Compilation Modelisation Deterministe
Compilation Modelisation Deterministe
Dr Malicki ZOROM
Master S7
”Département Sciences et Techniques de l’Ingénieur”
email: [email protected]
Institut 2iE
24 novembre 2022
1 Objectif du cours
2 Modélisation mathématique
3 Équations différentielles
4 Analyse de sensibilité
5 Projet
1 Objectif du cours
2 Modélisation mathématique
3 Équations différentielles
4 Analyse de sensibilité
5 Projet
1 Objectif du cours
2 Modélisation mathématique
3 Équations différentielles
4 Analyse de sensibilité
5 Projet
1 Objectif du cours
2 Modélisation mathématique
3 Équations différentielles
4 Analyse de sensibilité
5 Projet
1 Objectif du cours
2 Modélisation mathématique
3 Équations différentielles
4 Analyse de sensibilité
5 Projet
Plan
1 Objectif du cours
Objectif général
Objectifs spécifiques
Objectif général
Plan
1 Objectif du cours
Objectif général
Objectifs spécifiques
Objectifs spécifiques
Plan
2 Modélisation mathématique
Définitions et processus de modélisation
Exemples
Définitions
Définition
Un modèle est, par définition, une conceptualisation de la réalité,une certaine
image de la réalité que nous nous créons-une image incomplète et partielle,
comprenant des caractéristiques, des attributs de la réalité qui nous intéressent en
particulier ou que nous avons la chance (ou la possibilité) de connaı̂tre.
L’ensemble du processus qui permet l’intervention des mathématiques dans une
science basée sur l’expérience ou l’observation.
Un modèle est une représentation simplifiée (mais utile) de la réalité en vue d’aider
la prise de décisions face à des problèmes complexes.
Le modèle mathématique est un outil qui sert à comprendre l’évolution d’un
système complexe, en construisant une représentation et en y intégrant des
hypothèses pour le futur.
etc.
Morale : tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles.
Hiérarchie :
phénomène observé −→ modèle théorique −→ modèle numérique
Plan
2 Modélisation mathématique
Définitions et processus de modélisation
Exemples
Exemples
Exemples
Hydrologie :
La modélisation du cycle de l’eau s’intéresse à la représentation des variations spatiales et temporelles des flux
d’eaux à l’échelle du bassin versant à l’aide de bilans de masse, de quantité de mouvements et d’énergie
thermique.
La modélisation de l’érosion hydrique des sols s’intéresse à la prédiction et à la gestion des pertes de
productivité des sols et d’usage des eaux de surface engendrées par la dégradation de la couche terrestre.
Interdisciplinaire : Nommé modèle intégré, la modélisation des systèmes 3E « énergie-économie-environnement »
pour étudier l’analyse des impacts macroéconomiques (PIB, emploi,etc.) des politiques énergétiques ou climatiques,
étudier l’évolution des systèmes 3E,l’émergence de nouvelles technologies et les coûts de la réduction des GES.
Écologie animale : ´ Comment évoluent les effectifs de populations animales sous différentes hypothèses :
1 sans contraintes liées au milieu
2 avec des contraintes d’approvisionnement en nourriture
3 en présence de prédateurs
4 avec interaction entre proies et prédateurs
etc.
u 0 (t) = αu(t)
où est la différence entre le taux instantané de natalité et le taux instantané de mortalité.
u(t) = u0 e αt
tracé de x−>exp(kx)
300000 1.4e+27
1.2e+27
250000
1.0e+27
200000
8.0e+26
150000
6.0e+26
100000
4.0e+26
50000
2.0e+26
0 0.0e+00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
k=1.2 k=1.2
k=1.25 k=1.25
Hypothèse
On peut choisir :
S −u
α(u) = α0
S
on obtient alors le Modèle logistique de Verhulst (Pierre Verhulst, 1804-1849)
0 S − u(t)
u (t) = α0 u(t)
S
Remarque
Remarque sur
sur la modélisation descontraintes
modélisation des contraintesalimentaires
alimentaires
S 2 − u2
α(u) = α0
S2
ce qui donnerait
S 2 − u 2 (t)
u 0 (t) = α0 u(t)
S2
Pourquoi choisir un modèle plutôt que l’autre ?
On va continuer avec le modèle de Verhulst.
François Ducrot Qu’est-ce que la modélisation mathématique ?
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 21 / 131
Un modèle proie-prédateur
Modélisation mathématique Exemples
Étude
Etude mathématique
mathématique :: résolution
résolutionde
del’équation
l’équation
Expression de la solution
Se α0 t
u(t) = u0
S + u0 (e α0 t − 1)
Discussion
Discussionsursur
la la
représentation graphique
représentation graphique
Si l’effectif initial est très inférieur au seuil, et si on observe
l’évolution sur un temps pas trop long, on peut observer une
croissance exponentielle, comme dans le modèle de Malthus.
Ici S = 1 et u0 = 0, 001 :
LaLachenille
chenillededel’épicéa
l’épicéa
LaChenille
chenillededel’épicéa
l’épicéa-Hypothèses de modélisation
- Hypothèses de modélisation
Pourquoi
Pourquoi ce
ce terme
terme de
de prédation
prédation ??
N 7→ P(N) est croissante
P(0) = 0
Saturation de l’appétit des oiseaux : limN→∞ P(N) = B
Prédateur non spécialisé : S’il y a peu de chenilles, les oiseaux
se tournent vers d’autres proies, traduit par P 0 (0) = 0.
Équation différentielle
0 N(t) BN(t)2
N (t) = α0 N(t) 1 − − 2
S A + N(t)2
Solutions
Solutionsstationnaires
stationnaires
Nombre
Nombre de solutions
de solutions stationnaires
stationnaires
Nombre
Nombrede de
solutions stationnaires
solutions stationnaires
Interprétation
Interprétation
Sardines et requins
Les pêcheurs de la mer Adriatique pêchent des sardines et des requins. Les
requins se nourrissent de sardines, et les sardines mangent des petits
organismes, qui sont en quantité suffisante. Les pêcheurs ont constaté que
les stocks de sardines et de requins varient de façon périodique en fonction
du temps, avec la même périodicité, mais que leurs cycles sont décalés.
Le mathématicien Volterra a proposé en 1926 un modèle décrivant ce
phénomène.
Sardines
Sardinesetetrequins
requins
(Modèle de Lotka-Volterra)
où
x(t) = population de sardines à l’instant t
y (t) = population de requins à l’instant t
Expérimentation
Expérimentation numérique,
numérique, a = 2,a b==2,c b
== c=
d= 1 d =1
t = 2.75, y est minimal
effectifs en fonction de t espace des phases
5.0 5.0
4.5 4.5
4.0 4.0
3.5 3.5
3.0 3.0
requin
2.5 2.5
2.0 2.0
1.5 1.5
1.0 1.0
0.5 0.5
0.0 0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5
sardine sardine
requin
Expérimentation
Expérimentation numérique, a = 2,
numérique, a= b =2,c b==d c= =
1 d =1
5.0 5.0
4.5 4.5
4.0 4.0
3.5 3.5
3.0 3.0
requin
2.5 2.5
2.0 2.0
1.5 1.5
1.0 1.0
0.5 0.5
0.0 0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5
sardine sardine
requin
Expérimentation
Expérimentation numérique, a = 2,a b==2,c b= =
numérique, d= 1 d =1
c=
t = 4.58, y est maximal
effectifs en fonction de t espace des phases
5.0 5.0
4.5 4.5
4.0 4.0
3.5 3.5
3.0 3.0
requin
2.5 2.5
2.0 2.0
1.5 1.5
1.0 1.0
0.5 0.5
0.0 0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5
sardine sardine
requin
Expérimentation
Expérimentation numérique,
numérique, a=
a = 2, b =2,c b==d c= =
1 d =1
t = 5.80, x est minimal
effectifs en fonction de t espace des phases
5.0 5.0
4.5 4.5
4.0 4.0
3.5 3.5
3.0 3.0
requin
2.5 2.5
2.0 2.0
1.5 1.5
1.0 1.0
0.5 0.5
0.0 0.0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5
sardine sardine
requin
Portrait
Portraitdedephase
phase
On trace différentes trajectoires, correspondant à différentes
conditions initiales, sur un même diagramme.
