuances entre la paix et la non-violence de même qu'entre un pays et un État doivent être
faites afin de mieux éclairer notre préoccupation. Premièrement, la paix que nous voulons
distinguer de la non violence est la paix sociale (qui diffère de la paix intérieure, de la paix
active, de la paix interactive et de la paix proactive). La paix sociale étant, donc, une absence
de désaccord dans un groupe social déterminé1; un état de concorde entre les citoyens ; une
absence de luttes sociales, de troubles sociaux. Par contre, la non-violence est un choix de vie
basé sur le respect profond de l'intégrité physique, psychique et morale d'autres êtres vivants.
Secundo, un pays est un territoire occupé par une collectivité nationale 2 alors qu'un État est
un territoire occupé par une collectivité nationale, laquelle est dirigée par un pouvoir politique
dont l'élément indéniable est la souveraineté. Un pays n'est donc pas forcément un État (c'était
le cas de l' Irlande et de la Pologne lorsqu'elles vivaient sous la coupe d''autres États ; c' est
actuellement le cas de la Somaliland). Malgré cette différence, l'État, le pays et la nation sont
très souvent utilisés comme des synonymes. Nous pouvons alors entendre autrement notre
sujet comme : qui est l'acteur de l'instauration de la concorde dans une collectivité nationale.
Soulignons que seule la paix nationale fera objet de notre analyse, même s'il faudrait voir que
la paix internationale est aussi un facteur de la paix nationale.
Dans les souvenirs de l'humanité, aussi bien les peuples que les pouvoirs politiques sont à
l'origine des guerres. De même, ces deux acteurs sont potentiels dans l'établissement de la
paix, son maintien ainsi que sa consolidation (Conflit armé Colombie de 1964, Révolte oromo
de 1973, Conflit d'Afghanistan de 1978, Guerre civile Somalienne de 1991). Mais tout ne
tourne pas autour de ces deux acteurs. La paix nationale peut être affectée par des acteurs à
l'international: négativement (groupes terroristes et autres États) ou positivement
(Organisation Internationale et autres États).
Vu tous ces acteurs ayant d'influence sur la paix dans un pays, il convient de se demander qui
intervient véritablement pour établir, maintenir et consolider la paix dans ce cadre juridique:
le pouvoir politique ? le peuple ? ou les acteurs internationaux ?
Une analyse de cette préoccupation permet, en théorie, de mieux situer les responsabilités
dans la construction de la paix et, en pratique, d'inciter des actions constructives de la paix.
La paix ne peut être en aucun cas l'œuvre d'un seul acteur parmi les trois que nous avons ici.
Car lorsque le pouvoir politique et les acteurs internationaux seront seuls sur le chantier de la
paix
1 Définition donnée de la paix par le dictionnaire LOGOS, Grand dictionnaire Langue Fiançais, BODAS, p2257
2 - Définition donnée du mot pays par le dictionnaire LOGOS, Grand dictionnaire Langue Fiançais, BODAS p2260
sociale, le peuple viendra pour la démolir; lorsque le pouvoir politique et le peuple seront
seuls sur le chantier de la paix sociale , les acteurs internationaux viendront pour la démolir ;
de même pour le pouvoir politique lorsque le peuple et les acteurs internationaux seront seuls
dans la construction de la paix. Même si aucun acteur ne peut être exclu, la part d'œuvre du
pouvoir politique et du peuple (I) est plus importante que celle des acteurs internationaux (II)
dans la construction de la paix dans un pays.
I- La part d'œuvre des acteurs internes dans la construction de la paix dans un
pays
Même si en principe dans les démocratie le peuple prime sur le pouvoir politique, il faut
admettre que nul peuple ne peut s'en passer. Car il faut forcément une tête, un conducteur
pour que l'harmonie règne. Ainsi les actions du pouvoir politique (A) sont plus encadrées et
élargies que celles du peuple (B) dans la construction de la paix.
A- Les actions du pouvoir politique dans la construction de la paix
La part d'œuvre du pouvoir politique dans la construction de la paix est une responsabilité
aussi bien constitutionnelle que conventionnelle; on parle du droit des peuples à la paix3.
Premièrement, le pouvoir politique contribue à la construction de la paix en garantissant un
État de droit et le règne de la démocratie. Il est clair comme l'eau de roche que la paix ne peut
exister sans la liberté. Ainsi, dans un État où les pouvoirs des autorités ne sont pas encadrés le
par le droit et dont le détenteur du pouvoir agit de manière discrétionnaire sans possibilité
réelle pour les individus d'intenter un recours contre le pouvoir, on ne peut pas parler de paix.
