Calcul de L'écoulement Supersonique À Travers Une Tuyère À Corps Central Bidimensionnelle Type 'Plug Nozzle '
Calcul de L'écoulement Supersonique À Travers Une Tuyère À Corps Central Bidimensionnelle Type 'Plug Nozzle '
THEME
Promotion 2014/2015
Résumé
Résumé :
Abstract:
This research presents a contribution to the field of supersonics flows. The main
goal of this topic is to calculate the supersonic flow in a nozzle with a central body
of plug type, ‘’Plug Nozzle’’, to two-dimensional. The profile of the Nozzle is
given beforehand, therefore we can suitably draw the supersonic nozzle profiles by
using the relationship of Prandtl Meyer, so as in order to allow an uniform and
parallel flow at the exit section and consequently, we simulated the flow through
this nozzle by the use of a computer code ’’Fluent’’ (to determinate the flow
thermodynamics parameters).The application will be made for the assumption of a
gas thermically and calorifically perfect.
Dédicace
s amour sincérité et fierté :
Je dédie cet humble travail avec grand
A mon père, mon premier encadrant, depuis ma naissance ;
A ma très chère mère : qu’elle trouve ici l’hommage de ma gratitude
qui, c’est grande qu’elle puisse être, me sera à la hauteur de ses sacrifices et
ses prières pour moi ;
A mes sœurs : Farida, Khadija, Naima, Hafida, Hadjer à
qui je souhaite beaucoup de réussite et de bonheur ;
A la mémoire de mon frère ;
A mes nièces Houyam, Desdoussa et mes neveux Imade, Younes,
Bassita, Lokman, Alaa, Mayar; les charmes de ma famille.
A tous mes amies et mes camarades
Sans oublier tous les et à tout qui compulse ce modeste travail.
Que dieu le tout puissant vous préserve tous et vous procure sagesse et
bonheur.
En fin à vous qui prenez la peine de lire ce mémoire.
B. Amina
Dédicaces :
Avant tout propos, je tiens à rendre grâce à Allah qui m’a guidé sur la
bonne voie.
À celui qui a su et avoir pu faire de moi l’homme que je suis, à mon père
BABA pour son indéfectible assistance et son soutien tout le long de ma
formation.
À ma très chère mère Yemma, à qui je dois tout simplement tout et qui
n’a cessé de me conseiller et de me soutenir, Avec tout mon amour,
À mes frères : Riad, Haroun et Oussama et mes sœurs : Houria, Ghlia,
Rima et Raihab : les mots ne peuvent exprimer mon entière gratitude et ma
reconnaissance Pour leur soutien moral et pour tout et ses encouragements.
À mes grands-pères, mes grand-mères et toute ma famille Bayou.
A mon binôme Amina que j’apprécie beaucoup.
À tous les instituteurs, professeurs et enseignants qui ont contribué un
jour à mon éducation et à ma formation et qui m’ont permis, par leurs efforts,
d’atteindre ce niveau. Je dédie cette mémoire. Et spécialement Ms EL
HIRTSI et Mr Salhi
À mes amis Pour leurs soutiens dans les moments difficiles. Et
spécialement Walid.
À mes amies : Sara, Nasrine et spécialement Soufiya et Ibtissam
Et je dédie ce travail spécialement à une très chère personne dans ma
vie, qui nous a quittés l’année passée Abd Elwahed.
B. Fayssal
Remerciements
En terminant notre mémoire de fin d’études, il nous est agréable
d’adresser nos vifs remerciements à tous ceux qui nous ont aidés de
près ou de loin à élaborer cet ouvrage.
Nous tenons tout d’abord à remercier infiniment notre Dieu, le
Tout Puissant, qui nous a donné le courage et la volonté pour la
réalisation de ce modeste travail.
Nous tenons à remercier vivement notre promoteur et encadreur,
Mr A. A- EL HIRTSI, pour son aide, sa disponibilité
et sa patience, ainsi que pour ses conseils.
Nous souhaiterons également remercier Mr M. SALHI,
pour le soutien et les conseils qu’il nous a apportés dans la réalisation
de ce mémoire.
Nos sincères remerciements vont aussi à monsieur le président et
messieurs les membres du jury pour avoir expertisé notre travail et
nous avoir honorés par leurs présences.
Puis que tous nos professeurs qui nous ont enseigné durant nos
études à l’IAES.
A la fin nous tenons à remercier tous nos collègues d’étude,
particulièrement notre promotion.
Table de matières
Résumé
Dédicaces
Remerciements
Table de matière…............................................................................................................. I
Liste des figures…............................................................................................................... V
Liste des tableaux…............................................................................................................ VIII
Liste des symboles et des abréviations….......................................................................... IX
Introduction………………………………………………………………………………. 1
Chapitre I : Recherche bibliographique….................................................................... 4
Chapitre II : généralité sur les tuyères supersonique………………………………….. 15
Introduction……………………………………………………………………………….. 15
II-1 définition de la tuyère supersonique………………………………………………. 16
II-1-1 Le convergent………………………………………………………………... 17
II-1-2 Le col…………………………………………………………....................... 17
II-1-3 Le divergent ………………………………………………………………… 17
II-2 Rôle et domaine d’utilisation des tuyères supersoniques………………………… 17
II-2-1 Les souffleries……………………………………………………………….. 18
II-2-2 Les moteurs d’avion de combat…………………………………………….. 19
II-2-3Moteurs fusées……………………………………………………………….. 20
II-2-4 Missile……………………………………………………………………….. 21
II-3 Différentes configurations de tuyères supersoniques……………………………… 21
II-3-1 Les tuyères conventionnelles (basiques)…………………………………….. 21
II-3-1-1 Tuyère conique ……………………………………………………... 21
II-3-1-2 Tuyère contour (profilée)…………………………………………… 22
II-3-1-3 tuyère annulaire……………………………………………………... 23
II-3-2 Tuyères adaptées en altitude ……………………………………………….. 24
II-3-2-1 Les tuyères à décollement [22] contrôlé…………………………….. 24
II-3-2-3 Tuyère à section variable……………………………………………. 27
II-3-2-4 Tuyère à chevrons (tuyères en dents de scie)………………………. 28
II-3-2-5 tuyère orientable…………………………………………………….. 29
II-3-2-6 Tuyères à profil optimisé…………………………………………… 29
~I~
Table de matières
~ II ~
Table de matières
~ III ~
Table de matières
Mplug 88
V-4-2 Variation du en fonction du MS ……………………………………….
ρ0 t l λE
Mgaz 88
V-4-3 Variation du en fonction du MS ……………………………………….
ρ0 l λ2E
Fp
V-4-5 Variation deP en fonction du MS …………………………………………. 89
0 λE l
Xplug
V-4-6 Variation de λE
en fonction du MS ………………………………………….. 90
~ IV ~
Liste des Figures
Chapitre IV : Conception des tuyères à corps central type à bouchon (Plug Nozzle)
Figure IV.1: Écoulement au col et à la sortie d’une tuyère à corps central ........................ 53
Figure IV.2: Tuyère à corps central type à bouchon........................................................... 54
Figure IV.3: Angle de déviation Ψ de la carène de la tuyère à corps central ..................... 54
Figure IV.4: Présentation des angles de Mach du col et de la section de sortie ................. 56
Figure IV.5:Naissance des ondes de détente divergentes du point A du ‘Lip’................... 57
Figure IV.6: Présentation des propriétés d’une ligne de Mach intermédiaire .................... 58
Figure IV.7: Discrétisation de la zone de détente ............................................................... 59
~ VI ~
Liste des Figures
Figure V.8: Courbe de variation de la longueur du corps central en fonction deMS .......... 88
Figure V.9: Courbe de variation de la masse du corps central de la tuyère en fonction
MS ..................................................................................................................... 88
~ VII ~
Liste des tableaux
Tableau V.3 : Résultats numériques de conception d’une tuyère pour différents nombres de
Mach de sortie MS pour un gaz parfait ....................................................... 81
Tableau V.4 : les valeurs du rapport de pression au col et à la sortie de la tuyère
pour différentes nombre de Mach de sortie................................................. 82
Tableau V.5 : Les valeurs du rapport de température au col et à la sortie de la tuyère pour
différentes nombre de Mach de sortie ........................................................ 84
ρ
Tableau V.6 : Résultat du rapport ⁄ρ0 pour différentes valeurs de MS .......................... 85
Tableau V.7 : les valeurs numériques de l’inclinaison de la paroi au col de la tuyère ....... 86
~ VIII ~
Liste des symboles et des abréviations
Notation latines
𝐀𝐬 : Section de sortie
𝐀∗ : Section du canal ou M= 1
a : vitesse de son
Cd : Le coefficient de décharge
CF : Le coefficient de poussée
C* : La vitesse caractéristique
𝐃∗ : Diamètre du cool
F : La poussée
H : Enthalpie
I : L’impulsion totale
IS : L’impulsion spécifique
L : Longueur de la tuyère
M : Nombre de mach
𝐦̇ : Débit massique
P : Pression
P0 : Pression total
~ IX ~
Liste des symboles et des abréviations
𝐑𝐬 : Rayon de sortie
𝐑∗ : Rayon du cool
T : Température de l’écoulement
T : temps
V : Vitesse de l’écoulement
x : Coordonnée axiale
y : Coordonnée radiale
Grecques :
𝛍 : Angle de Mach
𝛎 : Fonction de Prandtl-Meyer
̅
𝚽 : Solution approximée de l’équation différentielle considérée :
𝛒 : Masse volumique
~X~
Liste des symboles et des abréviations
Indice :
0 : Condition d’arrêt
1 : Condition amont
2 : Condition aval
C : Condition au col
µ : Condition critique
d : Décharge
E : Entrée du col
eff : Effective
s : Section de sortie
t : Total
Abréviations :
GP : Gaz Parfait
~ XI ~
Introduction général
INTRODUCTION
Depuis plusieurs années de nombreux chercheurs usent de leur savoir dans le but
d’améliorer les performances propulsives des engins opérant à régime supersonique tels que
les moteurs-fusées, afin d’augmenter leur charge utile et puis satisfaire la demande des
applications stratégiques et répondre aux sollicitations commerciales.
