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DIDACTIQUE DES DISCIPLINES Toutes

Didactique des disciplines toutes les classes

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CHAPITRE PREMIER : DIDACTIQUE DES
DISCIPLINES

1.1. NOTION, OBJET ET OBJECTIFS

 La didactique des disciplines est l’application des règles et des principes de l’enseignement à chacune
des branches scolaires.

 Elle a pour objet l’application des règles et des principes de l’enseignement à chaque branche.

 La didactique des disciplines vise à faire acquérir au futur enseignant : Le savoir, le savoir- faire et le
savoir-être dans chacune des disciplines scolaires de l’enseignement primaire ; Comment préparer
ses leçons, de les réaliser efficacement, de les évaluer ; Gérer correctement la relation pédagogique
Enseignant-Apprenant de manière à provoquer l’apprentissage.

1.2. TYPOLOGIE (CLASSIFICATION) DES DISCIPLINES SCOLAIRES

a) Activités instrumentales : donnent les connaissances fondamentales ou de base sur lesquelles se


fondent toutes les acquisitions scolaires. Langues congolaises, Français et Mathématique.

b) Activités d’éveil scientifique : Permettent à l’apprenant d’entrer en possession des connaissances


générales ou secondaires pour renforcer ses premiers acquis reçus dans les disciplines
instrumentales. Education civique et morale ; Education pour la santé et l’environnement ainsi que
Etude du milieu qui s’éclate au 2e et 3e degré en Histoire, Géographie et Sciences naturelles.

c) Activités d’éveil esthétique : amènent l’enfant à apprécier et à admirer la nature. Dessin, Calligraphie,
Chant et Musique, Education physique et sportive, Travail manuel et Religion.

… / …

CHAPITRE II : PROGRAMME NATIONAL DE


L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
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2.1. DEFINITION ET IMPORTANCE

Le programme est une liste des matières établies par année d’études et présentées en forme squelettique
avec le nombre d’heures. Etymologiquement il désigne ce qui est déjà écrit en avance.

Ils sont des canevas en précisant des matières indispensables à apprendre ; il présente sur le plan
psychologique, l’avantage de former un homme équilibré adapté à la société, garantir l'homogénéité des
connaissances communiquées.

2.2. FINALITES DE L’ENSEIGNEMENT NATIONAL

 Il a pour finalité la formation harmonieuse de l’homme congolais, citoyen responsable, utile à lui-
même et à la société, capable de promouvoir le développement du pays et la culture nationale (Loi-
cadre n°86-005 du 22/09/1986 de l’Enseignement National).

 L’école doit donc former des citoyens producteurs, créatifs, cultivés, consciencieux, libres et
responsables, ouverts aux valeurs sociales, culturelles et esthétiques, spirituelles et république
(charte de l’éducation, CNS 1992).

2.3. FINALITES DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

L’enseignement primaire a pour but de préparer l’enfant à la vie, de lui donner un premier niveau de
formation générale, physique, civique, morale, intellectuelle et sociale. Il doit préparer l’enfant à :
S’intégrer utilement dans la société ; Poursuivre des études ultérieures. Ainsi en fin du cycle primaire,
l’enfant sera capable d’acquérir (l’instruction fondamentale comme Ecrire, lire, calculer)

2.4. GROUPES DES DISCIPLINES ET SOUS-DISCIPLINES

Les principales connaissances et compétences que l'élève doit acquérir à l'école primaire sont regroupées
en trois grands ensembles:

 Le groupe 1 : est constitué des connaissances et compétences qui relèvent du domaine instrumental.
Il s'agit bien du développement des mécanismes essentiels d'acquisition et d'appréciation du savoir,
grâce auxquels se construisent des savoirs ultérieurs: langage, raisonnement, mémoire... Il comprend
les langues congolaises, le Français et la mathématique.

 Le groupe 2 : englobe les activités d'éveil scientifique que sont: l'éducation civique et morale,
l'éducation pour la santé et l'environnement et l'étude du milieu qui s’est éclatée aux degrés moyen
et terminal, en histoire, géographie et sciences naturelles.
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 Le groupe 3 : est celui qui renferme les activités d'éveil esthétique: dessin, calligraphie, chant et
musique, éducation physique et sportive, travail manuel, religion.

Le Nouveau Programme de l’Enseignement Primaire prévaut 15 Banches.

Branche Sous- Exercices


branches

Elocution Causerie, Conversation, Dialogue, Diction, Phraséologie


orale.

Lecture Elémentaire, Courante, Expliquée, Expressive, Silencieuse


(lecture documentaire).

Récitation

Grammaire

Français Conjugaison

Analyse

Orthographe Dictée

Vocabulaire Amplifié, De base.

Rédaction Phraséologie écrite

Langues 9 Sous-Branches comme le Français


congolaises

Numération Calcul comptage

Opération Calcul écrit, Calcul mental, Fraction

Mathématique Grandeur

Géométrie

Problèmes

Anatomie

Sciences Botanique
naturelles

Physique

Zoologie

Education civique et morale, Education pour la santé et l'environnement, Etude du


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milieu, Histoire, Géographie, dessin, Calligraphie, Chant et musique,
Education physique et sportive, Travail manuel, Religion

NB : A l’E.P, il y a 15 à 16 branches (si on inclut l’informatique) ; parmi ses branches, nous distinguons
:

 Les branches composées : Français, Mathématique, Langues congolaises ;

 Les branches associées : Education pour la santé et l’environnement, Education civique et


morale, Education physique et sport ; Education à la vie ;

 Les branches singletons : Géographie, Histoire, Religion, Chant, Calligraphie, Dessin, Sciences
naturelles

 La branche juxtaposée : Etude du milieu (Géographie, Histoire).

2.5. OBJECTIFS GENERAUX DES DISCIPLINES SCOLAIRES

A l'issue de l'école primaire, l'élève doit avoir développé dans chaque discipline, les
connaissances et compétences décrites ci-dessous.

a) Langues congolaises

 Comprendre un message exprimé oralement ou par écrit en langue du milieu ou en langue


nationale et y répondre.

 S'exprimer oralement dans des situations de communication familières.

 Lire couramment un texte simple, rédigé en lettres cursives ou conventionnelles.

 Ecrire un texte simple en lettres cursives ou conventionnelles.

 Produire des textes simples en situations de communication réelles ou simulées.

b) Français

 Comprendre un message et y répondre. S'exprimer avec aisance et de manière spontanée.

 Lire couramment, clairement et correctement un texte simple et le comprendre.

 Produire des textes simples en situations de communications réelles ou simulées.


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c) Mathématiques

 Résoudre les problèmes de la vie courante nécessitant des notions mathématiques.

 Aborder une situation nouvelle (se poser des questions, s'informer, rechercher par soi-même, réfléchir,
développer le sens pratique... pour trouver des solutions).

d) Education civique et morale

 Eveiller et développer le sentiment patriotique. Participer à la promotion de la culture nationale.

 S'imprégner des vertus de l'humanisme communautaire (esprit de solidarité et de partage).

 Devenir respectueux des biens communs, des lois et règlements. Notamment des droits
fondamentaux de la personne et de l'enfant en promouvant la paix et la coopération internationale.

 S'intégrer dans la communauté nationale et internationale.

 Devenir meilleur et s'adapter progressivement à la vie sociale. : Vouloir se conformer aux impératifs
de la morale individuelle et sociale. Et - Acquérir de bons sentiments et de bonnes habitudes morales.

e) Education pour la santé et l'environnement

Prendre des mesures visant à sauvegarder et à promouvoir sa santé et celle de la communauté.

f) Etude du milieu (Voir Sciences Naturelles)

g) Histoire

 Découvrir l’existence du passé et s’y intéresser.

 Préciser la perception de la durée et construire lentement la notion du temps.

 Acquérir des éléments concrets, suggestifs et représentatifs des époques révolues et avoir ainsi une
idée de l'évolution de la civilisation.

 Avoir une connaissance claire et durable des principaux faits de l'histoire nationale.
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 Comprendre et utiliser un vocabulaire historique élémentaire.

 En complément à l'éducation civique, connaître les personnalités congolaises qui ont marqué
l'histoire du pays.

 Se préparer à la compréhension internationale en découvrant l'interdépendance des peuples, en


présentant les personnages et les faits avec objectivité, en évitant d'entretenir la haine.

 Avoir le désir d'une information plus détaillée et le goût des lectures historiques.

h) Géographie

 Exploiter le milieu local, régional... Représenter avec exactitude les faits géographiques.

 Acquérir et utiliser un vocabulaire géographique précis.

 Avoir le désir d'une information plus détaillée et le goût des lectures historiques.

i) Sciences naturelles et Etude du milieu

 Développer l'esprit d'observation. Développer le goût de la recherche personnelle

 S'intéresser à la vie sous toutes ses formes (animales et végétales). La respecter et l'admirer.

j) Dessin

 Développer l'esprit d'observation et l'imagination créatrice. Exprimer ses idées, ses


sentiments.

 Perfectionner l'expression géographique des représentations mentales.

 Devenir sensible au beau: éducation esthétique.

k) Calligraphie

 Ecrire correctement et lisiblement les mots, les phrases.

 Produire une phrase, un paragraphe et un texte en lettres cursives. Adapter la position


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convenable pour bien écrire. Tenir correctement l'écriture.

l) Chant / Musique

 Acquérir le goût de la musique. Eveiller le sens esthétique et susciter la joie.

 Développer les aptitudes sensorielles: vocales, auditives et corporelles.

 Favoriser l'éducation sociale. Contribuer à la promotion culturelle.

m) Education physique et sportive

 Pratiquer des exercices susceptibles de stimuler ses fonctions vitales.

 Développer ses facultés intellectuelles et ses qualités morales.

 Contribuer à la promotion du patrimoine culturel par la valorisation des jeux et sports


traditionnels.

n) Travail manuel

 Acquérir l'amour du travail bien fait et le goût de l'effort.

 Observer et effectuer des travaux utilitaires dans son milieu de vie.

… / …

CHAPITRE III : LA LEÇON

3.1. NOTION

Une leçon est l’ensemble d’activités dirigées ou surveillées par le Maitre et dont le but est de faire acquérir
une connaissance ou des connaissances par les élèves.

3.2. LES QUALITES D’UNE BONNE LEÇON une bonne leçon doit :
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a. Etre sobre des matières : il faut prévoir peu de matières ou notions à faire acquérir. Former un
tout en évitant toutes les agressions ou développement hors sujet : toutes les notions doivent
avoir des logiques entre elles et se rapportent au sujet de la leçon.

b. Etre vivante : elle doit susciter la participation de toute la classe.

c. Etre à la portée des élèves : ça veut dire adaptée à leur niveau de l’intelligence.

3.3. TYPE DES LEÇONS : D’après la valeur didactique, on distingue :

 Leçon modèle ou type : Leçon donnée par le Maitre de classe à l’intention des Elèves-Maitres ;

 Leçon d’essai : C’est une leçon donnée par un Elève-Maitre aux élèves d’une classe, en présence
du Maitre et des autres Elèves-Maitres ;

 Leçon d’application : Leçon dispensée par les Elèves-Maitres suivant l’horaire de l’école
primaire.

 Leçon de base : C’est une leçon donnée par le Maitre de classe en suivant un modèle
préétabli.

3.4. MARCHE DES LEÇONS

La marche de la leçon reste l’ossature (squelette, charpente) de toute leçon. Une leçon a ses étapes
spécifiques qui constituent sa structure.

3.4.1. LEÇON INTUITIVE

Est celle qui est basée sur l’observation systématique d’un objet dont la connaissance des éléments ou
des caractéristiques constituent le but. Parmi les leçons intuitives, on peut citer : Observation langage,
Botanique, Zoologie, Anatomie, Physique, Calcul élémentaire, Figure géométrique, Géographie.

I.Activités initiales

 Répétition ou contrôle de la leçon précédente - Rappel des éléments connus nécessaires à la


leçon.

 Motivation sur les éléments nécessaires à la leçon.

 Annonce du sujet.

II. Activités principales

 Analyse : observation des intuitions - Observation libre - Observation dirigée ; faire ressortir les
différents aspects de la matière envisagés par la leçon ; faire comprendre ces
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éléments par des explications ; des compassions, des exemples,… à ce niveau, on doit utiliser la
forme interrogative.

 Synthèse : Dégager l’essentiel de la matière par des questions clés - Confectionner ainsi un
résumé simple et cohérent - Lecture du résumé par les élèves.

