0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
29 vues28 pages

Module Notions

Transféré par

ibrahimbadiedouli
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
29 vues28 pages

Module Notions

Transféré par

ibrahimbadiedouli
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Notions sur les énergies renouvelables

L1 - ER/ELM

NOTIONS SUR LES ENERGIES RENOUVELABLES

1
Chap. 1. Enjeux environnementaux : Problèmes environnementaux causés
par le pétrole et les produits pétroliers ; mesures visant à les maitriser.
I. Les impacts environnementaux du pétrole
Le pétrole est la cause de pollution, ainsi que de destruction de la faune et la flore. Il a donc un
impact néfaste sur l’environnement, causé par plusieurs phénomènes comme les marées noires.
On caractérise son impact par deux types de pollutions :

 La pollution par exploitation et transport du pétrole (marée noire, boue polluante et


pollution acoustique)
 La pollution liée aux dérivés du pétrole (combustion de carburants qui entraine une
pollution atmosphérique dégradation de la faune et la flore à cause des plastiques).
1. La pollution par exploitation et transport du pétrole
 Les marées noires
Une marée noire est une catastrophe industrielle et écologique dû à l’échouement d’une nappe et
due à un déversement volontaire ou accidentel d’une certaine quantité de pétrole brut ou bien de
produits pétroliers dans la mer et qui est ramené vers la côte par l’effet des marées, des vents et
des courants. Les marées noires sont la cause de pollutions et ces dernières ont un impact non
négligeable sur l’écologie. Ces marées noires perturbent durement et durablement la faune et la
flore. Elles génèrent la dégradation de l’écosystème, cela peut causer l’asphyxie totale du milieu
; Exemples des grandes marées noires et leurs conséquences :
ERIKA : c’est un symbole des catastrophes que représentent les grandes marées noires ; 12-
121999, le pétrole, Maltais ERIKA faisait naufrage au large des côtés LOIRE-ATLANTIQUE ont
eu conséquence des vagues successives de pollution qui ont souillées 400 kilomètres de côtés et
plus de 300 000 Oiseaux marins hibernant seraient morts dans (source Ligue pour la Protection
des Oiseaux (LPO)).
• En 1978, 227000 tonnes de pétrole brut déversées en Amoco Cadiz le paysage est dévasté
10 000 cadavres d’oiseaux sont retrouvés sur les côtes de Finistère, c’est la plus grande
marée noire enregistrée dans le monde indique le Centre de Documentation de Recherche
et d’expérimentation sur les Pollutions Accidentelles des Eaux (CEDRE.

Marée noire

 Les boues de forage


La boue de forage est un mélange de terre, de morceaux de roches et de lubrifiants synthétiques
toxiques qui sont utilisés pour permettre aux foreuses de progresser à grande profondeur. Elle
2
doit être stockée dans des sites d’enfouissement spéciaux, et surtout elle ne doit pas être rejetée
ans la mer parce qu’elles sont en elles même polluantes écotoxiques (nuisible pour
l’environnement). Mais certaines entreprises sont autorisés à rejeter, ces boues en mer si elles ne
dépassent pas un certain seuil de toxicité) rejetées en mer (etant donné leur composition toxique,
contenant par exemple des hydrocarbures. Elles polluent une zone entre 400 m et 1km.

 La pollution acoustique
La pollution acoustique est une perturbation du paysage causée par le son provenant des travaux
pétroliers et le bruit des navires. Il y’a plusieurs types de pollutions acoustiques causées par le
pétrole :
 Lors de l’exploration : les « canons à air » qu’on utilise pour détecter la présence de pétrole
ou de gaz naturel sous le lit de l’océan émettant des ondes sonores extrêmement puissantes.
Ces canons émettent des ondes sonores pendant des jours et des mois. Ces derniers peuvent
pousser les baleines ou même les dauphins à quitter un territoire.
 Pendant l’exploitation : les bruits causés par le forage et extraction ne sont pas aussi
puissants que ceux des canons à air, mais ils ont une durée plus importante. A la longue, ces
bruits constants peuvent pousser les baleines et d’autres espèces maries à abandonner leurs
habitas, ainsi les animaux perdent aussi leur repère. Donc les sons provoqués par
l’exploration sismique du pétrole entraînent des pertes de sensibilité auditive, des blessures
internes ou encore la mort.
 Les bruits de navires : En sillonnant constamment les océans, les navires comme les
superpétroliers émettent des sons tels que des bruits de moteurs, d’hélices, des sons tels des
bruits de moteurs, d’hélices, de roulements…. La fréquence de ces bruits se situe entre 20
et 300 hz Ces bruits peuvent aussi amener les baleines à abandonner leurs habitas. Ce

