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Institute of Management and Tourism Committed to Excellence
Institut supérieur privé Agrée, Homologué et Habilité par l’Etat
Lot IVS 30 Antanimena- Antananarivo-Madagascar ANTANANARIVO
Tél: (261)334131759-(261)342937332-(261)320250489
E-mail: [email protected] -site web: www.institut-imt.com
RAPPORT DE FIN D’ETUDES 2 éme ANNEE EN GESTION
« Lancement d’Epargne au sein de la SMMEC »
Presented by : RABARINARIVO Tiavina
Encadreur professionnel: Mr HRY MAMY Michel Nirina
Encadreur pedagogique : Mme Sahondra Ratsifandrihamanana
Année académique : 2023 – 2024
Acknowledgement
Premierement, je remercie Dieu, car c’est lui qui me donne la force, l’énergie et l’intelligence
pour réaliser ce livre.
Ensuite, je tiens à remercier spécialement les personnes mentionnées ci-dessous :
A mes parents
Le Directeur de l’IMT : Mme Sahondra RATSIFANDRIHAMANANA
Le Directeur de l’entreprise SMMEC : Mr HERY MAMY Michel Nirina
Les personnes administratif et enseignants IMT
Mon encadreur professionnel : Mr HERY MAMY Michel Nirina
Mon encadreur pédagogique : Mme Sahondra RATSIFANDRIHAMANANA
Ma Famille
LISTE DES TABLEAUX :
Tableau 1 : crédit NIM
Tableau 2 : historique de SMMEC
Tableau 3 : objectif SMMEC
Tableau 4 : synthèse comparative FFOM
PARTIE 1 : RAPPORT DE STAGE
INTRODUCTION
Dans les économies en développement, l'inclusion financière représente un enjeu
majeur pour la réduction de la pauvreté et le développement socio-économique durable. À
Madagascar, une large partie de la population demeure encore exclue des services financiers
classiques, ce qui limite leur capacité à sécuriser leur épargne, à investir et à améliorer leurs
conditions de vie. Face à cette réalité, les institutions de microfinance jouent un rôle
essentiel en rendant accessibles des services tels que l'épargne, le crédit et les produits
financiers de base à des groupes souvent marginalisés. La Société malagasy mutualiste
d'épargne et de crédit (SMMEC) fait partie de ces institutions qui visent à réduire les
obstacles à l'inclusion financière, en mettant à disposition un service d’épargne adapté aux
besoins des Malgaches, en particulier ceux des zones rurales.
L’épargne, bien qu’étant une pratique cruciale pour stabiliser les finances et faire face
aux imprévus, reste peu développée dans certaines couches de la population malgache. De
nombreux défis entravent l’adoption de ces services, tels que le manque de sensibilisation à
l'importance de l’épargne, la méfiance envers les institutions financières, ou encore les
difficultés d'accès physique et géographique. Dans ce contexte, la SMMEC doit relever
plusieurs défis : non seulement proposer des produits d’épargne attractifs et sécurisés, mais
également garantir leur accessibilité aux segments les plus vulnérables de la population et
favoriser une meilleure compréhension des bénéfices de l’épargne.
SMMEC, en tant qu’institution mutualiste, met en place des mécanismes d’épargne
permettant aux citoyens de toutes catégories socioprofessionnelles, notamment les petits
entrepreneurs, les agriculteurs et les familles, de sécuriser leurs revenus tout en bénéficiant
d’une certaine inclusion financière. En favorisant l'épargne, cette institution mutualiste
soutient également l’investissement local et l’entrepreneuriat, ce qui contribue à
l’amélioration des conditions de vie et à la résilience économique de ses membres. Ainsi,
l’épargne devient un vecteur de développement économique et social, un enjeu central dans
le processus d'inclusion financière à Madagascar.
Ainsi, une problématique se degage: Comment le service Épargne de la Société
Malagasy Mutualiste d'Épargne et de Crédit répond-il aux besoins financiers des
communautés malgaches?
Chapitre 1 : SECTEUR D’ACTIVITE DE LA SMMEC
A) Historique de la microfinance
L’histoire de la microfinance est un parcours d’innovation et d’engagement social, visant à
offrir des solutions financières aux personnes exclues des services bancaires traditionnels,
principalement dans les pays en développement. Ce concept a évolué au fil des siècles,
prenant ses racines dans des pratiques anciennes de solidarité, avant de devenir une
industrie moderne et structurée. Voici un aperçu des étapes clés de l’histoire de la
microfinance :
1. Origines : Les pratiques de solidarité et d'entraide communautaire (avant le XXe siècle)
Dans plusieurs sociétés anciennes, des formes d’entraide existaient, telles que les
systèmes de tontine en Afrique, les associations de crédit en Asie, et d'autres formes
de coopératives en Europe. Ces pratiques reposaient sur la solidarité et le soutien
mutuel entre membres d’une même communauté.
Au XIXe siècle, des modèles de crédit communautaire ont émergé en Europe pour
aider les classes ouvrières à accéder à des fonds. Friedrich Wilhelm Raiffeisen, un
banquier allemand, a fondé des coopératives de crédit dans les années 1860 pour
soutenir les agriculteurs et ouvriers, posant ainsi les bases du mouvement coopératif.
2. Le XXe siècle : L’émergence de la microfinance institutionnelle
Années 1950-1960 : Les premiers programmes de crédit pour les pauvres sont lancés
en Amérique latine, principalement par des ONG et des initiatives de développement,
mais sans véritable cadre institutionnel.