III. Activités de fixation et de contrôle

Questions de contrôle - Travail pratique, dessin documentaire - Copie du résumé.

3.4.2. LEÇON INDUCTIVO-DEDUCTIVE

Elle repose essentiellement sur l’enseignement d’un principe, d’une règle, d’une proposition universelle…
On peut inclure les branches suivantes : Grammaire, Récitation, Religion, Elocution, Histoire, Géographie,
Civisme. Elle peut se donner sous forme de récit chez les petits ou d’exposé.

I.Activités initiales

 Révision : rappel de la notion (règle, principe…) susceptible de constituer une base de la


nouvelle matière.

 Motivation : par des questions, intéresser les élèves à la leçon et les amener à la découverte du sujet
du jour.

 Annonce du de la leçon.

II. Activités principales

a) Analyse : - Observation ou examen des quelques cas (exemples types) - Abstraction : attirer
l’attention des élèves sur ce qui fait l’objet de la leçon, le faire ressortir en le mettant en relief
c’est-à-dire en le soulignant ou en l’écrivant en couleur ou en caractère assez grand, etc… -
Comparaison : comparer les cas entre eux et constater que dans les mêmes circonstances le même
phénomène se produit (se répète).

b) Synthèse : Généralisation, énoncé de la règle, du principe, de la proposition universelle, c’est-à-


dire on étend à tous les cas semblables la règle constaté dans les cas observés.

III. Activités de fixation et de contrôle

 Application de la règle aux cas simples ;

 Recherche des cas par les élèves et critiques ;

 Proposition d’autres cas par le maitre et critique par les élèves ;

 Nombreuses répétitions de la règle par les élèves.

3.4.3. LEÇON EXPO-INTERROGATIVE

C’est une leçon qui repose essentiellement : soit sur une situation à narrer, à décrire… ; soit sur
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des circonstances (faits) brutes sa marche est la suivante :

I.Activités initiales

 Révision : rappel sur les acquis antérieurs ;

 Motivation : intéresser les élèves à la nouvelle matière et les pousser à découvrir le sujet de la leçon
du jour.

II. Activités principales

a) Analyse : - Bref exposé de la 1e séquence de la matière, suivant un plan ordonné - Sondage du


suivi et de la compréhension des élèves par des questions ; dégager ou mettre en exergue
l’élément essentiel visé - Passage ou exploitation de la 2e séquence de la matière par la même
procédure, et ainsi de suite.

b) Synthèse

Par des questions-clés, réunir les éléments importants dégagés à l’analyse dans un petit résumé cohérent ;

III. Activités de fixation et de contrôle

Quelques questions de contrôle - Les élèves peuvent aussi raconter le fait à leur manière - Nombreuse
répétitions de la leçon morale tirée.

3.4.4. LEÇON PRATIQUE : Education Physique & Sportive : E.P.S

C’est une leçon qui repose essentiellement sur l’enseignement d’une pratique, d’une technique, d’un
mouvement, d’un jeu… son principe de base est l’activité des élèves. Voici sa marche :

I.Activités initiales

 Révision : rappel des matières vues précédemment (ex : mouvement, technique, recette).

 Motivation : créer un intérêt sur nouvelle matière et amener les enfants à la découverte du sujet.

 Annonce du sujet

II. Activités principales

a) Analyse : -Présentation du modèle par le maitre (monstration globale) - Explication (détail) sur la
manière de procéder - Essais par les élèves, critique et correction.

b) Synthèse : Reprise du modèle par le maitre - Exécution par quelques deux ou trois élèves.

III. Activités de fixation et de contrôle

Exécution du travail par les enfants - Contrôle, correction et encouragement par le maitre.

3.4.5. LEÇON D’INITIATION


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C’est une leçon qui donne l’idée d’une notion, d’une technique ou d’un mécanisme qui ne pourra
intervenir systématiquement qu’ultérieurement (pré requis). Elle procède par tâtonnement ou par essais
et erreurs. Voici sa marche

I.Activités initiales

 Révision : rappel de la matière vue ultérieurement (pré requis) ;

 Motivation : intéresser les élèves à la leçon et les pousser à découvrir le sujet du jour.

 Annonce du sujet.

II. Activités principales

a) Analyse

b) Synthèse : -Par des questions, le maitre précise et fait dégager l’essentiel de matière -
Quelques commentaires verbaux.

III. Activités de fixation et de contrôle

Exercices de contrôle - Matérialisation et conservation de l’essentiel.

3.4.6. LEÇON PORTANT SUR LA CONDUITE

C’est une leçon qui repose sur les actes que nous posons, sur les règles de bonne conduite, sur les
habitudes ou tendances morales, sociales, …bref sur le comportement en famille, à l’école, dans la
société, … sa marche est la suivante :

I.Activités initiales

a) Révision : rappel des règles étudiées antérieurement.

b) Motivation : intéresser les élèves à la nouvelle matière et les pousser à découvrir le sujet du jour.

c) Annonce du sujet du jour

II. Activités principales

a) Analyse : explication d’un fait, d’une situation (réelle ou représentée)

-Présentation du fait - Analyse ou examen de ce fait - Critique (appréciation) et résolution.

b) Synthèse : Conclusion sur le fait - Leçon morale à tirer.

III. Activités finales

Recherche des cas similaires et appréciation - Nombreuses répétitions de la leçon morale tirée.

3.4.7. EXERCICES D’APPLICATION

C’est une leçon qui consiste à exercer les élèves sur une matière déjà enseignée en vue de la
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rendre automatique et solidement ancrée. Sa marche est la suivante :

I.Activités initiales

a) Révision : rappel de la notion à appliquer

b) Motivation

c) Annonce du sujet du jour

II. Activités principales

a) Analyse : exercice : Exercices communs (maitre et élèves) - Exercice individuel (exercice test) ;

b) Synthèse : nombreux exercices par les élèves.

III. Activités finales

 Correction collective (au TN) - Correction individuelle.

… / …

CHAPITRE IV : FICHE DE PREPARATION

4.1. NOTION

Une fiche de préparation est un document pédagogique qui contient la préparation détaillée d’une leçon.

4.2. ESPECES DE FICHES DE PREPARATION DETAILLEE

D’après le moment ou se fait la préparation on peut distinguer 3 espèces de préparation :

I. La préparation très éloignée

II. La préparation éloignée et

III. La préparation immédiate

I. LA PREPARATION TRES ELOIGNEE

Celle-ci commence dès l’école primaire et se termine jusqu’à l’école normale. Ça veut dire avant que l’on
soit enseignant on doit d’abord être préparé pour le devenir par après.

On peut la considérer sous trois aspects :

A. Aspect scientifique : il s’agit de connaitre les matières à enseigner aux élèves ;


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B. Aspect psychologique : le maître doit avoir d’abord une connaissance théorique et pratique de
la psychologie enfantine en vue de mieux connaitre individuellement ses élèves, leurs niveaux
mentaux, leurs aptitudes, leurs intérêts,…

C. Aspect méthodologique et pédagogique : le maître doit connaitre les méthodes et les procédés
d’enseignement et d’éducation.

II. LA PREPARATION ELOIGNEE

Est celle qui se fait au début de l’année scolaire de préférences pendant des grandes vacances.

A. Nature : − étudier le programme de la classe pour toute l’année ;

−Lire les manuels ;

- Rassembler les matériaux utiles pour les leçons.

B. Nécessite : elle est indispensable pour le maitre qui veut rendre ses élèves actifs.

C. Avantage :

−pour consacrer plus des temps aux points essentiels ;

−pour faciliter l’enchaînement des matières ;

−pour savoir desquels matériels qu’ils auront besoin et où ils pourront se procurer

III. LA PREPARATION IMMEDIATE

Est celle qui se fait généralement à la veille du jour qu’on doit donner la leçon.

A. Nature : elle consiste à déterminer la matière, l’objectif et la méthode.

B. Qu'est−ce que préparer une leçon ?

−Prévoir ce que l’on doit enseigner ou la matière ;

−Connaitre parfaitement la matière à enseigner ;

−Savoir comment enseigner et faire assimiler la matière c’est-à-dire comment faire passer
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l’élève de l’inconnu a connu.

C. nécessité de cette préparation elle est nécessaire pour :

−Eviter les erreurs ;

−Adapter le programme et les manuels aux élèves.

D. Avantages d’une leçon bien préparée

Une leçon bien préparée :

−Procure au maitre l’assurance, l’aisance, la précision, le prestige ;

−Permet à éviter les hésitations, pertes des temps, les tâtonnements, d’être précis dans les
explications ;

−Assure une bonne discipline et une progression dans la leçon voire l’application.

E. Inconvénients d’une leçon mal préparée

−Rend l’enseignant hésitant, imprécis ;

−Entraine la perte des temps, des erreurs, des tâtonnements, indiscipline, la perte de prestige.

TYPES DE PREPARATION IMMEDIATE

a. La préparation succincte : elle se fait dans le journal de classe à la veille du jour qu’on
doit enseigner.

Pour chaque leçon indiquez : l'heure, branche, sujet de révision et celui du jour, références…

NB : le journal de classe contient éventuellement le schéma ou le plan synthétique des leçons, ses
grandes parties, méthodes employées, applications… et le modèle de celui-ci dépend des écoles aux
autres.

b. La préparation détaillée : elle peut être réalisée sur la feuille (fiche) ou dans un cahier
de préparation.

*Les fiches ou les feuilles sont moins préférables que le cahier.

Et cette préparation contient : (pour plus des détails sur le point ci-dessous des parties
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d’une fiche de préparation)

4.3. PARTIES D’UNE FICHE DE PREPARATION

Une fiche de préparation a deux parties : la partie administrative et la partie pédagogique.

a) La partie administrative

Cette partie contient : Le numéro de la fiche, Le nom de l’enseignant, La date et l’heure, La classe, La
branche, la sous-branche, le sujet, la matière, La référence, La méthode utilisée, Le matériel didactique
employé, L’objectif opérationnel.

b) La partie pédagogique

Elle comprend :

 Les activités du maitre (de la maitresse) et des élèves

 Les trois grandes parties : activités initiales, activités principales, activités finales.

 Activités initiales comprend : la révision, la motivation et l’annonce du sujet.

 Activités principales comprend : l’analyse et la synthèse.

 Activités des fixations et des contrôles

… / …

CHAPITRE V : ENSEIGNEMENT DES DISCIPLINES


INSTRUMENTALES

5.1. ENSEIGNEMENT DES LANGUES

Terminologie

 Langue maternelle : C’est une langue apprise par l’enfant de la bouche de ses parents au cours de
sa première enfance de la bouche de ses parents.

 Langue véhiculaire : C’est la langue employée couramment dans un pays, une société, une école ou
une famille.

Dans l’enseignement, on parle de :


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 Première langue : Celle qu’on approfondit d’avantage, et qui sert de langue véhiculaire par
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l’enseignement de toutes les branches du programme.

 Deuxième langue : Est une langue que l’on étudie en y consacrant moins d’heures ; par rapport à la
première.

a) Choix de la langue

L’état congolais a choisi le Français comme première langue dans l’enseignement ; parce que :

 Raison intellectuelle : A ceux qui veulent poursuivre leurs études ou étendre leurs cultures
(Beaucoup de livres sont écrits en Français ; le Français contient beaucoup de mots abstraits).

 Raison commerciale : Le français aide aux commerçants à s’exprimer lors de leurs activités.

 Raison sociale : A ceux qui veulent entretenir des rapports d’amitié, de civilité ou d’intérêt avec les
étrangers.

b) Subdivision des leçons de langue

 Les leçons qui apprennent à parler : Causerie, Diction, Elocution, Observation langage, Phraséologie
orale, Vocabulaire, Grammaire.

 Les leçons qui apprennent à lire : Lecture élémentaire, Lecture expliquée, Lecture silencieuse
(documentaire), Lecture courante.

 Les leçons qui apprennent à écrire : Analyse, Conjugaison, Dictée, Grammaire.

 Les leçons qui apprennent à rédiger : Phraséologie, Rédaction.

5.2. ENSEIGNEMENT DES LANGUES CONGOLAISES

a) Notion

La langue congolaise est un instrument de communication dont les éléments sont les mots et les sens
tandis que par des traditions africaines, il fait entendre des pratiques, des techniques ou informations
relatives au passé transmises par la parole.

