Fondements de la théorie des bandes
Fondements de la théorie des bandes
𝜕 𝜕
P=-iħ𝜕𝑟 (impulsion) E=iħ𝜕𝑡 (énergie)
M
Si v=v(r), Ф(r, t)=ф(r)Φ(t) ( Par séparation des variables)
iħ 𝑑Φ(t) 1 ħ𝟐
=ф(r) (- 𝟐𝒎 Δ ф(r) + v(r) ф(r)) =k>0
Φ(t) 𝑑𝑡
𝑘
𝑑Φ 𝑖
= -ħk dt Φ(t)=A𝑒 −𝑖 ħ 𝑡
Φ
ħ𝟐
𝑘
D’où
↑énergie
ħ𝟐
- 𝟐𝒎 Δ ф(r) + v(r) ф(r)=𝑬ф(r) « équation de Schrödinger indépendante du temps »
en
Ф(r, t)= Aф(r)𝑒 −𝑖𝜔𝑡 solution de l’équation de Schrödinger
--si ф(r) est réelle |Ф(r, t)|2=|𝐴ф(r)|2 on a une densité de probabilité de présence indépendante du
temps. On a donc une onde stationnaire
𝐸𝜙(𝑟). L’équation de Schrödinger indépendante du temps est donc l’équation aux valeurs propres des
énergies et ф(r) est fonction propre.
L’équation de Schrödinger possèdera un ensemble de solution ie : un spectre de valeurs propres qui
dépendra chacun d’un nombre quantique 𝑛. Par quantification, on trouve 𝐸𝑛 et 𝜙𝑛 .
dp (r, t) est la probabilité de trouver à la date t le corpuscule dans un élément de volume d𝜏. On établit
un lien de nature statistique entre la particule et l’onde qui lui est associée en corrélant la probabilité de
présence et l’intensité de l’onde
dp (r, t)= c |Ф(r, t)|2 d𝜏= c 𝜙 ∗ 𝜙 𝑑𝜏
C ∫ Ф∗ Ф d𝜏=1
8
𝑑𝑝
Etats liés on peut considérer c=1 ∫ Ф∗ Ф d𝜏=1. La densité de probailité est 𝑑𝜏 =|Ф(r, t)|2
On parle d’état lié dans le cas où le corpuscule ne s’éloigne pas à l’infini. Sa présence est limitée dans
région précise.
Dans le cas des états non liés, la fonction d’onde est divergente et on ne pourra pas déterminer la densité
de probabilité. On parlera dans ce cas de particule libre. Les solutions seront du type :
𝜕Ф ħ𝟐 ħ𝐤 𝟐
iħ 𝜕𝑡 =- 𝟐𝒎 ΔФ Ф = A 𝑒 −𝑖(𝜔𝑡−𝑘𝑟) 𝜔 = 𝟐𝒎
M
𝜕
𝑑𝑖𝑣 𝑗⃗(𝑟⃗, 𝑡) + ρ(𝑟⃗, t) = 0
𝜕𝑡
Démonstration :
𝜕Ф ħ𝟐
(1) iħ 𝜕𝑡 =- 𝟐𝒎 ΔФ +v(r, t) Ф ) ₓ Ф∗
𝜕 ħ𝟐
(2) - iħ𝜕𝑡 Ф∗ =- 𝟐𝒎 ΔФ∗ +v(r, t) Ф∗ ) ₓ Ф
[Ф∗
𝜕Ф
𝜕𝑡
𝜕
+Ф 𝜕𝑡 Ф∗ ]=𝑑𝑡(ФФ∗ )
𝑑
ħ𝟐
(1) ₓ Ф∗ - (2) ₓ Ф=- 𝟐𝒎 [Ф∗ ΔФ − Ф𝚫Ф∗ ] = iħ [Ф∗
ou 𝜕Ф
𝜕𝑡
𝜕
+Ф 𝜕𝑡 Ф∗ ]
𝜕
𝑑𝑖𝑣 𝑗⃗(𝑟⃗, 𝑡) + ρ(𝑟⃗, t) = 0
𝜕𝑡
--Ici on va beaucoup utiliser la statistique de Maxwell-Boltzmann avec pour énergie mécanique ou totale
𝟑
𝑬𝒎 == 𝟐 𝑲𝑻 (Théorème d’équipartition d’énergie)
9
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑬𝒑 = ⃗𝟎⃗
𝑬𝒑 =cste car 𝐹⃗ =-𝑔𝑟𝑎𝑑
Aux frontières du Cristal ; il existe une barrière de potentiel de forme quelconque qui a pour seul but
d’empêcher l’électron de sortir du Cristal.