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0
devient
( Lotka-Volterra avec pêche)
Influence de la pêche
5.5
sans pêche, a=2,d=1
5.0
avec pêche, a=1,d=2
4.5
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0
Plan
3 Équations différentielles
Définitions et Terminologies
Résolutions d’EDOs particulières
L’équation différentielle linéaire d’ordre n
Équation différentielle partielle
Définitions et Terminologies
Définition
Une équation contenant les dérivées d’une ou de plusieurs variables
dépendantes, par rapport à une ou plusieurs variables indépendantes, est
dite une équation différentielle (ED).
Classification des ED
Nous allons classer une équation différentielle par type, ordre et linéarité.
EDO et EDP
Si une équation différentielle ne contient que des dérivées ordinaires d’une ou plusieurs fonctions par rapport à une seule
Une équation comportant uniquement des dérivées partielles d’une ou de plusieurs fonctions de deux variables
Exemple
dy d2 y dy dx dy
(a) Les équations
dx
+ 6y = e −x ;
dx 2
+
dx
− 12y = 0;
dt
+
dt
= 3x + 2y (contient plus d’une
troisième équation qu’il y a deux variables dépendantes et deux variables indépendantes dans l’EDP. Cela
indique que u et v doivent être des fonctions d’au moins deux variables indépendantes.
Notations
EDO
Les dérivés ordinaires seront écrits en utilisant soit la notation de
dy d2 y d3 y
Leibniz, , , , · · · ou la notation avec les primes y 0 , y 00 , y 000 , · · · .
dx dx 2 dx 3
Lorsque la notation de prime excède 3, utiliser la notation suivante y (n) .
Dans les sciences physiques et d’ingénierie, la notation de points de
Newton est parfois utilisée pour désigner des dérivées par rapport au
d2 s
temps t : l’équation 2 = −32 devient s̈ = −32
dt
EDP
Les dérivées partielles sont souvent désignées par une notation en indice
∂u
indiquant les variables indépendantes : = ut .
∂t
EDO et EDP
L’ordre d’une équation différentielle (EDO ou EDP) est l’ordre de la
dérivée la plus élevée de l’équation.
Exemple
3 4 2
d2 y dy x et 2 ∂ u + ∂ u = 0
Les équations différentielles + − 4y = e
dx 2 dx ∂x 4 ∂x 2
sont respectivement EDO d’ordre 2 et EDP d’ordre 4.
Exemple
dy
La forme différentielle de l’équation 6xy + x 2 + y 2 = 0 est
dx
(x 2 + y 2 )dx + 6xy dy = 0.
Les formes normales des EDOs d’ordre 1 et 2 sont respectivement
dy d2 y
= f (x, y ) et = f (x, y , y 0 ).
dx dx 2
dy
Les formes normales des EDOs 4x + y = x et y 00 − y 0 + 6y = 0
dx
dy x −y
sont respectivement = et y 00 = y 0 − 6y
dx 4x
dn y dn−1 y dy
an (x) + an−1 (x) n−1 y (n−1) + · · · + a1 (x) + a0 (x)y = g (x) (3)
dx n dx dx
Les deux cas spéciaux importants de (3) sont les EDOs linéaires du premier ordre
(n = 1) et linéaires du second ordre (n = 2) sont respectivement :
dy
a1 (x) + a0 (x)y = g (x) (4)
dx
et
d2 y dy
a2 (x) + a1 (x) + a0 (x)y = g (x) (5)
dx 2 dx
Exemples
Les équations (y − x)dx + 4xdy = 0, y 00 − 2y 0 + y = 0,
d3 y dy
x 3 3 + 3x − 5y = e x sont respectivement des EDOs linéaires du
dx dx
premier, deuxième et troisième ordre.
(1 − y )y 0 + 2y = e x (coefficient dépendant de y) ;
d2 y
+ sin y = 0 ( fonction non linéaire de y) ;
dx 2
d4 y
+ y 2 = 0( puissance de y différente de 1)
dx 4
sont respectivement des EDOs non linéaires du premier, deuxième et
quatrième ordre.
Solution d’une ED
Solution d’une ED
Toute fonction φ, définie sur un intervalle I et possédant au moins n dérivées continues
sur I , qui, substituée à une équation différentielle ordinaire du ni ème ordre, réduit
l’équation à une identité, est dite solution de l’équation de intervalle.
Solution d’une ED
Intervalle de définition
Vous ne pouvez pas penser à la solution d’une équation différentielle ordinaire sans
penser simultanément à un intervalle. L’intervalle I de la définition sur la solution d’une
ED est appelé de façon différente intervalle de définition, intervalle de validité ou
domaine de la solution et peut être un intervalle ouvert ]a, b[ un intervalle fermé [a, b],
un intervalle à borne infini [a, ∞[, etc.
Exemple
Vérifier que la fonction indiquée est une solution de l’équation différentielle
donnée sur l’intervalle R :
1
dy 1 4
= xy 2 ; y (x) = x
dx 16
y 00 − 2y 0 + y = 0 ; y (x) = xe x
Solution implicite
Une relation G (x, y ) = 0 est dite solution implicite d’une équation différentielle ordinaire
(1) sur un intervalle I , à condition qu’il existe au moins une fonction φ qui vérifie la
relation ainsi que l’équation différentielle sur I .
Exemple
La relation x 2 + y 2 = 25 est une solution implicite de l’équation différentielle non
dy x
linéaire : = − . Trouver sa solution explicite et représenter dans un plan
dx y
orthonormé la solution implicite puis la solution explicite.
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 56 / 131
Équations différentielles Définitions et Terminologies
Famille de solution
Définition
Lors de la résolution d’une équation différentielle du premier ordre F (x, y , y 0 ) = 0, nous
obtenons généralement une solution contenant une seule constante arbitraire ou paramètre c.
Une solution contenant une constante arbitraire représente un ensemble G (x, y , c) = 0 de
solutions appelé famille de solutions à un paramètre. Lors de la résolution d’une équation
différentielle d’ordre n de la forme F (x, y , y 0 , · · · , y (n) ) = 0, nous recherchons une famille de
solutions à n paramètres pour G (x, y , c1 , c2 , · · · , cn ) = 0. Cela signifie qu’une seule équation
différentielle peut posséder un nombre infini de solutions correspondant au nombre illimité de
choix pour le(s) paramètre(s). Une solution d’une équation différentielle sans paramètres
arbitraires est appelée solution particulière.
Exemple
La famille à un paramètre y = cx − x cos x est une solution explicite de l’équation linéaire
du premier ordre xy 0 − y = x 2 sin x sur R (à vérifier). Pour c = 0, y = −x cos x est une
solution particulière.