Années 1970 : La microfinance moderne prend son essor avec l’apparition des
premières institutions de microcrédit.
o En 1976, le professeur Muhammad Yunus, au Bangladesh, crée la Grameen
Bank (Banque des Villages), offrant de petits prêts aux pauvres, en particulier
aux femmes, pour lancer des activités génératrices de revenus. Cette initiative
est révolutionnaire car elle repose sur des groupes de solidarité et sans
exigence de garanties, ce qui permet aux plus démunis d’accéder au crédit.
o Au Brésil, l’institution ACCION lance des projets similaires en Amérique latine,
contribuant à la diffusion du concept de microfinance.
3. Années 1980-1990 : La structuration et l'expansion globale de la microfinance
Pendant les années 1980, le concept de microfinance se développe et se structure.
Des organisations comme la Grameen Bank, ACCION International, et BRAC
(Bangladesh Rural Advancement Committee) au Bangladesh, élargissent leurs
programmes et montrent que le microcrédit peut être un outil durable pour
combattre la pauvreté.
Dans les années 1990, la microfinance se professionnalise avec la création
d’institutions de microfinance (IMF) dans divers pays. Elle attire également l’attention
des gouvernements, des institutions internationales et des ONG, qui voient dans la
microfinance un moyen efficace d’inclusion financière.
Des initiatives comme le Sommet Mondial du Microcrédit en 1997 visent à
promouvoir l'inclusion financière à grande échelle.
4. Années 2000 : Reconnaissance mondiale et diversification des services
En 2006, Muhammad Yunus et la Grameen Bank reçoivent le prix Nobel de la paix,
mettant la microfinance sous les projecteurs mondiaux comme un outil de lutte
contre la pauvreté.
Les IMF diversifient leurs offres, ajoutant des produits financiers comme l’épargne,
l’assurance, et les transferts d’argent. La microfinance ne se limite plus seulement au
crédit : elle devient un ensemble de services financiers complets, adaptés aux
besoins des personnes à faible revenu.
La technologie, avec les téléphones mobiles, commence à jouer un rôle dans
l’expansion des services de microfinance, notamment en Afrique.
5. Années 2010 à aujourd'hui : Digitalisation et défis contemporains
Les progrès technologiques facilitent l’accès aux services financiers dans les zones
rurales et éloignées grâce aux solutions numériques comme le mobile banking et le
paiement mobile. Des initiatives comme M-Pesa au Kenya transforment l’inclusion
financière, permettant aux utilisateurs de réaliser des transactions financières via
leur téléphone mobile.
Parallèlement, des critiques émergent concernant les taux d’intérêt parfois élevés
des microcrédits, l’endettement des emprunteurs et les risques de mauvaise gestion.
Le secteur de la microfinance doit alors trouver un équilibre entre l’inclusion
financière et l’éthique, et se concentrer davantage sur la protection des clients.
Aujourd’hui, la microfinance continue d’évoluer pour mieux répondre aux besoins de
ses clients, en intégrant des approches plus holistiques (éducation financière, accès
aux marchés, etc.) et en se tournant vers des financements plus responsables et
durables.
B) Type de la microfinance
1. IMF (Institutions de Microfinance)
Les Institutions de Microfinance sont des entités qui offrent des services financiers aux
populations exclues du système bancaire classique. Ces services incluent :
L'octroi de microcrédits.
L'épargne.
Les services d'assurance et de transfert d'argent.
Les IMF à Madagascar peuvent être classées en différentes catégories :
Mutuelles ou coopératives d’épargne et de crédit : Gérées par les membres eux-
mêmes (par exemple, OTIV).
Institutions à but lucratif : Offrent des services financiers avec une structure de
gestion privée (par exemple, Baobab Madagascar).
ONG ou associations : Travaillent pour le développement communautaire et offrent
des services de microfinance sans viser le profit.
2. APIMF (Association Professionnelle des Institutions de Microfinance)
L'APIMF est l'organisme faîtier du secteur de la microfinance à Madagascar. Elle joue un rôle
crucial dans la régulation, la coordination et la représentation des IMF auprès des autorités
et des partenaires.
Missions principales de l’APIMF :
Encadrement des IMF : Assurer que les IMF respectent les réglementations
nationales et internationales.
Formation et renforcement des capacités : Fournir des formations aux membres
pour améliorer la qualité des services.
Plaidoyer : Représenter les IMF auprès des autorités publiques, des bailleurs de
fonds et des partenaires au développement.
Promotion de la collaboration : Faciliter les échanges entre IMF pour le partage des
bonnes pratiques.
Importance de l’APIMF :
Favorise la professionnalisation du secteur.
Veille à la stabilité et à la croissance du secteur de la microfinance.
Joue un rôle central dans l'expansion de l'inclusion financière à Madagascar.
Enjeux du secteur à Madagascar
Manque d’accès dans les zones rurales : La majorité des IMF sont concentrées dans
les zones urbaines, laissant les zones rurales sous-desservies.
Faible digitalisation : Bien que la technologie progresse, la digitalisation reste un défi
majeur.
Régulation et supervision : Nécessité de renforcer la surveillance pour éviter des
pratiques abusives.
C) Acteurs : CSBF, encadreur technique,
Bailleurs, ETAT
1. CSBF (Commission de Supervision Bancaire et Financière)
La CSBF est l'organisme de régulation et de supervision des institutions financières à
Madagascar, y compris les Institutions de Microfinance (IMF).
Rôles de la CSBF :
Régulation : Élaborer et appliquer les lois et règlements régissant les IMF.