Voici les sous-branches : Usemi (Elocution), Usomi (Lecture), Kusuma kwomoyo (Récitation), Sarufi
(Grammaire), Mungae (Analyse), tendo (Conjugaison), Urakili (orthographe),
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Utungo (Rédaction), Kamusi (Vocabulaire).

b) Objectifs intermédiaires

Au terme de l'apprentissage des langues congolaises aux degrés élémentaire et moyen, l'élève sera
capable de:

 Comprendre un message exprimé dans la langue nationale ou du milieu et y réagir.

 Exprimer oralement en langue du milieu ce que l’on peut communiquer couramment avec son
entourage. Lire et écrire des mots, des phrases et des textes et les comprendre.

 Produire des textes simples en situation de communication réelle ou simulée.

 Manifester des comportements, aptitudes et attitudes compatibles avec les valeurs culturelles
véhiculées par la langue du milieu.

5.3. ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS

5.3.1. ELOCUTION

Cette leçon pousse l’enfant à s’exprimer.

Il existe 3 sortes d’élocution : Elocution langage ou observation langage (établit le dialogue entre le Maitre
et ses élèves) ; Elocution vocabulaire : enrichit l’enfant avec des mots nouveaux ; Elocution phraséologie
: permet à l’enfant à formuler les phrases correctes.

a) Place de l’élocution sur l’horaire

 Toute leçon de l’école primaire est une leçon d’élocution, même si l’élocution occupe la 1e heure du
Lundi, dans chaque branche l’enfant doit dialoguer avec le Maitre et les autres élèves.

 Tout mot nouveau doit être expliqué et l’élève doit formuler les phrases correctes dans toute leçon.

b) Importance de la leçon d’élocution

Elle est très importance sur 2 points : La priorité d’ordre chronologique (elle est le point de départ de tout
enseignement parce qu’elle se donne dans une langue moins connue par les élèves) ; La priorité d’ordre
importance (pour l’enfant, l’importance est de comprendre, de parler et d’écrire la langue utilisée).

c) But de l’élocution
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Pour parler une langue, pour écrire une langue :

 Il faut des mots, des pensées, des phrases.

 Il faut donner des sujets qui poussent l’enfant à penser dans l’élocution langage ;

 Donner à l’enfant des mots nouveaux dans l’élocution vocabulaire ;

 Permettre à l’enfant de formuler des phrases sans fautes dans l’élocution phraséologie ;

 Corriger systématiquement toutes les fautes de prononciation.

5.3.2. OBSERVATION-LANGAGE

Le but de l’observation langage est de cultiver la pensée de l’enfant, de le provoquer à la réflexion et de


fournir les actions exprimant tout en développant son esprit d’observation, en approfondissant sa
connaissance sur les choses du milieu.

PLAN D’UNE LEÇON D’OBSERVATION

 Un objet : Observation de l’objet en donnant les caractères distinctifs : couleur, forme, matière,
partie ; Origine ; Buts et usages ; Soins d’entretien.

 Un animal : Nom ; Observation de l’animal en faisant ressortir les caractéristiques du corps, des
organes de sens… Etablir les relations entre (Les organes et le genre de vie ; Le caractère commun ou
groupe et ceux qui le distingue des quatre. (Sortes de races ; Son habitat, sa nourriture ; Son
développement et sa reproduction ; Son utilité ou sa nocivité : sert à la nourriture, pour le vêtement,
pour commerce).

 Un organe : Nom ; Observation concrète de l’organe et description avec l’aide d’un dessin
documentaire ; Le comparer avec un organe malade ; Soins exigés pour prévenir les maladies en cas
de maladie.

 Une plante : Nom régional, scientifique ; Observation de différents sens : en relation avec d’autres
plantes, particularités de la racine, de la tige, des feuilles, de fleurs, de fruits ; Sa culture (plantation,
soins d’entretien, recette) ; Utilité : pour la nourriture, pour le vêtement, pour le commerce).

 Un métier : But du métier ; Observation par objets concrets, images, de la matière première des
objets fabriqués, de la leçon de travailler ; Lieu de travail ; Qualité exigée de l’artisan ; Avantages et
inconvénients du métier ; Utilité raciale.
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5.3.3. EXPRESSION ORALE

a) Objectifs spécifiques

 Utiliser les mots outils du vocabulaire fondamental usuel.

 Observer une illustration, découvrir et nommer les personnages, animaux, plantes, objets de cette
illustration.

 Produire un récit à partir d’une illustration (Situer une illustration dans le temps et dans
l’espace).

 Exprimer des actions et des faits présents, passés et futurs.

 Exécuter une action, poser un geste selon un ordre ou une consigne donné (e).

 Répondre à une question simple.

5.3.4. VOCABULAIRE

 Utiliser les mots outils du vocabulaire usuel.

 Observer une illustration, découvrir, nommer et caractériser les personnages de cette


illustration.

 Raconter une petite histoire ou produite un récit à partir d’une illustration.

 Raconter ce que l’on voit sur cette illustration.

 Situer dans le temps et dans l’espace, exprimer des faits présents, passés et futurs.

 Dialoguer dans différentes situations de communication retenues dans les sous-thèmes.

 Répondre à une question simple

 Exécuter une action, poser un geste selon une consigne donnée.

 Exprimer par des gestes, actes, comportements et attitudes ce qui est dit en français.

5.3.5. CAUSERIE
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a) But

Les leçons de causeries visent à amener l’enfant à exprimer d’une façon claire et aisée une suite d’idées
enchainées logiquement sur un sujet donné. Ces leçons cherchent à vaincre la timidité de parler en public
; à affermir la personnalité de l’enfant en lui donnant l’occasion de développer et de défendre ses idées, à
combattre les principaux défauts de langage, de prononciation.

b) Sortes de causeries

 Causeries qui exercent directement l’enfant (Les entretiens familiers sous les faits de la vie courante ;
Les comptes rendus oraux sur les visites en voyage ; Décisions dirigées sur des sujets de politesse, de
discipline, d’habillement).

 Causeries qui servent de modèle : Parmi elles, on peut citer les histoires (récits, contes, légendes)
racontées par le maitre ; et ayant une moralité ou un enseignement caché qui sera découvert par
l’enfant lui-même après le récit.

 Causeries qui cherchent la formation morale, religieuse ou civique de l’enfant On

classe ici les leçons systématiques sur une vertu, une qualité ou un défaut.

c) Défauts du langage à combattre

 Le bredouillement : Le bredouillement est le défaut par lequel l’enfant veut tout dire à la fois,
confond les mots entre eux. Remède : Habituer l’enfant à parler posément avec calme et réflexion.

 Le bégaiement : Il provient d’une mauvaise respiration de ce que l’enfant vient de parler trop vite, et
se caractérise par l’appui exagéré sur certaines consonnes (P, B, D, T, K, G). Remède : apprendre
l’enfant à respirer profondément, à appuyer sur les voyelles, à parler posément et à encourager
l’enfant à se corriger.

 La blésité : C’est l’ensemble des défauts qui confondent certaines lettres. Parmi ces défauts, les plus
connus sont : le Zézaiement (qui confond le J et le G avec le Z), le Chuintement (qui confond le S et le
CH), la Lallation (qui confond le R et le L). Remède : Faire prendre la bonne position des lèvres et de la
langue, en multipliant les exercices d’articulation correcte, on conseille l’emploi du miroir pour
l’autocorrection.

5.3.6. RECITATION
~ 22
~

a) But

La récitation a pour but d’habituer l’enfant à l’art de bien dire et de contribuer à sa culture générale.

b) Avantages

 Le texte choisi pour la récitation entretient et développe la mémoire.

 Il enrichit l’esprit par des mots choisis, par des phrases bien construites, bien équilibrée avec des
idées nobles. L’étude de la récitation facilite la récréation.

 Elle développe le goût du beau : mots imaginés, mots sonores, rythme des phrases, beauté des
sentiments.

 La récitation remplit la mémoire avec des belles poésies et proses.

 Après l’école, les élèves ont le désir de remémorer les strophes.

c) Choix du sujet

Le maitre doit choisir des sujets qui correspondent au goût des élèves.

 Les mots doivent être simples et beaux.

 Les sujets sont chaque fois variées par le maitre. Ils sont captifs, religieux, patriotiques.

d) Conditions de réussite

 Le maitre doit avoir le ton de voix qui convient ; aucun commentaire ne peut remplacer.

 Le maitre doit préparer un bon commentaire : pose à faire, mots à mettre en relief,
expression à donner à chaque partie de la phrase.

e) Sortes de récitations

La dramatisation : Elle consiste à mettre un objet donné sous forme de jeu scientifique que les
élèves exécuteront eux-mêmes son gros avantage est d’assurer une parfaite compréhension de la
pensée et de faire exprimer aisément de moindres détails des idées par
~ 23
~
des gestes des attitudes.

Le chœur parlé : Le chœur parlé consiste à faire réciter en groupe un bon texte jusqu’aux détails. Son
avantage est d’adapter le sentiment personnel à exprimer posément et à bien articuler.

Les poésies : Elles consistent à envahir la mémoire des textes modèles écrits par les auteurs célèbres.
Leurs avantages est d’exercer l’enfant à l’art de bien lire, de frapper l’imagination par des phrases
typiques et faciles à retenir et d’aider la formation morale.

f) Objectifs spécifique

Reproduire oralement et de façon expressive, un texte appris ; Reproduire correctement à l’oral un texte
préalablement lu, compris et retenu ; Mémoriser et déclamer correctement un poème.

5.3.7. VOCABULAIRE

a) Notion

Avant de commencer cette leçon, le maître aura écrit les mots, on les extrait du texte où figurent les mots à
travailler et écrire leurs numéros. Souligner les mots difficiles.

b) Objectifs spécifiques

a) Expliquer en ses propres mots le contenu d’un texte.

b) Utiliser les mots nouveaux dans le texte.

c) Expliquer les mots nouveaux utilisés dans des phrases personnelles.

d) Expliquer les mots nouveaux appris dans le texte.

e) Réutiliser dans les phrases personnelles les mots nouveaux.

c) Emploi Et Evolution A Travers Les Degrés

Signification de numéros au degré moyen

1 – Expliquer ce mot en plaçant un autre mot à côté.

2 – Trouver le mot qui a à peu près la même signification que celui-ci.

3 – Donner le mot de sens contraire.

4 – Donner le mot qui commence comme celui-ci.


~ 24
~
5 – Donner le mot qui se termine comme celui-ci.

6 – Donnez le mot qui se prononcent de la même manière mais qui s’écrivent autrement.

7 – A quoi il fait penser ce mot.

8 – Donnez les mots de la même famille.

Signification de numéros au degré terminal

1 – Expliquer ce mot en plaçant un autre mot à côté.

2 – Trouver le synonyme (mot qui a à peu près la même signification que celui-ci).

3 – Donner l’antonyme (mot de sens contraire).

4 – Donner le mot qui a le même préfixe (commence comme celui-ci).

5 – Donner le mot qui a le même suffixe (se termine comme celui-ci).

6 – Donnez les homonymes (mot qui se prononcent de la même manière mais qui
s’écrivent autrement).

7 – A quoi il fait penser ce mot.

8 – Donnez les mots de la même famille.

9 – Donner les différents sens de ce mot.

10 – Quelle est l’origine de ce mot.

d) Procédé D’explication : * à la suite de l’élocution (marche) * à la suite d’un texte (marche)

5.3.8. LECTURE

a) Notions

 Généralement, lire c’est déchiffrer le message transmis par autrui.

 Au degré élémentaire : lire c’est associer les signes et les sons.

 Au degré moyen : et au degré terminal : lire c’est associer les signes et les idées que ces signes
donnent.
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~
b) Contenues des matières

Lecture silencieuse et lecture à haute voix d’un texte simple. Compréhension d’un texte. Commentaire
d’un texte. Lecture des textes courts et simples, en vers ou en prose. Lecture des ouvrages simples.

c) Objectifs spécifiques

 Lire couramment et correctement un texte simple (silencieusement puis à haute voix).

 Dégager les principales idées d’un texte. Commenter oralement un texte. Répondre aux
questions en rapport avec ce texte. Lire couramment un ouvrage simple.

d) Mécanisme de la lecture

Lire est un mécanisme complexe qui comprend les activités sensorielles et le travail de l’esprit. La vue
(pour voir les écrits) ; L’ouïe (pour entendre les sons) ; Le sens musculaire (la langue).

e) Bienfaits de la lecture

 La lecture enrichit notre vocabulaire et nous aide à bien s’exprimer.