Sur R, y = c1 e x + c2 xe x est une famille de solutions à deux paramètres (à vérifier) de
l’équation linéaire du second ordre y 00 − 2y 0 + y = 0. Certaines solutions particulières de
l’équation sont la solution triviale y = 0(c1 = c2 = 0), y = xe x (c1 = 0, c2 = 1),
y = 5e x − 2xe x (c1 = 5, c2 = −2), etc.
Définition
Jusqu’à présent, nous avons discuté d’équations différentielles simples contenant une
fonction inconnue. Mais souvent en théorie, ainsi que dans de nombreuses applications,
nous devons traiter avec des systèmes d’équations différentielles. Un système d’équations
différentielles ordinaires est constitué d’au moins deux équations faisant intervenir les
dérivées de deux ou plusieurs fonctions inconnues d’une seule variable indépendante. Par
exemple, si x et y désignent des variables dépendantes et t la variable indépendante, un
système de deux équations différentielles du premier ordre est donné par :
dx
= f (t, x, y )
dt (6)
dy = g (t, x, y )
dt
Définition
Une équation différentielle est dite homogène s’il n’existe pas de termes
dépendant uniquement de la variable indépendante. S’il existe des termes
fonctions de la variable indépendante alors elle est dite équation
différentielle non homogène.
Exemple
Ces équations différentielles pour y (x) sont homogènes ?
y 00 + xy + y = 0, y 0 + y + x 2 = 0
Plan
3 Équations différentielles
Définitions et Terminologies
Résolutions d’EDOs particulières
L’équation différentielle linéaire d’ordre n
Équation différentielle partielle
dy = f 0 (x)dx (8)
Exemple
Quelle est la différentielle de la fonction y = x 2 ?
∂f ∂f
dz(x, y , ∆x, ∆y ) = ∆x + ∆y (9)
∂x ∂y
Exemple
Quelle est la différentielle de la fonction z = x 3 + 3x 2 y + y 3 + 5 ?
Equation séparable
Définition
Toute équation différentielle qui peut être écrite sous la forme :
P(x)dx + Q(y )dy = 0 est une équation séparable (car les variables
dépendantes
R et indépendantes
R sont séparées).La solution générale implicite
est : P(x)dx + Q(y )dy = c.
Exemple
Résoudre les équations différentielles y 0 = xy 2 et y 0 = y − y 2 .
Equation exacte
Définition
Toute équation différentielle du premier ordre et du premier degré peut s’écrire sous la
forme
dy
P(x, y ) + Q(x, y ) =0
dx
Cette équation est exacte si et seulement si
∂P ∂Q
= .
∂y ∂x
Dans
Z x ce cas la solution
Z y de l’équation différentielle est donnée par :
P(α, y )dα + Q(x0 , β)dβ = c.
x0 y0
Exemple
dy
L’équation différentielle : x + y = 0 est exacte ? Donner sa solution.
dx
Fonctions homogènes
La fonction F (x, y ) est une fonction homogène de degré n, si
y
F (λx, λy ) = λn F (x, y ) ou F (x, y ) = x n F (1, )(x 6= 0).
x
Exemple
x 2 y + 2y 3 y
Les fonctions : xy 2 , , x cos( ) sont homogènes ? Si oui donner
x +y x
leur degré.
xFx + yFy = nF .
Exemple
dy
Trouver la solution de l’équation différentielle x 2 − y 2 + xy = 0.
dx
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 66 / 131
Équations différentielles Résolutions d’EDOs particulières
Exemple
dy 1
Trouver la solution de l’équation différentielle + y = 0.
dx x
L’équation 12 n’est pas exacte, nous multiplions par le facteur intégrant, I (x) pour la
rendre exacte. On obtient :
dy
I (x) + p(x)I (x)y = f (x)I (x).
dx
Avec la nouvelle expression, l’équation doit satisfaire :
dI (x)
= p(x)I (x).
dx
Ceci est une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre admettant
comme solution : R
I (x) = ce p(x)dx .
C’est un facteur intégrant pour toute constante c.
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 68 / 131
Équations différentielles Résolutions d’EDOs particulières
y ≡ yp + cyh .
Notez que la solution générale est la somme de la solution particulière yp , qui satisfait
y 0 + p(x)y = f (x), et la constante arbitraire multipliée par la solution homogène yh , qui
satisfait y 0 + p(x)y = 0
Exemple
1
Trouver la solution de l’équation différentielle y 0 + y = x2 x > 0
x
d
yp + p(x)yp = f (x)
dx
d
(uyh ) + p(x)(uyh ) = f (x)
dx
0 0
u yh + u(yh + p(x)yh ) = f (x)
Puisque yh est une solution homogène, yh0 + p(x)yh = 0.
0 f (x)
u =
yh
f (x)
Z
u= dx
yh (x)
−P(x)
Rappelons que la solution homogène est yh = e .
Z
P(x)
u= e f (x)dx.
Z
−P(x) P(x) −P(x)
y = yp + cyh = e e f (x)dx + ce .
Nous allons supposer que ce problème est bien posé. Un problème est bien posé si la solution de l’équation différentielle est
unique qui satisfait la(les) contrainte(s). Rappelons que e P(x) f (x)dx représente l’intégrale de e P(x) f (x). Pour plus de
R
R x P(ξ)
commodité, nous choisissons x e f (ξ)dξ. La condition initiale exige que
0
Z x
−P(x0 ) 0 P(ξ) −P(x0 ) −P(x0 )
y (x0 ) = y0 = e e f (ξ)dξ + ce = ce .
x0
Z x
−P(x) P(ξ) P(x )−P(x)
y =e e f (ξ)dξ + y0 e 0 .
x0
Équations différentielles linéaires du premier ordre : les ceofficients sont non homogènes et
avec le système
(
a1 x + b1 y + c1 = 0
(14)
a2 x + b2 y + c2 = 0
qui admet un seul point d’intersection donc une solution unique. Soit (h, k) ce point d’intersection. En posant comme
changement de variable : x = x̄ + h et y = ȳ + k on obtient une équation différentielle linéaire à coefficient homogène
Exemple
Résoudre l’équation différentielle (2x − y + 1)dx + (x + y )dy = 0.
Indication : Le point d’intersection est (h = − 13 , k = 31 ). Avec le changement de
1
variable, x = x̄ − 3
et y = ȳ + 13 , on a (2x̄ − ȳ )dx̄ + (x̄ + ȳ )dȳ = 0 qui est une équation
différentielle à coefficient homogène de degré identique.
Équations différentielles linéaires du premier ordre : les ceofficients sont non homogènes et
L’équation différentielle dans laquelle les coefficients de dx et de dy sont linéaires, non homogènes et égaux à zéro, représentent
des droites non parallèles est de la forme :
Si les droites définies par les coefficients de dx et de dy précédemment sont parallèles, la méthode précédente ne fonctionnera
pas. Les droites parallèles n’ont pas de point d’intersection et donc n’a pas de solution pour x et y . Dans ce cas, nous devons
recourir à une substitution différente. Ceci est illustré dans l’exemple suivant.
Exemple
Résoudre l’équation différentielle (2x + 3y − 1)dx + (4x + 6y + 2)dy = 0.
Indication
du − 3dy
Posons u = 2x + 3y − 1 , du = 2dx + 3dy , dx = alors 2u + 4 = 4x + 6y + 2.
2
On obtient après substitution l’équation différentielle séparable : udu + (u + 8)dy = 0
Facteur intégrant
Le facteur intégrant h transforme une équation différentielle qui n’est pas exacte
. De sorte que
∂ ∂
[hP(x, y )] = [hQ(x, y )] . (19)
∂y ∂x
Exemple
L’équation différentielle (y 2 + y )dx − xdy = 0 est exacte ? Multiplier l’équation
différentielle par y −2 , y 6= 0. et vérifier si elle est exacte ?