Aussi, dans un pays où le peuple ne choisit pas librement ses représentants qui agissent selon
sa volonté, il serait absurde de parler de la paix. Car, malgré l'existence possible du droit dans
un tel régime politique, les lois sont issus de la volonté de l'autorité public et vise dans la
plupart des intérêts privés. Le peuple devient alors esclave dans un tel régime et nous savons
très bien que l'esclavage et la paix sociale s'opposent. D'où en garantissant un État dans lequel
le droit est la base de toutes actions et le peuple à la base de toutes les décision, le pouvoir
politique apporterait une pierre importante dans la construction de la paix. Par exemple, la
monarchie dans la France antique à conduit finalement à une crise économique, sociale,
financière et politique. Elle avait pris fin par une révolution de 1789 à 1792. Rien ne
ressemble à la paix sociale dans cette histoire.
Deuxièmement, la paix dans sa définition positive donne d’autres grosses pierres à poser par
le pouvoir politique. Pour Johan Galtung, il ne faut pas confondre la paix négative4 à la paix
positive. Selon lui, la paix positive est un état où figure : la coopération, une vie à l’abri de
la peur, du besoin et de l’exploitation, la croissance et le développement économique, l’
égalité et la justice, le pluralisme et le dynamisme et où la violence est moindre, mais pas
absente. De cette définition, la part d’œuvre du pouvoir politique devient encore plus
élargie. En veillant donc à la sécurité intérieure du pays, à la croissance économique, à la lutte
contre les misères et le chômage, à la protection des peuples contre les catastrophes naturelles,
le pouvoir le pouvoir politique pose des pierres importantes dans la construction de la paix.
Surtout, la garantie de l’égalité et de la justice est indispensable pour maintenir l’équilibre
et l’harmonie dans un pays. Par exemple au Mali la rébellion touarègue de 1990-1996 qui
est un conflit armé qui avait opposé les Touaregs aux gouvernements du Mali et du Niger était
la cause d'un écartement des Touaregs de la société et des responsabilités politiques. Par
ailleurs, un pays où règnent la misère et le chômage, l'insécurité et les ravages des
catastrophes naturelles, même s'il ne connaît aucun conflit ne peut se prétendre vivre en paix.
La paix sociale , c'est aussi une vie à l'abri du besoin et une harmonie inclusive dans les
considérations et le respect de l'humanité des autres.
3 – Déclaration sur les droits des peuples à la paix ; l’Assemblée générale << déclare solennellement que préserver le droit
des peuples à la paix et promouvoir la réalisation de ce droit constituent une obligation fondamentale pour chaque Etat
4- Pour Galtung la paix négative se définit par l’absence de violence organisée
Tertio, l'instauration d'une armée capable de défendre l'intégrité du territoire national est une
action constructive de la paix dans un pays. Cela est avant tout, une responsabilité attachée au
pouvoir politique dans la plupart des Constitutions. Par exemple au Bénin, l'article 41 de la loi
n°90-32 du 11 décembre 1990 dispose: << le Président de la République est le Chef de l'Etat.
Il est l'élu de la Nation et incarne l'unité nationale. Il est le garant de l'indépendance
nationale, de l'intégrité territoriale et du respect de la Constitution, des traités et accords
internationaux.>> Comprenons qu'en renforçant les capacités militaires pour la dépense
contre le terrorisme et autres menaces militaires, le pouvoir politique ne vise que la paix du
peuple. La preuve est sous notre nez. Si le pouvoir politique béninois a fait un recrutement de
2000 élèves militaires et a construit des casernes dans villes frontalières ces trois précédentes
années, c'est pour assurer la paix des béninois en les protégeant contre les attaques terroristes.
Les pouvoirs politiques ont sans doute plusieurs actions qu'ils mènent ou doivent
mener pour établir, maintenir et consolider la paix dans leurs pays. Cependant, ces actions à
elles seules ne peuvent construire la paix dans un pays. Le peuple aussi mène ou doit mener
plusieurs autres actions sur le chantier de la paix (B)
B- Les actions du peuple dans la construction de la paix dans un pays
Le peuple dans un pays est souvent un mélange d'ethnies, de cultures, de réligions,
d'opinions et de races. Ces points de différence sont souvent les leviers des conflits entre
habitants. Même si le pouvoir politique intervient d'habitude pour calmer les tensions, le
peuple doit faire face à ses responsabilités.