L’augmentation de la charge utile des moteurs-fusées repose sur l’amélioration de la
force propulsive. Cette force propulsive émane de l’accélération des gaz brulés de la chambre
de combustion à des vitesses supersoniques au moyen d’une tuyère convergente-divergente,
dénommée tuyère de Laval, permettant ainsi une détente des gaz de combustion, résultant en
une forte diminution de la pression statique et de la température de l’écoulement. A des fins
de fonctionnement de la tuyère convergente-divergente, on est amené à assurer l’amorçage de
celle-ci qui se résume, d’après la relation d’Hugoniot, en l’acquisition des conditions soniques
au col, de ce fait, pour une section de col 𝐴∗ assurée, le débit massique de l’écoulement des
gaz au col est bloqué et il est fonction des conditions de la chambre de combustion seulement,
ce qu’on appelle par le blocage sonique. Etant donné qu’on fixe les modalités de la chambre
et du col, la force propulsive est alors dépendante de la section de sortie de la tuyère et du
milieu ambiant, ainsi, la force propulsive peut être optimale si pour un rapport de sections de
𝐴
la tuyère établi, la pression de sortie des gaz est équivalente à la pression du milieu
𝐴∗
ambiant, la tuyère est alors dite adaptée et réalise une détente complète des gaz
d’échappement à la pression ambiante, dont les lignes de courant de l’écoulement sont
uniforme et axiale, c’est alors une tuyère idéale.
Les motoristes écartent l’idée de la tuyère idéale dans la conception des
tuyèressupersoniques pour des raisons d’encombrement géométriques, car une tuyère
idéaleengendrerait une longueur et un poids excessifs. De ce fait Le besoin et le souhait
d’obtenir une forme de tuyère diffèrent selon son utilisation. Pour les applications des moteurs
fusés, la conception est basée sur deux facteurs essentiels ; l’obtention d’une poussée
maximale avec un poids le plus petit possible de la tuyère (longueur minimale). Il est connu
que la masse de la tuyère contient une grande portion de la masse totale des missiles,
plusieurs conceptsde tuyères supersoniques ont vu le jour y compris la tuyère à corps central
de type àbouchon qui constitue la principale motivation de ce modeste travail et quiprésente
un excellent compromis entre poids et poussée par rapport aux tuyèresconventionnelles.
~1~
Introduction général
Les tuyères supersoniques jouent un rôle très important pour la conception des engins
aérospatiaux. Ils interviennent dans beaucoup de structures telles que les missiles, les moteurs
d’avions et dans la fabrication des souffleries supersoniquespour la modélisation et la
réalisation expérimentale des écoulements supersoniques réels. Les concepteurs ont pensé à
améliorer les performances des tuyères de propulsion. Ils ont remarqué que les tuyères
coniques délivrent certes une poussée, mais une perte considérable, vu l’inclinaison de la
portion supersonique. Si l’inclinaison de la tuyère à la section de sortie est nulle, la poussée
délivrée par le moteur sera donc complètement utilisée pour la propulsion et sera par
conséquent maximale. Ce problème sera donc résolu par la recherche d’une forme de tuyère
supersonique donnant à la sortie un écoulement parallèle.
La transformation mathématique des équations de conservation écrites dans le
système de coordonnées cartésiennes suivant les lignes caractéristiques permet une
simplification remarquable des équations de conservation.
La solution numérique des divers problèmes, qui peuvent se poser et qui ne peuvent pas
être traités analytiquement à cause principalement de leur complexité, est réalisée grâce
àl’application des lois mathématiques décrivant leur comportement physique qui
s’exprimegénéralement par des équations aux dérivées partielles. Le principe d’une approche
numérique est essentiellement basé sur la transformation des équations différentielles
régissant le problème en équations algébriques.
Les solutions des équations de base d’un fluide compressible ou non dans un
régimesubsonique et supersonique différent selon le type des régimes, et on peut les partager
en elliptiques, hyperboliques et paraboliques. Elles sont de type elliptiques pour un
écoulement subsonique et de type hyperbolique pour un écoulement supersonique.
Pour obtenir les solutions numériques des équations de base non linéaires de
typeselliptiques et paraboliques, on utilise de préférence une méthode fondée sur les éléments
finis. Par contre dans le cas où l’écoulement est supersonique, une méthode issue de la
formulation caractéristique des équations hyperboliques est plus appropriée.
Dans les moteurs fusées, l’organe tuyère constitue la partie essentielle, car elle permet
d’accélérer les gaz à la sortie de la chambre de combustion jusqu’à une certaine vitesse dont
le but d’obtenir une force de poussée comme une résultante de cette accélération.
Dans le cas d’un écoulement parallèle à la section de sortie de la tuyère, les pertes de
poussée sont nulles. Par conséquent, la poussée délivrée par le moteur est complètement
utilisée pour la propulsion et s’il est uniforme à la section de sortie, les paramètres de
~2~
Introduction général
L’accélération des gaz à haute enthalpie, produits dans la chambre de combustion, est
le mécanisme physique utilisé dans les moteurs fusée pour générer la force propulsive. Dans
la plupart des cas, cette accélération est obtenue à l’aide d’une tuyère dite De Laval, qui
permet une détente presque parfaite des gaz de combustion. Ainsi, la vitesse du jet atteint en
sortie de tuyère des valeurs de l’ordre de quelques milliers de m/s (valeurs typiques : 2000 à
4000m/s). Cette accélération est accompagnée par une forte diminution de la température et
sur tout de la pression statique du jet.
Les tuyères supersoniques, dont le but essentiel et d’assurer l’accélération des gaz de
combustion à des vitesses supersoniques, interviennent dans beaucoup de structures telles que
les moteurs d’avions et dans la fabrication des souffleries supersoniques pour une étude
expérimentale des écoulements réels.
Les tuyères de propulsion ont été considérées à cause de leur simplicité comme un
organe annexe.
Le rôle assigné à la tuyère peut être définit par les conditions suivantes :
~4~
Chapitre I : Recherche bibliographique
détentes qui sont à craindre et à éviter. Leur analyse impose une étude approfondie des
conditions de décollement de l’écoulement.
5- En dehors de flux principal du moteur, il existe en général un ou plusieurs flux
secondaires provenant soit de l’air de refroidissement soit d’un piège de la couche limite de la
prise d’air. Ces flux qui représentent jusqu’à 5 ou 6 % du débit total doivent être éjectés soit
dans les tuyères séparées soit dans la tuyère principale comme le cas du concorde.
6- l’atterrissage, la tuyère peut contribuer au freinage de l’avion en organisant un
reversement de la poussée soit dans le circuit spécial de la sortie du moteur, ou bien par
déviation du jet à la sortie de la tuyère principale.
La demande actuelle des grandes puissances et des vitesses toujours de plus en plus
rapide, incite à passer au supersonique. Ce domaine du supersonique est devenu après la
seconde guerre mondiale un domaine d’actualité, de concurrence et de compétitivité entre les
États Unis, l’Union Européenne, le Japon, la Russie et la Chine. Plusieurs organismes de
recherches (NASA, DLR, ONERA, Lea-Poitier (PPRIME), LMNF-Coria, Agard, …), groupe
de recherches Européen (Cristal, FSCD, ATAC, …), agences de programmes (ESA, CNES,
SNSB, JAXA, …), et industriels (Boeing Rocketdyne, Pratt &Whitney, Eads, Lockheed
Martin, SNECMA Moteurs, Volvo Ac, Astrium, Air Liquide, Dassault, Mitsubishi Heavy
Industries, …) travaillent sur l’amélioration des performances et la fiabilité des tuyères
propulsives supersoniques, des moteurs fusées et des lanceurs spatiaux.
Les écoulements compressibles à grande vitesse dans les tuyères supersoniques des
moteurs fusées ont fait l’objet d’une quantité considérable d’études expérimentales et
numériques depuis la deuxième moitié du vingtième siècle après la première application
opérationnelle du fameux missile Allemand V2 en 1943 suite aux travaux de l’Allemand
Werner Von Braun. Ces travaux de recherche se sont pour suivis et intensifiés jusqu'à
aujourd’hui dans des la boratoires de recherche spécifiques dans différents pays tel que:
Aux Etats-Unis :
Avec les travaux de: Charles E. Tinneyet Al (2012) de l’université du Texas, Josef H.
Ruf (2010) et Ten-See Wang (2009) (NASA Marshall Space Flight Center), Dimitri
Papamosschouet AL (2009) de l’université de Californie, Craig A. Hunter(1998) (NASA
Langler Researsh Center), Chen, C. L, et Chakravarthy (1994) (Rockwell International
Science Center), Horn, M., Fisher, S (1994), Nave L. H, et Coffey G. H (1973), Schmucker R.
~5~
Chapitre I : Recherche bibliographique
L’Union Européenne :
En Allemagne :
Avec les travaux de: Gerald Hagemann, Ralf Stark, Manuel Frey, Michael Terhardt, Andreas
Gross, C. Weiland, Nurnberger-Genin, (Laboratoire DLR Lampoldshausen).
En Suède (Sweden) :
Au Pays-Bas (Netherlands) :
Avec les travaux de : Richards Schwane, Yang Xia, Henry Wong et Al, (EADS/Space
Transportation).
En Italie :
Avec les travaux de : Marcello Onofri, Francesco Nasuti, Emanuelle Martilli (Université de
Rome : La sapienza).
En Espagne :
En France :
~6~
Chapitre I : Recherche bibliographique
Pour un moteur fonctionnant dans le vide (moteurs d’étage supérieur) l’optimum des
performances propulsives sont idéalement obtenues lorsque le niveau de pression statique du
jet quittant la tuyère est quasiment nul et les lignes de courant sont parallèles à l’axe de la
tuyère. Cela impose des contraintes importantes sur le profil de la tuyère, notamment sur sa
longueur et sur l’angle de sortie. Néanmoins, pour des raisons d’encombrement géométrique
et de masse sèche du moteur, il est fréquent dans la pratique spatiale d’arrêter la détente du jet
supersonique lorsque le niveau de pression de la veine fluide atteint des niveaux de l’ordre de
quelques milliers de 𝑃𝑎 .