Problématique
Comment déterminer un facteur intégrant d’une équation différentielle qui n’est pas
exacte ?
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 74 / 131
Équations différentielles Résolutions d’EDOs particulières
∂ ∂ dh(x)
h(x) P(x, y ) = h(x) Q(x, y ) + Q(x, y ) . (20)
∂y ∂x dx
Le facteur intégrant vérifiera la relation :
∂ ∂
P(x, y ) − Q(x, y )
dh(x) ∂y ∂x
= dx (21)
h(x) Q(x, y )
Exemple
Déterminer le facteur intégrant de (e x − sin y )dx + cos y dy = 0
∂ dh(y ) ∂
h(y ) P(x, y ) + P(x, y ) = h(y ) Q(x, y ). (22)
∂y dy ∂x
Le facteur intégrant vérifiera la relation :
∂ ∂
Q(x, y ) − P(x, y )
dh(y ) ∂x ∂y
= dy (23)
h(y ) P(x, y )
Exemple
Déterminer le facteur intégrant de xy dx + (1 + x 2 )dy = 0
∂ d ∂ d
h(u) P(x, y ) + P(x, y ) h(u) = h(u) Q(x, y ) + Q(x, y ) h(u) . (24)
∂y dy ∂x dx
∂u ∂ ∂u d
u = xy alors = x. De plus h(u) = h0 (u) =x h(u).
∂y ∂y ∂y du
∂u ∂ ∂u d
De même = y . De plus h(u) = h0 (u) =y h(u).
∂x ∂x ∂x du
En remplaçant dans l’expression 24, le facteur intégrant vérifiera la relation :
∂ ∂
P(x, y ) − Q(x, y )
d[h(u)] ∂y ∂x
= du (25)
h(u) yQ(x, y ) − xP(x, y )
Exemple
Déterminer le facteur intégrant de (y 3 + xy 2 + y )dx + (x 3 + x 2 y + x)dy = 0
∂ ∂
y2 P(x, y ) − Q(x, y )
d[h(u)] ∂y ∂x
= du (27)
h(u) xP(x, y ) + yQ(x, y )
Exemple
Déterminer le facteur intégrant de 3y dx − xdy = 0
∂ ∂
x2 P(x, y ) − Q(x, y )
d[h(u)] ∂y ∂x
=− du (29)
h(u) xP(x, y ) + yQ(x, y )
Exemple
Déterminer le facteur intégrant de y dx − 3xdy = 0
p q r s p q r s
y (Ax y + Bx y )dx + x(Cx y + Dx y )dy = 0 (30)
avec A, B, C , D des constantes réelles, son facteur intégrant prendra la forme x a y b avec a, b des constantes réelles. Nous
illustrons par un exemple la méthode permettant de trouver un facteur intégrant :
Exemple
Déterminer le facteur intégrant de y (2x 2 y 3 + 3)dx + x(x 2 y 3 − 1)dy = 0
Equations de Bernoulli
Une équation différentielle non linéaire du premier ordre spéciale, du nom du mathématicien suisse James Bernoulli (1654-1705 )
est de la forme suivante :
dy n
+ P(x)y = Q(x)y (31)
dx
Pour n = 1, l’équation est séparable. Pour n 6= 1, multiplions l’expression 31 par (1 − n)y −n , on obtient :
−n dy −n
(1 − n)y + (1 − n)y P(x)y = (1 − n)Q(x) (32)
dx
d 1−n 1−n
(y ) + (1 − n)P(x)(y ) = (1 − n)Q(x) (33)
dx
du
+ (1 − n)P(x)u = (1 − n)Q(x) (34)
dx
Exemple
x
Résoudre l’équation différentielle y 0 + xy = avec y 6= 0
y3
Equations de Riccati
Une équation différentielle non linéaire du premier ordre spéciale, est dite équation différentielle de Riccati si elle est de la forme
suivante :
dy 2
= f0 (x) + f1 (x)y + f2 (x)y , f2 (x) 6= 0 (35)
dx
1 0 0 1 0
y = y1 + , y = y1 − u (36)
u u2
0
u + [f1 (x) + 2f2 (x)y1 ]u = −f2 (x) (37)
Exemple
2 1 2
Résoudre l’équation différentielle y 0 = x 3 + y− y et y1 (x) = −x 2
x x
Exemples
Résoudre l’équation différentielle
xdy − y dx = y 2 dx. (38)
Les possibilités de méthodes de résolution de (38) :
1 1
1 Rendre l’équation (38) séparable : dy = dx
y + y2 x
2 En multipliant par y −2 , l’équation (38) devient exacte avec y 6= 0.
3 En divisant l’équation (38) par x, on obtient l’équation de Bernoulli
Plan
3 Équations différentielles
Définitions et Terminologies
Résolutions d’EDOs particulières
L’équation différentielle linéaire d’ordre n
Équation différentielle partielle
Définition
Un ensemble de fonctions f1 (x), f2 (x), · · · , fn (x), définies chacune sur un intervalle commun I , est appelé linéairement
dépendant de I , s’il existe un ensemble de constantes c1 , c2 , · · · , cn , pas tous nuls, tels que :
pour chaque x de I . Si aucun ensemble de constantes de ce type n’est défini, c1 , c2 , · · · , cn , existe, alors l’ensemble des
Définition
Le côté gauche de de la relation (39) est appelé une combinaison linéaire de l’ensemble des fonctions f1 (x), f2 (x), · · · , fn (x).
Exemple
Pour chacun des ensembles de fonctions suivantes, déterminez si elle est linéairement dépendante ou indépendante :
1 x, −2x, −3x, 4x, et I = R
2 x p , x q , p 6= q, et I = R − {0}
3 e px , e qx , p 6= q, et I = R
4 e x , 0, sin x, 1, et I = R
Résultat
Si f0 (x), f1 (x), · · · , fn (x) et Q(x) sont des fonctions continues de x sur un intervalle commun I , et fn (x) 6= 0 quand x est dans
I , alors l’équation différentielle linéaire
(n) (n−1) 0
fn (x)y + fn−1 (x)y + · · · + f1 (x)y + f0 (x)y = Q(x) (40)
0 (n−1)
y (x0 ) = y0 , y (x0 ) = y1 , · · · , y (x0 ) = y(n−1) (42)
Résultat
Si f0 (x), f1 (x), · · · , fn (x) et Q(x) sont des fonctions continues de x sur un intervalle commun I , et fn (x) 6= 0 quand x est dans
I , alors l’équation différentielle linéaire
1 L’équation différentielle linéaire homogène
(n) (n−1) 0
fn (x)y + fn−1 (x)y + · · · + f1 (x)y + f0 (x)y = 0 (43)
où c1 , c2 , · · · , cn est un ensemble de n constantes arbitraires, est également une solution de (43). C’est une famille de
solutions à n paramètres de (43).