 La lecture est la base de toute étude, car elle développe la connaissance.

 La lecture donne des nouvelles du village, du pays et du monde entier.

 La lecture est la source de joie et de détente.

 La lecture de bons livres fait du bien à notre âme.

f) Importance de la lecture

L’importance de la lecture se trouve dans le but de l’enseignement (préparer l’enfant à la vie) ; lui
apprendre à lire, à écrire et à calculer.

 La lecture constitue une leçon très facile pour l’enfant, car toute élève éprouve le goût de lire.

 La lecture est consolante pour le maitre, parce que le maitre sait qu’il ne passe pas son temps.

 La lecture donne des caractéristiques solides pour l’enfant, car toutes les matières peuvent être
oubliées mais pas la lecture. L’élève peut plu tard lire dans ses cahiers, son journal, une affiche, un
roman.
~ 26
~
g) Méthodes d’apprentissage de la lecture

On distingue 3 grandes méthodes : La méthode ancienne ou synthétique ou phonétique ; La méthode


novelle ou globale ou idéo-visuelle ou analytique ; La méthode semi-globale ou mitigée ou mixte

 La méthode ancienne ou synthétique ou phonétique

 Elle est appelée ancienne ou traditionnelle ou empirique, parce qu’elle a été utilisée depuis
longtemps ;

 Elle est encore appelée synthétique, elle part de l’élément simple vers un tout ou l’ensemble, elle va
de la partie pour aboutir au tout ou à l’ensemble.

 Elle part aussi de l’abstrait au concret, car le son et la lettre sont des éléments abstraits qui ne
correspondent pas aux images mentales et qui n’ont pas de contenu concret.

 Ex : m-a-n-g-u-e = mangue

 L’enfant connait bien mangue, mais pas les parties de ce mot. Cette méthode est encore appelée
épellation, la syllabe est décomposée en ses éléments graphiques.

 L’épellation s’effectue dans l’étape suivante :

 On étudie d’abord les voyelles a, e, i, o, u puis une consonne m, on lie la liaison ma, me, mi, mo, mu.

 Cette méthode est phonétique, elle traite les sons.

 Avantages : C’est une méthode sûre, facile et simple pour le maître.

 Inconvénients : C’est une méthode monotone pour l’enfant ; Peu intéressante

 La méthode nouvelle ou globale ou idéo-visuelle ou

analytique Cette méthode est utilisée au 1er degré dans :

 La méthode globale de lecture.

 L’acquisition de la notion des nombres, pour la fixation des nombres, pour la fixation des
graphiques numériques.

 Etapes de la méthode globale : - Phrase – Syllabe - Lettre


~ 27
~
 Avantages : Elle et en accord avec la fonction de globalisation ; l’enfant voit tout avant la partie. Cette
vue est appelée syncrétique au 1er degré.

 Elle est conforme à la psychologie de l’enfant, car elle va du connu à l’inconnu, du concret à l’abstrait.

 Elle est intéressante, parce qu’elle part du connu, exprime les idées par les choses que l’enfant aime
et donne l’impression à l’enfant.

 Elle éducative, car elle donne à l’enfant une lecture plus intelligente, plus naturelle et plus expressive.

 Inconvénients : Elle est très difficile à enseigner ; il faut bien le connaitre, surtout avoir beaucoup
d’initiations parce qu’elle donne seulement de grandes règles ; Elle laisse une gage à l’intention
personnelle ; Elle exige aussi un matériel abondant.

 La méthode semi-globale ou mitigée ou mixte

 C’est une fusion de 2 méthodes (méthode synthétique et méthode globale). Elle ressemble à la
méthode globale, car elle part des phrases, des mots reconnus globalement et garde ses avantages.

 Elle ressemble à la méthode synthétique parce qu’elle étudie sans atteindre chaque lettre tour à tour.
A l’opposé de la méthode globale, la méthode mixte emploie des livres et apprend grandement du
livre de lecture choisi.

 Le procédé phonétique constitue un des moyens qui la rend intéressante.

 Etapes : Etude des voyelles extraites d’un mot - Etude des phrases - Etude des consonnes une à une.

h) Perfectionnement de la lecture

- A la fin de la 2e année primaire, l’enfant doit vaincre les difficultés de la lecture ; il sait lire mais
lentement.

- Le mécanisme de la lecture se perfectionne au 2e degré (3e et 4e année primaire).

- En 3e année, la lecture a pour but de faire acquérir une lecture courante (à haut voix).
~ 28
~
i) Aspects ou sortes de lecture

Nous distinguons les sortes suivantes : lecture élémentaire, lecture courante, lecture expressive, lecture
expliquée, lecture silencieuse.

 La lecture élémentaire

Elle s’effectue au degré élémentaire. Pour pratiquer, nous prenons la marche à suivre dans l’étude d’une
lettre.

 La lecture courante

 Au degré moyen, pour que la lecture soit bonne, le maitre doit lire à haute voix le texte et aussi 2 ou
3 élèves le lisent.

 Son but commun de toutes les lectures est d’apprendre à bien lire en saisissant parfaitement la
pensée exprimée par l’autrui. Le but de la lecture courante est de créer chez l’enfant l’automatisme
dans la lecture.

 La lecture expressive

 C’est une forme supérieure de la lecture courante. Tous les textes ne sont pas bons pour la lecture
expressive, il faut choisir les textes de narration.

 Son but est d’apprendre aux enfants à haute voix correctement et avec expression. L’enfant doit
acquérir une articulation nette, un ton clair et agréable, il doit observer les signes de ponctuation.

NB : Tous les textes ne conviennent pas pour la lecture expressive. Il faut surtout choisir des textes de
narration et donner cette leçon à l’heure de la leçon de récitation. Si on se borne à la leçon de lecture
expressive, les exercices seront nombreux. Il faut donner après, la lecture silencieuse, faire lire à haute
voix s’il existe du temps.

 La lecture expliquée

C’est une forme supérieure de la lecture silencieuse. Elle est située enfin du degré terminal.

Son but : Elle éveille les sens littéraires ; Elle fait sentir la beauté du morceau ; Elle cherche sous les mots,
la pensée de l’auteur ; Elle fait comprendre en détail le texte ; Elle découvre les moyens que l’auteur met
en œuvre pour se faire comprendre.

Son Importance :

 Elle assure l’intelligence en sollicitant l’attention et le jugement.


~ 29
~
 Elle contribue à la formation du sens moral et esthétique.

 Elle développe le goût de la lecture et favorise l’acquisition de vocabulaire et de


l’orthographe.

 Elle prépare à l’élocution, à la rédaction.

 C’est un moyen de culture générale et exercice éducatif à haut voix.

 La lecture silencieuse

 C’est la vraie lecture parce qu’elle prépare directement l’enfant à la vie.

 Son But : Apprendre aux enfants à lire intelligemment c’est-à-dire en comprenant les sens de chaque
phrase, l’idée générale du morceau ; Exercer l’enfant à lire avec les yeux, à lire mentalement.

 Préparation : Cette leçon demande une préparation spéciale du maître.

NB : Le maitre doit lui-même la veille, lire le texte rechercher le sens des mots qu’il ne connait pas. Le grand
travail du maître est de composer un bon questionnaire.

5.3.9. PRE - GRAMMAIRE

En 1e année, il n’y a pas de grammaire avec emploi des termes grammaticaux, le maître prépare et amorce
les connaissances grammaticales.

 Le maître doit corriger toutes les fautes de langue, des élèves et fait acquérir la grammaire par
l’usage.

NB : c’est par l’audition et l’imitation que l’élève apprend inconsciemment les premières règles de
grammaire.

 Le maître doit en plus, à propos de petits textes, apprendre à disséquer les phrases, il montre aux
élèves la règle, le mot qui dit ce qu’on fait.

5.3.10. GRAMMAIRE

a) Définition et Buts

 La grammaire est une sous-branche du Français qui donne à l’élève des règles pour parler et écrire
correctement.
~ 30
~
 La grammaire n’est pas une fin, mais un moyen. Son but : D’apprendre les règles nécessaires pour
pouvoir parler et écrire correctement ; Faire acquérir une bonne orthographe et un
perfectionnement de la pensée et du langage.

b) Importance

La grammaire permet de ne pas déclasser celui qui parle comme celui qui écrit en ne se penchant pas
contre elle.

c) Remarques importantes

L’enseignement de la grammaire, dans son esprit et dans ses méthodes, est basé entièrement sur ce
principe : « Enseigner par la langue et enseigner pour la langue.

 Enseigner par la langue

Le point de départ, c’est la langue parlée, la langue courante, celle qu’on parle communément.

 Le premier motif : est le souci de clarté, de sureté, de compréhension et d’efficacité, c’est en


observant des phrases claires, compréhensibles, d’usage courant que l’enfant saisira le mieux des
règles et qui serait poussé à les appliquer.

 Le deuxième motif : est d’ordre utilitaire, dans le langage commun, nous risquons peu de rencontrer
les mots extravagants, les cas exceptionnels, les constructions artificielles.

 Enseigner pour la langue

Le point d’aboutissement de toute grammaire est aussi la langue parlée par les nations ; les grammaires
permettent à l’enfant de mieux parler, écrire en insistant sur la pratique comme souci mondial en
grammaire.

d) La phrase base de l’observation

Il faut amener l’élève à partir de la phrase, saisir la structure de la langue, parce que le mot isolé est un
terme qui n’a de valeur que dans la phrase.

e) Les limites de la leçon de grammaire

La grammaire doit être exclusivement une grammaire d’observation, la grammaire ne s’impose pas sauf si
elle est nécessaire par la compréhension et l’emploi correct de la langue.

f) Faut-il enseigner les règles et les définitions et en quelle année

? Oui, à 3 conditions : Qu’elle soit utile, simple et mémorisée.

g) Quelques conseils de la leçon de grammaire


~ 31
~
 La révision doit servir de base à la nouvelle leçon. Exemple : une leçon sur le participe passé employé
avec l’auxiliaire être – faire la révision sur le participe passé employé, conditionnel – futur. C.O.I –
COD.

 S’il n’y a pas de révision, passez directement à nouvelle leçon.

 La révision doit être courte de 3 à 5 minutes, dans la révision, le maitre ne doit pas user beaucoup de
craies.

 Dans le choix des exemples, le maître doit éviter les phrases difficiles. Il ne doit pas éviter les
exceptions, il doit éviter les exemples du livre ancien style.

 Le maitre doit écrire les exemples avant la leçon ou s’ils seront compris facilement au cours de la
leçon les amener la leçon. C’est au maitre de murir les exemples de les inventer. Le maître doit aussi
faire ressortir le sens des termes utilisés.

Exemples : Qualificatif = qualité ; Démonstratif = qui démontre ; Possessif = possesseur ; Pronom = mis
pour le nom

Il faut employer la craie de couleur, les flèches dans la règle.

 Le maître ne doit pas utiliser un seul mot non expliqué aux élèves. Il doit mettre la règle en relief :
cadre, craie de couleur, mots écrits, plus grands après la règle, le maître explique les exceptions si
c’est possible.

 Application orale : Le maître fait trouver les exemples par les élèves ou il suggère par des questions.

 Application écrite : elle est mise au TN en avance ou choisie dans le livre.

h) Différents sujets de la leçon de grammaire

On étudie soit : La nature d’un mot, l’accord d’un mot, la fonction d’un mot, la notion de mode ou de
temps.

5.3.11. CONJUGAISON

 Conjuguer un verbe c’est réciter ou écrire dans les différentes formes, signifier les personnes et les
temps.

 La leçon de conjugaison est très importante dès la 1e année, car sans verbe, l’enfant est dans
l’impossibilité de tout dire et aussi le verbe présente les formes variées.

 La conjugaison doit être surtout orale et retiendra l’attention dans tous les exercices
~ 32
~
d’expression. c’est par l’usage qu’on apprend les formes verbales.

 En 1e année, il n’y a pas de leçon de conjugaison proprement dite, mais le maitre initie les élèves au
sens des pronoms : JE, NOUS et VOUS au cours des leçons d’élocution.

Remarque :

 Employer au début les verbes de la 1e conjugaison et commander à la 2e personne du singulier.

 Habituer l’enfant à prononcer ce qu’il exécute.