Supervision : Contrôler les IMF pour garantir leur stabilité financière et leur
conformité aux normes.
Protection des clients : Assurer que les IMF respectent les droits des usagers
(transparence des taux, gestion des plaintes, etc.).
Octroi de licences : Accorder ou retirer l’agrément nécessaire pour qu’une IMF
puisse opérer légalement.
Importance :
Elle garantit que les IMF opèrent de manière saine et transparente pour éviter les risques de
faillite ou d’abus.
2. Encadreurs Techniques
Les encadreurs techniques sont des institutions ou organisations qui soutiennent le
développement des IMF par des formations, des conseils et l'accompagnement technique.
Types d’encadreurs techniques :
ONG locales et internationales : Elles apportent leur expertise pour renforcer les
capacités institutionnelles des IMF.
Centres de formation spécialisés : Fournissent des formations sur la gestion, la
finance, et l’innovation dans le secteur de la microfinance.
Rôles principaux :
Formation et renforcement des capacités : Aider les IMF à améliorer leurs
compétences en gestion, en finance et en gouvernance.
Innovation : Introduire de nouvelles approches ou technologies pour accroître
l'efficacité des services de microfinance.
Évaluation et suivi : Aider les IMF à évaluer leur performance et à corriger les lacunes
identifiées.
3. Bailleurs de Fonds
Les bailleurs de fonds jouent un rôle crucial en apportant des ressources financières et
techniques au secteur de la microfinance.
Types de bailleurs :
Institutions internationales : Banque Mondiale, Fonds Monétaire International (FMI),
Agences des Nations Unies.
Coopérations bilatérales : AFD (France), USAID (États-Unis), GIZ (Allemagne), etc.
Organisations philanthropiques : Fondations et ONG internationales qui soutiennent
les initiatives de microfinance.
Rôles principaux :
Financement : Fournir des fonds pour l’expansion des IMF ou le développement de
nouveaux produits financiers.
Assistance technique : Offrir un accompagnement technique pour renforcer la
viabilité et la durabilité des IMF.
Plaidoyer : Soutenir des politiques qui favorisent l'inclusion financière.
4. L’État
L’État malgache joue un rôle structurant dans le développement du secteur de la
microfinance.
Rôles de l’État :
Cadre réglementaire : Élaborer les lois et politiques qui régissent les IMF en
collaboration avec la CSBF.
Promotion de l’inclusion financière : Mettre en place des programmes pour inciter
les IMF à atteindre les zones rurales et les populations vulnérables.
Soutien institutionnel : Appuyer les organisations faîtières comme l’APIMF pour
améliorer la gouvernance du secteur.
Subventions ou garanties : Fournir des fonds de garantie pour les IMF afin de réduire
les risques liés aux prêts.
Importance :
L’État agit comme un catalyseur en créant un environnement favorable au développement
de la microfinance.
D) Concurrents
I. NIM
La Nouvelle Institution de Microfinance (NIM)
NIM est généralement une institution financière qui offre des services financiers à des
populations souvent exclues du système bancaire traditionnel, telles que les petites entreprises, les
entrepreneurs individuels, ou les familles à faibles revenus. Elle est souvent créée dans le but de
favoriser l'inclusion financière, en offrant des prêts, des comptes d'épargne, et d'autres produits
financiers adaptés aux besoins des clients à faible revenu.
La NIM a pour objectif de stimuler l'économie locale, réduire la pauvreté, et soutenir les petites
entreprises en facilitant leur accès au crédit et à d'autres services financiers essentiels. Ces
institutions sont souvent présentes dans les pays en développement et peuvent jouer un rôle
important dans le développement socio-économique
Leurs depots :
- Dépôt à vue : 1% par an
- Dépôt à terme : 7.5% par an
Epargne : 4.5% par an
Epargne retraite : 6% par an
Leurs crédits :
AVANTAGE :
Meilleurs taux de dépôt
Zéro Ariary de frais de gestion et d’operation
Application et portail web disponible pour vous permettre de suivre votre compte à tout
moment gratuitement
Service de proximité et adapté
II. CAISSE D’EPARGNE
Ses offres :
2.1 Compte epargne :
Chapitre 1 Le compte livret d’épargne
Ce compte est destiné aux clients qui ont besoin d’un compte épargne classique.
Le décompte des intérêts se fait selon le calcul des intérêts par quinzaine. Le
compte livret d’épargne étant subdivisé en 3 catégories dont chacun a ses propres
caractéristiques.
Chapitre 2 Le livret junior ou SOMBINIAINA
Destiné aux enfants âgés de 0 à 16 ans.
Chapitre 3 Le livret jeune ou MIHARY
Destiné aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, les principales cibles sont les étudiants.
Chapitre 4 Le livret d’épargne particulier MITSIMBINA
Destiné à toute personne de plus de 25 ans.
2.2 Dépot à terme :
Avantageux, sécurisé, négociable
Le CSE est le compte de dépôt à terme de la CEM.
Placement plus fructueux que le compte d’épargne ordinaire, le CSE donne un intérêt plus
avantageux pour une période déterminée à son ouverture.
Fonctionnalité du compte :
L’ouverture peut être faite à partir de 10.000.000 Ariary ;
La durée du placement et le taux d’intérêt sont déterminés à l’ouverture du compte ; la
durée pouvant aller de 3 mois à 12 mois renouvelables ;
L’intérêt est payable à l’échéance ;
Le remboursement anticipé est possible* (sous condition)
Chaque renouvellement fait l’objet d’une ouverture de compte.