3 La fonction
y (x) = yh (x) + yp (x), (45)
où yh (x) est définie dans (44) et yp (x) est une solution particulière de l’équation différentielle linéaire non homogène
correspondant à (43), à savoir
(n) (n−1) 0
fn (x)y + fn−1 (x)y + · · · + f1 (x)y + f0 (x)y = Q(x) (46)
Dans la pratique actuelle, les équations du type (43) , dans lesquelles les coefficients sont des
fonctions de x sans restrictions quant à leur simplicité ou leur complexité, n’ont généralement
pas de solutions exprimables en termes de fonctions élémentaires. Et même quand ils le sont, il
est en général extrêmement difficile de les trouver. Si, toutefois, chaque coefficient de (43) est
une constante, alors des solutions en termes de fonctions élémentaires peuvent être facilement
obtenues.
y = e mx (48)
dn mx dn−1 d mx
an n
e + an−1 n−1 e mx + · · · + a1 e + a0 e mx = 0 (49)
dx dx dx
n mx n−1 mx mx mx
an m e + an−1 m e + · · · + a1 me + a0 e =0 (50)
Or e mx =
6 0 pour tout m et pour tout x alors :
n n−1
an m + an−1 m + · · · + a1 m + a0 = 0 (51)
Théorème
Toute équation de la forme
n n−1
an x + an−1 x + · · · + a1 x + a0 = 0, an 6= 0 (52)
où les an , an−1 , · · · , a1 , a0 sont des nombres complexes a au moins une racine et pas plus de n racines distinctes. Son côté
gauche peut être écrit comme
an (x − r1 )(x − r2 ) · · · (x − rn ) = 0 (53)
où les rn , · · · , r2 , a1 sont des nombres complexes qui ne doivent pas nécessairement être distincts.
y1 = e m1 x , y2 = e m2 x , · · · , yn = e mn x (54)
y1 = e m1 x , y2 = e m2 x , · · · , yn = e mn x (55)
yh = c1 e m1 x + c2 e m2 x + · · · + cn e mn x (56)
Exemple
Résoudre y 000 + 2y ” − y 0 − 2y = 0.
Résoudre y ” − 3y 0 + 2y = 0 avec y (0) = 1 et y 0 (0) = 0.
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 92 / 131
Équations différentielles L’équation différentielle linéaire d’ordre n
ax
y = (c1 + c2 x)e (61)
2 n−1 ax
y = (c1 + c2 x + c3 x + · · · + cn x )e (62)
Exemple
Donner la solution de l’équation différentielle dont l’équation
caractéristique m2 (m − a)3 (m + b)4 (m + c) = 0
Résoudre y (4) − 3y 00 + 2y 0 = 0.
(α+iβ)x (α−iβ)x
y = c1 e + c2 e , (63)
αx
y =e (c1 cos(βx) + c2 sin(βx)) (64)
α
y = ce sin(βx + δ) (65)
α
y = ce cos(βx − δ) (66)
Exemple
Résoudre y 00 − 2y = 0.
Résoudre y (4) + 2y 00 + 1 = 0.
(n) (n−1) 0
an y + an−1 y + · · · + a1 y + a0 y = Q(x) (67)
Commentaire
Par exemple, les dérivées successives de sin 2x sont 2 cos 2x, −4 sin 2x, −8 cos 2x, etc.
Cependant, seul l’ensemble composé de sin 2x et 2 cos 2x est linéairement indépendant.
L’ajout de toute dérivée ultérieure rend l’ensemble linéairement dépendant. Vérifiez le.
Les dérivées linéairement indépendantes de x 3 sont 3x 2 , 6x, 6. L’ajout à cet ensemble de
la dérivée suivante, qui est zéro, rend l’ensemble linéairement dépendant.
Cependant, la fonction x −1 , par exemple, a un nombre infini de dérivées linéairement
indépendantes.
Cas 1
Aucun terme de Q (x) dans (67) n’est identique à un terme de yh . Dans ce cas, une
solution particulière yp de (67) sera une combinaison linéaire des termes de Q(x) et de
toutes ses dérivées linéairement indépendantes.
Exemple
Résoudre les équations différentielles suivantes : y ” + 4y 0 + 4y = 4x 2 + 6e x ,
y ” − 3y 0 + 2y = 2xe 3x + 3 sin x.
Cas 2
Q(x) dans (67) contient un terme qui, sans tenir compte des coefficients
constants, est x k fois le terme u (x) de yh , où k est égal à zéro ou à un
entier positif. Dans ce cas, une solution particulière yp de (67) sera une
combinaison linéaire de x k+1 u(x) et de toutes ses dérivées linéairement
indépendantes (en ignorant les coefficients constants). Si en plus Q(x)
contient des termes qui appartiennent au premier cas, alors les termes
appropriés demandés par ce cas doivent être inclus dans yp .
Exemple
Résoudre les équations différentielles suivantes :
y ” − 3y 0 + 2y = 2x 2 + 3e 2x , y ” − 3y 0 + 2y = xe 2x + sin x et
y ” + y = sin3 x.
Cas 3
Ce cas n’est applicable que si les deux conditions suivantes sont remplies.
1 L’équation caractéristique de l’équation différentielle donnée (67) a une racine r
multiple.
2 Q(x) contient un terme qui, sans tenir compte des coefficients constants, est x k
fois un terme u(x) dans yh , où u(x) a été obtenu à partir du multiple de r racine.
Dans ce cas, une solution particulière yp sera une combinaison linéaire de x k+r u(x) et de
tous ses dérivés linéairement indépendants. Si, en plus, Q(x) contient des termes
appartenant aux cas 1 et 2, les termes appropriés demandés par ces cas doivent
également être ajoutés à yp .
Exemple
Résoudre les équations différentielles suivantes : y ” + 4y 0 + 4y = 3xe −2x ,
y ” + 4y 0 + 4y = 3e −2x
Il existe un autre moyen de résoudre certains types d’équations linéaires non homogènes à
coefficients constants. Si dans
les a sont réels, Q(x) une fonction à valeurs complexes (c’est-à-dire une fonction pouvant
prendre des valeurs complexes) et yp (x) est une solution de (69), puis
1 La partie réelle de yp est une solution de (69) avec Q(x) remplacée par sa partie réelle.
2 La partie imaginaire de yp est une solution de (69) avec Q(x) remplacée par sa partie
imaginaire.
Remarque
Les énoncés 1 et 2 ci-dessus seraient toujours valables si les coefficients de (69) étaient réels,
des fonctions continues de x au lieu de constantes.
Dans ce cas, une solution particulière yp sera une combinaison linéaire de x t+r u(x) et de tous
ses dérivés linéairement indépendants. Si, en plus, Q(x) contient des termes appartenant aux
cas 1 et 2, les termes appropriés demandés par ces cas doivent également être ajoutés à yp .
Exemple
Résoudre l’équation différentielle suivante : y ” − 3y 0 + 2y = sin x.
paramètres
Remarques introductives
Dans les diapositives précédentes, nous avons montré comment résoudre l’équation différentielle linéaire
(n) (n−1) 0
an y + an−1 y + · · · + a1 y + a0 y = Q(x), an 6= 0 (70)
où
1 Les coefficients sont des constantes.
2 Q(x) est une fonction qui a un nombre fini de dérivées linéairement indépendantes.
Et si les deux conditions ne sont pas vérifiées :
En ce qui concerne la première restriction, il existe très peu de types d’équations linéaires à coefficients non constants
dont les solutions peuvent être exprimées en termes de fonctions élémentaires et pour lesquelles des méthodes standard
ne permettent pas de les obtenir. Nous allons décrire une méthode permettant de trouver une solution générale à une
équation différentielle linéaire du second ordre avec des coefficients non constants, à condition qu’une solution soit
connue.Encore une fois, l’équation doit donc être d’un type spécial pour que la solution requise puisse être trouvée.
