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Limam 2017

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N° Ordre........../F.S.

I/UMBB/2016

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE M’HAMED BOUGARA-BOUMERDES

Faculté des Sciences de l’Ingénieur

Thèse de Doctorat
Présentée par :
Mme. LIMAM Amel

En vue de l’obtention du diplôme de DOCTORAT en :

Filière : Génie des Matériaux


Option : Sciences et technologies du bois et éco-matériaux

Élaboration et caractérisation d’un nouveau panneau composite isolant à


base de Pin d’Alep et de liège

Devant le jury composé de :

Président SAIDI Mohamed Professeur UMBB

Directeur de thèse ZERIZER Abdellatif Professeur UMBB

Examinateur AIT TAHAR Kamel Professeur UMMTO

Examinateur BALISTROU Mourad MCA UMBB

Examinateur AKNOUCHE Hamid MCA UMBB

Examinateur-Invité CHENAK Abdelkrim Chargé de recherche CDER Alger

Année Universitaire 2016/2017


Résumé
Ce travail est consacré à l'étude des propriétés mécaniques, thermiques et acoustiques d'un
nouveau matériau composite de type sandwich composé de deux peaux en bois du Pin d'Alep
(Pinus Halepensis) collées à une âme en liège aggloméré noir. Ces deux ressources forestières
utilisées sont les plus abondantes en Algérie. L'élaboration de ce genre de matériaux
encourage le développement de la construction bois en Algérie. Cette dernière constitue un
enjeu fondamental et une réponse efficace pour la réduction des impacts environnementaux
liés au secteur du bâtiment.
Du point de vue mécanique, les nouveaux matériaux sandwichs ont subi des essais flexion
trois points et compression perpendiculaire. Les courbes de charge-déplacement et les modes
de rupture obtenus ont été analysés et discutés. L'âme en liège aggloméré noir a donné une
très bonne performance en compression tandis que, les couches de bois qui renforcent les
panneaux résistent plus à la flexion.
Du point de vue thermique, les nouveaux matériaux sandwichs réalisés présentent de bonnes
propriétés d'isolation thermique. Une étude de détermination de la résistance thermique, la
chaleur spécifique, la diffusivité thermique ainsi que l'influence de l'humidité relative sur le
comportement thermique de ce genre de structures a été réalisée. Les résultats ont montré la
facilité d'insertion de ces nouveaux matériaux dans la gamme des matériaux isolants destinés
au secteur de bâtiments.
Du point de vue acoustique, ces nouveaux matériaux sandwichs sont destinés à faire de la
correction acoustique dans le secteur de bâtiments. Des essais de détermination de
l'absorption acoustique (α) et de l'indice d'affaiblissement acoustique (R) ont montrés les
bonnes propriétés d'absorption acoustique que présente l'âme en liège (α>0.5) et l'influence de
la surface de premier contact sur les valeurs de cette absorption.
L’analyse des résultats a révélé la possibilité et la facilité d'insertion de ce genre de matériaux
dans le domaine de la construction.
Mots clés : Bois du Pin d’Alep, liège aggloméré noir, sandwichs bois-liège, caractérisation
mécanique, caractérisation thermique, caractérisation acoustique.
Abstract

This work is devoted to study the mechanical, thermal and acoustical properties of a new
composite sandwich made of two wooden layers of Aleppo pine (Pinus Halepensis) glued to a
black agglomerated of cork core. Both used forest resources are most abundant in Algeria.
The development of this kind of materials encourages the development of wood construction
in Algeria; it is a fundamental and effective response to the challenge of reducing
environmental impacts in the construction sector.
From a mechanical standpoint, the new sandwich materials have undergone flexion tests three
points and axial compression, the load-displacement curves and the failure modes obtained
were analyzed and discussed. The black agglomerated cork gave a very good performance in
compression while the layers of wood panels that reinforce the more resistant to bending.
Thermal perspective, the new materials have good thermal insulation properties. A
determination of the thermal resistance, specific heat, thermal diffusivity and the influence of
relative humidity on the thermal behavior of such structures are given. The results show the
integration of these new materials in the range of insulation materials for the building
industry.
Acoustic point of view, the new sandwich materials are intended to make the acoustic
correction in buildings. Determination of sound absorption tests (α) and the sound reduction
index (R) have shown good sound absorption properties for cork (α> 0.5) and the influence of
the first contact surface on the values of this absorption.
The analysis of the results reveals the possibility and ease of insertion of these new materials
in the field of construction.
Keywords: Aleppo pine wood, black agglomerate of cork, sandwiches wood-cork,
mechanical characterization, thermal characterization, acoustical characterization.
‫اﻟﻤﻠﺨﺺ‬

‫ﺧﺼﺺ ھﺬا اﻟﻌﻤﻞ ﻟﺪراﺳﺔ اﻟﺨﻮاص اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ‪ ،‬اﻟﺤﺮارﯾﺔ واﻟﺼﻮﺗﯿﺔ ﻟﻤﺮﻛﺐ ﺟﺪﯾﺪ ﻣﺼﻨﻮع ﻣﻦ ﻗﻄﻌﺘﯿﻦ ﺧﺸﺒﯿﺘﯿﻦ ﻣﻦ‬
‫اﻟﺼﻨﻮﺑﺮ اﻟﺤﻠﺒﻰ ﻧﻠﺼﻘﮭﺎ ﻣﻊ ﻗﻄﻌﺔ وﺳﻄﯿﺔ ﻣﻦ أﺳﻮد اﻟﻔﻠﯿﻦ‪ .‬ﻛﻼ ﻣﻮارد اﻟﻐﺎﺑﺎت اﻟﻤﺴﺘﺨﺪﻣﺔ ھﻲ اﻷﻛﺜﺮ وﻓﺮة ﻓﻲ اﻟﺠﺰاﺋﺮ‪.‬‬
‫ﺗﻄﻮﯾﺮ ھﺬا اﻟﻨﻮع ﻣﻦ اﻟﻤﻮاد ﻻ ﯾﺸﺠﻊ ﻋﻠﻰ ﺗﻄﻮﯾﺮ اﻟﺒﻨﺎء اﻟﺨﺸﺒﻲ ﻓﻲ اﻟﺠﺰاﺋﺮ ﻓﻘﻂ ‪ ،‬ﺑﻞ ھﻮ اﺳﺘﺠﺎﺑﺔ أﺳﺎﺳﯿﺔ وﻓﻌﺎﻟﺔ ﻟﻠﺘﺤﺪي‬
‫اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ اﻟﺤﺪ ﻣﻦ اﻵﺛﺎر اﻟﺒﯿﺌﯿﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻘﻄﺎع اﻟﺒﻨﺎء واﻟﺘﺸﯿﯿﺪ‪.‬‬
‫ﻣﻦ وﺟﮭﺔ ﻧﻈﺮ ﻣﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ‪ ،‬ﺧﻀﻌﺖ اﻟﻤﻮاد اﻟﺠﺪﯾﺪة اﻟﺼﻨﻊ ﻻﺧﺘﺒﺎرات اﻧﺜﻨﺎء ﺛﻼث ﻧﻘﺎط واﻟﻀﻐﻂ اﻟﻤﺤﻮري‪ .‬اﻟﻤﻨﺤﻨﯿﺎت ‪،‬‬
‫ﺗﺤﻠﯿﻠﮭﺎ وﻣﻨﺎﻗﺸﺘﮭﺎ دﻟﺖ ﻋﻠﻰ ان ﻷﺳﻮد اﻟﻔﻠﯿﻦ أداء ﺟﯿﺪا ﺟﺪا ﻓﻲ اﻟﻀﻐﻂ اﻟﻤﺤﻮري ﻓﻲ ﺣﯿﻦ طﺒﻘﺎت اﻷﻟﻮاح اﻟﺨﺸﺒﯿﺔ ﺗﻌﺰز‬
‫أﻛﺜﺮ اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ ﻟﻠﺜﻨﻲ‪.‬‬
‫ﻣﻦ وﺟﮭﺔ ﻧﻈﺮ ﺣﺮارﯾﺔ ‪ ،‬اﻟﻤﻮاد اﻟﺠﺪﯾﺪة ﻟﮭﺎ ﺧﺼﺎﺋﺺ ﺟﯿﺪة ﻓﻰ اﻟﻌﺰل اﻟﺤﺮاري‪ .‬وﻋﺰم اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ اﻟﺤﺮارﯾﺔ ‪ ،‬اﻟﺤﺮارة‬
‫اﻟﻨﻮﻋﯿﺔ‪ ،‬اﻧﺘﺸﺎر ﺣﺮاري وﺗﺄﺛﯿﺮ اﻟﺮطﻮﺑﺔ اﻟﻨﺴﺒﯿﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺴﻠﻮك اﻟﺤﺮاري ﻟﮭﺬه اﻟﻤﻮاد اﻟﺠﺪﯾﺪة‪ .‬أظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺳﮭﻮﻟﺔ دﻣﺞ‬
‫ھﺬه اﻟﻤﻮاد اﻟﺠﺪﯾﺪة ﻓﻲ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ اﻟﻤﻮاد اﻟﻌﺎزﻟﺔ ﻟﻠﺒﻨﺎء واﻟﺘﺸﯿﯿﺪ‪.‬‬
‫ﻣﻦ وﺟﮭﺔ ﻧﻈﺮ ﺻﻮﺗﯿﺔ‪ ،‬ﺗﮭﺪف اﻟﻤﻮاد اﻟﺠﺪﯾﺪة اﻟﺼﻨﻊ ﻹﺟﺮاء اﻟﺘﺼﺤﯿﺢ اﻟﺼﻮﺗﻲ ﻓﻲ اﻟﻤﺒﺎﻧﻲ‪ .‬وﻗﺪ أظﮭﺮت اﻻﺧﺘﺒﺎرات‬
‫ﺧﺼﺎﺋﺺ اﻣﺘﺼﺎص اﻟﺼﻮت اﻟﺬى ﯾﻤﺘﻠﻜﮫ اﻟﻔﻠﯿﻦ و ﺗﺄﺛﯿﺮ اﻟﺴﻄﺢ اﻷول ﻋﻠﻰ ﺧﺎﺻﯿﺔ اﻣﺘﺼﺎص اﻟﺼﻮت ‪ ،‬ھﺬه اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺗﺒﯿﻦ‬
‫‪.‬إﻣﻜﺎﻧﯿﺔ وﺳﮭﻮﻟﺔ إدراج ھﺬه اﻟﻤﻮاد ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﺒﻨﺎء‬
‫ﻛﻠﻤﺎت اﻟﻤﻠﺨﺺ ‪ :‬ﺧﺸﺐ اﻟﺼﻨﻮﺑﺮ اﻟﺤﻠﺒﻲ‪ ،‬أﺳﻮد اﻟﻔﻠﯿﻦ‪ ،‬ﻣﺮﻛﺐ ﺟﺪﯾﺪ ﻓﻠﯿﻦ‪ /‬ﺧﺸﺐ ‪ ،‬اﻟﺨﻮاص اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ‪ ،‬اﻟﺨﻮاص‬
‫اﻟﺤﺮارﯾﺔ ‪ ،‬اﻟﺨﻮاص اﻟﺼﻮﺗﯿﺔ‬
Remerciements
Le travail présenté dans ce mémoire de thèse a été effectué au sein de l’Entreprise
TRANSbois, à l’Unité de production de liège aggloméré(Bejaia, Algérie), à l’Unité de
Recherche Matériaux, Procédés et Environnement (URM-PE) (Boumerdes, Algérie), au
Centre National d’Études et de Recherches Intégrées du Bâtiments (CNERIB, Alger), au
Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement
(CIRAD, Montpellier) et au Centre Scientifique et technique de bâtiment (CSTB, Grenoble).
Un grand merci à Mr SAIDI Mohamed, Professeur pour sa sympathie et ses qualités
humaines, et qui me fait l'honneur de présider mon jury de thèse
Mes remerciements à Mr AIT TAHAR Kamel, Professeur à l’université de Tizi Ouzou, Mr
BALISTROU Mourad, MCA à l’UMBB et Mr AKNOUCHE Hamid, MCA à l’UMBB pour
avoir accepté de consacrer leurs temps à l’examen de ce travail et pour leurs conseils avisés.
Sans oublier Mr CHENAK Abdelkrim, Chargé de recherche au CDER, Alger pour ces
orientations et ces conseils durant tout mon cursus universitaire.
Je remercie infiniment Mr ZERIZER Abdellatif, Professeur à l’UMBB, pour m’avoir orienté
vers ce sujet de recherche, m’avoir fait confiance et m’avoir encouragé à me déplacer à
l’étranger afin de mener ces travaux. En plus de son appui moral et scientifique. Je
n’oublierai pas ses qualités humaines qui ont grandement contribué au plaisir que j’ai
eu de travailler sous sa direction.
Je remercie également et infiniment Mr QUENARD Daniel, Chef de division Énergie et
Environnement au CSTB Grenoble, pour son accueil chaleureux au sein de CSTB, de
travailler avec son équipe (en spécifiant Hebert SALLEE, Anne-Marie PARDO) que je
remercie infiniment et de m’avoir donné la totale liberté d’utiliser et d’occuper les
laboratoires.
Sans oublié aussi Simon BAILHACHE, Ingénieur d’Études et Recherche de la Division
Acoustique et Vibrations des Bâtiments de m’avoir aidé dans la partie acoustique et de ces
orientations et de son humeur dont j’ai eu l’énorme plaisir de travailler avec lui.
Ma gratitude à Patrick LONGBOUR, pour le temps précieux qu'il m'a accordé afin de réaliser
la partie de collage et pour ces remarques et informations qui m’ont permet d'enrichir ce
manuscrit.
Mon cousin Dr LIMAM Lyes, Docteur en informatique de l’INSA de Lyon pour son aide
précieux dans la formulation des publications. Sans oublier Mr MEZIANE, laborantin au sein
de CNERIB pour son accueil et son aide dans la caractérisation thermique des matériaux
étudiés.
Un grand merci à Mr BLERON Laurent, professeur, directeur adjoint et directeur des études à
l’ENSTIB (LERMAB) sur son aide, ces orientations notamment dans la partie mécanique des
structures sandwichs.
La difficulté tient plutôt dans le fait de n'oublier personne. C'est pourquoi, je remercie ceux
dont le nom n'apparaît pas dans cette page et qui m'ont aidé d'une manière ou d'une autre. Ils
se reconnaîtront.
Dédicaces

* Mes chers parents ;


Aucune dédicace ne saurait être assez éloquente pour exprimer ce que
vous méritez pour tous les sacrifices que vous n’avez pas cessé de me
donner depuis ma naissance, durant mon enfance et même à l’âge
adulte.
* Mon cher mari et ma fille ;
Mon mari : Sans ton aide et ton soutien moral et matériel, tes conseils
et tes encouragements ce travail n'aurait vu le jour.
Ma fille : Merci d’avoir supporté l’absence de ta maman et de m’avoir
donné le gout à ma vie.

* Ma sœur, son fils, son mari et mes deux frères ;

Les mots ne suffisent guère pour exprimer l’attachement, l’amour et


l’affection que je porte pour vous.
* Ma grand-mère et ma belle mère ;
Que dieu vous protège pour nous et garde votre santé.
* Mes chers, Khali farid, aimad, siham et zouzou
Je vous aime
Ma famille, mes chers ami (e)s, mes anges gardiens et mes fidèles
compagnons dans cette vie, Je vous dédie ce modeste travail avec tous
mes vœux de bonheur, de santé et de réussite.
Valorisation des travaux de recherche

I. Publications

A. Limam, A. Zerizer, D.Quenard, H.Sallee, A.Chenak, « Experimental thermal


characterization of bio-based materials (Aleppo Pine wood, cork and their composites) for
building insulation. Energy and Buildings 116 (2016) 89–95, doi:10.1016/j.enbuild.2016.01.007.

A. Limam,A. Zerizer, D. Quenard, « Determination of acoustic parameters of bio-based


materials distended for building: Application case to Aleppo pine wood cork and their
composites», Wood Research, Vol. 61 (1), 2016, pp 25-34: ISSN:1336-4561,
http://www.woodresearch.sk/articles.php?volume=14&issue=52

II. Communications

Y. Ouadou, A.Limam, F. Belhamel, DJ. Alliouche, «Physico-mechanical and thermal


characterization of Aleppo pine of Zemmouri intended for the construction », International
Symposium on Materials and Sustainable Development. Algeria, Boumerdes, May
2013.www.CiMDD 2013.fr.gd.

A.Limam, A.Zerizer, «Modélisation du transfert de chaleur à travers un panneau sandwich


destiné à la construction: cas d’application par Comsolmultiphysics», Septième edition du
COlloqueFRancophone en Energie, Environnement, Economie et Thermodynamique -
COFRET'14. Paris, CNAM - 23 - 24 - 25 avril 2014. http://turbo-
moteurs.cnam.fr/cofret2014/pdf/liste.pdf

A.Limam, S. Bailhache, D. Quenard, A. Zerizer, « Détermination des paramètres acoustiques


des matériaux bio sourcés pour un usage en bâtiments. Cas d’application : bois de Pin d’Alep
et liège algérien ». Journées Scientifiques du GDR 3544 Sciences de bois. Nancy12-14
Novembre 2014.http://www6.inra.fr/gdr-sciences-du-bois/Manifestations/Les-manifestations-
du-GDR/2014/Journees-scientifiques-GDR2014

A.Limam, A. Zerizer, D. Quenard, H. Sallee « proprieties of Aleppo Pine wood, cork and
their composites for a use in building. Actes du 2èmeColloque International sur les Matériaux
et le Développement Durable, 2èmeCIMDD’2015, ISBN 978-9931-9090-2-6, Université de
Boumerdès, 09 et 10 novembre 2015. http://www.urmpe.dz/valorisation-
scientifique/livres.html.

A.Zerizer, A.Limam, D.Quenard « Détermination des propriétés acoustiques des matériaux


bio-sourcés (Pin d’Alep, liège et leur composite) pour leur utilisation dans le batiment »
1er congrés international sur les ingénieries Civile, Mécanique et Electrique pour l’Énergie,
CMEEE 2015 Marrakech. http://cmeeecongress.wix.com/cmeee2015#!1er-Congr%C3%A8s-
International-sur-les-Ing%C3%A9nieries-Civile-M%C3%A9canique-et-Electrique-pour-
l%E2%80%99Energie/c193z/552195440cf21d84af7cdead.

A.Limam, Y.Ouadou, A.Zerizer, D. Aliouche. Caractérisation mécanique, physique et


thermique de bois du pin d’Alep de la zone de Zemmouri (Algérie) destine à la construction».
EMP, JM 09. Bordj El Bahri 08 – 09 avril 2014. http://www.emp.edu.dz.
Sommaire

Introduction générale ........................................................................................................... 1


Chapitre I : Éléments bibliographique
Introduction ......................................................................................................................... 5
I. Contexte énergétique ....................................................................................................... 6
I. 1. La consommation de l’énergie dans le monde ............................................................. 6
I.2. La consommation de l’énergie en Algérie .................................................................... 7
I.3. L’énergie grise .............................................................................................................. 8
I.3.1. L’énergie grise intrinsèque......................................................................................... 9
I.3.2. L’énergie grise de fonctionnement ............................................................................ 9
I.4. Les modes de la construction en Algérie ...................................................................... 11
I.4.1. Construction bois en Algérie ..................................................................................... 12
II. Les ressources forestières en Algérie ............................................................................. 13
II.1. La politique forestière adoptée en Algérie pour le développement du secteur forestier
............................................................................................................................................. 15
II.2. Présentation de bois du Pin d’Alep.............................................................................. 17
II.2.1. Air de répartition du Pin d’Alep ............................................................................... 17
II.2.1.1. Dans le monde ....................................................................................................... 17
II.2.1.2. En Algérie .............................................................................................................. 18
II.3. Caractéristiques de bois du Pin d’Alep (bibliographies) ............................................. 19
II.3.1. Caractéristiques morphologiques ............................................................................. 19
II.3.2. Caractéristiques physiques ....................................................................................... 22
II.3.2.1. La densité ............................................................................................................... 22
II.3.2.2. Le taux d’humidité................................................................................................. 23
II.3.2.3. Les retraits ............................................................................................................. 24
II.3.3. Caractéristiques mécaniques..................................................................................... 25
II.3.4. Caractéristiques thermiques ...................................................................................... 26
II.3.5. Caractéristiques acoustiques ..................................................................................... 27
II.3.5.1. Indice d’affaiblissement acoustique ...................................................................... 27
II.3.5.2. Coefficient d’absorption acoustique ...................................................................... 28
II.4. Présentation de l’espèce chêne liège ........................................................................... 29
II.4.1. Air de répartition du chêne liège .............................................................................. 29
II.4.1.1. Dans le monde ....................................................................................................... 29
II.4.1.2.En Algérie ............................................................................................................... 30
II.4.2. Production du liège en Algérie ................................................................................. 31
II.5. Caractéristiques du liège (bibliographies) ................................................................... 32
II.5.1. Caractéristiques morphologiques ............................................................................ 32
II.5.2. Caractéristiques physiques ....................................................................................... 36
II.5.2.1. La densité ............................................................................................................... 36
II.5.2.2. La teneur en eau de liège ....................................................................................... 36
II.5.3. Caractéristiques mécaniques..................................................................................... 37
II.5.4. Caractéristiques thermiques ...................................................................................... 40
II.5.5. Caractéristiques acoustiques ..................................................................................... 41
III. État de l’art sur les éco-matériaux composites dans la construction ............................. 41
III.1. Les sandwichs bio-sources ......................................................................................... 46
III.1.2. Définition ................................................................................................................ 46
III.1.3. État de l’art sur les sandwichs bio-sources .............................................................. 47
III.1.4. Utilisation des sandwichs ........................................................................................ 50
Chapitre II : Élaboration et caractérisation des structures hybrides (bois-liège)
Introduction ......................................................................................................................... 52
I. Caractérisation des matériaux utilisés .............................................................................. 53
I.1. Le bois du Pin d’Alep (Pinus Alepensis) ...................................................................... 53
I.1.1. Provenance ................................................................................................................. 53
I.1.2. Conditionnement et échantillonnage.......................................................................... 54
I.1.2.1. Présentation de l’entreprise de transformation de bois TRANS bois ..................... 55
I.1.3. Caractérisation morphologique .................................................................................. 55
I.1.3.1. Aspect macroscopique ............................................................................................ 56
I.1.3.2. Aspect microscopique ............................................................................................. 56
I.1.4. Caractérisation physique ............................................................................................ 59
I.1.4.1. Détermination de taux d’humidité .......................................................................... 59
I.1.4.2. Détermination de la masse volumique .................................................................... 60
I.1.4.3. Détermination des retraits ....................................................................................... 61
I.1.5. Caractérisation mécanique ......................................................................................... 62
I.1.5.1. Essai Bing ............................................................................................................... 62
I.1.5.2. Essai flexion quatre points ...................................................................................... 63
I.1.5.3. Essai cisaillement .................................................................................................... 67
I.1.6. Caractérisation thermique ......................................................................................... 68
I.1.6.1. Matériels et méthodes ............................................................................................. 69
I.1.6.2. Resultats et discussions .......................................................................................... 72
I.1.7. Caractérisation acoustique ......................................................................................... 76
I.1.7.1. Matériels et méthodes ............................................................................................. 76
I.1.7.2. Résultats et discussions ........................................................................................... 78
I.2. Le liège aggloméré noir (Suber) .................................................................................. 79
I.2.1. Provenance ................................................................................................................. 79
I.2.2. Caractérisation physique ............................................................................................ 81
I.2.3. Caractérisation thermique .......................................................................................... 82
I.2.3.1. Matériels et matériaux............................................................................................. 82
I.2.3.2. Résultats et discussion ............................................................................................ 83
I.2.4. Caractérisation acoustique ......................................................................................... 85
I.2.4.1. Matériels et matériaux............................................................................................. 85
I.2.4.2. Résultats et discussion ............................................................................................ 86
II. Élaboration des panneaux composites type sandwichs .................................................. 88
II.1. Fabrication des peaux lamellées collées ...................................................................... 88
II.2. Processus de fabrication de ces nouveaux panneaux sandwichs ................................. 90
II.1. Processus de collage bois de Pin d’Alep-liège aggloméré noir ................................... 90

Chapitre III : Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège)


Introduction ......................................................................................................................... 93
I. Matériels et méthodes ...................................................................................................... 94
I.1. Coefficients d'absorption acoustique (α)....................................................................... 95
I.2. Indice d'affaiblissement acoustique (R) ........................................................................ 96
II. Résultats et discussions .................................................................................................. 97
II.1. Résultats....................................................................................................................... 97
II.2. Discussions .................................................................................................................. 102
Chapitre IV : Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège)
Introduction ......................................................................................................................... 106
I. Matériels et méthodes ...................................................................................................... 107
I.1. Les conditions des testes ............................................................................................... 109
II. Résultats et discussions .................................................................................................. 110
II.1. Conditions de laboratoire............................................................................................. 110
II.2. Conditions de la chambre climatique (23 °C, 80% HR).............................................. 112
II.3. Chaleur spécifique des matériaux étudiés.................................................................... 113
Chapitre V : Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège)
Introduction ......................................................................................................................... ...117
I. Essai flexion 03 points ..................................................................................................... ...118
I.1. Matériels et méthodes………………………………………………………………......118
I.2. Résultats et discussions……………………………………………………………........120
I.3. Analyse du mode de rupture en flexion 03 points ........................................................ ...123
II. Essai de la compression perpendiculaire ........................................................................ ...123
II.1. Matériels et méthodes……………………………………………………………….....123
II.2. Résultats et discussions……………………………………………………………….124
Conclusions générales et Perspectives ................................................................................ ...127
Références bibliographiques ............................................................................................... ...132
Annexe ................................................................................................................................ ...144
Liste des figures

Figure I.1. Consommation de l’énergie dans le monde par secteurs.................................. 7


