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Macroéconomie

L2 ECO
Chapitre 1
Plan et références

CARDI Olivier
Université de Tours
2016-2017
Plan&Ref - Olivier Cardi

Cours L2 ECO: Macroéconomie

– Enseignant : Olivier Cardi.


– Références principales du cours :

– Gregory Mankiw (2013) Macroéconomie. 6ième édition. Ed. De Boeck.


– Stephen Williamson (2013) Macroeconomics. 5th edition. Ed. Prentice Hall.
– Olivier Blanchard, Francesco Giavazzi, and Alessia Amighini (2013) Macroeco-
nomics: A European Perspective. Ed. Pearson.
– Heijdra (2009) The Foundations of Modern Macroeconomics. Second edition.
Oxford.
– Heijdra, Reijnders, and Romp (2009) Foundations of Modern Macroeconomics
Second Edition. Exercise and Solutions Manual. Oxford.

– Autres références :

– Bourguignon, François (2012) La mondialisation de l’inégalité. Seuil.


– Cahuc, Pierre et André Zylberberg (2004) Le chômage : fatalité ou nécessité ? .
Flammarion.
– Landier, Augustin et David Thesmar (2007) Le grand méchant marché. Flam-
marion. Champs actuel.
– Philippon, Thomas (2007) Le capitalisme d’héritiers - La crise française du
travail. Seuil.
– Pisani-Ferry, Jean (2013) La crise de l’euro et comment nous en sortir. Fayard/Pluriel.
– Salanié, Bernard (2004) L’économie sans tabou. Le Pommier.

– Evaluation :
– Note TD : chaque étudiant sera interrogé au moins deux fois lors des séances
de TD; les préparations des TD pourront faire l’objet d’une évaluation par
l’enseignant; le galop d’essai et la note orale représentent respectivement 70%
et 30 % de la note globale de TD.
– Note examen écrit en décembre; l’examen écrit prendra la forme d’un QCM
composé de questions de cours et d’un ou plusieurs exercices.

1 Questions traitées dans le cours

A travers ce cours, nous présenterons les outils du raisonnement économique qui nous
permettront de répondre à plusieurs questions:

1. Est-ce que les pays ayant eu un taux de chômage élevé dans le passé auront nécessairement
un taux de chômage élevé dans le futur?
2. Est-ce que le chômage affecte la population de manière uniforme?

1
Plan&Ref - Olivier Cardi

3. Le taux de chômage est-il plus élevé dans les pays où le taux d’activité est plus
important?
4. Comment peut-on augmenter le taux d’activité?
5. Est-ce que la réduction du temps de travail tend à réduire le taux de chômage?
6. De quelle façon une législation rigoureuse en termes de protection de l’emploi affecte
le taux de chômage?
7. Pourquoi les heures travaillées sont-elles moins importantes dans les pays ayant un
coin fiscal plus important?
8. Est-ce que les pays qui ont un taux d’activité plus élevé ont également un niveau de
vie plus important?
9. Comment peut-on expliquer l’apparition de chômage involontaire?
10. Comment s’explique l’accroissement de la prime de qualification aux Etats-Unis dans
les années 1980 et 1990?
11. Est-ce que l’accroissemment de l’offre de travail qualifié tend à réduire ou à augmenter
la prime de qualification?
12. Est-ce qu’une hausse du salaire minimum conduira mécaniquement à une hausse du
chômage involontaire?
13. Est-ce que des négociations collectives menées par les syndicats conduiront mécaniquement
à un taux de chômage élevé?
14. Quels sont les facteurs explicatifs du taux d’investissement des entreprises?
15. Est-ce qu’une politique monétaire expansionniste permet de stimuler l’activité économique
de manière durable?
16. Pourquoi l’Etat doit-il remplir un rôle de stabilisation économique?
17. Quel est le mécanisme de transmission d’une politique de relance budgétaire?
18. Pourquoi une politique de désinflation est-elle coûteuse?