3
problème est particulièrement marqué dans le golfe du Mexique, le long de la côte
californienne.
2. La pollution liée aux dérivés du pétrole
En plus des pollutions liées à l’exploitation et au transport du pétrole, ce dernier possède aussi des
pollutions indirectes liées à ses dérivés.
 La pollution atmosphérique ou pollution de l’air
Plusieurs types d’exploitations pétrolières libèrent des substances toxiques dans l’air et /ou des gaz
à effet des serres. L’exploitation pétrolière et gazière, de même que la production et le traitement
de base du pétrole brut et du gaz naturel, appartiennent au secteur en amont de l’industrie. Le
raffinage du pétrole est un procédé industriel visant à extraire par distillation des principaux
composants du pétrole brut et à les convertir en matière premières en produits finis qui seront
utilisés comme combustible (essence, kérosène, gaz etc…) ou pour d’autres usages (huiles
lubrifiantes, asphaltes….).
Par exemple, les émissions atmosphériques résultant du brûlage à la torche sont préoccupantes
parce qu’elles ont un effet sur la quantité des gaz à effet de serre à l’échelle régionale. Cette pratique
a en réalité un triple effet négatif :
• Le raffinage du pétrole entraine le rejet de nombreux polluants atmosphériques, notamment
les oxydes de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NO2), le monoxyde de carbone(CO) et le
benzène (C6H6), ainsi que de nombreux gaz à effet de serre.
• Il faut noter que la pollution de l’air est causé par de nombreux secteurs d’activités dans la
vie de tous les jours(le chauffage du secteur résiduel, le trafic routier, les chantiers et carrière
ou encore l’agriculture sont les principaux, dans l’exemple de l’Ile de France.
 La contamination des milieux par les plastiques
Les plastiques sont un dérivé du pétrole, et ils sont une source de pollution considérable.
Notamment pour le milieu marin mais ils ont aussi un effet grave sur la dégradation du paysage.
80% des sacs plastiques ne sont ni recyclé, ni triés, ils sont donc rejetés dans la nature. Et étant
donné leur caractère léger, ils ont tendance à s’envoler et on les retrouve partout dans les milieux
naturels
Champs, rivières, montagnes et mers, où ils contribuent à la dégradation des paysages.
Entre les pots de yaourts, les emballages alimentaires et les sachets de courses, le plastique à tout
simplement envahit notre vie. Malheureusement apercevoir de plus en plus souvent des morceaux
de plastiques sur les plages ou même en mer.
La plastique est une grande (ou l’une des) découvertes du siècle dernier et nous facilite la vie dans
des biens des domaines mais la pollution qu’il engendre le rend néfaste pour l’environnement. On
estime que chaque année ce sont 30 millions de tonnes de plastiques qui se retrouvent dans les mers
du globe. 90% des déchets retrouvés à la surface des océans sont des plastiques : bouteille, corde
en nylon, sacs plastiques etc….
Ces détritus causent une pollution à très long terme avec une de vie de presque 1000 ans. Ce qui
est alarmant quand on sait que les plastiques ont tendance à concentrer des polluants très nocifs.
Par exemple en France 122 millions de sacs plastiques jonchent les 5000 km de côte du littoral et
tuent des milieux d’animaux marins chaque année. Ils étouffent de nombreuses espèces marins, à
cause des rayons de soleil qui dégradent les plastiques et les réduisent à la taille de 5 mm de largeur,
soit la taille de zooplancton, poissons les confondent, finissent par les manger et meurent. Quant
aux tortues elles confondent les sachets plastiques avec des méduses et meurent littéralement
étouffées. Les oiseaux sont également touchés par cette pollution. En fin, ce ne sont pas moins de
260 espèces qui sont menacées par le plastique produit par l’homme.
4
II. Mesures visant à maitriser les problèmes environnementaux
Un certain nombre de mesures sont à prendre en compte afin de lutter contre les problèmes
environnements. Il s’agit entre autre:
 Améliorer les carburants existants
Il s’agit ici de faire un mélange entre le carburant fossile et celui d’origine végétale afin de réduire
la capacité d’émission de gaz à effet de serre du carburant fossile.
 Réduire la consommation des combustibles fossiles
Afin de protéger notre environnement on a intérêt à minimiser la consommation de carburant
d’origine fossile
 Contrôler les rejets dans l'atmosphère
En utilisant à titre d’exemple un système de cogénération qui permet de recycler le gaz polluant
l’environnement.
 Des carburants nouvelles générations
Il s’agit d’utiliser des carburants d’origines végétales qui sont moins riches en carbone que ceux
d’origine fossiles.
 Utilisation des voitures solaires et d’autres appareils en solaire  La voiture
écologique
Ce sont de voiture utilisant de carburants d’origine végétales et à hydrogène.
 lutter contre les négligences et assurer la maintenance régulière des
équipements.
 Sensibiliser et prendre des mesures adéquates pour lutter contre le braconnage. 
 Cessation de l’utilisation des plastiques
 Utilisation des énergies du futur
Ce sont des énergies prometteuses et elles sont renouvelables.

5
Chapitre 2 : Les énergies
I. Pourquoi les énergies renouvelables?
Historique
L'utilisation des ER n'est évidemment pas nouvelle. Mais, avec l'avènement de la révolution
industrielle, elles ont été marginalisées au profit d'autres sources d'énergie que l'on pensait plus
prometteuses. Depuis quelques décennies cependant, la pollution atmosphérique, le réchauffement
climatique, les risques du nucléaire ont fait prendre conscience de la nécessité d'une organisation
de la société qui respecte l'environnement dans lequel nous vivons. Dans le cadre de cette
réorientation vers une plus grande viabilité (le "développement durable" ou, dans une traduction
plus correcte, le "développement supportable"), les Conférences de Rio et de Kyoto ont attribué
un rôle important aux énergies renouvelables.
1. Gestion des ressources naturelles
Les énergies renouvelables ont vu le jour pour assurer :
 Une bonne demande énergétique mondiale qui est en croissance;
 Réduction des certaines réserves énergétiques;
 La nécessité d’un développement durable;
 incertitudes pèsent sur accessibilité et sur leur prix de certains produits.
A. l’environnement
Les énergies renouvelables sont préférables à d’autres sources d’énergies pour les raisons suivantes
Elles ne contribuent pas :
Au renforcement de l'effet de serre (pas de rejet de CO2 et méthane) ; En 8 000 ans, la température
moyenne de la Terre n'a pas varié de plus de 1°C.
Cependant, elle a augmenté de 0,6°C au 20ème siècle et, en 2001, le GIEC (groupe d'experts créé
par l'ONU pour réfléchir aux effets des changements climatiques) concluait que l'essentiel du
réchauffement observé au cours des 50 dernières années était dû aux émissions de GES générées
par les activités humaines. Comme on le sait, le principal d'entre eux est le CO2, dont les recherches
montrent une augmentation de la concentration dans l'atmosphère de 25% depuis 1750, alors que
cette concentration était restée stable "depuis 420 000 ans et même, sans doute, 20 millions
d'années". La conséquence prévue de cette augmentation, dont le taux actuel est sans précédent
depuis 20 000 ans est une élévation de la température moyenne de la planète comprise entre 1,5 et
6°C d'ici la fin du siècle.
a. aux pluies acides (pas de rejet de soufre ou azote) ;
Les pluies acides sont des précipitations qui se sont acidifiées au contact du dioxyde de soufre
(SO2), de l’oxyde d’azote (NOx) et de l'ammoniac notamment, contenus dans l’atmosphère. Ces
polluants proviennent des émanations des automobiles, et des combustibles riches en oxyde de
soufre, notamment utilisés pour le chauffage domestique, ou encore de l’élevage. Ils peuvent être
transportés sur de longues distances par les vents, et retombent sur la terre sous forme de pluie,
neige, brouillard…
b. à la production de déchets toxiques ou radioactifs ;
En créant de l'énergie, l'industrie nucléaire pollue : elle produit des tonnes de déchets radioactifs
qui resteront dangereux pendant des milliers d'années. Le combustible nucléaire est si dangereux
qu'il ne doit jamais être mis en contact avec l'environnement.
Pourtant, les défenseurs du nucléaire affirment que cette énergie est propre, car ne dégage pas de
gaz polluants. Auraient-ils oublié ce problème des déchets nucléaires, et essaient-ils de laisser une
planète totalement polluée aux générations futures ?