Figure I.2. Consommation de l’énergie en Algérie par secteurs ........................................ 8
Figure 1.3. Mode de la construction en Algérie ................................................................. 11
Figure I.4. Carte des groupes des végétations en Algérie .................................................. 15
Figure I.5. Arbre du Pind’Alep .......................................................................................... 17
Figure I.6. Aire de répartition du pin d'Alep dans le monde .............................................. 18
Figure I. 7. Air de répartition du Pin d'Alep en Algérie ..................................................... 19
Figure I.8. Différentes échelles d'observations d'un bois des résineux (les tissus, les cellules et
la paroi). .............................................................................................................................. 20
Figure I.9. Coupe transversale de bois de pin à la limite de deux cernes .......................... 20
Figure I.10. Coupe longitudinale tangentielle de bois de pin ............................................ 21
Figure I.11. Coupe longitudinale radiale de bois de pin à la limite de deux cernes........... 21
Figure I.12. Ondes incidentes, réfléchies et transmises pour un matériau soumis à une onde
acoustique d’incidence θ ..................................................................................................... 28
Figure I.13. Arbre du chêne liège....................................................................................... 29
Figure I.14. Air de la subéraie dans le monde .................................................................... 30
Figure I.15 : Aire de répartition du chêne liège en Algérie ............................................... 31
Figure I.16. Structure et composition de liège ................................................................... 33
Figure I.17. Cellules de liège en section transversale montrant ondulation (gauche) et
corrugation (droite) ............................................................................................................. 33
Figure I.18.Micrographies 3D en MEB de la morphologie du liège montrant en détail la
direction non radiale (NR) et la direction radiale (R) ......................................................... 34
Figure I.19. Arrangement des cellules du liège selon les trois sections de l’arbre : axiale,
radiale et tangentielle .......................................................................................................... 34
Figure I.20. Morphologie des cellules du liège du littoral (M’Sila) (obs. *40) ................. 35
Figure I.21. Courbe contrainte-déformation de comportement du liège en compression . 38
Figure I.22. Comportement du liège en traction dans les différentes directions (T.A.R) .. 39
Figure I.23. La préparation et la mise en œuvre du torchis à main nue ............................. 42
Figure I.24.Éprouvette en béton de chanvre en cours d’essai de compression avec capteurs
latéraux ................................................................................................................................ 43
Figure I.25. Éprouvettes cylindriques du composite polymère mortier modifié par le liège
............................................................................................................................................. 44
Figure I.26. Échantillons de composite bois de palmier dattier/gypse .............................. 45
Figure I.27. Structure sandwich ......................................................................................... 46
Figure I.28.Panneaux sandwichs à âmes : (A). Rohacel - nids d’abeilles, (B). Liège
aggloméré ............................................................................................................................ 47
Figure I.29. Éprouvettes de sandwich à âme en liège et peaux en jute époxy ................... 48
Figure I.30.Panneau sandwich composé de deux feuilles de placage de bois d'hévéas et le
noyau en bois de palmier à huile ayant différentes directions de fibres (a) parallèle et (b)
perpendiculaire……………………………………………………………………………49
Figure I.31. (a) Schéma d’une structure sandwiche. (b) Bambou avec bois de balsa (c) Coton
avec Rohacell. (d) fibres de carbone avec Rohacell (e) Coton avec le bois du pin ........... 50
Figure II.1. Zone de provenance de bois du Pin d’Alep (Zemmouri El Bahri) ................ 53
Figure II.2.La station forestière de Zemmouri El Bahri .................................................... 53
Figure II.3.Étapes de conditionnement et d’échantionnage de bois du Pin d Alep ........... 55
Figure II.4. Composition d’un tronc d’arbre dans le plan transverse ................................ 56
Figure II.5. Vue au microscope électronique à balayage de la structure du liège aggloméré
noir. (A) Vue radiale, (B) Vue tangentielle ......................................................................... 57
Figure II.6.Vue au microscope électronique à balayage de la structure de bois du Pin d’Alep
massif (cernes de croissance) .............................................................................................. 58
Figure II.7. Vue au microscope électronique à balayage de la structure de bois du Pin d’Alep
lamellé collé. (1) zone claire de bois, (2) zone sombre de colle ......................................... 58
Figure II.8. Grume en bois de pin d’Alep découpée en cubes ........................................... 59
Figure II.9. Carthographie d’humidité sur la surface d’une grume de bois du Pin d’Alep.
............................................................................................................................................. 60
Figure II.10. Dispositif des essais non destructif Bing ...................................................... 63
Figure II.11. Éprouvette en cours d'essai flexion 4 points ................................................. 63
Figure II.12. Courbe Force-déplacement de l’essai flexion 4 points, pour le bois du Pin
d’Alep .................................................................................................................................. 64
Figure II. 13. Schéma d’essai flexion quatre points........................................................... 65
Figure II. 14. La pente de point B ...................................................................................... 66
Figure II.15. Éprouvette en cour d’essai cisaillement........................................................ 67
Figure II.16.Courbe contrainte-déplacement de l’essai cisaillement, pour le bois du Pin
d’Alep .................................................................................................................................. 67
Figure II.17. Éprouvettes pour essais thermique par flux mètre ........................................ 69
Figure II.18. Appareil de mesure de la conductivité thermique (CT mètre)...................... 70
Figure II.19. Appareil de mesure de la conductivité thermique le fluxmètre .................... 71
Figure II.20. Appareil de mesure de la chaleur spécifique MDSC7 .................................. 72
Figure II.21. Évaluation de la conductivité thermique de bois du pin d’Alep massif en
fonction de la teneur en eau................................................................................................. 74
Figure II.22. Évaluation de la conductivité thermique de bois du pin d’Alep lamellé collé en
fonction de sa teneur en eau ................................................................................................ 74
Figure II.23. Chaleur spécifique de bois du pin d’Alep lamellé collé ............................... 75
Figure II.24. Chaleur spécifique de bois du pin d’Alep massif ......................................... 76
Figure II.25. Échantillons bois du pin d’Alep massif et lamellé collé pour l’essai en tube de
Kundt ................................................................................................................................... 77
Figure II.26. Tube du Kundt schéma fonctionnel .............................................................. 77
Figure II.27.Coefficient d’absorption acoustique des deux côtés du bois massif (épaisseur =
20mm) ................................................................................................................................. 78
Figure II.28. Coefficient d'absorption acoustique des deux faces du bois lamellé collé
(épaisseur = 20 mm) ............................................................................................................ 79
Figure II.29. Les étapes de la production de liège aggloméré noir. Écorçage, broyage,
étuvage, Blocs en liège ........................................................................................................ 80
Figure II.30. Découpage des éprouvettes en liège aggloméré noir .................................... 80
Figure II.31. Thermo-grammes (a) TG et (b) DTG de la poudre de liège ........................ 81
Figure II.32. Échantillons de liège aggloméré noir pour essais thermiques ...................... 82
Figure II.33. La conductivité thermique du liège aggloméré noir en fonction de sa teneur en
eau ....................................................................................................................................... 84
Figure II.34. Evaluation de la chaleur spécifique de liège aggloméré noir en fonction de la
température .......................................................................................................................... 85
Figure II.35. Échantillon de liège aggloméré noir ............................................................. 85
Figure II.36.Coefficient d'absorption acoustique des deux côtés des échantillons de liège
aggloméré noir (épaisseur=40mm)...................................................................................... 86
Figure II.37.Coefficient d’absorption acoustique des deux côtés des échantillons de liège
aggloméré noir (épaisseur=80mm)...................................................................................... 87
Figure II.38. Peaux en bois du pin d’Alep lamellées collées ou on montre l’aboutage..... 89
Figure II.39. Étapes d’élaboration des panneaux sandwichs bois-liège ............................ 80
Figure III.1.échantillons sandwichs bois-liège testés ........................................................ 94
Figure III.2. Tube de Kundt ............................................................................................... 95
Figure III.3. Coefficient d'absorption acoustique des deux faces du composite liège/bois
massif(e =120mm)............................................................................................................... 98
Figure III.4. Coefficient d’absorption acoustique des deux faces du composite liège/bois
lamellé collé (épaisseur=120mm) ....................................................................................... 98
Figure III.5. Indice d’affaiblissement acoustique des assemblages symétriques : bois massif-
liège aggloméré noir-bois massif, bois lamellé collé-liège aggloméré noir- bois lamellé collé
............................................................................................................................................. 100
Figure.III.6. Indice d'affaiblissement acoustique des assemblages asymétriques : bois massif-
liège aggloméré noir (épaisseur=40mm)- en bois lamellé collé ......................................... 101
Figure III.7. Indice d'affaiblissement acoustique des assemblages asymétriques : bois massif-
liège aggloméré noir (épaisseur=80mm)- bois lamellé collé .............................................. 101
Figure IV.1. Schéma simplifié des étapes d'élaboration d'assemblage sandwich
bois-liège ............................................................................................................................. 108
Figure IV.2. Appareils de mesure des propriétés thermiques des structures sandwichs. CT
mètre, flux mètre et MDSC7 ............................................................................................... 108
Figure IV.3. Évaluation de la chaleur spécifique en fonction de la température. (A) pour le
Liège aggloméré noir, (B) le bois massif, (C) le bois lamellé collé .................................... 113
Figure V.1. Essai de flexion 03 points. (A) Montage normalisé, (B) Montage de l’échantillon
sur la machine d’essai ......................................................................................................... 118
Figure V.2. Éprouvettes sandwich bois-liège en cours d’essai flexion 3 points au début et à la
fin de l’essai selon la norme (NF NF T54-606) .................................................................. 119
Figure V. 3. Représentation d’un sandwich et ces dimensions .......................................... 119
Figure V.4. Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin d’Alep
massif (SBM) en flexion 3 points ....................................................................................... 121
Figure V.5. Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin d’Alep
lamellé collé (SBLC) en flexion 3 points ............................................................................ 122
Figure V.6. Rupture du sandwich SBM en flexion trois points ......................................... 123
Figure V.7. Éprouvettes sandwich bois-liège en cours d’essai compression perpendiculaire au
début et à la fin de l’essai selon la norme (NF NF T54-602) .............................................. 124
Figure V.8.Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin d’Alep
massif (SBM) en compression axiale .................................................................................. 125
Figure V.9.Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin d’Alep
lamellé collé (SBLC) en compression axiale ...................................................................... 125
Figure A.3.1. Colles industrielles : résorcine, vinylique et néoprène ................................ 147
Figure A.3.2.Procédure de collage bois/liège..................................................................... 149
Figure A.3.3. Éprouvette collée (bois/liège) en cours d’essai cisaillement........................ 150
Figure A.3. 4. Courbe force-déplacement des échantillons bois-liège sous essais cisaillement
collés avec la vinylique, la résorcine et le néoprène ........................................................... 151
Figure A-4.1. Maillages des deux structures sous consol .................................................. 153
Figure A-4.2. Model des transferts de chaleur à travers un panneau de bois et un panneau
sandwich bois/liège ............................................................................................................. 153
Liste des tableaux

Tableau I.1.Tableau comparatif de l’énergie grise de trois logements différents .............. 10


Tableau I.2.Superficie de différentes ressources forestières Algérienne ........................... 14
Tableau I.3.Classement des bois en fonction de leurs masses volumiques ....................... 22
Tableau I.4.Densité de bois du pin d'Alep issue des différentes régions dans le monde ... 22
Tableau I.5.Classes de retraits totaux tangentiel et radial .................................................. 24
Tableau I.6.Retraits de différents bois de pin d’Alep issue des différentes, régions demonde
............................................................................................................................................. 24
Tableau I.7.Propriétés mécaniques du bois de pin d’Alep (bibliographie) ....................... 25
Tableau I.8. Répartition mondiale de la subéraie .............................................................. 30
Tableau 1.9. Production de liège en Algérie ...................................................................... 32
Tableau I.10.Les principales propriétés physiques du liège .............................................. 37
Tableau I.11.Caractéristiques mécaniques de liège tirées de la bibliographie................... 38
Tableau II.1. Masse volumique et classement de bois du Pin d’Alep ............................... 61
Tableau II.2. Les valeurs moyennes des retraits longitudinals, radials et transversals des
éprouvettes de bois du pin d’Alep ....................................................................................... 61
Tableau II.3.Modules de Young par essai flexion 4 point et Bing sur le bois du Pin- d’Alep
............................................................................................................................................. 66
Tableau II.4. Module de cisaillement moyen de bois du pin d’Alep ................................ 68
Tableau II.5. Mesures des propriétés thermiques des matériaux étudiés obtenu en utilisant un
CT mètre .............................................................................................................................. 73
Tableau II.6.Mesures des propriétés thermiques de bois étudié obtenues en utilisant un CT
mètre…………………………………………………………………………………….....73

Tableau II.7.Propriétés physiques de la poudre de liège ................................................... 81


Tableau II.8.Principaux paramètres thermiques de la poudre de liège .............................. 82
Tableau II.9.Mesures des propriétés thermiques de liège aggloméré noir obtenu en utilisant
un CT mètre ......................................................................................................................... 84
Tableau III.1. Les paramètres initiaux utilisés pour la simulation de l'indice d'affaiblissement
acoustique ............................................................................................................................ 98
Tableau III.2. Classes d’absorption acoustique ................................................................. 100
Tableau IV.1. Propriétés thermiques des matériaux étudiés obtenu en utilisant unCT mètre
............................................................................................................................................. 110
Tableau IV.2.Propriétés thermiques des matériaux étudiés obtenus à l'aide du flux mètre
............................................................................................................................................. 111
Tableau V.1. Valeurs de la contrainte en flexion trois points pour SBM et SBLC ........... 121
Tableau V.2. Propriétés principales des panneaux sandwichs SBM et SBLC en compression
............................................................................................................................................. 124
Liste des abréviations
UNFCCC United Nations Framework Convention on Climate Change

PENREE Programme Algérien de développement des Énergies

Renouvelables et d'Efficacité Énergétique

GWEC Global Wind Energy Council

PNEE Programme national d'efficacité énergétique

FNUF Forum des Nations Unies sur les Forêts

BPAM Bois du Pin d’Alep Massif

BPALC Bois du Pin d’Alep Lamellés Collés

LAN Liège Aggloméré Noir

MEB Microscope Electronique à balayage

MDSC Modulated Differential Scanning Calorimetry

TMM Transfert Methods Matrix

CT mètre Conductivité Thermique mètre

SBM Sandwich Bois Massif

SBLC Sandwich Bois Lamellé Collé


Introduction Générale
Introduction générale UMBB/2016

Introduction générale
La filière des matériaux bio-sourcés a été identifiée comme l'une des filières vertes ayant un
potentiel de développement économique élevé pour l'avenir, notamment en raison de son rôle
pour diminuer notre consommation de matières premières d'origine fossile, limiter les
émissions de gaz à effet de serre et créer de nouvelles filières économiques.
L'énergie consommée dans le secteur du bâtiment (résidentiels et commerciaux) représente
20,1% du l'énergie totale consommée dans le monde entier [1].
Les matériaux de construction ordinaires tel que le béton, le parpaing, l'acier…etc sont des
matériaux énergivores qui consomment des quantités considérables en matière d'énergie
primaire et des rejets des gaz à effet de serre pour leurs productions. Les enjeux écologiques
actuels génèrent un regain d'intérêt de l'utilisation de ces matériaux bio-sourcés présentant des
propriétés spécifiques à leur emploi et dont les masses volumiques sont faibles.
Pour cela, les bâtisseurs ont commencé à chercher non seulement les performances
mécaniques mais, ils tentent également de chercher les qualités thermiques et acoustiques des
matériaux.
En Algérie, Le bois du Pin d'Alep (Pinus Halepensis) est l'essence forestière la plus
abondante avec une superficie qui dépasse les 800 000 Hectares [2]. Ce résineux est une
essence de lumière, qui supporte le découvert dès sa naissance ; ses faibles exigences en eau
(300 mm et même moins) et l'abondance de ses grains lui permettent de coloniser rapidement
les stations les plus variées. Son utilisation est limitée pour le chauffage et comme
supports dans les constructions en Algérie. Lorsque les forêts sont gérées de façon durable, le
bois constitue un matériau ayant l'une des plus faibles empreintes sur l'environnement. Le bois
permet alors de répondre aux contraintes de la construction écologique :
• réduire la consommation d'énergie pendant toute la durée de vie du bâtiment ;
• réduire au minimum la pollution externe et l'impact environnemental ;
• réduire l'énergie intrinsèque et l'épuisement des ressources ;
• réduire au minimum la pollution et les effets nuisibles sur la santé.
Le liège est un matériau issu des écorces des arbres de chêne liège (quercus suber). Il est
réputé par son pouvoir d'isolation. L'Algérie est classé la troisième au monde dans la
répartition de la subéraie après le Portugal et l'Espagne, soit une superficie de 410 000
Hectares. Son utilisation est limitée à la production des bouchons de vins et une légère
utilisation dans l'isolation sous forme des granules.

1
Introduction générale UMBB/2016

Ce changement de point de vue vers la construction à base des matériaux écologiques afin de
préserver l'énergie et l'environnement et la disponibilité de ces matériaux en Algérie nous ont
incité à développer de nouveaux matériaux capables de jouer un rôle en tant qu'isolant, tout en
conservant des niveaux de performances suffisants. Ces matériaux sont alors fabriqués à base
de bois et de liège sous forme des matériaux composites. Ces derniers ont d'abord été utilisés
dans de nombreuses composantes structurales, notamment dans le domaine de l'aéronautique.
De nos jours, la diminution de leurs coûts de production permet l'utilisation de ces matériaux
dans des applications de plus en plus variées (automobile, navigation, construction, etc.) [3].
Parmi ces matériaux on distingue la forme la plus répondue, les matériaux sandwichs, c'est la
forme qu'on a choisie pour les nouveaux matériaux élaborés dans ce travail. Les deux
semelles (peaux) ayant une faible épaisseur sont conçues à base de bois du Pin d'Alep et l'âme
qui est beaucoup plus épaisse et une basse densité est du liège aggloméré noir (liège traité à
haute température). L'utilisation de ces matériaux végétaux dans divers domaines notamment
celui de la construction s'inscrit dans une démarche de développement durable.
Ce document constitue un premier pas dans la connaissance du comportement mécanique,
thermique et acoustique d'un nouveau matériau sandwich élaboré à base de bois et de liège
aggloméré noir avec différentes configurations notamment en matière de la conception des
deux peaux en bois (bois massif et bois lamellé collé) et le changement de l'épaisseur de l'âme
en liège. La technique du bois reconstitué consiste à abouter les lamelles de bois massif
purgées de leurs défauts majeurs puis aux assemblages par collage après un rabotage. Il s'agit
d'une technique à caractère valorisant qu'on a appliqué pour le bois du Pin d'Alep.
L'aspect chimique n'est pas traité dans ce travail. Celui-ci est structuré en cinq chapitres.
Une synthèse bibliographique sur la situation énergétique dans le domaine de la construction
soit mondiale et Algérienne, les modes de construction en Algérie notamment la construction
bois, les ressources forestières en Algérie. Finalement un état de l'art sur les matériaux
composites en spécifiant les structures sandwichs, ce qui a fait l'objet de premier chapitre.
Le second chapitre est divisé en deux grandes parties, la première est consacrée à la
détermination des propriétés morphologiques, physiques, mécaniques, thermiques et
acoustiques de bois du pin d'Alep et de liège aggloméré noir. Cette partie se conclut par un
descriptif des constituants de ce nouveau matériau sandwich élaboré (le bois et le liège) ainsi
que leurs différentes propriétés.
La seconde partie résume les procédures de fabrication de nouveaux matériaux sandwichs à
base de bois du pin d'Alep et de liège aggloméré noir notamment l'élaboration des bois

2
Introduction générale UMBB/2016

lamellés collés utilisés pour les peaux en bois. Les différentes étapes de collage (bois-liège) et
l'essai cisaillement sur des échantillons bois liège collés avec trois colles différentes afin de
faire un choix distinct de la meilleure colle bois-liège.
Le troisième chapitre est consacré à l'étude de comportement acoustique de ces nouveaux
matériaux élaborés. Premièrement, à travers l'étude expérimentale de l'absorption acoustique
α, la sensibilité de ce paramètre à la qualité des surfaces de premier contact et à l'épaisseur de
l'âme en liège en utilisant des méthodes bien définies. Dans un second temps, l‘évaluation de
l'indice d'affaiblissement acoustique, la sensibilité de ce paramètre à la composition des
sandwichs et à l'épaisseur de l'âme de liège en utilisant un logiciel développé au CSTB
Grenoble (ACOUsys), cette partie de travail vise principalement à comprendre le
comportement acoustique de ce nouveau matériau et pouvoir le situer dans la gamme des
matériaux isolants et absorbants.
Le quatrième chapitre traite l'aspect thermique des différentes configurations des matériaux
sandwichs élaborés, on cherchant à la fois leurs conductivités thermiques, résistances
thermiques, chaleur spécifique et diffusivité thermique du point de vue expérimental et
théorique. Les essais sont effectués sur des échantillons soumis aux conditions de laboratoire
et d'autres sur des échantillons conservés dans des enceintes climatiques dans des conditions
de température et d'humidité relative précises. Celui-là nous a permis d'avoir une première
approche du comportement de ces nouveaux matériaux en climat sec et humide, d’avoir les
valeurs de leurs conductivités et résistances thermiques et de les comparer avec les matériaux
de construction ordinaire.
Enfin, le cinquième chapitre aborde les aspects mécaniques à la fois du point de vue
expérimental et du point de vue théorique. Des essais de flexion trois points et des essais de
compression axiale ont été réalisés, les problèmes scientifiques soulevés par ce matériau
seront détaillés ainsi que les caractéristiques mesurées. Cette partie de l'étude vise à évaluer la
résistance mécanique des matériaux et l'influence de l'âme en liège sur ce paramètre.

3
Chapitre I. Éléments bibliographiques.
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Introduction
Le prix des énergies fossiles augmentent, les ressources naturelles s'épuisent et l'activité
humaine provoque un changement significatif du climat qui a d'ores et déjà des conséquences
importantes : inondations, ouragans, sécheresse, canicules... Et ces phénomènes
vont s'aggraver inévitablement. Dans les pays en voie de développement tel que l'Algérie,
l'énergie est l'un des facteurs déterminants pour la survie des populations : elle est nécessaire à
toutes activités humaines et indispensables à la satisfaction des besoins quotidiens mais
également pour assurer un minimum de développement économique et social.
L'enjeu de notre étude est la recherche des matériaux alternatifs aux matériaux de construction
actuels qui sont en général le béton et l'acier tout en gardant le même niveau de confort et voir
plus. Le bâtiment en Algérie connaît aujourd'hui une nouvelle dynamique notamment avec la
réalisation d'un nombre important de logements ayant des performances énergétiques élevées.
En 2013, la promotion de la construction en bois présente, de notre point de vue, un double
avantage : celui de valoriser les essences forestières nationales et conséquence réduire
substantiellement les importations de bois. Parmi les ressources locales la subéraie qui
présente 17,9% de la subéraie mondiale et les huit cent mille hectares de pin d’Alep algérien
qui peuvent offrir une substitution partielle des matériaux bois importés. L'interaction de
l'utilisation de ces matériaux engendre de nouveaux assemblages sandwichs à moindre cout,
ces matériaux sandwichs sont aujourd'hui d'utilisation courante dans des secteurs tels que
l'aéronautique ou l'automobile, leurs applications dans le domaine du bâtiment et du génie civil
restent embryonnaires. Ce premier chapitre s'articule autour de trois thèmes. Dans un premier
temps, la situation énergétique dans le monde et en Algérie, les grands secteurs
consommateurs d'énergie ainsi les modes de construction en Algérie notamment la
construction bois. Dans un deuxième temps, en bref les potentialités de la forêt algérienne en
particulier le bois du Pin d'Alep et le chêne liège et leurs caractéristiques. Finalement, un état
de l'art sur les éco-matériaux composites.

5
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

I. Contexte énergétique

Au niveau mondial, la demande énergétique est en forte croissance. Sous l'effet de la


croissance démographique et de la croissance économique, tirées principalement par les pays
apparaissant, notamment la Chine et à moyen terme l'Inde compte tenu de sa démographie,
elle pourrait doubler à l'horizon 2050. Les énergies fossiles, au premier rang desquelles le
pétrole, assurent aujourd'hui plus de 80 % de l'offre. Cette situation marque la dépendance
mondiale aux énergies carbonées et pose la question de sa durabilité, tant sur le plan
environnemental que sur celui de l'approvisionnement en matières premières.
L'Algérie occupe la sixième place dans le monde Arabe, après l'Arabie saoudite, l'Irak, les
Émirats arabes unis, le Koweït et la Libye qui ont les plus grandes réserves d'énergie
produites à partir de combustibles fossiles, qui se compose de pétrole, de gaz et de charbon.
Parallèlement à ces chiffres encourageants sur les réserves énergétiques de l'Algérie, la
consommation locale ne cesse de s'accroître. Le ministre de l'énergie et des mines a indiqué
que « l'Algérie est dans l'obligation d'exploiter toutes les sources d'énergie, qu'elles soient
conventionnelles ou renouvelables, afin d'assurer la couverture des besoins du marché
national dans le long terme notamment dans le secteur industriel et tertiaire ».
I. 1. La consommation de l’énergie dans le monde
La consommation mondiale annuelle d'énergie est de 10 Gtep ou la consommation
individuelle moyenne est de 1,7 tep par an [4]. La 21eme conférence des parties de la UNFCCC
(United Nations Framework Convention on Climate Change) sont réunit à Paris en décembre
2015, pour l'objectif d'adopter un nouvel accord mondial pour limiter les émissions des gaz à
effet de serre.
L'objectif ultime déjà adopté par les gouvernements est de limiter l'échauffement mondial à
un pas de 2°C afin de garantir un développement industriel continu, et cela doit impliquer des
transformations dans le secteur de l'énergie, car il représente aujourd'hui environ deux tiers de
toutes les émissions de gaz à effet de serre d'origine [5].
Les émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie sont restées stables en 2014 (à environ 32,2
Gt) malgré une augmentation de l'ordre de 3% dans l'économie mondiale. Ceci est la première
fois dans les 40 ans passés que l'arrêt ou de la réduction des émissions n’ont pas été liée à une
crise économique.
La figure I.1 suivante indique la consommation énergétique dans le monde.

6
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Consommation de l’énergie
Figure I.1.Consommation l’énergie dans le monde par secteurs. [6]

On remarque que les pays à climat froid et les grands pays tel que les États
États-Unis, le Canada et
l’Australie sont les plus grands consommateurs d’énergie.

I.2. La consommation de l’énergie en Algérie


Durant l’année 2007, la consommation énergétique finale Algérienne a atteint 20 M
Mtep.
L'énergie est au cœur de nombreuses problématiques mondiales
mondiales et locales en termes de
consommation et de pollution surtout. Le résidentiel et le tertiaire ne font pas exception à
la règle puisque ce secteur est le plus gros consommateur d'énergie en Algérie avec 41
41% du
total, suivi du secteur
cteur des transports de 33% ensuite le secteur
ecteur industriel avec 19
19% et
le secteur de l’agriculture et de l’hydraulique avec 7% (figure I.2).
I.2 [7]
Lee secteur du bâtiment est le secteur le plus énergivore. Sa consommation représente plus de
42% de la consommation finale [8]. D’après ces chiffres, le secteur du bâtiment contribue de
manière
ère importante à ces problématiques nationales.
nationales. Il est donc nécessaire de recourir, autant
que possible, aux outils d’aide à la décision et aux technologies qui permettent de réduire
les impacts environnementaux
nvironnementaux des bâtiments.

7
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Figure 1.2. Consommation de l’énergie en Algérie par secteurs. [7]


[

Le secteur économique de l'énergie en Algérie occupe une place prédominante dans


l'économie de l'Algérie : les hydrocarbures à eux seuls représentent 30 % du PIB (produit
intérieur brut), 60 % des recettes du budget et 95 % des recettes d'exportation [[9]. L'Algérie
est le 18eme producteur de pétrole, le 9eme producteur de gaz naturel et le 8eme exportateur de
gaz naturel au monde. Cependant, l'État algérien commence à envisager des solutions
économiques et écologiques en investissant dans les énergies nouvelles
nouvelles et renouvelables.
Selon le Programme algérien de développement des énergies renouvelables et d'efficacité
énergétique (PENREE), l'Algérie vise une puissance installée d'origine renouvelable de
22 000 MW d'ici 2030. Mais deux ans plus tard, les réalisations
réalisations se font toujours attendre : le
rapport annuel de l'IEA sur le solaire ne mentionne même pas l'Algérie, de même que celui de
GWEC (Global Wind Energy Council) sur l'éolien. Le nouveau programme national
d'efficacité énergétique (PNEE) (Annexe 01) sera lancé en 2016 avec comme objectif
l'isolation thermique de 100 000 logements/an. Cette démarche s'inscrit dans le
développement durable ce qui incite les chercheurs à investir dans les matériaux bio
bio-sourcés
pour l'isolation thermique.

I.3. L’énergie grise


L’énergie grise est la quantité d'énergie nécessaire lors du cycle de vie d'un matériau ou d'un
produit : la production, l'extraction, la transformation, la fabrication, le transport, la mise en
œuvre, l'entretien puis pourr finir le recyclage, à l'exception
l'exception notable de l'utilisation [[10]. En
effet, l'énergie que nécessite l'utilisation est une énergie directe, qui ne rentre pas dans le
champ sémantique de l'énergie grise, énergie indirecte par essence. Chacune de ces étapes

8
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

nécessite de l'énergie, qu'elle soit humaine, animale, électrique, thermique ou autre. En


cumulant l'ensemble des énergies consommées sur l'ensemble du cycle de vie, on peut prendre
la mesure du besoin énergétique d'un matériau ou d'un produit. L'énergie grise est une énergie
cachée, indirecte, au contraire de l'énergie liée à l'utilisation, que le consommateur connaît, ou
peut connaître aisément. L'affichage de l'énergie grise peut guider ou renseigner les choix
notamment en vue de réduire l'impact environnemental.
L’énergie grise d’un bâtiment est la somme des énergies grises des matériaux et équipements
Qui le composent à laquelle on ajoute [11] :
• L’énergie nécessaire au déplacement de ces matériaux et équipements entre l’usine et
le chantier ;
• La consommation d’énergie du chantier complémentaire à celle déjà intégrée dans
l’énergie grise des composants et équipements (base vie, énergie de mise en œuvre,
transport des personnes) ;
• Les énergies grises liées au renouvellement des matériaux et équipements qui ont une
durée de vie inférieure à celle du bâtiment ;
• L’énergie nécessaire à la déconstruction de l’ouvrage ;
D’après Simonneau [12], dans le bâtiment, il faut prendre en compte l’énergie grise totale
dépensé pendant toute sa durée de vie, que l’on peut définir en deux parties distinctes :

I.3.1. L’énergie grise intrinsèque


L’énergie consommée par l’acquisition des matières premières, de leur traitement, de leur
fabrication, de leur transport sur les lieux et de leur mise en œuvre : L’énergie non
renouvelable qui est consommée afin d’entretenir, de réparer, de remettre en œuvre ou de
remplacer des matériaux, des éléments ou des systèmes au cours de la vie du bâtiment.

I.3.2. L’énergie grise de fonctionnement


La somme de l’énergie utilisée durant toute la vie du bâtiment (estimée en général pour une
durée de vie de 50 ans) pour le chauffage, l’éclairage, la consommation d’électricité.
Simonneau [12] avait comparé l’énergie grise de trois logements individuels T3 de 70 m2 :
Le premier logement est composé de murs ossature bois avec charpente bois et couverture
tuiles ;
Le second logement est composé de murs parpaings isolé par l’intérieur avec charpente bois
et couverture tuiles ;
Le troisième logement est composé de murs parpaings isolés par l’extérieur avec charpente
bois et couverture tuiles.

9
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Les résultats sont représentés sur le tableau I.1.


Tableau I.1.Tableau comparatif de l’énergie grise de trois logements différents. [12]

Énergie grise T3 individuel T3 individuel T3 individuel


(Type 1) (Type 2) (Type 3)
kWh.EP kWh.EP kWh.EP
Total énergie grise intrinsèque 114078 116586 132679

Total énergie grise de 175000 175000 175000


fonctionnement sur 50 ans

Énergie grise totale par 289078 291586 307679


logement (kWh.EP)

Les résultats obtenus montrent que les logements à ossature bois ont une énergie grise totale
moins que les autres logements cela nous renseigne sur deux points importants, les avantages
de l'utilisation de l'ossature bois dans la construction et que l'isolation intérieure et favorisée
dans la construction en parpaings.
Alors, afin de minimiser l'énergie grise dans le bâtiment, on recherche autour du lieu de la
construction les matériaux végétaux (chanvre, bois, paille, lin, liège), animaux (laines de
mouton, plumes de canard) ou minéraux (terre crue, pierres, galets).
Les matériaux suivants ont été classés dans l'ordre du moins gourmand au plus gourmand en
énergie grise [11] :
 Bottes de paille : 0,001 MWh/m3 ;
 Matériau bois : 0,1 à 0,6 MWh/m3 ;
 Béton cellulaire : 0,54 MWh/m3 ;
 Bloc de béton : 0,7 MWh/m3 ;
 Polystyrène expansé : 0,3 à 0,85 MWh/m3 ;
 Brique pleine : 1,2 MWh/m3 ;
 Béton armé : 1,85 MWh/m3 ;
 Acier recyclé : 24 MWh/m3 ;
 Acier primaire : 52 MWh/m3 ;
 Cuivre140 MWh/m3 ;
 Zinc – titane180 MWh/m3 ;
 Aluminium190 MWh/m3.