En définitive dans le modèle de Drude, les électrons sont enfermés dans un puits de potentiel constant
donc les dimensions sont celles du Cristal. A ce modèle, on établit la loi d’ohm et de joule.
M
- 𝟐𝒎 Δ ф(r) =𝑬ф(r)
Dans ce Modèle, l’électron est une particule indiscernable auquel on va appliquer la statistique de Fermi-
Dirac avec le principe d’exclusion de Pauli. Sans plus faire allusion aux collisions, on devra plutôt tenir
compte de la forme de la barrière de potentiel. En dim1 : forme rectangulaire ; En dim3 : forme
ou
parallélépipédique. Avec ce modèle, on établit les caractéristiques électriques des métaux.
Pour distinguer les deux ondes Ф1 𝑒𝑡Ф2 auxquelles correspond la même valeur propre d’énergie, on
choisit comme paramètre la valeur algébrique k ou on pose Ф1 =Ф𝑘 =A𝑒 𝑖𝑘𝑥 ,
Sil
ħ𝟐
Ф2 = Ф−𝑘 =B𝑒 −𝑖𝑘𝑥 E𝑘 = 𝟐 m 𝐤 𝟐 +𝑉0
𝑒
𝑣0
k
-k 0 +k
2𝜋
1 ħ𝟐 2𝜋
Ф𝑘 = 𝑒 𝑖 𝐿 𝑛𝑥 et 𝐸𝑛 =𝟐 m ( 𝐿 )𝟐 𝐧𝟐 +𝑉0
√𝐿 𝑒
En dimension 3 :
ħ𝟐
Ф𝑘 (𝑟⃗)= 𝑒 𝑖𝑘𝑟⃗ 𝐸𝑘 =𝟐𝒎 |𝐤 𝟐 |+ 𝑉0
2𝜋
𝐿𝑥 , 𝐿𝑦, 𝐿𝑧 k= 𝜆 𝑘𝑥 , 𝑘𝑦 , 𝑘𝑧
M
𝑑𝑤
Vitesse de groupe 𝑣𝑔 = 𝑑𝑘 (𝐸𝑘 = ħ𝑤)
1 𝑑𝐸𝑘 1 ħ
𝑣𝑔 =ħ =ħ 𝛻𝑘 𝐸𝑘 = m k Ф𝑘 (𝑟⃗) = Ф𝑘 (𝑟⃗ + 𝐿) condition de périodicité
𝑑𝑘 𝑒
2𝜋 2𝜋 2𝜋
Condition de quantification 𝑘𝑥 = 𝑛𝑥 𝑘𝑦 = 𝑛𝑦 𝑘𝑧 = 𝑛𝑧
𝐿𝑥 𝐿𝑦 𝐿𝑧
avec d=dimension
La Densité des états permises i.e. le nombre d’état permis par unité de volume dans l’espace des k est
en
𝑉 𝑉
donne par g(k)=(2𝜋)3 (dim3). Pour un espace à d-dimensions ; g(k)=(2𝜋)𝑑
Dans une bande d’énergie on peut comptabiliser le nombre d’état dN(E) dans l’intervalle [E, E+dE] qui
n’est rien que le nombre de points compris entre les sphères de rayons 𝑘1 et 𝑘2
