0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues9 pages

Fonction et biogenèse des lysosomes

Transféré par

Victor Axel Guilengui
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues9 pages

Fonction et biogenèse des lysosomes

Transféré par

Victor Axel Guilengui
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

D- COMPARTIMENT ENDOOMALE

A l’issu de l’endocytose (potocytose, phagocytose, pinocytose…) la vésicule entre dans


l’endosome selon le cheminement suivant :

- D’abord l’endosome précoce (pH= 6,5) : c’est l’endosome de recyclage et de tri ceci
grâce à son pH acide qui lui permet détacher la liaison ligand-récepteur.
- Puis elle arrive dans l’endosome pH = 5,5 – 6.
- Ensuite elle arrive dans l’endosome tardif : pH = 5
- Enfin dans le lysosome : pH = 4 – 4,5

Pendant toue cette progression, le pH baisse => dégradation des vésicules le TGN (trans golgi
network) porte des vésicules à hydrolases qui se dirigent soit dans le lysosome, soit dans
l’endosome, où elle déverse leur contenu.

Le TGN intervient aussi dans l’exocytose : on dit qu’il est le carrefour entre l’endocytose et
l’exocytose.

SCHEMA

E- LES LYSOSOMES

I. GENERALITES

Le lysosome est un granule (ou vésicule) cytoplasmique monomembranaire de forme ovoïde,


très hétérogène présent dans toutes les cellules eucaryote. Il présente une grande variabilité de
taille.

Il a pour fonction principale (essentielle) la digestion endogène et exogène à 80%


intracellulaire. Il participe aussi à la défence de l’organisme car digère les débrits que le
macrophage phagocyte, ceci grâce à son pH acide donc de lala présence des hydrolases
acides.

La membrane lysosomale a une épaisseur de 75 A° avec une trentaine de protéines


différentes ; la majorité étant des glycoprotéines dont les sucres sont exposés aux hydrolases
c'est-à-dire tournés vers l’intérieur (lumière lysosomale) et sont positifs au réactif de schiff.

Ces chaines glucidiques tournées du côté luminal protègent la membrane lysosomale contre
les enzymes, ph acide et plus particulièrement les protéases ce qui illustre l’importance de la
glycosylation des protéines, qui est facilement mise en évidence par l’utilisation d’un
antibiotique ; la tunamycine, qui bloque la glycosylation => diminution de la ½ vie du
lysosome d’une manière importante. Elle constitue donc un véritable manteau de protection
de la membrane contre les enzymes lysosomale.

La fraction lipidique de la membrane lysosomale est principalement constituée par des


phospholipides. Elle est plus riche en cholestérol (=> moins fluide) que la membrane du RE
ou des saccules golgiens. Mais cette composition lipidique varie sn fonction du type
cellulaire. Ainsi, la membrane lysosomale des hépatocytes un lipide rare l’acide lyso-bis-
phosphatidique. Qui est caractéristique de cette membrane