10
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

I.4. Les modes de construction en Algérie


L'habitat ordinaire fait appel à une nouvelle conception architecturale, le principal matériau
utilisé pour sa construction est
es le béton (structure poteaux-poutres
poutres et blocs de parpaings)
connu pour ses multiples avantages (plasticité, facilité de mise en œuvre, résistance
mécanique importante acquise à court terme, etc.) [13].
[1
Sa faible résistance thermique, sa consommation abusive
abusive en matière d'énergie grise et son
inadaptation
adaptation à différents types de climat, font de ce matériau, un matériau non convenable au
bien-être
être des habitants et qui par conséquent, augmente la consommation d’énergie pour
permettre à l'usager d'obtenirr le confort thermique souhaité dans leur ambiance.
Cette situation provoquée par la pression du besoin d'habiter et la crise du logement, a révélé
de nouvelles contraintes sur le plan du confort (isolation absente ou insuffisante, nécessité
d'une climatisationn onéreuse et inesthétique, etc.). [13]
[1

Figure 1.3. Mode de la construction en Algérie. [14].

A cet effet, la solution proposée par cette étude peut intéresser les ingénieurs du bâtiment et
les architectes, l’idée est de valoriser les ressources forestières algérienness qui présentent des
propriétés insuffisamment exploitées dans la construction et qui seront favorisées dans les
zones sismiques et sous climat méditerranéen.

11
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

I.4.1. Construction bois en Algérie


L'utilisation du bois comme matériau de construction permet de récolter et de conserver un
volume conséquent de bois, optimisant ainsi sa fonction comme puits de carbone. Il est admis
que :1 m3 de bois utilisé égale à 1 tonne de CO2 absorbé [15]. Non seulement le bois fixe du
CO2 atmosphérique mais, il permet aussi d'éviter la production de CO2 qu'aurait impliqué
l'utilisation d'un autre matériau de construction plus énergivore ou polluant. L'utilisation du
bois en construction contribue largement à la lutte contre les changements climatiques par la
séquestration du carbone atmosphérique dans le bois et par la substitution de produits plus
énergivores et polluants à fabriquer tel que l'acier ou le béton. En Algérie, avant
indépendance, on en a distingué seulement deux grandes catégories de bois :
Les bois d'œuvres et les bois de feu. On a défini ces derniers comme le bois utilisé sous
quelque forme que ce soit, comme combustible). [16].
Les bois d'œuvres se divisaient à leur tour en :
Bois de service ou de construction comprenant les bois de charpente et le bois de menu
service (traverse, poteaux,…). Bois de travail ou d'industrie comprenant les bois de sciages,
les bois tranchés et les bois de fente.
Les acteurs de la construction en Algérie ont récemment commencé à prendre conscience du
potentiel du bois dans la construction et la nécessité de l'intégrer dans le domaine de la
construction afin d'aboutir à un développement durable.
Contrairement aux idées reçues, de plus en plus, plein de personnes et entreprises nationales
ou privée s'orientent vers la construction préfabriquée en bois, vu les nombreux avantages
qu'elle présente, surtout en terme de rapidité d'exécution.
On retrouve une magnifique maison construite pour un privé à Tizi Rached, en rez-de-
chaussée, avec une plate forme épaisse de 30 cm, vu qu'elle se situe sur un sol argileux.
Après les intempéries qui ont touché la wilaya de Ghardaïa, des écoles en bois ont été
construites dans des délais très courts afin d'assurer la scolarisation des enfants de cette région
de l'Algérie. Plus loin dans le temps après le séisme de 2003 à Boumerdes, des maisons de
type F2 et F3 ont été construites pour abriter des familles.
Mais aussi beaucoup d'entreprises ont choisi la solution préfabriquée en bois pour construire
leur administration, notamment Sonatrach, Sonalgaz, ORGM (office national de recherche
géologique et minière) à Boumerdes, PETROVIETNAM, la BDL (banque de développement
local et la GIKA pour la construction de son école de formation à baba li .

12
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Plusieurs entreprises et sociétés de construction en bois ont été crées, on cite l'entreprise
chalet moderne Algérie qui se situe à Rouïba pour la construction des villas et chalets de
l'ossature en bardage bois ou en fibre ciment.
Eur l SOROR une société Algérienne de fabrication des villas préfabriquées en bois située à
Alger et on cite aussi le PEB (préfabriqué d’El-biar) et PHD (préfabriqué de Houssein-Dey),
ces deux sociétés sont très réputées au nord de l'Algérie dans la fabrication des chalets, des
villas pour particuliers et cabines sahariennes.

II. Les ressources forestières en Algérie


Juste après l’indépendance, l’Algérie a hérité d’une forêt dégradée, délaissée et désorganisée.
Son rôle économique et social était négligé.
Face à cette situation, l’Algérie a mené une politique forestière en prenant en compte les
multiples rôles que peut jouer la forêt : protection, production et promotion sociale pour
l’intégrer dans un plan global de développement économique et social qui vise à :
1- La protection et la mise en valeur des forêts existantes et de l’ensemble des ressources
Forestières.
2- L’extension du patrimoine forestier par le reboisement.
3- La lutte contre l’érosion.
Les bois en Algérie présentent une potentialité technologique certaine, malgré ses quantités
insuffisantes mais ils sont bien remarqués par leurs très grandes variétés qui devraient leurs
permettre de se placer sur une large gamme d’emploi. Le Pin d’Alep représente l’essence la
plus abondante sur tout le territoire national, après une analyse des données issues d’un
document [15], le chêne liège étant placée en second position suivi des chênes Zeen et Afarés
et le cèdre de l’atlas et finalement le Pin maritime.
Le BNEDER et la DGF [18] ont signalé que les forêts de protection sont composées de chêne
vert, thuya et genévrier. L’essence prédominante est le pin d’Alep qui occupe 1 158 533 ha et
se rencontre principalement dans les zones semi arides. Le chêne liège avec 349 218 ha se
localise principalement dans le nord-est du pays. Le chêne Zeen avec 43 922 ha occupent les
milieux les plus frais dans la subéraie. Les cèdres sont éparpillés sur 32 909 ha en îlots
discontinus dans le tell central et les Aurès. Le pin maritime est naturel dans le nord-est du
pays et couvre 28 490 ha. Les Eucalyptus introduits dans le nord et surtout dans l’est du pays
occupent 29 355 ha et les divers 68 391 ha, le tableau I.2 résume les ressources forestières
Algérienne et leurs superficies.

13
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Tableau I.2.Superficie de différentes ressources forestière Algérienne. [15]

Essence Superficies (ha)


Le pin d’Alep 1 158 533
Le chêne liège 349 218
Le chêne Zeen 43 922
Les cèdres 32 909
Les Eucalyptus 29 355
Le pin maritime 28 490
Divers 68 391

Le patrimoine forestier couvre une superficie globale estimée à 4.700.000 ha soit un taux de
boisement de 11% pour le Nord de l’Algérie y compris la zone steppique. Cette surface
comprend : 1.428.000 ha de forêts naturelles (30,30%) ; 1.662.000 ha de maquis (35,36%) ;
717.000 ha de reboisement (15,25%) ; 240.000 ha de vides (5,10%) et 653.000 ha autres
(13,99%) [15].
La figure I.4 présente la répartition des différentes ressources forestières Algériennes sur le
territoire.

14
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.4. Carte des groupes des végétations en Algérie. [17]


[

II.1.
.1. La politique forestière adoptée en Algérie pour le développement du
secteur forestier
Les premiers travaux forestiers visant à l’amélioration de la situation désastreuse dans
laquelle se trouvait la forêt algérienne.
C’est ainsi qu’entre 1962 et 1966 furent reboisés 63 587 ha et traités dans le cadre de la DRS
42 448 ha. Avant
vant d’être inscrits dans le cadre des grands plans de développement, les actions
de ces travaux étaient, malgré les efforts faits dans ce sens, mal maîtrisées. Les objectifs
assignés à ces plans en matière de développement forestier étaient les suivants [15] :
- Aménagement de 3 millions d’ha de forêts.
- Aménagement de 4 millions d’ha de nappes alfatières.
- Réalisation d’un barrage vert de 3 millions d’ha.
- Reboisement de 5 millions d’ha des sols dégradés.
- Travaux de DRS de 12 millions d’ha.
Depuis 1996
96 l’Algérie a mis en œuvre différents programmes afin de développer d’avantage
le secteur forestier, on cite :

15
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

 Le cadastre forestier national


L’opération cadastrale a été mise en œuvre en l’an 2000. Elle consiste à délimiter, borner,
cartographier et planimétrie la propriété forestière et alfatière, qui se compose de :
- 4,1 millions d’hectares de forêts naturelles et artificielles,
- 3 millions d’hectares de terres à vocation agro-sylvo -pastorale,
- 2,6 millions d’hectares de nappes alfatières.
 L’inventaire forestier national

L’inventaire forestier national a été entamé en 2000, et consiste à réaliser les actions
suivantes :
- Constitution d'une banque de données informatisées de l'ancien inventaire forestier
national réalisé en 1978-1982,
- Réaliser un inventaire par échantillonnage statistique des ressources forestières et
alfatières du pays sur une superficie de 4,1 millions hectares de forêts, 2,5 millions
d’hectares de nappes alfatières et 3 millions d’hectares de terres à vocation agro-sylvo-
pastorale,
- Faire la cartographie thématique des formations forestières, alfatières et des zones à
vocation agro -sylvo-pastorale et déterminer leurs superficies,
- Mise en place d’un système d’information géographique (SIG) permettant le stockage
et la mise à jour des données collectées.
- Établir un plan national de développement forestier.
 L’aménagement des périmètres de bassins versants
Des études ont été menées depuis quelques années sur 27 périmètres de bassins versants
couvrant une superficie de 2.982.443 hectares dont la moitié sur les versants les plus sensibles
à l’érosion. L’objectif est d’étendre ces études à tous les bassins versants d’Algérie pour
aboutir à terme à un plan national d’aménagement des bassins versants. A travers ces études
qui ont pour but essentiel de protéger et restaurer les douze (12) millions d’hectares de terres
menacées par l’érosion avec comme enjeux la sauvegarde de 88 barrages et sites de barrages
(45 barrages et 43 sites de barrages) contre les dangers de l’envasement et la fixation d’une
importante frange des populations rurales en zone de montagne dont les exploitations sont en
péril par les effets conjugués du ruissellement et de la torrentialité [17].
 Le plan national de reboisement
Les programmes à engager dans le cadre de ce plan national de reboisement doivent donc se
baser sur des aspects fondamentaux que l’on peut résumer comme suit :

16
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

- Caractérisation des milieux (étude de stations). Dans le but de minimiser les risques
d’échec qui souvent ne s’expriment que 10 à 20 ans après la plantation, il est
nécessaire de préciser les potentialités forestières d’une zone donnée en s’appuyant sur
une typologie intégrant l’approche géomorphologique, pédologique, climatique.
L’objectif est un choix approprié d’espèces ou de provenances
provenances voir la prédiction de
leur adaptabilité et de leur productivité dans des conditions de la station.
- Choix du matériel végétal : plantations comparatives, sélection et amélioration
génétique. Le choix de matériel à planter par la seule étude de la station ne peut être
suffisant, il sera nécessaire d’établir des plantations expérimentales comparatives
d’espèces et de provenance et, plus tard, de variétés et de clones améliorés dans un
premiers temps, l’utilisation de races ou écotypes parfaitement adaptés
adaptés au milieu peut
conduire à de gros progrès aussi bien dans la réussite que dans le niveau de
productivité du reboisement.

II.2.
.2. Présentation de bois du Pin d’Alep
(Pinus Alepensis
Parmi les résineux que compte notre pays, le pin d’Alep (Pinus Alepensis) appartient à la
famille des pinacées (Abiétacées), genre Pinus, sous genre Pinus (Eupinus), section halepen
halepensis
et sous groupe halepensis [18].
].

Arbre d'environ 20-30m


30m souvent penché et peu
droit, la cime est assez écrasée, irrégulière et claire,
les branches sont assez étalées. Il a une longévité
de 500 ans environ. L'écorce est d'abord lisse et
gris argenté, puis crevassée, écailleuse, gris
brunâtre.
tre. Les feuilles sont des aiguilles par deux,
fines, aiguës souples, de 6 à 10 cm, vert grisâtre,
appliquées le long des pousses et surtout groupées en Figure I.5. Arbre du Pin d’Alep.
pinceaux à l'extrémité des rameaux, persistant 2 à 3 ans.

II.2.1. Aire de répartition du Pin d’Alep


II.2.1.1. Dans le monde
Cette essence est fréquente surtout en région méditerranéenne occidentale, mais elle se
rencontre également en divers points du bassin méditerranéen oriental.
orien Ces
es forêts occupent au
total plus de 3,5 millions d’hectares
hectares [19].

17
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Les pays du Maghreb constituent la zone où le pin d’Alep offre son plus grand développement
puisqu’on le rencontre
ncontre partout sur les massifs montagneux, à l’exception du Maroc atlantique
ainsi quee des zones littorales du Tell constantinois et de Kroumirie (figure I.6
I.6).

Figure I.6. Aire de répartition du pin d'Alep dans le monde. [21]


[

II.2.1.2. En Algérie
Le pin d'Alep occupe la première place de la surface
surfa boisée de l'Algérie. Mezali (2003)
[22], dans un rapport sur le Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF)
(FNUF), avance un chiffre
de 800.000 hectares. Seigue
eigue (1985) [23], donne une surface de 855.000 hectares. Il est
présent partout en Algérie (figure I.7),
.7), d'Est en Ouest allant du niveau de la mer aux grands
massifs montagneux, du Tell littoral et de l'Atlas
l'Atlas Saharien. Son optimum de croissance et de
développement se situe au niveau des versants Nord de l'Atlas saharien où il constitue des
forêts importantes. On peut citer à l'Est, les grands massifs de Tébessa avec leurs 90.000
hectares, celui des Aurès à plus de 100.000 hectares constitués principalement par les pinèdes
des Béni Imloul
ul avec une surface de 72.000 hectares,
hectares, des Ouled Yagoub et celle des Béni
Oudjana. Ce sont les plus beaux peuplements du pin d'Alep en Algérie qui sont situés entre
1000 et 1400
400 m d'altitude. Au centre du pays, on peut signaler les forêts
forêts de Médéa Boghar et
Theniett El Had qui totalisent respectivement 52.000 et 47.000 hectares et les vieilles futaies
des Monts des Ouled Nail dans la région de Djelfa. A l'ouest du pays, en Ora
Oranie, on peut
trouver de vastes massifs concentrés dans les régions de Bel Abbés, de Saida et de l'Ouarsenis
[24].

18
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.7. Aire de répartition du Pin d'Alep en Algérie.[25]


Algérie.[

II.3.
.3. Caractéristiques de bois du Pin d’Alep (bibliographies)
II.3.1. Caractéristiques morphologiques
Au niveau du tronc, le bois est hétérogène.
hétérogène Cette caractéristique se discerne par les différentes
zones dans le tronc. La première zone est la moelle, au centre de tronc, formée de tissus
tendres contenant des substances nutritives.
nutrit La moelle est entourée du duramen, ce dernier est
composé par des cellules mortes afin d'assurer
d'assurer le soutien mécanique de l'arbre. L'aubier
entoure le duramen et dans cette zone 10% des cellules sont vivantes. L'aubier assure la
nutrition de l'arbre par la sève composée d'eau et de minéraux nutritifs. Il est entouré
également de fines couches : de cambium, le liber et l'écorce qui sert comme protection pour
le tronc.
Le bois du Pin d'Alep est un végétal plutôt primitif, il
i présente des cellules de bois peu
spécialisées et un plan ligneux simple. Les trachéides longitudinales constituent environ 90 %
du volume du bois des résineux. La figure I.8 illustre la structure
tructure anatomique d'un bois

19
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

résineux.

Figure I.8. Différentes échelles d'observations d'un bois résineux (les tissus, les cellules et la
paroi).
Des images microscopiques ont été obtenues à partir des coupes fines transversales,
longitudinales tangentielles et longitudinales radiales, colorées par le vert d’iode (colorant
topographique sélectif de la lignine) [26].

 Coupe transversale
On distingue les éléments verticaux (trachéides) sectionnés transversalement. Ce type de
coupe permet de bien comprendre la structure du bois observée macroscopiquement.
On distingue le bois d’été d’une année n à gauche (trachéide de faible diamètre à parois

Figure I.9. Coupe transversale de bois de pin à la limite de deux cernes.

20
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

épaisses) et le bois de printemps de l’année n+1 à droite (trachéides de fort diamètre et à


parois plus fines).
 Coupe longitudinale tangentielle
Ce type de section montre les éléments verticaux (trachéides) sectionnés longitudinalement et
les éléments horizontaux (rayons) sectionnés transversalement. Les trachéides sont les
éléments conducteurs et de soutien. Elles communiquent latéralement entre elles par des
ponctuations aréolées. Les rayons traversent les différents cernes radialement. Ils permettent
une communication à travers la masse du bois.

Figure I.10. Coupe longitudinale tangentielle de bois de pin.

Remarquons les terminaisons en fuseau des trachéides verticales. Entre elles se trouvent des
rayons horizontaux constitués de quelques cellules.

 Coupe longitudinale radiale


On distingue les éléments verticaux (trachéides) et les éléments horizontaux (rayons)
sectionnés longitudinalement. Ces deux types d’éléments se croisent au niveau de champs de
croisement. Les différents éléments communiquent par des ponctuations simples.

Figure I.11. Coupe longitudinale radiale de bois de pin à la limite de deux


cernes.

21
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

On distingue le bois d’été d’une année n à gauche et le bois de printemps de l’année n+1 à
droite. Les éléments verticaux (trachéides) et horizontaux (rayons) communiquent par des
ponctuations simples au niveau de champs de croisement.

II.3.2. Caractéristiques physiques


Le bois de pin d’Alep qui a été décrit par Nahal [27] est composé d’un aubier blanc jaunâtre
et d’un cœur brun rouge ; il se dessèche rapidement, travaille peu et dure longtemps s’il est
protégé des intempéries. Le centre technique du bois CTB de France décrit le bois de pin
d’Alep, comme étant hétérogène, mi-lourd, mi-dur à dur, peu nerveux, avec des
accroissements larges et irréguliers, un aubier blanc mal délimité et un duramen fauve clair,
assez durable.

II.3.2.1. La densité
La densité déterminée sur les bois à 12% d’humidité est une caractéristique technologique de
base, la première à déterminer pour qualifier un bois [28]. Cette propriété est reliée avec les
principales propriétés physiques et mécaniques du bois ainsi qu’avec certaines
caractéristiques de mise en œuvre.
Le CTBA (Centre Technique du Bois et de l’Ameublement) a réalisé un tableau de
classement des bois en fonction de leurs masses volumiques.
Tableau I.3. Classement des bois en fonction de leurs masses volumiques.

Plusieurs travaux de détermination des densités des pins ont été réalisés, le tableau I.4 résume
quelques recherches effectuées sur différents bois de pin d’Alep.
Tableau I.4. Densité de bois du pin d'Alep issue des différentes régions dans le monde.

Bois et provenance Densité Référence


(12% d’humidité)
Bois du pin d’Alep de la foret [0.54-0.63] [29]
de Mamora au Maroc

Bois du pin d’Alep de la région [0.53-0.58] [28]


Provence-Alpes-Côte d’Azur

22
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Bois du pin d’Alep de la dorsale 0.66 [30]


Tunisienne

Bois du pin d’Alep de la région [045-0.55] [31]


de Gardanne en France

D’après la littérature et comme le montre le tableau I.4, le bois de pin d’Alep de différentes
régions dans le monde se classe entre les bois légers, mi-lourds et rarement lourds. Christel
Ricard et Thierry Oliva [32] ont trouvé une densité moyenne de 0.55 pour tous les pins d’Alep
de la région méditerranéenne.

II.3.2.2. Le taux d’humidité


Le bois en général et le pin d’Alep est un matériau hygroscopique : il possède la capacité
d’absorber l’eau présente dans l’air ambiant, puis de la restituer lorsque l’air est devenu plus
sec. Cette propriété a l’avantage de participer au bon confort intérieur d’une maison.
La teneur en eau du bois dans une construction dépend de plusieurs paramètres.
[33] :
 l’humidité relative de l’air,
 la température et la pression de l’air,
 le niveau de ventilation naturelle,
 l’essence utilisée.
Certaines zones sèches présentent des variations saisonnières de 8 à 16 % d’humidité. On
adoptera alors un degré d’humidité de 12 % pour la mise en œuvre du bois afin de préserver
son équilibre hygrothermique avec l’air qui l’entoure. A cet équilibre correspond une teneur
en humidité ainsi que des propriétés définies du bois. De même, la prolongation d’une teneur
en eau élevée pour le bois (soit supérieure à 20 %) peut le fragiliser. Les eaux stagnantes se
révèlent particulièrement nuisibles, au fil du temps.
Le bois vert contient généralement l’eau sous trois formes : l’eau liquide qui remplit
partiellement ou totalement les cavités cellulaires, la vapeur d’eau dans les cavités cellulaires
et l’eau dans les parois cellulaires. L’eau liquide est également appelée de l’eau libre et celle
dans les parois cellulaires est appelée de l’eau liée [34].

23
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

II.3.2.3. Les retraits


La rétractabilité traduit la capacité des dimensions du bois à changer en lien avec son taux
d’humidité. En effet, le bois tend à absorber ou résorber l’humidité selon les conditions
environnantes. Jusqu’au Point de Saturation des Fibres (PSF), le bois ne se rétracte pas en
séchant. En revanche, au dessous de ce seuil, il est soumis à des variations dimensionnelles
quand son humidité varie. Le tableau I.5 montre les classes des retraits de bois.
Tableau I.5.Classes de retraits totaux tangentiel et radial.

Classes de retrait tangentiel total : Classes de retrait radial total :

Rt< 6,5 % : retrait faible Rr< 3,8 % : retrait faible

6,5 % <Rt< 10 % : retrait moyen 3,8 % <Rr< 6,5 % : retrait moyen

Rt> 10 % : retrait fort Rr> 6,5 % : retrait fort

Le tableau I.6 représente les valeurs de retrait radial, tangentiel et longitudinal issues de la
littérature.
Tableau I.6.Retraits de différents bois de pin d’Alep issus des différentes régions du monde.

Bois et provenance Retraits (%) Référence

R T L

Bois de pin d’Alep de la région 4.1 7,3 / [26]


Provence-Alpes-Côte d’Azur
Bois de pin d’Alep de la Tunisie 4.9 6.9 / [35]

Bois de pin d’Alep de la dorsale Total d’environ 11.7% [36]


Tunisienne

Bois de pin d’Alep de la région Total d’environ 11.85% [37]


Provence-Alpes-Côte d’Azur

Gerard [28] a comparé les résultats obtenus pour le pin d’Alep avec les caractéristiques
moyennes des résineux « conventionnels » : Pin sylvestre, Douglas, Sapin, Epicéa.
Il apparaît clairement que le Pin d’Alep soutient parfaitement la comparaison par rapport à ces
résineux pour ses caractéristiques de stabilité.

24
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Polge [35] a réalisé également une comparaison entre la stabilité dimensionnelle de pin
d’Alep et celle de pin maritime de Tunisie. Il trouve que pour le retrait radial, de 4,9 % à 6,0
% chez les pins d’Alep, et de 4,7 % à 5,3 % chez les pins maritimes et pour le retrait
tangentiel, de 6,9 % à 7,5 % chez les premiers et de 7, 1 % à 8,4 % chez les seconds ; le pin
d’Alep apparaît comme doté d’une meilleure stabilité.
Selmi [36] a trouvé une rétractibilité volumique totale de l'ordre de 11.7% pour le bois de pin
d'Alep tunisien. Cette rétractibilité augmente du cœur vers l'écorce et cette augmentation perd
de son importance avec la hauteur ce qui lui a permis de dire que le bois de pin d'Alep est
moyennement nerveux et convient bien comme bois de service et de construction.
Thibaut et al [37] ont réalisé une comparaison entre les rétractabilités des pins français. Ils ont
trouvé un retrait volumique total de l'ordre de 11.85% pour le pin d'Alep et une valeur de
13.6% pour le pin maritime. Ces valeurs montrent la stabilité dimensionnelle que possède le
pin d'Alep par rapport aux autres pins.
Collardet et Besset [38] ont donné pour le coefficient de rétractibilité volumétrique totale une
fourchette de 0.35 à 0.45% pour le pin d'Alep et de 0.4 à 0.5% pour le pin maritime.
Du point de vue de la stabilité dimensionnelle, le pin d'Alep supporte avantageusement la
comparaison avec les autres pins auxquels il a été confronté.

II.3.3. Caractéristiques mécaniques


Toutes les propriétés du bois dépendent dans une certaine mesure de la quantité d’eau qu’il
recèle. Le bois vert peut contenir jusqu’à 50% d’eau. Par séchage à l’air (entre 2 et 10 ans) ou
par étuvage (quelques jours), cette quantité descend aux environs de 14%. Le bois subit alors
un retrait, son module et sa résistance augmentent.
Les pièces de bois sont sollicitées par différents efforts mécaniques notamment dans la
construction. Chaque essence possède ses propres caractéristiques suivant l’effort subis. La
connaissance des types d’efforts soumis aux pièces de bois permet de déterminer
l’assemblage, la nature et la qualité du matériau à utiliser.
Tableau I.7. Propriétés mécaniques du bois de pin d’Alep (bibliographie).

Bois et provenance Rupture en Module Résistance à Module de Références


flexion d’Young la cisaillemen
(Mpa) (Mpa) compression t
(Mpa) (Mpa)
Bois de pin d’Alep de 82 11200 / / [28]
la région Provence-
Alpes-Côte d’Azur

Bois de pin d’Alep de /

25
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

l’Espagne 58-140 / [39]


30-60
Bois de pin d’Alep de
Palestine / / [40]

Bois de pin d’Alep de 40-70


la France 68 / 20 [41]

Ticshler [40] a soumis deux lots d'échantillons de pin d'Alep (provenant de Palestine) aux
essais mécaniques ; l'un à l'état vert, le second à l'état sec à l’air (humidité de 12%).
L'ensemble des essais mécaniques étudiés par l'auteur sont récapitulés ci-dessus :
 La résistance à la rupture du bois augmente le long du rayon, du centre de la grume
vers l'écorce mais, diminue du pied au sommet de la tige (23.4 kg/cm2 lorsque la force
est appliquée en direction radiale et de 24.8 kg/cm2 quand elle est agie en direction
tangentielle),
 Lorsque le bois est à l'état vert, la résistance au fendage augmente du centre de la tige
vers l'écorce,
 La dureté du bois vert n'est que de 60% de celle du bois à l'état sec à l'air,
Les travaux comparatifs entre différentes essences résineuses montrent que le bois de pin
d'Alep est le plus performant et il est classé en premier par rapport à d'autres.

II.3.4. Caractéristiques thermiques


Les valeurs de conductivité thermique du bois et de ses dérivés sont largement inférieures à
celles de la plupart des matériaux de construction utilisés en structure [42]. Il est environ 10
fois plus faible que celle du béton et 250 fois plus faible que celle de l’acier. Le bois brut a
ainsi une conductivité très inférieure à celle du béton, de l’acier ou même du verre. En effet,
pour la plupart des bois, la conductivité est comprise entre 0,10 et 0,21 W/m K à 12%
d’humidité selon le Wood Handbook [43]. Triboulot et al [44] indiquent une relation pour
calculer la conductivité thermique dans les directions perpendiculaires au sens des fibres en
fonction de la densité du bois et de son taux d’humidité. Kaemmerlen [45] a signalé que les
pins de densité égale à 0,60 pour une humidité relative de 12% auront une conductivité
transverse de 0,22W/m.K. L’annexe 2 donne les valeurs moyennes de la conductivité
thermique du bois et d’autres matériaux de constructions.
Les travaux de Gobbé [46] montrent en effet que la conductivité des isolants en fibres de bois
est fortement orthotrope (grande différence de conductivité entre le plan parallèle et le plan

26
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

perpendiculaire à la surface) et que la méthode Fil Chaud doit être adaptée pour donner la
conductivité équivalente du milieu.
La propagation de la chaleur dans un matériau dépend de sa diffusivité thermique, qui est le
rapport de la conductivité thermique λ en (W/m.K) sur la capacité calorifique volumique. Plus
le matériau à une conductivité élevée et une faible capacité calorifique, plus la diffusivité
n’est élevée. Selon Merakeb [47], La diffusion de la chaleur dans les trois directions
principales du bois est différente. En général, et en dehors de quelques essences de bois, la
diffusivité massique durant la phase d’adsorption est plus élevée en direction radiale qu’en
direction tangentielle.
La capacité thermique est une grandeur qui permet de quantifier la capacité qu’a un corps à
absorber ou restituer de l’énergie par échange thermique. En d’autres termes, la capacité
thermique du matériau caractérise la capacité du celui-ci à stocker de la chaleur.
Kaemmerlen [45] a mesuré les chaleurs massiques des thermisorel et les mousses XPS au
CSTB. Elle a trouvé des valeurs de l’ordre de 1700 J/kg. K qui sont contrairement à ce qui est
rapporté par les fabricants d’isolants en fibres de bois qui avancent des chaleurs massiques de
l’ordre de 2100 J/kg.K. Elle décrit que la valeur rapportée par les fabricants est une valeur
irréaliste même avec une teneur en eau élevée si on se fie aux mesures effectuées par une
calorimétrie.

II.3.5. Caractéristiques acoustiques


Les éco-matériaux d’origine naturelle, obtenus à partir de ressources végétales, animales ou
minérales, peuvent être employés sous forme brute, comme c’est le cas de bois. Cependant, ils
sont généralement utilisés sous forme de granulats ou de fibres [48].
La connaissance des propriétés acoustiques est indispensable pour la construction des
bâtiments, des ouvrages et dans l’application des calculs de stabilité des bâtiments.
Les principaux paramètres de comportement acoustique d’un matériau sont :

II.3.5.1. Indice d’affaiblissement acoustique


On considère une onde plane qui se propage dans l’air dans une direction caractérisée par un
angle θ par rapport à la normale du matériau (Figure I.12 (a)). Cette onde incidente est décrite
par sa pression Pi variable de la position et du temps. Suite à la rencontre avec le matériau,
cette onde donne naissance à une onde réfléchie dans l’air de pression Pr et à une onde dans le
matériau. L’énergie de cette onde est partiellement dissipée et donne naissance à une onde
transmise dans l’air de l’autre côté du matériau de pression Pt.