En ce qui concerne la seconde restriction, il est possible de résoudre (70) même lorsque Q(x) possède un nombre infini
de dérivées linéairement indépendantes. La méthode utilisée est connue sous le nom de ”variation de paramètres” et est
discutée dans les diapositives suivantes.
paramètres
Pour plus de commodité et de clarté, nous limiterons à l’équation linéaire du second ordre à coefficients constants,
00 0
a2 y + a1 y + a0 y = Q(x), a2 6= 0 (71)
où Q(x) est une fonction continue de x sur un intervalle I et est 6= 0 sur I. Si les deux solutions linéairement indépendantes de
l’équation homogène associée
00 0
a2 y + a1 y + a0 y = 0 (72)
sont connues, il est alors possible de trouver une solution particulière de (71) par une méthode appelée variation de paramètres,
même lorsque Q(x) contient des termes dont les dérivées linéairement indépendantes sont en nombre infini. En décrivant cette
méthode, nous supposons donc que vous n’auriez aucune difficulté à trouver les deux solutions linéairement indépendantes y1 et
y2 de (72). Avec ces deux solutions, nous formons l’équation
où u1 et u2 sont des fonctions inconnues de x à déterminer. Les dérivées successives de (73) sont
0 0 0 0 0 0 0 0 0
yp = u1 y1 + u1 y1 + u2 y2 + u2 y2 = (u1 y1 + u2 y2 ) + (u1 y1 + u2 y2 ) (74)
paramètres
En substituant les valeurs ci-dessus de yp , yp0 , et yp00 dans (71), nous voyons que yp sera une solution de (71) si
00 00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
a2 (u1 y1 + u2 y2 ) + a2 (u1 y1 + u2 y2 ) + a2 (u1 y1 + u2 y2 ) + a1 (u1 y1 + u2 y2 ) + a1 (u1 y1 + u2 y2 ) + a0 (u1 y1 + u1 y1 ) = Q(x) (76)
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
u1 (a2 y1 ” + al y1 + a0 y1 ) + u2 (a2 y2 ” + a1 y2 + a0 y2 ) + a2 (u1 y1 + u2 y2 ) + a2 (u1 y1 + u2 y2 ) + al (u1 y1 + u2 y2 ) = Q(x). (77)
Puisque y1 et y2 sont supposés être des solutions de (72), les termes dans les deux premières parenthèses de (72) sont égales à
zéro. Les trois termes restants seront égaux à Q(x) si nous choisissons u1 et u2 tels que
0 0
u1 y1 + u2 y2 = 0,
0 0 0 0 Q(x) (78)
u1 y1 + u2 y2 =
a2
paramètres
La paire d’équations de (78) peut être résolue pour u10 et u20 en termes des autres fonctions par les méthodes algébriques
ordinaires avec lesquelles vous êtes familier. Ou, si vous connaissez les déterminants (méthode de Cramer), les solutions de (78)
sont les suivantes :
0 y2 y1 0
Q(x) Q(x)
y20 y10
0 a2 0 a2
u1 = u2 = (79)
y1 y2 y1 y2
y10 y20 y10 y20
paramètres
Ces équations (79) donneront toujours des solutions pour u10 et u20 à condition que le déterminant du dénominateur 6= 0. Nous
montrerons(admettons), si y1 et y2 sont des solutions linéairement indépendantes de (??), alors ce dénominateur n’est jamais
nul. L’intégration de (79) nous permettra de déterminer u1 et u2 . La substitution de ces valeurs dans (73) donnera une
solution particulière yp de (73).
Commentaire
Puisque nous cherchons une solution particulière, yp0 les constantes d’intégration peuvent être omises lors de l’intégration de u10
et u20 .
Si l’équation différentielle linéaire non homogène est d’ordre n > 2, alors on peut montrer que
yp = u1 y1 + u2 y2 + · · · + un yn (80)
sera une solution particulière de l’équation, où y1 , y2 , · · · , yn sont les n solutions indépendantes de son équation homogène
associée, et u10 , u20 , · · · , un0 sont les fonctions obtenues par résoudre simultanément les équations suivantes :
paramètres
0 0 0
u1 y1 + u2 y2 + · · · + un yn = 0,
0 0 0 0 0 0
u1 y1 + u2 y2 + ··· + un yn = 0,
·················· (81)
Dans (81, an est le coefficient de y (n) ) dans l’équation différentielle donnée. Encore une fois, nous remarquons que, puisque
nous cherchons une solution particulière, yp , des constantes arbitraires peuvent être omises lors de l’intégration de
u10 , u20 , · · · , un0 pour trouver u1 , u2 , · · · , un
Exemple
Nous examinons les systèmes d’équations différentielles linéaires du premier ordre à coefficient constant. Autrement dit, nous
considérons les équations de la forme,
0
x (t) = Ax(t) + f (t) (82)
Résultat
On suppose que la matrice A d’ordre n a les valeurs propres λk avec un ensemble complet de vecteurs propres linéairement
indépendants ξk . Le système d’équations différentielles,
0
x (t) = Ax(t),
a la solution générale,
n
λ t
X
x(t) = ck ξk e k
k=1
Exemple
Trouver la solution du problème à valeur initiale suivant. Décrire le comportement de la solution lorsque t → ∞.
0 −2 1 1
x = Ax ≡ , x(0) = x0 ≡
−5 4 3
Exemple
Trouver la solution du problème à valeur initiale suivant. Décrire le comportement de la solution lorsque t → ∞.
1 1 2 2
0
x = Ax ≡ 0 2 2 , x(0) = x0 ≡ 0
−1 1 3 1
Plan
3 Équations différentielles
Définitions et Terminologies
Résolutions d’EDOs particulières
L’équation différentielle linéaire d’ordre n
Équation différentielle partielle
EDP
Défintion
Une équation aux dérivées partielles est une équation mathématique contenant en plus de la variable dépendante (u ci-dessous)
et les variables indépendantes (x, y , · · · ci-dessous) une ou plusieurs dérivées partielles. Cette équation est ainsi de la forme :
où F est une fonction de plusieurs variables. Si n est le nombre de variables indépendantes, alors nous considérerons le n-tuplet
de variables indépendantes (x, y , · · · ) comme appartenant à un domaine D convenable de Rn . Nous utiliserons EDP comme
abréviation d’équation aux dérivées partielles.
Une solution de l’équation 84 est une fonction u = u(x, y , · · · ) des variables indépendantes x, y , · · · dont les dérivées
partielles apparaissant dans l’équation existent aux points de D et telle qu’après avoir substitué cette fonction et ses dérivées
partielles dans l’équation 84, celle-ci est satisfaite.
Exemple
Opérateur
Un opérateur L désignera une transformation qui associe à toute “bonne” fonction u = u(x, y , · · · ) de plusieurs
variables x, y , · · · sur un domaine D : une fonction Lu = Lu(x, y , · · · ) sur ce même domaine. Le qualificatif “bonne”
signifie ici que Lu est bien définie. Parfois il faudra exiger que les dérivées partielles de u existent jusqu’à un certain ordre.
Un opérateur L est linéaire si et seulement si L(au + bv ) = aL(u) + bL(v ) quels que soient les nombres réels a, b et les
“bonne” fonctions u, v . Implicitement nous supposons que la fonction au + bv est aussi une “bonne” fonction.
Une EDP est dite linéaire si elle est de la forme Lu = f (x, y , · · · ) où L est un opérateur linéaire, f (x, y , · · · ) est une
fonction des n variables indépendantes, (x, y , · · · ) appartient à un domaine D convenable de Rn et u est la fonction
recherchée.