- Les protéines associées aux membranes des lysosomes : LAMP 1, 2,3 sont des
marqueurs des lysosomes (n’existe pas dans les vésicules à hydrolases issues du TGN)
- Il est aussi caractérisé par la présence des phosphatases acides.
- Les protéines transporteuses : il existe 2 types de transporteurs sur la membrane du
lysosome :
 Les perméases (transport actif). En effet la membrane lysosomale contient des
protéines porteuses (porines) qui interviennent à la fin de la digestion des
substances intra lysosomales. Les produits finaux (ex : les aa), qui proviennent de
la dégradation intralysosomale des protéines, ces produit finaux traversent la
membrane lysosomales via ses porines et gagnent aussi le cytosol ou ils seront
réutilisés par la cellule.
 Les pompes appartiennent à la famille des ABC (transport actif). Elles permettent
l’entrée et la sortie des molécules dans le lysosome, en particulier les protéines mal
repliés (incorrect) c’est-à-dire de configuration non conforme, mais aussi des
peptides issus de la dégradation des protéines par le protéasomes. Mais ces
derniers doivent avoir dans leurs extrémités la séquence KFERQ. En effet, les
protéines ubiquitinylées partiellement dégradées par les protéasomes et porteuses
d’une séquence d’adressage KFERQ (lysine, phénylalanine, acide glutamique,
arginine, glutamine) reconnue par les protéines appartenant à la famille des ABC
(ATP - binding cassette ; boite de liaison à l’ATP), peuvent pénétrer dans le
lysosome grâce à ces protéines porteuses. Ces protéines ABC ou protéine ATPases
de trafic, fonctionnent comme des transporteurs ATP – dépendants pour pomper
des molécules spécifiques du cytosol et leur faire traverser la membrane des
lysosomes.
- Les pompes à protons (classe V) : elles font chuter les ph lysosomal autour de 4 – 5.
En effet, le ph acide lysosomale est maintenu par des pompes à proton ( H +¿¿ ATPase)
localisé dans la membrane lysosomale. Ce sont des molécules des molécules de 250
KDa dont le fonctionnement est ATP et Mg 2+¿¿ dépendant. Ces pompes transportent
les ions H +¿¿ du cytosol vers la lumière lysosomale. Le transport est couplé à l’ ATP
qui fournie l’énergie nécessaire au fonctionnement de la pompe. Elles ne sont pas
comparables aux pompes à proton Na+¿¿/ K +¿ ¿ de la MP (complexe F 0/ F 1) ; car elles
+¿¿ +¿ ¿
sont insensibles aux inhibiteurs de la Na / K - ATPase (oligomycine, onabaïne,
vanadate)
- Les hydrolases lysosomales : dans les cavités lysosomales, on trouve tout une série
d’enzymes (hydrolases) suffisante pour la dégradation de toutes les substances
toxiques (présenté aux lysosomes) présentes dans la cellule. Ils peuvent dépasser 40
chez certains lysosomes, les plus fréquents étant :
 Les nucléases : ribo et désoxyribonucléase
 Phosphatase
 Protéases
 Endo et exopeptidase…
II. BIOGENESE DES LYSOSOMES
1. Adressage des hydrolases acide (adressage des proteines solubles)

Tout commence au niveau du cytosol (lieu d’initiation de la synthèse des enzymes


lysosomales). Cette synthèse se poursuit et s’achève dans le REG grâce à l’apparition du
peptide signale qui permet leur translocation dans ce compartiment (REG) après avoir
débutées la N-glycosylation, elles sont transférées dans le cis-golgi où la chaine
olygosaccharidrique subit l’action de deux enzymes :

 UDP - N-acétyl glucosamine – 1 – phosphate qui ajoute un N-Glc-Nac-P (N-acetyl


glucosamine 1 phosphate) sur le mannose
SCHEMA
 Puis, une GlcNac – phosphodiester – glucosamidase coupe la glucosamine (enlève
la GlcNac) et laisse le phosphate sur le mannose.
SCHEMA

Ainsi, en quittant le compartiment cis, les pro–hydrolases portent une adresse marquée : M6P
(mannose 6 phosphate) qui permet leur reconnaissance (adressage) dans le compartiment
lysosomal.

Après avoir été marquées, les pro–hydrolases se dirigent alors vers le TGN, lieu de formation
des vésicules à hydrolases(VH). Les VH sont des petites vésicules d’origines golgienne qui
assurent le transfert des enzymes lysosomale (hydrolases). Elles proviennent du
bourgeonnement de la membrane du TGN (on les nomme aussi lysosomes primaires). Les
vésicules à hydrolases (VH) sont recouvertes, au moment de leurs formation, d’un menteau de
clathrine / adaptine qui disparait rapidement et fusionneront avec le récepteur des M6P (M6P-
Rs).