27
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

II.3.5.2. Coefficient d’absorption acoustique


On définit généralement le coefficient d’absorption acoustique d’un matériau en le
considérant juxtaposé à une terminaison rigide ayant pour but d’imposer une condition limite
de vitesse normale nulle. Cela est illustré à la Figure I.12 (b). L’absorption est comprise par
définition entre 0 pour des matériaux parfaitement réfléchissants et 1 pour des matériaux
totalement absorbants.

Figure I.12. Ondes incidentes, réfléchies et transmises pour un matériau soumis à une onde
acoustique d’incidence θ. [48]
On distingue deux grands types de considérations au niveau de la qualité acoustique d’un
bâtiment [48]:
 L’isolation acoustique correspond aux moyens utilisés pour contrôler la transmission
d’énergie acoustique d’une pièce à une autre. le plus souvent dans le but de réduire au
maximum les niveaux des bruits transmis,
 La correction acoustique, pour sa part, fait référence à tous les moyens mis en œuvre
afin de contrôler la réponse d’une pièce à une excitation acoustique provenant de la
$même pièce dans l’optique de contrôler les niveaux de bruits et l’intelligibilité.
Les propriétés acoustiques de laines de bois et de particules de bois sont présentées et
modélisées dans un autre article par Vassiliev [49]. Les résultats montrent que le
comportement des fibres et particules de bois dépendent grandement de la résistance au
passage à l’air des matériaux, elle-même étant contrôlée par la densité apparente de ces
derniers.
Les produits dérivés du bois sont des éco-matériaux connus depuis relativement longtemps
pour leurs performances en acoustique. Effectivement, Burd [50] présente les propriétés en
28
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

absorption et isolation de dalles de particules de bois liées avec du ciment d’une épaisseur de
25 à 125 mm. Il s’avère que ces panneaux sont à la fois d’excellents absorbants et de bons
isolants une fois combinés avec une couche d’enduit, ce qui
qui leur confère un champ
d’application relativement large.

II.4.. Présentation de l’espèce chêne liège


Quercus suber L) est un arbre de la famille des Fagacae, au feuillage
Le Chêne-liège (Quercus
persistant. La principale caractéristique de l'espèce est son écorce épaisse et isolante. Le
chêne-liège
liège se présente sous la forme d’un arbre de taille moyenne pouvant atteindre 20 à 25
m de hauteur, mais le plus souvent ne dépassant pas
15 m. C’est une espèce du bassin méditerranéen
méditerrané
occidental ainsi que de la côte atlantique [51]. La
feuille du chêne-liège
liège est alterne, simple,
persistante, petite de 3 à 5 cm de long. Elle est
coriace et ovale. Son bord peut être denté ou
piquant. Elle se confond aisément avec celle du

chêne vert. Duu point de vue économique et Figure I.13. Arbre du chêne liège.
écologique, les forêts de chêne-liège
chêne liège apportent un important tribut aux pays de la région
méditerranéenne,, puisqu’elles occupent une aire globale de 2.277.700 d’hectares répartie
sur sept pays [22].
II.4.1.
.1. Air de répartition du chêne liège
II.4.1.1. Dans le monde
Le chêne liège est circonscrit à la région de la Méditerranée occidentale et déborde le long du
sud de la façade atlantique. La subéraie mondiale serait d’environ
d environ 2.700.000 Ha, répartis
vement sur sept pays ou l’Algérie avec un pourcentage de 17.9% occupe le 3ème rang
exclusivement
après le Portugal (32.7%) et l’Espagne
l’ (21.8%) [52]. Les
es superficies en pourcentage sont
représentées sur lee tableau I.5 et la figure I.14.
I.1

29
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Tableau I.8. Répartition mondiale de la subéraie [22].


[2
Afrique du nord Europe du sud
Algérie 410 000 has 17,9% Portugal 750 000 has 32 ,7 %
Maroc 340 000 has 14,8% Espagne 500 000 has 21,8 %
Tunisie 99 000 has 4,3% France 100 000 has 04,3 %
Italie 90 000 has 03,9 %

Superficie en %
35
30
25
20
15
10 Superficie en %
5
0

Figure I.14. Air de la subéraie dans le monde. [22]


[

II.4.1.2.En Algérie
Quercus suber L.) est une essence forestière de première importance en
Le chêne liège (Quercus
Algérie. Son aire très morcelée, couvre plus de 440 000 ha, seulement 229 000 ha sont
considérés comme productives [22].. En plus de ses intérêts écologiques et sociaux
fondamentaux, cette essence revêt une importance économique particulière avec une
production annuelle moyenne de plus de 90 000 Quintaux.
Q Actuellement, les peu
peuplements
sont en mauvais état et témoigne d’une dégradation avancée de la forêt [53]. Les forêts de
chêne liège sont réparties sur 22 wilayats.
wilayats. Les peuplements les plus importants se localisent
dans la wilaya d’El Taref, Skikda, Jijel, Annaba, Bejaia et Tizi 0uzou (figure I.1
I.15).

30
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.15 : Aire de répartition du chêne liège en Algérie. [19]


Le patrimoine forestier Algérien s’étale sur environ 4,1 millions d’ha soit un taux de 11% de
la superficie totale de la frange Nord du pays. L’aire de la subéraie représentait environ 10%
du patrimoine national, qui s’étendait de la frontière Algéro-Tunisienne (El-kala) à la frontière
Algéro-Marocaine (Tlemcen) et se répartissait sur trois étages bioclimatiques (humide, sub-
humide et semi-aride). Aujourd’hui, la subéraie est rétrécie et compte 336 000 has dont 220
000 has considérées comme productives. D’après le BNEDER [53] le liège et l’alfa sont les
deux produits forestiers non ligneux considérés économiquement importants. Le liège
constitue une ressource stratégique du fait de ses multiples usages (bouchons, isolation
thermique, etc.…).Bien que ces forêts soient sous exploitées, elles peuvent cependant, être
valorisées et exploitées rationnellement et durablement par le moyen de plans d’aménagement
forestier à concevoir pour chaque massif forestier. L’Algérie occupe une place importante
dans la production de liège (58 9817 Quintaux) [18].
II.4.2. Production du liège en Algérie
Les potentialités nationales sont estimées à plus de 20000 T/an, soit une possibilité
d’exploitation de 0,6 quintal/ha/An. Dans les années 50 et jusqu’à 1963 la production s’élevait
à 40.000 T/an. A cette époque, l’Algérie était le deuxième producteur mondial de liège brut
après le Portugal [52].
Durant la dernière décennie, la production est en moyenne 9 000 T/an. Aujourd’hui elle
occupe le 5éme rang après le Portugal, Espagne, l’Italie et le Maroc. Le tableau suivant
présente la production de liège en Algérie depuis 1964 au 2010 :

31
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Tableau 1.9. Production de liège en Algérie. [18]

Année Production ( moy annuelle) (T/an)


1964 à 1974 115465,1
1974 à 1984 140064,9
1984 à 1994 116793,8
1994 à 2004 95037,8
2004 à 2010 66279,8

Comme montré précédemment, la production du liège a diminué notablement passant de 40


000 T en 1940 à 14000 T en moyenne de 1974 à 1984 et 9000 T de 2001 à 2010. Les pics en
production de liège ont été atteints en 1965 avec 35000 Tet en 1974 et 1987 ou cela a frôlé les
20 000 T. Quant à la régression caractérisée de production de liège de ces deux dernières
décennies, elle est due à une conjugaison de facteurs :
–Inaccessibilité des cantons à récolter,
–Insécurité,
–Un règlement d’exploitation obsolète et une méthode d’aménagement à revoir dans le cadre
d’un nouvel aménagement forestier.

II.5. Caractéristiques du liège (bibliographies)


II.5.1. Caractéristiques morphologiques
L’écorce du chêne liège représente la partie la plus importante de cette espèce (figure I. 16).
Étant un feuillus, l’arbre de chêne liège possède une hauteur maximale de 10 à 15 m. Sa
feuille, d’une durée de vie d’un peu plus d’un an, revêt des formes variées (lisses à dentées).
Elle est coriace, verte et lisse en dessus, gris blanchâtre et duveteuse en dessous. Son écorce,
est épaisse et crevassée avec une espérance de vie à 150-200 ans [54].

32
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.16. Structure et composition de liège. [54]


[

Figure I.17. Cellules de liège en section transversale montrant ondulation (ga


(gauche) et
corrugation (droite). [56]

L’aspect microscopique de liège était défini par Pereira [56] : comme


omme étant un matériel
cellulaire comprenant de petites cellules fermées et
e vides avec une forme de prismes
hexagonaux assemblés dans une structure compacte sans vides intercellulaires (figure I.17).
Selon Pereira [56],, La structure de liège est approximativement axisymétrique dans la
direction radiale et la structure est caractérisée par la formation régulière de cernes par
déposition d’une couche étroite plus denses en automne et par la présence de canaux
lenticulaires.
enticulaires. Les canaux lenticelles,
lenticell ou porosité du liège introduisent dans la structure un

33
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

facteur de variation et peuvent augmenter l’anisotropie dans le plan tangentiel. Gibson et al


[57] et Fernendes et al [58]] (figure I.18)
I.1 avaient étudié les
es cellules du liège pour la première
fois par microscopie
oscopie électronique à balayage. Ils
Ils ont très bien décrit la forme et l’arra
l’arrangement
des cellules du liège selon les trois sections de l’arbre : axiale,
axiale, radiale et tangentielle
tangentielle.

FigureI.18. Micrographies 3D en MEB de la morphologie de liège montrant


en détail la direction non radiale (NR) et la direction radiale (R). [[58]

Figure I.19. Arrangement des cellules du liège selon les


trois sections de l’arbre : axiale, radiale et tangentielle. [59]
[

34
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Selon Gibson et al [57],


], les cellules sont disposées en nid d'abeilles et ont une forme
principalement hexagonale. Certaines peuvent avoir cinq,
inq, sept ou huit côtés suivant la section
radiale. Cette disposition des cellules permet de considérer que le liège est un matériau
isotrope dans le sens radial, impliquant que les directions
directions axiale et tangentielle sont presque
équivalentes. Dehan et al [60
60]] avaient étudié l'influence de l'état sanitaire du chêne
chêne-liège
Algérien sur les aspects macroscopiques et microscopiques du liège dans deux zones de
production : littorales (M'Sila) et de montagnes (Zarieffet). Les résultats macroscopiqu
macroscopiques ont
montré que les canaux lenticulaires
lenticulaires du liège en coupe radiale gardent leurs formes naturelles
(cylindrique et régulière) quel que soit l'état de santé de l'arbre. En section transversale, les
anneaux subéreux ont la disposition habituelle (régulière)
(régulière) dans le liège sain alors
alors, qu'elle est
anormalement sinueuse dans le liège dépérissant. En section tangentielle,
tangentielle, sur le liège sain, les
lenticules
les sont plus abondantes en montagne et ont un plus petit diamètre qu'en subéraie
littorale. Dehan et al [60]] avaient
av effectué une étude microscopique. Les
es observations ont
révélé les principaux paramètres cellulaires suivant trois directions. Les caractérist
caractéristiques
géométriques des cellules
es subéreuses changent selon les sections : sur le littoral comme en
montagne, les
es cellules en sections radiales et transversale sont rectangulaires. Par contre, en
section tangentielle, elles ont en général des sections pentagonales ou hexagonales (figure I.
19).

Morphologie des cellules du liège du littoral (M’Sila) (obs.


Figure I.20.Morphologie (obs. *40). [[60]

35
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

II.5.2. Caractéristiques physiques


D’après Lequin [59], les propriétés physique de liège sont nombreuses. Elles sont liées à sa
densité, à sa teneur en eau, à ses propriétés thermiques, à ses propriétés de surface
(mouillabilité, énergie de surface) et à son comportement mécanique.

II.5.2.1. La densité
D'après Gil [61] et Silva et al [62], la densité du liège peut varier entre 110 et 300
Kg/m3 selon l'âge. Les traitements subit par le liège, la proportion de lenticelles et aux
dimensions des cellules. Selon Gibson et al [57], toute densité élevée correspond à une paroi
épaisse et lourde. Cette propriété avait été confirmées par Novoa et al [63] dans leur article
sur l'élaboration des composites à base de sable et des particules de liège. La densité du liège
du Portugal utilisé est de 220 Kg/m3. De même pour les travaux de Castro et al [64], dans
leurs articles sur l'utilisation de liège aggloméré comme une âme des panneaux sandwichs
dans les structures légères. Dans cet article, Castro et al [64] ont présenté différents types de
liège aggloméré avec un intervalle de densité allant de 137 Kg/m3 à 274 Kg/m3 ayant divers
types de granulés. Les essais flexion ont permis de faire une comparaison avec des mousses
isolantes.

II.5.2.2. La teneur en eau de liège


La teneur en eau du liège fini est influencée par les conditions environnementales :
température et humidité relative (HR). D’après Pereira [65], à la température ambiante et pour
une humidité relative de 75 %, la teneur en eau du liège est d’environ 8% alors qu’elle est le
double pour une humidité relative de 95 %. D’après Gil et al[61], le liège peut également
adsorber la vapeur d’eau et l’eau liquide, ce qui provoque un gonflement du matériau. Selon
Zenagui [66], le liège est imperméable aux liquides et aux gaz. Il est utilisé comme matériaux
de bouchage depuis très longtemps. Des preuves laissées par de nombreuses amphores encore
bouchées avec du liège, datant du Vème siècle avant J-C, ont été découvertes dans le bassin
méditerranéen, en Italie, Egypte et en Grèce. Selon Amorim [67], le liège est un matériaux
naturel qui peut fixer 8.8 g de Co2 par bouchon, ce qui rend le Co2 emprisonné pendant toute
sa durée de vie et contribuant ainsi à la réduction de l’effet de serre et du réchauffement
climatique. Silva et al [62] avaient synthétisé les principales caractéristiques physiques du
liège citées dans la littérature comme suit :

36
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Tableau I.10.Les principales propriétés physiques du liège. [62]

Propriétés Valeurs

Coefficient de frottement 0.2-1.2 (Liège-verre et liège métal)


0.77- 0.97 (Liège-liège)
0.35-0.76 (Liège-verre)

Densité kg/m3 120-180 (Liège de reproduction)


160-240 (Liège mâle)

Énergie de la surface MJ/m2 24-38 (40°C)


41 (25°C)

Conductivité électrique s/m 0.2 (parois des cellules de liège)


1.2 * 10-10
1.67*10-13

Ne désagrège pas de l’eau bouillante (teste


de trois heures)

II.5.3. Caractéristiques mécaniques


Les propriétés mécaniques du liège lui permettent d’être approprié à une large gamme
d’applications en l’occurrence sa combinaison avec d’autres matériaux. Il ne présente aucune
déformation permanente sous les charges de compression. Il ne se tasse pas sous l’effet des
chocs. Selon Gibson et Pereira [57,65], le liège offre une grande stabilité dimensionnelle et
une dilatation minime aux changements d’humidité et de température.
Les propriétés mécaniques du liège ont été principalement étudiées en compression par Rosa
et al [68], Anjos et al [68], Oliveira et al [70]. Elles ont également été déterminées en tension
par Anjos [71].

37
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Des études ont été réalisées par Lagorce-Tachon et al [72] afin de montrer l'effet d'hydratation
sur les propriétés mécaniques
ues du liège. Cette étude vise à évaluer les propriétés de
compression de liège lorsqu'il est stocké dans divers environnements d'hum
d'humidité relative de
0% à 100% à 25 °C le long des directions radiales et tangentielles.
tangentielles. Pour la direction radiale,
les
es résultats obtenus pour une gamme d’humidité relative allant de 0% à 100 % sont dans un
intervalle de module de Young allant
allan de 10.5MPa à HR=100% et 46.9MPa
MPa à HR=53%. Pour
une direction tangentielle, Les résultats obtenus pour une gamme d’humidité relative allant de
0% à 100 % sont dans un intervalle de module de Young allant de 6.6 MPa à HR=100% et
28.3 MPa à HR=11.2%. Gibson et al avaient présenté
présenté une courbe contrainte
contrainte-déformation où
ils avaient décrit l’état de l’échantillon du
d liège à chaque changement de comportement de
liège comme le montre la figure I.21.

Figure I.21. Courbe contrainte-déformation


contrainte du comportement du liège en compression.
[62]

Le tableau I.11 suivant résume quelques caractéristiques mécaniques de liège tirées de la


bibliographie.
Caractéristiques mécaniques du
Tableau I.11.Caractéristiques d liège tirées de la bibliographie
bibliographie.

Propriétés Valeurs Références

Module de compression de liège naturel 8-20 (R) [68]. [69].[73]


[MPa] 13-15 (NR)

Module de compression à 100°C pendant 28 11-15 (R) [68]. [74]. [75]


jours [MPa] 11-14 (NR)

38
Chapitre I. Éléments
éments bibliographiques UMBB/2016

Module de compression à 150°C pendant 28 38 (R) [62], [76]


jours [MPa] 24-26 (NR)

Contrainte de rupture en traction [MPa] 1.1-9 (NR) [77]


Le coefficient de Poisson, liège bouilli 0.097 (NR)

R : direction radiale, NR : direction non radiale

Selon Rosa et Fortes [78],


], le liège présente un comportement différent en traction et en
compression. Ils ont rapporté que le module d’Young en compression es
est sensiblement
inférieur à celui de la traction. Le plus grand module de traction peut être expliqué en termes
de rigidité des plaques ondulées (parois
( cellulaires) qui augmentent à mesure que l'amplitude
des ondulations diminue : la compression augmente l'amplitude, alors que la traction la
diminue [78], [79]. La figure I.22
I.2 présente le comportement du liège en traction dans
différentes
érentes directions selon Rosa et Fortes [78].
[7

Figure I.22. Comportement du


d liège en traction dans les différentes directions (T.A.R). [[78]

39
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

II.5.4. Caractéristiques thermiques


L’augmentation progressive du coût énergétique de certains matériaux de construction et
d’isolation, impose le retour à l’utilisation des matériaux locaux. Connu par son abondance, le
liège a une part très importante parmi ces matériaux et surtout les matériaux d’isolation.
Le liège est composé d’un nombre important de cellules fines, souples et remplies d’aire.
Cette composition cellulaire fait du liège un bon isolant thermique. Le liège assure une
isolation thermique de haute qualité et de durabilité. Il ne se tasse pas en le comparant avec
différents isolants thermiques qui perdent leurs pouvoirs d’isolation en quelques années
seulement.
Chawyer et Pizzali [80] ont réalisé une étude comparative de différents isolants thermiques,
en l’occurrence le liège utilisé pour l’isolation thermique des chambres froides à différentes
valeurs de températures. Les isolants ont été comparés pour la même valeur d’épaisseur.
Les résultats ont montré que le liège est le meilleur isolant naturel qui offre un degré d’
isolation thermique mieux que les autres isolants pour les différentes valeurs de température.
Cherki et al [81] ont démontré la nécessité de l’utilisation du liège dans la construction légère
mais cette utilisation demande la bonne compréhension de son comportement thermique.
Ainsi, les auteurs ont contribué à la compréhension du comportement thermique du matériau
composite à base de liège granulé et du plâtre en caractérisant ses propriétés thermiques et en
utilisant la méthode Flash et la plaque chaude en régime stationnaire. L'objectif principal est
d'étudier l'effet de la taille du liège granulaire sur les propriétés thermiques du milieu, puis
évaluer ces propriétés thermiques en fonction de la variation des tailles des granules du liège.
Les résultats ont montré que ce matériau composite peut être considéré comme étant
homogène pour des tailles de granulats allant jusqu'à la classe granulaire d-D = 6,3 à 8 mm
(soit 40% de volume total).Pour une fraction donnée de la masse granulaire en liège dans le
milieu, la conductivité thermique effective est pratiquement constante avec les petits
granulats. Cependant, il diminue fortement avec les grandes fractions de liège.
La diffusivité thermique diminue en fonction de la teneur en liège granulé dans le mélange.
Cette étude montre clairement l'intérêt de travailler avec du liège pour réduire la conductivité
thermique et de donner un matériau ayant une transmission de chaleur faible par rapport au
plâtre sans liège.
Ces références montrent l'intérêt pratique du liège susceptible d'être un matériau de choix
pour améliorer l’isolation thermique dans la construction et pourquoi pas l'efficacité
énergétique dans les bâtiments.

40
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

II.5.5. Caractéristiques acoustiques


L’Algérie est parmi les plus grandes superficies de chêne liège. Néanmoins, le liège n'a jamais
été largement utilisé dans le secteur de la construction en tant que matériau d’isolation
acoustique. Sa principale utilisation dans ce domaine a été l'isolant thermique ou en tant que
matériau absorbant acoustique.
L'utilisation des cloisons légères dans la construction de bâtiments est la règle standard dans
de nombreux pays occidentaux et industrialisés. Carvalho [82] a testé cinq configurations
différentes de cloisons sandwichs où l’âme intérieure est en liège c’est-à-dire, l’isolant
intérieur était de liège aggloméré à différentes épaisseurs. Les mesures de perte de
transmission ont été effectuées dans l'installation de transmission du son. Elle se compose de
deux chambres réverbérantes adjacentes avec un mur d'ouverture d'essai entre les chambres.
L'équipement utilisé était le microphone Brüel et Kjaer (B & K) modèle 4145. Les résultats
obtenus pour les cinq types de partition qui ont été testés donnent des valeurs de l’indice
d’affaiblissement acoustique jusqu'à 44 dB. Ces valeurs indiquent l’utilisation de ces
matériaux comme des cloisons entre les chambres dans le même logement.

III. État de l’art sur les éco-matériaux composites dans la construction

Les éco-matériaux ont été définie par Esnault et al. [83] comme :
“ l’éco-matériau un produit dont les processus de production, de transport, de mise en œuvre,
de vie en œuvre, de fin vie, présentent face à des matériaux classiques, des performances
environnementales supérieures en termes de consommation d’énergie non renouvelable, de
consommation de ressources naturelles, d’émissions de gaz à effet de serre, et qui ne
remettent pas en cause la santé des occupants et des professionnels assurant leur mise en
œuvre.”
Depuis quelques années, le marché des matériaux composites ne cesse de croître. De
nombreux secteurs d’activité intègrent ces nouveaux matériaux dans la conception de leurs
produits : le sport, l’automobile, l’énergie verte…. Etc. Nouvelles sources d’innovations, les
matériaux composites offrent de nouvelles opportunités de croissance pour l’industrie [84].Un
matériau composite peut être défini comme l’assemblage de plusieurs matériaux non
miscibles pour former un nouveau matériau qui possède des propriétés que les éléments seuls
ne possèdent pas.
On distingue plusieurs types de matériaux composites à matrice renforcée par les fibres
végétales utilisés dans la construction :

41
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Le torchis est considéré comme le premier matériau composite de l'histoire utilisé dans la
construction. Il est composé d'une matrice terre et de renforts de fibres végétales. Les Celtes
l’ont utilisé pour construire les murs de leurs maisons. Le torchis est une technique de
construction de type ossature remplissage généralement avec une terre argileuse, amendée de
paille ou d’autres fibres. Il constitue les parois de la bâtisse.

Figure I.23. La préparation et la mise en œuvre du torchis à main nue. [85]

Le chanvre est utilisé récemment dans le bâtiment et la construction. La fibre pour l'isolation
et la chènevotte (partie boisée du chanvre), mélangés avec des chaux ou des liants spécifiques
servent à confectionner des mortiers, des bétons de chanvre, ou des briques de chanvre. Les
bétons de chanvre permettent de réguler l'hydrothermie et de garantir un confort d'isolation
thermique. Ils sont faciles à utiliser et apportent une bonne propriété acoustique. La
chènevotte peut être exploitée dans tous les domaines de la construction : murs, doublages,
cloisons, isolation de toiture et enduits.
On donne l’exemple des travaux de Cerezo [86]. L’auteur a mené une étude des propriétés
mécaniques, thermique et acoustique d’un béton de chanvre obtenu en mélangeant un liant à
base de chaux, des particules végétales et de l’eau (figure I.24).

42
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.24.Éprouvette en béton de chanvre en cours d’essai de compression avec capteurs


latéraux. [86]

Ce matériau se distingue par un double réseau de pores : l'un de taille microscopique (10 à 40
μm) et l'autre de taille mésoscopique (< 1 mm). Elle a montré expérimentalement que ces
deux réseaux sont connectés. En s'appuyant sur les observations expérimentales du point de
vue mécanique, le béton de chanvre élaboré est caractérisé par un comportement élasto-
plastique. La résistance en compression varie entre 0,25 et 1,15 MPa. Le module d'élasticité
est compris entre 4 et 170 MPa. Ces valeurs sont modestes par rapport à celles des autres
matériaux de construction. En revanche, ce matériau peut supporter des niveaux de
déformations élevés (0,04 < ε < 0,15). L’auteur a mené une étude des transferts de chaleur
σmax

et de masse au sein du matériau sous diverses hygrométries. Elle a quantifié


expérimentalement la sensibilité du matériau à l’hygrométrie ambiante HR. Des campagnes
de mesures ont déterminé la conductivité thermique sèche et humide du béton de chanvre
pour des formulations et des compactages différents. L’auteur avait également mis en œuvre
un modèle auto cohérent en utilisant deux types de motif générique. Il permet de retrouver les
résultats expérimentaux avec une bonne fiabilité. L’auteur a étudié l'absorption acoustique du
béton de chanvre. Les résultats ont révélés des niveaux d'absorption élevés sur toute la
gamme de dosages étudiés (α > 0,5).
Le liège aussi était utilisé dans différentes matrices notamment les matrices cimentaires
agissant comme isolant dans la construction.
Novoa et al [63] ont élaboré un composite polymère mortier modifié avec les granulés de
liège variant de 0% à 45% (figure I.25).

43
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.25. Éprouvettes cylindriques du composite polymère mortier modifié par le liège.
[63]

Dahli et al [87] ont mené une étude de comportement thermique d’un nouveau matériau
composite à base des déchets de liège et des papiers cartons pour un intérêt de l’éco-
construction. Séparément, ces compositions sont mélangées à de l’eau et malaxées pendant 3
minutes dans un malaxeur jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène (cellulose/liège à l’état
humide). La conductivité thermique de ces matériaux élaborés avoisine une valeur de 0.07
W/m.K.
Chikhi [88] a mené une étude de la métrologie et la modélisation des transferts dans les
composites naturels à faible cout pour l’isolation. L’auteur a élaboré un nouveau composite
naturel à base de bois de palmier dattier et de gypse. Ces panneaux sont fabriqués par un
procédé économique où le gypse joue le rôle de liant des particules ou des fibres.
Les résultats d’étude du comportement mécanique (résistance à la compression et à la flexion)
ont montré que la résistance à la compression et à la flexion de tous les échantillons diminue
en augmentant la teneur en fibres. L’étude des propriétés thermo-physiques ont indiqué que la
conductivité thermique varie en fonction de la concentration des fibres. Cependant, l’effet de
la taille des fibres sur les propriétés thermo-physiques est moins signifiant.
Les résultats montrent aussi que l’incorporation de 10% des fibres de bois de palmier dattier
dans le gypse produit un composite ayant une conductivité thermique λ= 0.15 W/m.K et
ρ = 753 kg/m3. Ces valeurs sont similaires à celles utilisées pour les matériaux destinés pour
l’isolation thermique dans le bâtiment.

44
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

L’utilisation des fibres végétales comme renfort est une application existante depuis de
nombreuses décennies. En 1908, par exemple, des composites associant une résine phénolique
au coton ou au papier, ont été développés pour la réalisation industrielle de panneaux et de
tubes pour l’électronique [88]. L’entreprise Mercedes-Benz, utilise pour son modèle «classe
A», un composite renforcé par des fibres de lin et de sisal, destiné aux garnitures intérieures
de portières, de dossiers de sièges, aux supports de moquette ou à l’habillage du coffre [88].
L’utilisation de ce matériau s’inscrit dans une démarche d’éco-conception. En effet, la faible
densité, le faible coût, la disponibilité et l’aptitude au recyclage de ces fibres, encouragent le
développement de nouvelles applications dans les composites.

Figure I.26. Échantillons de composite bois de palmier dattier/gypse. [88]

45
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

III.1. Les sandwichs bio-sources


III.1.2. Définition
Le concept de sandwich est une technique bien établie de construction qui combine le poids
avec la rigidité et la force. Le sandwich bio-sourcés est constitué d'un matériau végétal de
faible masse volumique sur lequel sont collées deux semelles minces en matériau plus fort et
plus rigide mais toujours bio-sourcés. La figure I.27 présente les différents éléments
constitutifs d’un matériau composite en construction sandwich [89].

Peaux
Film adhésif

L’âme
Figure I.27. Structure sandwich. [89]

Les peaux (ou semelles) doivent résister à la flexion. Elles peuvent être de plusieurs natures :
en métal, en stratifié ou en bois. Le choix de la nature de la peau s’effectue principalement en
fonction des performances mécaniques exigées. Généralement, une rigidité élevée et une
excellente résistance à la compression sont les principales qualités recherchées [90].
L'âme, l’élément central d’une structure sandwich est généralement un matériau ayant de
faibles caractéristiques mécaniques. En effet, si l'épaisseur des panneaux n'est pas maintenue
constante, l’âme est souvent épaisse et de faible masse volumique. L’épaisseur élevée de
l’âme a pour but d’accroître le moment d’inertie du panneau sans augmenter la masse
volumique. Les types d’âmes les plus utilisés dans le secteur industriel sont : le bois de balsa,
les nids d’abeilles et les mousses en polymères rigides.

