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Les Immunoglobulines

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FACULTE DE MEDECINE

IBN EL JAZZAR
SOUSSE

Mastère de recherche
’’Médecine moléculaire et nouvelles technologies
appliquées à la génétique, l’immunologie et la
microbiologie’’

IMMUNOLOGIE
Les immunoglobulines

Pr . Foued B. H. Slama

Année universitaire 2021 – 2022


1
Les immunoglobulines

1- Introduction :

 Les immunoglobulines (Ig) forment un groupe de glycoprotéines présentes


dans le sérum et les liquides interstitiels
 Elles sont douées d’activité anticorps permettant la reconnaissance et la
neutralisation des antigènes
 Certaines sont portées à la surface des lymphocytes B où elles jouent le rôle
de récepteur pour l’antigène.
 Les Ig sont caractérisées par leur grande diversité permettant au système
immunitaire de reconnaitre les antigènes étrangers de façon très spécifique
et de s’adapter aux différents antigènes
 Il existe 5 classes d’Ig : les IgG, IgA, IgM, IgD et IgE. Elles diffèrent par
la taille, la charge, la composition en acides aminés et le contenu en
carbohydrates.

2- Structure des immunoglobulines :

A l’électrophorèse des protéines sériques les IgG migrent au niveau des


gammaglobulines alors que les IgM se localisent au niveau des béta-2 et
les IgA dans les alpha-2 globulines.

2
2-1- Structure générale des Immunoglobulines :
Toutes les immunoglobulines ont une structure générale voisine

2-1-1- Chaines lourdes et chaines légères :


 La structure de base de toutes les Ig est une unité composée de 4 chaines : 2
chaines lourdes (H : heavy) identiques et 2 chaines légères (L : light)
identiques.
 Les chaines sont liées entre elles par des ponts disulfure intercaténaire.
 La classe et la sous-classe de l’Ig est déterminée par le type de chaine lourde.
 La chaine lourde de l’IgG a un poids moléculaire de 50 kilo Daltons (kDa).
 La chaine légère a un PM de 25 kDa
 Il existe 2 types de chaines légères : kappa (κ) et lambda (λ). Les chaines κ
sont présentes dans 60% des Ig et les chaines λ dans 40% des Ig

2-1-2- Régions variables et régions constantes :


La comparaison de la structure primaire des Ig (chaines lourdes de la
même classe ou chaines légères du même type) montre la présence :
 D’un segment variable (V) du côté amino-terminal, très variable
d’une chaine à une autre et participant à la constitution du site
anticorps
 D’un segment constant (C) du côté carboxy-terminal

3
2-1-3- Organisation en domaines :
 La structure tridimensionnelle des Ig montre une organisation en domaines de
structure sphérique et d’environ 110 acides aminés chacun.
 La chaine lourde est formée d’un domaine variable (VH) et de 3 domaines
constants (CH).
 La chaine légère est composée d’un domaine variable (VL) et d’un domaine
constant (CL).
 Chaque domaine présente en son milieu une boucle fermée par un pont
disulfure.

Structure en domaines des Ig

2-1-4- La région charnière :


La région charnière se situe au milieu des chaines lourdes. Il existe à son niveau
les ponts disulfure qui relient les chaines lourdes entre elles.
Elle permet la flexibilité de l’Ig dans l’espace.

2-1-5- Les groupements glucidiques :


Toutes les Ig sont glycosylées. Les chaines oligosaccharidiques sont reliées par des
liaisons covalentes aux chaines lourdes.

4
2-2- Structure particulière des différentes classes d’Ig :

2-2-1- Les IgG :


 Ce sont les plus petites Ig avec un poids moléculaires de 150kDa.
 Il existe 4 sous-classes : IgG1, IgG2, IgG3 et IgG4.
 Les 4 sous-classes ont des différences légères au niveau de la séquence en
acides aminés de la chaine gamma (γ).
 C’est l’IgG3 qui se distingue le plus grâce à sa région charnière plus longue
expliquant le PM plus élevé et un nombre important de ponts disulfure.

2-2-2- Les IgM :


 L’IgM sérique est un pentamère formé de 5 sous-unités analogues.
 Les chaines lourdes mu (μ) ont 5 domaines et plus de glucides que les IgG.
 Les sous unités du pentamère sont liées entre elles par des ponts disulfures et
par un peptide supplémentaire : la chaine J.
 La chaine j est faite d’un domaine analogue à ceux des Ig.