SCHEMA

- Pour isoler ces hydrolases, il faut les lier aux récepteurs, le but étant de réunir dans la
vésicule les hydrolases ayant une destination commune. La diffusion latérale permet
ainsi de charger la cargaison des récepteurs membranaires.
- MPR = récepteur des mannoses phosphate (c'est-à-dire récepteur à adressage au
mannose 6 phosphate). La fixation du MPR sur le mannose phosphate => le
changement de la conformation du domaine cytologique du récepteur puis apparait
l’adresse du lysosome (rendu visible) : ce qui conditionne (signal) 2 chose :
 Formation d’un revêtement : clathrine / adaptine
 Bourgeonnement de la VH.

Les protéines membranaires du TGN peuvent aussi faire partie (c'est-à-dire être emporté) de
la VH. A condition que ces dernières portent une séquence de reconnaissance.

2. Destination des vésicules à hydrolases


Après le détachement de la vésicule à hydrolase (de la membrane du TGN), elle perd
rapidement son revêtement (elle est déshabillée) puis 3 possibilités se présentent (3 voies de
destination des enzymes lysosomales) :

 La voie endosomale

La vésicule à hydrolase fusionne avec l’endosome tardif. Après cette fusion, les pompes à
proton endosomales se mettent en action, ce qui permet l’acidification du milieu intra
endosomales. Cette acidification (ph acide  ph bas) favorise l dissociation des récepteurs
(M6P-R) de leurs ligands (prohydrolases). Pui, une phosphatase enlève (coupe) le phosphate,
ainsi la prohydrolase devient hydrolase.

Les récepteurs M6P (M6P-R) dissociés de leurs ligands retournent (par l’intermédiaire de
vésicules) à leur TGN d’origine pour réaliser un nouveau un nouveau tour de transport : on dit
que les vésicules à hydrolases sont des vésicules navettes entre l’appareil de golgi et leur
compartiment cible.

NB : - Le phosphate n’a servi qu’à l’adressage

- La dissociation ligand-récepteur se fait après la fusion e la vésicule et e l’endososome.


- Les endosomes tardifs, qui ont perdu leur M6P-R, deviennent des prélysosomes

 La voie lysosomale

Les vésicules à hydrolases confluent (migrent) vers des lysosomes. Leurs contenus sont
recyclés (grâce à des vésicules de recyclage en direction du TGN) avant la fusion avec les
lysosomes.

NB : -Il n’y a pas de M6P-R sur la membrane du lysosome. Car la ligand (pro-hydrolase)
récepteur (M6P-R) ainsi que le recyclage des récepteurs se fait avant la fusion de la vésicule
avec le lysosome.

 La voie sécrétoire :

Dans 10% des cas il y a des erreurs d’adressage. Ainsi les VH au lieu d’aller dans les deux
premières destinations évoquées précédemment (endosomale et lysosomale), vont plutôt
fusionner avec la MP. Puis, par exocytose ces 10% d‘enzymes lysosomales sont excrétées
dans le milieu intercellulaire.

Dans ce cas, les M6P-Rs ne se dissocient par de la MP (car le ph est neutre), elle bascule juste
vers l’extérieure, puis vers l’intérieure, ils restent donc incorporés dans la MP pendant
l’exocytose.

Après l’exocytose, les récepteurs des M6P (M6P-Rs) sont récyclés par des vacuoles
d’enocytoses (qui se différencient à partir des puits recouvert). Ces vacuoles transportent dans
la membrane des endosomes précoces, puis dans celles des corps multivésiculaires (qui font la
navette entre endosomes précoce et tarifs) et en fin dans celle des endosomes tardifs. Les
endosomes tardifs donnent naissance, par bourgeonnement de leur membrane, à des vésicules
(qui transportent les M6P-Rs jusqu’au TGN) et à des lysosomes (qui ne contiennent jamais de
M6P-Rs)

NB : Les protéines Rabs 9 ; petites protéines G de la famille des ras, facilite le recyclage des
M6P-Rs au TGN. L’injection des anticorps anti-rab 9 bloque en effet leur retour.