6
Les déchets nucléaires peuvent être liquides, solides ou gazeux. Ils se divisent en 3 groupes :
 les déchets de faible activité :
Ce sont les vêtements des personnels, les équipements peu contaminés et les filtres à air. 
les déchets de niveaux intermédiaires :
Ce sont les tubes combustibles irradiés, les produits chimiques provenant du traitement des déchets.
 les déchets de haute activité :
Ils sont les plus dangereux. Il faut attendre très longtemps pour que ces déchets deviennent
inoffensifs. Par exemple, il faut attendre 200 000 ans pour que le plutonium soit sans danger. Cela
signifie que ce sont les générations futures qui devront gérer ce problème.
Ne vont-elles pas nous reprocher d'avoir laissé s'accumuler des déchets nucléaires dangereux et
hautement toxiques pour des durées quasiment infinies ?
 à l’émission de poussières et autres substances toxiques liées à la combustion d'énergie ;
D'après l’OMS, près de 30 000 décès prématurés étaient attribuables, en France, en 1996, à une
exposition à long terme à la pollution atmosphérique.
 aux risques d'accidents catastrophiques (centrales nucléaires, stockage de déchets nucléaires, ...).
 Absence du risque de pollution aérienne (torchage des gaz associés), terrestre, aquatique et
maritime liée à l'extraction et au transport de pétrole ou de gaz
1. Sur le plan économique
Le recours aux ER contribue à :
 préserver des ressources (la végétation..) qui servent aussi, ou pourraient servir, à des fins
beaucoup plus nobles que la propulsion des véhicules ou la production d'électricité
(production de matériaux, de médicaments) ;
 la création d’emploi (avec le développement de la filière du biocarburant) ;
 palier à l’augmentation du prix du pétrole ;
 réduire la crise des compagnies d’électricité;
 Un transfert de technologie des pays développés vers les pays en voie de développement.
3) Sur le plan politique
 réduire cette dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur ;
 à long terme, le recours aux ER contribue aussi à réduire les tensions internationales en réduisant
la compétition autour de ressources stratégiques qui se raréfient ;
II. Energie : Capacité d’un système à produire un travail. L’énergie est la capacité d’un
système à produire un travail, entrainant un mouvement ou produisant par exemple de la lumière,
de la chaleur ou de l’électricité.

Les principales ressources énergétiques sont : le charbon, le pétrole, le gaz naturel, l’uranium, la
biomasse, le soleil, l’eau, le vent, la géothermie, les vagues des mers et des océans etc….
III. Energies non renouvelables : extraites du sous-sol, de l’environnement où elles existent en
quantités et qui ne se renouvellent assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à
l’échelle de vie de l’homme.
Les énergies non renouvelables (par opposition aux énergies renouvelables, qui visent à remplacer
les sources d’énergie déjà existantes) sont des formes d’énergie massivement employées par les
humains. Parmi celles-ci, les plus utilisées au niveau mondial sont l’énergie nucléaire et l’énergie

7
tirée des combustibles fossiles (Charbon, Pétrole, Gaz naturel).Depuis des décennies, notre vie est
devenu dépendant de ces sources. Cependant ces sources d’énergie sont souvent néfastes pour
l’homme et l’environnement.

Le charbon
Le charbon est une roche sédimentaire combustible que l’on trouve surtout dans les pays de
l’hémisphère nord.

Les charbons peuvent être utilisés pour produire de l’énergie : l’anthracite (qui a la plus
grande valeur énergétique), la houille bitumineuse (pour la production d’acier et
l’alimentation), des lignites pour la production d’énergie électrique.
 Avantages de l’exploitation du charbon
- Les réserves mondiales de charbons sont plus abondantes que celles de gaz naturel et
de pétrole
- Les gisements de charbon sont plutôt également repartis sur la planète
- Le prix du charbon est relativement stable depuis les dernières décennies
 Désavantages de l’exploitation du charbon
- Le charbon est considéré comme étant le moins « propre » des combustibles fossiles
puisqu’il contribue à la pollution de l’air et aux pluies acides par ses cendres et les gaz
qui en découlent ;
- Emission de grandes quantités de gaz à effet de serre par le biais de sa combustion, ce
qui contribue à accentuer le réchauffement de la planète ;
- Niveau de risque élevé lors de l’extraction

Centrale à charbon (Ex : Sonichar Tchirozerine AZ)

8
 Pétrole
Le pétrole est un produit formé de molécules composées de carbone et d’hydrogène (c’est pourquoi
on parle souvent en termes d’hydrocarbures).

Depuis les années 1850, il constitue une source très importante, ce qui en fait une constituante
centrale de l’économie mondiale dont la majorité des pays du monde sont dépendant. Il peut être
utilisé et transformé pour produire des carburants, des combustibles, des lubrifiants, des gaz etc…..
Avantages de l’exploitation de pétrole
- Le pétrole offre une grande densité énergétique (c’est-à-dire beaucoup de puissance pour peu
de volume)
- Le pétrole permet de fabriquer une foule de produit dérivé.
Désavantages de l’exploitation du pétrole
- Emissions de grandes quantités de gaz à effet de serre par le biais de sa combustion, ce qui
contribue à accentuer le réchauffement de la planète et pollue grandement l’environnement ;
- Les réserves de pétrole sont très limitées et leur localisation est concentrée ;
- Le prix du baril de pétrole est soumis à des fluctuations imprévisibles.