Néanmoins, la présence de l’air ambiant peut avoir un effet majeur sur le comportement
du jet supersonique à l’intérieur même de la tuyère. Lorsque la tuyère fonctionne en régime de
sur-détente, un choc de re-compression est généré en correspondance de la lèvre du divergent,
ramenant ainsi le niveau de pression des gaz à la pression ambiante. Dans le cas où l’intensité
~7~
Chapitre I : Recherche bibliographique
de ce choc est trop importante, le gradient de pression associé peut arrêter et même inverser le
sens de l’écoulement des couches plus proches de la paroi. Dans ces conditions l’écoulement
principal n’est plus capable de suivre complètement le profil de la tuyère et un décollement
apparaît, dit « décollement interne de tuyère » ou « décollement de jet ».
L’histoire de la fusée débuta des siècles bien plus tôt. En 1232 à la bataille de Kaifeng,
les Chinois se servirent des "èches de feu volant" pour repousser les Mongols. Ces fusées, qui
semaient la panique parmi les chevaux des adversaires, ils utilisaient la poudre noire inventée
deux siècles avant notre ère. L'emploi de ces engins se limitait au par avant aux feux
d'artifices, dès lors ils se répandirent en Europe essentiellement pour des usages militaires.
Les avancées technologiques aidant, ces armes s'améliorèrent au fil des siècles.
Pour voir le jour d'un usage pacifiste des fusées et l'espoir de voyages interplanétaires, il
fallut attendre la fin du XIXe siècle pour que Konstantin Tsiolkovski apporte la solution en
imaginant le moteur-fusée, capable de créer sa propre force motrice aussi bien dans
l'atmosphère que dans le vide spatial. En 1898, il recommande l'utilisation d'ergols liquides,
l'hydrogène et l'oxygène, pour la propulsion des fusées. Cette combinaison est actuellement
celle mise en œuvre pour le fonctionnement du moteur principal de la fusée Ariane 5. Les
plans de fusées font apparaître non seulement les réservoirs d'oxygène et d'hydrogène
liquides, séparés par la tuyère, mais également des volets de pilotage dans le jet et une cabine
symbolisée par la partie avant.
A partir de cette époque, une course à la conquête spatiale est engagée entre les
différentes puissances mondiales, dont les motivations sont essentiellement stratégiques et
économiques.
En effet, l'utilisation des fusées est aujourd'hui principalement dédiée à la mise en orbite
de satellites de communication.
~8~
Chapitre I : Recherche bibliographique
Pierre de Laval [1] présente une méthode de résolution des équations d’Euler sous
forme conservative d’un écoulement compressible dans une tuyère (2D et axisymétrique). La
méthode proposée, de type prédicateur-correcteur explicite, utilise un terme de pseudo
viscosité. Les résultats numériques sont obtenus pour une tuyère convergente-divergente (45°
- 15°), étudiée expérimentalement par Cuffel et Al et une autre tuyère avec un angle du
convergent égal à 20° en faisant varier le rapport des rayons de courbure et du col 𝑅𝑐 /𝑅𝑡ℎ de 0
à 0.8. Ce dernier cas a été étudié expérimentalement, en 1970, par Solignac à l’ONERA. La
comparaison des résultats numériques et expérimentaux montrent une bonne cohérence.
Dans une série d’articles [2-5], M. C. Cline présente des études numériques d’un
écoulement de fluide compressible dans des tuyères rectangulaires et axisymétriques. La
méthode utilisée pour la progression dans le temps permet de contourner
les difficultés rencontrées par les méthodes d’intégration numérique des systèmes
hyperboliques et elliptiques qui sont dues à la mixité des domaines des vitesses subsonique et
supersonique.
Dans la référence [2], l’auteur a validé son travail sur des écoulements Eulériens
bidimensionnels, isentropiques et rotationnels dans trois types de tuyères : la première a une
forme conique de type convergent-divergent, la seconde est aussi de forme conique mais
avec un convergent uniquement et la dernière de forme convergente-divergente présente
un raccordement à l’entrée. La comparaison des résultats montre une bonne cohérence
avec ceux obtenus expérimentalement par Cuffel et Al.
~9~
Chapitre I : Recherche bibliographique
En 1958, Rao a développé une méthode de base pour la conception des tuyères
supersoniques. Elle permet la conception de tuyères performantes dont le contour est
déterminé grâce à des calculs variationnels. Une autre approche directe pour la conception du
contour de la tuyère a été proposée par Guderley et Hantch en 1955. Le problème de calcul de
la section de sortie et du contour pouvant fournir une poussée optimale a été proposé en
spécifiant uniquement la longueur et la pression ambiante. Un calcul variationnel permettant
de résoudre le problème du champ d’écoulement à la sortie, nécessaire à atteindre. La dernière
étape consiste à l’application de la méthode des caractéristiques, présentée dans différents
ouvrages pour déterminer le contour supersonique de la tuyère [6], [7].
Cette simulation conduit à des tuyères dont les performances sont comparables à celles
de Rao. Dans un premier temps, ils se sont intéressés aux calculs de l’écoulement
transsonique se produisant au voisinage du col, celui-ci a été simulé grâce à plusieurs
approches (Méthode de Sauer développée en 1942, Méthode de Hall développée en 1949 ou
celle de Kleigel-Levine développée en 1969). Pour le calcul de l’écoulement supersonique se
tenant au sein de la tuyère, ils utilisent la méthode des caractéristiques.
La méthode des caractéristiques est la plus ancienne technique utilisée pour résoudre les
équations d’Euler dans la configuration d’un jet supersonique. On remarque tout
particulièrement la thèse d’I.S. Chang parue en 1945 et dédiée spécifiquement aux jets
supersoniques sous-détendus.
Dans le livre Compressible Fluide Dynamics de P.A. Thompson [9], cette méthode est
appliquée à un jet sonique sous-détendu par un rapport de pression statique NPR = 2. Le
résultat du calcul utilisant 8 lignes caractéristiques pour décrire l’expansion initiale et 5 lignes
caractéristiques pour calculer le reste du champ. Un calcul identique est réalisé avec une
routine écrite en Fortran 90 utilisant 20 lignes caractéristiques.
~ 10 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique
Control De vice– FSCD» (en Europe) – Frey et Al. (2005) – ont eu et continuent d’avoir un
rôle de leader dans les activités de recherche pour les tuyères propulsives. En particulier,
compte tenu de la difficulté des problématiques relatives au décollement de jet, le pôle ATAC
a concentré ses activités dans ce domaine d’investigation, alors que le groupement Fscd s’est
intéressé d’avantage aux concepts de tuyères innovants.
Une quantité considérable de travaux ont été réalisés depuis la deuxième moitié du
vingtième siècle –Summer field et Al. (1954), Chapman et Al. (1958), Arenset Spiegler
(1963), Herbert &Herd(1966), Schmucker (1974) – afin de mieux comprendre l’influence des
caractéristiques constitutives et opérationnelles des tuyères sur le décollement de jet. Des
activités intenses se pour suivent en Europe (groupes de recherche FSCD et ATAC) et dans le
reste du monde: des travaux de recherche sont en cours aux Etats-Unis, comme indiqué dans
Shi (2005), Papamoschou& Johnson (2006), Samlley et Al. (2007) et Rufet Al. (2009), ainsi
qu’au Japon – Sato (2005) et Watanabe (2004). De nombreuses études ont été menées en
Russie –Kudryavtsev (1975), Brezhnev&Chernov (1981), Malik &Tagirov(1988), Dumnov et
Al.(1995), Ivanov et Al.(2009) – et plusieurs travaux réalisés dansdes centres de recherche
chinois ont récemment été publiés – Chen (1988), Xiao et Al. (2005), Yang et Al. (2007)
etXiao et Al.(2009).
Les scientifiques ne cessent de placer la barre haute dans leurs recherches d’où la
naissance des tuyères innovantes et cela dans le but d’améliorer le gain de performances par
principe d’auto-adaptation.
Les tuyères déployables, pour les quelles plusieurs études numériques existent en
littérature. Récemment, Sato et Al. (2007) ont mené une campagne d’essais sur une maquette
à échelle réduite, afin d’évaluer les charges latérales agissant sur la partie mobile lors du
déploiement en vol. Ces charges représentent une contrainte majeure pour le
dimensionnement mécanique du moteur (en particulier pour le système de déploiement et
pour le divergent même). L’impossibilité de vérifier au sol le dimensionnement du moteur
dans des conditions représentatives du vol reste un point bloquant pour l’utilisation de ce type
de concept, sans compromettre la fiabilité du lanceur [10].
~ 11 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique
Les tuyères de type aérospike, qui ont fait l’objet de nombreuses études dans les années
1980 – 2010. L’exemple le plus connu est probablement le prototype NASA XRS 2200 testé à
feu en Aout 2001 au NASA's Stennis Space Center. Néanmoins, après la suppression du
projet X-33, au quel ce moteur était destiné, les travaux ont été arrêtés [10].
Plusieurs variantes de ce type de concept ont été proposées en littérature: épine linéaire
ou axisymétrique, tronquée avec et sans injection de gaz au culot, alimentée par une chambre
de combustion unique ou multi chambre. Beaucoup d’études théoriques, numériques et
expérimentales ont été menées afin d’évaluer la géométrie optimale de l’épine – Dunn &Coats
(1999) – ainsi que pour évaluer les performances et les limites des différentes architectures
possibles – Hallard&Merienne (1998), Calabroet Al. (2005), le Bozecet Al. (1998), Wisse
(2005), Onofri (2002).Par sa conception, ce type de tuyère permet de faire fonctionner le
moteur avec un écoulement supersonique constamment attaché, car le jet se trouve
constamment en équilibre de pression avec l’atmosphère (quel que soit l’altitude de vol).