III. LES FONCTIONS DU LYSOSOME ET DIGESTION CELLULAIRE

1) Digestions intracellulaire

1.1 L’hétérophagie

C’est la digestion intracellulaire des substrats exogènes (dégradation des produits importés
dans la cellule). L’internalisation de ces substrats se fait par endocytose (souvent de type
phagocytaire)

NB : les phagosomes sont des vacuoles qui résultent d’un processus (phagocytose) par lequel
les macrophages ou les leucocytes englobent des corps étrangers, des fragments de cellules
nécrosées, microorganisme. Ils ne contiennent pas d’enzymes lysosomales.

Les phagosomes subissent l’évolution suivante :

- Ils fusionnent avec les prélysosomes (endosomes tardifs) via les GTPases
hétérotrimériques et les protéines G Rabs. Les phagosomes deviennent alors des
vacuoles hétérophagiques ou phagolysosomes.
- Rarement déversent leur contenu dans le milieu intra cellulaire (après avoir traversé la
cellule : diacytose)

Le REL constitue la membrane de l’autophagosome. En effet, le REL entoure


progressivement la région cytoplasmique à détruire. L’autophagosome est donc est donc
limité par 2 membranes. Il renferme divers organites cellulaires (mitochondrie, RE, etc…).

Les lysosomes, les vésicules à hydrolases déversent leurs enzymes dans l’espace comprise
entre les 2 membranes. La membrane interne s’épaissit puis disparait par lyse enzymatique :
cette disparition la transformation de l’autophagosome. Seule persiste la membrane externe.
Les organites alors en contact avec les enzymes, sont détruits.

Les vacuoles d’endocytose induites perdent leurs revêtements de clathrine. Les recepteurs et
les ligands se dissocient (désaccouplement). Les vacuoles endocytoses fusionnent avec
l’endosome précoce qui assure le recyclage des récepteurs vers la MP.

Les vésicules naissent par bourgeonnement de la membrane de l’endosome précoce et se


transforme très rapidement en corps multivésiculaire (CMV) qui à leur tour fusionnent avec
l’endosome tardif pour y déverser leur contenus.
Les hétérolysosomes protègent la cellule contre les agressions pathogènes. Les substances
toxiques ou médicamenteuses sont dégradées par le lysosome (détoxification)

1.2 L’autophagie

C’est la digestion intracellulaire des produits endogènes dans un autophagolysosome.

SCHEMA

L’autophagie correspond à 60 à 70% des protéines solubles et est très important :

- C’est le mécanisme détruisant les organites et les fragments cytoplasmiques hors


d’usage, sans perte de leurs constituants chimiques c’est-à-dire permet la récupération
des molécules simples issues de la dégradation pour être réutiliser par la cellule
- L’autophagie permet le renouvellement des composantes cellulaires : dans les cellules
hépatiques elle renouvelle chaque 15mn une mitochondrie
- L’autophagie est un mécanisme de défense, tendant à limiter l’extension d’un
processus dégénératif. En effet, plusieurs agents toxiques (inhibiteurs métaboliques ;
radiation X, UV et rayons) ; hypoxie ou anoxie ; intoxication par la phaloïdine ;
obstruction biliaire, infection virale etc..) provoquent des altérations cellulaires
(lésions cellulaire localisées des parties plus ou moins volumineuses du cytoplasme)
n’entrainant pas la mort cellulaire. Ces zones lésées par ces agents s’entourent d’une
membrane et forment une vacuole autophagique.
- L’autophagie assure la nutrition cellulaire au cours de condition défavorables (jeune).
La cellule vit de sa propre substance qu’elle digère elle peut donc encore assurer les
fonctions les plus élémentaires.
- L’autophagie intervient dans la régulation de la sécrétion : c’est la crinophagie. Ce
phénomène s’observe dans les cellules sécrétrices, endocrines ou exocrines. Lorsque
les besoins de l’organisme sont couvert, les grains de sécrétion ne sont plus excrétés,
mais s’accumules dans la cellule. Ils sont détruits par le lysosome. Les lysosomes
fusionnent avec les grains de sécrétion pour former des crinolysosomes dans lesquels
le matériel en excès est résorbé. Ex : chez les femmes qui allaitent =>arrêt de
l’allaitement.

