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Statistique spatiales et systèmes d’information

géographique

Présenté par Dr. Yasmina Medjadba.


Table of Contents
1. Introduction ........................................................................................................................... 3

1.1. Études locales autour d’un point source .......................................................................... 3

1.2. Études de corrélations géographiques ............................................................................. 3

1.3. Intérêt et limites de ces études......................................................................................... 4

2. Les systèmes d’information géographique ............................................................................ 5

2.1. Les possibilités d’utilisations du SIG ........................................................................... 5

2.2.Définitions et notions clefs indispensables à la mise en place d’un SIG .......................... 6

[Link] cartographie : quelques règles de représentation des données géographiques ........... 10

[Link] SIG comme outil d’analyse descriptive : étude des relations spatiales entre les
entités géographiques ................................................................................................... 12

2.5. L’utilisation des SIG à diverses étapes d’une étude épidémiologique : ......................... 12

3. Méthodes statistiques .......................................................................................................... 13

3.1.Détection de clusters .................................................................................................... 13

[Link]ésentation cartographique des maladies (disease mapping) .................................... 14

[Link]èles de régression .................................................................................................. 14

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1. Introduction

Les statistiques spatiales et les techniques des systèmes d’information géographique sont utilisés plus en
plus pour évaluer des données en association avec certain facteur environnemental, à l'échelle d'une unité
géographique. Pour effectuer ces analyses, des informations spatialisées sont mobilisées. Ces informations
peuvent être des données sanitaires, comme par exemple les cas pour une pathologie donnée, géolocalisées
à partir des adresses présentes dans les bases de données existantes, ainsi que des informations contextuelles
(occupation du sol, réseaux routiers, les sites pollués, etc.) qui seront exploitées dans un SIG puis dans
l’analyse statistique.

Dans le champ de la santé environnementale, l’épidémiologie spatiale est utilisée pour évaluer des risques
sanitaires en association avec des pollutions environnementales. Pour cela, les méthodes statistiques
adaptées à l'analyse et discutées les relations entre les indicateurs sanitaires et indicateurs d'exposition
(déterminants de santé) à des facteurs de risques environnementaux.

1.1 Études locales autour d’un point source

Les études autour d’un point source visent à déterminer s’il existe ou non un excès de risque lié à
l’exposition générée par un site particulier, par exemple une augmentation du taux d’incidence de
pathologies ou de taux de mortalité spécifiques de populations vivant à proximité d’une zone qualifiée de
polluée.

Ces études se rapprochent, dans leurs méthodologies, des enquêtes "exposés-non-exposés". La population
vivant à proximité d’une source polluante est supposée exposée et est comparée à une population de
référence supposée non exposée ou à tout le moins, moins exposée. Ils se retrouvent sous différentes formes
selon la zone de référence choisie. Il peut s’agir d’une comparaison :
- zone locale versus zone de référence (en général, la zone de référence est l’Algérie entière),
- zone locale au sein de zones voisines de tailles équivalentes,

L’objectif est de comparer l’état de la santé de ces populations. Bien souvent, les différences observées sont
mises en relation avec le facteur environnemental.

1.2 Études de corrélations géographiques

L’objectif d’études de corrélations géographiques est d’examiner la relation entre les variations spatiales
de facteurs d’exposition environnementale et celles des indicateurs sanitaires, définis sur une base
géographique.

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Pour réaliser ces études, il est nécessaire de définir : les pathologies d’intérêt et les indicateurs sanitaires
pertinents, l’unité statistique, la zone d’étude et la période d’étude, le facteur de risque environnemental
d’intérêt et l’indicateur d’exposition à ce facteur de risque.

Les études de corrélations géographiques sont appropriées quand il s’agit d’étudier des expositions stables
dans le temps mais variables dans l’espace (radon, composition de l’eau de boisson).

1.2 Intérêt et limites de ces études

Les avantages de ces études sont :

• Données facilement disponibles (registres des maladies).


• La taille de la population étudiée peut être importante, ce qui facilite la détection d'augmentations de
risqué relativement faibles
• Les mesures moyennes au niveau d’unités géographiques sont sans doute moins sujettes à des erreurs
de mesure,
• Les contrastes d’exposition sont potentiellement plus importants qu’au niveau individuel
(augmentation de la puissance) ;
• Correspondent à des "expériences naturelles" quand l’exposition a une base géographique physique
(pollution de l’air, etc.) qui peut être exploitée.