Si en plus f (x, y , · · · ) ≡ 0, on dit alors que l’équation est linéaire homogène. Sinon elle est non-homogène.
Exemple
∂2u ∂2u
L’équation u + y + 2xy = 1 est une EDP linéaire non-homogène (pour D = R2 ), où u = u(x, y ). On peut montrer
∂x 2 ∂y 2
∂2u ∂2u
que Lu = u + y + 2xy est un opérateur linéaire et f (x, y ) ≡ 1.
∂x 2 ∂y 2
EDP
∂2u
!
∂u ∂u
L’ EDP (pour D = R2 ) est + xu = sin(y ) où u = u(x, y ). n’est pas linéaire parce que l’opérateur
∂x ∂x 2 ∂y
∂2u
!
∂u ∂u
Lu = + xu n’est pas un opérateur linéaire.
∂x ∂x 2 ∂y
Une EDP linéaire d’ordre 2 avec n variables indépendantes sera donc de la forme
n n
X ∂2u X ∂u
Aij + Bi + Cu = D (85)
i,j=1
∂xi ∂yj i=1
∂xi
où Aij , Bi , C et D sont des fonctions des variables indépendantes x1 , x2 , · · · , xn . Dans cette situation, nous supposerons que
∂u ∂2u
les solutions recherchées u ont toutes leurs dérivées partielles et pour 1 ≤ i, j ≤ n continues sur D.
∂xi ∂xi ∂yj
∂2u ∂2u
Ceci a comme conséquence que = pour 1 ≤ i, j ≤ n. Nous pouvons alors supposer sans perte de généralités
∂xi ∂yj ∂yj ∂xi
que Aij = Aji .
Si D = 0, alors l’équation 85 est linéaire homogène.
EDP
Equations classiques
Certaines des équations classiques de la physique sont des EDP linéaires homogènes d’ordre 2. Trois de ces équations sont les
suivantes.
∂2u ∂2u ∂2u ∂2u
!
l’équation d’onde : − c2 + + = 0 avec u = u(x, y , z, t)
∂t 2 ∂x 2 ∂y 2 ∂z 2
Nous allons décrire deux propriétés des équations linéaires. La première est le principe de superposition dans le cas des équations
linéaires homogènes et la seconde concerne la relation entre les solutions d’une EDP linéaire non-homogène et celles de son EDP
linéaire homogène associée. Ces propriétés sont présentées dans la proposition suivante.
Propositions
Soit une EDP linéaire homogène Lu = 0 pour laquelle L est un opérateur linéaire. Si u1 , u2 sont deux solutions de cette
EDP et a, b ∈ R, alors au1 + bu2 est aussi une solution. Ceci est le principe de superposition. Ici nous supposons que
l’ensemble des “bonnes” fonctions pour lesquelles L est défini forme un espace vectoriel et dans ce cas, le principe de
superposition affirme que l’ensemble des solutions d’une EDP linéaire homogène est un sous-espace de l’espace des
“bonnes” fonctions.
Soit une EDP linéaire Lu = f (x, y , · · · ) pour laquelle L est un opérateur linéaire. Si u1 , u2 sont deux solutions de cette
EDP, alors u2 − u1 est une solution de l’équation linéaire homogène associée Lu = 0. Ce résultat signifie que si nous
connaissons toutes les solutions de Lu = 0 et que nous connaissons une solution particulière u1 de Lu = f (x, y , · · · ),
alors nous connaissons toutes les solutions de cette dernière équation. En effet, elles sont toutes de la forme v + u1 où v
est une solution de Lu = 0.
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 114 / 131
Équations différentielles Équation différentielle partielle
Nous aurons trois types d’EDP : hyperboliques, paraboliques et elliptiques. A partir de l’équation 85,nous nous restreindrons au
cas où n = 2. Ainsi les EDP que nous considérerons
et A, B, C , D, E , F et G sont des fonctions de x et de y qui ne s’annulent pas simultanément. Nous supposerons aussi que
u, A, B, C , D, E , F et G ont toutes au moins des dérivées partielles d’ordre m 6 2 continues sur un domaine D du plan x, y .
L’équation 86 est dite hyperbolique (respectivement parabolique, elliptique) au point (x0 , y0 ) ∈ D si et seulement si
(B(x0 , y0 ))2 − 4A(x0 , y0 )C (x0 , y0 ) est positif (respectivement nul, négatif). Si une EDP est hyperbolique (respectivement
parabolique, elliptique) pour tous les points (x0 , y0 ) du domaine D, on dit alors qu’elle est hyperbolique (respectivement
parabolique, elliptique) sur D.
Exemple
Indice de sensibilité
Définition
Soit J(u) une fonction (nelle), qui dépend d’une solution directe u, qui
dépend elle-même d’un paramètre p. Soit δp une certaine perturbation du
paramètre p et soit δJ la perturbation résultante de la fonction J. L’indice
de sensibilité (IS) est défini comme le rapport :
δJ
J
Sp := J, p 6= 0 (87)
δp
p
Indice de sensibilité
Remarque
Supposons que la solution au problème soit donnée par u = u(t, p) où t
désigne la variable continue du temps et p désigne une valeur nominale
fixe du paramètre p. De plus, notons J = J(u) une fonction (nelle) qui
dépend de la solution u, qui dépend elle-même de la variable continue t et
de la valeur fixe du paramètre p. En prenant la différentielle totale de la
fonction (nelle) on obtient
∂J ∂J ∂u ∂u
dJ := du = dt + dp (89)
∂u ∂u ∂t ∂p
dp
En supposant que ce temps soit indépendant du paramètre, alors = 0,
dt
auquel cas
dJ ∂J ∂u
= (90)
dp ∂u ∂p
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 117 / 131
Analyse de sensibilité
Indice 1.5
de sensibilité
Calculating Sensitivity Indicies
1.5.1 Area of a Rectangle
Exemple
AireConsider
d’un rectangle : Considérons
two rectangles, deux
the first rectangle R1 rectangles, le premier
has width w and rectangle
height h and the
R1 asecond
la largeur w Ret2 has
rectangle la hauteur
width w + hdwetandleheight
deuxième
h + dh, rectangle
where dw, dhR≥2 0a(see
la Fig.
largeur
dw et la hauteur h + dh, où dw , dd ≥ 0 (voir Figure (??) ).
w + 1.9).
dh I III
h II
w dw
Indice de sensibilité
δJ = (w + dw )(h + dh) − wh
Région II
z}|{ (91)
= w dh + hdw + dhdw
|{z} | {z }
Région I Région III
Indice de sensibilité
Indice de sensibilité
δJw
J
Sw =
dw
w (93)
hdw w
=
wh dw
= 1.
δJh := δJ|dw =0
(94)
= w dh.
δJh
J
Sh =
dh
h (95)
w dh h
=
wh dh
= 1.
Indice de sensibilité
Interprétation
Puisque Sw = Sh , les perturbations de la largeur ou de la hauteur ont le
même effet sur la modification de l’aire. En d’autres termes, l’aire est
également sensible aux perturbations de la largeur et de la hauteur. Les
implications numériques sont que, en ignorant les termes du second ordre,
une augmentation de 1% de la largeur ou de la hauteur produira une
augmentation d’environ 1% de l’aire.