𝑘𝑧
2m𝑒 2m𝑒
Avec 𝑘1 2 = (E-𝑉0) et 𝑘2 2 = (E+dE-𝑉0)
ħ𝟐 ħ𝟐
E+dE
Sil
𝒌𝟏
v’=volume entre les 2 sphères est :
4 𝑘𝑧
v’=3 𝜋(𝑘2 3 − 𝑘1 3 )
4 2m𝑒 3⁄2
=3 𝜋( ) [(𝑎 + 𝑑𝑎)3⁄2 − 𝑎3⁄2 ]
ħ𝟐
E
a =(E-𝑉0 ) da=dE
𝑑𝑎 3⁄2
𝑘𝑥
[…]=𝑎3⁄2 (1 + ) − 𝑎3⁄2
𝑎
3 𝑑𝑎 𝑑𝑎
=𝑎3⁄2 (1 + 2 ) − 𝑎 3⁄2 ( ≪ 1)
𝑎 𝑎
3
=2 𝑎1⁄2 da
11
4 2m𝑒 3⁄2 3
v’ =3 𝜋( ) 2 (𝐸 − 𝑉0 )1⁄2 dE
ħ𝟐
dN(E) =sg(k)v’=g(E)dE
1 2m𝑒 3⁄2
2 (2𝜋)3 2𝜋( ) (𝐸 − 𝑉0 )1⁄2 dE= g(E)dE
ħ𝟐
1 2m𝑒 3⁄2
g(E)= ( ) (𝐸 − 𝑉0 )1⁄2 « dim3 »
2𝜋2 ħ𝟐
M
g(E)=sg(K) 𝑑𝐸 ( 𝑑3 k =4𝜋𝑘 2 𝑑𝑘)
8𝜋𝑘 2 𝑑𝑘 2m𝑒
𝑘2 = (𝐸 − 𝑉0 ) …..puis tirer g(E) et comparer à l’expression ci-dessus
(2𝜋)3 𝑑𝐸 ħ𝟐
1 2𝑚∗ 𝑐 3⁄2
g (𝐸𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 )~ ( ) (𝐸𝑐 − 𝑉0 )1⁄2
2𝜋 2 ħ𝟐
1 2𝑚∗ 𝑣 3⁄2
g (𝐸𝑏𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 )~ ( ) (𝑉0 − 𝐸𝑣 )1⁄2 P
2𝜋 2 ħ𝟐
12
On dit que la fonction d’onde d’un électron dans un réseau périodique est une onde de Bloch. Sa
spécificité réside dans le fait que son amplitude (𝑼𝒌 (x) a la période du réseau)
Théorème de Bloch
Les fonctions propres de l’équation d’onde d’un électron libre dans un potentiel périodique ont la forme
du produit d’une onde plane 𝑒 𝑖𝑘⃗⃗.𝑟⃗ par une fonction 𝑼𝒌 (𝒓
⃗⃗) ayant la périodicité du réseau
⃗⃗
⃗⃗) =𝒆𝒊𝒌.𝒓⃗⃗ 𝑼𝒌 (𝒓
Donc de façon globale 𝝋𝒌 (𝒓 ⃗⃗) , 𝑼𝒌 (𝒓
⃗⃗ + 𝑻) =𝑼𝒌 (𝒓
⃗⃗) ∇T
M
Dans ce modèle,
V(x)=η∑ 𝛿(𝑥 − 𝑛𝑎), n=0,±1, ±2
Figure du potentiel de
𝛿(𝑥 − 𝑎)=0 si x≠a, 𝛿(𝑥 − 𝑎)=∞ si x=a KP
+∞
∫ 𝛿(𝑥 − 𝑎)dx = 1
−∞
𝛽 = √2𝑚𝑒 𝐸 /ħ , 𝛽 > 0
𝑈𝑘 (𝑥 + 𝑎) = 𝑈𝑘 (𝑥)
𝜑3 (𝑎1 ) = 𝜑2 (𝑎1 ) = 𝜑1 (−𝑎2 )𝑒 𝑖𝑘𝑎
-Continuité en x=0 et en x=𝑎1
-périodicité en x=𝑎1 et x=-𝑎2
13