Néanmoins, lorsque la tuyère fonctionne à haute altitude, la pression statique du milieu
environnant étant faible, ses performances propulsives diminuent fortement. Il est aussi
important de souligner que plusieurs difficultés doivent encore être résolues pour des
applications en vol de cette technologie. D’une part, la maîtrise du réseau de chocs (et des
chargements thermomécaniques associés) généré par l’interaction du jet propulsif avec
l’atmosphère et la surface métallique de l’épine, dans toutes les conditions de fonctionnement
du moteur et à toutes les altitudes de vol. D’autre part, le besoin de refroidir correctement
l’épine, en particulier son extrémité, impose des contraintes de conception et de fabrication
difficiles à respecter [10].
~ 12 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique
Depuis plusieurs années, les applications sont basées sur l’utilisation de ces deux formes
surtout celle à détente centrée puis qu’elle pèse moins par rapport à la tuyère à zone
d’expansion (détente).
Les concepteurs des souffleries n’ont pas ce problème, puisque pour eux, l’essentielle
est que la tuyère donne un écoulement uniforme et parallèle mais le plus important est que le
gaz sortant doit être froid le plus possible. On peut dire ici, que le gaz utilisé influe sur la
forme de la tuyère à conceptionnée, et par conséquent sur la masse de la tuyère. Avant de
répondre à la question posée, on peut dire que l’écoulement à la rentrée du col et à la sortie de
la tuyère est horizontal pour toutes les formes mentionnées connues pour les concepteurs.
La théorie unidimensionnelle reste toujours valable pour vérifier le rapport des sections
entre la sortie et le col afin de comparer le calcul numérique par la méthode des
caractéristiques. Le problème de calcul de l’écoulement à l’intérieur de la tuyère est assez
délicat puisque la forme de la tuyère est à priori inconnue. Autrement dit, il faut trouver en
même temps, le calcul de l’écoulement et la forme de la tuyère. Concernant la tuyère
convergente, il n’y a pas une forme meilleure par rapport à l’autre, l’essentielle est que cette
partie a pour rôle de donner un écoulement de M=1 au col jusqu’à, M=Ms à la sortie. Il faut
qu’il y a une certaine détente dans la tuyère pour accélérer l’écoulement et comme
l’écoulement est horizontal au col et à la sortie, il faut une déviation de la paroi jusqu’à un
certain angle maximal ce que l’on appelle une zone de détente ou d’expansion en suite un
redressement pour donner θ = 0 à la sortie ce que l’on appel zone de redressement. La
longueur de la tuyère supersonique (partie divergente) dépend essentiellement de la longueur
de la tuyère dans la zone d’expansion. Si on fait une inclinaison de l’écoulement au col au lieu
d’être horizontal, il sera incliné d’un certain angle et gardant toujours uniformité de
l’écoulement pour que la théorie 1D reste valable et on coupe la partie convergente en faisant
la liaison directe entre le col de la tuyère et la chambre de combustion, on obtient une
nouvelle forme qui répond bien à la question posée auparavant. Ce type de tuyère est appelée
~ 13 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique
tuyère à corps central et qui est le but de ce modeste travail. Les concepteurs ont trouvés deux
formes dans ce conteste.
Toute fois, ce type de tuyère est destiné à une utilisation principalement dans le vide,
car elle n’apporte aucune amélioration par rapport à la problématique du décollement de jet
[10].
- La tuyère à corps central type à bouchon ‘Plug Nozzle’ qui est le but de ce modeste
travail.
Le col de ce type de tuyère possède la forme d’un anneau localisé au diamètre extérieur.
L’écoulement est contrôlé par des ondes de détente provoquées par la déviation du bouchon
dont la surface constitue le principal paramètre qui l’influence. Les gaz d’échappement
subissent une détente de la pression de la chambre de combustion Pt jusqu'à la pression
ambianteP0 .
~ 14 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
Introduction :
Le passage de l'écoulement par ces différentes vitesses permet de diviser une tuyère
convergente divergente en trois sections de convergent subsonique où l’écoulement passe
d’une vitesse presque nulle à celle du son qu’il atteint au col pour enfin se détendre au sein du
divergent supersonique.
Cette division est appropriée car d'une part elle permet la détermination de la poussée
totale développée, et d'autre part parce que différentes méthodes d’analyse sont utilisées pour
déterminer le champ d'écoulement dans chaque région.
La vitesse sonique atteinte au col par les gaz d’échappement est fixée par les conditions
prévalant au sein de la chambre de combustion. Si cette vitesse est atteinte, la tuyère est dite
adaptée et une future détente dans le divergent l’augmente encore pour atteindre des valeurs
supersoniques. Cette vitesse additionnelle dépend uniquement de la configuration de la paroi
du divergent et de l’aire de la section de sortie.
L'optimisation du choix d'une tuyère de propulsion doit tenir compte en plus des calculs
de dynamique des gaz qui nous intéressent tels que le matériau utilisé, le mode de fabrication
de la paroi les exigences de refroidissement les limites admissibles de dimensionnement etc.
Les tuyères sont des canaux d'injection ayant pour le rôle principale de transformer
l'énergie de pression "l'enthalpie" en énergie cinétique, les profils de ces tuyères sont tels
qu'ils se confondent avec une ligne de courant, leur déterminations se fait généralement par la
méthode de caractéristique.
~ 15 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
Une tuyère est un organe mécanique passif qui met en communication deux réservoirs à
des pressions différentes, elle constitue un des éléments les plus importants dans les
turbomachines et les turboréacteurs, d’ailleurs 40% de la poussée totale de ces derniers est
produite par les tuyères.
Selon le taux de détente, les tuyères seront soit simplement convergente (Figure II.1.a)
pour les taux de détente élevés, sinon seront convergente divergente (Figure II.1.b), selon la
géométrie on trouve les tuyères à géométrie plane (Figure II.2.a) où axisymétrique
(Figure II.2.b) [11].
Figure II.1: Profils des Tuyères. Figure II.2: Différents formes géométriques
des tuyères [11].
La forme générale d’un profil de tuyère comprend trois parties essentielles comme il
est présenté sur la figure II.3 :
~ 16 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
II-1-1 Le convergent :
II-1-2 Le col :
Est la partie du canal d’écoulement des gaz qui a le plus petit diamètre raccordant le
convergent au divergent, et qui par le choix de ses dimensions, fixe le point de
fonctionnement du moteur où l’écoulement atteint la vitesse du son (M=1) car Il doit être
assez large pour que les gaz de combustion s'échappent en créant de la poussée, mais
suffisamment étroit pour que tout le matériau combustible (et explosif) ne se consume pas en
une seule explosion.
II-1-3 Le divergent :
Il augmente la vitesse d’éjection des gaz au cours de leur détente et améliore, de ce fait,
leur effet propulsif où l’écoulement atteint des vitesses supersoniques.
Les tuyères sont des canaux d’injection ayant pour rôle principale de transformer
l’énergie de pression en énergie cinétique. Les profils de ces tuyères sont tels qu’ils se
confondent avec une ligne de courant.
Au début, les tuyères ont été considérées comme étant des organes annexes. Leurs rôles
consistaient essentiellement pour le cas d’un turboréacteur, d’assurer le fonctionnement
du compresseur à un régime de vol donné et cela pour une adaptation convenable de sa forme
géométrique.
~ 17 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
On utilise des souffleries pour simuler les conditions de fonctionnement des systèmes
aérodynamiques réels (maquette d’avion, profil d’aile…). Une soufflerie supersonique est une
installation destinée à produire un écoulement d’air artificiel à une vitesse supérieure à celle
du son qui est obtenue par la détente d’air à travers une tuyère. Une telle installation
comprend alors un équipement permettant de générer une différence de pression entre les
deux extrémités de la tuyère, dont il se compose d’une manière générale de trois parties
principale :
Le collecteur ou le convergent.
La chambre d’expérience.
Le diffuseur ou le divergent.
Une soufflerie supersonique est utilisée dans le but de recréer des conditions de vol d'un
appareil à des fins expérimentales en simulant des écoulements réels sur des prototypes à
échelle réduite, qui sont fondés sur le principe de l’uniformité et l’analogie à l’air libre de
l’atmosphère du profil de vitesse ainsi que celui du nombre de Mach en sortie de tuyère.
Le choix d’une configuration est selon les besoins ainsi que les moyens dont disposele
concepteur. Chaque type de soufflerie possède des avantages comme des inconvénients.
Profils à deux dimensions (2D) qui varient dans le plan (x, y), mais dont la largeur (la
composante z) reste constante, d’où le nom (2D) et les profils axisymétriques qui sont réalisés
par la révolution d’une courbe autour de l’axe central.
~ 18 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
Le progrès majeur qui a été réalisé en aviation au cours de ce siècle, sans doute est
l'avènement du vol supersonique, qui a ses de bout n'a d'ailleurs pas provoqué un changement
d'attitude immédiat chez les constructeurs, car le souci primordial pour les premiers avions
supersonique militaires c'est d'assurer de bonne conditions de vol subsonique ou transsonique
de sort que l'emploi d'un divergent était pratiquement proscrit pour éviter les régimes de sur
détente à ces vitesses modérées.
La rentabilité de tels projets n'est assurée que si les performances optimales sont
obtenues de tous les éléments du moteur, dans tels projets le rôle assigné à la tuyère est
définie comme suit [14]:
~ 19 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
II-2-3Moteurs fusées :
Dans les moteurs de fusés, la tuyère supersonique représente l’organe essentiel du fait
qu’elle permet de porter les gaz à la sortie de la chambre de combustion à une vitesse
supérieure à celle du son ; dont le but d'obtenir une force de poussée comme une résultante de
cette accélération. Elle effectue également les tâches suivantes [16]:
II-2-4 Missile :
Les tuyères coniques qui étaient très largement utilisées dans la conception des premiers
moteurs fusés de par leur simplicité et leur facilité de construction sous forme d’un cône, voir
figure II.7. Généralement ces tuyères présentent des angles de divergence entre 15 et 30° [19].