 Employer les verbes très usités comme lire et écrire quand l’élève a acquis la 1e personne
du singulier, étudier la 2e personne du pluriel.

 En 2e année, on prolonge l’étude de la conjugaison aux autres pronoms, Il faut éviter des
conjugaisons collectives.

 En 3e année, on explique les sens de personnes grammaticales auxquelles non y ajouteront les
formes interrogatives, négatives, affirmatives, positives.

 En 4e année, on étudiera tous les temps, tous les modes comme matière de conjugaison.

NB : L’enseignement de la conjugaison doit être amusant et actif. On emploie la méthode directe, on


dialogue la conjugaison. La conjugaison est seulement orale : Toute action dictée est toujours exécutée ;
on joue la conjugaison en 2e année, donne le sens du TU, IL, ELLE, ILS, ELLES. concrèt aux élèves.

5.3.12. ORTHOGRAPHE

L’orthographe est une leçon de français qui permet de graphier (d’écrire correctement) des mots.

a) But

Le but de l’orthographe est d’appliquer les règles de l’automatisme de l’orthographe d’usage. L’orthographe

fait acquérir : L’orthographe d’usage et l’orthographe de règles.

 L’orthographe d’usage : Pour écrire sans faute, l’élève doit connaitre la physionomie, l’image du mot
isolé, sans contexte.

 L’orthographe grammaticales (ou de règles) : pour identifier les rapports entre les mots dans une
phrase.
~ 33
~

b) Importance

La bonne orthographe qualifie une personne soigneuse et intelligente. La bonne orthographe signifie une
bonne graphie, une bonne écriture.

Une personne intelligente écrit sans faute, exige la connaissance des règles grammaticales et un bon
jugement pour une bonne orthographe d’usage.

c) Sortes

Il existe : L’orthographe d’usage et Orthographe grammaticale.

d) Difficultés de l’orthographe

 L’orthographe de langues bantoues n’est pas difficile, car les langues bantoues sont
phonétiques ; elles s’écrivent comme elles s’entendent.

 Il y de mêmes sons qui peuvent s’écrire de plusieurs façons. Exemples : on, ont ; eau, au ; en, an…

 Beaucoup de lettres en français s’écrivent mais elles ne se prononcent pas. Exemples :


Chocolat, Banc, Cahier…

e) Moyens d’acquisition de l’orthographe

La 1e condition d’acquisition d’une bonne orthographe est d’avoir le désir, la volonté car la mauvaise
écriture et l’orthographe médiocre sont le fruit d’un manque d’effort et de dégout.

L’élève doit avoir l’esprit de propreté, de netteté. C’est surtout aux maitres de 1e, 2e, 3e qui doivent
éveiller cet esprit de propreté et de belle écriture qui doit être entretenue par les autres maitres.

 La deuxième condition est l’acquisition d’une orthographe d’usage.

 La troisième condition d’une orthographe des règles.

Concernant les sons, c’est surtout celui de la vue qui est la première ensuite vient le sens de la mémoire
motrice, l’œil et la main sont 2 conditions instrumentales d’acquisition de l’orthographe correcte.

f) Rôle du maître dans l’acquisition de l’orthographe

Il doit exiger et avoir soi-même une articulation pure et soignée ; être exigent pour l’orthographe de tous
les devoirs, même sur l’ardoise et le brouillon ; susciter chez les enfants le désir d’avoir une bonne
orthographe ; exiger une copie excellente à tous les degrés.
~ 34
~
5.3.13. LEÇON DE DICTEE

 La dictée est l’opération par laquelle le maitre lit à haute voix un texte cohérent selon un rythme qui
permet aux élèves de le copier par écrit.

 La dictée doit être bien préparée et bien corrigée. Il faut 4 petites dictées par semaine en choisissant
des textes à la force des élèves, le texte à dicter. Le maitre évite tout nom courant que l’élève n’a
jamais vu.

a) Sortes de dictées

1. Dictée élémentaire (1e année) : Au début, elle est une simple copie des mots, un seul mot regardé,
puis effacé ; la correction est immédiate.

2. Dictée muette (1e année) : L’enseignant montre un objet ou le dessine, l’élève écrit le nom.

3. Dictée de mémoire ou autodictée : Reproduire un texte appris et mémorisé.

4. Dictée des mots : Dictée élémentaire au 1e degré (copie et dictée de mots simples en appliquant du
nouveau son étudié en lecture) ; Enoncé de la phrase dont les élèves n’écrivent qu’un mot sous
autres degré. Au degré moyen et terminal, la dictée clôturant et contrôlant l’assimilation d’une série
de mots.

5. Dictée d’application : Dictée des phrases suite à l’étude d’une règle grammaticale d’abord ou de
distinction d’homonymes. Les phrases ne sont pas préparées, les mots non difficiles.

6. Dictée d’entrainement (Orthographe d’usage et Orthographe grammaticale) : Pour faire acquérir


l’orthographe de règle, il faut dicter les phrases entières ou des textes entiers.

7. Dictée périodique de contrôle : Cette dictée se donne 2 ou 3 fois par mois ainsi qu’aux examens. Le
maître donne la dictée de contrôle non préparée pour connaitre la force de chaque élève.

8. Dictée visuelle et dictée auditive : Dictée visuelle est une dictée dont le contenu a été montré. Dictée
auditive est non vue préalablement.

5.3.14. REDACTION
~ 35
~
La rédaction est l’art de prose par écrit ce qu’on a vu, entendu ou vécu ou c’est-à-dire c’est qu’on ressent.
Elle a pour but :

 Apprendre à exprimer ses pensées par écrit correctement avec ordre et beauté.

 Apprendre à écrire ce qu’on a vu et entendu.

 Développer l’esprit d’observation et de réflexion.

a) Importance

L’importance réside dans le fait que : Savoir rédiger sa correspondance, les rapports de fête, de
conférence, de réunion ; L’homme moderne doit savoir parler, tenir une conversation, exprimer ses
opinions, raconter ses voyages.

L’aisance dans l’expression personnelle est une finalité de l’enseignement de la langue.

NB : L’orthographe, la grammaire, la conjugaison, l’analyse sont des moyens ou outils employés pour
faire acquérir une langue.

b) Problèmes de l’enseignement de la rédaction

L’art de parler et celui d’écrire s’alimentent aux mêmes sources d’idées. Il faut les mots pour les exprimer.

c) Choix des sujets

Les sujets de la rédaction sont choisis dans la vie courante de l’enfant, c’est-à-dire les sujets idéals lui sont
fournis par : le centre d’intérêt bien exploité.

NB : Pour écrire comme pour parler il faut avoir quelque chose à dire.

d) Conditions de réussite

 Il faut apprendre à l’enfant à penser par les leçons d’observation, de lecture.

 Donner là l’élève un bagage des mots suffisants.

 Donner l’aisance dans l’expression par les leçons de phraséologie.

 Motiver l’effort d’expression de l’élève en choisissant des sujets.

NB : Les sujets idéals sont dans la rédaction sont fournis par les centres d’intérêt bien exploités.

L’enseignement de la rédaction est décevant, il redoute l’élève et décourage le maitre. Pourquoi pour
l’élève ? R) Il est pauvre en idées et en mots, mais aussi les sujets proposés sont étranges ou trop difficiles
? L’élève doit s’exprimer dans une langue qu’il connait à peine, d’où 2 conditions :
~ 36
~
 C’est l’école secondaire qui doit initier les élèves à la rédaction proprement dite ; l’école primaire
doit munir l’élève d’un bon vocabulaire.

 En 5e et 6e années, on doit exercer la rédaction dans sa langue maternelle. Une rédaction par
mois : lettres, comptes rendus des fêtes, narrations.

5.3.15. PHRASEOLOGIE (phrase libre)

Stade qui achemine l’enfant à la rédaction.

NB : Il n’existe pas les notions de rédaction en 1 e année, les chemins à suivre sont les suivants :

 Texte à remplir. Exemple : Un sujet de causerie.

 Phraséologie : Le premier entrainement à la rédaction. Les exemples multiples et appréciés par les
élèves. La construction des phrases par un verbe, la construction des phrases qui sont en désordres ;
phrases à embellir.

 Réponse à un questionnaire : Le maître constitue un questionnaire au préalable parlant soit sur


une leçon de sciences, de géographie, de l’hygiène, sur une causerie. Les réponses des élèves sont les
meilleures dans les cahiers.

 Exercice d’initiation : L’initiation des phrases simples sans valeur littéraire ; L’initiation des originales,
la phrase choisie doit avoir une beauté.

 Composition : Cette composition collective donne de bons résultats et offrent des avantages
intéressants l’enfant à apprendre réellement et à rédiger.

5.4. ENSEIGNEMENT DES MATHEMATIQUES

5.4.1. LE CALCUL EN 1er ANNEE

 Avant la première année

Avant d’aborder la 1e année, l’enfant a déjà acquis le calcul :

- Très tôt, l’enfant fait la distinction entre la présence et l’absence.


~ 37
~ répétée des hommes, des animaux, des
- A 2 ans et 3 ans, l’enfant constate la présence
~ 38
~
choses mais sans addition.

- A 4 ans, l’enfant se rend compte de l’augmentation : encore un, encore un…

- Tout enfant qui vient en 1e année a quelques connaissances par son expérience personnelle dans sa
famille. L’enfant est capable de dire maman donne 2 morceaux de viande… Donc généralement, il a
ou il sait : La notion vague de quantité : peu ou beaucoup ; La reconnaissance de petits nombreux : 1,
2, 3…. Il connait globalement le nombre sans compter.

 Importance de la première année

De toutes les classes, elle est la plus importante et la plus difficile. Les notions acquises dans cette classe
constituent les fondations.

La mauvaise fondation est celle qui calcule par numérisation, de façon mécanique ; tandis que la bonne
fondation se base sur les 2 pierres de bases en 1e année, qui sont : la notion des nombres et le sens des
opérations.

 Notions des nombres

L’enfant doit connaitre ce qu’un nombre ; il acquiert la connaissance d’un nombre quand il connait :

- La place de ce nombre. Ex : 6 vient avant 7 et après 5.

- La grandeur de ce nombre. Ex : 6 n’est pas une unité, mais un ensemble de 6 unités.

- La contenance de ce nombre. 6 = 3 + 3 ou 4 + 2 ou 5 + 1.

- Le rapport avec d’autres nombres. Ex : 6 = 10 – 4 ou 6 = 12 : 2.

 Sens des opérations

L’enfant a le sens des opérations quand :

- il sait traduire concrètement les signes du tableau.

4 3
=
+ =
~ 39
~
- Il sait traduire en signe une opération concrète.

4x4

5.4.2. LE CALCUL EN 2e ANNEE

 Remarques importantes

- En deuxième année, il n’y a pas de calcul écrit, tout calcul est résolu par calcul mental c’est
-à-dire on ajoute ou on soustrait d’abord les dizaines ensuite les unités.

- Pour l’addition et la soustraction, on ne scinde jamais le 1e nombre.

Ex : 35 + 9 = 35 + 5 + 4 = 40 + 4 = 44

Ex : 46 – 11 = 46 – 6 – 5 = 40 – 5 = 35

- Comment lire la multiplication.

3 x 4 ; Se lit 4 fois 3 ou 3 multiplié par 4 et peut se représenter sous forme d’addition. 3 + 3 +

3 + 3 = 12

- Le signe = s’écrit entre deux valeurs égales.

 Matériels didactiques

- Le boulier compteur. Boite aux bâtonnets et ficelle par la formation des dizaines.

- Bandes de dizaines accrochables pour la notion des nombres de 20 à 100.

- Tableau carré des nombres. Tableau illustré pour la multiplication.

- Horloge pour la table de multiplication. Des jeux des fiches pour les tables.
~ 40

5.4.3. LE CALCUL EN 3e ANNEE ~


~ 41
~

 Notion

Le programme prévoit les nombres entiers de 100 à 1000. Les opérations de calcul mental puis du calcul
écrit. Addition et soustraction sur tous les cas. Multiplication et division par un nombre inférieur à 10.

 Remarques

- Dans le programme, il y a deux nouvelles matières : la notion de nombres de 100 à 1000 et le


début du calcul écrit.

- Pour les nombres de 100 à 1000 ; l’acquisition est comme de 20 à 100 (en 2e année) ; concrétiser
la formation des nombres par centaine, dizaine, unité (C D U).