𝑑𝜑1 (0) 𝑑𝜑2 (0) 𝑑𝜑3 (𝑎1 ) 𝑑𝜑2 (𝑎1 )
𝜑2 (0) = 𝜑1 (0) Et = puis 𝜑3 (𝑎1 ) = 𝜑2 (𝑎1 ) Et =
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝐴+𝐵 =𝐶+𝐷
𝑖𝛽(𝐴 − 𝐵) = 𝛼(𝐶 − 𝐷)
𝐴𝑒 𝑖𝛽𝑎1 + 𝐵𝑒 −𝛽𝑎1 = 𝑒 𝑖𝑘𝑎 (𝐶𝑒 −𝛼𝑎2 + 𝐷𝑒 𝛼𝑎2 )
{𝑖𝛽(𝐴𝑒 𝑖𝛽𝑎1 − 𝐵𝑒 −𝑖𝛽𝑎1 ) = −𝛼𝑒 𝑖𝑘𝑎 (𝐶𝑒 −𝛼𝑎2 + 𝐷𝑒 𝛼𝑎2 )
𝜑2 (𝑎1 ) = 𝑈(𝑎1 )𝑒 𝑖𝑘𝑎1
𝜑1 (−𝑎2 ) = 𝑈(−𝑎2 )𝑒 −𝑖𝑘𝑎2
= 𝑈(𝑎1 )𝑒 −𝑖𝑘𝑎2
M
𝜑1 (−𝑎2 ) = 𝜑2 (𝑎1 )𝑒 −𝑖𝑘(𝑎1 +𝑎2 ) =𝜑2 (𝑎1 )𝑒 −𝑖𝑘𝑎
Pour avoir des solutions, il faut que le déterminant du système soit nul. L’équation aux valeurs propres de
l’énergie donne
𝜶𝟐 −𝜷𝟐
𝐜𝐨𝐬 𝒌𝒂 = 𝐬𝐢𝐧 𝜷𝒂𝟏 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝜶𝒂𝟐 ) + 𝐜𝐨𝐬( 𝜷𝒂𝟏 ) 𝐜𝐨𝐬𝐡( 𝜶𝒂𝟐 ) Cas E<𝑽𝟎
𝟐𝜶𝜷
𝐜𝐨𝐬 𝒌𝒂 = −
ou
sinh(𝑖𝑥) = 𝑖 sin 𝑥 ; ce qui conduit à :
𝜶′𝟐 + 𝜷𝟐
𝐬𝐢𝐧 𝜷𝒂𝟏 𝐬𝐢𝐧 𝜶′𝒂𝟐 + 𝐜𝐨𝐬 𝜷𝒂𝟏 𝐜𝐨𝐬 𝜶′𝒂𝟐
𝟐𝜶′𝜷
coska ∈ [−1,1], Il existe alors des énergies possibles qu’on va appeler bandes d’énergie permises
o si 𝑽𝟎 → ∞, 𝒂𝟐 → 𝟎, 𝑽𝟎 𝒂𝟐 = 𝜼 = 𝒄𝒔𝒕𝒆
en
sin 𝛽𝑎
Pour (E-𝑉0 ) < 0 cos ka = p + cos 𝛽𝑎
𝛽𝑎
𝑉0 𝜂 2𝑚𝑒
𝛼 𝑎2 → √
2√𝐸(𝑉0 − 𝐸) 2ħ 𝐸
𝜂𝛽 √2𝑚𝐸
=2𝐸 , η=𝑉0 𝑎2 β= ħ
𝜂𝛽 𝛽𝑎
coska = sin 𝛽𝑎 + cos 𝛽𝑎
2𝐸 𝛽𝑎
𝜂2𝑎𝑚𝑒 𝐸 sin 𝛽𝑎
= +cos 𝛽𝑎 d’où
2ħ2 𝐸 𝛽𝑎
sin 𝛽𝑎
cos 𝑘𝑎 = 𝑃 +cos 𝛽𝑎 Cette équation contient toute L’information sur la fonction E(k) par
𝜷𝒂
2𝑚𝐸
l’intermédiaire de 𝛽 2 = ħ2
14
2𝜋
o pour k en (-k) ou en k+ 𝑎 𝑛, coska ne change pas, On pourra alors se limiter aux valeurs
𝜋 2𝜋
comprises de k dans [0, 𝑎] , cqr les fonctions sont paires et périodiques, de période 𝑎
o η=0, On a le modèle de potentiel nul partout (𝑉0 = 0)
√𝟐𝒎𝑬
cos 𝑘𝑎 = cos 𝛽𝑎 ⇔ 𝑘 = 𝛽 =
ħ
ħ2 𝑘 2
𝜑𝑘 (𝑥) = 𝐴𝑒 𝑖𝑘𝑥 + 𝐵𝑒 𝑖𝑘𝑥 , 𝐸𝑘 = Cas d’𝑒 − libre. On retrouve bien le modèle de Sommerfeld.