5
2-2-3- Les IgA :
 Il existe 2 sous-classes d’IgA : IgA1 et IgA2. IgA1 est prédominante dans le
sérum et dans les sécrétions.
 L’IgA du sérum est en majorité monomérique alors l’IgA sécrétoire
(IgAs) est sous forme de dimères.
 La chaine alpha (α) comporte 4 domaines comme les IgG
 L’IgA sécrétoire comporte, en plus du dimère d’IgA :
 Une chaine J qui se lie de façon covalente au dimère
 Un composant sécrétoire : qui est formé de 5 domaines (comme ceux
des Ig) liés de façon non covalente au dimère d’IgA. Il est synthétisé par
les cellules épithéliales des muqueuses.

2-2-4- Les IgD :


 La chaine lourde delta (δ) comporte 4 domaines.
 L’IgD est riche en glucides.

6
2-2-5- Les IgE :
 La chaine epsilon (ε) comprend 5 domaines comme les IgM.
 Elle est riche en glucides.

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2-3- Digestion enzymatique des Ig et production des fragments Fc et Fab :
 La digestion enzymatique des Ig a permis d’étudier la relation entre la
structure et la fonction.
 La papaïne clive la molécule d’IgG au niveau de la région charnière et
libère :
 2 fragments Fab (antigen binding) identiques qui se lient à
l’antigène de façon spécifique. Ils possèdent l’activité anticorps de
l’Ig.
 Un fragment Fc responsable des fonctions effectrices de la
molécule.
Il est responsable en particulier de la fixation du complément, de la
liaison aux cellules et du passage à travers le placenta.

2-4- Le site de combinaison à l’antigène :

 Le site anticorps est formé par les parties variables des chaines H et L.
 Il est dénommé le paratope qui est spécifique de l’épitope présent sur
l’antigène.
 La comparaison des parties variables de plusieurs chaines d’Ig a montré la
présence de 2 types de régions :

8
 certaines où les acides aminés sont très variables, appelées régions
hypervariables et sont au nombre de 3 par chaine
 d’autres où les acides aminés sont moins variables constituant
l’armature et sont au nombre de 4 par chaine
 Les régions hypervariables sont constituées chacune de 5 à 10 acides
aminés et correspondent aux zones de contact entre l’anticorps et
l’antigène.
 Les domaines VH et VL se replient dans l’espace et forment des boucles
dont les sommets sont les régions hypervariables.

3-Propriétés antigéniques des Ig :

Les Ig, de par leur activité anticorps spécifique d’un antigène particulier, sont de
plus en plus utilisées dans le traitement de diverses pathologies. Cependant, les
Ig, étant de nature protéique, quand elles sont injectées dans un organisme, elles
peuvent être reconnues comme étrangères et induire l’apparition d’anticorps
contre elles ce qui nuit à la poursuite d’un éventuel traitement.

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Il est important de connaitre l’immunogénicité des Ig pour pouvoir contrôler ces
réactions. Il existe 3 types de propriétés antigéniques des Ig : l’isotypie, l’allotypie
et l’idiotypie.

3-1- L’isotypie :

 Elle représente les différences qui existent au niveau des Ig entre les
espèces.
 Les spécificités isotypiques sont particulières à chaque espèce : l’injection
d’Ig provenant d’une espèce particulière à une autre espèce induira la
production d’anticorps dirigés contre les Ig de la première espèce.
 L’isotypie est portée par toute la partie constante de l’Ig qui est très
différente entre les espèces.
 Elle définit les classes et les sous-classes : les anticorps produits contre des
IgG par exemple ne reconnaitront que les IgG et pas d’autres classes.
 Chez l’Homme, la sérothérapie utilisant des Ig provenant d’une espèce
induit rapidement une immunisation contre ces Ig ce qui diminue
l’efficacité de la sérothérapie.

Les 3 niveaux d’hétérogénéité des immunoglobulines

3-2- L’allotypie :

 Elle représente les différences qui existent au sein des Ig entre les individus
d’une même espèce.
 Les allotypes sont transmis héréditairement selon les lois de Mendel.
 Ils sont détectés par immunisation entre les individus d’une même espèce.