Le bon maître se fabrique un matériel pour que ses élèves comprennent la structure des nombres.
L’élève a la notion des nombres quand il voit clairement les groupes qui les constituent.

728 = 7 groupes de 100

2 groupes de 10

8 unités

- Pour que la classe de la 3e soit excellente, il faut que les élèves résolvent toutes les opérations par
calcul mental et aussi calcul écrit. La résolution par calcul mental précède la résolution par calcul
écrit.

5.4.4. CALCUL EN 4em ANNEE

Le programme prévoit maintenant l’étude des nombres décimaux. Cette matière est précédée par
quelques cas :

- Révision de la notion d’unité, nombre entier.

- Révision de fraction ordinaire dont le numérateur est 1.

a) Importance

Les sciences exactes jouissent à l’heure actuelle d’une estime de plus e plus grande à cause de l’évolution
de la technologie et des découvertes scientifiques, ainsi les mathématiques ont une double valeur et un
double but.

b) Les valeurs de mathématique


~ 42
~

- Valeur pratique (utilitaire) : acquisition des techniques d’automatisme de la vie quotidienne.

- Valeur éducative (formative) : les mots constituent un facteur précieux de la culture


intellectuelle.

c) Les buts de mathématique

- But pratique (utilitaire) : Calculer vite et juste ; acquérir des automatismes (techniques)
nécessaires ; résoudre les problèmes usuels de la vie.

- But éducatif (formatif) : Développer l’intelligence, le raisonnement, le jugement et donner le


souci d’exactitude ; observer et agir en se contrôlant (réfléchir, établir des rapports, comprendre
les nécessités sociales).

d) Détermination de la matière

La matière doit être simple, pratique et utile ; surtout donner des automatismes des 4 opérations, les
procédés du calcul rapide, la connaissance du système métrique et des formes géométriques,
l’exploitation correcte des problèmes.

e) Qualités des Méthodes des mathématiques

Les méthodes doivent être :

 Psychologies : basées sur la connaissance de l’intelligence de l’enfant, adaptée à son développement


mental. « l’enfant au centre », l’enfant est incapable de raisonnement, de déduction et d’induction. Il
procède par analogie, transduction, sa logique est celle de l’action avant d’être psychologique, elles
sont concrètes et actives.

 Concrètes : Partir d’intuition du milieu.

 Actives : par des activités répétées les expériences nombreuses.

 Educatives : le maître doit avoir le souci de la formation, de la culture intellectuelle en utilisant une
base concrète éducative.

 Utilitaires (pratiques) : qui visent la préparation de la vie de l’enfant c’est-à-dire la vie par l’action et
pour l’action.

5.4.5. ETUDE DES NOMBRES EN 1er :


~ 43
~
a. GRANDS PRINCIPES

L’enseignement de calcul doit être : Intuitif, Actif, Intéressant.

 L’enseignement doit être Intuitif

Un bon maitre va toujours du concret aussi longtemps que c’est nécessaire quand les élèves ont saisi
l’abstrait, le maitre abandonne l’intuition (le concret, le matériel didactique) quand les élèves ne
comprennent plus le calcul, le maitre revient au concret (il ramène les intuitions). Le maitre se sert de
différents sens de ses élèves.

 La vue : pour voir les objets, le dessin, les couleurs vives, les graphiques.

 L’ouïe pour compter, taper dans les mains, sonnerie.

 Le toucher : pour manipuler les objets, les toucher.

 L’enseignement doit être actif de la main au cerveau

L’idée d’un nombre se crée par l’action, voir ne suffit pas, voir reste passif, il faut de non seulement du
matériel intuitif, mais du matériel intuitif manié.

 L’enseignement doit être intéressant

Une notion apprise avec intérêt et plaisir est surement acquise. Un bon maitre doit être enthousiaste
c’est-à-dire il doit aimer les petits enfants et connaitre leurs goûts et inclinaisons.

b) NOTION DES NOMBRES

L’enfant acquiert la notion de nombres par 2 exercices : le comptage et la fixation d’image de nombre ou
graphique.

Le comptage

C’est le tout 1e exercice à faire dès le début de l’année scolaire ; il faut compter souvent, compter à toute
occasion, mais en graduant. Dans le comptage préliminaire, il y a 3 états :

 L’enfant prend et déplace : les crayons, les bouchons, les livres…

 L’enfant touche sans déplacer : les bancs, le tableau…

 L’enfant montre sans toucher : le plafond, les carreaux…

L’enfant peut compter par 2, par 5, à rebours ; il faut aussi faire lire, rythmer et le comptage en marchant.
~ 44
~
La fixation d’image

Chaque nombre peut avoir plusieurs images ou graphiques (figures). Exemple le nombre 5.

= = 5 = Cinq

Graphique Graphique Chiffre Phénomène


illustré

Graphique

c) LE MATERIEL DIDACTIQUE

Il existe 2 sortes de matériel didactique

 Les matériels didactiques individuels : Cailloux, Cahiers, Bâtonnets, Bouchons…

 Les matériels didactiques collectifs : Graphiques muraux (objets attachés au mur), Tableau glissière
(est un tableau qui sert de l’illustration des chiffres qui seront introduits par glissement).

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

NB : La numération en première année va de 0 à 20.

5.4.6. CALCUL MENTAL

a) Notions

Le calcul mental (C.M) est calcul pensé et réfléchi. C’est le calcul qui se fait par la pensée en se servant des
procédés raisonnant. Sauf au degré élémentaire ou on fait appel à la mémoire.

Le calcul écrit est mécanique et s’adresse à la mémoire. Tandis que le calcul mental exige un effort de
l’intelligence, il se fait sans rien écrire mais on peut bien le faire en écrivant :

 Les élèves du 1e degré ne font que du calcul mental et écrivent.


~ 45
~
 Le maitre, en expliquant un cas nouveau, écrit.
~ 46
~
 Dans les cas difficile on peut écrire partiellement soit l’énoncé soit les résultats partiels.

 Lors des interventions ou examens, les élèves écrivent tout le calcul avec procédé.

NB : Les principaux moyens utilisés en calcul mental sont : Décomposer l’un des nombres ; Arrondir puis
corriger le résultat ; Faire des associations ; Se servir des relations de contenance de nombres.

b) Buts du calcul mental

Le but principal du calcul mental est d’apprendre à calculer vite et sans écrire. Et les buts secondaires sont
: Assouplir l’esprit (faire la gymnastique intellectuelle). Donner des habitudes des nombres et d’analyse ;
Développer la mémoire des nombres ; Exciter l’émulation : (stimuler les esprits lents).

c) Succès en calcul mental

 De la solidité des acquisitions antérieures ; notion des nombres

 De la compétence du maitre et l’entrain avec lequel il mène sa leçon.

 Du sérieux de la préparation (le maitre a un petit cahier d’exercices), ne pas improviser les exercices.

 De la discipline si elle est mauvaise, seuls les bons élèves travaillent, ils crient les réponses.

d) Emploi du calcul mental

 En 1e année, seul le calcul mental (C.M) est employé, jamais le calcul écrit (C.E).

 En 3e année, le C.M précède le C.E, les élèves résolvent tout exercice par C.M avant le C.E dans le
sens des opérations.

 Le C.M est d’emploi quotidien dans les leçons des systèmes métriques, forme
géométrique, problèmes. Le C.E est employé dans les opérations difficiles.

Remarques : Dans l’emploi du C.M :

 Il existe une leçon du C.M sur l’horaire/semaine.

 Les leçons de C.M sont vivantes, animées, visant la rapidité, exigent un effort d’attention et de
réflexion.

 Aux examens, on dit oralement le C.M et les élèves écrivent la réponse.

 La résolution des opérations par C.M, addition, soustraction, multiplication et division ; on


~ 47
~
commence par la gauche à l’inverse du C.E.

5.4.7. LE CALCUL ECRIT

Notion et But

Le calcul écrit est un calcul mécanique qui se fait par la mémoire. Et son but est de Résoudre les opérations
sur les nombres élevés et difficiles surement et rapidement.

Remarques

 Résoudre des cas simples, la résolution de l’opération commence par le calcul mental ; quand on a
acquis le procédé du calcul écrit ; pas abandonner le C.M, seulement dans l’application, la résolution
au tableau se fait par 2 élèves, l’un par C.M et l’autre par C.E.

 Le C.E est à dominer chaque fois de règles, des définitions.

 Si le maitre a besoin d’un bon résultat, il opère le C.E lentement en appliquant chaque cas nouveau ;
faire plusieurs exercices au tableau.

 Le maitre ne doit pas imposer des applications très longues ni chercher des exercices difficiles au lieu
de progresser. Les élèves s’embrouillent.

 Le maître doit habituer les élèves à l’estimation globale.

 Le maître explique le 1e exercice longuement. Les 2 autres suivants, il les résout sans application, il
utilise une formule invariable et simple avec les mots des élèves.

 Le C.E doit devenir un mécanisme par l’emploi des fiches, une fois par semaine comme révision.

5.4.8. FRACTIONS

a) Notions

La fraction signifie unité amputée, divisée. Le programme de fraction prévoit :

 En 1e année : la moitié de 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20.

 En 2e année : la moitié de 40, une demi orange, le quart de 40, le quart de l’orange, la moitié de la
moitié. (représentation chiffrée).

 En 3e année : 1/2 1/4 1/5 fraction ordinaire ; en suite 2/3 de 18 ; 3/4 de 20.

 En 4e année : notions approfondies, classer selon l’ordre croissant ou décroissant.


~ 48
~
 Notion de fraction ordinaire (3/5), nombre fractionnaire (5 6 ) et exppressionnfractionnaire
9
(6/5).

 Réduction au même dénominateur, la signification des fractions.

 Ranger selon l’ordre de grandeur.

b) Quelques remarques

Il existe 2 sortes de fractions : fraction d’objets et de nombres.

La leçon de fraction est agréable, bien comprise si : Le maître part du concret ; continue avec le concret ;
revient souvent au concret ; ne fait pas mémoriser les définitions, les règles et les formules.

NB : Le maitre doit commencer avec les fractions :

 D’objet, montrer aux élèves qu’une fraction est une partie de l’unité, une unité amputée. Ex : Demi-
orange, Demi-papier.

 Le cercle est la meilleure forme ^pour illustrer une fraction.

 Pour toute nouvelle leçon, il faut se servir du concret très simple.

 Le rôle du numérateur est expliqué à partir de la 4e année.

 Le terme fraction est utilisé à partir de la 3e année. Le maitre de la 4e année ne doit pas
dépasser le dénominateur 10 ; celui de la 5e année le dénominateur 20.

 L’intuition c’est bien, mais l’activité c’est mieux.

 Les exercices au Tableau sont effectués par tous les élèves.

5.4.9. PROBLEMES

a) Notions

Un problème est une question qui se présente à l’esprit et dont la solution (la réponse) n’apparait pas
clairement. Il faut un chemin, éliminer les obstacles pour aboutir à la réponse.

b) Importance des leçons de problèmes

C’est la leçon des problèmes qui prépare l’enfant à la vie, qui lui apprend à résoudre les problèmes qu’il
rencontre dans sa vie.

Les autres leçons (C.M, C.E, S.M, F.G & Fraction) sont au service des problèmes ; leur but est de
~ 49
~
faire acquérir un calcul sûr et rapide en vue de bien résoudre les problèmes. Ces leçons donnent à l’élève
des instruments, de bien résoudre les problèmes.

c) Les facultés auxquelles s’adresse la leçon des problèmes

La leçon des Problème s’adresse avant tout au jugement (choit de l’opération) ; au raisonnement
(enchainement des opérations). La leçon des Problèmes s’adresse aussi à la mémoire pour l’assimilation
des solutions des problèmes types, aussi à l’intelligence, car les problèmes doivent être compris, saisi.

d) Les buts

- But utilitaire : préparer les enfants à la vie. Il faut choisir des cas pratiques des problèmes
rencontrés dans la vie courante de l’enfant, surtout d’achat et de vente.

- But secondaire : il faut développer l’aptitude mathématique. En 5e année, donner des


problèmes théoriques qui facilitent la gymnastique intellectuelle.

e) A partir de quelle année faut-il enseigner les problèmes ?