2𝑚𝑒
M
sin 𝛽𝑎 = 0 𝑛𝜋
Pour { ⇒ 𝛽𝑎 = 𝑛𝜋 , 𝑘𝑎 = 𝛽𝑎 k= 𝑎
cos 𝑘𝑎 = cos 𝛽𝑎
𝜋 ħ2 𝑘 2 ħ2 𝑛𝜋
[0, 𝑎] les valeurs propres de l’énergie seront 𝐸𝑛 = = 2𝑚 ( 𝑎 )2 niveau fondamental n=1. On
2𝑚𝑒 𝑒
reconnait bien l’énergie d’un puits de potentiel infini.
2. Généralisation a 3 dimensions
⃗⃗⃗⃗ ⃗𝑏,
⃗⃗)
𝑈𝑘 (𝑟⃗) = 𝑈𝑘 (𝑟⃗ + 𝑇
en
𝜑𝑘 (𝑟⃗) = 𝜑𝑘 (𝑟⃗ + 𝑙𝑎⃗) + 𝜑𝑘 (𝑟⃗ + 𝑚𝑏⃗⃗) + 𝜑𝑘 (𝑟⃗ + 𝑛𝑐⃗)
⃗⃗ 𝑎⃗ = 2𝜋 𝜆 , 𝑘
𝑘 ⃗⃗ 𝑏⃗⃗ = 2𝜋 𝜇 , 𝑘
⃗⃗ 𝑐⃗ = 2𝜋 𝜈 λ , 𝜇, 𝜐 = 0, ±1, ±2 …
𝑙 𝑚 𝑛
Dans le réseau réciproque les paramètres (𝑎⃗ ∗ , 𝑏⃗⃗ ∗ 𝑐⃗∗) seront reliés au ceux du réseau direct (𝑎⃗ , 𝑏⃗⃗ 𝑐⃗ )
par les relations ci-dessous :
Sil
⃗⃗ =𝜆 𝑎∗ + 𝜇 𝑏 ∗ + 𝜐 𝑐 ∗
𝑘 𝑙 𝑚 𝑛
3. Bandes d’énergies
L’énergie étant une fonction quadratique de k, la forme la plus simple est donnée par
𝐸𝑘 = 𝐸0 + 𝐴′(𝑘⃗⃗ − 𝑘
⃗⃗0 )2 (Sphérique donc à gap direct) qui correspond au cas où les surfaces iso-
2 2
⃗⃗0 . 𝐴′ ≅ 1 𝜕 𝐸 = ℏ
énergétiques sont sphériques au voisinage de E=𝐸0 i.e. autour de 𝑘 2 𝜕𝑘 2 2𝑚∗
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Par analogie une bande ellipsoïdale sera caractérisée par ⃗⃗⃗⃗⃗𝑥 − 𝑘
𝐸𝑘 = 𝐸0 + 𝐴′(𝑘 ⃗⃗𝑥 )2 + 𝐵′(𝑘
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦−
0
⃗⃗𝑦 )2+ 𝐶′(𝑘
𝑘 ⃗⃗⃗⃗⃗𝑧 − 𝑘
⃗⃗𝑧 )2 cas de l’ellipse (semi-conducteur à gap indirect)
0 0
Si le système d’axe est choisi parallèle aux directions (car ici, il y a plusieurs minima) des axes de
l’ellipsoïde, cette expression représente le développement de 𝐸𝑘 au voisinage de l’extremum
correspondant à k limité au second ordre.