Elles sont actuellement encore employées pour équiper les très petits moteurs qui
délivrent de faibles poussées (servant, par exemple, au contrôle d'altitude des satellites) car
cette configuration engendre une perte considérable de poussée causée principalement par la
divergence de l’écoulement a la section de sortie, au lieu d’être axiale pour un maximum de
poussée. Cette perte est quantifiée par Malin a en introduisant un facteur qui dépend de
l’angle de divergence du cône [20]:
1+cos α
λ= (II.1)
2
Ce type de profil simple équipe principalement les missiles et les propulseurs à poudre.
Un exemple de tuyère conique est la tuyère de la fusée historique allemande V-2.
~ 21 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
Comme on l’avais vu les tuyeres coniques engendre une pérte de poussée considérable à
cause de la divergence de l’écoulement a la sortie,donc pour remedier a ça il faut tourner le
contour du divergent vers l’interieur pour ramener l’écoulement a une direction axiale et aller
avec la partie divergente prés du col a des valeurs de divergence relativement importantes
pour compenser la detente manquer en faisant incliner le profil vers l’interieur comme indique
la figure II.8.
La tuyère profilé ou tuyère contour, appelée aussi en anglais tuyère en forme de cloche
(Bell-Shape), est la forme la plus courante de la tuyère aujourd’hui. Elle dispose d’un angle
de section d’expansion relativement élevé (20 à 50°) juste derrière le col de la tuyère offrant
ainsi une importante détente sans influencer l’axialité de l’écoulement à la sortie, ce qui est
suivi par une inversion progressive de la pente du contour de la tuyère de telle sorte qu’à la
sortie l’angle de divergence θe est faible, généralement θe est inférieur à un demi-angle de
10°, afin que la forme courbée du contour de la tuyère continuera à faire suivre l’écoulement
dans la direction axiale. Il est possible d’aller à de grands angles de divergence juste après le
col (20 à50°) car la pression relativement élevée, le gradient de pression étendu, et
l’expansion rapide du fluide ne permettent pas de séparation dans cette région, sauf s’il
existe des discontinuités dans le contour de la tuyère. Dans les cas généraux, la tuyère
profilée possède des angles allant de 20 à 30° au col et de 5 à14° à la sortie de la tuyère [22].
Figure II.9: Illustration de différents profils de tuyère suivant l’angle de divergence [22].
~ 22 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
Il existe plusieurs formes permis eux nous citons les deux formes les plus importantes :
La tuyère annulaire, aussi parfois connu sous le nom de tuyère bouchon ou tuyère de
«compensation-altimétrique », est la moins utilisée par rapport aux autres configurations en
raison de sa plus grande complexité de conception. Le terme annulaire fait référence au fait
que la combustion se produit le long d’un anneau autour de la base de tuyère. Le terme
« bouchon » réfère au corps central qui bloque l’écoulement et qui est situé dans ce qui serait
la partie centrale d’une tuyère conventionnelle. Quant au terme « compensation-altitude »
décrit le principal avantage de cette tuyère, l’efficacité du fonctionnement dans un large
éventail d’altitudes. La tuyère annulaire possède des sections au col en forme d’anneaux
formés par un corps central et une paroi externe. Si le contour de la tuyère est conique alors
la poussée est réduite d’un facteur 𝜆 avec :
AS
⁄A (II. 3)
∗
Par contre dans une tuyère annulaire, la surface du bouchon notée ici par 𝐴𝑝𝑙𝑢𝑔 doit être
prise en compte, et donc le rapport d’expansion de sections devient :
(AS − Aplug )
(II. 4)
A∗
Un autre paramètre particulier à ce type de tuyère, est utilisé en tant que mesure de la
géométrie de la tuyère, afin de comparer avec d’autres formes de tuyères, c’est le rapport de
diamètre annulaire.
Dplug
( ) (II. 5)
D∗
~ 23 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
Des progrès plus significatifs dans les performances d’une tuyère peuvent être réalisés à
travers l’adaptation de la pression de sortie tuyère à la pression ambiante, pendant la montée
du lanceur dans l’atmosphère. Ceci peut être réalisé avec la conception d’une tuyère qui offre
une adaptation en altitude continue.
La tuyère à double galbe, appelée aussi tuyère à double cloche ou tuyère à étages, c'est
l'une des tuyères innovantes utilisées généralement pour les navettes spatiales, leurs avantages
c'est qu'elles s'adaptent facilement aux basses et aux hautes altitudes sans activation
mécanique. Le principe est théoriquement assez simple mais les efforts structurels mis en jeu
peuvent être importants. Il en découle une étude approfondie de ce concept afin de garantir un
fonctionnement optimal de ce système.
Ce concept de tuyère qui a retenu l’attention au cours de ces dernières années aux
Etats-Unis et en Europe, présente deux galbes en forme de cloche et donc deux rapports de
sections et deux régimes à basse altitude ainsi qu’à haute altitude. Ce concept de tuyère offre
~ 24 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
une adaptation d’attitude réalisée que par l’inflexion de la paroi. A base altitude, la séparation
de l’écoulement contrôlé et symétrique se produit à cette inflexion de la paroi qui se traduit
par un rapport de sections effectif plus faible et la pression ambiante le maintien à cette place,
en évitant les instabilités de l’écoulement et les massives sur-détentes. A haute altitude
l’écoulement est attaché à la paroi de la tuyère jusqu’à ce qu’il remplisse la tuyère, et jusqu’à
la sortie. La transition entre les deux régimes est une source de charges latérales. Le critère de
choix du 2eme galbe est le signe de gradient de pression pariétal, ce paramètre influe le
positionnement du décollement de la couche limite lors de la transition entre les deux régimes
[23], [24], [25], [26].
Figure II.11: tuyère double galbe; a)à basse Figure II.12: tuyère double galbe
altitude; b) à haute altitude [25].
~ 25 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
partir du coin du col de la tuyère avec un angle initial 𝜃 ∗ [15], [27,31] comme le montre la
figure II.14 :
Les tuyères de ce type avec une sortie extensibles, sont actuellement utilisées
uniquement pour des moteurs de fusées d’étages supérieurs afin de réduire le volume
d’emballage de la tuyère. On les retrouve dans les moteurs à propergols solides comme
pour Inertial Upper Stage (IUS), ou les moteurs à propergols liquides comme pour RL10.
L’idée principale de l’extension extensible est d’utiliser une tuyère tronquée avec une
faible expansion à basse altitude, et d’avoir une rallonge de tuyère supérieure à haute altitude.
Sa capacité de compensation d’attitude est incontestable et la performance de la tuyère est
facilement prévisible. L’ensemble du contour de la tuyère, y compris l’extension extensible,
est profilée pour une performance maximale à un rapport de sections élevé [25].
~ 26 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
La tuyère à double détendeur comporte deux chambres de combustion ainsi que deux
tuyères concentriques. Ça consiste en une chambre de combustion conventionnelle en forme
de cloche entourée d’une chambre de combustion annulaire. Les deux chambres ont des
tuyères primaires courtes qui se prolongent par une extension commune du divergent. A basse
altitude, les deux chambres fonctionnent en partageant la même section de sortie, ce qui
conduit à un rapport de sections modéré. En partie, durant la mission, une chambre est
coupée, ce qui permet à l’autre tuyère de s’approprié l’ensemble de la section de sortie
engendrant un rapport de sections d’expansion élevé jusqu’à la fin de la combustion. En
principe, les deux modes opératoires de cette tuyère sont comparables à ceux de la tuyère à
double col [25].
La sortie de la tuyère est à section variable et constituée d'une multitude de volets qui,
en se rapprochant ou en s'écartant, modifient le diamètre de la tuyère afin qu'elle soit
~ 27 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
"adaptée". Afin de se rapprocher le plus possible de la forme circulaire, les demi-volets sont
réalisés par une multitude de petits volets, s’emboîtant les uns dans les autres. En général la
commande de position est assurée par un anneau qui est tiré ou poussé (fermeture –
ouverture) par des vérins répartis à la périphérie du canal de postcombustion. La pression et la
vitesse du jet maintiennent plaqués les volets sur l'anneau de commande. Un ergot de position
interdit aux volets de descendre lorsque le moteur est arrêté.
C’est une tuyère pour les turboréacteurs de type double flux d'air séparés, comportant :
Une paroi interne à l'intérieur de laquelle circule un flux d'air primaire (FP) et qui
comporte, à l’extrémité externe, des chevrons.
Une paroi externe entourant au moins partiellement la paroi interne et le long de
laquelle s'écoule un flux d'air secondaire (FS), la paroi externe étant mobile le long de la
paroi interne.
~ 28 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
C’est une tuyère articulé autour d’un ou deux axes comportant une partie fixe d’une part
et de l’autre une partie pivotante et des vérins de commande permettant de déplacer la partie
pivotante avec déformation de la structure annulaire élastique ce qui permet d’orienter l’axe
de poussé.
Les concepteurs des tuyères supersoniques cherchent à obtenir une poussée maximale
pour une masse et longueur de tuyère minimales. Cet arrangement peut être réalisable par la
recherche d’un profil de tuyère optimisé donnant à la sortie un écoulement parallèle. De ce
fait, les tuyères à profil optimisé comprennent deux grandes familles.
La première famille de tuyères, est connue sous l’abréviation attribuée par les
motoristes européens, TIC (Truncated Ideal Contour Nozzle). Ce sont des tuyères à contour
idéal tronqué. Ils ont équipé les moteurs fusés à ergols liquides. Le profil de ces tuyères est
obtenu depuis celui d’une tuyère idéale de référence élaboré afin de délivrer un écoulement
axial, et uniforme par son nombre de Mach de sortie 𝑀𝑆 et la pression
correspondante𝑃𝑒 .Les tuyères équipant les moteurs Viking du lanceur Ariane 4 sont des
tuyères idéales tronquées [26].
La deuxième famille de tuyères est Les tuyères à profil parabolique TOC à partir de
l’abréviation de l’appellation anglaise Thrust-Optimized Contour Nozzle. Une tuyère TOC
donne un rapport poussée / poids, plus élevé que ceux d’une tuyère TIC à un débit constant.