2.3 Le compte spécila retraite:
Le CSR est un compte conçu pour recevoir des cotisations périodiques pendant la
période de la vie active dans le but de disposer d’un certain capital au moment de l’entrée à
la retraite.
Que vous soyez un fonctionnaire, un salarié d’entreprise, un professionnel ou un
entrepreneur individuel, le CSR est fait pour vous.
2.4 Les credits :
1. Credits aux particuliers:
Vos besoins pour le quotidien sont à votre portée avec ce type de crédit que la Caisse
d’Épargne de Madagascar vous offre.
Chapitre 5 Crédit SAFIDY : 1,65%
Ce type de crédit est destiné aux fonctionnaires et les salariés des entreprises
privées. C’est le prêt le plus simple que la Caisse d’Epargne de Madagascar offre à sa
clientèle.
2. Crédits aux Entrepreneurs:
Ce crédit est destiné spécialement aux entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises
pour accroitre leurs activités, agrandir les infrastructures, renforcer les capitaux.
Chapitre 6 Crédit AVOTRA :
AVOTRA Ainga 300.000 à 5.000.000 AR : 2,20% (12mois)
AVOTRA Mihary 5.000.001 à 20.000.000 AR : 2% (18 mois)
AVOTRA Roso 20.000.001 à 50.000.000 AR : 1,80% (24 mois)
AVOTRA Amboara 50.000.001 à 100.000.000 AR : 1,70% (24 mois)
Le crédit le mieux adapté pour les petites et moyennes entreprises qui ont des soucis
financiers.
Chapitre 2 : SMMEC EN GENERALE
I. Historique SMMEC
OTIVTANA ou SMMEC est un Réseau d’Institution de Microfinance, sous l’agrément
n°011/2001-CSBF du 10 août 2001.
Pour ces 20 ans, OTIVTANA devient SMMEC ou Société Malagasy Mutualiste
d’Epargne et de Crédit. De nouvelles perspectives et de nouvelles valeurs sont adoptées par
l’entreprise pour mieux se rapprocher de ses collaborateurs.
ANNEE DESCRIPTION
Identification des
sites
1994 Identification des sites et partenaires
potentiels dans la province
d’Antananarivo, pour la mise en place du
Réseau Imerina.
Identification des sites
Identification des sites et partenaires
1996 - 1997 potentiels dans la province
d’Antananarivo, pour la mise en place du
Réseau Imerina.
Etudes des faisabilités
1998 - 1999 Études de faisabilité et identification de
sites pour l’extension du Réseau OTIV
dans la Province d’Antananarivo
Implantation du
Réseau Grand Tana
Implantation du Réseau Grand Tana.
Signature de l’accord de crédit (MAG
3217) entre l’État Malagasy et la Banque
Mondiale. Signature d’une Convention
2020 entre l’AGEPMF et DID : Projet de mise
en place d’un Réseau plus vaste, couvrant
la Province d’Antananarivo, avec
intégration des douze Mutuelles de
l’ancien Réseau
Préparation de la demande d’agrément
auprès de la CSBF
OTIVTANA devient
SMMEC
2021 - Present OTIVTANA pour ses 20 ans devient
SMMEC ou Société Malagasy Mutualiste
d’Epargne et de Crédit
II. VISION – MISSION – OBJECTIF - PRODUIT
a) VISION
Devenir une institution financière de référence en offrant des produits et services modernes
marqués par la proximité, le professionnalisme et la sécurité, tout en surpassant les attentes
de nos clients.
b) OBJECTIF
Voici les objectifs de la SMMEC présentés sous forme de tableau :
Objectifs Détails
Promouvoir l’inclusion Fournir des services financiers accessibles aux
financière populations marginalisées et réduire l’exclusion bancaire.
Encourager l’épargne Sensibiliser à l’importance de l’épargne et proposer des
produits adaptés, sécurisés et flexibles.
Faciliter l’accès au crédit Proposer des crédits pour soutenir les activités
génératrices de revenus et les projets individuels.
Soutenir le développement Financer les activités agricoles, artisanales et
économique local commerciales pour renforcer les économies locales.
Assurer la solidarité mutuelle Renforcer l’entraide entre les membres et offrir un cadre
mutualiste sécurisant.
Promouvoir l’éducation Former les membres à la gestion financière et sensibiliser
financière à l’épargne et à l’utilisation du crédit.
Renforcer la sécurité Offrir des services financiers fiables et proposer des
financière solutions pour faire face aux imprévus.
Réduire les inégalités Soutenir les groupes vulnérables (femmes, jeunes,
économiques ruraux) pour leur inclusion économique.
Contribuer au Encourager des projets respectueux de l’environnement
développement durable et intégrer des pratiques responsables.
c) Mission
De manière durable et louable des produits et services adaptés, innovants, à
proximité des populations actives, notamment les femmes, les jeunes et les habitants des
zones rurales.
Notre engagement vise à stimuler le développement socio-économique
et environnemental, contribué efficacement à la réduction de la pauvreté à l’échelle
nationale.
d) Produits
Financier
Epargne :
Epargne à vue
Epargne à terme
Epargne spécialisée
Dépôt direct
Plan épargne « jeune »
Plan épargne « projet »
Plan épargne « retraite »
Crédit :
Prêt habitat
Crédit PME
Crédit plainement garanti
Prêt aux salariés
Prêt paysan
Credit aux TPE…..
Non financier
Education financiere
Assurance santé
III. Zone d’intervention :
15 Agences
7 Agences vonjy
136 caisse à Madagascar
Chapitre 3 : Annonce du thème, choix du thème, plan
du devoir.