Centrale thermique de Zinder (à pétrole brut )

9
Gaz naturel
Le gaz naturel est constitué de plusieurs gaz : méthane, éthane, propane, butane, et autres
hydrocarbures retrouvés dans les roches poreuses. Une fois extrait du sol, il est traité et
comprimé pour ensuite être stocké et transporté par gazoduc (un type de canalisation destiné à
transporM2ter le gaz). Il peut être utilisé autant pour chauffer les maisons et produire de
l’électricité que pour alimenter les voitures ou pour les besoins industriels (fabrication de
matériaux, de fertilisations, etc….)

Avantages de l’exploitation du gaz naturel


- Le rendement énergétique du gaz naturel est supérieur à celui du pétrole et du
charbon
- Les émissions polluantes générées sont inférieurs à celles du pétrole et du charbon
Désavantages de l’exploitation du gaz naturel
- Emissions de grandes quantités de gaz à effet de serre, ce qui contribue à accentuer
le réchauffement de la planète

- Les coûts de production et de transformation de la ressource sont élevés


- Les accidents impliquant les canalisations peuvent avoir des conséquences
désastreuses pour les humains et l’environnement (ex : explosions et diffusion
massive de gaz dans l’air)

Centrale à gaz

10
Nucléaire
L’énergie nucléaire, aussi appelée énergie atomique, est produite à partir de la fission d’atomes
(des éléments minuscules composés d’un noyau autour duquel gravitent des électrons). Dans des
centrales nucléaires, on pratique la fission d’atomes d’uranium. Ceci entraine un dégagement de
chaleur permettant de chauffer de l’eau et de générer de la vapeur. Celle-ci fera tourner des
turbines qui, quant à elles, produiront de l’électricité. L’énergie nucléaire est la source d’énergie
la plus condensée et la plus élaborée de toutes celles qui existent.
Avantages de l’utilisation de l’énergie nucléaire
- Electricité produite à des coûts très compétitifs
- L’énergie générée possède une très grande puissance
- Aucun rejet de gaz à effet de serre
Désavantages de l’utilisation de l’énergie nucléaire
- Les rejets radioactifs produits par le nucléaire sont très nocifs pour la santé des humains
(Malformations, maladies, décès etc…) et l’environnement (contaminé)
- Les coûts sociaux d’accidents nucléaires peuvent donc être coûteux, on a qu’à penser à la
catastrophe de la centrale nucléaire de TCHERNOBYL en 1986
- Près de 2/3 de l’énergie électrique produite en centrale nucléaire est perdue sous forme de
la chaleur
- Coûts de production assez élevés
- Utilisation désastreuse dans le secteur militaire (bombardements d’HIROSHIMA ET DE
NAGASAKI au JAPON ;

Centrale nucléaire

11
III. Les énergies renouvelables
On appelle énergie renouvelable, toute énergie qui est inépuisable à l’échelle du temps humain.
Les énergies renouvelables sont : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie
hydraulique, l’énergie de la biomasse, l’énergie de la géothermie et la marée motrice
1. l’énergie solaire
Le soleil est une étoile naine jaune qui a mis environ 100 millions d’années à se former il y a 4, 5
milliards d’années, à partir de l’hydrogène. Au sein du soleil ont lieu des réactions de fusion
thermonucléaire (l’hydrogène se transforme en hélium) qui libèrent de l’énergie par transfert
thermique et par rayonnement. Ce rayonnement électromagnétique est à l’origine de pratiquement
toutes les ressources d’énergie dont nous disposons. L’énergie solaire est utilisé directement ou
indirectement pour :

 Pour produire de l’électricité, et il est utilisé pour pomper l’eau ou pour alimenter de petits
réseaux électriques

 les technologies solaires thermiques qui utilisent directement (chauffe-eau, cuisinières,


distillateurs, séchoirs solaires) et indirectement (thermodynamique) la chaleur solaire.

A) le solaires photovoltaïques
L'énergie solaire photovoltaïque est une énergie électrique produite à partir du rayonnement solaire
grâce à des panneaux ou des centrales solaires photovoltaïques. Elle est dite renouvelable, car sa
source (le Soleil) est considérée comme inépuisable à l'échelle du temps humain. En fin de vie, le
panneau photovoltaïque aura produit 20 à 40 fois l'énergie nécessaire à sa fabrication et à son
recyclage.
La lumière du soleil peut être captée par des panneaux solaires pour produire directement de
l'électricité. Cette énergie peut être :

12
 utilisée directement et/ou stockée dans les batteries ;
 Irradiation
On appelle irradiation l’énergie reçue pendant un intervalle de temps. Si cet intervalle de temps
est le jour, elle s’exprime en Wattheure par mètre carré par jour [Wh/m2/j].

 Puissance crête
La puissance crête d’une installation photovoltaïque est la puissance maximale délivrée par un
module dans les conditions optimales (orientation, inclinaison, ensoleillement,…). Elle s’exprime
en Watt crête (WC).

Avantages et inconvénients du solaires photovoltaïques 


Avantages :

• Entretien minimal pour un bon fonctionnement ;


• Pas de parties mobiles, peu d’usure dans le temps ; •
Systèmes modulaires faciles à monter ; Autonomie.
 Inconvénients
• Technologie à ses débuts, encore peu diffusée, donc chère ;
• Energivore à la fabrication ;
• Production non continue d’énergie (jour/nuit, été/hiver), énergie intermittente ; Intégration
au bâti (forme, couleur).

B) Solaire thermique
a) Définition
L'énergie solaire thermique produit de la chaleur à partir des rayons du soleil. Elle peut être utilisée
pour l'eau chaude sanitaire seule (chauffe-eau solaire) ou de manière combinée avec le chauffage
(système solaire combiné). Le rendement de l'installation dépend de l'orientation (il est meilleur si
les panneaux sont orientés plein Sud) et de l'inclinaison des panneaux (aux alentours de 50°).