Cependant ce bénéfice d’impulsion spécifique par rapport au poids est délivré pour un
écoulement propulsif plus perturbé qu’uniformisé. Afin que les tuyères TOC plus courtes,
assurent l’augmentation de leur vitesse d’éjection, il est nécessaire de posséder un rapport de
sections plus élevé ce qui implique un angle maximal de divergent moyen plus ouvert.
~ 29 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
L’évolution de l’angle de divergence à la paroi est plus rapide dans une tuyère TOC que dans
une tuyère TIC ce qui amène à des variations de courbure plus importantes dans une tuyère
TOC au début du divergent à l'endroit où le profil de la paroi comporte un point d'inflexion.
Les variations de courbure engendrent une intense focalisation des lignes de Mach [26].
Les tuyères à corps central possèdent un corps central au voisinage du col et leurs
chambres de combustion sont directement liées à la section de ce dernier dans le but de
réduire les pertes de poussée. Le processus de détende des gaz dans ce type de tuyères est
directement ou indirectement régulé par la pression ambiante; et non pas contrôlé par la
divergence de la tuyère contrairement aux configurations précédentes. Ces tuyères sont
particulièrement caractérisées par leur faculté d’adaptation continue suivant l’altitude via leur
rapport géométrique de sections, sachant que le principe d’auto-adaptation est efficace à basse
altitude, l’écoulement s’ajuste de lui-même en fonction de la pression externe. Les tuyères à
corps central se devisent en deux classes :
~ 30 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques
~ 31 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Introduction :
a = √γrT (III. 2)
~ 32 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
1
μ = arsin ( ) (III. 3)
M
Il est clair, d’après la relation (III .3), que ces lignes de Mach ne se trouvent que
si 𝑀 ≥ 1 , c’est-à-dire, dans le régime supersonique, pour que 0 ≤ 𝑀 ≤ 1 afin qu’il existe
une valeur réelle de 𝜇 donnée par :
1
sin(μ) = (III. 3′)
M
On peut présenter graphiquement la relation existante entre le nombre de Mach et
l’angle de Mach 𝜇 par la figure III.2
Une onde de choc est une zone d’accumulation de perturbation élémentaire où les
phénomènes physiques sont extrêmement violents. A travers cette zone d’épaisseur très
faible (de l’ordre 1/10000 m), il en résulte une discontinuité de pression, température, masse
volumique et vitesse.
Les ondes de choc se développent lorsqu’un écoulement décélère rapidement en
réponse à une augmentation successive de la pression ou encore, lorsque l’écoulement change
de direction ce qui en résulte une variation très rapide des caractéristiques de l’écoulement qui
s’effectue sur une distance extrêmement courte, de telle sorte que l’onde de choc apparait
comme une discontinuité séparant des écoulements amont et aval. L’écoulement restera
isentropique en amont et en aval de choc, mais l’entropie ne sera nécessairement pas la même.
Les chocs peuvent se propager dans la direction normale à l’écoulement ou bien de manière
oblique. On parle ainsi d’un choc normal, ou bien d’un choc oblique, respectivement [34].
~ 33 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Plusieurs expériences ont prouvés l’existence des chocs obliques, soit à l’avant d’un
obstacle placé devant un écoulement supersonique, soit lors de la variation brusque de la
direction d’une paroi longée par un écoulement supersonique. L’écoulement ici trouve une
certaine compression à travers l’obstacle ce qui provoque une décélération d’écoulement et en
parallèle une augmentation de pression d’où naissance d’une onde de choc oblique
.L’intensité du choc varie suivant inclinaison de la paroi et la vitesse. On peut parler ici d’une
onde de choc attachée et d’autre détachée [33].
~ 34 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
une région en forme d’éventail démarqué par les lignes de mach μ1 et μ2 dont les propriétés
résultent respectivement du nombre de mach avant et après la détente. Tout comme l’onde de
choc oblique, l’onde de détente est alors définie par trois paramètres M1 nombre de mach
amont, μ, et ν. L’importance de ces écoulements apparait dans le traitement aérodynamique
autour des profils.
La fonction de Prandtl-Meyer intervient dans la conception des tuyères supersoniques
générant un écoulement parallèle et uniforme à la sortie, dont il est le résultat d’une déviation
au col. La déviation d’un écoulement supersonique peut engendrer une détente comme une
dp
compression. Les propriétés d’une onde de choc oblique lorsque l’intensité de tend à la
P
limite vers zéro, fournissant l’outil nécessaire à l’étude théorique de ce phénomène. En effet,
pour cette condition limite, l’onde de choc oblique devient une onde de Mach. Il est
primordial de connaitre l’angle de détente initial au col qu’il faut donner pour ainsi obtenir le
nombre de Mach de sortie souhaité.
~ 35 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Notons que, l’angle 𝑑𝜃 est positif quand l’écoulement s’éloigne de la direction normale
à l’onde de choc (onde de compression), et négatif quand l’écoulement de rapproche de la
direction normale à l’onde (onde de détente). La différence de pression ∆𝑃 de part et d’autre
de l’onde est donnée par l’équation de Bernoulli. Par conséquent, on a :
1 dP
V2 + ∫ = cte (III.9)
2 P
a 2 γ−1 −1
[ ] = [1 + M2 ] (III.12)
a0 2
On obtient respectivement :
dM dV da
= − (III.13)
M V a
da (γ−1)M dM
2 = (γ−1) (III.14)
a [1+ 2 M2 ] M
Alors :
−1
dV dM da (γ − 1) 2 dM
= + = [1 + M ] (III. 15)
V M a 2 M
~ 36 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
γ+1 γ+1 2
ν(M) = √ arctg [√ (M − 1)] − arctg [√M 2 − 1] (III. 19)
γ−1 γ−1
Qui est la fonction de Prandtl Meyer. La constante d’intégration est prise nulle puisque
en à considérer l’intégration à partir du nombre de Mach M=1. Alors, il faut noter ici que,
durant le calcul, il faut mesurer l’angle 𝜈 par rapport au vecteur de vitesse correspondant au
nombre de Mach M=1.
Au début l'écoulement est subsonique dans toute la tuyère (Figure III.7 courbes (b) et
(c)) et ces caractéristiques sont les suivantes :
~ 38 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
L’onde de choc se déplace vers la sortie lorsque Pa diminue. Soit Pac2 la pression
ambiante pour laquelle l’onde de choc se place à la sortie de la tuyère. En diminuant encore la
pression Pa au-dessous de Pac2 , l’écoulement dans le divergent est entièrement supersonique,
la diminution de Pa modifie plus l’écoulement à l’intérieur de la tuyère. L’adaptation de la
pression entre celle de sortie de la tuyère et la pression du milieu ambiant doit se faire à
l’extérieure du divergent par l’intermédiaire d’ondes de choc obliques.
~ 39 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Lorsque la pression Pa devient inférieure à Pac3 , l'écoulement est dit supersonique non
adapté, l'écoulement dans la tuyère de Laval ne subit aucune modification, la variation de la
pression entre la tuyère et la pression aval doit se faire à l'extérieure de la tuyère, par
l'intermédiaire d'une série d'ondes de détente obliques. Voir la figure III.11.
Remarques et Résultats :
- L’approche monodimensionnelle des écoulements des gaz calorifiquement parfait et
non-visqueux permet de décrire les différents régimes de fonctionnement d’une tuyère
supersonique.
- Une tuyère supersonique ne fonctionne donc correctement que pour la seule valeur du
P
rapport de pression ac3⁄P , où Pac3 est appelée pression d’adaptation.
c
~ 40 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Dans le cas du régime adapté, la détente du gaz est complètement accomplie dans la
tuyère. Le gaz se détend depuis la chambre jusqu'à la sortie de la tuyère. En sortant de la
tuyère aucune adaptation de pression n’est nécessaire vue que la pression du milieu ambiant
Pa est égale à la pression de sortiePe . L’écoulement du gaz sort de la tuyère sous forme d’unjet
supersonique quasi-uniforme. Une frontière isobare sépare le jet supersonique du
fluideambiant. En sortant de la tuyère, la couche limite du jet entre en contact avec le fluide
ambiant et l’entraine dans son sillage. Cette interaction forme une couche de mélange.
Le deuxième régime supersonique hors adaptation est le régime désigné par le régime
de sur détente. Ce régime se produit lorsque la pression du milieu ambiant 𝑃𝑎 est supérieure à
la pression d’adaptation de la tuyère. La détente des gaz dans la tuyère s’effectue jusqu’à une
pression statique 𝑃1 qui est inférieure à la pression ambiante𝑃𝑎 . La couche limite du jet dans
cette situation subit une contre-pression et un choc d’intensité 𝑃2 /𝑃1 se forme dans
l’écoulement. La pression 𝑃2 est la pression après le choc, elle est presque égale à la pression
ambiante. Suivant l’intensité du choc, deux cas sont rencontrés : le régime de sur-détente
avec décollement naissant et le régime de sur-détente avec décollement étendu.
Pour des gradients de pression adverse modérés, la couche limite subsonique détecte ou
ressent la contre pression en un point O appelé origine de l’interaction juste un peu en avant
~ 42 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
La couche limite n’est pas en mesure de supporter n’importe qu’elle valeur de contre
pression. Au-delà d’une certaine valeur critique, la couche limite décolle à l’intérieur de la
tuyère. Ce décollement entraine une profonde modification de l’écoulement, comme le montre
le montage réalisé dans la figure III.16.
~ 43 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
paroi, où le fluide est presque stagnant. Le fluide du milieu externe est aspiré à l’intérieur de
la tuyère sous l’effet d’entraînement puis évacué dans la couche de mélange.
Les écoulements compressibles peuvent être classés de plusieurs façons, dont une, est
basé sur le nombre de Mach M. Une façon commune est de classer les écoulements comme
suit :
B. Écoulement Transsonique : Le nombre Mach est situé dans la gamme0.8 < M < 1.2.
Les ondes de choc apparaissent et mènent à une augmentation rapide de la résistance.