Annonce du thème : Lancement d’un produit d’épargne au sein du SMMEC
1. Introduction et présentation du thème
Le thème de ce devoir porte sur le lancement d’un produit d’épargne au sein du SMMEC.
Ce sujet est pertinent dans un contexte où l'inclusion financière et la mobilisation de
l'épargne sont des leviers essentiels pour le développement économique et social.
Problématique
Comment le service Épargne de la Société Malagasy Mutualiste d'Épargne et de Crédit
répond-il aux besoins financiers des communautés malgaches?
2. Justification du choix du thème
Le développement de produits d’épargne est crucial pour renforcer la confiance des
membres dans le SMMEC.
L'épargne est un pilier fondamental pour financer les crédits et assurer la pérennité
du système.
Ce sujet permet de conjuguer aspects théoriques et pratiques (marketing, gestion
financière, analyse de besoins).
3. Plan du devoir
Introduction
Contexte général du microcrédit et de l’épargne dans les institutions financières
comme le SMMEC.
Présentation de la problématique : les défis et opportunités liés à un nouveau produit
d’épargne.
Développement
Partie 1 : Rapport de stage au SMMEC
1. SECTEUR D’ACTIVITE DE LA SMMEC
HISTORIQUE
Type : AIM- APIMF
Acteurs : CSBF, encadreur technique, Bailleurs, ETAT
Concurrents
2. SMMEC EN GENERALE
VISION
OBJECTIF
Mission
Produits : financier ; non financier
3. METHODOLOGIE IMT
IMT ses filières et ses diplômes en détails
Votre choix pour les études a IMT
Votre choix pour la filière
Partie 2 : LANCEMENT DE L’EPARGNE
MIX MARKETING 4P pour le produit d’épargne du SMMEC
1. Produit (Product) epargne
o Description du produit d’épargne
o Avantage pour les clients
2. Prix (Price)taux
o Taux d’intérêt proposés
o Frais éventuels.
3. Distribution (Place) taux
o Méthodes de mise à disposition : agences, agents mobiles, plateformes
numériques.
o Réseaux locaux pour atteindre les zones rurales.
4. Promotion (Promotion)publicité
o Stratégie de communication : campagnes de sensibilisation et éducation
financière.
o Utilisation des médias locaux, brochures, ateliers communautaire s.
Tsy ampy 4P CONCURRENTS
Ffom
Partie 3 : Solutions et suggestions
1. Solutions pour relever les défis identifiés
o Amélioration des processus internes (digitalisation, automatisation).
o Renforcement de la formation des employés pour accompagner les membres.
2. Suggestions stratégiques pour le succès du produit d’épargne
o Intégration de mécanismes d’incitation (bonus, récompenses).
o Partenariats stratégiques pour élargir l’accès.
o Mise en place d’un système de suivi et d’évaluation des performances.
Conclusion
1. Synthèse des points abordés
o Récapitulatif des enjeux et stratégies pour le lancement du produit.
o Importance de l’épargne pour la pérennité du SMMEC et l’impact sur ses
membres.
2. Réponse à la problématique
o Solutions concrètes pour surmonter les défis et maximiser les opportunités.
3. Recommandations
o Propositions pour le suivi à long terme du produit d’épargne et son
amélioration continue.
METHOLOGIE IMT :
L'université IMT propose un diplôme international et légalement reconnu, validé par
l'État malgache avec une triple mention pour chaque filière. L'IMT offre également un
enseignement basé sur la foi religieuse. L'université est située à Antanimena, en face de
PRADON, Lot IVS 30 Antanimena, Antananarivo 101. Voici les filières disponibles à l'IMT :
Management & Business studie
Management des affaire
Marketing et commerce
Comptabilité et finance
Hotel & tourism management
Hôtellerie et reception
Tourisme et Admin de voyage
Cuisine et restauration
Bâtiment et travaux publics
Bâtiment
Habitat et Energie
Génie Civil et Architecture
Ses diplômes sont :
Bachelor’s degree (bac +3)
Bachelor’s degree (bac +5)
Choix pour les études à IMT :
La raison pour laquelle j'ai choisi d'étudier à l'IMT est que l'université propose la filière
dont j'ai besoin. La formation à l'IMT est également variée, et j'ai opté pour la formation en
ligne (FAD) car elle me convient mieux. Cette option me permet une plus grande flexibilité de
mon emploi du temps, ce qui est idéal pour moi car je travaille tout en poursuivant mes
études.
Choix pour la filière :
J'ai choisi la filière Management & Business Studies car elle correspond à la carrière que
j'envisage à l'avenir. Je pense créer une entreprise plus tard, et cette filière me prépare
parfaitement à cet objectif. En plus, le domaine de la gestion des affaires, du marketing, du
commerce et surtout de la comptabilité et des finances est en lien direct avec mon travail
actuel.
PARTIE 2 : LANCEMENT EPARGNE
I. MIX MARKETING 4P EPARGNE SMMEC :
a) PRODUIT :
Description :
Le produit d’épargne du SMMEC est conçu pour répondre aux besoins des populations
sous-bancarisées, principalement en milieu rural.
Accessibilité : Les montants minimums pour ouvrir un compte sont bas.
Flexibilité : Les membres peuvent effectuer des dépôts et retraits à leur convenance.
Sécurité : Les fonds déposés sont protégés, souvent avec une garantie mutualiste.
Avantages pour les clients :
Facilitation de l'épargne pour les petits revenus.