La modélisation et l'analyse statistique de ces données posent un certain nombre de difficultés, tel que :

• La forte variabilité,
• La dépendance spatiale,
• L'existence de différentes échelles spatiales, etc.

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2. Les systèmes d’information géographique

Un système d'information géographique ou SIG (geographic information system ou GIS) est un système
d'information conçu pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données
spatiales et géographiques (Figure. 1).

Figure 1 : Structure d’un SIG.

Sa logique systémique en constitue le principal a tout dans l’identification et l’évaluation des questions de
tous ordres. Dans le champ de la santé, il permet l’étude des dynamiques spatiales pour la compréhension
de certains faits de santé.

2.1 Les possibilités d’utilisations du SIG

Les SIG offrent toutes les possibilités des bases de données (telles que requêtes et analyses statistiques) et
ce au travers d’une visualisation unique et d’analyse géographique propres aux cartes. Ces capacités
spécifiques font du SIG un outil unique, accessible à un public très large et s’adressant à une très grande
variété d’applications. Tel que :

• Environnement,
• Démographie,
• Santé publique
• La recherche et le développement de nouveaux marchés,
• L’étude d’impact d’une construction,

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• L’organisation du territoire, la gestion de réseaux,
• Le suivi en temps réel de véhicules,
• La protection civile, etc.

D’une manière générale en santé, les SIG sont aussi beaucoup sollicités pour la représentation
cartographique des maladies.

On peut classer les différentes utilisations qui peuvent être faites des SIG en santé environnementale, de la
façon suivante :

• La localisation des données sanitaires et environnementales pour leur visualisation,


• La délimitation de la zone d’étude et la description des populations exposées,
• La construction d’indicateurs,
• La communication d’une information.

Les SIG sont utilisés par tous ; collectivités territoriales, secteur public, entreprise, écoles, administrations,
etc. La création de cartes et l’analyse géographique ne sont pas des procédés nouveaux, mais les SIG
procurent une plus grande vitesse et proposent des outils sans cesse innovant dans l’analyse, la
compréhension et la résolution des problèmes.

2.2. Définitions et notions clefs indispensables à la mise en place d’un SIG

2.2.1. Les données dans les SIG

Pour toute donnée géographique, il est nécessaire de connaître un minimum d’information sur la donnée
elle-même. Ces informations sont consignées dans les "métadonnées", elles renseignent notamment
l’utilisateur sur la date de constitution, la projection géographique, etc.

➢ Types de données dans les SIG

Toutes les géométries spatiales peuvent être décrites par 4 types de propriétés (Figure 2) :

• Leur position à la surface de la terre.

• Les relations spatiales (topologie).

• Leurs attributs.

• Leurs métadonnées.

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Figure 2 : Types de données dans un SIG.
a) Données spatiales

Elles déterminent les caractéristiques spatiales d’une entité géographique où sont figurés et reconnus tous
les objets graphiques (Figure 2) :

- La localisation : sont les coordonnées de l’objet par rapport à un référentiel (méridien de référence).

- La forme : peut-être un point, une ligne, ou un polygone.

- La taille : longueur, périmètre, surface.

Dans les SIG, il y a 2 modes de projection des données géographiques :

Figure 3 : Différents types de modèles géographiques.

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1) Mode vecteur : Les données vecteur sont un ensemble d’objets spatiaux représentés chacun par les
éléments suivants : point, ligne et polygone.
2) Mode raster : La valeur numérique attribuée à chaque cellule correspond à la valeur d’attribut. Il y a
deux types de données raster :
• Les images.
• Les grilles ou grids.
b) Données associées

Les données associées des objets spatiaux complètent la représentation géométrique de l’entité spatiale. En
fait, chaque élément de l’espace (c.à.d. point, linge, ou polygone) reçoit un code d’identification (ID) qui
peut être numérique ou littéral. Ce dernier compose en une étiquette déterminant l’entité spatiale.

Figure 4 : Données associées.

Parmi les données associées on distingue :

• Données de classification
• Données d’identification
• Données attributaires

2.2.2. Mode d’acquisition des données géographiques

L’obtention des données spatiales consiste au rassemblement de différentes sources permettant la saisie des
données dans le but de leurs intégrations dans un SIG.