2 Le plan du cours

Le cours est composé de trois chapitres:

1. Le premier chapitre est consacré à la présentation du fonctionnement du marché


du travail. Cela nous permettra de préciser les déterminants de la demande et de
l’offre de travail et d’établir (en faisant appel à un raisonnement économique) les
disfonctionnements possibles du marché du travail pouvant engendrer un chômage
persistant. Nous verrons à cette occasion qu’il existe plusieurs types de chômage: le
chômage volontaire et le chômage involontaire. Le chômage involontaire a lui-même
trois composantes: le chômage structurel et le chômage frictionnel qui sont les deux
composantes du chômage naturel, et le chômage conjoncturel. On distingue différents
types de chômage car chaque type de chômage a certaines causes spécifiques et donc
des remèdes appropriés. Le chômage volontaire s’explique par une incitation à la prise

2
Plan&Ref - Olivier Cardi

d’un emploi trop faible, une productivité du travail trop basse, un coût du travail
trop élevé entraı̂né par des cotisations sociales trop fortes. Du chômage (involontaire)
structurel apparaı̂tra sous l’effet d’un SMIC trop important, des négociations des
syndicats favorisant peu l’emploi, une information imparfaite des entreprises sur les
compétences et la motivation des travailleurs; le chômage frictionnel est davantage
lié à l’efficacité des appariements entre postes vacants et chômeurs (dépend de la
législation en matière de protection de l’emploi, les allocations chômage, mobilité
géographique, contrôle de l’activité de recherche d’emploi et accompagnement du
chômeur).
On étudiera abordera plusieurs problématiques contemporaines dans ce chapitre: i)
dans quelle mesure les écarts de niveau de vie entre pays peuvent s’expliquer par
les écarts d’heures travaillées et de taux d’emploi, ii) la montée des inégalités en
proposant une explication en termes de progrès technique biaisé. Alors que le modèle
concurrentiel de base n’engendre que du chômage volontaire, nous introduirons des
rigidités réelles permettant d’expliquer la présence de chômage involontaire: i) salaire
minimum, ii) revendications salariales des syndicats, iii) salaire d’efficience.
2. Le comportement de l’économie dans le moyen terme est décrit dans le deuxième
chapitre qui est consacré à la présentation du modèle de plein-emploi. Cette ap-
proche consiste à supposer que les prix des biens et des services et les salaires nomi-
naux sont parfaitement flexibles ce qui garantit en retour que l’économie se situe en
permanence dans une situation de plein emploi.
Ce modèle est essentiel car il va nous permettre de tirer deux enseignements majeurs :
i) l’activité économique dépend des conditions d’offre et ii) ensuite l’absence d’effets
de la politique monétaire sur l’économie réelle dans le moyen terme. La conclusion
de ce chapitre est que les politiques de demande n’ont pas d’effets sur la production
potentielle ou sur le taux de chômage naturel et seulement un effet sur les variables
nominales comme les prix, les salaires ou le taux d’intérêt. En revanche, les politiques
dites politiques d’offre qui cherchent à favoriser la production de biens et services en
suscitant un accroissement du volume de facteurs de production disponibles (travail
et capital) vont influencer la production potentielle. La production potentielle
correspond au niveau de production que sont en mesure d’offrir les firmes étant donné
le capital et l’emploi disponibles. Dit autrement, c’est le niveau de production atteint
lorsque le marché du travail est à l’équilibre : le niveau d’emploi d’équilibre détermine
le niveau de production potentielle. Le rôle de l’Etat sera alors de soutenir croissance
économique plus forte en favorisant le progrès technique et/ou l’accumulation des
facteurs de production. Cette intervention de l’Etat par le biais de politiques de
l’offre renvoie à son rôle d’allocation des ressources.
Une fois que nous aurons décrit le comportement de l’économie dans le moyen terme,
il s’agira ensuite de décrire le comportement de l’économie dans le court terme.
Puisqu’à court terme, les prix et les salaires présentent une certaine inertie, nous
allons maintenant postuler que les prix et les salaires sont rigides. Nous verrons que
cette hypothèse implique qu’en courte période, l’activité économique est déterminée