Lorsqu’on rapproche les atomes pour la formation du cristal il se produit entre eux un couplage. Le puits
de potentiel s’élargit progressivement, les niveaux d’énergie dégénèrent pour former une bande. Chaque
niveau de l’atome isole dégénère en autant de niveaux que la molécule possède d’atomes. Pour une
chaine de N atomes, chaque niveau dégénère en N niveaux très rapprochés qui forment alors une bande
d’énergie (les bandes distinctes seront séparés par les bande interdites)
M
V. Caractéristiques de la structure de bande d’énergie
Les différents types de structure de bande sont représentés sur la figure II.10, suivant les directions de
plus haute symétrie de l'espace réciproque, c'est-à-dire suivant les directions Δ (001) et Λ (111).
ou
La bande interdite est grisée, les bandes supérieures sont les bandes de conduction, celles inférieures
sont les bandes de valence. Au zéro degré absolu la BV est pleine d'électrons, la BC est vide. A la
température ambiante, à laquelle fonctionnent la plupart des composants électroniques, certains
électrons sont thermiquement excités depuis la BV et occupent la BC.
Considérons tout d'abord le sommet de la bande de valence, il est caractérisé par deux propriétés
essentielles. Il est situé au centre de la zone de Brillouin, c'est à- dire en k=0, ce point est appelé point Γ.
Ce maximum est constitué de la convergence de deux bandes qui sont dégénérées au sommet. Ces deux
en
propriétés sont communes à tous les semi-conducteurs à structure cubique. Compte tenu de l'unicité du
point Γ dans la première zone de Brillouin, le maximum de la bande de valence est unique.
Considérons maintenant le minimum de la bande de conduction, les figures II.9 et II.10 montrent que la
situation n'est pas unique. Il faut regarder selon les cas (i.e. selon les S.C qu’on étudie).
Cas de Si
Sil
L’élément le plus abondant de la terre après l’oxygène est le silicium. Le minimum de la BC est dans la
direction Δ ou dans ses directions équivalentes [001] ; [1̅00]; [010] ; [01̅0]; [100] ; [001̅]
Si cristallise dans un système cubique face centré et son réseau réciproque est cubique centré.
2𝜋
2𝜋 𝑘0 = × 0,85
𝑘𝑥 = { 𝑎
𝑎
𝑎 = 5,43𝐴
Le Si est un S.C multivallées à 6 vallées Δ ; il est d’ailleurs le seul multivallées à 6 vallées Δ car présente des
minimas égaux en énergie dans ces 6 directions. Au voisinage des minima, la variation de E(k) n’est pas
isotrope. Elle est plus rapide dans le plan perpendiculaire à l’axe Δ. Les surfaces d’énergies constantes
sont donc des ellipsoïdes de révolution autour de chacun des axes équivalents.
16
Multivallée Si
--pour des électrons de vecteur d’onde 𝑘 ⃗⃗ || Δ (direction longitudinale : ie les électrons de vecteur k
dirigés suivant l’axe de l’ ellipsoïde) on a une masse effective 𝑚𝑙∗
M
Cas de Ge
le minimum de la bande de conduction (voir Fig II.9) est situé dans la direction[ 111] appelée direction
ᴧ , à l’extrémité de la zone de Brillouin au point appelé point L. Structure cubique a 8 directions
± ±±
⏞⏞
équivalentes [1 1⏞
1 ] . Dans la mesure où le minimum est situé en bord de zone de Brillouin, les surfaces
± ±±
ou ⏞⏞
d'énergie constante sont 8 demi-ellipsoïdes de révolution autour de chacun des axes [1 1⏞
1 ]. Les points
extrêmes de la zone de Brillouin étant équivalents, on peut représenter ces 8 demi-ellipsoïdes par 4
ellipsoïdes centrés respectivement aux points [111] [111] [111] [111].
On dit que Ge est un SC multi vallée à 4 vallées L c.à.d. minima égaux à énergie dans les 4 directions.
en
Cas du GaP
Le GaP est un composé (III-V) SC à gap indirect. Sa bande de conduction présente 6 minima au point X
c'est-à-dire en bord de zone dans les directions Δ. Les surfaces d'énergie constante sont constituées de 6
demi-ellipsoïdes que l'on peut ramener à trois ellipsoïdes pour les mêmes raisons que le germanium. On
dit que le GaP est un semiconducteur multivallée à 3 vallées X. Les composés III-V AlP, AlAs et AlSb ont
une bande de conduction de ce type
17
Représentation schématique des surfaces d’énergie
constante des BC (Cas su GaP)
Cas du GaAs
M
Le minimum de la bande de conduction est situé en k = 0 au point Γ. Il est par conséquent unique. Les
surfaces d'énergie constante au voisinage du minimum sont des sphères centrées au point Γ. On dit que
le GaAs est un semiconducteur univallée.