Possibilité de cumuler un historique financier pour accéder ultérieurement à des
crédits.
b) PRIX :
Taux d’intérêt :
Les taux offerts sont compétitifs pour attirer les clients, mais parfois légèrement
inférieurs aux banques traditionnelles en raison des coûts d’exploitation élevés en
zones rurales.
Les produits d’épargne peuvent inclure des incitations comme des bonus pour les
dépôts réguliers.
Frais :
Des frais minimes ou inexistants pour l’ouverture et la gestion des comptes afin de
maximiser l’inclusion financière.
Toutefois, des pénalités peuvent être appliquées en cas de non-respect des termes
spécifiques (par exemple, rupture d’une épargne à terme avant échéance).
c) PROMOTION :
Stratégies actuelles :
Sensibilisation à travers des campagnes locales (radio communautaire, affiches,
ateliers).
Formation des membres à l’éducation financière pour promouvoir les avantages de
l’épargne.
Utilisation des leaders communautaires pour véhiculer le message et renforcer la
confiance.
Défis :
Faible niveau de sensibilisation sur l’intérêt à long terme de l’épargne.
Accès limité aux canaux numériques pour promouvoir les produits.
d) PIPE LIGNE CANAL DE DISTRIBUTION :
Réseau de distribution :
Présence d'agences locales en zones urbaines et rurales.
Utilisation d’agents itinérants pour couvrir les zones éloignées.
Les membres peuvent également effectuer des transactions via des groupements
communautaires, ce qui renforce la proximité.
Canaux numériques :
Certaines institutions introduisent des solutions de mobile banking pour faciliter les
transactions à distance. Le SMMEC pourrait intensifier cet aspect pour toucher
davantage de membres.
II. MIX MARKETING CONCURRENTS :
A. Caisse d’Epargne Madagascar :
La Caisse d’Épargne de Madagascar (CEM), institution financière historique du pays, applique
une stratégie marketing structurée autour du modèle des 4P pour rendre ses produits
d’épargne accessibles et attractifs. Voici une analyse détaillée :
1. Produit (Product)
Offre principale :
La CEM propose différents produits d’épargne adaptés à sa clientèle :
Comptes d’épargne classiques pour particuliers.
Épargne scolaire : conçue pour aider les familles à financer l’éducation de
leurs enfants.
Épargne à terme : destiné à ceux qui souhaitent bloquer des fonds pour des
durées spécifiques, avec des taux d’intérêt attractifs.
Produits spécifiques pour les PME et les associations.
Caractéristiques des produits :
Accessibilité : ouverture de comptes avec un dépôt minimum faible.
Simplicité : processus simple pour ouvrir et gérer un compte.
Sécurité : garantie de fonds sous régulation nationale.
2. Prix (Price)
Politique tarifaire :
Les frais d’ouverture et de gestion des comptes sont minimes pour
encourager l’inclusion financière.
Les taux d’intérêt sur les comptes d’épargne sont compétitifs, en tenant
compte du marché malgache et des institutions concurrentes.
Approche client :
Maintien d’un équilibre entre attractivité pour les clients et viabilité financière
pour l’institution.
Récompenses pour la fidélité, telles que des taux bonifiés pour les épargnants
réguliers ou des comptes à terme de longue durée.
3. Distribution (Place)
Réseau d’agences :
Présence dans les principales villes et régions rurales pour maximiser
l’accessibilité.
Des agents locaux jouent un rôle clé dans les zones rurales pour éduquer la
population sur les services financiers.
Canaux numériques :
Bien que la CEM ait commencé une transition numérique, les services digitaux
restent limités par rapport à certaines institutions concurrentes.
4. Promotion (Promotion)
Stratégies de communication actuelles :
Campagnes locales via la radio, les affiches et des actions de sensibilisation
dans les communautés.
Partenariats avec les écoles pour promouvoir les produits d’épargne scolaire.
Utilisation des leaders d’opinion locaux pour renforcer la confiance et
encourager l’épargne.
Défis :
Faible connaissance des produits financiers par une grande partie de la
population.
Concurrence accrue des opérateurs numériques et banques privées.
B. Nouvelle Institution de Microfinance .
1. Produit (Product)
Épargne :
Comptes d’épargne adaptés aux petits revenus.
Épargne à terme avec des taux d’intérêt compétitifs.
Produits d’épargne spécifiques : épargne scolaire, épargne santé, etc.
Crédit :
Microcrédits pour entrepreneurs, commerçants et agriculteurs.
Crédit communautaire pour des groupes solidaires.
Services complémentaires :
Formation en éducation financière.
Assurance microfinance : couverture santé ou assurance récolte.
2. Prix (Price)
Politique tarifaire :
Taux d’intérêt :
o Épargne : Offrir des taux d’intérêt attractifs, avec des bonus pour les dépôts
réguliers ou à long terme.
o Crédit : Appliquer des taux adaptés aux capacités de remboursement des
clients, en tenant compte des risques liés à la clientèle cible.
Frais :
o Frais d’ouverture de compte faibles voire gratuits pour encourager l’adhésion.
o Transparence totale sur les frais associés aux crédits ou aux services.
3. Distribution (Place)
Réseau physique :
Agences locales : Présence dans les zones rurales et périurbaines où les besoins en
microfinance sont élevés.
Agents mobiles : Personnel itinérant pour toucher les zones les plus reculées.
Réseau numérique :
Mobile Banking : Intégration des services financiers via des téléphones mobiles pour
élargir l’accès.
Partenariats : Collaborations avec des opérateurs téléphoniques pour intégrer des
services de paiement mobile (Mobile Money).