46
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

III.1.3. État de l’art sur les sandwichs bio-sources


Parmi les matériaux composites fréquemment utilisés dans différents domaine notamment
l’aéronautique ; les structures sandwiches. Ces dernières sont aujourd’hui une classe de
matériaux très marginale dans le secteur de la construction. Cette situation devrait évoluer très
rapidement, dans un sens favorable aux composites issus de la bio-sourcés. Ces derniers
présentent une solution prometteuse pour les bâtiments en optimisant la durabilité
environnementale et en abutissant au développement durable. Plusieurs auteurs ont étudié et
élaboré des matériaux sandwichs bio-sourcés pour la construction. Nous citant les travaux de
Reis et Silva [90] qui ont étudié le comportement mécanique de trois matériaux sandwichs à
âmes, respectivement : liège aggloméré, mousse Rohacell et nids d’abeilles (figure I.28 -A).
Concernant le liège aggloméré, trois formulations ont été utilisés (figure I.28 -B) selon la
tailles des grains du liège et le pourcentage de la teneur de la colle présente dans ces
formulations.

(A) (B)

Figure I.28. Panneaux sandwichs à âmes : (A). Rohacel - nids d’abeilles, (B). Liège
aggloméré [91].

Mir et al [92] ont élaboré des sandwichs à âme en liège et peaux en jute/époxy (figue I.29).
Les sandwichs élaborés ont été obtenu par la méthode dite infusion en « one shoot » et
caractérisés en flexion trois et quatre points et en cisaillement. Une augmentation du module
de cisaillement en faveur des lièges contenant de la résine introduite lors de l’élaboration des
panneaux sandwichs. La présence de la résine dans le liège occupe l’espace vide entre les
granulés composant le liège aggloméré, plus l’espace vide est important plus il y a de
présence de résine ce qui le rend plus dure, on note aussi une augmentation du module de
cisaillement de 44 %.

47
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.29. Éprouvettes de sandwich à âme en liège et peaux en jute époxy


[92].

Srivaro et al [93] ont fabriqué des panneaux sandwichs légers à âme en bois de palmier à huile
et des faces en bois d'hévéas. Des panneaux sandwich à faible densité allant de 400 à 450
kg/m3 ont été fabriqués à partir de bois de palmier à huile pour le noyau qui a été recouvert de
bois d’hévéas. Les propriétés physiques et mécaniques du panneau sandwich ont été étudiées
et comparées avec des produits commerciaux à base de bois. Deux paramètres de fabrication
ont été examinés, à savoir deux types d'orientation des fibres du noyau en bois de palmier à
huile (parallèles et perpendiculaires à la surface) et trois niveaux de colle mélamine urée-
formaldéhyde (MUF) et une teneur en résine (150, 250 et 350 g/m2). Les résultats ont montré
que le panneau sandwich en bois de palmier à huile en tant que matériau de base et les faces
en bois d’hévéa sont des propriétés similaires ou meilleures par rapport aux produits
commerciaux. L’orientation des fibres a eu un effet significatif sur les différentes propriétés
des panneaux tels que le gonflement, le module d'élasticité et la conductivité thermique.
D'autre part, le niveau de teneur en résine dans la plage étudiée n'a pas influé sur les résultats.
Suivant les propriétés mécaniques et la conductivité thermique des panneaux sandwichs de
bois de palme à huile obtenues, ces derniers peuvent être utilisés comme des matériaux
isolants dans le secteur du bâtiment.

48
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.30. Panneau sandwich composé de deux feuilles de placage de bois d'hévéas
et le noyau en bois de palmier à huile ayant différentes directions de fibres (a)
parallèle et (b) perpendiculaire [93].

Sargianis et al [94] ont étudié les propriétés acoustiques de deux types de composites ; à fibres
naturels pour les peaux (bambou et coton collé avec une colle vinylique) et d’autres types à
face synthétique (fibre de carbone collés avec de la résine époxy).

49
Chapitre I. Éléments bibliographiques UMBB/2016

Figure I.31. (a) Schéma d’une structure sandwich. (b) Bambou avec bois de balsa (c) Coton
avec Rohacell. (d) fibres de carbone avec Rohacell (e) Coton avec le bois du pin [94].

III.1.4. Utilisation des sandwichs


Pour la première fois en Angleterre, l’industrie a commencé à s’intéresser à ce nouveau
matériau par l’utilisation des matériaux sandwichs (stratifiés avec une âme en balsa) comme
éléments de structure pour les avions ‘Mosquito’ [95].
Depuis les années 40 jusqu’à aujourd’hui dans un effort pour réduire le poids des stratifiés et
des sandwichs. Le balsa, premier matériau à âme employé, est toujours en service où le poids
n’est pas critique, le début des années cinquante a vu l’arrivée des matériaux composites à
base de noyau en nid d’abeilles utilisés principalement pour l’industrie aérospatiale. Les
années soixante ont vu l’arrivée de matières utilisées comme noyau tels que le polychlorure
de vinyle (PVC) et du polyuréthane (PUR), généralement employées aujourd’hui dans des
applications de bas et moyen coûts notamment pour l’isolation [95].
Pour des applications marines, les structures sandwichs sont souvent utilisées sous forme de
coque de faible poids, où la rigidité locale est importante afin de maintenir l’intégrité
structurale et l’efficacité hydrodynamique. La technique de sandwich a été appliquée la
première fois vers les années soixante dans les dragueurs de mines suédois de la marine royale
tel que le ‘Vikste’. Dans ce cas bien précis, une configuration de sandwich a été choisie
principalement en raison de ses propriétés non magnétiques et ses capacités de résistances aux
explosions sous-marines [96].

50
Chapitre II. Caractérisation et élaboration
des structures hybrides
(bois-liège)
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Introduction
Dans ce chapitre, nous nous intéressons dans un premier lieu à la caractérisation de la matière
première, à travers des essais préliminaires sur le bois et le liège. Nous avons défini la
provenance des deux matériaux bio-sourcés et présenté les résultats de leurs caractérisation ;
morphologique, physique, mécanique, thermique et acoustique. Le but est de passer à la
deuxième partie qui concerne l’élaboration des échantillons composites types sandwichs
réalisés à base de bois de pin d’Alep et de liège aggloméré noir.
L’essai de collage bois-bois et bois-liège a été réalisé avec trois colles industrielles
différentes afin de faire un choix de la meilleure colle à utiliser.
La méthode de mise en œuvre de ces composites types sandwichs en fonction de l’épaisseur
des deux peaux en bois et l’âme en liège a été présentée. Les étapes de l’élaboration et les
techniques utilisées sont présentées dans ce chapitre.

52
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

I. Caractérisation des matériaux utilisés


I.1. Le bois du Pin d’Alep (Pinus Alepensis)
I.1.1. Provenance
Nos échantillons du bois de pin d’Alep proviennent d’une zone qui fait partie de littoral est-
algérois (figure II.1) sous climat méditerranéen. Elle est limitée au nord par la mer
Méditerranée, au sud par la R.N. 24, à l’ouest par la ville de Zemmouri El bahri et à l’est parle
port de Zemmouri.

Figure II.1.Zone de provenance du bois de Pin d’Alep (Zemmouri El Bahri). [97]


Les forêts de Pin d’Alep (Pinus halepensis) représentent la plus grande proportion qui dépasse
les 880 000 ha que compte le couvert forestier national. Les échantillons obtenus sont sous
forme de troncs d’une hauteur de 150 cm où la coupe a été effectuée à 1,30 m du sol. L’étude
porte sur 10 arbres de 15 à 25 ans et de diamètre de 35 à 40 cm (figure II.2). Les troncs sont
ensuite transportés au Hall des technologies de l’université M’Hamed Bougara pour le
conditionnement et d’échantillonnage.

Figure II.2.La station forestière de Zemmouri El Bahri.

53
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

I.1.2. Conditionnement et échantillonnage


Le conditionnement des échantillons et le prélèvement de matériels expérimentaux (figure
II.3) adoptées à cette partie de travail ont été prescrite dans la norme française NF B51-003
[98]. Celle-ci représente les méthodes normalisées de prélèvement des échantillons de bois
pour effectuer des essais de propriétés physiques et mécaniques. La méthode implique
l’abattage des arbres échantillonnés et leurs transformations pour évaluer directement les
propriétés du bois. Ces essais sont réalisés sur du bois d’essence de pin d’Alep issu du foret
de Zemmouri. Cette dernière possède un climat méditerranéen où l’été est chaud (33°C) et sec
et l’hiver est modéré (13°C) et humide. Les précipitations sont en moyenne de 120 mm d’eau
par mois durant l’hiver. C’est un climat favori pour l’accroissement de bois du Pin d Alep.
Un total de 10 arbres de la région de Zemmouri el Bahri (Boumerdes), exempts de tout défaut
d’altération externe et ayant atteints l’âge d’exploitation ont été choisi. Les dix arbres
transportés depuis la station de Zemmouri vers le Hall des technologies de l’université
M’Hamed Bougara ont été découpés sous forme de grumeaux. Une partie de ces grumeaux
ont été laissés à l’air libre pendant deux semaines minimum afin d’éliminer naturellement un
pourcentage d’humidité. Ces grumeaux sont destinés à réaliser des échantillons pour les essais
préliminaires. L’autre partie des grumeaux a été mise dans un bassin d’eau en attendant
qu’elle soit transportée à la TRANSbois (Bejaia) afin d’élaborer les spécimens de nouveaux
matériaux sandwichs.
Les grumeaux laissés à l’air libre ont été ensuite sciés en deux d’une façon longitudinale puis,
rabotés avec une raboteuse pour obtenir des surfaces améliorées. Les plateaux ont été sciés
dans la meilleure direction afin d’éviter la présence des défauts majeurs.

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Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.3. Étapes de conditionnement et d’échantionnage de bois du Pin d Alep.

I.1.2.1. Présentation de l’entreprise de transformation du bois (TRANSbois)


L’élaboration des panneaux sandwichs a été effectuée à l’entreprise TRANSBOIS, située à
l’est du port de Bejaia à proximité des réseaux d’approvisionnement et de distribution.
L’entreprise s’étend sur une superficie de 14.5 ha dont la majeure partie est occupée par le
parc de réception du bois, la zone des premières transformations des grumes et les routes pour
la libre circulation des engins. Le reste des unités est constitué de deux ateliers dont l’un est
pour la production et l’autre pour la maintenance, des locaux administratifs, des magasins de
stockage (produits finis) et de deux hangars pour les chaudières.
L’entreprise TRANSbois est la principale société de transformation du bois en divers produits
finis comme : le contreplaqué, le panneau latté, le panneau de particules, placage issu de
tranchage et sciage de bois.
I.1.3. Caractérisation morphologique
Afin de comprendre et de prédire le comportement mécanique et thermique du bois et du liège
aggloméré, une analyse à l‘échelle macroscopique et microscopique a été réalisée.
Le bois et le liège sont des matériaux continus à l’échelle macroscopique mais pas à l’échelle
microscopique où ils sont caractérisés par un agencement cellulaire spécifique. Cette partie est
inspirée du premier chapitre de la thèse de Bigorgne [99].

55
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

I.1.3.1. Aspect macroscopique


L’arbre du Pin d’Alep (figure II.4) est le premier environnement naturel que nous allons
représenter. Étant un résineux, l’arbre du Pin d’Alep est composé d’une cime conique, d’un
tronc unique et droit, de branches tordues et de feuilles persistantes. Cet arbre est très répondu
en Algérie.
L’écorce du chêne liège représente la partie la plus importante de cette espèce. Étant un
feuillue, l’arbre de chêne liège possède une hauteur maximale de 10 à 15 m. l’écorce de
l’arbre de chêne liège (le liège) est épaisse et crevassée avec une espérance de vie de 150 à
200ans [83].

Figure II.4. Composition d’un tronc d’arbre dans le plan transverse. [100]

I.1.3.2. Aspect microscopique


Les cellules sont les éléments de base des matériaux bois et liège. Leurs caractéristiques et
formes géométriques influent directement sur le comportement de ces matériaux. Dans cette
partie, nous avons utilisé un microscope électronique à balayage (MEB) afin de distinguer la
composition microscopique du bois de Pin d’Alep massif, de lamellé collé et de liège
aggloméré noir à différentes échelles de grossissement. Le principe général du microscope
électronique à balayage (MEB) s’articule autour de l’obtention des informations sous forme
d’images lumineuses résultant de l’interaction d’un faisceau d’électrons avec un volume
microscopique de l’échantillon étudié. Le MEB est constitué d’une enceinte sous vide
secondaire où le faisceau est mis en forme par des lentilles électromagnétiques pour exciter
l’objet à étudier.
Le MEB utilisé dans notre analyse est le JEOL de type JSM 6400. Des lamelles mesurant 10 x
10 mm ont été découpées à l’aide d’une lame de rasoir neuve. Ces lamelles sont obtenues à
partir des bâtonnets de bois et de liège. Ces échantillons sont directement collés sur un

56
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

support en aluminium à l’aide d’un autocollant à double face. L’échantillon a finalement été
recouvert d’une couche d’or de 10 nm. Les découpes doivent être faites avec minutie afin de
pouvoir observer les formes des cellules à la surface de l’échantillon.
La figure II.5montre la microstructure du liège aggloméré noir (vue de surface et de côté)
sous le MEB à différentes échelles de grossissement.

(A) (B)
Figure II.5. Vue au microscope électronique à balayage de la structure du liège aggloméré
noir. (A) Vue radiale, (B) Vue tangentielle.

Nous remarquons que les cellules sont majoritairement de forme rectangulaire pour la coupe
radiale tandis qu’elles sont polygonales pour la coupe tangentielle. Selon Dehan [101], ces
conclusions nous renseignent sur la provenance de cette matière végétale. Selon lui, sur le
littoral comme en montagnes, les cellules en sections radiale et transversale sont de formes
rectangulaires. Par contre, en section tangentielle, elles sont en générale de forme pentagonale
ou hexagonale.
Les échantillons étudiés dans cette partie sont issus des écorces de chêne liège des forets de
Jijel qui est une ville située sur le littoral Algérien.
La figure II.6 montre également la microstructure du bois de Pin d’Alep massif (vue de
surface et de côté) sous le MEB à une échelle de grossissement de 100μm.

57
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Section de rayons
ligneux

Figure II.6.Vue au microscope électronique à balayage de la structure du bois


du Pin d’Alep massif (cernes de croissance).

L’image obtenue ne permet pas l’observation des différents composants du bois, telles que les
cellules et leurs formes. En revanche, elle met en évidence la présence de rayons ligneux (à
l’échelle des cernes). Ces derniers sont formés par un ensemble des cellules du parenchyme
orientées dans le sens radial, ce qui contribue à l’hétérogénéité du bois du Pin d’Alep. Elles
ont un rôle de conduction radiale, d’accumulation et de stockage des matières de réserve. La
figure II.7montre également la microstructure du bois lamellé collé du Pin d’Alep (vue de
surface et de côté) sous le MEB à 10μm de l’échelle de grossissement.

Figure II.7. Vue au microscope électronique à balayage de la structure du bois de Pin


d’Alep lamellé collé. (1) zone claire correspond au bois, (2) zone sombre correspond au
colle.

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Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

La figure II.7, nous montre deux zones différentes : La zone de bois et la zone de l’adhésif.
Cette figure nous renseigne sur l’adhérence entre l’adhésive (colle vinylique) et le bois du Pin
d’Alep.
I.1.4. Caractérisation physique
I.1.4.1. Détermination du taux d’humidité
Il existe de nombreuses méthodes pour déterminer l’humidité absolue [102] telles que les
méthodes électriques (mesures de résistivité, mesures de la constante diélectrique) et par
spectrométrie infrarouge.La méthode choisie dans cette partie est basée sur l’extraction de
l’eau par la chaleur qui est la méthode gravimétrique. Son principe est l’obtention d’une
masse constante de bois (bois anhydre) après séchage à 103°C ± 2°C à l’étuve suivant la
norme NF B 51-004 [103].

Figure II.8. Grume en bois de pin d’Alep découpée en cubes.


Nous avons découpé de chaque tronc d’arbre une grume. Cette dernière a été ensuite
découpée en petits cubes de 20 mm de côté numérotés suivant leurs positions sur la grume
(figure II.8). Ensuite, chaque cube a été pesé à l’aide d’une balance ayant une précision de 10-
3
gafin de les mesurerà l’etat humide puis, ils seront séchés dans une étuve à 103 ± 2 °C. Une
fois le poids des cubes stabilisé, ils sont pesés à nouveau pour avoir la masse anhydre.
Par définition, l’humidité absolue s’obtient par la formule suivante :

H (%)=( − )/ ∗ ( II.1)
avec Mh : masse humide, M0 : masse anhydre.
Ayant déterminé l‘humidité de chaque cube de la grume, une cartographie a été établie grâce
à un programme réalisé sous le logiciel Visual Basic. Ce programme reconstitue la grume et
donne un taux d’humidité à chaque cube puis, estime le taux d’humidité correspondant à

59
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

chaque point dans la rondelle. Ainsi, il a été établi une cartographie d’humidité pour chaque
rondelle (figure II.9).

Figure II.9. Carthographie d’humidité sur la surface d’une grume de bois du Pin
d’Alep.
L’anisotropie du matériau bois a permis d’avoir une distribution anarchique de l’humidité de
bois sur la surface de la grume.Néomoins, nous avons constaté la diminution du taux
d’humidité en allant de la périphéries vers le cœur de la grume.

I.1.4.2. Détermination de la masse volumique


Les quinz éprouvettes ont été découpés suivant la norme NF B 51-005 [104] ayant des
dimensions de (20*20*20) mm. Ces échantillons (à 12% d’humidité) ont été pesé en utilisant
une balance électronique d’une précision de 10-2g puis, mesurés dans les trois directions à
l’aide d’un pied à coulisse numérique.
Les calcules ont été effectuésen utilisant la formule suivante:
Mv (Kg/m3)= M0 /V0 (II.2)
Avec : M0 masse anhydre et V0 volume anhydre

60
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Les résultats obtenus sont représentés sur le tableau II.1 :


Tableau II.1. Masse volumique et classement du bois de Pin d’Alep.

Le bois de Pin d’Alep est un bois léger (Mv= 589 Kg /m3). Cette propriété est un avantage
pour son utilisation dans la construction bois.Prenant l’exemple de bois de sapin dont la masse
volumique théorique est d’environ 450 Kg/m3qui est utilisé dans la construction en Europe.
Cela nous renseigne sur la possibilité d’utiliser le bois de Pin d’Alep Algérien dans la
construction.

I.1.4.3. Détermination des retraits


Vingt échantilons ont été découpés et l’essai a été realisé suivant la norme NF B 51 006
[105].Ces échantillons ont été ensuite pesés, marqués et mesurés dans les trois directions
(Longitudinal ‘L’, Radial ‘R’, transversal ‘T’). Ces éprouvettes seront ensuite émergées dans
l’eau jusqu’à la saturation puis, séchées dans une étuves à une température de 103°C ± 2°C
jusqu’à l’obtention de dimensions stables après plusieurs mesures successives.
Un calcul du retrait dans chaque directiona été effectué en utilisant la formule suivante :

R (%)=( − )/ ∗ (II.3)
Avec : Lh. dimension à l’état humide et L0. dimension à l’atat anhydre.
Les résultats obtenus ont été présentés sur le tableau II.2 :
Tableau II.2. Les valeurs moyennes des retraits longitudinal, radial et transversal des
éprouvettes du bois de pin d’Alep.

Les retraits dans les trois directions sont différents. Ils sont plus importants dans les directions
transversales, radiales que dans les directions longitudinales. Ce phynoméne est expliqué par

61
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

l’anisotropie du matériau bois qui ne contient pas les même propriétés dans les trois
directions. Il est influencé par la direction des fibres ainsi que la distance entre eux.Le rapport
entre le retrait transversal et radial est faible, ce qui indique une bonne stabilité
dimensionnelle des pièces et une excellente qualité de bois du Pin d’Alep.

I.1.5. Caractérisation mécanique


Le bois est largement utilisé comme un matériau résistant notamment dans le domaine de la
construction (charpente, plancher, coffrage pour de grands ouvrages…) et dans d’autres
domaines très variés (emballage, ameublement, aéronautique…). Pour toutes ces utilisations,
il est nécessaire de connaitre les propriétés mécaniques de ce matériau ainsi que son
comportement sous sollicitations diverses [106]. Il est constitué de polymères sensibles à la
température et à l’humidité. Les paramètres comme la température, la teneur en eau, la densité
et l’âge de bois influencent son comportement mécanique [107]. Des essais flexion et
cisaillement ont été effectués. Ces deux tests sont indispensables afin de vérifier les
résistances des deux ressources forestières.
Les éprouvettes pour les essais mécaniques ont les dimensions suivantes (20*20*360) mm.
Elles sont préparées aux halles des technologies de l’université M’Hamed Bougara. Nous
avons effectué des essais non destructifs (essais Bing) au CIRAD et des essais destructifs
(flexion quatre points) à l’URM-PE. Nous avons utilisé deuze éprouvettes de bois de pin
d’Alep.

I.1.5.1. Essai Bing


L’essai Bing (figure II.10) est facile à réaliser. Le dispositif d’essai est composé :
- D’un support d’éprouvette ayant des élastiques pour poser les éprouvettes à tester
- D’un appareil dit PICO qui permet l’acquisition des signaux émis lors de la
percussion de l’éprouvette de l’autre boue,
- D’un micro pour récolter les résultats sous forme de fichier data dont nous pouvons
récupérer les différents modules élastiques.

62
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Micro d’acquisition
des signaux

Éprouvette à tester

Support d’éprouvette

Figure II.10. Dispositif des essais non destructif Bing.

I.1.5.2. Essai flexion quatre points


Les essais mécaniques de flexion quatre points sur des éprouvettes de Pin d’Alep sont
effectués à l’aide d’une machine universelle Zwicky de type Z250 pilotée par un ordinateur.
Ce dernier est équipé d’un logiciel test Expert V9.0 et muni d’un capteur de force 250 KN
(figure II.11). La machine est reliée à une chaine d’acquisition qui permet l’enregistrement
simultané de la contrainte et de la déformation.

Figure II.11. Éprouvette en cours d'essai flexion 4 points.

63
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Le principe des essais de flexion est de déterminer l’aptitude à la déformation d’un matériau
sur deux appuis avec une application de deux efforts à 80mm de ces derniers. Il est alors
possible de mesurer en fonction de la charge appliquée, à une vitesse constante, les
déplacements de la machine et la flèche. Les échantillons sont conditionnés selon la norme
(NF B 51 008) et leurs dimensions sont les suivantes : h = 20 mm, e = 20 mm et une longueur
total de 360 mm. La distance entre les appuis (L) est de 280 mm. La vitesse de chargement
recommandée est de 0.06 mm/s. Le module d’élasticité dans la direction du grand axe d’une
éprouvette peut être déduit à partir de la mesure de la rigidité à la flexion de cette éprouvette
et calculé à partir de la courbe force (F) en fonction de la flèche (f) (figure II.12) à l’intérieur
de la zone linéaire. Les résultats des essais flexion quatre points sont présentés ci-dessous :

4000

3500

3000

2500
Force (N)

2000

1500

1000

500

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
D é p la c e m e n t ( m m )

Figure II.12. Courbe Force-déplacement de l’essai flexion 4 points pour le bois de Pin
d’Alep.

Le calcul du module de Young en flexion quartes points se fait comme suit :

64
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II. 12. Schéma d’essai flexion quatre points.

Chaque étape de la dérivation de l’équation générale de poutre est présentée ci-dessous :


A : 80 mm ; C1234 valeurs constantes due aux dérivations de l’équation différentielle.
Zone AB :
=−

′′
=


= +
2

= + +
6

Pour = 0, = 0 ==> =0

Zone BC :

=− + ( − )=−

′′
=


= +
1

= + +
2


Pour =2 , = 0 ==> = −2

65
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II. 13.La pente de point B.

Les pentes sont équivalentes à point B (figure II.14) :


3
= , = + = −2 ==> =−
2 2

3 1 9 4
= , = = + + = − × = − =−
6 6 2 6 6 3

4
=−
3

= 0,08

4 4 × 0,08 4× × 0,08
= = =
3 3 3

Les résultats des modules de Young moyens obtenus par l’essai Bing et l’essai flexion quatre
points sur le bois de Pin d’Alep sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau II.3. Modules de Young obtenu à partir des essais flexion 4 point et Bing sur le bois
de Pin d’Alep.

Essence de bois Essai flexion 4 points Essai Bing

Module de Young Contrainte de Module de Young Contrainte de


(MP) rupture (MPa) (MPa) rupture (MPa )

Pin d’Alep 11339 83 11623 /

Ecarts types 1635 12 1360 /

Nous remarquons des écarts importants allant jusqu’à 200MPa entre les deux types d’essai.
Ces écarts peuvent être dus à la présence de nœuds ou l’essai Bing ne prend pas en

66
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

considération les défauts de bois présents dans le matériau. Contrairement à l’essai de flexion,
les défauts (nœuds) influent les résultats des modules de Young et des contraintes de rupture.
Selon ces résultats, Le pin d’Alep est donc un bois de qualité mécanique moyenne.

I.1.5.3. Essai cisaillement


Les essais de cisaillement sont effectués suivant la norme EN 314-1 [108], sur la machine
Universelle du type Zwick 250kN (figure II.15) avec une vitesse de 2 mm/mn.

Figure II.15. Éprouvette en cours d’essai cisaillement.

Les résultats obtenus pour les 15 éprouvettes sont récapitulés dans ce graphe :

Figure II.16.Courbes contrainte-déplacement de l’essai cisaillement pour le bois de Pin


d’Alep.

67
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

L’essai cisaillement est un autre aspect à considérer au moment des calculs de résistance d’un
élément en bois. Le module permet de définir le comportement en cisaillement que nous
obtenons à partir de la formule suivante :

G(MP)= Tg α *100= ΔF/Δf *100 (II.4)

Avec G. le module de cisaillement.

Les résultats des modules de cisaillement moyens sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau II.4. Module de cisaillement moyen du bois de pin d’Alep.


Essence de bois Module de Écarts types
cisaillement (MPa)

Pin d’Alep 1017 5

La figure II.16 représente l’évolution de la contrainte de cisaillement en fonction du


déplacement durant les essais de cisaillement. Nous remarquons que ces échantillons
présentent un comportement identique du début de chargement (zone élastique) jusqu'à la
rupture totale des échantillons. La valeur du module de cisaillement moyen calculée est de
1017MPa. Ces résultats sont cohérents avec ceux de la littérature, Tischler et all [40]
obtiennent des modules de cisaillement allant de 4.5 Kg/cm2 à 9.032 Kg/cm2.

I.1.6. Caractérisation thermique


Trois principales propriétés sont généralement utilisées pour décrire le transfert de chaleur à
travers un matériau. Ce sont la conductivité thermique, la chaleur spécifique et la diffusivité
thermique. La conductivité thermique est le paramètre qui décrit la capacité du matériau à
transmettre la chaleur [109]. Il est l'un des paramètres de base utilisés pour déterminer les
propriétés telle que la résistance thermique (R) ou encore le coefficient de transfert thermique
global (U) [110]. Dans cette partie, elle est mesurée en utilisant deux méthodes : le flux mètre
et le CT mètre aux conditions de laboratoire (23 °C, 50%). Des échantillons de bois du pin
d’Alep massif et le lamellé collé ont été conditionnés dans une chambre climatique dans
laquelle l'humidité relative est de 80% et la température est fixée à 23 ° C afin d’estimer la
sensibilité de ce matériau au changement d’humidité relative.
La chaleur spécifique décrit la capacité du matériau à absorber, stocker et libérer de la
chaleur. Elle est largement utilisée dans l'analyse thermodynamique et la simulation
dynamique des bâtiments [110]. Dans ce travail, nous mesurons la chaleur spécifique des

68
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

deux configurations de bois de pin d’Alep et du liège en utilisant une calorimétrie. Les
résultats obtenus sont dans une plage de température allant de 0 à 50 °C. Le but de cette partie
est de déterminer la chaleur spécifique de matériaux hétérogènes en utilisant une calorimétrie
différentielle à balayage [111].
Le troisième paramètre est la diffusivité thermique. Cette dernière est définie comme étant la
vitesse de diffusion de chaleur par unité de temps [112]. C’est le paramètre qui définit la
vitesse de propagation de la chaleur par conduction pendant les changements de température.
Il est le paramètre essentiel qui commande la distribution de température en fonction du temps
[113].
I.1.6.1. Matériels et méthodes
Six échantillons de bois massif et six d’autre de bois lamellé sont testés au moyen du CT
mètre. Ils ont une forme carrée d’une épaisseur de 0,02m et d’une longueur de 0.1m (figure
II.17). Deuze autres spécimens sont testé au moyen du flux mètre. Ils ont une forme carrée
d’une épaisseur de 0,02m et d’une longueur de 0.2m.

Figure II.17. Éprouvettes pour essais thermique par flux mètre.

Pour les mesures de la chaleur spécifique, la masse de chaque échantillon est allant de 5 à 10
mg.
 L'appareil du mesure de la conductivité thermique (CT mètres):
La mesure est basée sur l'analyse de la réponse à la prise de la température du l’échantillon.Ce
dernier a recudes impulsions du flux de chaleur [114]. Le matériaux est excité par le
chauffage électrique de l'élément chauffant inséré dans la sonde qui est en contact direct avec
l'échantillon testé. L'expérience est effectuée conformément à la norme NF EN ISO 8894-

69
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

1[115]. En effet, en utilisant l'appareil de mesure TC mètre (Figure II.18) nous donne la
possibilité d'insérer la puissance de chauffage et le temps de mesure.

Figure II.18. Appareil de mesure de la conductivité thermique (CT mètre)


.
Pour obtenir un résultat précis, nous testons chaque échantillon trois fois dans les deux
directions parallèle et perpendiculaire.
 L'appareil de mesure de la conductivité thermique (le fluxmètre)
Le fluxmètre est un autre appareil utilisé pour mesurer la conducctivité thermique (figure
II.19). Il est constitué de deux plaques et l'échantillon d'essai est placé entre les deux [116].
Les dimensions de chaque échantillon sont 0.2m x 0.2m avec une épaisseur de 20mm. Chaque
plaque à son propre capteur de flux de chaleur situé dans la zone centrale. Afin de réduire
l'erreur de mesure due à des pertes de chaleur latérales, nous travaillons avec une zone de
mesure plus petite que les dimensions des échantillons. La température moyenne de
l'échantillon peut être réglée entre 263K et 323K. Par conséquent, les différences de
température entre la plaque chaude et froidesont situées entre 10K et 30K. La plaque en haut
est une plaque chauffante et celle du bas est une plaque réfrigérée de sorte que des conditions
stables peuvent être obtenus en plaçant l'échantillon entre ces deux plaques.Dans chaque
plaque, il existe trois types de thermocouples.