Le solaire thermique est également adapté pour faire face à des besoins importants en eau chaude
(industries, artisanat, laiteries, piscines...)

Le capteur le plus répandu et le capteur plan, d'un bon rendement et d'un prix abordable. Il existe
aussi des tubes sous vide, d'une efficacité plus importante, notamment pour le chauffage. La chaleur
solaire peut être directement utilisée grâce à des capteurs solaires pour produire de l’énergie. Cette
énergie (chaleur) peut être utilisée :
 Pour la production d’eau chaude sanitaire
13
Exemples : (chauffe-eau solaire (monobloc, à thermosiphon, à éléments séparés etc….) 
Pour la production de la chaleur à très haute température dans un four ; cuiseur ou même
dans un séchoir.
C) Solaire thermodynamique
La thermodynamique est un terme regroupant toutes les techniques de transformation des rayons
du soleil en chaleur. Grâce à un dispositif optique de concentration du rayonnement solaire, il est
possible de chauffer des fluides à très hautes températures. Une fois produite, cette chaleur peut
être utilisée pour générer de l’hydrogène ou produire de l’électricité. Une centrale solaire
thermodynamique permet en effet de transformer les rayons du soleil en électricité.

Schématiquement, elle capte le flux solaire qu’un système transforme en chaleur, la chaleur est
ensuite convertie en électricité. Il est possible de stocker la chaleur produite grâce à un espace de
stockage thermique. Ainsi, la production d’électricité n’est pas interrompue en cas de mauvais
temps. L'énergie solaire étant peu dense, il est nécessaire de la concentrer via des miroirs
réflecteurs, pour obtenir des températures exploitables pour la production d'électricité.

Le rayonnement peut être concentré sur un récepteur linéaire ou ponctuel. Le récepteur absorbe
l'énergie réfléchie par le miroir et la transfère au fluide thermodynamique. Les systèmes à
concentration en ligne ont généralement un facteur de concentration inférieur à celui des
concentrateurs ponctuels.

Exemples : Comme les cas des centrales solaires thermique à cylindro parabolique, centrale à tour
et à effet de cheminée etc..

Avantages et inconvénients du solaire


 Les avantages
 L’énergie solaire est renouvelable, disponible gratuitement et en quantités colossales à
l’échelle planétaire.

 Contrairement à sa variante thermodynamique, l’énergie solaire passive peut être utilisée


dans les régions d’ensoleillement moyen.
 En phase d’exploitation, l’utilisation de l’énergie solaire thermique n’a pas d’impact sur
l’environnement. Il n’y a pas de rejets polluants ou de déchets.
 Il est possible de stocker temporairement la chaleur créée et de la restituer plus tard, pendant
la nuit par exemple.
 La multiplication de centrales solaires actives et photovoltaïques évitera la construction de
centrales hydroélectriques, tout en préservant les habitats fauniques qui, autrement, seraient
altérés.

 Peu d’entretien
 Mécanique simple
14
 Les inconvénients
 L’installation en grand nombre de centrales thermodynamiques de grande capacité
amènera la destruction de certains habitats, puisque les surfaces requises pour de
telles installations sont grandes.
 Un investissement lourd au départ
2. L’énergie éolienne
L'énergie éolienne est une forme indirecte de l'énergie solaire, puisque ce sont les différences de
températures et de pressions induites dans l'atmosphère par l'absorption du rayonnement solaire qui
mettent les vents en mouvement. L'utilisation du vent par l'homme ne date pas d'aujourd'hui, elle
est très ancienne. De nos jours l'énergie mécanique du vent produit l'électricité. Le principe des
éoliennes s'inspire de celui des moulins à vent et à eau autrefois utilisé pour moudre le grain ou
pomper l'eau. L'éolien est l'une des énergies renouvelables les plus<< prometteuses » à développer.
Elle est intéressante d'un point de vue économique et environnemental. Pendant ces dernières
années l'éolien c'est très fortement développé, dans le monde et plus particulièrement en Europe.
Les avancements technologiques dans ce domaine, ne cessent de progresser.
L’énergie éolienne peut être utilisée de deux manières :
 Energie mécanique: navire à voile, pour pomper l’eau, pour faire tourner la meule
d’un moulin;
 Transformation en énergie électrique: l’éolienne ou aérogénérateur directement
relié au réseau ou de manière indépendante.

Eolienne et ses composants

15
 Les différents types d’éoliennes
Il existe différents types d’éoliennes :
Les éoliennes classiques, à axe horizontal qui ont généralement trois pales, mais peuvent aussi en
avoir deux (1), voire une seule(2).
On peut aussi trouver des éoliennes à axe vertical, tel que les éoliennes de Darrieus (3), les éoliennes
de Savonius (4), ou encore des éoliennes à hélices (5).

 Principe de fonctionnement d’une Eolienne


Un aérogénérateur, plus communément appelé éolienne, transforme une partie de l'énergie
cinétique du vent en énergie mécanique disponible sur un arbre de transmission puis en
énergie électrique par l'intermédiaire d'une génératrice.
 Paramètres d’une éolienne
 La puissance disponible du vent
La puissance disponible du vent correspond à la variation de l’énergie cinétique
qu’accompagne ce vent par unité de temps. Elle s’exprime par :

 La puissance récupérée
Elle représente la puissance que l’éolienne peut récupérer de la puissance disponible. Elle s’exprime
sous la forme :

Où S est la section balayée par l’hélice d’éolienne suppose comme étant une sphère : =
π× R2

Cp est le coefficient de performance ou coefficient de puissance dont sa valeur maximale et de


0,5926 ou 59,26%.