ou
Représentation schématique des surfaces d’énergie
constante des BC (Cas su GaAs)
en
2. Gap direct - Gap indirect
Considérons le gap des différents semi-conducteurs. Le gap est par définition la largeur de la bande
interdite, c'est-à-dire la différence d'énergie entre le minimum absolu de la bande de conduction et le
maximum absolu de la bande de valence. Les structures de bandes représentées sur la figure (II-10) font
apparaître deux types fondamentaux de semi-conducteur. Pour le GaAs, le min de la BC et max de la BV
sont au centre Γ alors que pour les autres le min de la BC et le max de la BV sont en k et 𝑘 ′
Sil
--Dans les semi-conducteurs à gap direct les extrema de la BC et BV sont situés au même point de l’espace
des k. Lors de l’interaction d’un tel SC (gap direct) avec un rayonnement électromagnétique, On assiste à
une absorption directe. Le photon absorbé provoque la création d’un 𝑒 − et d’un trou et cet électron passe
de la BV à la BC sans changer de vecteur d’onde k. On parle de transition verticale dans l’espace de k
-- Pour les SC à gap indirect les extrema ne sont pas situés au même point de l’espace de k et le processus
d’absorption est indirect, on parle donc de transition oblique dans l’espace des k.
Exemples de SC à gap direct : GaAs, GaSb, InP, ZnS, ZnSc, CdS, CdSe. BC uniforme et direct.
Exemples de SC à Gap indirect : Si, Ge, GaP, AlP, AlAs, AlSb… BC multivallées.
18
3. Densité dans les bandes permises
1 2𝑚𝑒 3⁄2
g(E)=2𝜋2 ( ) (𝐸 − 𝑉0 )1⁄2
ħ2
Pour les électrons de la bande de conduction, 𝑉0 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 = 𝐸𝐶 (min de la BC) et donc (𝐸 − 𝑉0 )1⁄2 ≡
(𝐸 − 𝐸𝑐 )1⁄2
--SC à gap direct : Le min de la BC est uniforme et isotrope et donc la masse effective 𝑚𝑙∗ = 𝑚𝑐∗ est
isotrope
M
3⁄2
1 2𝑚𝑙∗
g(E)= 2
( ) (𝐸 − 𝐸𝑐 )1⁄2
2𝜋 ħ2
4𝜋
=ℎ3 (2𝑚𝑙∗ )3⁄2 (𝐸 − 𝐸𝑐 )1⁄2
--SC à gap indirect : La BC est multivallées et les surfaces d’énergies sont des ellipsoïdes de révolution
autour de ᴧ ou Δ. La masse effective s’écrit dans ce cas :
1⁄2 ou
𝑚𝑐∗ = 𝐴2⁄3 (𝑚𝑙∗ 𝑚𝑡∗ )2⁄3 ou A représenté le nombre de zone dans lesquelles l’ énergie est la même i.e.
le nombre de vallées.
1 2𝑚𝑐∗ 3⁄2
g(E)=2𝜋2 ( ) (𝐸 − 𝐸𝑐 )1⁄2
ħ2
Dans le cas d’un SC univallée, par exemple, GaAs (A=1 𝑚𝑙∗ = 𝑚𝑡∗ et 𝑚𝑐∗ = 𝑚𝑙∗ ) on retrouve bien la
formule plus haut dans le cas d’un sc à gap direct.