3
Plan&Ref - Olivier Cardi

par les conditions de demande. Si la demande est insuffisante (c’est-à-dire n’est pas
compatible avec une situation de plein emploi), le PIB va se situer en-dessous de
son niveau de plein emploi et le taux de chômage au-dessus de son niveau naturel.
L’écart entre le niveau de production courant (ou observé) et le niveau de production
potentielle (ou niveau moyen) est appelé écart de production. Nous verrons que
l’objectif des politiques budgétaire et monétaire est de limiter l’ampleur de cet écart
de production en influençant la demande agrégée. L’intérêt de l’approche keynésienne
est qu’elle justifie l’emploi des politiques de demande à des fins de stabilisation
économique. Ces politiques de la demande qui renvoient à l’influence des politiques
publiques sur la demande agrégée vont jouer le rôle de stabilisation économique en
cherchant à limiter l’ampleur des divergences entre production courante et production
potentielle. En 2009, l’ensemble des pays industrialisés ont utilisé l’outil budgétaire
(en élevant les dépenses publiques) et monétaire (en élevant la masse monétaire) pour
soutenir la demande afin de contrecarrer les effets récessionnistes de la crise financière
de 2008.
D’après le modèle keynésien, le niveau d’activité économique d’une économie est
déterminé par le niveau de la demande agrégée. Cette conclusion est donc totalement
contradictoire avec celle décrite par le modèle de plein emploi où le revenu national
est complètement déterminé par les conditions d’offre. En fait, les approches clas-
sique et keynésienne sont complémentaires car elles décrivent le comportement de
l’économie sur un horizon temporel différent. L’approche classique se place sur un
horizon temporel de longue période et justifie l’emploi de politiques de l’offre visant
à influencer la production potentielle. L’approche keynésienne consiste à se situer
en courte période et justifie l’emploi des politiques de la demande visant à atténuer
les fluctuations du PIB, de l’emploi et du chômage autour de leur valeur tendan-
cielle. Une politique économique est donc une combinaison de politiques d’offre et de
politiques de demande.
Après avoir analysé l’économie dans le court terme et l’économie dans le moyen terme,
nous confronterons les prédictions des modèles en utilisant l’approche keynésienne
pour le court terme et le modèle de plein emploi pour le moyen terme avec les faits
empiriques obtenus par Gali en 1992 dans un article publié dans QJE. Ce qu’il ressort
est qu’un choc d’offre élève le niveau naturel de production et conduit à une réduction
du taux d’inflation et une baisse du taux d’intérêt nominal. Une politique monétaire
expansionniste stimule le PIB réel à court terme mais pas à long terme, diminue
le taux d’intérêt réel à court terme, et élève l’inflation progressivement de manière
permanente ainsi que le taux d’intérêt nominal.
3. Le troisième chapitre est consacré à la présentation du modèle de synthèse appelé
modèle de la demande agrégée et de l’offre agrégée qui consiste à combiner à la fois les
approches classique et keynésienne dans un cadre d’analyse homogène en relâchant
l’hypothèse de prévision parfaite de l’évolution future des prix par les individus. A
court terme, l’activité économique sera déterminée par la demande et à long terme