Comme on l’a mentionné plus haut, on peut obtenir ces mêmes résultats
en prenant la différentielle totale de la fonctionnelle, à savoir :
∂J ∂J
δJ ≈ dJ := dw + dh
∂w ∂h (96)
= hdw + w dh
Indice de sensibilité
La raison pour laquelle ces calculs donnent des approximations raisonnables de la variation réelle est que, pour les petites
perturbations, nous pouvons ignorer les termes du second ordre dw dh. En d’autres termes, seule une approximation linéaire, via
la différentielle totale, de la variation exacte est nécessaire. Considérons la variation linéarisée de l’aire fonctionnelle donnée en
(96). Notez que lorsque nous fixons la hauteur h, c’est-à-dire, dh = 0, nous trouvons dJ|dh=0 = hdw , auquel cas
dJw
J
Sw =
dw
(97)
w
= 1.
De même, lorsque nous fixons la largeur w , c.-à-d. dw = 0, nous trouvons dJ|dw =0 = w dh, auquel cas
dJh
J
Sh =
dh
(98)
h
= 1,
Indice de sensibilité
Indices de sensibilité indirecte :Examinons maintenant la situation dans laquelle l’aire du rectangle est amenée à varier et nous
voulons déterminer quelles seraient les variations correspondantes de la largeur et de la hauteur. Puisque w et h sont fixes, pour
une variation dJ donnée, les variations dw et dh peuvent prendre un nombre infini de valeurs. Nous limitons notre analyse à
l’examen du cas où les variations dw et dh sont modifiées séparément. Par exemple, dans le cas où dh = 0, alors dJw = hdw ,
et de même si dw = 0, alors dJh = w dh. En réarrangeant, nous obtenons des équations décrivant comment les variations dw
et dh dépendent des variations de la surface dJ, à savoir :
∂w 1 ∂h 1
= , et = . (99)
∂Jw h ∂Jh w
Une autre façon d’afficher ces calculs consiste à rechercher la dérivée des variables indépendantes w et h par rapport à la
variable dépendante J.. Nous calculons à présent les indices de sensibilité indirecte :
† ∂w J
Sw =
∂J w
= 1,
(100)
† ∂h J
Sh =
∂J h
= 1.
Interprétation
† †
Puisque Sw = Sh , cela signifie que les dimensions en largeur et en hauteur sont également sensibles aux perturbations dans
l’aire. En outre, une augmentation de 1% de la surface entraı̂ne une augmentation de 1% de la largeur ou de la hauteur.
Indice de sensibilité
Exemple
Volume d’un cylindre : Prenons deux tiges cylindriques télescopiques, la
tige intérieure ayant le rayon r et la hauteur h, et la tige extérieure ayant
le rayon r + dr et la hauteur h + dh,, comme indiqué à la figure (??). Afin
20 CHAPTER 1. MEASURING SENSITIVITY
de simplifier l’analyse, supposons que les perturbations soient non
négatives, c’est-à-dire dr , dh ≥ 0.
Figure 1.10: Cylindrical rods with radii r, r + dr, and heights h, h + dh.
Dr Malicki ZOROM (2iE) Modélisation déterministe 24 novembre 2022 125 / 131
Analyse de sensibilité
Indice de sensibilité
La question d’intérêt est de savoir comment les paramètres r et h affectent la fonction volume :
2
J(r , h) := πr h?
Introduisant les perturbations non négatives dr et dh, le changement de volume total est donné par
Notez que cette variation totale est composée de perturbations du premier ordre : 2πrhdr , πr 2 dh, perturbations de second
ordre : 2πr drdh, πh(dr )2 , et une perturbation de troisième ordre : π(dr )2 dh. En supposant que les perturbations soient
effectivement faibles, les principales contributions aux variations du volume sont attribuées aux termes du premier ordre.
Si nous voulons savoir quel est l’effet des perturbations sur le rayon, nous évaluons l’indice de sensibilité normalisé Sr . Calculer
les modifications uniquement en r oblige dh = 0. L’équation variationnelle (101) se réduit à
δJr := δJ|dh=0
(102)
= πh(2r + dr )dr .
δJr
J
Sr =
dr
(103)
r
dr
=2+
r
Indice de sensibilité
δJh
J
Sh =
dh
(104)
h
= 1.
Nous comparons maintenant les deux indices de sensibilité en demandant quand Sr < Sh ? Cette inégalité sera satisfaite lorsque
dr < −r
Par hypothèse, r , dr > 0, ce qui force l’inégalité précédente à être impossible, auquel cas Sr > Sh . De plus, laissant les
perturbations approcher de zéro, c’est-à-dire
auquel cas, pour la perturbation infinitésimale, les indices de sensibilité approchent de la limite
Sr = 2Sh
Indice de sensibilité
Interprétation
Nous concluons que le volume est plus sensible, d’environ un facteur 2, aux perturbations du rayon. Les implications numériques
sont qu’une augmentation de 1% du rayon augmentera le volume d’environ 2%, tandis qu’une augmentation de 1% de la
hauteur augmentera le volume d’environ 1%.
Une autre façon d’obtenir les indices de sensibilité est de prendre directement les dérivées partielles :
∂J ∂J 2
= 2πrh, et = πr , (106)
∂r ∂h
qui ne sont que les termes du premier ordre de la variation totale. Calculer Sr et Sh en utilisant ces approximations du premier
ordre donne le même résultat que le cas limite.
IS indirecte
Si nous supposons maintenant des perturbations de la fonction volume, nous pouvons estimer les variations ultérieures du rayon
†
et de la hauteur. Les sensibilités indirectes Sr† et Sh sont calculées en différenciant les variables indépendantes r et h par rapport
à la fonction de volume J,
† J ∂r πr 2 h 1 1
Sr := = = (107)
r ∂J r 2πrh 2
et
† J ∂h πr 2 h 1
Sh := = = 1. (108)
h ∂J h πr 2
Indice de sensibilité
Interprétation
Cela signifie que pour une variation de 1% du volume, il en résulte une variation du
rayon d’environ 0,5%, tandis qu’une variation de 1% du volume entraı̂ne une variation
de 1% de la hauteur. Notez qu’il existe une correspondance directe entre les sensibilités
1 1
directe et indirecte, à savoir Sr† = et de manière similaire Sh† = .
Sr Sh
Exemple
Longueur d’une courbe : Soit u = u(t) une fonction différentiable donnée définie sur
l’intervalle fermé t ∈ [0, a].
De plus, supposons que la fonction u dépende des paramètres m et b. La longueur de
l’arc le long de la courbe peut être calculée en évaluant la fonctionnelle
Za p
J(u, m, b) = 1 + |u 0 (t)|2 dt
t=0
T
δ
µ
Λ
S1
𝜽(𝑻)
µ
Q
µ
Diagramme du phénomène
Bibliographie
Institut Mines-Télécom. (2015), Des modèles mathématiques pour construire la transition énergétique, https:
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consulté le 08/04/2021
Villeneuve J. P., Hubert P., Mailhot A. & Rousseau A. N.(1998), La modélisation hydrologique et la gestion de
l’eau,Revue des sciences de l’eau / Journal of Water Science, 11, 19 ?39
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Andreianov B.(2013), Une petite présentation sur la modélisation mathématique pour l’environnement, 44 pages.
http://lmb.univ-fcomte.fr/IMG/pdf/Presentation-Lons-Fevr2013.pdf
Bédart R. (2007), Notes de cours sur les équations aux dérivées partielles, département de mathématiques de l’université
du Québec à Montréal. 226 pages
Tenenbaum M. & Pollard H. (1963), ORDINARY DIFFERENTIAL EQUATIONS, An Elementary Textbook for Students
of Mathematics, Engineering, and the Sciences, DOVER PUBLICATIONS, INC., NEW YORK, 819 pages