70
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.19. le fluxmètre : appareil de mesure de la conductivité thermique.

 L'appareil de MDSC7 (calorimétrie différentielle à balayage):


Les expériences ont été réalisées sur une DSC(calorimétrie différentielle à balayage) modulée
en température [117]. MDSC est une technique analytique dans laquelle la différence de flux
de chaleur entre un échantillon et une référence inerte est mesurée en fonction du temps et de
la température. L'échantillon et la référence sont soumis à un environnement contrôlé de
temps, de température, d'atmosphère et de pression. Dans ce modèle (figure II.20), le disque
métallique est le principal moyen de transfert de chaleur vers et à partir de l'échantillon et de
la référence. La masse de l'échantillon est allant de 5 à 10 mg, elle est contenue dans un
récipient métallique placé sur le disque. Comme la chaleur est transférée à travers le disque, le
flux thermique différentiel entre l'échantillon et la référence est mesurée par des
thermocouples. Ces derniers mesurent également la température de l'échantillon qui augmente
davantagede façon continue avec le temps mais pas de façon linéaire.

71
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.20. MDSC7 : appareil de mesure de la chaleur spécifique.

I.1.6.2. Resultats et discussions

Les mesures de conductivité thermique de bois du pin d’Alep ont été effectuées au CSTB
grenoble suivant la norme NF EN 12664 ( 2001) [118] pour les tests en utilisant un fluxmétre.
La norme NF EN ISO 8894-1 (2010) [115] pour les essais en utilisant le CT mètre.
 Aux conditions de laboratoire (23°C, 50% HR)
Le tableau II.5 regroupe quelques valeurs de la conductivité thermiques obtenues dans les
directions parallèle et perpendiculaire aux fibres.
En utilisant le CT mètre, les valeurs moyennes de la conductivité thermique des cinq
échantillons de bois du Pin d'Alep massif et de lamellé collé dans chaque direction sont
donnés dans le tableau II.5. Nous pouvons voir que la valeur moyenne de la conductivité
thermique dans la direction perpendiculaireest supérieure à la valeur moyenne dans direction
parallèle. Pour le bois massif, il y a une différence de 0,1 W/m.K entre les valeurs obtenues
des deux directions. Pour le bois lamellé collé, il y a une différence de 0,06 W/m.K.

72
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Tableau II.5. Mesures des propriétés thermiques de bois étudié obtenues en utilisant un CT
mètre.

Spécimens d (mm) ρ (kg/m3) λ//(W/ms.) R// (m2K/W) λ┴(W/m.K) R┴(m2K/W)

BPAM 20 580 0.18±0.11 0.11 0.281±0.13 0 .07

BPALC 20 360 0.14±0.09 0.14 0.203±0.01 0.10

BPAM. Bois du Pin d’Alep Massif, BPALC. Bois du Pin d’Alep Lamellés collés

Pour le fluxmétre, les valeurs obtenues (tableau II.6) sont plus précises parce que le flux est
envoyé dans toutes les directions. Les valeurs moyennes de la conductivité thermique sont
d'environ 0,19 W/m.K pour le bois massif et 0,14 W/m.K pour le bois lamellé-collé. Le
Manuel de bois [119] montre que la plupart des bois possédent une valeure de la conductivité
thermique comprise entre 0,10 et 0,21 W/m. K dans la teneur en eau de 12%.

Tableau II.6. Mesures des propriétés thermiques de bois étudié obtenues en utilisant un flux
mètre.

Specimen d (mm) ρ (kg/m3) λ(W/mK) R(m2K/W) a(m2/h)

BPAM 20 580 0.192±0.14 0.10 0.00079

BPALC 20 360 0.143±0.10 0.14 0.00092

 Conditions de la chambre climatique (23 ° C, 80% HR)


Cette partie rassemble les résultats des mesures de la conductivité thermique des deux
configurations de bois pin d'Alep en utilisantle fluxmétre. Les échantillons sont conditionnés
dans une chambre climatique (23°C,80% ). Le but principal de cette partie est d'observer
l'effet de l'humidité sur la valeur de la conductivité thermique des deux configurations du bois
de pin d’Alep. Les résultats sont présentés sur les figures II.21 et II.22.

73
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.21.Évaluation de la conductivité thermique du bois de pin d’Alep massif en


fonction de la teneur en eau.

Figure II.22. Évaluation de la conductivité thermique du bois de pin d’Alep lamellé collé en
fonction de sa teneur en eau.
Nous remarquons la forte influence de l'humidité sur la valeur de la conductivité thermique
des deux configurations de bois. Pour le bois massif, la valeur moyenne initiale dans les
conditions de laboratoire est de 0,19 W/m.K. Cette valeur augmente à 0,199 W/m.K avec
environ 2% de teneur en eau dans les conditions de la chambre climatique.

74
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Pour le bois lamellé collé, la valeur moyenne initiale dans les conditions de laboratoire est de
0,13 W/m.K. Cette valeur augmente à 0,14 W/m.K avec environ 1,5% de teneur en eau dans
les conditions de la chambre climatique.L'augmentation de la teneur en eau conduit à une
augmentation de la conductivité thermique et une diminution de la résistance thermique. En
effet, nous pouvons conclure que le bois du Pin d’Alep avec ces deux structures est influencée
par la teneur en eau. Nous remarquons aussi que l'adhésif de la structure du bois lamellé collé
diminue la valeur de la conductivité thermique par rapport à celle du bois massif.
La diffusivité thermique (a) est un indicateur de chaleur de maintien qui est proportionnelle à
λ et inversement proportionnelle à cp. Ces données peuvent être calculées selon des
méthodesthéoriques que nous allons voir dans le chapitre quatre.
Le tableau II.6 montre les faibles valeursde la chaleur spécifique du bois de pin d'Alepmassif
et lamellé collé. Ces valeurs sont diminué en corrélation avec la diminution de λ.
La chaleur spécifique "CP" est une donnée nécessaire pour résoudre la fonction de transfert de
la chaleur et du temps [45]. Elle a été mesurée par une calorimétrie au CSTB Grenoble
suivant la norme ASTM E1269 [120]. Les résultats obtenus sont représentépour les valeurs de
la température allant de 0 à 50 °C pour le bois de pin d’Alep et le lamellé collé. Le bois de pin
d’Alep est considéré comme le bois le plus homogène que d'autres pin [46]. Ces résultats sont
représentés respectivement sur la figures II.23 et II.24. Ces derniéres montrent également les
capacités calorifiques de ces matériaux.

Figure II.23. Chaleur spécifique du bois de pin d’Alep lamellé collé.

75
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.24. Chaleur spécifique du bois de pin d’Alep massif.


Dans cette étude, un profil de température de chaleur iso a été appliquée pour mesurer la
chaleur spécifique du bois de pin d'Alep et de liège aggloméré noir. Cela signifie que la
température modulée ne diminue jamais [121].. Dans les conditions de la température
ambiante (23°C), La chaleur spécifique du bois massif et du bois lamellé collé est d'environ
1,50 J/g.K. le bois lamellé collé est légèrement plus absorbant que le bois massif.

I.1.7. Caractérisation acoustique


Dans cette partie, nous avons mesuré le coefficient d'absorption acoustique des échantillons
des deux configuration de bois du pin d'Alep en utilisant un tube de Kundt pour une fréquence
d'excitation varié entre 100 et 1600 Hz. La propriété d'absorption acoustique est la capacité
d'un mur à réfléchir les ondes sonores incidentes [107].

I.1.7.1. Matériels et méthodes


Six échantillons testés ont une section circulaire de 100 mm de diamètre et de 20 mm
d'épaisseur. Deux configurations différentes sont testées, trois échantillons pour le bois massif
et trois autres échantillons pour le bois lamellé collé (Figure II.25).

76
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.25.Les échantillons du bois de pin d’Alep massif et lamellé collé pour
l’essai en tube de Kundt.

Il ya principalement deux types de méthodes pour déterminer le coefficient d'absorption


acoustique des matériaux : la méthode de la chambre réverbération et la méthode du tube
d'impédance [122]. Ce dernier est utilisé dans différents travaux de thèse. Dupont [123] a
utilisé un tube de Kundt (figure II.26) pour mesurer le coefficient d'absorption acoustique des
structures composées d'une micro plaques perforées (MPP) couplées à une paroi rigide avec
une profondeur de la cavité d= 0,05 cm. Il est également utilisé par Cerezo [86] pour la
mesure de coefficient d'absorption acoustique à incidence normale d'un béton de chanvre. Un
rapport d’Atala et all[124] a présenté les résultats de la mesure des coefficients d'absorption
acoustique pour différents panneaux de laine de roche avec différents pourcentages de
porosité.

Figure II.26.Tube du Kundt :schéma fonctionnel.

77
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Le dispositif expérimental en image réel qui sera présenté ultérieurement est très souvent
utilisé pour mesurer l'absorption acoustique (α) d'un matériau à une incidence normale.
I.1.7.2.Résultats et discussions
Le coefficient d'absorption acoustique α est mesuré selon la norme NF EN ISO 11654 [125].
Nos expériences sont réalisées en utilisant un tube de Kundt où les ondes sonores incidentes
sont dans une gamme de fréquence allant de 100 à 1600 Hz et elles sont perpendiculaires à la
surface de l'échantillon [126].
Les principaux résultats des trois échantillons de chaque configuration (bois massif, bois
lamellé collé) sont montrés sur les figures II.26 et II.27. Le coefficient d'absorption acoustique
α varie légèrement sur les un tiers de bande d’octave. Pour l'ensemble des échantillons de bois
massif et de bois lamellé collé sont d'une épaisseur de20mm. Deux pics sont observés sur les
courbes. Le premier pic est compris entre 150 et 250Hz d’une valeur moyenne de α=0.13 et le
second pic est situé à environ 600 d’une valeur moyenne de α=0.09.

Figure II.27. Coefficient d’absorption acoustique des deux côtés du bois massif (épaisseur =
20mm).

78
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.28.Coefficient d'absorption acoustique des deux faces du bois lamellé collé
(épaisseur = 20 mm).
Pour le bois de pin d'Alep, les courbes montrent la sensibilité du coefficient d'absorption à
l’état de la surface des échantillons. Cette sensibilité est expliquée par l’inhomogénéité du
matériau bois et par la présence de la colle dans le bois lamellé collé. Nous avons conclu que
le bois est un mauvais absorbant acoustique.

I.2.Le liège aggloméré noir (Suber)


I.2.1. Provenance
Les échantillons du liège sont sous forme de panneaux rectangulaires de dimensions
suivantes : 1m de longueur et 0.5 m de largeur. Ils sont récupérés à partir de l’unité de

production de liège située au centre-ville de la willaya de Bejaia. Le processus de fabrication


(figure II.28) consiste à broyer les écorces de chêne liège (Quercus Suber) issu des forets de
Jijel afin d’obtenir des granulés à différentes dimensions. Ces granulés sont ensuite,
comprimés dans des autoclaves à une température qui dépasse les 350°C. La résine naturelle
contenue dans l’écorce joue le rôle de liant qui sert à agglomérer les granulés. Á la sortie de
l’autoclave, les panneaux sont finalement soumis à des écoulements d’eau pour le
refroidissement ensuite, les blocs obtenus seront découpé à des épaisseurs souhaités.

79
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.29. Les étapes de la production du liège aggloméré noir : écorçage, broyage, étuvage et
blocs en liège.

Les plaques obtenues seront ensuite découpées à l’aide d’une scie à ruban afin d’obtenir les
différentes épaisseurs souhaitées.
Nous avons choisi des plaques de 4 cm et 8 cm d’épaisseurs pour effectuer nos essais, le but
est d’estimer l’influence de l’épaisseur sur les différentes propriétés de liège aggloméré noir.
Nous avons prélevés des échantillons de liège d’après ces plaques afin d’effectuer des essais
préliminaires.

Figure II.30. Découpage des éprouvettes en liège aggloméré noir.

80
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Ensuite, les échantillons seront mis dans une enceinte climatique pour être prêts aux prochains
essais.

I.2.2.Caractérisation physique
Le tableau II.7 représente quelques propriétés physiques de la poudre de liège aggloméré
noir :
Tableau II.7. Propriétés physiques de la poudre de liège
Échantillons Taux d’absorption d’eau Masse volumique

Poudre de liège 4,8 % 0.631 g/cm3

 Analyse thermogravimétrique (ATD/DTG)

120

0.0

Deriv. perte de masse (%/min)


100
-0.5
Perte de masse (%)

80 -1.0

60 -1.5

-2.0
40

-2.5

20
100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600

Température (°C)

Figure II.31.Thermo-grammes (a) TG et (b) DTG de la poudre de liège.

Tableau II.8. Principaux paramètres thermiques de la poudre de liège

ATG DTG
Échantillons T(°C) et V(°C/min) de T(°C) et V(°C/min) de
Td (°C) TR (%)
la 1ère perte de masse la 2ème perte de masse

Poudre de liège 240 28.40 T= 270.30, V= 2.55 -


Td : Température de début de dégradation
V : Vitesse de dégradation
T : Température de dégradation
TR : Taux de résidu

81
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

La poudre de liège a montré une région initiale de la perte de masse dans l’intervalle de
température (50 – 100) °C. Cette dernière correspond à l'élimination de l'eau qui est d’environ
3,4%. Néanmoins, comme il est décrit dans la littérature, à 100°C l'humidité présente dans le
liège n’est pas totalement éliminé [68]. En considérant les données présentées sur le Tableau
II.8, la vitesse de dégradation de la poudre de liège est trop faible 2.55%/min et sa dégradation
thermique commence à 240°C. Cependant, il faut mettre en considération le changement de la
couleur de liège provoqué par la température et le temps de traitement. En outre, les résultats
dans la figure II.31 montrent la possibilité d’incorporer la poudre de liège dans la fabrication
des panneaux composites pour la construction.
I.2.3.Caractérisation thermique
I.2.3.1. Matériels et matériaux
Trois échantillons du liège aggloméré noir sont testées en utilisant un CT mètre. Ces
échantillons ont une forme carrée de 0,04 m d'épaisseur et 0,1 m de longueur (figure II.31).
Trois autres échantillons du liège d’une forme carrée avec 0,04 m d'épaisseurs et de 0.2m de
longueur (figure II.31) sont également testés en utilisant un fluxmètre. On rappel que le liège
est obtenu à partir de granulés de liège après le broyage et la compression dans un autoclave à
350 °C.

Figure II.32. Échantillons du liège aggloméré noir pour essais thermiques.

82
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Dans cette partie, nous avons utilisé le CT mètre et le fluxmètre pour déterminer les propriétés
thermiques du liège et une calorimétrie MDSC7 pour déterminer la chaleur spécifique du
liège. La description de ces appareils ainsi leurs modes de fonctionnement sont présentés dans
la partie caractérisation thermique du bois de pin d’Alep.

I.2.3.2. Résultats et discussion


 Dans les conditions de laboratoire (23°C, 50%HR)

Pour chaque six échantillon du liège, les valeurs moyennes de la conductivité et la résistance
thermique sont présentés dans le tableau II.9. Une conductivité thermique moyenne de l’ordre
de 0,037 W/m.K pour une résistance moyenne de 2,15 m2.K/W avec une épaisseur de 0,08 m.
Tableau II.9.Mesures des propriétés thermiques du liège aggloméré noir obtenues en utilisant
un CT mètre.

Spécimens d (mm) ρ (kg/m3) λ//(W/m.K) R// (m2K/W)

LAN 40 65 0.036±0.015 1.11


80 0.037±0.013 2.15

La conductivité thermique mesurée par le CT mètre est d'environ 0,041 W/ m.K pour une
valeur de résistance de 0,98 m2K /W avec une épaisseur de 0,04m. Le liège aggloméré est
léger en raison de sa structure en nid d'abeilles ayant une porosité ouverte totale de 0,8. Cette
structure permet à l'air de pénétrer dans les pores de liège ce qui augmente le pouvoir
d’isolation de ce matériau. Le liège est constitué de cellules polyédriques creuses ce qui
signifie que chaque cellule comporte 14 faces. Les parois cellulaires sont flexibles, résistant,
imperméable à l'eau et étanche à l'air ce qui résulte un matériau isolant ayant une faible
densité.
 Condition de la chambre climatique (23°C, 80%HR)
Cette partie résume les résultats des mesures de la conductivité thermique de liège aggloméré
noir en utilisant un fluxmètre. Les échantillons sont conditionnés dans une chambre
climatique aux conditions suivantes (23°C, 80%HR).Le but principal de cette partie est
d'observer l'effet de l'humidité sur la valeur de la conductivité thermique de liège aggloméré
noir. Les valeurs moyennes de la conductivité thermique de deux échantillons sont présentées
sur la figure II.32.

83
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.33. La conductivité thermique du liège aggloméré noir en fonction de sa teneur en


eau.
La valeur moyenne initiale de la conductivité thermique du liège dans des conditions de
laboratoire est de 0.041W/ m.K. Cette valeuraugmente à 0,042 W/ m.Kdans les conditions de
la chambre climatique avec une teneur en eau d’environ 3% .
la chaleur spécifique du liège aggloméré noir est d'environ 1,90 J/g.K, les résultats obtenus
pour les trois échantillons de liège aggloméré noir sont dans une plage de température allant
de 0 à 45 °C.
En raison de sa structure en nid d'abeilles, nous remarquons que le liège est un bon absorbant
de chaleur par rapport au boismassif (figureII.33). Cependant,le bois lamellé collé est
légèrement plus absorbant que le bois massif.

84
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.34. Evaluation de la chaleur spécifique du liège aggloméré noir en fonction de la


température.
I.2.4. Caractérisation acoustique
Nous avons mesuré le coefficient d'absorption acoustique d'échantillons de liège aggloméré
noir en utilisant un tube de Kundt pour une fréquence d'excitation varié entre 100 et 1600 Hz.
I.2.4.1. Matériels et matériaux
• Liège aggloméré noir (LAN) : Trois échantillons ayant une section circulaire de 100 mm
de diamètre et de 80 et 40mm d’épaisseur (Figure II.34) sont testés. Le liège aggloméré noir
est issu de l'écorce des arbres chêne liège (Quercus Suber) [127].

Figure II.35.L’échantillon du liège aggloméré noir.

85
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Nous avons aussi utilisé un tube de Kundt afin de mesurer le coefficient d’absorption
acoustique pour une fréquence d'excitation variée entre 100 et 1600 Hz. Son principe de
fonctionnement est décrit dans la partie caractérisation acoustique de bois du pin d’Alep.

I.2.4.2. Résultats et discussion


Le coefficient d'absorption α de trois échantillons a varie d’une manière significative dans les
un tiers de bande d'octave. Nous avons remarqué sur les courbes d'absorption acoustique que
des pics d'amplitude sont variables en fonction des épaisseurs des échantillons. Ceux ayant
une épaisseur totale de 40 mm possèdent deux pics d'absorption, le premier est situé à 400 Hz
et atteint une valeur de α = 0,68 et le deuxième est situé à 1200 Hz et atteint une valeur de α =
0,60 (figure. II.35). La position de la fréquence du premier pic a tendance de se décaler vers
les basses fréquences. Cependant, nous avons constaté une diminution de l'amplitude du
second pic qui est due à l'effet de tassement. Les échantillons ayant une épaisseur totale de
80mm possèdent également deux pics, le premier est observé à des fréquences moyennes (400
à 500 Hz) avec α = 0,7 et le second vers la valeur de 1200 Hz pour α = 0,55.

.
Figure II.36. Coefficient d'absorption acoustique des deux côtés des échantillons du liège
aggloméré noir (épaisseur=40mm).

86
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.37.Coefficient d’absorption acoustique des deux côtés des échantillons du liège
aggloméré noir (épaisseur=80mm).
Pour le liège aggloméré noir, Nous remarquons que les pics ont tendance à passer à des
fréquences plus basses en augmentant l'épaisseur de l'échantillon. Ceci peut être expliqué par
la difficulté que trouvent les ondes à pénétrer toute l'épaisseur du matériau. Par conséquent,
nous notons la sensibilité du coefficient d'absorption acoustique à l'état de la surface de
l'échantillon. Nous avons observé également que les surfaces plus poreuses montrent une
valeur élevée du coefficient d'absorption acoustique que les surfaces lisses. Cela est expliqué
par les frottements visqueux existant entre l'air contenant dans les pores de liège et le
squelette solide [128]. Cet amortissement existe seulement si l'onde sonore peut pénétrer dans
le réseau poreux et que la surface de contact entre l'air et le liège est grand. Nous concluons
que la capacité d'absorption du son que possède le liège varie proportionnellement avec
l'épaisseur de l'échantillon.

II. Élaboration des panneaux composites type sandwichs


Le but de ce travail de thèse est la réalisation de nouveaux panneaux sandwichs composés de
deux peaux en bois du pin d’Alep. Ces peaux en bois d’une épaisseur fixée à 20 mm mais à
deux configurations différentes (bois massif et bois lamellé collé) collées à une âme en liège
aggloméré noir ayant deux épaisseurs différentes de 40 mm et 80mm.
Les configurations sont les suivantes :
Bois massif-liège (40mm) ou (80mm)-bois massif,
Bois lamellé collé-liège (40mm) ou (80mm)-bois lamellé collé.

87
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

II.1. Fabrication des peaux lamellées collées


Cette partie décrit de façon générale la fabrication les peaux lamellées collées selon la norme
NBN EN 386 [129]. Cette norme spécifie les prescriptions de performance et les prescriptions
minimales de fabrication. Elle s’applique aux éléments produits avec des lamelles dont
l’épaisseur finie est inférieure ou égale à 45mm.
Nous avons récupéré dans un premier temps les déchets de bois de pin d’Alep et à l’aide de
personnel qualifié de la Granbois, nous avons procédé à un classement visuel de ces déchets.
Nous avons éliminé tous les morceaux purgés de défauts.
La première opération était le séchage des morceaux choisis afin d’amener le taux d’humidité
des bois au taux d’humidité requis pour la fabrication. L’opération essentielle est la prise de
mesure de l’humidité du bois. Les morceaux étaient ensuite acheminés vers un poste de sciage
afin d’éliminer les petits défauts visible. Après sciage, les lamelles étaient amenées vers le
poste d’entourage où s’achevait la préparation des lamelles. L’opération d’entourage consiste
à imprimer sur les extrémités contiguës de deux pièces de bois et avec les mêmes fraises des
dentelures permettant l’emboîtement. L’assemblage dessiné est encollé avec une presse
travaillant horizontalement. Les extrémités sont alors aboutées (figure II.37). Nous obtenons
ainsi une lamelle avec des aboutages. Les lamelles sont rabotées et sciées à la longueur
voulue. Elles sont ensuite stockées durant 24 heures. Nous réalisons un rabotage des lamelles
(maximum 24 heures) avant l’encollage. L’écart maximum admissible entre deux lamelles est
de 0,2 mm. La colle utilisée est la colle vinylique la plus disponible à la TRANSbois. Le
collage était fait manuellement sur les extrémités de chaque lamelle dans le sens de longueur.
Les lamelles encollées sont acheminées vers le poste de pressage.

88
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure II.38. Peaux en bois de pin d’Alep lamellés collés où nous montrons l’aboutage.
Le temps de durcissement est influencé par la température. Une durée de huit heures de
séchage sous presse était nécessaire pour une température de presse de 40°C. Une fois le
collage réalisé, l’élément est raboté sur les quatre faces, on a obtenu des peaux lamellées
collées finis.

89
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

II.2. Processus de fabrication de ces nouveaux panneaux sandwichs


L’élaboration des panneaux sandwichs (figure II.38) ainsi que la préparation des éprouvettes
pour les essais mécaniques, thermiques et acoustique ont été faites à l’entreprise TRANSbois
de Bejaia. Les appareils utilisés étaient une presse hydraulique munie d’une plaque chaude
(SIMI) (température réglée à 80 °C, la pression à 40 bars et le temps de pressage à 10 min).
L'adhésif utilisé pour le collage du bois avec l’inter-couche de liège aggloméré était la colle
vinylique choisie après un teste de collage en utilisant 03 colles différentes (annexe 03).

Figure II.39.Étapes d’élaboration des panneaux sandwichs bois-liège.

II.1. Processus de collage du bois de Pin d’Alep-liège aggloméré noir


Durant dernière décennie, l’utilisation des composites notamment les panneaux sandwichs
dans le domaine de la construction a connu un grand essor. Un bon collage de ces derniers,
permis la continuité de ce développement. Le collage des milieux poreux tel que le liège est
délicat notamment le choix d’une colle industrielle.
Les expériences effectuées dans ce travail ont été orientées vers une évaluation de la
contrainte admissible de cisaillement suivant la norme EN 392 [130]. Les résultats obtenus
ont servi à faire un choix de la meilleure colle à utiliser pour le collage bois/liège. La
procédure de collage ainsi que les résultats obtenus sont présenté sur l’annexe 03.

90
Chapitre II. Caractérisation et élaboration des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Conclusion
Les résultats obtenus nous renseignent sur :
- Les bonnes propriétés thermiques (conductivité thermique, chaleur spécifique et
diffusivité thermique) que possède le liège aggloméré noir de Bejaia le classent
comme excellent isolant thermique.
- Les bonnes propriétés d’absorption acoustique que possède le liège lui permettent de
le classer parmi les meilleurs absorbants acoustiques.
- Les résistances mécaniques du bois de pin d’Alep donnent la possibilité de l’insérer
dans le domaine de la construction.
Ces conclusions nous ont incités à élaborer une structure hybride bois-liège. Ces structures
auraient de bonnes propriétés d’isolation thermique, d’absorption acoustique et une résistance
mécanique élevée. Afin de vérifier ces propriétés, les chapitres suivants portent sur la
caractérisation acoustique, thermique et mécanique de ces nouvelles structures élaborées.

91
Chapitre III. Comportement acoustique des
structures hybrides (bois-liège)
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Introduction
Le voisinage, les équipements de la maison, les véhicules, les travaux...le bruit est
omniprésent et représente une nuisance considérable dans notre quotidien. C’est pourquoi la
lutte contre le bruit est un enjeu fondamental dans le secteur du bâtiment.
Les efforts contre les problèmes d'inconfort et de santé causés par les nuisances sonores dans
les bâtiments sont les préoccupations des constructeurs et des scientifiques [74]. Le traitement
acoustique passif utilisant principalement des matériaux poreux (laine, mousse) est l'une des
façons les plus courantes pour réduire les bruits [104].
Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à l’intégration du confort acoustique dans les
bâtiments en utilisant des matériaux bio-sourcés. Plus précisément, ce travail vise à
déterminer expérimentalement le coefficient d'absorption acoustique (α) et l'indice
d'affaiblissement acoustique (R) des assemblages hybrides obtenus par la superposition de
deux couches de bois (bois massif ou bois lamellé collé) avec une couche intermédiaire de
liège. Dans cette expérimentation, nous avons utilisé le tube de Kundt pour une fréquence
d'excitation varié entre 100 et 1600 Hz afin de déterminer le coefficient d'absorption
acoustique et un logiciel nommé AcouSYS V2.0 développé par le CSTB pour prédire l'indice
d’affaiblissement acoustique (R). Les résultats obtenus ont montré l’influence de l‘épaisseur
et la qualité de la surface des échantillons sur la valeur du premier paramètre (α), la sensibilité
de deuxième paramètre (R) des assemblages sandwichs à la superposition de ces composants
(symétriques ou asymétriques).

93
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

I. Matériels et méthodes
Les matériaux testés dans ce travail sont :
Trois échantillons obtenus à partir de la superposition de deux couches de bois (bois massif ou
bois lamellé collé) et une âme de liège aggloméré noir ayant les épaisseurs suivantes : soit 40
ou 80 mm (figure III.1). L'objectif est d'observer l'effet de couplage de bois et du liège sur la
valeur du coefficient d'absorption acoustique et l’indice d’affaiblissement acoustique.

Figure III.1.échantillons sandwichs bois-liège testés.

Le tube de kundt (figure III.2) utilisé dans cette partie est composé d'un tube de 10 cm de
diamètre, dans lequel un haut-parleur situé à une extrémité, génère une onde sinusoïdale.
L'onde se propage dans le tube à l'autre extrémité et sera reflétée à la fin dure du tube (par
exemple, le bois et les échantillons de liège). La fréquence envoyée varie entre 100 et 1600
Hz. Les échantillons de bois et du liège sont placées sur un support rigide à l'autre extrémité.
Á l'intérieur du tube, un champ de pression stationnaire est établi. Un microphone est placé
sur le tube à une distance fixe de l'échantillon. Un champ de pression est mesurée à trois
endroits différents, dont les positions sont modifiées manuellement ensuite, reçus par une
acquisition de données à utiliser pour calculer l'absorption avec les fonctions de transfert des
signaux transmis et réfléchis.
La mesure est effectuée deux fois sur chaque échantillon en changeant les faces. Chaque
échantillon est placé dans un moule étanche circulaire de 10 cm de diamètre. Il est souhaitable
que l'échantillon adhère à la paroi et pour cette raison nous avons utilisé une pâte à modeler.
En introduisant un matériau absorbant en face de la terminaison dure la réflexion est réduite.
En conséquence, nous aurons la diminution de maxima de pression acoustique et
l'augmentation de minima.

94
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Figure III.2. Tube de Kundt, image réelle.