D'abord, par le respect des droits de l’autre les habitants d'une nation favorise la paix.
C'est d'ailleurs l'essence de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948
(DUDH) , de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et d'autres instruments
nationaux comme les codes civils, les codes pénaux, les codes de l'enfant et d'autres
instruments qui posent des prérogatives liés à la personne humaine. Par exemple, l'article 1 de
la DUDH dispose : << tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un
esprit de fraternité>>. Le non-respect des droits de l' autre entraîne de graves dérives loin
d'être synonymes de paix. Lorsqu'on parle de l'apartheid en Afrique du Sud qui fut un régime
de ségrégation systématique entre Blancs et Noirs (aboli en 1991), du génocide des Tutsis au
Rwanda qui se déroule du 7 avril au 17 juillet 1994 causant huit cent mille à un million de
morts, il faut retenir que si le respect des droits de l'autre existait, l'humanité n'aurait pas
connu ces cachets noirs.
Ensuite, en participant aux débats sociopolitiques le peuple œuvre pour la
construction de la paix dans un pays. Le peuple ne doit pas rester à la marge de la vie
politique. Convaincu que l'avis de tous les citoyens compte dans la conduite d'une nation, le
citoyen qui n'intervient pas dans la vie politique de son pays est comme le passager qui
préfère ne pas dire au conducteur de taxi qu'il roule trop vite; ils pourront finir la course
ensemble sous un camion.
Enfin, en cultivant la paix et la non-violence, le peuple favorise la paix. La culture de la paix
et de la non-violence impliquent pour le peuple: des revendications pacifiques, l'éducation des
enfants à vivre en paix, le militantisme pour le partage des valeurs pacifiques. Les
revendications agressives sont souvent les causes des troubles sociaux opposant le pouvoir
politique et le peuple et entraînant habituellement des morts. Lorsque que le peuple apprend à
revendiquer sans agressivité, il évite les tensions et favorise la paix. De même, l'éducation des
enfants à la paix et à la non-violence rassure que la paix règnera dans les générations à venir.
Surtout, lorsque le peuple milite pour le partage des valeurs pacifiques, en initiant des
activités dont les objectifs généraux sont de faire découvrir l'importance de la paix pour
l'humanité, il pose les fondements de la cohésion sociale. Il n'est pas rare de voir des individus
ou des Organisations Non-Gouvernementale mener des actions pour vilipender la paix dans
un pays.
Outre la communion et la complémentarité dans les œuvres du pouvoir politique et du
peuple dans la construction de la paix dans un pays, nous retrouvons des acteurs
internationaux sur ce chantier (II) .
II- La part d'œuvre des acteurs internationaux dans la construction de la paix dans un
pays
Il faut distinguer deux catégories d'acteur international favorisant la paix dans un pays : les
Organisations Internationales (A) et les autres États (B).
A- Les actions des Organisations Internationales dans la construction de la paix dans
un pays.
La première Organisation Internationale qui avait vu le jour pour la paix était la
Société des Nations du 10 Janvier 1920 (SDN ou SdN) qui fut une Organisation
Internationale introduite par le traité de Versailles en 1919, et dissoute en 1946. Ce même
traité était élaboré au cours de la conférence de paix de Paris, pendant laquelle était signé le
Covenant ou le Pacte qui établit la SDN, afin de préserver la paix en Europe après la fin de la
Première Guerre mondiale. Depuis la dissolution de la SDN, la scène internationale a connu
l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui a été instituée le 24 octobre 1945 par la
ratification de la Charte des Nations unies signée le 26 juin 1945 par les représentants de 51
États. Depuis sa création, l’ONU aide plusieurs États dans l'établissement, le maintien et la
consolidation de la paix. De son expérience, nous pouvons affirmer que les Organisations
Internationales (OI) peuvent intervenir pour proposer des instruments internationaux
garantissant le respect des droits de l’homme dans les pays; comme le cas de la Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre
1965, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 11 décembre 1996, de la
Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
du 10 décembre 1984. À l'instar de ces actions, les Organisations Internationales aident les
pays à lutter contre les problèmes et les aléas de l'humanité. Par exemple, moins de 24 heures
après le tsunami qui avait dévasté les pays riverains de l’océan Indien le 26 décembre 2004,
des équipes d’évaluation et de coordination des catastrophes ont été dépêchées dans les zones
les plus durement touchées. L’ONU est immédiatement venue en aide aux rescapés, apportant
au cours des six premiers mois suivant la catastrophe des vivres à plus de 1,7 million de
personnes, un toit à plus de 1,1 million de sans-abri, de l’eau potable à plus d’un million de
personnes et des vaccins contre la rougeole à plus de 1,2 million d’enfants.