4
Plan&Ref - Olivier Cardi

par l’offre. Le passage du court terme au long terme va s’expliquer par la révision
des anticipations qui s’effectue de manière lente et progressive.
Les fluctuations de l’économie vont donc trouver leur origine dans les erreurs d’an-
ticipation sur l’évolution des prix dans le futur. Dans ce modèle, on va obtenir une
relation croissante entre l’écart d’inflation à son niveau anticipé et l’écart de pro-
duction à son niveau naturel. Lorsque les autorités monétaires mènent une politique
monétaire expansionniste, la demande augmente ce qui accroı̂t les prix. Comme les
travailleurs sous-estiment l’inflation, le coût unitaire de production des firmes va bais-
ser ce qui va les inciter à embaucher davantage de travailleurs. Donc la production
va augmenter à court terme: les travailleurs reçoivent des salaires plus élevés mais
pas suffisamment importants pour compenser l’inflation. Parallèlement, la hausse des
prix réduit le pouvoir d’achat de la monnaie et va donc atténuer l’effet multiplicateur
Keynésien. En supposant que les anticipations sont adaptatives ce qui signifie qu’à
chaque date, les travailleurs corrigent progressivement leurs erreurs d’anticipations,
la courbe d’offre agrégée de court terme va se contracter jusqu’à revenir à un niveau
compatible avec le niveau naturel de production: comme les travailleurs révisent leurs
anticipations, ils exigent des salaires de plus en plus élevés ce qui contracte l’offre au
cours du temps.
A l’aide du modèle OA-DA, nous disposons d’un outil qui permet d’analyser les effets
à court terme et à long terme de chocs de demande. Nous utiliserons ce modèle pour
analyser les effets d’une politique monétaire expansionniste ce qui nous permettra de
déduire la Courbe de Phillips qui traduit les déplacements de la demande agrégée
le long de l’offre agrégée. Cette courbe de Phillips est obtenue en combinant l’offre
agrégée de court terme qui relie l’écart d’inflation à l’écart de production et la relation
d’Okun qui relie l’écart de chômage à l’écart de production.
Comme la courbe de Phillips relie l’inflation au chômage, elle est en mesure de nous
dire de combien on doit augmenter le chômage pour faire baisser l’inflation. Cette
mesure correspond au concept de ratio de sacrifice qui indique de combien doit dimi-
nuer l’activité économique ou de combien doit augmenter le taux de chômage pour
faire diminuer le taux d’inflation. Ce concept a notamment été introduit pour évaluer
le coût en termes de chomage ou d’activité économique des phases de désinflation
qu’ont connu la majorité des pays de l’OCDE dans les années 1980.
Les phases de désinflation étant particulièrement coûteuses pour l’activité économique
et le chômage, les pays riches ont mis en place un système monétaire doté d’une
Banque centrale indépendante dont l’objectif est d’assurer la stabilité d’inflation.
Ce type d’environnement institutionnel a notamment été suggéré à la suite d’un ar-
ticle de Kydland et Prescott (1977) qui montrent que la Banque centrale a intérêt à
dévier de son objectif d’inflation car en augmentant la demande et donc l’inflation,
elle stimule l’activité économique et donc diminue le chômage. Toutefois, comme les
individus l’anticipent, ces anticipations neutralisent totalement l’effet de la politique
monétaire expansionniste sur l’activité économique et aboutit au final à une inflation
plus élevée. Contrairement à ce que nous avons supposé précédemment, les individus

5
Plan&Ref - Olivier Cardi

sont dotés d’anticipations rationnelles ce qui conduit à l’absence d’effets de la poli-


tique monétaire à court terme et à long terme. De ce point de vue, notre hypothèse
d’anticipations adaptatives implique que les individus ne sont pas rationnels car ils
n’utilisent pas toute l’information disponible pour prévoir les prix. L’indépendance
de la Banque centrale rend crédible son annonce de cible d’inflation.
Nous analyserons également l’effet d’une hausse des dépenses publiques qui est un
outil qui a été communément utilisé par les pays de l’OCDE pour contrecarrer les
effets récessionnistes de la crise financière de 2008. En nous appuyant sur l’article
de Gali, Lopez-Salido, et Vallès (2007), nous verrons que les prédictions du modèle
OA-DA est en tout point conforme aux faits empiriques: une hausse des dépenses pu-
bliques stimule la demande agrégée et donc élève la production des firmes; comme le
PIB réel augmente, les individus consomment davantage; les travailleurs commettent
des erreurs d’anticipations et comme les firmes paient des salaires plus élevés, les
heures travaillées augmentent; parallèlement, pour une offre de monnaie donnée, une
politique budgétaire expansionniste élève le taux d’intérêt réel et donc évince l’inves-
tissement.
Toutefois, deux arguments ont souvent été avancés contre l’utilisation des politiques
de relance. L’équivalence ricardienne établit que les ménages ont des anticipations et
donc qu’ils vont s’attendre à une hausse des impôts dans le futur. En d’autres termes,
dans cette théorie, la consommation n’est pas déterminée par le revenu disponible
d’aujourd’hui mais par par leur revenu permanent qui est la somme actualisée des
revenus courants et futurs. Les individus savent très bien que le niveau des impôts
dépend du niveau des dépenses publiques. Si l’Etat baisse les impôts aujourd’hui
tout en laissant inchangées les dépenses publiques, les individus comprennent très
bien que l’Etat relèvera les impôts dans le futur. En d’autres termes, l’accroissement
de la dette publique aujourd’hui est équivalente à une hausse des impôts dans le
futur.
L’implication de l’équivalence Ricardienne est qu’une réduction d’impôt financée par
l’emprunt laisse inchangée la consommation. Mais en considérant que les ménages
ne sont pas myopes, ils ne vont pas simplement s’intéresser à leur richesse présente
mais également à leur richesse dans le futur, et comprennent très bien que l’Etat aug-
mentera tôt ou tard les impôts pour assurer l’équilibre de son budget. Ils anticipent
donc une baisse de leur richesse dans le futur, et les ménages vont donc être amenés
à épargner le supplément de revenu disponible consécutif à la baisse des impôts pour
payer l’impôt additionnel qui sera prélevé par l’Etat demain. Finalement, cet accrois-
sement de l’épargne privée compense exactement la diminution de l’épargne publique.
Une baisse d’impôt ne provoque plus maintenant d’effet multiplicateur.
Nous verrons également un autre aspect de la politique fiscale qui a trait à la
contrainte budgétaire de l’Etat. Cette contrainte budgétaire sera très utile car elle
montre que la variation de la dette publique dépend de l’écart entre le taux d’intérêt
réel et le taux de croissance du PIB réel et évidemment du solde primaire. On peut
distinguer trois phases au niveau de l’ajustement de la dette publique de la France:

6
Plan&Ref - Olivier Cardi

une phase de 1960 à 1980 où le taux de croissance est bien supérieur au taux d’intérêt,
une phase défavorable sous l’effet de la montée du taux d’intérêt réel de 1980 à 1995,
une phase favorable de 1995 à 2008 associée à une croissance économique soutenue
et des taux d’intérêt faibles où il y a eu un effort de réduction de déficit budgétaire
jusqu’en 2002. Puis depuis 2008, le niveau de la dette publique en pourcentage du
PIB a augmenté de 50% en 5 ans. Etant donné la faiblesse des taux d’intérêt réels
de l’ordre de zéro et de la croissance quasiment nulle, il suffirait à la France d’un
solde primaire équilibré (dépenses publiques égales recettes fiscales) pour stabiliser
la dette publique.

7
Macroéconomie
Théorie et faits
L2 ECO

CARDI Olivier
Université de Tours
2016-2017
Table des matières

Chapitre 1 Introduction générale 1

1.1 Déroulement des travaux dirigés et évaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

1.2 Questions traitées dans le cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1.3 Le contenu et le plan du cours en macroéconomie . . . . . . . . . . . . . . . . 5

Chapitre 2 Le marché du travail et le chômage 1

2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

2.2 Les faits empiriques sur le marché du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2.2.1 Comparaison internationale des taux de chômage . . . . . . . . . . . . 12