 Les déterminants allotypiques sont présents sur les domaines constants des
Ig

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 L’allotypie est due à des différences à certains endroits dans la séquence en
acides aminés des parties constantes

 L’allotypie des Ig peut induire l’apparition :

 De réactions transfusionnelles chez les sujets polytransfusés qui


produisent des anticorps dirigés contre les Ig présentes avec les
globules rouges transfusés

 D’Allo immunisations foeto maternelles : la mère produit des


anticorps contre les Ig du foetus

3-3- L’idiotypie :

 Représente les déterminants antigéniques présents sur les domaines


variables des Ig

 Distingue les diverses Ig d’un même individu

 Les idiotypes sont détectés à la suite de l’injection d’un antigène :


sécrétion d’un anticorps contre cet Ag puis apparition d’un anticorps anti-
idiotype contre ce premier anticorps

 Il existe une très grande variété de spécificités idiotypiques

 L’idiotypie sert à la régulation du système immunitaire et à éliminer


rapidement les anticorps qui sont produits lors de l’introduction d’un
antigène

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4-Relation Structure/Fonction - Le réarrangement des gènes
des Ig :

4-1- Variabilité des sites anticorps :


Le système immunitaire, afin de pouvoir reconnaitre tous les antigènes
présents dans la nature, produit des récepteurs pour l’antigène d’une
extrême diversité

Extrême
diversité
de AntigèneAnticorps
spécificité
pour
l’antigène
Cette grande diversité provient de la nature des gènes qui codent pour les
immunoglobulines (plusieurs gènes) et de leur capacité de réarrangement
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4-2- Les gènes des immunoglobulines
Il existe plusieurs types de gènes qui codent pour la partie variable des
chaines lourdes : des gènes V (variabilité), des gènes D (diversité) et des
gènes J (jonction). Ces gènes sont présents au niveau du chromosome 14

La partie variable des chaines lourdes provient de la combinaison entre ces


trois types de gènes, alors que la partie variable des chaines légères est
synthétisée à partir de gènes V et J uniquement

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4-3- Le réarrangement des gènes des immunoglobulines
4-3-1- La recombinaison V-D-J des gènes des chaines lourdes
Afin de pouvoir synthétiser une Ig chaque lymphocyte B doit choisir les
gènes qu’il va utiliser et les mettre ensemble
 Chaque lymphocyte B choisit au hasard 3 gènes
 La recombinaison consiste à rapprocher les gènes V, D et J qui vont
être utilisés par la cellule pour synthétiser l’Ig
 Elle survient:
- dans la moelle osseuse
- au cours du processus de différenciation initiale
- indépendamment de toute activation des B par l’Ag
 Elle détermine la spécificité de l’Ac pour l’Ag
 L’Ig synthétisée au décours de ce processus est une IgM.
 Chaque combinaison VDJ est propre à un lymphocyte B

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4-3-2- La recombinaison V-J des gènes des chaines légères
Elle se produit après la recombinaison V-D-J des gènes des chaines lourdes
et permet la synthèse d’une chaine légère et donc d’une Ig complète

Recombinaison V-J (chaine légères)

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4-4- Origine de la diversité des Ig :
L’organisme doit pouvoir synthétiser au moins autant d’Ig différentes qu’il
existe des antigènes dans la nature. Plusieurs mécanismes sont utilisés afin
de faire face à cette nécessité

 Diversité germinale :
Il existe un grand nombre de gènes qui codent pour les parties variables
des Ig au niveau de l’ADN mais le nombre n’est pas suffisant pour
synthétiser des milliards d’Ig différentes

40 V / 25 D / 6 J κ : 40 V / 5 J λ : 30 V / 4 J

 Diversité combinatoire :
Les parties variables ne proviennent pas d’un seul gène. La combinaison
entre gènes V, D et J (ou V et J pour les chaines légères) augmente les
possibilités de diversité

H : 40 x 25 x 6 = 6 000 réarrangements possibles

κ : 40 x 5 = 200 λ : 30 x 4 = 120

 Diversité jonctionnelle :

La jonction entre les divers gènes (V, D et J) n’est pas précise : des bases
peuvent être éliminées, ce qui change la structure de l’immunoglobuline et
augmente les possibilités de diversité des anticorps