en
b) Cas des trous
La densité d’état dans la BV sera la somme des densités d’état des trous lourds et des trous légers
∗ 3⁄2 ∗ 3⁄2
1 2𝑚ℎℎ 1⁄2
1 2𝑚𝑙ℎ
𝑔𝑣 (𝐸) = 2 ( 2 ) (𝐸𝑣 − 𝐸) + 2( 2 ) (𝐸𝑣 − 𝐸)1⁄2
2𝜋 ħ 2𝜋 ħ
1 2𝑚𝑣∗ 3⁄2
=2𝜋2 ( ) (𝐸𝑣 − 𝐸)1⁄2
ħ2
4𝜋
= (2𝑚𝑣∗ )3⁄2 (𝐸𝑣 − 𝐸)1⁄2
ℎ3
𝑚𝑙∗ 𝑒𝑡 𝑚𝑡∗ : Masses effectives longitudinale et transversale. Elles sont fonction de la masse de l’électron
(𝑚𝑜 𝑜𝑢 𝑚𝑒 )
19
𝒆𝒙𝒆𝒎𝒑les :
M
1. Vitesse de l’𝒆− dans un état stationnaire
ħ
Pour une trajectoire très grande, d’après le principe d’incertitude de Heisenberg Δr Δp≥ 2, si Δr→ ∞ ,
Δp →0 alors le type d’onde sera une onde plane sinusoïdale monochromatique et la vitesse donnée par
𝑤 𝐸 𝐸
v= 𝑘 =ħ𝑘= 𝑝.
ou
Pour un milieu fini Δp et Δk sont reliés par Δk=
2. Masse effective
Δp
ħ
; 𝑣𝑔 =
dw
𝑑𝑘
1 𝜕𝐸
= ħ 𝜕𝑘 (car E= ħ𝑤)
⃗⃗
𝑑𝑣
En considérant un électron dans un cristal, la RFD s’écrit : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑒𝑥𝑡 =𝑚∗ 𝑑𝑡
𝑑𝑣𝑔 1 𝑑 𝜕𝐸
En dim1 (ox) 𝛾⃗ = 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑥 = ħ (𝜕𝑘 ) ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑥
𝑑𝑡
en
𝜕 𝜕𝐸 𝜕 𝜕𝐸 𝜕𝑘 𝜕2 𝐸 𝑑𝑘 1 𝜕2 𝐸 𝑑𝑘
Or 𝜕𝑘 = ( ) = 𝜕𝑘 2 ainsi 𝛾⃗ = ħ 𝑒𝑥
⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑡 𝜕𝑘 𝜕𝑘 𝜕𝑡 𝑑𝑡 𝜕𝑘 2 𝑑𝑡
𝑑𝑝⃗ 𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑒𝑥𝑡 = 𝑑𝑡 = 𝑑𝑡 (ħ𝑘)𝑒⃗⃗⃗⃗=𝑚
𝑥
∗
𝛾⃗
𝑑𝑘 1 𝜕2 𝐸 𝜕𝑘
𝑒𝑥 = 𝑚∗ ħ
Sil
ħ 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗⃗ 𝑒
⃗⃗⃗⃗ d’où l’on tire aisément :
𝜕𝑘 2 𝜕𝑡 𝑥
1 1 𝜕 2𝐸
=
𝑚∗ ħ2 𝜕𝑘 2
1 1 𝜕 2𝐸
( ) = ( )
𝑚𝑛∗ 𝑖𝑗 ħ2 𝜕𝑘𝑖 𝜕𝑘𝑗
Si la matrice des coefficients est symétrique on peut prendre un système d’axe qui conduit à sa
diagonalisation et qui conduit aussi à une masse effective principale 𝑚𝑥∗ , 𝑚𝑦∗ , 𝑚𝑧∗
20
1 1 𝜕2 𝐸 1 1 𝜕2 𝐸
∗ = ħ2 (𝜕𝑘 2 ) ∗ = ħ2 (𝜕𝑘 2 )
𝑚𝑥 𝑥 𝑚𝑦 𝑦
Pour Une particule libre, 𝑣0 =0, la masse effective est égale à sa masse
1 1 𝜕 2𝐸
= ( )
𝑚∗ ħ2 𝜕𝑘 2
ħ2 𝑘 2 𝜕𝐸 ħ2 𝑘 𝜕2 𝐸 ħ2
𝐸(𝐾) = car 𝑣0 =0 et = puis = en remplaçant cette dernière dans la relation ci-
2𝑚 𝜕𝑘 𝑚 𝜕𝑘 2 𝑚
dessus on trouve bien
M
𝑚∗ = 𝑚
ou
en
Sil
21