2.2.2 Fluctuations de l’emploi, du chômage, et du PIB réel en France . . . . 14

2.2.3 Taux de participation et emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

2.2.4 Est-ce que la réduction du temps de travail augmente l’emploi ? . . . . 26

2.2.5 Un marché du travail hétérogène . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

2.2.6 Législation en matière de protection de l’emploi et durée du chômage 30

2.2.6.1 Les faits empiriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

2.2.6.2 Flexiland vs Rigidland : Boeri and Van Ours (2008) . . . . . 31

2.2.7 Le phénomène de destructions et de créations d’emplois . . . . . . . . 32

2.2.7.1 Le phénomène de réallocation d’emplois . . . . . . . . . . . . 32

2.2.8 Résumé des faits empiriques sur le marché du travail . . . . . . . . . . 36

2.3 La demande et l’offre de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37

2.3.1 La demande de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

i
Table des matières

2.3.1.1 La fonction de production et le produit marginal du travail . 38

2.3.1.2 La valeur du produit marginal et la demande de travail . . . 39

2.3.1.3 La quantité de travailleurs qui maximise le profit : la règle de


décision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

2.3.1.4 La courbe de demande de travail . . . . . . . . . . . . . . . . 43

2.3.1.5 Les déterminants de la courbe de demande de travail . . . . 45

2.3.1.6 Le taux de cotisations sociales employeurs . . . . . . . . . . 46

2.3.2 L’offre de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

2.3.2.1 La courbe d’offre individuelle de travail . . . . . . . . . . . . 49

2.3.2.2 La détermination analytique de l’offre de travail . . . . . . . 53

2.3.2.3 La courbe d’offre agrégée de travail . . . . . . . . . . . . . . 60

2.3.2.4 Courbe d’offre individuelle de travail, salaire de réserve et


valorisation du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

2.3.3 La détermination de la fonction d’offre de travail . . . . . . . . . . . . 66

2.4 Productivité horaire du travail, temps de travail et taux d’emploi dans les pays
de l’OCDE : constats et politiques publiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68

2.5 L’équilibre sur le marché du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82

2.5.1 Equilibre sur le marché du travail et la flexibilité du salaire réel . . . . 82

2.5.2 Le chômage volontaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84

2.5.3 Le marché du travail des individus peu qualifiés . . . . . . . . . . . . . 85

2.6 L’effet du progrès technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91

2.6.1 Une augmentation du progrès technique dans le modèle concurrentiel


de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91

2.6.2 Faits empiriques sur la montée des inégalités . . . . . . . . . . . . . . 93

2.6.3 Le progrès technique biaisé vers le travail qualifié . . . . . . . . . . . . 99

2.6.3.1 Les faits empiriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100

2.6.3.2 Progrès technique biaisé et prime de qualification . . . . . . 103

2.6.3.3 Progrès technique biaisé endogène . . . . . . . . . . . . . . . 111

ii
Table des matières

2.7 Un modèle statique de chômage : chômage structurel et rigidité du salaire réel 114

2.7.1 Chômage involontaire et salaire minimum . . . . . . . . . . . . . . . . 115

2.7.2 Négociation collective et rigidité des salaires réels . . . . . . . . . . . . 129

2.7.2.1 Les raisons d’être des syndicats . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

2.7.2.2 Comparaison internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

2.7.2.3 Les impacts de la négociation collective sur l’emploi . . . . . 130

2.7.2.4 Le travailleur en situation de monopole . . . . . . . . . . . . 134

2.7.2.5 La détermination de la fonction d’offre collective de travail . 136

2.7.2.6 L’impact des négociations collectives sur l’emploi : les faits . 138

2.7.3 Le salaire d’efficience . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142

2.7.3.1 L’explication en termes d’asymétrie d’information . . . . . . 142

2.7.3.2 La relation entre effort et salaire et son impact sur le chômage 143

2.7.4 Résumé des déterminants du chômage volontaire et du chômage invo-


lontaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145

2.8 Détermination du coin fiscal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149

Chapitre 3 Le modèle de plein-emploi : l’économie dans le moyen terme 1

3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

3.2 Les caractéristiques du modèle de plein-emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

3.3 L’offre agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3.3.1 La fonction de production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3.3.2 La demande de facteurs de production et la répartition du revenu national 6

3.3.2.1 Demande de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

3.3.2.2 La formalisation du choix d’investissement et la demande de


capital physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3.3.2.3 L’évolution de l’investissement des entreprises non financières


en France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

3.3.2.4 L’introduction des coûts d’ajustement . . . . . . . . . . . . . 16

iii
Table des matières

3.3.2.5 La mesure du q de Tobin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.3.3 La détermination du niveau de production d’équilibre . . . . . . . . . 19