D. Écoulement Hypersonique : 𝑀>5 Les très hautes vitesses d’écoulement causent une
sévère élévation de la température dans couches limites, il en résulter une dissociation des
molécules, ainsi que d’autres effets chimiques.
~ 44 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Dans les tuyères, les écoulements qu’on va traiter sont adiabatiques réversibles : on
parle d’écoulements isentropiques. Ces écoulements jouent un rôle important dans nombreux
domaines d’application technologique.
~ 45 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
Cette équation est un principe de la mécanique newtonienne qui se traduit par l’équation
de conservation de quantité de mouvement. Pour un fluide parfait en écoulement permanant et
en négligeant les forces de volumes, elle est donnée par :
dP + ρVdV = 0 (III. 21)
III-6-1-3 L’équation de l’énergie :
La dynamique des gaz est une partie de la mécanique des fluides traitant des
écoulements compressibles, étant donné que dans la mécanique des fluides classique les
écoulements étudiés sont pour les quels les chargements de densité du fluide sont ignorés, car,
cela n’affecte en rien l’ensemble de la solution. Néanmoins, les écoulements dont le nombre
mach est au-delà de 0.3, les paramètres de compressibilités sont conservés dans les équations
de Navier-Stockes, du coup la densité n’est plus considérée comme constante ce qui rend la
résolution de ces équations difficile analytiquement, et diverses simplifications sont prises en
compte afin de les résoudre, en admettant quelques erreurs acceptables. C’est le cas des
hypothèses tels que : gaz parfaits, écoulements unidimensionnel, écoulements isentropiques.
La dynamique des gaz fait appel à des relations expérimentales afin d’éviter certaines
complexités de calculs.
~ 46 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
adiabatique et réversible en même temps. Le terme adiabatique suppose qu’il n’y aura aucun
gain ou déficit thermique du volume de contrôle considéré dans le système, quant à la
réversibilité suppose qu’il n’y aura aucun effet dissipatif de sorte qu’il y a glissement à la
paroi. Etant donné que l’une des règles de base de la mécanique des fluides stipule qu’il y ait
frottement (non-glissement) à la paroi. Alors l’utilisation d’équations isentropiques induit à
un certain degré d’erreur, mais dans les limites acceptables pour des nécessités d’ingénierie,
car tel est l’entrain de la dynamique des gaz. Ces équations isentropiques sont dérivées des
équations de quantité de mouvement, d’énergie et des gaz parfaits. Les équations
isentropiques présentées ici sont dérivées des équations de conservations. Nous notons que le
rapport des chaleurs spécifiques «γ» varie en fonction de la température. Cependant,
dépendamment des besoins de précision du calcul, entre certaines plages de températures,
cette variation est suffisamment faible pour être parfois considérée comme négligeable.
Par définition, une grandeur totale est la grandeur qu’aurait une particule fluide si elle
était ralentie de manière adiabatique jusqu’à une vitesse nulle. Cet état est désigné par le signe
«0».
Les équations isentropiques sont présentées sous forme de rapport entre une valeur
totale et sa valeur statique [34].
V2
Cp T + = Cp T0 (III. 25)
2
Avec
Cp
γ= (III.27)
Cv
P T γ γ − 1 2 −γ
= ( )γ−1 = (1 + M )γ−1 (III. 28)
P0 T0 2
~ 47 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
ρ T 1 γ − 1 2 −1
= ( )γ−1 = (1 + M )γ−1 (III. 29)
ρ0 T0 2
Une des relations fondamentales que nous enseigne la théorie des écoulements
monodimensionnels est la relation d'Hugoniot, qui exprime en absence de frottement, la variation
de la vitesse V du fluide le long d'une tuyère de section S où le nombre de Mach est M:
dA dV
= (M2 − 1) (III. 31)
A V
Deux cas à distinguer :
dA dV
- Écoulement Subsonique : M ˂ 1 alors soit et de signes contraires, la vitesse croit
A V
la section croit. Ainsi dans un divergent ou la vitesse d'entrée est égale à la vitesse du son, la
vitesse continue à croître pour décroître dans un convergent (souffleries supersoniques).
- Si M = 1 alors dA =0, donc la vitesse du son ne peut être atteinte que dans une section
minimale.
~ 48 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
De même que la définition d’une grandeur totale, on définit une grandeur critique
comme la grandeur qu’aurait une particule fluide si elle était accélérée de façon adiabatique
jusqu’à des conditions soniques M=1. Cet état est désigné par le signe «*» [33].
T∗ 2
= (III. 32)
T0 γ + 1
ρ∗ 2 1
=( )γ−1 (III. 34)
ρ0 γ+1
La poussée délivrée par une tuyère est fonction non seulement de la vitesse d’éjection
des gaz de combustion mais aussi de la différence entre les pressions de sortie et ambiante. En
théorie monodimensionnelle d’un écoulement permanent non visqueux, la poussée s’écrie :
F
CF = (III. 36)
Pt Ae
A cause principalement des effets de frottement, les performances réelles d’une tuyère
sont généralement légèrement différentes de celles déterminées sur la base de l’hypothèse
~ 49 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques
d’un écoulement isentropique. Le coefficient de décharge noté 𝐶𝑑 est défini comme étant le
rapport du débit actuel réel à celui déterminé à partir des relations isentropiques :
Pt A∗
C∗ = (III. 38)
ṁ
La vitesse effective notée Veff est la vitesse de sortie de la tuyère adaptée. Elle est
définie par le rapport de la poussée au débit massique.
F
Veff = (III. 39)
ṁ
C’est un paramètre qui tient compte de la correction atmosphérique.
F
IS = (III. 40)
ṁ g
C’est un paramètre généralement utilisé pour comparer les performances des propergols
utilisés pour la propulsion.
L’impulsion totale, notée I, est définie comme l’intégrale de la poussée durant la totalité
du temps de fonctionnement :
t
I = ∫ Fdt (III. 41)
0
~ 50 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Introduction :
Les tuyères supersoniques jouent un rôle très important pour la conception des engins
aérospatiaux. Les concepteurs aéronautiques ont débuté les applications en 1935 par les
tuyères coniques. A cette époque, toutes les études étaient basées sur les expériences.
Le développement par ordinateur n’avait pas encore commencé.
Depuis plusieurs années, les applications sont basées sur l’utilisation de ces deux
formes de tuyères, surtout celle à détente centrée puisqu’elle pèse moins par rapport à la
tuyère à zone d’expansion (détente).
~ 51 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
pour eux, l’essentiel est que la tuyère donne un écoulement uniforme et parallèle. Le plus
important est que le gaz sortant soit le plus possible froid. Nous pouvons dire dans ce cas,
que le gaz utilisé influe sur la forme de la tuyère à conception née et, par conséquent sur la
masse de la tuyère. Avant de répondre à la question posée, nous pouvons dire que
l’écoulement à l’entrée du col et à la sortie de la tuyère est horizontal pour toutes les
formes mentionnées connues par les concepteurs.
La réponse préliminaire est que nous allons voir une augmentation du volume de la
tuyère pour que le gaz se détende à l’aise pour avoir réellement un écoulement isentropique.
La tuyère adaptée pour le cas d’un gaz parfait sera incluse dans le modèle des tuyères
adaptées pour le cas à haute température.
~ 52 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
La forme de ce type de tuyère est illustrée dans la figure IV.2. Les concepteurs ont
trouvé deux formes dans ce contexte ;
La tuyère à corps central type à bouchon "Plug Nozzle" qui est le but de ce travail.
La tuyère à corps central de type "Expansion-de Flexion Nozzle".
Notons que lorsque la ligne sonique est une ligne droite, la paroi au col génère des
ondes de détente centrées et divergentes et lorsque la ligne sonique possède une forme
courbée, l’écoulement à l’intérieur de la tuyère possède des lignes de Mach non centrées. Ce
type de tuyères est nommé par tuyère à corps central avec ligne sonique courbée.
Plusieurs recherches ont été faites pour le cas d’un gaz parfait à 𝐶𝑝 et γ constants. Ils
sont limités pour de faibles températures génératrices, où on peut aller jusqu’à environ1000 K
et pour un nombre de Mach de sortie 𝑀𝑆 ne dépassant pas 2.
Le contour de la tuyère est connu. Il est obtenu de telle sorte que l’écoulement à la
section de sortie est uniforme et parallèle.
~ 53 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
- Le gaz utilisé est considéré comme parfait. La loi P = ρrT reste valable. C’est-àdireque
le volume occupé par les molécules (le co-volume) est nul.
- Le gaz est considéré comme thermiquement parfait. Le seuil de dissociation des
molécules n’est pas encore atteint, c’est-à-dire que nous travaillons toujours des molécules et
non pas avec des atomes.
~ 54 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
dV
dν = −√M2 − 1 (IV. 1)
V
- La relation (IV.1) est très importante pour faire l’étude de l’écoulement supersonique
- Relation entre la vitesse et la température :
dV Cp
=− dT (IV. 2)
V 2H(T)
√2H(T)
M= (IV. 3)
a
Remplaçons les relations (IV.2) et (IV.3) dans la relation (IV.1), nous obtiendrons la
relation suivante :
dν = Fν (T)dT (IV. 4)
Avec :
Cp 2H(T)
Fν = √ 2 −1 (IV. 5)
2H(T) a
~ 55 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
La fonction ν est définie purement dans le régime supersonique. Lorsque M=1.0, nous
prenons ν=[Link], la valeur de ν pour M>1.0(T<T*) est donnée par:
T∗
ν(T) = ∫ Fν (T)dT (IV. 6)
T
Si : T=298k
Cp = 1001.5 J/kg. K
γ = 1.402
Sur la figure IV.4, les lignes AE et AS représentent respectivement les ondes de Mach
du col et de la section de sortie. Par conséquent, les angles de Mach μE et μS sont calculés par
la formule (III.3), mesurée par rapport à la déviation du vecteur vitesse de l’écoulement :
1 1
μE = arcsin ( ) = arcsin( ) (IV.8)
M 1
Et
1
μs = arcsin ( ) (IV.9)
Ms
~ 56 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Entre les lignes de Mach AE et AS, il y a une infinité d’ondes de Mach centrées,
divergentes et qui seront issues du point A de la carène (ou Lip) de la tuyère comme le montre
la figure IV.5. Chaque ligne donne un vecteur vitesse (V). A partir de ce vecteur nous
pouvons facilement déduire un point du contour du corps central. Comme le gaz est parfait, le
vecteur vitesse est toujours tangent à une ligne de courant qui sera considérée comme étant le
contour de la paroi de la tuyère à rechercher. Par conséquent, le point A est un point de
discontinuité en paramètres et en particulier en M, T et θ.