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Nous exposons dans ce qui suit les différentes méthodes d’acquisition de données spatiales.

• Import de fichiers
• L’utilisation d’un Théodolite
• Images satellites
• Global Positioning System (GPS)
• Digitalisation
• Scannage de plans

2.2.3. Notion de base de données géographique

Les SIG stockent les données spatiales et les données attributaires sous forme d’une base de données
géographique (Figure 5), cette dernière est composée d’une série de couches d’information géographique
ordonnées de manière efficace pour être utilisées par une ou plusieurs applications. Il faut note que les
données doivent être rendues « superposables », c’est-à-dire dans le même système de coordonnées ou dans
des systèmes compatibles.

Figure 5 : Représentation schématique d’une base de données géographique : ensemble de couches


superposables.

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2.2.4. Quelques logiciels SIG

✓ Logiciels libres

GRASS GIS, Map Server, PostGIS.

✓ Logiciels Gratuits

QGIS, AutoDEM.

✓ Logiciels Commerciaux

ArcGIS, GeoMapGIS.

2.3 La cartographie : quelques règles de représentation des données géographiques

La carte est une représentation visuelle qui donne à voir une ou des informations localisées dans un espace
ainsi que les interactions éventuelles et les relations entre ces phénomènes.

• Quelques règles de base


1. Des éléments clefs pour la lecture d’une carte
✓ Le titre,
✓ L’échelle ( dimension apparente = dimension réelle × (1/100) .

✓ La légende (liste des symboles et des figurés sur une carte).

Titre
La
produ
ction Echelle
de
cartes

Légend
e
product
ion de
cartes

Figure 6 : La production de cartes.

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Tous les mots sont écrits à l’horizontale, sauf les noms des cours d’eau ou des reliefs qui peuvent suivre les
tracés, et l'on respecte la typographie et code couleur suivant :

✓ Noms → noir
✓ Villes, PAYS → rouge
✓ Cours d'eau, MERS, OCEANS → bleu

Les couleurs ne sont pas utilisées au hasard :

2. Les figures dans le langage cartographique

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2.4 Les SIG comme outil d’analyse descriptive : étude des relations spatiales entre les entités
géographiques

SIG est un outil de communication mais aussi un outil d’analyse. Il offre quantité d’options pour la
description et l’analyse de l’information géographique. Il s’agit, par exemple, la construction de zones
tampon autour d’entités spatiales est couramment utilisée pour mesurer la distance d’un sujet (Figure 7),
ou d’une entité administrative (commune, code postal) à un site pollué par exemple ou encore à une station
de mesure de la qualité de l’air.

Figure 7 : Zones tampons ou cercles concentriques.

2.5. L’utilisation des SIG à diverses étapes d’une étude épidémiologique :

Quelles que soient les thématiques et les problématiques d’étude, les méthodes et les étapes de la réflexion
qui font appel à la mise en œuvre du SIG restent globalement toujours les mêmes.

✓ L’utilisation du SIG dans une étude épidémiologique locale autour d’un point source

Dans ce type d’étude, la mise en place d’un SIG permet :


• La prise en compte de la distance au point source par la création de zones tampon dans une étude locale
• La sélection des communes concernées,

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• La création de variables nécessaires à l’étude,
- Par le calcul de la superficie de la zone d’étude,
- Par le calcul de la population totale concernée.
• L’exploitation des résultats de la modélisation d’une exposition pour sa représentation cartographique

3. Méthodes statistiques

1 Détection de clusters

2 Représentation cartographique des maladies (disease mapping)

3 Modèles de régression

Références

- Goria S, Stempfelet M, de Crouy-Chanel P. Introduction aux méthodes statistiques et aux systèmes


d'information géographique en santé environnement – Application aux études écologiques – Résultats

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2010. Saint-Maurice: Institut de veille sanitaire; 2011. 65p. Disponible à partir de l'URL :
[Link]
- Kouba, Y., “Cours de système d'information géographique”; Disponible à partir de l'URL:
[Link]
- Wendy Zhou, “GIS for Earth Sciences”, Academic Press, 2021, p 281-293, Disponible à partir de
l'URL: [Link]
- Système d'Information Géographique (SIG), Disponible à partir de l'URL: [Link]
[Link]/terre/outils/[Link]

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