4. Promotion (Promotion)
Stratégies actuelles :
Sensibilisation locale : Organisation d’ateliers communautaires et de campagnes de
sensibilisation pour éduquer les populations sur l’importance de l’épargne et du
crédit.
Publicité ciblée : Utilisation de médias locaux (radios communautaires, affiches) pour
atteindre la clientèle cible.
Leaders communautaires : Implication des chefs de village ou des figures locales
pour bâtir la confiance.
III. Analyse FFOM
Voici une analyse détaillée FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces) pour le
SMMEC (Société Malagasy Mutualiste d'Épargne et de Crédit), la Nouvelle Institution de
Microfinance (NIM), et la Caisse d’Épargne de Madagascar (CEM).
1. SMMEC (Société Malagasy Mutualiste d'Épargne et de Crédit)
Forces
Proximité locale : Bonne implantation dans les communautés rurales et semi-
urbaines.
Structure mutualiste : Modèle participatif renforçant l’engagement des membres et
leur confiance.
Accessibilité : Produits adaptés aux populations à faibles revenus.
Expérience locale : Expertise sur les besoins financiers spécifiques des populations
malgaches.
Faiblesses
Ressources financières limitées : Capacité réduite pour élargir l’offre ou moderniser
les infrastructures.
Technologie limitée : Faible adoption des outils numériques pour améliorer l’accès et
l’efficacité.
Portefeuille restreint : Peu de diversification dans les produits financiers par rapport
à la concurrence.
Formation des employés : Compétences parfois insuffisantes pour gérer des produits
complexes ou innovants.
Opportunités
Demande croissante de services financiers : Populations rurales et exclues des
banques traditionnelles en forte demande.
Partenariats : Collaboration avec des ONG, entreprises ou gouvernements pour
développer des projets communs.
Digitalisation : Introduction de solutions technologiques pour élargir la clientèle et
réduire les coûts opérationnels.
Sensibilisation croissante : Programmes d’éducation financière favorisant l’intérêt
pour l’épargne et le crédit.
Menaces
Concurrence accrue : Présence de banques et d’autres institutions de microfinance,
comme la CEM ou des NIM.
Crise économique : Réduction des capacités d’épargne des populations vulnérables.
Réglementations strictes : Conformité aux exigences légales pouvant freiner
certaines initiatives.
Surendettement : Risque élevé de défaut de paiement dans les zones desservies.
2. NIM (Nouvelle Institution de Microfinance)
Forces
Flexibilité stratégique : Capacité à répondre rapidement aux besoins des niches
spécifiques.
Innovation technologique : Possibilité d'intégrer des outils numériques dès sa
création (mobile banking, digitalisation).
Positionnement attractif : Adaptation stratégique à des segments peu desservis ou
oubliés.
Absence de passifs historiques : Pas d’image négative ou de problèmes structurels
préexistants.
Faiblesses
Manque de notoriété : Difficulté à établir une réputation solide face à des acteurs
historiques comme le SMMEC et la CEM.
Ressources financières limitées : Capital initial souvent faible, impactant l’expansion
et l’offre de services.
Confiance à bâtir : Nécessité de convaincre une clientèle souvent sceptique.
Manque d’expérience : Peu de données historiques pour anticiper les défis du
marché.
Opportunités
Croissance du secteur : Forte demande pour les services de microfinance, surtout en
zones rurales et périurbaines.
Innovation numérique : Adoption rapide de services digitaux comme les applications
mobiles ou le mobile money.
Soutiens externes : Disponibilité de financements, subventions ou partenariats pour
les nouvelles institutions.
Sensibilisation accrue : Augmentation de la demande grâce à une meilleure
compréhension des produits financiers.
Menaces
Concurrence rude : Acteurs bien établis comme la CEM ou le SMMEC.
Régulations strictes : Conformité aux normes financières et légales pouvant être
complexe pour une nouvelle institution.
Contexte économique fragile : Vulnérabilité des populations cibles face aux crises
économiques ou sociales.
Fragmentation du marché : Multiplication des acteurs réduisant les parts de marché
potentielles.
3. CEM (Caisse d’Épargne de Madagascar)
Forces
Réputation et longévité : Plus de 100 ans d’existence, ce qui en fait une institution de
confiance.
Produits diversifiés : Épargne classique, épargne scolaire, épargne à terme, etc.
Réseau étendu : Bonne couverture géographique dans les zones rurales et urbaines.
Stabilité : Régulation stricte garantissant la sécurité des fonds déposés.
Faiblesses
Modernisation lente : Faible adoption de la digitalisation par rapport aux autres
institutions.
Image vieillissante : Moins attractive pour les jeunes générations.
Coût élevé : Structure lourde avec des coûts opérationnels importants pour
maintenir le réseau physique.
Innovation limitée : Développement plus lent des produits adaptés aux nouvelles
attentes des clients.
Opportunités
Expansion numérique : Adoption de services en ligne ou mobiles pour élargir la
clientèle.
Programmes publics : Possibilité de partenariats avec des initiatives
gouvernementales visant à encourager l’épargne.
Marché inexploité : Demande croissante pour des produits spécifiques comme
l’épargne santé ou des solutions pour les PME.
Utilisation de la confiance existante : Fidéliser les clients grâce à sa stabilité
historique.
Menaces
Concurrence accrue : Banques modernes et institutions de microfinance offrant des
services plus innovants.
Attentes des jeunes : Perte de parts de marché auprès des jeunes générations
attirées par des institutions plus modernes.
Contexte économique : Réduction des dépôts et augmentation des retraits en
période de crise économique.