De même, les Organisations Internationales interviennent pour apporter des aides militaires
en vue de favoriser la paix dans les pays. Il suffit pour s'en convaincre de se remémorer de
l'intervention de l'ONU au Congo le 14 juillet 1960, puis en Afrique du Sud en 1966 pour que
la Namibie puisse devenir indépendante mais elle ne l’obtiendra qu' en 1990, la même année
elle a intervenu dans le golf et l’embargo contre l’Irak, en 1991 au Cambodge et dans bien
d’autres endroits.
Elle a contribué à mettre un terme à de sanglantes guerres civiles au mozambique et au
Cambodge. Les efforts de maintien de la paix de l’ONU ont également fait une réelle
différence dans d’autre pays comme la sierra Leone, le Burundi, la Côte d’ivoire, le Liberia,
Haïti et le Kosovo. En offrant des garanties essentielles de sécurité et en répondant aux crises,
ces opérations de l’ONU ont facilité la transition politique et ont aidé à soutenir de nouvelles
institution étatique, fragile. Ils ont aidé les pays à tourner la page du conflit et à aborder la
voix d’un développement normal même si des défis majeurs subsistent en matière de
consolidation de la paix.
De plus les OI sont de potentielles actrices instiguant le militantisme pour la paix. Elles
encouragent les pouvoirs politiques et les peuples à œuvrer pour la paix. À ce titre, elles
soutiennent plusieurs initiatives pour la promotion de la paix à travers le monde.
Malgré les importantes actions que peuvent mener les Organisations Internationales dans la
construction de la paix, il nous est donné de constater que d'autres États peuvent apporter
leurs pierres dans la construction de la paix dans un pays (B)
B- Les actions des autres États dans la construction de la paix dans un pays
L’entraide des États est basée sur la solidarité internationale et, dans des cas, sur des accords
entre les États.
Premièrement, en respectant l'intégrité territoriale et la non-ingérence dans la politique des
autres pays, les États favorisent entre eux la paix sociale. Par exemple, le conflit de territoire
entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) affecte négativement la
paix des citoyens, des milliers de morts sont enregistrés ainsi que la migration des populations
de la RDC vivant dans les régions menacées.
Par ailleurs, la collaboration économique entre les pays favorise une croissance économique
réciproque et permet aux pouvoirs politiques de relever ensemble les défis humanitaires
présents dans leurs pays. C'est le cas par exemple de la France et des États-Unis qui ont des
liens économiques forts qui leur sont mutuellement bénéfiques. Ces échanges et ces
investissements favorisent la croissance, l’emploi et l’innovation dans les deux pays.
Pour finir, par la collaboration militaire et les accords de défense entre les États participe à
la construction de la paix dans un pays. Car ces collaborations et accords permettent de
repousser les groupes terroristes et autres menaces militaires. Par exemple, au Costa-Rica
dont le gouvernement a supprimé l'armée se contentant des pactes de non-agression et des
accords de protection qu'il a avec les États Unis et le Brésil pour assurer l'intégrité de son
territoire et les menaces à la paix intérieure. C'est aussi le cas de l'Islande qui n'ayant pas
d'armée se contente de la protection militaire que lui offre son appartenance à l'OTAN.
CONCLUSION
La construction de la paix doit être avant tout l’œuvre de la société qui est menacée d’un
conflit ou qui à été emportée par un conflit. L’action menée à l’échelon international pour
favoriser la paix ou le développement doit venir appuyer l’action menée par le pays, et non s
’y substituer. La construction de paix n'est pas un chantier sur lequel va un seul ouvrier.
Après cette analyse, combien de pays pouvons-nous désigner comme pacifique dans le monde
? Aucun si nous attachons à la définition négative de la paix, mais plusieurs si l'on en adopte
la définition positive. La paix c'est un équilibre qui peut se constater dans un pays et pour sa
pérennisation, les droits de l'homme doivent être respectés. L'humain doit paraître au cœur de
toutes actions. Puisque nul ne peut se prétendre construire la paix tout seul dans un pays,
gardons à l'esprit que la paix se construit ensemble. Et lorsque cette question sera dépassée,
nous pouvons chercher qui peut le plus influencer positivement la paix dans un pays.