L’enseignement des problèmes commence très tôt, le facteur temps et la répétition facilitent la maitrise
des problèmes ; aussi la maturation lente est nécessaire pour cette matière.

f) Sortes de problèmes

On distingue : Les problèmes oraux simples (groupement autour d’un C.I) ; Les problèmes oraux
complexes (résolus partie par parti) ; Les problèmes écrits : (liés par une idée)

g) Problèmes à travers l’E.P

 En 1e année : petits problèmes basés sur les opérations étudiées ;

 En 2e année : vrais problèmes d’abord oralement au début de l’année pour écrire à la fin,
groupé autour d’un C.I ;

 En 3e année : plusieurs problèmes écrits sur la division ; et ce problème de la 3e a pour rôle


d’intégrer la réalité, les connaissances propres au programme ;

 En 4e année : Prix d’Achat (P.A), Prix de Vente (PV), Bénéfice (B), Prix de Revient (P.R) dans les
problèmes d’achat et les problèmes en application des leçons de S.M et F.G ;

 En 5e& 6e années : approfondir la matière de la 4e année, problèmes sur la Fraction, le partage


inégal, le pourcentage (capital et intérêt)
~ 50
~
5.4.10. MESURES DE GRANDEUR :

a) Notions

Le système métrique (S.M) apprend aux élèves les différentes mesures.

b) Sortes de grandeurs

 La mesure de Longueur : l’unité de mesure de Longueur est le mètre (m), ses multiples sont km,
hm, dam et ses sous-multiples sont dm, cm et mm Elle suit la loi Décimale.

 La mesure de capacité : l’unité de mesure de capacité est le litre (l) ; ses multiples sont kl, hl, dal ;
et ses sous-multiples dl, cl & ml. Elle suit la loi Décimale.

 La mesure de poids : l’unité de mesure de poids est le gramme (g) ; ses multiples sont kg, hg et dag
; et ses sous-multiples dg, cg et mg. Elle suit la loi Décimale.

 La mesure de temps : l’unité de mesure est la seconde (s) ; ses multiples sont Année, Mois,
Semaine, Jour, Heure & minute ; et la sous-multiple tierce.

 Les mesures agraires : l’unité des mesures agraires est l’are (a) ; son multiple est l’Hectare (ha =
100 a = 100m2) ; le sous-multiple est le Centiare (ca = 0,01 = 0,01 m2)

 La mesure de Volume : de mesure de Longueur est le mètre (m3), ses multiples sont km3, hm3,
dam3 et ses sous-multiples sont dm3, cm3 et mm3. Elle suit la loi Millésime.

c) Buts

Connaitre les poids et les mesures, la valeur de chacune de mesure et savoir s’en servir pour résoudre
le problème de la vie.

d) Difficultés du système métrique

 Le système métrique est constitué par des mesures conventionnelles imposées de l’étranger et non
d’usage courant au village.

 Ces mesures sont souvent mal données ; la plupart des maîtres donnent des leçons théoriques, ils
parlent et écrivent et les élèves écoutent. De très bons maîtres doivent consacrer une leçon entière à
l’intuition maniée.

e) Qualités spéciales du système métrique


~ 51
~

 L’intuition : C’est surtout pour la fraction et pour le système métrique qu’il faut de l’intuition et
l’activité. Si la mesure est pratique (réelle), le maître l’apporte en classe, exemples le litre, le mètre, le
décamètre… Si la mesure est théorique (fictive), le maître fait la réalité concrète, exemple le hm…

NB : Le maître ne peut parler d’aucune mesure sans la faire passer par le sens.

 L’activité : L’intuition ne suffit pas, car elle ne frappe que l’œil, il faut l’activité de chaque élève.
L’activité fait que tous les élèves mesurent, évaluent, contrôlent, fassent de nombreuses
comparaisons.

 L’intérêt : On mesure ce qui est connu par les élèves. Un bon maître donne le désir à ses élèves de
continuer les mesurages à la maison.

 Révision et synthèse périodiques : Chaque fois qu’on aborde une nouvelle mesure, on doit jeter
(revoir) un coup d’œil en arrière. Il faut aller du connu à l’inconnu, du concret à l’abstrait, du facile au
difficile. Commencer ^par le périmètre de l’ardoise, du cahier avant celui du champ.

f) Leçon à l’école primaire (conseils pratiques)

 Première année : Les leçons de systèmes métriques débutent vers le milieu de l’année avec des
mesures naturelles : Pas, Enjambé, Bois, Tasses… Les différentes leçons suivent le niveau acquis en
calcul. Ainsi, l’élève apprend le : m, dm, cm, l, franc, balance, h, …

 Deuxième année : Le programme prévoit : dm, dl, balance, Kg, 1/2 Kg, demi-heure, 1/4 heure. Il faut
aussi les notions sur le carré, le rectangle, le triangle, le cercle.

Troisième année : Eviter de s’attarder sur les mesures non employées. En 3e et en 4e années, on
insiste sur le kilo, le hecto, déca, le déci, le centi, le milli… En 3e année, le maître profite des leçons de
systèmes métriques pour apprendre aux élèves les formes de contenance. En 3e année, notion sur la
surface qui sera approfondie en 4e année.

 Quatrième année : Notion de volume. On étudie le périmètre du rectangle avant celui du carré
~ 52
~
et idem pour les deux surfaces.

NB : Eviter de multiplier les exercices de transformation d’une unité à une autre qui embrouillent les élèves.

… / …

CHAPITRE VI : ENSEIGNEMENT DES DISCIPLINES D’EVEIL


SCIENTIFIQUE

6.1. EDUCATION CIVIQUE ET MORALE

Son but est d’emmener l’enfant à s’intéresser et de vouer à la chose publique par l’étude des droits et
devoirs réciproques de citoyen et du gouvernement.

6.2. EDUCATION POUR LA SANTE ET L’ENVIRONNEMENT

a) But

- Faire connaitre et appliquer les règles essentielles de l’hygiène et de la prudence ;

- Faire acquérir les bonnes habitudes de propreté, d’hygiène sociale ;

- Combattre l’ignorance, les préjugés, les croyances.

b) Conseils

- Il ne faut jamais séparer l’enfant de son milieu lors d’initiation scientifique, il faut de
manipulations pratiques et d’observation concrète ;

- Toutes leçons de science supposent un plan bien conçu et une mise en ordre des idées ;

- Elee implique des observations.

NB : cette leçon suppose donc une préparation d’avance du matériel au cours moyen, terminal et au
secondaire.

c) Méthode
~ 53
~
La méthode intuitive s’impose ; l’observation personnelle ; la plus part de ces leçons sont données au
moyen d’un syllabus.

6.3. ETUDE DU MILIEU

C’est l’ensemble des choses, des personnes qui entourent un individu et influencent son
comportement physique, sa conduite morale et sociale. Il y a :

- Le milieu physique : condition atmosphérique, climatique, genre de vie, paysage matériel


(maisons, rues)

- Le milieu familial : opinion religieuse de parent, de mœurs de biens spirituels, intellectuels,


matériel.

- Le milieu social : degré de culture, de richesse.

- Le milieu classique : avec ses conceptions du monde des êtres, ses richesses idéologiques,
culturelles, ses coutumes.

a. Importance morale du milieu

Tous ces milieux forment ou déforment l’âme de l’enfant.

b. Méthode a employer pour étudier le milieu, c’est l’observation.

Dans la vraie observation, deux opérations se compénètrent : le travail de perception et le travail de


l’intelligence. L’observation ne contente pas de constater l’aspect extérieur de choses, mais elle cherche
le pourquoi. Les leçons d’observation constituent une annonce aux leçons des sciences, de géographie…,
que les enfants étudient systématiquement au degré supérieur (5e et 6eannée).Au degré moyen, on ne
donne aucune étiquète spéciale aux choses observées. Tout est leçon d’observation.

c. L’étude du milieu à l’école

Dans certaines écoles, même presque toutes les leçons dérivent de l’étude du milieu. On choisit par
semaine ou à la quinzaine un centre d’intérêt (C.I), un sujet intéressant qui devient le C.I de toutes les
leçons.

d. Que peut-on observer ?

Principalement : des objets, des plantes, des métiers, des fleurs, des collines, des routes, des sols, des
animaux, les accidents géographiques de la région.

e. Qualités spéciales exigées du maitre

Il doit être :

- Instruit, intelligent et consciencieux dans ses préparations ;

- Enthousiaste (aimer la nature et conduire à l’admiration des jeux souci de susciter la curiosité
~ 54
~
et l’activité) ;

- Avoir l’esprit de synthèse, la clarté dans les explications, l’art de faire ressortir l’essentiel de ramener
les idées principales enfin des leçons de faire répéter.

6.4. HISTOIRE

a) Notion et Qualités

Elle est difficile parce qu’elle demande la méthode ex positive. L’histoire concourt au même but que la
leçon de civisme.

Elle doit être :

- Vibrante : elle doit émouvoir et mouvoir les élèves.

- Intéressante : capturer l’attention des élèves.

- Véridique : basée sur la vérité parce que c’est sur la vérité qu’on va développer le patriotisme sain,
pas un chauvinisme (patriotisme agressif).

- Simple et claire : faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire.

Les leçons d’activités scientifiques (géographie, histoire, sciences) proviennent de l’étude du milieu et
servent à développer le vocabulaire de l’enfant.

6.5. GEOGRAPHIE

La géographie est une science qui s’occupe de la description de la terre. On peut distinguer 4 genres de
leçons : l’étude du milieu, la géographie générale, la cosmographie, la géographie spéciale.

 L’étude du milieu ou la géographie locale : C’est l’étude de la géographie locale que l’on pratique ou
degré inférieur et surtout en 3 années.

 La géographie générale : Initiation à la géographie : étude de la terminologie, c’est-à-dire initiation à


l’enfant des termes géographiques. Elle initie les enfants aux termes employés en géographie en partant
des données concrètes prises dans le milieu.

 La cosmographie : Etude des astres dans l’espace, surtout le soleil, la lune et les étoiles.

 La géographie spéciale : Elle s’attache à l’étude d’une région, d’un pays ou d’un continent en
~ 55
~
particulier. On distingue :

 La géographie physique : elle constitue la base. On y étudie : la situation, l’étendue, les limites,
l’hydrographie, les climats, les reliefs, les ressources végétales les ressources minérales et les
ressources animales.

 La géographie humaine : elle s’occupe de la population, la densité, les mœurs et coutumes ; les
races, les langues, l’alimentation, l’habillement, la relation entre hommes.

 La géographie économique : on y étudie l’élevage, l’agriculture, la pêche, le commerce, les voies de


communication, l’industrie.

 La géographie politique ou administrative : elle étudie le gouvernement, l’administration, les


divisions, le régime, les lois…

a) Formes d’enseignement utilisées en géographique

- La forme ex positive : le maitre expose ce qui est connu

- La forme interrogative : il vérifie la compréhension de ce qui est exposé ici on amène


l’enfant à dire tout ce qu’il connait, à trouver ce qu’il peut trouver.

b) Grands principes de l’enseignement de géographie

Les buts à viser sont : Faire connaitre et faire comprendre :

 L’enfant connait un fait géographique quand il est capable de le localiser de le situer dans l’espace,
quand il est capable de le représenter en imagination avec ses formes, ses couleurs, sa vie…

 L’enfant comprend un fait géographique quand : il en sait les causes ; il en décèle les rapports avec
d’autres faits ; il saisit leur évolution ; il est capable d’en donner une explication raisonnées.

Le maitre expliquera surtout les comportements humains en fonctions des faits géographiques, car
l’homme étudie le milieu physique dans lequel il vit et puis s’y adapte s’n sert pour mieux vivre. La
géographie humaine est subordonnée à la géographie physique.
~ 56
~
« L’homme et la terre sont des termes inséparables dans l’étude de la géographie. »

6.6. SCIENCES NATURELLES : (Anatomie, Botanique, Zoologie, Physique)

a) Méthode générale

Développer l’esprit critique d’observation, S’intéresser à la vie sur toutes ses formes, la respecter et
l’admirer, Développer le gout de la recherche personnelle.

b) Directives

Pour mieux donner les leçons de sciences, le Maitre doit être : Compétant et consciencieux ; Bien préparer
les leçons, Consulter des livres, des personnes

Les leçons ne doivent pas être : ni trop facile ni trop difficile

c) Caractères propres à cet enseignement

- Les leçons d’observation doivent être essentiellement basées sur l’observation des élèves ;

- Le Maitre met tout en œuvre pour donner à ses élèves l’occasion de voir, de toucher, de sentir
les réalités dont il parle et de leur apprendre à observer sur vif.

d) Méthode et procédé

- En hygiène et en science naturelle, on recourt à la méthode intuitive ;

- Tous les procédés qui tendent à faire participer ; les élèves aux recherchent sont
excellents.

e) Notes

Son avantage est de suivre près l’évolution des phénomènes de germination des plantes et de leurs
croissances ainsi que de celle des petits animaux.