SCHEMA

- Un corps résiduel est une vacuole provenant d’hétéro ou auto lysosome, dans laquelle
persistent des résidus non digérés par les enzymes lysosomales (dû à une insuffisance
des enzymes) : lysosomes dont le contenu a été partiellement lysé : le corps résiduel
est dans la résultante d’un lysosome vieillissant. Ils peuvent donc être stocké dans la
cellule ou sécrété dans les canalicules biliaires (cas des cellules hépatiques)

2) Digestion extracellulaire

Elle intéresse un nombre très limité de cellules, les cellules déversent 10% de leur enzymes
lysosomale dans le MEC
- Cas de l’ostéoclaste : il illustre partiellement cette notion. L’ostéoclaste est une cellule
multinuclées, qui joue un rôle essentiel dans la résorption du tissu osseux (il s’agit
d’une dégradation extracellulaire qui s’accompagne avec les cellules adaptatrices). Les
ostéoclastes ou macrophages du tissu osseux sont donc capables de sécréter
localement le contenu de leur lysosome pour détruire la matrice osseuse, processus
indispensable au renouvellement et remodelage du tissu osseux.

Les ostéoclastes possèdent, sur leurs surfaces, de très nombreuses microvillosités. Ils
s’appliquent par cette aux travées osseuses, auxquelles ils adhèrent grâce à une intégrineα 5 β 3.
Les villosités délimitent les espaces clos dénommés chambre de résorption située entre le tissu
osseux et la membrane de l’ostéoclaste. Les lysosomes libèrent leurs enzymes dans les
chambres de résorption par exocytose (des protéases, particulièrement des collagènes). La
thyroïde est une glande endocrine, constitués par des vésicules sphériques, limitées par un
épithélium cubique ou prismatique principalement constitué par des thyréocytes. Le REG des
thyréocytes élabore une volumineuse molécule (de 660 KDa) : la thyroglobuline, qui quitte la
face trans de l’appareil de golgi pour être déversée dans la cavité des vésicules thyroïdiennes
où elle est stockée.

La thyroglobuline agit comme un réservoir des hormones thyroïdiennes. La stimulation des


hormones thyroïdienne par la TSH (thyréostimuline hypophysaire) provoque la réabsorption
de la thyroglobuline : il se forme des pseudopodes à partir de la face luminale des stéreocytes.
Ces expansions entourent des petites gouttelettes de thyroglobuline, qui sont internalisés dans
le cytoplasme sous forme de vacuole. Les vacuoles de thyroglobulines fusionnent avec les
lysosomes. Les enzymes lysosomales libèrent les hormones thyroïdiennes, en particulier T3
(tri-iodo-thyronine) et T4 (tétra-iodo-thyronine) par hydrolyse et protéolyse de la
thyroglobuline.

SCHEMA

Ainsi, la sécrétion des hormones dans les cellules thyroïdiennes se fait en 2 étapes :

- Stockage de l’hormone dans la vésicule thyroïdienne (thyroglobuline)


- La TSH envoie un signal => libération de la thyroglobuline, qui se coupe pour donner
la T3 et la T4 qui sont alors déversées dans le sang. Cette coupure des thyroglobulines
se fait par les lysosomes.

3) Lysosome et fécondation

L’acrosome des spermatozoïdes est une volumineuse vacuole qui coiffe la partie antérieure du
noyau des spermatozoïdes.

Lors de la spermatogénèse, des granules prélysosomaux, qui sont des VH fusionnent et


constituent l’acrosome. Le contenu acrosomale est riche en enzymes (phosphatase acide,
hyaluronidase, sialidases) qui sont nécessaires à la pénétration du spermatozoïde dans
l’ovocyte.
L’ovocyte contient aussi des lysosomes lorsque le spermatozoïde pénètre dans l’ovocyte, il
provoque une réaction du cortex de l’ovocyte qui aboutit à la libération des enzymes
hydrolytiques dans le milieu extérieur. Ces enzymes détruisent les récepteurs des
spermatozoïdes de la membrane plasmique de l’ovocyte, ce qui empêche une double
fécondation (polyspermie).