Cp Indique que l’éolienne ne peut récupérer plus de 59,26% de la puissance cinétique disponible du
vent.

h) Avantages et inconvénients de l’éolienne


Avantage de l’énergie
 Elle ne contribue pas au renforcement de l'effet de serre (pas de rejet de CO2 et méthane) ;
 Elle ne contribue pas aux pluies acides (pas de rejet de soufre ou azote) ;  A la production
de déchets toxiques ou radioactifs.
Elle permet :

 d’électrifier les zones isolées ;

 Réduire les crises des compagnies d’électricité.

 Inconvénient

16
 Risque d'accident éolien;
 Nuisance sonore (Une éolienne produit un bruit de 55 dB au pied de sa tour); 
Encombrement des éoliennes;  Energie intermittente.

3. L’énergie hydroélectrique
a) Définition
L’hydroélectricité est une énergie qui vient de la force de l'eau en mouvement. La chute et le
mouvement de l'eau fait partie d'un cycle naturel continu appelé le cycle de l'eau.

b) Principe de fonctionnement
L'eau accumulée dans les barrages ou dérivées par les prises d'eau, constitue une énergie potentielle
disponible pour entraîner en rotation la turbine d’une génératrice. L'énergie hydraulique se
transforme alors en énergie mécanique. Cette turbine accouplée mécaniquement à
un alternateur l’entraîne en rotation afin de convertir l'énergie mécanique en énergie

.
Il existe deux catégories des barrages en béton ou en maçonnerie et les barrages en remblais

 les barrages en béton ou en maçonnerie


• le barrage-poids
• les barrages-voûtes
• les barrages à contreforts
• les barrages en remblais
La puissance d’une chute d’eau
La définition de l’énergie potentielle est :

17
Avec :
W : énergie potentielle en Joules, M : masse de l’eau en Kg, g : accélération de la pesanteur
en ( g = 9,81). h : hauteur de la chute d'eau en m. La définition de la puissance est :

Avec : P : puissance utile de la chute d'eau en W,


t : temps.
On peut alors calculer la puissance d’une chute d’eau en fonction de sa hauteur et de son débit
par l’expression :

Avantages et inconvénients de l’hydroélectricité


Les avantages :
L'énergie hydraulique est une énergie exploitable à grande échelle. Elle limite les crues,
contrôle le débit et les sécheresses. La technologie est abordable pour les pays en voie de
développement.
 augmentation des terres cultivables;
 protection des estuaires contre les remontées d'eau salée depuis la mer ;
 alimentation en eau potable ;
 usages industriels : chimie, agro-alimentaire, métallurgie, papeterie
 navigation, tourisme, loisir, lutte contre les incendies
Les inconvénients :
 inondations des terres ;
 déboisement, érosion des bassins versants ;
 problème des lâchers d'eau / irrigation
 migration des poissons
En plus des conséquences environnementales, viennent s'ajouter des impacts d'ordre sociaux tels
que les déplacements de population (expropriations) dus à la submersion des terres cultivables,
pertes des traditions par l'abandon des villages, disparition de sites archéologiques...

18
4. La biomasse
a) Définition
La fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l’agriculture, y
compris les substances végétales et animales, issues de la terre et de la mer, de la sylviculture
et des industries connexes ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et
ménagers.
La biomasse est la forme d’énergie la plus utilisée en Afrique subsaharienne surtout au Niger
(88%).
La prédominance du bois-énergie dans le bilan énergétique national a pour conséquence la
surexploitation massive du maigre capital forestier du pays qui se dégrade de jour en jour.
Parmi les sources d’énergie de la biomasse on distingue :
 la biomasse traditionnelle (bois de feu);
 la biomasse à petite échelle (charbon de bois);
 la biomasse à grande échelle (cogénération, éthanol).
b) Origine de la biomasse
La biomasse provient de l’énergie solaire par photosynthèse. Deux sources principales peuvent être
utilisées:

• les déchets organiques provenant de la consommation domestique, de l’industrie ou de

L’agriculture ;

• les plantes énergétiques dédiées (agricoles ou forestières) pour produire de l’énergie.

c) Valorisation de la biomasse
Un certain des procédés sont utilisés afin de produire de l’énergie à partir de la biomasse. Ces
procédés ou techniques de valorisations sont :
 La conversion thermochimique (combustion, pyrolyse et la gazéification) qui utilise
la biomasse de types herbacées ou du type bois;

 Conversion mécanique (extraction d’huile) où les biomasses de type noyau et


graines sont utilisées;
 Conversion biochimiques (fermentation méthanique et alcoolique), où les
biomasses de types « fumiers », « boues », « plantes aquatiques » et « herbacées
humides » sont utilisées pour la fermentation méthanique et des biomasses qui

19
contiennent des sucres libres (fruits, canne, betteraves..) ou de l’amidon (tubercules,
céréales...) pour la fermentation alcoolique.

d) Applications de l’énergie de la biomasse


A partir de la biomasse les sources d’énergie suivantes peuvent être synthétisées :
 Les biocarburants;
 Les biogaz;
 Le bois énergie.
3) Avantages et inconvénients
 Avantages
• Ils permettent de lutter contre les effets de serres.
• Ils permettent de diversifier les sources de production d’énergie et de limiter notre
dépendance énergétique.
• Permettent de maintenir et de générer de nombreux emplois ruraux.
• La production d’agro carburant bioéthanol, génère des coproduits valorisés dans
l’alimentation animale.
 Inconvénients
• menace pour les écosystèmes
• utilisation d’engrais nocifs, pollution des sols et des réserves d’eau, appauvrissement des
sols, etc
• augmentation des prix des produits alimentaires,
5. La géothermie
Définition L’énergie géothermique (du grec géo = la terre et thermie = la chaleur) désigne
l’énergie provenant de la chaleur naturelle présente dans la croûte terrestre et dans les couches
superficielles de la terre.
On distingue trois types de géothermie :
• la géothermie peu profonde à très basse température (inférieure à 50°C)
• la géothermie profonde (jusqu’à 2000 m) à basse énergie (50 à 100°C), moyenne (100 à 150°C)
ou haute énergie (contexte volcanique, supérieure à 150°C)
• la géothermie très profonde (de 5000 à 10000 m) à très haute température (jusqu’à 300°C voir
plus).
A. La géothermie basse température
La géothermie de basse et très basse énergie est utilisée pour alimenter les réseaux de chaleur
(chauffage urbain).
B. La géothermie moyenne et haute énergie
La géothermie de moyenne et haute énergie permet de capter dans le sous-sol terrestre des
eaux et de la vapeur d’eau très chaude, utilisées dans des centrales spécifiques pour
produire de l’électricité.