 Le terrarium : récipient quelconque préparé qui garde vivant quelques petits animaux
(batraciens reptile…) et qui permet de suivre leur comportement et leur évolution.

 L’aquarium : réservoir pouvant recevoir quelques plantes et animaux aquatiques (têtards,


poissons…

 Le bac à fleurs : caisse de bonne terre pour y expérimenter quelques cultures : haricots, fleur,
plante…
~ 57
~
NB : ces objets sont placés à l’abri du soleil, c’est-à-dire soleil trop ardent, soit sur une table au fond de la
classe, soit le bord d’une fenêtre. Les élèves en assurent un entretien à tour de rôle.

… / …

CHAPITRE VII : ENSEIGNEMENT DES DISCIPLINES D’EVEIL


ESTHETIQUE

7.1. DESSIN

Développer l’imagination créatrice des enfants et les aider à exprimer leur pensée de façon concrète.

- Améliorer l’expression graphique de leur représentation mentales de leurs idées et de leurs


sentiments ;

- Développer l’esprit d’observation ; et Rendre les enfants sensibles à la beauté plastique


(esthétique).

a) BASES PSYCHOLOGIQUES ET IMPORTANCES

Le dessin est une façon naturelle de s’exprimer comme le langage, l’écriture et le chant ; son
importance réside en ce que :

- Il vient au secours du maitre dans toutes les branches du programme ;

- Il économise le temps, évite les réalités et rend la leçon plus fructueuse ;

- Il est une leçon d’extérioriser sa personnalité ;

- Il rend de nombreux services à l’ingénieur à l’instituteur ou maçon, tailleur…

b) EVOLUTION

Au début, le dessin de l’enfant est idéographique, c’est-à-dire il dessine non ce qu’il voit, mais ce qu’il
pense. Quand il grandit, le dessin devient physiographique, c’est-à-dire l’expression de la réalité visuelle.

L’enseignement du dessin sera basé sur l’observation du milieu et sera adapté à l’âge graphique des
enfants dont voici les phases :

1e phase : l’imagination dominée ;

2e phase : affirmation de la perception de forme 3e

phase : la vision de l’espace devient possible


~ 58
~
NB : l’enfant étant essentiellement initiateur, la pratique du dessin lui sera donnée par imitation du maitre.
Il faudra donc que celui-ci sache dessiner.

c) SORTES DE DESSIN

 Dessin documentaire : sert à croitre les connaissances de l’enfant par la concrétisation des diverses
branches de l’enseignement. on l’emploie comme moyen intuitif surtout en calcul, en lecture, en
science, en géographie… il se donne généralement en dehors du temps réservé à la leçon de dessin.

 Dessin d’illustration : il sert à représenter graphiquement une histoire, un récit et une science de la
vie.

On y distingue : les exercices d’illustration proprement dits : les élèves représentent une histoire de
la vie enfantine ou un événement à la base de tout véritable dessin charpente.

Cette étude habitue l’enfant à se trouver la forme globale dans laquelle s’inscrivent les objets et
l’étude des paysages, son but est d’amener peu à peu l’enfant à prendre conscience de 1ers
éléments de la perspective. L’illustration peut être :

 Libre : lorsque les élèves créent spontanément ce qu’ils veulent représenter le rôle du maitre
n’étant que de suggérer les idées.

 Dirigée : le maitre donne des directives quant à l’objet à dessiner et à la façon de faire.

 Dessin d’observation (d’après la nature) : c’est le dessin qui tend à rendre la réalité des choses. Il est
difficile pour l’enfant puisqu’il s’oppose à sa façon symbolique de concevoir et d’exprimer les choses.
Cependant il s’impose dès le 1e dessin pour compléter les lacunes du dessin d’imagination.

 Dessin décoratif ou d’ornementation : il sert à faire découvrir ou apprécier le beau à inculquer à


l’enfant le sens de l’ordre, de l’harmonie, d’exercer son imagination créatrice tout en respectant sa
personnalité.

Etapes de la leçon de dessin décoratif : la Détermination du motif décoratif, La recherche d’une


bonne disposition des enfants, L’application de ces groupements à la surface à orner.

 Dessin géométrique : son but est d’apprendre aux élèves à construire des formes
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~
géométriques à l’aide d’instruments compas, rapporteurs, lattes, crayon…

7.2. CALLIGRAPHIE

Une belle écriture n’est pas synonyme d’intuition, de science mais elle fait partir de notre valeur
personnelle : elle traduit notre personnalité.

Nous devons susciter chez nos élèves le souci d’avoir une écriture soignée, propre, lisible, élégante même.
Cela fait partie de l’éducation du gout du beau de l’ordre et de la netteté.

Nous avons vu l’importance de l’écriture dans l’acquisition de l’orthographe. L’élève qui écrit mal, sans
soin, trop petit, trop serré, n’a pas une vision claire de ses mots et donc ne voit pas facilement ses fautes.

Notre écriture influence aussi le jugement que porte sur nous celui à, qui nous demandons un emploi.

 Les enfants ont un talent spécial d’imitation. Certaines personnes gardent toute leur vie, une belle
écriture à cause de maitre de l’école primaire. Le maitre doit toujours soigner son écriture, surtout au
tableau ; en 1e et 2e année, il ne peut jamais employer l’écriture courante (résumé), mais bien la
calligraphie tout le temps pour que ce tableau soit impeccable (non reprochable).

 En 1e année, les leçons d’écriture sont menées de front avec seules de l’lecture. Il ne s’agit pas de
calligraphier mais de la formation exacte de lettres et de chiffres.

NB : on ne peut cependant commencer les leçons de calligraphie vers le milieu de la 1e année : choisir
le moment où l’enfant commence à écrire au crayon dans son cahier. On réservera l’enseignement de
majuscule pour la 2e année.

 En 2e année, on ne fera des pages entières d’étude des lettres : une ou deux lignes suffisent.

 Le maitre doit veiller dès le début à la bonne tenue du corps, du stylo ou du crayon, du cahier ou de
l’ardoise (les yeux doivent être à 30 Cm du cahier).

NB : Le maitre doit s’occuper individuellement de ceux qui ont beaucoup de difficultés à démarrer pour
l’écriture. Il doit aussi placer près d’eux, un petit ange gardien très fier d’aider son petit camarade. Pour les
élèves qui forment les lettres ou les chiffres à l’envers n’est qu’au tableau, en suivant de très grands
modèles en faisant de gestes très amples et répétées, que ses élèves se corrigeront.

7.3. CHANT ET MUSIQUE


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a) Buts : éduquer l’ouïe ; rendre les enfants gais (ou rendre content / joie) ; développer le goût du
beau ; développer la voix et l’oreille ; créer la joie et la détente chez les enfants ; encourager les
marches et les promenades.

b) Importance : « Heureux ceux qui chante… »

- Le chant procure la joie et ranime l’activité ; et il répond aux tendances naturelles des
enfants ;

- Le goût du chant est inné chez l’enfant comme le langage et le dessin ; le chant représente pour
l’enfant un moyen naturel d’exprimer ses émotions et ses sentiments

c) Avantages du chant

- Le chant constitue une détente, un repos et crée une atmosphère de joie dans la classe ; il
développe le goût du beau ;

- Il enrichit le vocabulaire de l’enfant et lui permet d’acquérir une bonne articulation ;

- Un beau chant forme l’esprit de l’élève en lui donnant des sentiments élevés (chant
patriotique, religieux…).

d) Défauts à éviter

- Il défendra ses élèves de chanter à gorge déployé (crier ne pas chanter) ;

- Le maitre évitera le chant vulgaire au contenu immoral et préférera des aires entrainantes et
énergétiques.

e) Quand faire chanter : En dehors du temps prévu à l’horaire, le maitre à plusieurs occasions pour
faire chanter les élèves : quand ils entrent en classe ou en sortant :

- Quand ils entrent en classe ou en sortant ;


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- Au moment du changement d’activités. Ex ~
: après une leçon difficile ;
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- Pendant les allées et revenues vers la salle ou le lieu de gymnastique, au cours d’une classe
promenade ;

- Au cours d’une leçon quand il sent que la tension faiblit.

f) Du choix de chant

- Les chants seront adaptés aux niveaux intellectuels et à la psychologie des enfants ;

- Ils s’intégreront à l’étude du milieu comme aux intérêts des élèves ;

- Ils seront porteurs de sentiments nobles et généreux. Le maitre exploitera la religion, le civisme,
l’amour de la patrie…, les grands principes de la vie morale etc.

NB : les élèves chanteront autant que possible débout, en ne s’appuyant à quoi que ce soit.

7.4. EDUCATION PHYSIQUE ET SPORT

a) NOTION

L’éducation physique est l’ensemble des efforts des éducateurs ayant pour but d’entretenir et de
développer la santé de l’enfant, d’assouplir et de fortifier ses membres, d’en faire un être fort, adroit,
agile.

b) NECESSITE DE L’EDUCATION PHYSIQUE

- L’enfant est un être en développement ;

- Il y a étroite union entre l’âme et le corps ; d’où, il faut une âme saine dans un corps sain ;

c) LES ASPECTS DE L’EDUCATION PHYSIQUE

 L’hygiène scolaire : L’hygiène scolaire enseigne ce qu’il faut faire et éviter pour prévenir la
maladie et pour prolonger la vie. L’hygiène a pour devise : « »mieux vaut prévenir que guérir ».

 Le jeu, les recréations : le jeu est une activité spontanée, sans but utilitaire et trouvant sa fin en elle-
meme.il donne une bonne formation sociale la recréation rend l’enfant mobile.
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 La gymnastique : elle consiste dans un ensemble de mouvements déterminés, exécutés sur
commandement et ordonnés vers un but. Ce but est donner au corps un beau maintien, une marche
souple, des forces suffisantes, un bon fonctionnement des fonctions vitales.

 Le sport : il se compose d’exercices physiques pratiqués sous forme de compétitions par plaisir et
pour l’honneur. Il ne peut pas se pratiquer trop tôt car il réclame des efforts soutenus et prolongés
que l’organisme de l’enfant ne peut supporter sans être surmené.

7.5. TRAVAIL MANUEL

a) But

- Protéger et fortifier la santé de l’enfant ;

- Développer chez l’enfant l’esprit d’observation, de discipline, d’ordre et de sacrifice par la


pratique effective et renforcer les exercices physiques et sportifs ; Développer l’esprit de
compétition

b) Qualités requises : Une bonne leçon d’étude physique doit être :

- Adapté aux forces des élèves ; Progressives en allant peu à peu de facile aux difficiles ;

- Active en enchainant bien les exercices sans interruption ni hésitation ;

- Attrayante en variant le mouvement, leur emploi doit être en fonction du développement de


l’enfant.

7.6. RELIGION

a) Buts

- Acquérir des convictions ; croire, sentir, agir ; Toucher l’intelligence, le cœur et la volonté ;

- Acquérir des connaissances intellectuelles, des notions ou habiletés et exiger la


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compréhension, connaitre. ~
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b) Finalités

- Améliorer la vie terrestre ; Aider des êtres humains à aimer dès ici-bas et plus tard la vie
éternelle.

c) A quelle condition le maitre remplira-t-il son rôle ?

- Avant tout, ces rôles reviennent à tout homme qui a la fois. On ne donne que ce qu’on a.

- Témoignage personnel dans la vie.

- Esprit de prière, respect du mystère (relation avec Dieu). Homme de foi ;

- Compétence : connaissance claire, certaine, soumise à l’enseignement de l’église.

- Révéler qui est Dieu, qui est homme. Relation positive envers les enfants.

… / …

CHAPITRE VIII STAGE SCOLAIRE

OBJECTIFS

Les objectifs du stage sont : mettre en pratique les théories apprises au cours de la formation,
approfondir les connaissances acquises dans le monde du travail, concilier les connaissances
théoriques aux connaissances pratiques.

IMPORTANCE

On développe des nouvelles compétences.

C'est aussi l'occasion d'apprendre d'avantage et de se confronter au marché du travail. Le stage

donne le courage, enrichi la mémoire du stagiaire.

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