IV. LYSOSOME ET PATHOLOGIES ( LES MALADIES LYSOSOMALES)

Les maladies lysosomales classiques sont congénitales ou acquises.

1. Maladies lysosomales congénitales.

Elles sont dues à une absence ou anomalie de façon génétique ou de plusieurs enzymes (ou
hydrolases), ainsi, le substrat intra lysosomale ne sera pas totalement dégradé (dégradation
partielle) donc s’accumule. Ces maladies varient en fonction du type cellulaire :

- Maladies de pompes
- Maladie de Gaucher
- Maladies de Tay Sachs

1.1 Maladies de pompes

Encore appelée glycogénose ll cardiomusculaire, elle est caractérisée par l’accumulation de


glycogène dans le lysosome (qui deviennent alors volumineux) dû à l’absence d’hydrolases
responsables de la dégradation du glycogène : l’α-glycosidase acide.

Cliniquement, elle se traduit dès la naissance, par une dyspnée avec polypnée, une toux
associée à des troubles cardiaques (présence d’un souffle systolique). La mort survient à la fin
de la première année.

Anatomiquement, on observe une cardiomégalie, parfois une hépatomégalie, une hypertrophie


musculaire avec hypotonie, une macroglossie.

1.2 Maladies de Gaucher

Déficit enzymatique (hydrolases) => accumulation sur place des substances qui pénètrent
dans les lysosomes. Les lysosomes augmentent en taille et en nombre, occupent une partie
considéraable de la cellule. Elles peuvent être fatal si elles intéressent les cellules plus
spéciales (ex : les cellules du SNC)

1.3 Maladies de Tay-Sachs

Elle est due à une accumulation de glycolipides dans les lysosomes, ces derniers augmentent
alors en tailles et en nombres. Elle peut être fatal si elle intéresse les cellules spéciales (ex :
cellules du SNC)
Ces maladies d’accumulation =>thésaurismoses peuvent s’avérer fatal si elles concernent les
neurones (car ils sont non renouvellables).

2) Maladies lysosomales acquises.

 blocage de la pompe à proton : entraine une non acidification du milieu intra


lysosomale.

Ex : dérivé de la quinine

Bloque les pompes du plasmodium => mort du plasmodium (parasite).

 Accumulation dans les lysosomes des substrats non biologiques ou inhabituels.

Ex : les pneumoconioses

Ce sont des affections pulmonaires provoquées par l’inhalation des poussières de charbon,
silice, de béryl, d’étain, de zinc. C’est donc une maladie fréquente chez les mineurs. Elle se
caractérise par des lésions pulmonaires => une dyspnée. Le sujet est fragilisé. Il peut être plus
facilement atteint de tuberculose pulmonaire par exemple.

Mécanisme cellulaire : les macrophages alvéolaires phagocytent ces particules. Il se forme des
vacuoles de phagocytose, dans lesquelles les lysosomes viennent déverser leurs enzymes. Or
la paroi des lysosomes se rompt sous l’influence de cette substance (silice, amiante etc…). les
macrophages meurent et libèrent leurs enzymes au contact des alvéoles pulmonaires.

 La goutte

C’est une maladie inflammatoire due à l’absence de dégradation des cristaux d’urates. Les
lysosomes déversent alors leur cargaison dans le MEC => l’inflammation

 Les streptococcies

Les streptocoques sont des bactéries responsables de nombreuses maladies infectieuses. Ils
possèdent la particularité de lyser la membrane des lysosomes, ce qui => la mort de la cellule
par libération des enzymes. La cellule morte libère à son tour des agents pathogènes. En effet
ces bactéries une fois dans le cytosol de la cellule inhibent la transduction.

Vous aimerez peut-être aussi