3.3.4 La répartition du revenu national . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

3.3.4.1 Répartition du PIB réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

3.3.4.2 Rendements d’échelle constants et profit économique nul . . 23

3.3.4.3 La part distributive du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

3.3.4.4 L’évolution de la part distributive du travail en France . . . 27

3.4 La demande agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

3.5 L’impact des chocs d’offre et de demande à moyen terme . . . . . . . . . . . . 40

3.5.1 L’équilibre général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

3.5.2 Un choc sur l’offre agrégée : l’impact du progrès technique . . . . . . . 44

3.5.3 Les effets d’un accroissement de la population active . . . . . . . . . . 55

3.5.4 Un choc sur la demande agrégée : l’impact d’une politique monétaire


expansionniste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63

3.5.5 Les effets de la mise en place d’un salaire minimum . . . . . . . . . . . 68

3.5.6 L’évolution de l’économie française 1948-2006 . . . . . . . . . . . . . . 71

3.5.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72

3.6 Rigidité des salaires et des prix et la critique keynésienne . . . . . . . . . . . 73

3.6.1 Rigidité des salaires, insuffisance de la demande, et récession . . . . . 75

3.6.2 Rigidité des prix, insuffisance de la demande, et récession . . . . . . . 80

3.6.3 Les effets de chocs d’offre et de demande . . . . . . . . . . . . . . . . . 81

3.6.4 L’apport de l’analyse Keynésienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85

Chapitre 4 L’équilibre macroéconomique : le court terme et le moyen terme 1

4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

4.2 La courbe de demande agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

4.2.1 Détermination de la courbe de demande agrégée . . . . . . . . . . . . 8

4.2.2 Les facteurs explicatifs des déplacements de la courbe de demande agrégée 12

iv
Table des matières

4.3 La courbe d’offre agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

4.3.1 La courbe d’offre agrégée à moyen terme . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

4.3.2 La courbe d’offre agrégée à court terme . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

4.4 La production d’équilibre à court et à moyen terme . . . . . . . . . . . . . . . 30

4.5 Les effets d’une politique monétaire expansionniste . . . . . . . . . . . . . . . 36

4.5.1 L’ajustement de l’économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

4.5.2 L’ajustement de l’économie et le modèle IS-LM . . . . . . . . . . . . . 38

4.5.3 Les effets à court terme et à moyen terme d’une politique monétaire
expansionniste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

4.5.4 Politique de désinflation et chômage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

4.5.4.1 La courbe de Phillips de court terme et de moyen terme . . . 41

4.5.4.2 La courbe de Phillips dans les faits : le cas des Etats-Unis et


de la France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

4.5.5 Politique de désinflation et coefficient de sacrifice . . . . . . . . . . . . 47

4.6 Les effets d’une réduction du déficit budgétaire . . . . . . . . . . . . . . . . . 53

4.6.1 L’ajustement de l’économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53

4.6.2 L’ajustement de l’économie et le modèle IS-LM . . . . . . . . . . . . . 54

4.6.3 Les effets à court terme et à moyen terme d’une politique budgétaire
restrictive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56

4.7 Les effets d’une politique budgétaire expansionniste . . . . . . . . . . . . . . . 57

4.7.1 Les prédictions du modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57

4.7.2 Les faits empiriques : Gali, Lopez-Salido, et Vallés (2007) . . . . . . . 58

4.8 Les politiques monétaire et budgétaire en tant que politiques de stabilisation 58

4.8.0.1 Les arguments pour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

4.8.0.2 Les arguments contre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64

4.8.1 Les stabilisateurs automatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65

4.9 Déficit budgétaire, dette publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66

v
4.9.1 Evolution du déficit budgétaire et de la dette publique dans les pays
industrialisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67

4.9.2 La contrainte budgétaire de l’Etat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73

4.9.2.1 Les déterminants du rapport dette publique sur PIB . . . . . 73

4.9.2.2 Déficit budgétaire, stabilisation du PIB et déficit structurel . 77

4.9.3 L’équivalence ricardienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79

4.9.4 Régle monétaire et indépendance de la banque centrale . . . . . . . . 84

4.9.4.1 La formation des anticipations . . . . . . . . . . . . . . . . . 84

4.9.4.2 Le biais inflationniste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86

4.9.4.3 Les solutions au problème d’incohérence temporelle . . . . . 88

4.9.4.4 Quel est le taux d’inflation optimal ? . . . . . . . . . . . . . . 90

Chapitre A Appendice du chapitre 2 93

A.1 Détermination de la fonction de demande de travail . . . . . . . . . . . . . . . 93

A.2 L’offre de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94

A.3 Monopsone et salaire minimum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95

Chapitre B Appendice du chapitre 4 97

B.1 La demande agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97

B.2 L’offre agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

B.2.1 La demande de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

B.2.2 L’offre de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101

B.2.3 L’offre agrégée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103

B.3 La courbe de Phillips . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104

vi

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