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H : 6 000 x 100 = 600 000 agencements
κ : 200 x 10 = 2 000 λ : 120 x 10 = 1 200

 Diversité d’association :
Les Ig proviennent de l’association entre une chaine lourde et une chaine
légère. Les chaines H peuvent se combiner à n’importe quelle chaine légère

600 000 H x 3 200 L ~ 2.109 spécificités anticorps

 Mutations somatiques
 Consistent à introduire des mutations dans les gènes qui codent pour
les parties variables
 Surviennent uniquement après activation des B par l’antigène dans
les organes lymphoïdes secondaires
 Modifient l’affinité de l’Ac pour l’antigène (maturation d’affinité).
 Ne modifient pas la classe ni les propriétés fonctionnelles de
l’anticorps
 Multiplient la diversité des spécificités anticorps au moins par 1000 :
BCR : 2. 1012 Spécificités distinctes

(NB : les chiffres dans le chapitre ‘’origine de la diversité’’ne sont pas à


retenir)

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4-5- La commutation de classe (ou switch)
Afin de pouvoir synthétiser une autre classe d’Ig, le lymphocyte B doit faire
un 2ème réarrangement appelé ’’commutation isotypique’’ qui consiste à
rapprocher le gène constant concerné des gènes VDJ déjà choisis par le
lymphocyte.
La commutation isotypique :
 Ne modifie pas le site anticorps, que ce soit la spécificité ou l’affinité
de l’Ac pour l’Ag
 Modifie l’isotype et donc les propriétés fonctionnelles de l’anticorps
 Survient:
 dans les organes lymphoïdes secondaires
 uniquement après activation des B par l’Ag

Commutation de classe (synthèse d’une IgE)

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5- Fonctions des différentes classes d’Ig
5-1- L’IgG :

 C’est l’immunoglobuline majoritaire dans le sérum (70 à 75% des Ig


totales)

 Elle se trouve en Intra- et en extravasculaire

 Elle est sécrétée après les IgM au cours de la réponse primaire alors que
dans la réponse secondaire elle apparait dès le début

Réponse secondaire

 Selon la sous-classe considérée, elle induit une :

 bonne fixation aux récepteurs FcgR (IgG1 et IgG3) entrainant


l’opsonisation ou la cytotoxicité cellulaire dépendante d’anticorps
(ADCC)

 fixation au C1q (IgG1 et IgG3 surtout) entrainant l’activation de la


voie classique du complément

 C’est la seule Ig qui traverse le placenta :

 Elle est captée de la circulation maternelle de façon active

 A la naissance le nouveau-né a le même taux en IgG que sa mère

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 Les IgG maternelles couvrent le nourrisson pendant les premiers
mois de vie contre les infections

 Le nourrisson commence à synthétiser ses propres IgG à partir de la


naissance

 Le taux d’IgG du nourrisson n’atteint celui de l’adulte qu’après l’âge


de 1 an

 Le nourrisson passe par une période de déficit immunitaire


transitoire à partir du 4ème mois (taux bas d’IgG) expliquant le début
d’apparition des infections

5-2- Les IgM :

 Se trouvent dans le compartiment vasculaire (à cause de leur grande taille,


elles ne traversent pas l’endothélium vasculaire) et constituent 5 à 10% des
Ig sériques

 Activent le complément de façon très efficace (+++) à cause de leur


structure pentamérique

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 Ce sont les premières Ig sécrétées par le fœtus et les premières Ig
sécrétées lors d’une réponse primaire

 C’est une première arme efficace afin de protéger le secteur vasculaire


contre toute infection

 Jouent le rôle de récepteur pour l’antigène à la surface du lymphocyte B


(sous forme monomérique), elles possèdent une partie hydrophobe
supplémentaire qui leur permet de s’ancrer dans la membrane

 Ne traversent pas le placenta.

L’apparition d’IgM contre un agent infectieux chez un nouveau-né signe une


infection néonatale et non un transfert passif d’anticorps de la mère

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5-3- L’IgA :

 IgA sériques : 10 à 15 % des Ig sériques mais leur fonction n’est pas connue

 IgA sécrétoires :

 Sont présentes dans les sécrétions (digestives, respiratoires, génito-


urinaires, colostrum, lait, larmes).