I.1. Coefficients d'absorption acoustique (α)


Le coefficient d’absorption acoustique définit le rapport entre le bruit absorbé et le bruit
entrant. Celui-ci varie par fréquence sonore.
Le coefficient d’absorption (α) se situe entre 0 et 1 :
 Coefficient d’absorption = 0 : le matériau n’absorbe aucun bruit, le bruit est donc totalement
réfléchi.
 Coefficient d’absorption = 1 : tout le bruit est absorbé par le matériau. Ainsi, un matériau
présentant un coefficient d’absorption α=0,8 signifie qu’il absorbe 80% du bruit entrant.
En d’autres termes, plus le coefficient est proche de 1, plus le matériau est absorbant.
Le principe est basé sur la mesure de la fonction de transfert H entre deux signaux fournis par
deux microphones montés sur la paroi du tube. Un haut-parleur est placé à l’extrémité du tube
et il est excité par un bruit blanc via le générateur de l’analyseur et l’amplificateur de
puissance. On crée ainsi un système d’ondes planes stationnaires dans le tube et la pression
mesurée sur chaque microphone peut être décomposée en pression incidente et réfléchie. Le
coefficient de réflexion R du matériau est alors déterminé par :

(III.1)

Avec k : nombre d’onde, s : espacement entre les microphones (s=100mm) et l : distance


entre la surface du matériau et le microphone le plus proche de l’échantillon.

95
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

La détermination du coefficient de réflexion permet ensuite d’accéder au coefficient


d’absorption a et à l’impédance de surface caractéristique par la relation :

(III.2)

I.2. Indice d'affaiblissement acoustique (R)


Cet indice caractérise la qualité acoustique d'une paroi de construction (mur, cloison,
planché, plafond, fenêtre, porte, etc.). Il est mesuré uniquement en laboratoire et ne prend
en compte que la transmission directe d'un bruit aérien.
Plus Rw est grand, plus l'élément a un isolement acoustique élevé.
Cependant la valeur de Rw dépend du type de bruit (rose ou routier). De ce fait, les
performances de la paroi devront prendre en compte deux coefficients d’adaptation :
 C (pour le bruit rose) et
 Ctr (pour le bruit routier)
Un élément testé sera donc caractérisé par : Rw, C, Ctr
 S’il est soumis à un bruit rose, son indice d’affaiblissement est : Rw + C
 S’il est soumis à un bruit routier, son indice d’affaiblissement est : Rw + Ctr
La mesure de l'indice d'affaiblissement acoustique R est réalisée suivant la norme EN ISO
140-3 [131] complétée par la norme NF EN ISO 717-1 [132] pour l'expression de l'indice
unique Rw (C; Ctr). La performance acoustique est prévue à l'aide d'une méthode de matrice
de transfert (TMM: Méthode de transfert Matrix) [133,134] mis en œuvre dans le logiciel
V2.0 AcouSYS. Ce dernier est utilisé pour prédire la performance acoustique des structures
multicouches. Il est adapté pour les sociétés de conseil, les acteurs de l'industrie, des
laboratoires, des experts ou des non-experts car, il permet des enquêtes rapides et complètes,
des optimisations et des études paramétriques. Les systèmes considérés sont des composites
avec des configurations différentes des peaux en bois et une inter-couche en liège. Des
assemblages symétriques et asymétriques ayant des épaisseurs différentes de liège (40mm,
80mm) avec une porosité ouverte (σv) de 0,8. Les propriétés mécaniques des matériaux
(module d'élasticité E, ρ la densité, coefficient de Poisson ν) sont obtenues à partir de
différentes mesures de caractérisation. Les paramètres mécaniques et physiques sont utilisés
dans la simulation de l'indice d'affaiblissement acoustique R et ils sont montrés dans le

96
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

tableauIII.1.
Tableau III.1: Les paramètres initiaux utilisés pour la simulation de l'indice d'affaiblissement
acoustique [135].
Paramètres Bois massif Bois lamellé collé Liège aggloméré noir

E (N/mm2) 11339 12700 05

ρ (kg/m3) 589 350 105

ν 0.2 0.32 0.01

σv / / 0.8

II. Résultats et discussions


II.1. Résultats
La propriété d'absorption acoustique est la capacité d'un mur à réfléchir les ondes sonores
incidentes [107]. Le coefficient d'absorption acoustique α est mesuré selon la norme NF EN
ISO 11654 [136]. Nos expériences sont réalisées en utilisant un tube de Kundt (conditions de
laboratoire de température et de pression) où les ondes sonores incidentes sont d’une gamme
de fréquence de 100 à1600 Hz et sont perpendiculaire à la surface de l'échantillon [126]. Tout
au long de ces expériences, une question se pose : est- ce que la nature des deux faces d’un
échantillon influence le coefficient d'absorption acoustique α? Pour cela, nous avons testé les
deux faces de chaque échantillon des matériaux étudiés.
Pour les composites (LAN / BPA), les principaux résultats des trois échantillons de chaque
composite (bois massif-liège aggloméré noir-bois massif, bois lamellé collé- liège aggloméré
noir-bois lamellé collé) sont montrés respectivement dans les deux figures.III.2 et III.3.
Ces courbes nous renseignent sur l'influence que peut avoir l'empilement de plusieurs couches
de différents matériaux sur la valeur du coefficient d'absorption acoustique. Une valeur
moyenne de α= 0,5 pour le bois lamellé collé peut aller jusqu'à une valeur de α= 0,6 et une
valeur moyenne de α= 0,45 pour le bois massif peut même aller jusqu’à une valeur de α= 0,5.

97
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Figure III.3.Coefficient d'absorption acoustique des deux faces du composite liège/bois


massif (e =120mm).

Figure III.4. Coefficient d’absorption acoustique des deux faces du composite liège/bois
lamellé collé (épaisseur=120mm).

98
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

La norme internationale ISO 11654 [136] répartit les performances d'absorption acoustique en
cinq classes : de A à E. Les valeurs α sont comparées à une série de courbes de référence
établies. Puisque la plage entre les courbes de référence est large, les classes d'absorption ne
fournissent qu'une indication générale sur les caractéristiques du matériau (tableau III.2).
Tableau III.2. Classes d’absorption acoustique [136].

α Classes d'absorption acoustique


0.90 - 1.00 A
0.80 - 0.85 B
0.60 - 0.75 C
0.30 - 0.55 D
0.15 - 0.25 E
0.00 - 0.10 Non classé

• Les Figures III.4, III.5et III.6 ont montré respectivement la variation de l'indice
d'affaiblissement acoustique d'assemblages symétriques en : bois massif-liège agglomérée
noir-bois massif, bois lamellé collé-liège aggloméré noir-bois lamellé colle et asymétriques :
bois massif-liège aggloméré noir- bois lamellé collé. Les valeurs de l'indice d'affaiblissement
acoustique sont influencées par l'épaisseur de la couche intermédiaire en liège. Pour une
épaisseur de 80mm des assemblages asymétriques, les valeurs de R dépassent les 80dB et
même pour une épaisseur de 40 mm les valeurs atteignent les75dB. Les assemblages
symétriques montrent une faible valeur d'environ 65dB.

99
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Figure III.5.Indice d’affaiblissement acoustique des assemblages symétriques : bois massif-


liège aggloméré noir-bois massif, bois lamellé collé-liège aggloméré noir-bois lamellé collé.

100
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Figure.III.6.Indice d'affaiblissement acoustique des assemblages asymétriques : bois massif-


liège aggloméré noir (épaisseur=40mm) en bois lamellé collé.

Figure III.7.Indice d'affaiblissement acoustique des assemblages asymétriques : bois massif-


liège aggloméré noir (épaisseur=80mm)- bois lamellé collé.

101
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

II.2. Discussions
Pour les composites, l'association de liège aggloméré noir qui est un bon absorbant avec le
bois qui est un mauvais absorbant sous forme de composite, induit un matériau moyennement
absorbant notamment dans les basses fréquences (400 Hz). Nous avons conclu que la valeur
de l'absorption acoustique du système sandwich entier est influencée par la surface du
matériau de premier contact. Dans ce cas, c’est la surface du bois de pin d'Alep.
Suivant le tableau III.2 qui classe les matériaux suivant le coefficient d’absorption acoustique,
nous avons trouvé que les sandwichs ayant des peaux en bois lamellé collé pourraient avoir la
classe C. Cependant, les sandwichs ayant des peaux en bois massif pourraient avoir la classe
D. ces résultats nous renseigne sur le classement acoustique moyen de ces nouveaux
matériaux élaborés.
Nous avons obtenu un bon résultat de l’indice d’affaiblissement acoustique pour les structures
sandwichs asymétriques dans les basses fréquences. Cela permet d'envisager leurs utilisations
dans la construction pour la correction acoustique. (Exemple : entre deux chambres de la
même construction).
En effet, l’indice spécifique calculé est dans le même ordre de grandeur que ceux de certains
systèmes utilisés dans la construction (cloisons de distribution), exemple :
• Structure alvéolaire de 50mm d’épaisseur : Rw + C = 26dB
• Structure en nid d’abeille de 72mm d’épaisseur : Rw + C = 29dB
Pour notre cas :
• Sandwich avec une épaisseur totale de 120 mm: bois massif + liège aggloméré noir
(80mm) + bois lamellé collé : Rw+ C = 27dB
Ces résultats indiquent la possibilité de son utilisation dans le secteur du bâtiment comme
le cas des structures alvéolaires et celles à nid d’abeille.

102
Chapitre III. Comportement acoustique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Conclusion
Dans ce travail, les propriétés acoustiques de bois de pin d'Alep et de liège aggloméré noir
et leurs structures sandwich ont été examinées du point de vue expérimental.
L'objectif était de déterminer si ces matériaux avaient un intérêt d’isolations et
d’absorption acoustiques pour l’utilisation dans le bâtiment.
Les résultats révèlent :
• Le coefficient d'absorption acoustique des matériaux est influencé par l’épaisseur des
matériaux. Plus le matériau est épais plus il sera plus absorbant dans la gamme de
fréquences allant de 100 à 1600 Hz. Par conséquent, les pics se déplacent vers des
fréquences plus basses.
• Les assemblages de bois du Pin d’Alep et du liège aggloméré noir montrent un intérêt
particulier pour la correction acoustique.
• La sensibilité du coefficient d'absorption à l'état de surface de l'échantillon.
• Les valeurs les plus élevées de l'indice d'affaiblissement acoustique (80 dB) sont
obtenues avec un sandwich "asymétrique" (bois massif-liège-bois lamellé collé).
• Le calcul de l’indice spécifique (Rw + C = 27) montre la forte possibilité de son
insertion dans le domaine de la construction.
Ces nouveaux matériaux ajoutent à leurs propriétés de bio-source, biodégradabilité, la
légèreté, la disponibilité et le faible coût la caractéristique de la correction acoustique.
En outre, ils permettent d'être intégré dans le domaine de la construction où les
constructeurs sont toujours à la recherche du matériau ayant des performances meilleures
et à moindre coût. Principalement, en termes d'énergie et d'empreinte environnementale.

103
Chapitre IV. Comportement thermique des
structures hybrides (bois-liège)
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Introduction
L’utilisation raisonnable de l’énergie s’est imposée ces dernières années pour faire face à
l’accroissement de son coût, aux conséquences catastrophiques sur l’environnement et à son
utilisation abusive. Les installations de chauffage ou de climatisation dans les habitations
dévorent d’importantes quantités d’énergie pour assurer des conditions de confort thermique à
l’intérieur des bâtiments. Le calcul des besoins énergétiques dépend fortement des propriétés
thermiques de l’enveloppe du bâtiment qui sont souvent supposées constantes. Les parois sont
constituées de matériaux de construction qui sont généralement des milieux poreux capables
d’absorber, de contenir et d’échanger de l’humidité et de la chaleur.
Dans ce travail, des mesures de la conductivité thermique sont effectuées en utilisant deux
méthodes : le fluxmètre et le CT mètre aux conditions de laboratoire (23°C, 50%). Les
résultats obtenus montrent que les deux méthodes sont efficaces mais, la méthode du
fluxmètre donne plus de précision de mesure. Pour cela, les résultats présentés dans ce
chapitre sont obtenus en utilisant un flux mètre. Des échantillons de bois massif, de bois
lamellé collé et de liège aggloméré noir sont conditionnés dans une chambre climatique dans
laquelle l'humidité relative est de 80% et la température est fixée à 23°C.
Les résultats montrent la sensibilité de ces matériaux bio-sourcès et leurs assemblages
sandwichs à la teneur en eau. Ces propriétés thermiques doivent être prises en compte lors de
la construisons.
Dans cette partie du travail, nous mesurons la chaleur spécifique des trois matériaux en
utilisant une calorimétrie. Les résultats obtenus sont dans une gamme de température allant de
0 à 50 °C. Finalement, nous avons calculé la diffusivité thermique de ces nouvelles structures
sandwichs élaborées.

106
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

I. Matériels et méthodes
Beaucoup de travaux d’évaluation des propriétés thermique de bois ont été effectués. Les
résultats obtenus sont nécessaires dans des applications telles que la construction et
d'autres domaines de l'industrie [137]. Harada et al [138] ont mesuré la conductivité
thermique, la chaleur spécifique et la diffusivité thermique de 13 essences de bois. Ils ont
utilisé la méthode Laser flash pour étudier les propriétés thermiques du bois durant le
processus de chauffage. Suleiman et al [139] ont étudié la conductivité thermique et la
diffusivité du bois suédois. Les résultats ont montré que la conductivité thermique
augmente légèrement avec l'augmentation de la température (20-100◦C) dans les deux
directions longitudinale et transversale. Ils ont détecté une différence significative dans la
conductivité thermique entre les différentes directions.
Parmi les travaux d’évaluations des propriétés thermiques du liège, nous avons distingué
les travaux de Silva et al [62] dans lesquels ils ont montré les propriétés chimiques,
physiques et mécaniques du liège et ses applications. Chekri et al [81] ont discuté la
conductivité thermique, la diffusivité thermique et la capacité calorifique du matériau
granulaire composite. La conductivité thermique est obtenue en utilisant une méthode de
la plaque chaude en régime alternatif. Les résultats montrent que ce matériau composite
granulaire peut être considéré comme étant homogène pour les particules dans la classe
granulaire D= 6.3-8 mm et le volume de liège et plus de 40%. Olivares et al. [140] et
Chekri et al. [42] ont examiné la faisabilité de l'utilisation de composites à base de
liège/gypse dans la construction. Les résultats d’Olivares et al ont montré le potentiel de
ces composites (liège/gypse) pour être utilisé comme une paroi de séparation en raison de
leurs isolation thermique obtenue à partir du liège. En plus de cela, les résultats de Chekri
et al. [42] ont montré l'efficacité de la méthode de la plaque chaude transitoire
asymétrique pour la caractérisation thermique des matériaux granulaires.
Pour les assemblages sandwich bois-liège, il y avait quelques travaux. Nous citons ceux
de Kawasaki et Kawai [141] qui ont fait une étude élargie des propriétés d'isolation
thermique et de chaleur spécifique des panneaux sandwich à peaux en contreplaqué
(PSW). Les valeurs ont été mesurées pour les panneaux de PSW et leurs éléments de
l’âme en utilisant un fluxmètre. Dans ce chapitre, nous avons comparé nos résultats avec
ceux obtenus par Kawasaki et Kawai.

107
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Trois échantillons des composites bois-liège ont été testés. Ils sont obtenus en superposant
deux couches de bois (bois massif, bois lamellé collée) collées à une âme en liège
aggloméré noir (figure IV.1) ayant des épaisseurs de 0,04 m ou 0.08m. L'objectif est
d'observer l'effet de couplage de bois/ liège sur la valeur de la conductivité et de la
résistance thermique.

Figure IV.1. Schéma simplifié des étapes d'élaboration d'assemblage sandwich bois-liège.
Nous avons utilisé le CT mètre et le flux mètre afin de déterminer la conductivité thermique
des constituants de sandwich ainsi qu’une calorimétrie MDSC 7 afin de mesurer la chaleur
spécifique des assemblages bois-liège. La figure IV.2 présente ces appareils de mesure
utilisés.

Figure IV.2. Appareils de mesure des propriétés thermiques des structures sandwichs. CT
mètre, flux mètre et MDSC7.

108
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Les mesures de la conductivité thermique du bois du pin d’Alep ont été effectués au CSTB
grenoble suivant la norme NF EN 12664 [136] pour les tests en utilisant un fluxmétre, et la
norme NF EN ISO 8894-1 [115] pour les essais en utilisantun CT mètre.
La conduction de la chaleur à travers ces structures pourrait être exprimé en utilisant la loi de
Fourier de la conduction thermique à travers un mur composé qui peut être exprimée comme
suit:
x
Ԛcond, mur = -λA * (dt / dx) (IV.1)
Où λ est la conductivité thermique, une zone de la paroi,
et dt / dx = constante (Parce que la température à travers la paroi varie
linéairement avec x). Intégrer et réécrire l'équation ci-dessus: Ԛcond, mur

Ԛcond, mur = -λA * ((t1-t2) / Dx) (IV.2)


Avec la température t1 et t2 respectivement sont celles de la surface
intérieure et la de la surface extérieure,
Dx est la distance entre les deux surfaces de la paroi et A est la surface
de la paroi.
L'équation (2) pour la conduction de la chaleur à travers une paroi
plane peut être écrite comme suit:
Ԛcond, mur = (t1-t2) / rmur (IV.3)
Où rmur (m2.K / W) est la résistance de conduction exprimée comme suit:
Rmur = - x / Xa (IV.4)
L'équation est connue comme l'équation différentielle de transfert de chaleur:
AT / At = (λ / ρ.cp). (∂2T / ∂2x) (IV.5)
Avec ρ la densité et cp la chaleur spécifique
La constante [λ / ρ.cp] dans l'équation (6) est la diffusivité thermique a:
a = λ / ρ.cp (IV.6)

I.1. Les conditions des testes


Premièrement, les mesures ont été effectuées dans les conditions du laboratoire (23 °C, 50%
HR). La température et l'humidité des échantillons pendant l'essai sont respectivement 23 °C
et 15% d'humidité relative. Les valeurs de la densité des échantillons testés pour les trois
matériaux : bois massif, bois lamellé collé et liège aggloméré noir, sont présentés dans le
tableau IV.1.
Deuxièmement, les mesures ont été effectuées sur des échantillons humides pour étudier
l'effet de l'humidité sur la conductivité thermique des matériaux sandwichs. Tous les

109
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

échantillons ont été laissés à l'air sec dans une pièce bien aérée pendant deux semaines.
Ensuite, ils ont été conditionnés à 23°C et à 80% d'humidité relative. La conductivité
thermique et la teneur en eau ont été déterminées pour chaque échantillon après 5, 10, 15 et 20
jours dans la chambre climatique.
II. Résultats et discussions
II.1. Dans les conditions de laboratoire
La valeur de la conductivité thermique dépend de la nature, la structure du bois, la densité et
la teneur en eau. La matière première est composée de fibres relativement denses orientées
dans la direction de la croissance de l’arbre. La conductivité thermique est plus élevée lorsque
la direction du flux de chaleur est perpendiculaire à la direction des fibres. Le tableau IV.1
regroupe quelques valeurs de la conductivité thermique obtenues dans la direction parallèle et
perpendiculaire aux fibres des échantillons de bois.
En utilisant le CT mètre, les valeurs moyennes de la conductivité thermique de cinq
échantillons de bois massif et de bois lamellé collé dans chaque direction sont données dans le
tableau IV.1. Nous pouvons voir que la valeur moyenne de la conductivité thermique prise
dans la directe perpendiculaire aux fibres de bois est supérieure à la valeur moyenne obtenue
dans la direction parallèle. Pour le bois massif, une différence de 0,1 W/m.K entre les valeurs
de mesure obtenues des deux directions (perpendiculaire et parallèle). Pour le bois lamellé
collé, une différence de 0,06 W/m.K.
Pour le liège, les valeurs moyennes de six mesures dans toutes les directions pour chaque
échantillon sont présentées sur le tableau IV.1. La valeur moyenne est d'environ 0,037 W/m.K
avec une résistance de 2,15 m2.K/W à une épaisseur de 0,04m.
Tableau IV.1. Propriétés thermiques des matériaux étudiés obtenues en utilisant un CT mètre.
[142]
Spécimens d (mm) ρ (kg/m3) λ//(W/m.K) R// (m2K/W) λ┴(W/m.K) R┴(m2K/W)
BPAM 20 580 0.18±0.11 0.11 0.281±0.13 0 .07

BPALC 20 360 0.14±0.09 0.14 0.203± 0.01 0.10

LAN 40 65 0.036±0.015 1.11


80 0.037±0.013 2.15

Assemblies
(BPAM- 80 322 0.062±0.034 1.33 0.064±0.032 1.25
LAN-
BPAM) 120 0.051±0.03 2.37 0.052±0.026 2.29

(BPALC- 80 212 0.057± 0.021 1.39 0.061± 0.010 1.31

110
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

BAC-
BPALC) 120 0.049±0.016 2.43 0.051±0.030 2.35

BPAM- 80 267 0.058±0.04 1.36 0.062±0.041 1.28


BAC- 120 0.053± 0.016 2.40 0.052±0.032 2.32
BPALC)

Pour les structures sandwiches symétriques, la valeur moyenne de la conductivité thermique


est d'environ 0,06 W/m.K pour une épaisseur totale de 0,08 m et d’environ 0,05 W/m.K pour
une épaisseur totale de 0,12 m. Pour les assemblages asymétriques, la valeur moyenne de la
conductivité thermique est d'environ 0,06 W/m.K pour une épaisseur totale de 0,08 m et
d'environ 0,05 W/m.K pour une épaisseur totale de 0,12 m.
Les structures sandwiches possèdent un pouvoir d’isolation thermique avec une valeur de
conductivité thermique d’environ 0,05 W/m.K pour 0.12m d'épaisseur.
En comparant les résultats obtenus avec ceux de Kawasaki et Kawai [141], nous constatons
que pour une densité de 260 kg/m3, les valeurs de la conductivité thermique d'un panneau
sandwich à peaux en contreplaqué (PSW 260) est d'environ 0,064 W/m.K pour 0.19 m
d'épaisseur.
En effet, l'augmentation de l'épaisseur entraîne une augmentation de la résistance thermique et
une diminution de la conductivité thermique.
Tableau IV.2. Propriétés thermiques des matériaux étudiés obtenues à l'aide du fluxmètre
[142].
Spécimens d (mm) ρ (kg/m3) λ (W/m.K) R (m2K/W) a (m2/h)

BPAM 20 580 0.192±0.14 0.10 0.00079

BPALC 20 360 0.143±0.10 0.14 0.00092

LAN 40 65 0.041±0.02 0.98 0.00119

(BPAM- 80 322 0.068±0.016 1.18 0.00015


LAN-
BPAM)

(BPALC- 80 212 0.063± 0.023 1.26 0.00021


LAN-
BPALC)

BPAM- 80 267 0.065± 0.026 1.22 0.00017


LAN-

111
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

BPALC)

Nous avons effectué une comparaison des résultats obtenus dans cette partie avec les
matériaux de construction ordinaire, nous avons sélectionné la conductivité thermique de
certains matériaux ordinaires :
Le béton (2200 kg/m3) est de l'ordre de 1,66 W/m.K, la brique (1850 kg /m3) est d'environ
1,15 W/m.K.
La conductivité thermique de certains matériaux isolants comme la laine de roche (138 kg/m3)
est de 0,046 W/m.K, la laine de chanvre (40 kg/m3) est de 0,06 W/m.K et la laine de bois est
de 0,05 W/m.K [43]. Notre nouveau panneau hybride développé peut être classé parmi les
matériaux isolants avec une conductivité thermique de 0,06 W/m.K.

II.2. Conditions de la chambre climatique (23 °C, 80% HR)


Cette partie rassemble les résultats des mesures de la conductivité thermique des deux
configurations d’assemblage bois de pin d'Alep /liège aggloméré noir en utilisant un
fluxmètre. Les échantillons sont conditionnés dans une chambre climatique à 80% d'humidité
relative et à 23 °C de température. Le but principal de cette partie est d'observer l'effet de
l'humidité sur la valeur de la conductivité thermique des deux composants de la structure
sandwich (le bois et le liège)et la structure elle-même (la structure sandwich).
Nous avons remarqué la forte influence de l'humidité sur la valeur de la conductivité
thermique dans les trois matériaux. L'augmentation de la teneur en eau conduit à une
augmentation de la conductivité thermique et une diminution de la résistance thermique. En
effet, nous avons conclu que la conductivité thermique des structures sandwichs est influencée
par la teneur en eau. Nous avons remarqué aussi que l'adhésif de la structure du bois lamellé
collé a une valeur de la conductivité thermique diminuée par rapport à celle du bois massif.
La diffusivité thermique (a) est une grandeur proportionnelle à λ et inversement
proportionnelle à Cp. Ces données peuvent être calculées selon une méthode de la littérature
(équation IV.7).
Les valeurs de la chaleur spécifique des peaux en bois (massif et lamellé collé) et de l’âme en
liège sont respectivement d'environ 5 J/Kg.K, 4,9 J/Kg.K et 4,5 J/Kg.K. Par conséquent, les
valeurs de la diffusivité thermique des assemblages sont respectivement de 0,00015 m2/h,
0,00021 m2/h et 0.00017m2/h (Tableau IV.2).
En comparaison avec les résultats de Kawasaki et Kawai [141], les valeurs de la diffusivité
thermique des panneaux PSW350 (ρ = 340 kg / m2) sont de l’ordre de 0,00050 m2/h.

112
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

II.3. Chaleur spécifique des matériaux étudiés


La chaleur spécifique "CP" est une donnée nécessaire pour résoudre la fonction de transfert de
chaleur et de temps. Elle a été mesurée par l'appareil de calorimétrie différentiel à balayage
(DSC) [120] au CSTB Grenoble sur des échantillons en suivant un protocole standard pour
l'essai. Les résultats obtenus sont dans une fourchette de température allant de 0-50 °C pour
les trois échantillons de liège aggloméré noir, de bois massif et de bois lamellé collé.
L’évaluation de la chaleur spécifique des matériaux étudiés est représentée sur la figure IV.3
(A, B et C). Elle montre également les capacités calorifiques de ces matériaux.

Figure IV.3. Évaluation de la chaleur massique en fonction de la température. (A) pour le


Liège aggloméré noir, (B) le bois massif, (C) le bois lamellé collé.
Dans cette étude, un profil de température de la chaleur iso a été appliqué pour mesurer la
chaleur spécifique du bois de pin d'Alep et du liège aggloméré noir. Cela signifie que la
température modulée ne diminue jamais. Les expériences ont été réalisées avec une amplitude
de température de 2 °C. La chaleur spécifique augmente légèrement avec la température.
Á la température ambiante (T= 23°C), la chaleur spécifique du liège aggloméré noir, le bois
massif et bois lamellé collé sont respectivement : 1,90 J /g.K. Pour, 1,55 J /g.K et 1,50 J /g.K.
En raison de sa structure en nid d'abeilles, nous avons remarqué que le liège est un bon

113
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

absorbant de chaleur par rapport au bois tandis que, le bois lamellé collé est légèrement plus
absorbant que le bois massif.

Conclusion
Les propriétés thermiques des panneaux sandwich bois-liège ayant différentes épaisseurs ont
été étudiées. Le bois de pin d'Alep, le liège aggloméré noir et leurs sandwichs ont été
examinés. Les résultats ont été comparés avec ceux Kawasaki et Kawai et avec les propriétés
des matériaux de construction ordinaires.
Les valeurs de la conductivité thermique (λ) des structures sandwiches symétriques et
asymétriques (BPAM-LAN-BPAM), (BPALC-LAN-BPALC) et (BPAM-LAN-BPALC) avec
des densités respectives de 322 kg/m3, 212 kg/m3 et 267 kg/m3 étaient respectivement de
0,068 W/m.K, 0,063 W/m.K et 0,065 W/m.K. Les valeurs de la résistance (R) étaient
respectivement de1,18 m2.K/W, 1,28 m2.K/W et 1.22m2.K /W. Les valeurs de la chaleur
spécifique (Cp) ont été respectivement de 5 J/g.K, 4.9J/g.K et 4.95 J/g.K. Finalement les
valeurs de la diffusivité thermique (a) étaient respectivement de 0,00015 m2/h, 0,00021 m2/h
et 0.00017m2/h. Les nouvelles structures sandwiches ont montré des propriétés thermiques
sensiblement similaires aux structures de Kawasaki et Kawai en utilisant un fluxmètre et dans
le même ordre de grandeur que ceux des isolants tels que la laine de chanvre (40 kg/m3 de
densité).
Nous pouvons aussi tirer d'autres conclusions :
• Il est préférable de concevoir les deux couches de bois parallèlement à la diffusion de
chaleur. Cela permet d’obtenir toujours des petites valeurs de la conductivité thermique.
• Le liège aggloméré noir algérien possède un pouvoir d’isolation thermique (λ =
0.041W/m.K, Cp = 1.9 J /g.K).
• L'humidité affecte la conductivité thermique et la résistance thermique des matériaux
bio-sourcés étudiés.
Les assemblages sandwich profitent des avantages des deux peaux en bois et l’âme en liège.
Pour l'application de ces nouveaux panneaux sandwichs élaborés dans le bâtiment, les
performances d'isolation thermique doivent être étudiées sur une plus grande échelle en tenant
compte de certains paramètres comme le coefficient de transfert thermique global.
La comparaison des résultats obtenus dans cette partie avec les résultats issus de la
bibliographie, nous a permis de déduire la possibilité d'utiliser ces matériaux à faible densité
pour l'isolation thermique et d'assurer un confort désiré.

114
Chapitre IV. Comportement thermique des structures hybrides (bois-liège) UMBB/2016

Ce travail est une initiation pour des études plus détaillées sur perméabilité à la vapeur d’eau,
des isothermes d’absorption et d’adsorption du bois de pin d'Alep, de liège et leurs
composites. Cette partie, reste encore une des filières ouvertes de recherche et d'investigation
sur le plan expérimental où des travaux de modélisation sont nécessaires.