20
C. Principe de fonctionnement
Le principe de fonctionnement d’une centrale géothermique est d’extraire la chaleur contenue dans
le sol, soit pour l’utiliser sous forme de chauffage (réseau de chaleur), soit pour la transformer en
électricité, ou les deux à la fois, c’est dans ce cas de la cogénération. En haute et très haute énergie,
la vapeur jaillit avec assez de pression pour faire tourner une turbine, afin de produire l’électricité.
En moyenne énergie, la production d’électricité nécessite une technologie utilisant un fluide
intermédiaire : on fait circuler un fluide dans les profondeurs de la terre, que l’on chauffe avec l’eau
géothermale. Ce fluide se charge en énergie thermique, entre en ébullition et se vaporise, faisant
tourner une turbine dont le mouvement, transmis à l’alternateur, produit de l’électricité. Une
centrale géothermique est donc une centrale thermique.

Avantages et inconvénients de la géothermie

 Avantages
• Elle permet la préservation de l'environnement car dégage peu de gaz à effet de serre.
• Elle utilise la chaleur que diffuse la Terre, une ressource énergétique renouvelable.
• Après son utilisation elle ne laisse aucuns déchets.
• Dans un contexte plus pratique, elle n'a pas besoins d'un espace de stockage comme les
cuves à fioul ni, dans le même exemple, de conduit d'évacuation ;
• Elle peut remplacer la climatisation en produisant du froid ;
• La géothermie est une énergie produite et disponible à domicile ;
• Pour finir, la géothermie est disponible sur l'ensemble de la planète évitant les conflits.
 Inconvénients •
Prix est assez élevé.
• Si elle est utilisée sous la forme d'eau directement ou de chaleur, elle dégage de faibles
vapeurs de souffres.
• l'installation géothermique pourra empêcher les plantations de pousser.
• Les pompes à chaleur utilisent à l'intérieur un fluide réfrigérant ou frigorifique appelé
couramment "fréon". Certains fluides dits "HCFC" sont nocifs pour la couche d'ozone et

21
leur émission a l'atmosphère a un effet destructif. Désormais seuls les R 407C, R410A... et
les fluides dits "verts" sont autorisés.
6. Les énergies marines
Les marées sont les mouvements montants et descendants de l’eau des mers et des océans causés
par les interactions gravitationnelles entre ces masses d’eau et la lune et le soleil.

Principe De Fonctionnement:

L'énergie des courants marins, captés sous la surface de l'eau à l''hydroliennes (éoliennes sous –
marins, fixées au sol dont les pales sont actionnées par le flux d'eau qui les traverse) les contraintes
d'installation et de maintenances représentent un défi technologique de mieux en mieux maitrisé.
Une expérimentation a été lancée à Paimpol-Bréhat pour une mise en service et un raccordement
au réseau d'ici la fin de l'été 2012. L'énergie produite par les hydroliennes sera captée en mer par
un convertisseur, puis transporté par câble sous –marin de 15 kilomètres jusqu'à terre.

22
Chap. 3 Évolution des besoins énergétiques de la communauté mondiale ; réserves
énergétiques dans le monde.
1) Evolution des besoins énergétiques dans le monde
L’univers n’étant pas un système statique, il échange de l’énergie en se transformant
perpétuellement. Nous n’échappons pas à cette règle. Nous sommes de l’énergie et avons besoin
d’énergie pour exister.
Les systèmes vivants ont besoin d’un minimum d’énergie pour vivre et se reproduire. Pour
l’homme, il lui faut de plus alimenter sa capacité créatrice qui est très consommatrice d’énergie et
qui lui donne sa supériorité. Combien a-t-il fallu d’énergie pour passer de l’homme des cavernes à
l’homme du 21ème siècle ?
De plus, la terre étant un système isolé, il est indispensable de penser le problème dans son ensemble
et dès maintenant tenir compte de l’augmentation de la population qui atteindra 9,8 milliards
d’individus dès 2050 et 11,2 milliards en 2100. Cette augmentation croissante et accélérée de la
population fait augmenter de façon significative la demande énergétique mondiale comme nous
montre la figure suivante :

Evolution de la demande énergétique mondiale

Quelles que soient les économies d’énergie que l’on peut imaginer, on voit que le besoin mondial
ne peut qu’augmenter rapidement et devenir difficile à satisfaire à moyen terme sans la maîtrise de
nouveaux concepts techniques et sociétaux.
En vingt-cinq ans, la part du pétrole dans la consommation mondiale est passée de 42 % en
1980 à un peu plus d’un tiers en 2005. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène notamment la
mise en place de politiques énergétiques par les gouvernements des pays de l’OCDE suite aux deux
chocs pétroliers de 1973 et 1979.
Ainsi, la consommation pétrolière connaît une évolution stagnante en Europe, alors que la demande
pétrolière obéit à un rythme plus dynamique en Amérique du Nord (+ 4,2 % en 3 ans). Quant à la
Chine, elle est aujourd’hui le principal moteur de la demande pétrolière (+ 26 % en trois ans). Ce
pays est devenu depuis la fin 2003 le deuxième plus gros consommateur derrière les Etats-Unis.
23
L’énergie qui a proportionnellement le plus profité de cette évolution est le gaz naturel qui en 2005
représentait 25 % de la consommation mondiale contre 20 % en 1980. La demande mondiale a
augmenté de 2,5 % par an en moyenne ces dix dernières années. Mais ce niveau de croissance est
rejoint depuis peu par celui du charbon qui connaît un regain d’intérêt depuis 2003. La croissance
de la consommation gazière est liée en grande partie à son usage croissant pour la production
d’électricité. En 2005, les hydrocarbures représentent près des 2/3 et le charbon 1/3 de la
consommation énergétique mondiale.
La figure suivante nous montre l’évolution de la consommation énergétique dans le monde à travers
les différentes régions.