Coût de mise à jour : Investissements élevés nécessaires pour moderniser les
infrastructures et services.
IV. Synthèse comparative FFOM:
Catégorie SMMEC NIM CEM
Forces Proximité, structure Flexibilité, innovation Réputation, longévité,
mutualiste, accessibilité technologique diversité de produits
Faiblesses Ressources limitées, faible Notoriété faible, confiance à Modernisation lente, coûts
digitalization bâtir élevés
Opportunité Demande croissante, Croissance du secteur, Expansion numérique,
s partenariats soutien externe marchés spécifiques
Menaces Concurrence, risques Concurrence rude, Attentes des jeunes,
économiques complexité réglementaire contexte économique
PARTIE 3 : solution et suggestion
Solutions et suggestions pour le SMMEC (Société Malagasy
Mutualiste d'Épargne et de Crédit)
1. Solutions pour relever les défis identifiés
Amélioration des processus internes
Digitalisation :
La mise en place d’une plateforme numérique permettrait aux membres de gérer
leurs comptes d’épargne, effectuer des transactions et suivre leurs opérations en
temps réel. Ces outils numériques peuvent inclure une application mobile, un site
internet sécurisé et l'intégration de services de paiement mobile pour atteindre les
zones rurales.
Automatisation :
L’automatisation des processus internes réduira les erreurs administratives,
accélérera le traitement des dossiers et améliorera l’efficacité opérationnelle. Un
système CRM (Customer Relationship Management) peut être intégré pour gérer les
relations avec les membres, analyser leurs comportements financiers, et
personnaliser les services.
Renforcement de la formation des employés
Formation initiale et continue :
Les employés doivent être formés à l’utilisation des outils numériques introduits et
aux nouvelles méthodes de gestion des services d’épargne. Ces formations devraient
inclure des modules sur la gestion de la relation client, la sensibilisation à l’inclusion
financière, et l’éducation financière.
Accompagnement des membres :
Les agents du SMMEC doivent être équipés pour conseiller efficacement les membres
sur les produits d’épargne et les guider dans leur utilisation. Des ateliers sur le terrain
peuvent être organisés pour les populations rurales.
2. Suggestions stratégiques pour le succès du produit d’épargne
Intégration de mécanismes d’incitation
Bonus et récompenses :
Offrir des bonus tels qu'une augmentation des taux d’intérêt pour les membres qui
maintiennent un solde d’épargne régulier sur une longue période. D'autres
incitations pourraient inclure des récompenses pour le parrainage de nouveaux
membres.
Programmes de fidélité :
Développer un programme de fidélité offrant des avantages tels que des formations
gratuites ou des réductions sur des services financiers complémentaires pour les
membres les plus actifs.
Partenariats stratégiques pour élargir l’accès
Collaboration avec des ONG et des institutions communautaires :
Ces partenariats peuvent servir à promouvoir l’épargne dans des régions éloignées
tout en sensibilisant les populations à l’importance de l’inclusion financière.
Partenariats avec des entreprises technologiques :
Ces collaborations peuvent faciliter le développement d’outils numériques innovants
et intuitifs pour rendre les produits d’épargne accessibles à un plus grand nombre.
Support institutionnel :
Travailler avec le gouvernement pour intégrer les programmes publics d’inclusion
financière et bénéficier d’aides ou de subventions pour des campagnes de
sensibilisation.
Mise en place d’un système de suivi et d’évaluation des performances
Indicateurs de performance clés (KPIs) :
Suivre les données telles que le nombre de comptes ouverts, la croissance de
l’épargne, et la fréquence des transactions.
Retours des membres :
Instaurer un système de retours d’expérience, sous forme de sondages réguliers,
pour identifier les besoins et ajuster les stratégies en conséquence.
Rapports périodiques :
Publier des rapports d’évaluation pour analyser l’impact des produits d’épargne et
proposer des pistes d’amélioration continue.
Conclusion
En conclusion, la Société Malagasy Mutualiste d'Épargne et de Crédit (SMMEC) se
présente comme une organisation structurée et dynamique, visant à répondre aux besoins
financiers des populations malgaches, notamment en matière d'épargne et de crédit. À
travers une hiérarchie bien définie, la SMMEC déploie une série de départements
spécialisés, chacun jouant un rôle clé dans la gestion des services financiers, la gestion des
risques, la conformité réglementaire et la communication avec ses membres.
Les efforts de développement de l'entreprise doivent s'accompagner d’une
diversification des services, d’une expansion géographique et d’une digitalisation accrue
pour répondre à la demande croissante et aux défis du marché de la microfinance. De plus,
l'amélioration continue des processus internes, la formation des ressources humaines et
l'optimisation des outils numériques sont des leviers importants pour renforcer l'efficacité et
la compétitivité de la SMMEC.
Face aux menaces externes telles que la concurrence accrue et les risques
économiques, la SMMEC doit s’adapter en innovant et en recherchant des partenariats
stratégiques pour maintenir sa position sur le marché. En travaillant sur l'amélioration de ses
processus, la satisfaction de ses membres et l'optimisation de sa gestion des risques, la
SMMEC pourra continuer à jouer un rôle clé dans le développement économique des
communautés malgaches et dans l'amélioration de l'inclusion financière à Madagascar.
Ainsi, avec des stratégies adaptées, des investissements dans la technologie et une
gestion proactive des ressources humaines et financières, la SMMEC dispose des outils
nécessaires pour se renforcer et se pérenniser, tout en contribuant positivement à la
croissance économique et à la réduction de la pauvreté à Madagascar.