 Jouent un rôle fondamental dans l’immunité anti-infectieuse des


muqueuses
 L’IgA sécrétoire est sécrétée par les plasmocytes de la sous-muqueuse,
elle est captée par un récepteur sur la cellule épithéliale et traverse
cette dernière pour être déversée dans la lumière.
 Une partie du récepteur reste collée à l’IgA sécrétoire et forme le
composant sécrétoire qui protège l’IgA contre la dégradation

Synthèse et sécrétion des IgA sécrétoire dans les muqueuses

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5-4- L’IgD :

 Constituent moins de 1% des Ig sériques (dont le rôle n’est pas connu)

 Jouent le rôle de BCR au stade de B mature qui exprime en même temps


une IgM et une IgD de surface

5-5- L’IgE :

 Taux sérique très faible

 C’est un anticorps cytophile : la grande majorité des IgE est liée à des
cellules par l’intermédiaire de récepteurs

 Récepteur de forte affinité (mastocytes et PN Basophiles)

 Récepteur de faible affinité (PN éosinophiles)

 Elle joue un rôle important dans la défense contre les gros parasites
(helminthes) : lyse par cytotoxicité cellulaire dépendante d’anticorps
(ADCC : antibody dependant cell cytotoxicyty)

Lyse d’un helminthe par Cytotoxicité dépendante des IgE

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 L’IgE peut être produite en très faible quantité suite à l’introduction d’un
antigène. Les IgE activent les mastocytes qui, en dégranulant, produisent
une inflammation modérée ce qui augmente la mobilisation des facteurs de
l’immunité

 Chez les sujets allergiques à un antigène (appelé allergène), l’IgE est


responsable des phénomènes d’hypersensibilité immédiate (allergie).

 L’introduction de l’antigène entraine une production excessive d’IgE.

 La liaison de l’antigène aux IgE présentes sur les mastocytes induit la


dégranulation de ces dernières

 Il y a production d’une forte réponse inflammatoire

Mécanisme de l’hypersensibilité immédiate

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6- Les anticorps monoclonaux :
6-1- Définition :

Les anticorps monoclonaux sont une population homogène d’anticorps issus d’un
seul clone de cellules B. Ils reconnaissent tous un seul type d’épitope et sont
produits par technique d’hybridation cellulaire

6-2- Technique de production des anticorps monoclonaux :

Ils sont produits à partir d’une fusion entre un lymphocyte B et une cellule
myélomateuse (plasmocyte cancéreux). Le lymphocyte apporte la spécificité de
l’anticorps sécrété et la cellule myélomateuse procure la division illimitée.

 L’antigène est injecté à une souris qui va produire un grand nombre de


lymphocytes B fabricant des anticorps spécifiques de cet antigène

 Les lymphocytes B de la souris sont prélevés

 Ils sont fusionnés avec des cellules de myélome pour obtenir des cellules
hybrides immortelles et productrices d’anticorps

 Chaque cellule hybride est isolée et se multiplie de façon illimitée

 On obtient ainsi une source de production continue d’un anticorps particulier

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Technique de production des anticorps monoclonaux

6-3- Caractéristiques des Ac monoclonaux par rapport aux Ac polyclonaux:

 Spécificité : Ils reconnaissent un seul épitope d’un antigène


 Affinité : On peut sélectionner des anticorps monoclonaux avec une forte
affinité
 Production : la production peut être massive car elle est faite in vitro
 Synthèse : illimitée puisque les hybridomes se multiplient indéfiniment
 Utilisation : facile et fiable car reconnaissent un site bien précis

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6-4- Utilité des anticorps monoclonaux :

Ils sont utilisés dans plusieurs domaines :

 Dosage de molécules : différentes techniques sont utilisées en fonction de la


concentration des molécules à doser

 Diagnostic de certaines maladies : par la détection ou le dosage


d’antigènes particuliers

 Utilisation thérapeutique :

 Les Ac monoclonaux sont utilisés en particulier :

 En cancérologie
 Dans les maladies auto-immunes
 En transplantation d’organes
 Mode d’action des Ac monoclonaux en thérapeutique :

Ils peuvent agir par :

 Blocage d’une molécule active (exemple : anticorps anti-TNF dans


certaines maladies inflammatoires)

 Ciblage d’une cellule cancéreuse favorisant sa lyse

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