On note une forte progression des pays asiatiques due à une croissance économique accélérée des
pays en développement et notamment de la Chine et de l’Inde.
Les pays d’Amérique du nord maintiendront probablement leur rythme de croissance de
consommation, tandis que les pays européens, à faible croissance démographique et sensibilisés
par les économies d’énergie et l’écologie, resteront sur un rythme plus modéré.

En Afrique au cours des deux dernières décennies, la demande totale d’énergie primaire des six
pays sahéliens a augmenté de plus de 4 % par an, passant de 10 Mtep en 2000 à 23 Mtep en 2019,
tandis que le PIB a connu une croissance encore plus forte. Cependant, la consommation d’énergie
par habitant demeure inférieure à 0.2 tep/habitant, soit un dixième de la moyenne mondiale et moins
de la moitié de celle d’Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud) (voir fig).
De toutes les régions du monde, l’Afrique est celle qui dépend le plus des bioénergies, en particulier
pour ce qui concerne la cuisson. Il s’agit de la source d’énergie la plus couramment utilisée au
Sahel, à l’exception du Sénégal et de la Mauritanie, où le pétrole domine. Toutefois, la part de
biomasse traditionnelle dans le mix énergétique est passée de 70 % à 60 % au cours de la décennie
passée. Les 40 % restants sont couverts par les combustibles fossiles. Le pétrole satisfait notamment
l’augmentation des besoins en énergie à hauteur d’un tiers de la demande totale, soit 160 000 barils
équivalents pétrole par jour en 2019. La demande de charbon et de gaz naturel commence seulement
à émerger mais a doublé en moins de dix ans (Voir fig)

24
La consommation finale d’énergie, qui était initialement basse, a progressé de 40 % depuis 2010,
dirigée par une croissance rapide au Burkina Faso, au Mali et au Niger. La part la plus élevée de la
consommation finale vient du secteur des bâtiments, avec 12 Mtep en 2019. Bien que les transports
et l’industrie étaient respectivement à l’origine de moins d'un quart et de 5
% de la consommation finale, c’est dans ces deux secteurs que l’on relève la croissance la plus
rapide (Voir fig).

L’offre d’électricité reste bien inférieure à la demande. Au niveau national, les réseaux tendent à
approvisionner principalement les villes, et les coûts nécessaires à leur extension aux zones rurales,
où la population est dispersée, se révèlent prohibitifs. Les villes du Sahel sont en proie à de
fréquentes coupures d’électricité, dont les conséquences sont préjudiciables pour les entreprises. Le
manque d’électricité croissant fait que la population dépend de groupes électrogènes diesel coûteux
et souvent gourmands en carburant.

25
2) Approvisionnement total en énergie primaire de l'année 2020
L'approvisionnement en énergie primaire du Niger s'élève à 2 982,2 ktep en 2020 contre 2 907,6
ktep en 2019 soit une augmentation d’environ 2,6 %. Il est essentiellement dominé par la biomasse
(70,9 %), ensuite les produits pétroliers (22,4 %). Le reste est composé du charbon minéral (2,3 %)
utilisé essentiellement pour la production d'électricité dans la centrale thermique de
SONICHAR et sa transformation en charbon minéral carbonisé au niveau de la Société Nationale
de Carbonisation du Charbon minéral (SNCC-SA) pour la cuisson dans les ménages et les services,
de l’électricité (importations en provenance du Nigéria) pour 3,2 %, le gaz associé à hauteur de 1,1
% et le solaire photovoltaïque qui représente une part très négligeable ( 0,1 %).
3) Répartition de la consommation finale d'électricité par secteur en 2020, la répartition
de la consommation finale d'électricité met est repartie comme suit :
 secteur des ménages avec 53,8 %,
 services avec 26,5 %.
 secteur des industries 19,1 %
 Aménagements hydro agricoles représentent 0,6 %.

4) Réserves énergétiques dans le monde


Quand on parle de réserves, il s’agit de réserves prouvées et exploitables avec les technologies
actuelles. Autrement dit, de quantités dont l’existence est certaine et que l’on pourra extraire. Cela
ne désigne donc pas la totalité des quantités existantes dans le sous-sol.
En réalité, les estimations des réserves mondiales varient en fonction des découvertes, de
l’évolution des techniques et de l’économie qui rend plus ou moins rentable l’exploitation des
gisements.
Le simple calcul du ratio R/P (réserves prouvées / consommation constatée) conduit à un chiffre
qui caractérise la durée de vie des réserves. Il ne faut pas donner à ce chiffre exprimé en années
une signification absolue car les deux termes du ratio comportent des incertitudes :
 d’une part les progrès dans la recherche et l’exploitation des gisements ont tendance à
augmenter le taux de récupération et donc, par là même, le volume des réserves prouvées
et la « durée » de ces réserves,

26
 d’autre part, la croissance de la demande dans les prochaines décennies conduit au
doublement de la consommation annuelle ce qui a évidemment l’effet inverse sur la « durée
» des réserves.
a) Le pétrole

b) Le gaz naturel
Selon l’Union Internationale de l'Industrie du Gaz, les réserves conventionnelles de gaz naturel
correspondent à 53 années de production au rythme actuel. Environ 40 % des réserves sont
concentrées dans les quelque 25 gisements géants de la planète, dont deux se trouvent en Europe
(Groningue aux Pays-Bas et Troll en mer du Nord norvégienne). L'amélioration des techniques
d'exploration devrait permettre d'augmenter les réserves accessibles.
Les réserves connues de gaz naturel se trouvent principalement au Moyen-Orient (40,9%) et en
Russie (30,6%).
Le gaz naturel fait partie des richesses que renferme le sous-sol Nigérien mais son exploitation n’a
pas encore commencé. Les réserves sont estimées à environ 18,6 milliards de m3.

27
C/ Le charbon

d) L'uranium

28

Vous aimerez peut-être aussi