115
Chapitre V. Comportement mécaniques
des structures hybrides (bois-liège)
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Introduction
Les panneaux sandwichs bois-liège présentent des originalités qui nécessitent des études
spécifiques. Ces nouveaux matériaux sont hybrides ce qui exige des études séparées des
propriétés mécaniques de leurs constituants. L’étude séparée des propriétés mécaniques de ces
deux ressources forestières a été présentées dans le chapitre II.
Cette partie de travail est consacrée à la caractérisation du comportement mécanique de ces
panneaux composites types sandwichs élaborés. Une synthèse bibliographique, une analyse
théorique des normes et des formules a été effectuée.
En premier lieu, nous avons opté à une analyse théorique et à un choix des normes utilisées
dans cette partie. En second lieu, nous avons réalisé des essais flexion trois points et des
essais compression perpendiculaire. Ces deux essais, nous ont permis d’avoir une première
approximation du comportement mécanique des panneaux sandwichs bois/liège.
Les essais flexion trois points et compression perpendiculaire ont été réalisés au CSTB
Grenoble. Les résultats nous ont permis d’avoir une première idée sur l’influence de la
couche de liège aggloméré sur le comportement mécanique des panneaux sandwichs.

117
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

I. Essai flexion 03 points

Les essais considérés dans cette partie sont des essais de flexion 3 points afin de se rapprocher
au maximum des sollicitations réelles.
L’essai flexion 03 points est un test mécanique statique qui fait partie de la famille des essais
indépendants du temps. Cet essai permet de caractériser des propriétés intrinsèques et
extrinsèques des matériaux étudiés. Il est très facile à mettre en œuvre (absence de système de
fixation d’éprouvette et géométrie simple de l’échantillon).
Les essais mécaniques des panneaux sandwiches ont été effectués au laboratoire mécanique
de CSTB Grenoble en France.
I.1. Matériels et méthodes
Les essais flexion ont été effectués avec une vitesse de déplacement de 3mm/min et une
distance (d) entre les appuis de 400mm. Ces essais ont permis de déterminer les propriétés
mécaniques des nouveaux matériaux élaborés.
Les tests ont été effectués sur une machine universelle du type Zwick pilotée par un
ordinateur. Ce dernier, comporte un logiciel d'acquisition des données et dotée d’un capteur
de force de 500KN pour une vitesse de 3mm/min. Les dimensions des échantillons ont été
prises suivants la NF T54-606 (1987) [143]. Cette procédure a été suivie par plusieurs auteurs
comme Reis et silva [62], Lakreb.N [144], Mir. A [92]

(A) (B)
Figure V.1. Essai de flexion 03 points. (A) Montage normalisé, (B) Montage de l’échantillon
sur la machine d’essai.

118
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Figure V.2. Éprouvettes sandwich bois-liège en cours d’essai flexion 3 points au début et à la
fin de l’essai.
Plusieurs paramètres interviennent dans la conception et le calcul du panneau sandwich
soumis à un effort de flexion :
• la flèche de déformation
• la résistance à la rupture et le module de l'âme et des peaux
• le mode de sollicitation statique ou dynamique
Le calcul de la déformation en flexion sous l'effet d'une charge d'un panneau sandwich (figure
V.3) a été effectué. Les formules ci-dessous ont été utilisées:
Le schéma ci-dessus présente la structure sandwich bois-liège :

Figure V. 3. Représentation d’un panneau sandwich et ces dimensions.

Eieff est le module d’élasticité effectif de la flexion lié aux peaux rigides :

(V.1)
σliège et σbois sont respectivement les contraintes à la flexion de l’âme en liège et les peaux en
bois :

119
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

(V.2)

(V.3)

D=Ē.I avec Ē=Ebois (1-h23/h) (V.4)


D’où :
Ebois : module d'Young des peaux rigides, 11330MPa.
Eliège: module d'Young de l'âme, 3MPa.
P : charge totale,
d1 : Distance entre appuis.
D : rigidité,
I : inertie, bh3/12
I.2. Résultats et discussions
Les figures V.3, V.4 représentent les courbes force-déplacements sous l’essai flexion 3 points
des sandwichs ayant deux configurations différentes (SBM et SBLC) avec la même épaisseur
totale de 80 mm. Le tableau V.1 récapitule les valeurs calculées de la contrainte à la flexion 3
points (σb) des deux peaux rigides (bois), la rigidité à la flexion (D) et la contrainte à la
flexion 3 points de l’âme en liège (σl).
Nous avons remarqué pour le SBM, un comportement linéaire jusqu’à 3000N suivi d’une
phase non linéaire jusqu’à la rupture à 5900N pour un déplacement de 29mm. Le SBLC
possède un comportement linéaire jusqu’à 4000N jusqu’à la rupture à 5700N pour un
déplacement de 26mm.

120
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Tableau V.1. Caractéristiques mécaniques des panneaux sandwichs SBM80 et SBLC80 sous
l’essai flexion 3 points.

Matériaux Pmax [N] σb [MPa] σl [MPa] D [N/mm2] Eieff [MPa]

SBM Bois 20,05 76,13.109


80mm
1.1154E+10
6618

Liège 0,0012

SBLC
80mm Bois 18.82 77,15.109
5700 1.2215E+10

Liège 0,0010

6000

5000

4000
Force (N)

3000

2000

1000

0
0 10 20 30 40 50 60
Déplacement (mm)

Figure V.4. Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin d’Alep
massif (SBM) en flexion 3 points.

121
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

6000

5000

4000
Force (N)

3000

2000

1000

0
0 5 10 15 20 25 30 35
Déplacement (mm)

Figure V.5. Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin d’Alep
lamellé collé (SBLC) en flexion 3 points.
Nous remarquons que les sandwichs ayant les peaux en bois massif et une épaisseur totale de
80mm(SBM : Sandwichs Bois Massif) possèdent une contrainte à la flexion 3 points de ces
peaux de l’ordre de 20MPa et une contrainte de l’ordre de 0.0012MPa pour l’âme en liège.
Cependant, les sandwichs ayant les peaux en bois lamellé collé avec la même épaisseur
(80mm) (SBLC : Sandwichs Bois Lamellé Collé) présentent une contrainte à la flexion des
peaux en bois de18MPa et une contrainte de 0.001MPa pour l’âme en liège.
Les résultats nous renseignent sur la connexion imparfaite entre le bois et le liège. Ceci se
traduit par le coefficient gamma (γ). Si ce dernier est égal à 1, la connexion entre le bois et le
liège est parfaite et s’il est égal à 0, la connexion n’existera pas. Si nous supposons que
gamma est égale à 0, nous obtiendrons une contrainte de 74MPa pour le bois et Si nous
supposons que gamma est égale à 1, nous obtiendrons une contrainte de 5,13MPa pour le
bois. La réalité est entre les deux. La formule suivante est utilisée pour calculer le coefficient
γ:
EIeff = EI + γ * S* d2
Nous obtenons une valeur gamma égale à 0.3
Selon Diaz et al [145], les valeurs de la contrainte à la flexion de liège expansé est de l’ordre
de 2.9MPa. Cette valeur est petite devant les valeurs obtenues pour notre nouveau sandwich
élaboré.

122
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

La faible différence entre l’effort maxi pour les deux types de sandwichs, les valeurs de b,
h1et h2et la présence de la colle influencent légèrement sur les valeurs obtenues des
contraintes à la flexion 3 points ce qui explique cette différence en faveur des sandwichs en
peaux lamellé collé.
I.3. Analyse du mode de rupture en flexion 03 points
Nous avons remarqué que le mode de rupture de quatre éprouvettes en SBM durant l’essai
était identique. Ce mode de rupture était par cisaillement de l’âme (figure V.6). Toutes les
âmes en liège expansé ont montré les mêmes apparences et progressions des fissures. Les
ruptures ont commencé avec une petite fente de cisaillement et ont propagé à partir de la
région l'application de la charge aux extrémités de l'éprouvette. À l’exception d’une seule
éprouvette, le mode de rupture était une défaillance localisée dans la région de la charge
appliquée. Le même phénomène est observé pour le sandwich SBLC. À la fin de l’essai, nous
avons remarqué le retour des éprouvettes à l’état initial après suppression de la charge
appliquée.

Figure V.6. Rupture du sandwich SBM en flexion trois points.

II. Essai de compression perpendiculaire


La résistance à la compression exercée perpendiculairement au fil est principalement causée
par la présence de charges concentrées ou par des contraintes exercées aux appuis des
éléments fléchis. Nous avons utilisé des plaques d’appuis en acier afin d’augmenter la surface
d’appui et de diminuer les effets de la compression perpendiculaire au fil.
II.1. Matériels et méthodes :
L’essai a été effectué en utilisant des échantillons dont les dimensions sont : 50x50x80mm
(figure V.6) à une vitesse de traverse constante de 6mm/min en utilisant la machine

123
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Zwich/Roell munie d’un capteur de force et d’un logiciel d’acquisition des données. La
contrainte à la déformation maximale a été calculée et elle correspond à environ 50% (ԑmax).

Figure V.7. Éprouvettes sandwich bois-liège en cours d’essai compression perpendiculaire


au début et à la fin de l’essai.
Les contraintes à la compression perpendiculaire des deux peaux sont données par les
formules suivantes:

σb= (V.5)
( )
La contrainte en cisaillement dans l'âme est donnée par la formule :
(V.6)
σl= ( )

M et N sont respectivement le moment fléchissant et l'effort tranchant. Leurs valeurs sont


présentées sur l’annexe 05.

II.2. Résultats et discussions


Les figures V.7 et V.8 représentent les courbes forces-déplacement des panneaux sandwichs
SBM et SBLC en essai compression dans la direction perpendiculaire. Le tableau V.2 résume
les propriétés de ces assemblages en compression.
Tableau V.2. Propriétés principales des panneaux sandwichs SBM et SBLC en compression
perpendiculaire: Contrainte à la compression perpendiculaire (σ), déformation maximale
(ԑmax) .

Sandwichs σ(MPa) ԑmax (%)

SBM 80mm Bois 0.18 55.1

124
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

Liège 0.27

SBLC 80mm Bois 0.15 49.8


Liège 0.24

50000

40000

30000
Force (N)

20000

10000

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
D é p la c e m e n t (m m )

Figure V.8.Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin


d’Alep massif (SBM) en compression perpendiculaire.

25000

20000

15000
Force (N)

10000

5000

0
0 5 10 15 20 25 30 35
Déplacement (mm)

Figure V.9. Courbe force-déplacement des structures sandwichs à base de bois du pin
d’Alep lamellé collé (SBLC) en compression perpendiculaire.

Le comportement à la compression perpendiculaire des panneaux sandwiches (SBM et SBLC)


est comparé avec des études similaires. Des études portant sur la compression des panneaux

125
Chapitre II. Comportement mécanique des structures hybrides (bois-liège). UMBB/2016

sandwichs ont montré un comportement élastique linéaire initial suivi d'une déformation
plastique. Cependant, les paramètres de compression correspondants (tableau V.2) sont plus
faibles que ceux obtenus pour les matériaux composites. Le panneau sandwich SBM comporte
deux peaux rigides en bois massif d’une contrainte à la compression de l’ordre de 0.18MPa et
une âme en liège de l’ordre de 0.27MPa. Le panneau sandwich SBLC comporte deux peaux
rigides en bois lamellé collé d’une contrainte à la compression de l’ordre de 0.15MPa et une âme
en liège de l’ordre de 0.24MPa. Le liège naturel a un module d’élasticité de l’ordre de 8 à 20
MPa [146]. Cette faible résistance à la compression des panneaux sandwichs est liée directement
aux propriétés de compression du liège aggloméré. En effet, la résistance à la compression du
liège aggloméré expansé est inférieure à celle du liège en raison des changements cellulaires
d'origine thermique qui se produisent au cours de sa production. Cette conclusion a été montrée
dans plusieurs études portant sur l'effet de la température sur les propriétés du liège [147; 76].
Le comportement à la compression des panneaux sandwichs est similaire à ce qui est rapporté pour
la compression de liège. Nous pouvons conclure que le comportement du liège est un facteur
déterminant du comportement de sandwich entier à âme en liège ce qui permet de grandes
déformations et reprise dimensionnelle. Ceci est le résultat de la structure cellulaire du liège qui est
clairement visible dans les granulés de liège aggloméré.

126
Conclusion générale et perspectives

127
Conclusion générale et perspectives UMBB2016

Afin de minimiser les consommations énergétiques, les effets néfastes des matériaux de construction
ordinaires sur l’environnement et de valoriser les ressources forestières Algérienne, nous avons
élaboré, analysé et qualifié des assemblages sandwichs à base de bois de Pin d’Alep et du liège
aggloméré noir.
Au fil des nombreuses recherches liées à ce travail de thèse, nous avons constaté à travers de
nombreuses publications et travaux de thèse que le comportement des structures sandwichs a été plus
au moins traité. En plus, peu de travaux ont porté sur l’utilisation de ces matériaux bio-sourcés dans
le secteur de la construction.
En partant d’une approche d’actualité basée sur une logique d’éco-conception et de mise en valeur
des ressources naturelles, la recherche réalisée est en grande partie dédiée à l’analyse du
comportement thermique (aux conditions de laboratoire et aux conditions de l’enceinte climatique),
du comportement acoustique (détermination du coefficient d’absorption et de l’indice
d’affaiblissement acoustique) et du comportement mécanique (essai flexion 3 points et essai
compression perpendiculaire).
L’objectif de ces caractérisations est de quantifier les différentes résistances et surtout la qualification
de l’intégrité de ces structures sandwichs dans le secteur de la construction.
Les résultats du comportement acoustique ont révélé que les assemblages de bois du Pin d’Alep et de
liège aggloméré noir montrent un intérêt particulier à la correction acoustique et à la sensibilité du
coefficient d'absorption à l'état de surface de l'échantillon.
Les valeurs les plus élevées de l'indice d'affaiblissement acoustique (80 dB) sont obtenues avec un
sandwich "asymétrique" (bois massif/ liège/ bois lamellé collé).
Le calcul de l’indice spécifique Rw + C = 27 montre la forte possibilité de son insertion dans le
domaine de la construction en le comparant avec d’autre matériaux disponibles sur le marché, utilisés
dans la construction pour faire de la correction acoustique.
Les résultats du comportement thermique ont montré des valeurs de la conductivité thermique des
structures sandwiches symétriques et asymétriques (BPAM-LAN-BPAM), (BPALC-LAN-BPALC)
et (BPAM-LAN-BPALC). Ces structures ont des densités respectives de 322 kg/m3, 212 kg/m3 et
267 kg/m3pour des valeurs de λ respectives de 0,068 W/m.K, 0,063 W/m.K et 0,065 W/m.K. Les
valeurs de R ont été respectivement de 1,18 m2.K/W, 1,28 m2.K/W et 1.22m2.K/W. Les valeurs de
Cp ont été respectivement de 5J/g.K, 4.9J/g.K et 4.95J/g.K et les valeurs de la diffusivité thermique
ont été respectivement de 0,00015m2/h, 0,00021m2/h et 0.00017m2/h. Les nouveaux panneaux
sandwich ont montré des propriétés thermiques sensiblement similaires à celles de Kawasaki et
Kawai en utilisant le même appareil (le fluxmètre).

128
Conclusion générale et perspectives UMBB2016

Les résultats du comportement mécanique des deux structures sandwichs en bois massif et lamellé
collé ont montré des valeurs des contraintes en flexion 3 points qui dépassent une valeur de 25MPa
pour les structures en bois massif et d’une valeur moyenne de 21MPa pour la structure en lamellé
collé.
Ces matériaux ajoutent à leurs propriétés de bio-sourcé, biodégradabilité, légèreté, disponibilité et le
faible coût ; un potentiel d’isolation acoustique, thermique et même mécanique.
Fiche technique

129
Conclusion générale et perspectives UMBB2016

Perspectives
Compléter la fiche technique par la réalisation des essais suivants:
– La résistance au feu
– La durabilité dans le milieu constructif
Une suite directe de ce travail sous d’autres aspects expérimentaux et numériques est à encourager.
Des essais de détermination de la perméabilité à la vapeur de ces matériaux bio-soucés ainsi que le
traçage des isothermes d’absorption et d’adsorption. Les essais permettent de cerner le comportement
de ces matériaux aux changements d’humidité relative.
Il serait profitable pour le domaine de la construction de s’intéresser à plusieurs matériaux pour l’âme
isolante tel que prévoir d’autre types de liège aggloméré. Á partir de la, une comparaison pourrait
être établie une entre les panneaux et finalement réaliser une maisonnette avec ces nouveaux
panneaux. Cette dernière serait équipée d’indicateurs de température et d’humidité relative afin de
prévoir son comportement en saison estivale et hivernale.

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142
Annexes
Annexes UMBB2016

Annexe1 : Programme National d’Efficacité Énergétique (PNEE)


Le programme d’efficacité énergétique obéit à la volonté de l’Algérie de favoriser une
utilisation plus responsable de l’énergie et d’explorer toutes les voies pour préserver les
ressources et systématiser la consommation utile et optimale. L’objectif de l’efficacité
énergétique consiste à produire les mêmes biens ou services, mais en utilisant le moins
d’énergie possible. Ce programme contient des actions qui privilégient le recours aux formes
d’énergie les mieux adaptées aux différents usages et nécessitant la modification des
comportements et l’amélioration des équipements.

Le plan d’action en matière d’efficacité énergétique se présente comme suit :

 Isolation thermique des bâtiments


En Algérie, le secteur du bâtiment est le secteur le plus énergivore. Sa consommation
représente plus de 42% de la consommation finale.

Les actions de maîtrise de l’énergie proposées pour ce secteur portent notamment sur
l’introduction de l’isolation thermique des bâtiments qui permettront de réduire d’environ
40% la consommation d’énergie liée au chauffage et à la climatisation des logements.

 Développement du chauffe-eau solaire


La pénétration du chauffe-eau solaire (CES) en Algérie reste embryonnaire mais le potentiel
est important. Il est prévu, dans ce sens, le développement du chauffe-eau solaire en le
substituant progressivement au chauffe-eau traditionnel. L’acquisition d’un chauffe-eau
solaire est soutenue par le fonds national pour la maîtrise de l’énergie (FNME).

 Généralisation de l’utilisation des lampes à basse consommation d’énergie


L’objectif assigné à la stratégie d’action est l’interdiction graduelle de la commercialisation
des lampes à incandescence (lampes classiques couramment utilisées par les ménages) sur le
marché national à l’horizon 2020. En parallèle, il est prévu la mise sur le marché de quelques
millions de lampes à basse consommation.

Par ailleurs, la production locale des lampes à basse consommation sera encouragée,
notamment, par le recours au partenariat entre les producteurs locaux et étrangers.

 Introduction de la performance énergétique dans l’éclairage public


Le poste éclairage public est l’un des postes les plus énergivores du patrimoine des col-
lectivités locales. Souvent, les responsables de ces collectivités sont très peu informés des
possibilités d’amélioration, voire de réduction de la consommation énergétique de ce poste.

144
Annexes UMBB2016

Le programme de maîtrise de l’énergie dédié aux collectivités locales consiste à substituer la


totalité des lampes à mercure (énergétivores) par des lampes à sodium (économiques).

 Promotion de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel


Le secteur industriel représente environ le quart de la consommation énergétique finale du
pays. Pour plus d’efficacité énergétique, il est prévu :

Le cofinancement des audits énergétiques et des études de faisabilité qui permettront aux
entreprises de définir avec précision les solutions technico-économiques les mieux adaptées
pour réduire leur consommation énergétique ; le cofinancement des surcoûts liés à
l’introduction de l’efficacité énergétique pour les projets viables techniquement et
économiquement.

 Promotion du GPL/C
A l’horizon 2020, il est prévu d’augmenter la part de marché du gaz de pétrole liquéfié
carburant (GPL/C) dans le parc automobile à hauteur de 20%.
Ce programme prévoit l’octroi d’une aide financière directe aux bénéficiaires qui
souhaiteraient convertir leurs véhicules au GPL/C.
 Promotion du GN/C
Dès le début des années 1990, un programme d’études a été initié pour la conversion au gaz
naturel carburant (GN/C) des véhicules utilitaires roulant au gasoil. Des installations ont été
réalisées par Sonelgaz pour la distribution de ce carburant à une flotte expérimentale.
Il est prévu d’ici 2013 de faire fonctionner au GN/C plusieurs dizaines de bus pour la ville
d’Alger et d’étendre l’opération aux autres grandes villes d’Algérie d’ici 2020.

 Introduction des principales techniques de climatisation solaire


L’utilisation de l’énergie solaire pour la climatisation est une application à promouvoir
particulièrement au sud du pays, d’autant que les besoins en froid coïncident, la plupart du
temps, avec la disponibilité du rayonnement solaire (fonctionnement au fil du soleil).

Par ailleurs, le champ de capteurs solaires pourrait aussi servir à la production d’eau chaude
sanitaire et au chauffage des locaux pendant la saison froide. Le rendement global de
l’installation est de ce fait très intéressant.

145
Annexes UMBB2016

Annexe 2 : conductivités thermiques et masses volumiques de quelques


essences de bois et de quelques matériaux de construction.

146
Annexes UMBB2016

Annexe 3 : Procédure et résultats de collage bois-liège

I. Éprouvettes, équipements et procédure de l’expérience

Afin de tester l’adhésion entre le bois de Pin d’Alep et le liège agglomérée noir, un test de
cisaillement a été effectué suivant la norme EN 392. L’expérience avait été effectuée en
utilisant trois colles différentes : la résorcine, la vinylique et le néoprène (Figure A.3.1). Le
tableau A.3.1 englobe les différentes caractéristiques techniques des colles utilisées. Des
éprouvettes bois-liège ayant les dimensions suivantes (50*50*20) mm ont été collées. La
procédure est présentée sur la figure A.3.2.

Figure A.3.1. Colles industrielles utilisées : résorcine, vinylique et néoprène.

Tableau A.3.1. Caractéristiques techniques et quantités des colles utilisées.

Type de colle Caractéristiques techniques Consommation

Résorcine Densité 1,13

(Type : SADER Viscosité de la résine 150-400 mPa.s


MARINE)
Conditions d’utilisation T= 20°C
H%=50-55%

3h
Durée de vie du mélange 300 à 800 g/m2
5 à 10 min selon le type de
Temps ouvert la colle.
30 à 60 min
Temps d’assemblage fermé
12°C
Température minimale d’utilisation
-40°C à +150°C
Tenue en température

Vinyliques Résistance à la chaleur +70°C

147
Annexes UMBB2016

(Type : SADER R.22) Temps ouvert maximal à 20°C 30min

Temps de stabilisation à 20°C 24h 120 à 180 g/m2


pour un collage
Temps de serrage à 20°C 20à30 min simple.
Température minimale d’application +7°C

Taux d’extrait sec 51%

Néoprène Densité 0,86

(Type :BOSTIK 1400) Viscosité 4000 mPa 150 g/m2 pour


un encollage
Temps ouvert 60 min max simple et plus
Temps de séchage 10 à 15 min pour un
encollage
Température minimum d’application + 10°C double.

Taux d’extrait sec 22%

II. Procédure de collage Bois/liège


II.1. Exemple de collage avec la résorcine
Nous avons découpé les éprouvettes du bois et du liège à des dimensions de (50*50*20) mm.
Les surfaces à coller doivent être planes, sèches, dépoussiérées et dégraissées. Il faut ensuite
stabiliser les matériaux 48 heures avant le collage .Pour préparer le mélange collant, nous
avons incorporé progressivement 5g du durcisseur dans 25g de la résine en agitant le mélange
jusqu’à l’obtention d’une parfaite homogénéité (20 parties de durcisseur pour 100 parties de
résine en poids).Nous avons pris la première éprouvette de bois, nous avons pris son poids
ensuite, nous avons taré la balance et on ajouté progressivement environ 0,5g/25cm2 de la
colle sur la face à coller ensuite on l’étale à l'aide d’une spatule. Nous avons pris la seconde
éprouvette de liège, nous avons pris son poids ensuite, nous avons taré la balance et
finalement, nous avons ajouté progressivement environ 1,5g/25cm2de la colle sur la face à
coller ensuite on l’étale à l’aide d’une spatule.
Nous avons assemblé les deux éprouvettes immédiatement de façon à ne pas dépasser le
temps ouvert qui est de 5 à 10 min pour des températures respectives de 25 à 15 °C.
Finalement, un serrage des deux éprouvettes était nécessaire afin d’obtenir un contact intime
entre la colle est les matériaux.il convient de serrer soigneusement les assemblages, Les temps

148
Annexes UMBB2016

de serrage sont en moyenne de 5 à 6 heures à 20°C, 1 à 2 heures à 40°C et 10 mn environ à


60°C. Pour la stabilisation, il faut laisser l’ensemble pendant 24h au minimum.

Éprouvette liège (50*50*20) mm Éprouvette bois (50*50*20) mm

Pesage et étalement de la colle sur le liège Pesage et étalement de la colle sur le bois

Assemblage des deux éprouvettes

Serrage des éprouvettes

Figure A.3.2. Procédure de collage bois/liège.

149
Annexes UMBB2016

II. Essai de cisaillement pour tester les collages


La méthode utilisée afin d’effectuer l’essai cisaillement est décrite dans la norme EN 392.
Cette partie vise à déterminer la valeur de la résistance équivalente au cisaillement des
éprouvettes bois du pin d’Alep de la station de Zemmouri et le liège agglomérée noir de
Bejaia. L’essai avait été effectué en utilisant une machine (ADAMEL LHOMARGY) d’essai
universelle électromécanique équipée d’une cellule de force de capacité maximale 2000N. La
traverse supérieure, instrumentée d’un capteur de déplacement permet de réaliser l’essai de
cisaillement. Durant l’expérience, on a appliqué une charge de 10KN à une vitesse de
1mm/min.

Figure A.3.3. Éprouvette collée (bois/liège) en cours d’essai cisaillement.

II.1. Résultats et discussions


Les résultats du comportement des échantillons bois/liège en utilisant trois différentes colles
industrielles sont observés à travers l’évaluation des courbes force-déplacement. Un
comportement semblable a été observé sur les trois courbes. Les figures A.3.4, A.3.5, A.3.6
présentent les courbes forces- déplacements des collages bois-liège en utilisant les trois colles
la vinylique, la résorcine et néoprène.
Dans la phase initiale (linéaire), le régime est principalement élastique. Nous avons observé
au début des courbes une inflexion du régime élastique influencé par la propriété visco-
élastique de liège ou en raison de l'auto-alignement de la ligne de charge. La première phase
finit quand la force maximale est atteinte, la deuxième phase de déformation plastique
commence. Plusieurs tests ont été effectués avec une vitesse de déplacement constante de 1
mm/min suivant la norme NF EN 392. D’après les résultats, les éprouvettes collées par la
colle vinylique a tendance de supporter plus de charge par rapport aux autres colles.
néanmoins, les résultats sont très proches.

150
Annexes UMBB2016

Suivant ces résultats et pour la disponibilité de la colle vinylique dans l’entreprise


TRANSbois notre choix était porté sur la colle vinylique.

Figure A.3.4.Courbe force-déplacement des échantillons bois-liège sous essais cisaillement


collés avec : A) la vinylique, B) le néoprène et C) la résorcine.

151
Annexes UMBB2016

Annexe 04 : Modélisation du transfert de chaleur à travers le matériau


sandwich élaboré.

Tableau A.4.1. Tableau récapitulatif des paramètres technologiques et géométriques à incérer


sur l’interface Comsol.

I. Résultats et discussion
On a réalisé deux simulations, les deux configurations sont les suivantes :
- Un panneau sandwich ayant une épaisseur d’isolant de 46mm ;
- Un autre panneau sans isolant entièrement en bois ;
Les maillages obtenus des deux configurations sont présentés sur la figure A-4.1 et les
résultats des simulations (figure A-4.2) pour les mêmes conditions aux limites :
- On tient on compte les phénomènes de convection, rayonnement et conduction ;
- Quantité de chaleur reçue est de 200 W/m2 ;
- Température extérieure de base de 32°C.

152
Annexes UMBB2016

Panneau sandwich bois-liège Panneau bois


Figure A-4.1. Maillages des deux structures sous comsol.

Panneau sandwich bois-liège Panneau bois


Figure A-4.2. Model des transferts de chaleur à travers un panneau de bois et un panneau
sandwich bois/liège.

153
Annexes UMBB2016

Après une supposition d’isolation des faces hautes et basses des deux panneaux et d’après la
figure A-4.2, On constate que pour une température extérieure de base qui atteint les 32°C, on
remarque un gradient de température décroissant d’une manière progressive de l’extérieur
vers l’intérieur.
 pour le panneau sandwich bois-liège, la valeur de la température de la peau extérieure est
de 39°C pour une quantité de chaleur reçue de 200 W/m2, la température intérieur e
obtenue est de 33°C, on remarque sur le graphe de la figure 06 qui présente la variation de
la température en fonction de la position de panneau sur l’abscisse (x) deux
comportements décroissant de profil de la température de l’extérieur à l’intérieur,
comportement durant le passage en bois et en liège. Ce gradient considérable (6°C) entre
l’intérieur et l’extérieur) est dû à l’efficacité de l’isolant naturel et écologique utilisé « le
liège », ce dernier composé d’une structure cellulaire alvéole possède des boules d’air
statique, considérés comme un bon isolant thermique dans cette structure.
 Pour le panneau en bois, la température intérieure obtenue est de 36°C, on remarque sur le
graphe de la figure A-4.2 qui présente la variation de la température en fonction de la
position de panneau toujours sur l’abscisse(x). Un comportement décroissant de profil de
la température durant son passage à travers le panneau bois, la différence de température
entre l’intérieur et l’extérieur et de 3°C, cette valeur justifie la nécessité de l’utilisation des
isolants dans les structures en bois destinées à la construction surtout dans les climats
chauds que possède l’Algérie.

154
Annexes UMBB2016

Annexes 05
Les coefficients Kg, Ks, le moment fléchissant M et l’effort tranchant N figurent ci-dessous
en fonction des différents cas de chargement :

155

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