Chaque ligne de Mach issue du point A sera absorbée par la paroi de la tuyère si la
tuyère est plane. Dans la réalité, il y a réflexion de cette onde sur la paroi, mais si la tuyère est
plane, nous pouvons démontrer qu’elle sera absorbée par la paroi qui donne, après calcul, la
position du point de la paroi de la tuyère à rechercher. Si la tuyère est de type axisymétrique,
le calcul sera très délicat, vu la réflexion des ondes de Mach sur la paroi et la naissance des
zones de l’écoulement où le calcul sur la base des ondes de Mach est impossible. Dans ce
cas, il faut faire appel à la méthode des caractéristiques [8], [33], [34]. Notre travail est
consacré pour la forme plane.
La figure (IV.6) suivante présente les paramètres d’une ligne de Mach intermédiaire
APi absorbée par la paroi. L’angle 𝜃𝐸 n’est pas connu à priori. Si le dimensionnement se
fait sur la base du nombre de Mach de sortie MS , pour avoir un écoulement uniforme et
parallèle à la sortie, nous pouvons calculer l’angle θE par la relation suivante
𝑇
𝜃𝐸 = 𝜈𝑆 = ∫𝑇 ∗ 𝐹𝑣 (𝑇)𝑑𝑇 (IV.10)
𝑆
~ 57 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
𝜓 = 90° − 𝜈𝑠 (IV.11)
IV-3-1 Discrétisation :
Nous voyons clairement que plus le nombre Np des ondes de Mach est grand, plus nous
allons avoir une très bonne représentation de l’allure du corps central. Nous avons à faire un
choix sur le point de commencement de calcul. Soit du point S de sortie vers le col et dans ce
cas il faut connaître le rayon de la section de sortie, soit du point E du col vers la sortie S et
dans ce cas, il faut connaître le rayon AE du col. Nous avons préféré dans notre travail
commencer du col vers la sortie, c’est-à-dire de gauche à droite.
~ 58 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
La détermination des points de la paroi se fait d’une façon explicite, c’est-à-dire que
sinus connaissons la position et les propriétés d’un point sur la paroi, nous pouvons
facilement déterminer celles du point adjacent à droite et vis vers ça jusqu’à ce que nous
arrivions à la section de sortie. Notons ici que les lignes de Mach sont des lignes droites qui
nous facilitent la tâche par connaissance de l’équation mathématique.
Le schéma du modèle sous la présence d’une ligne de Mach est présenté dans la figure
IV.6. La températureTPi au point Piest connue. Alors, nous pouvons écrire :
1
μPi == arcsin( ) (IV.12)
MPi
T
νPi = ∫T ∗ Fv (T)dT (IV.13)
Pi
Sur la figure IV.8, toutes les propriétés au point Pi sont connues, c'est-à-dire
que MPi ,φPi ,θPi , νPi , TPi ,xPi ,yPi et les autres paramètres sont connus. Le problème consiste
en la détermination des propriétés au point Pi+1adjacent à droite.
~ 59 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Considérons le triangle (A Pi Pi+1) sur la figure IV.9. Ici les points Pi et Pi+1 sont reliés
par une ligne de droite avec le point A
Soient:
α: angle au sommet A.
β: angle au sommet Pi
Alors:
~ 60 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Ce qui donne
sin(β)
λPi+1 = λPi (IV.22)
sin(δ)
Avec:
1
μPi+1 = arcsin( ) (IV.24)
MPi+1
T
νPi+1 = ∫T ∗ Fv (T)dT (IV.25)
Pi+1
2H(TPi+1 )
MPi+1 = √ (IV.28)
a(TPi+1 )
Les coordonnées du point Pi+1 peuvent être déterminées, comme l’indique la figure
(IV.10), par :
Chaque point Pi sur la paroi possède sa propre température différente des températures des
autres points. Tous sont reliés au point A par une ligne de Mach. Au point A, il y a alors une
infinité de valeurs de T et par conséquent, il est un point de discontinuité des propriétés T,
M,θ, … ect.
~ 61 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
A titre d’information, nous pouvons concevoir la tuyère sur la base de discrétisation de:
1. La zone de variation du nombre de Mach M sur la paroi qui est M∈ [1, Ms] en NP
valeurs y compris les valeurs des extrémités.
2. La zone de variation de la déviation de l’angle d’écoulement θ et par conséquent de la
paroi qui est 𝜃𝜖[𝜃𝐸 , 0] en Np valeurs y compris les valeurs des extrémités.
3. La zone de variation de l’angle de Prandtl Meyer 𝜐∈ [0,𝜐𝑆 ] en NP valeurs y compris les
valeurs des extrémités.
En premier lieu, les données nécessaires pour concevoir la tuyère se résument comme
suit :
relation (III.30). Ce rapport nous servira plus tard comme une source de comparaison de
validation de notre calcul numérique. Autrement dit, durant le procédé, on calcule le rapport
AS
donné par la méthode développé en fonction de NP et de voir la convergence.
A∗
donnés, respectivement, par les relations (III.32), (III.33) et(III.34). (Chapitre III)
6. Les rapports thermodynamiques à la section de sortie : Les procédés de détermination
T0 P0 ρ0
de la température TS et des rapports Thermodynamiques , , d’un gaz parfait à
TS PS ρS
correspondant au nombre de Mach supersonique de sortie sont donnés, respectivement, par les
relations (III.26), (III.28) et(III.29).
Comme le procédé de calcul présenté par les relations (IV.22), (IV.23), …, (IV.30) est
en fonction de deux points successifs (c’est une forme de suite), il faut donner les résultats au
point de départ. Le point de départ choisi est le point E ou la première ligne de Mach AE. Sur
cette ligne, nous avons :
xE = λE cos(φE ) (IV.31)
yE = λE sin(φE ) (IV.32)
~ 63 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
𝜃∗ = 𝜃𝐸 = 𝜑𝐸 − 𝜇𝐸 (IV.33)
A∗ =AE=2λE (IV.34)
- Le rayon (distance verticale) de la section de sortie en tenant compte du fait que la section
est plane. Nous avons alors :
YS AS
= (IV.35)
λE A∗
Cette distance est calculée en utilisant le rapport des sections 1D. La même valeur
sera recalculée en utilisant le calcul numérique par la relation (IV.40).
- Le rayon (distance verticale) entre l’axe de symétrie et le point E est donné par :
R c = ys − yE (IV.36)
La deuxième étape consiste à affecter les résultats obtenus au point E dans le point P1
pour i=1. Ici, la température au point E est égale à T*.
Pour chaque ligne de Mach, il faut connaître la température au centre de détente A qui
représente aussi la température sur la paroi.
Comme le nombre de points choisi est égal à NP, alors, nous obtenons NP–1 panneaux, la
température au point Pi est donc donnée par :
Ti = T∗ − (i − 1)ΔT (IV.37)
Et :
T∗ −Ts
∆T = (IV.38)
N−1
En incrémentant le compteur de i=2 jusqu’à NP, nous allons déterminer les propriétés
~ 64 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Alors, l’obtention de la valeur 𝜐𝑃𝑖+1 (du point (i+1)) se fait en ajoutant à la valeur de
la fonction de Prandtl-Meyer 𝜐𝑃𝑖 (du point (i)), l’intégrale entre les températures successives
TP et TP qui sont généralement très proches. La différence de calcul entre (IV.25) et
i +1 i
A partir des résultats du dernier point lorsque i=NP (point de la section de sortie),
nous pouvons fixer par la suite quelques résultats :
XS XNP YS YNP
= , = (IV.40)
λE λE λE λE
2- La distance axiale entre la section de sortie et le coin de la carène ‘Lip’ est donnée par:
XPlug XS
= (IV.41)
λE λE
3- La longueur totale de la tuyère est mesurée comme la distance axiale entre le point E du
col et le point S de la section de sortie. Elle est donnée, sous forme non-dimensionnelle, par:
L XS XE
= − (IV.42)
λE λE λE
~ 65 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
AS YS YNP
(calculé) = = (IV.43)
A∗ λE λE
- Le rapport des températures au point i de la paroi peut être calculé par la relation
suivante une fois la température Ti est obtenue:
T Ti
( ) = (IV.44)
T0 i T0
- Le rapport des masses volumiques au point i de la paroi est donné par la relation
suivante :
1
ρ T γ−1
( ) = ( ) (IV.45)
ρ0 i T0 i
Ce rapport servira pour évaluer la masse du gaz existant à chaque instant dans l’espace
de l’écoulement du corps central.
Le segment numéro (i) du corps central est illustré sur la figure IV.11 Pour calculer la
masse de la structure du corps central, considérons les deux suppositions suivantes :
1- La forme de la paroi entre deux points successifs est rapprochée par une ligne droite.
Cette supposition donne des bons résultats si le nombre de points NP est très élevé.
~ 66 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Masse 2 2
i=N −1
= 2 ∑i=1 P √(Xi+1 − Xi ) + (λi+1 − Yi ) (IV.47)
ρM tM lλE λE λE λE λE
La pression exercée sur le tronçon numéro (i) de la figure IV.11est rapprochée par
l’interpolation suivante:
Pi +Pi+1
P(i) = (IV.48)
2
i+1
(i)
Fx( i)
( i)
i
La force de pression axiale exercée sur ce tronçon peut être calculée par:
Xi+1 Xi 2 λi+1 Yi 2
FX(i) = P(i) √( − ) +( − ) sin(𝜃(𝑖) ) (IV.49)
λE λE λE λE
La force de pression axiale totale exercée sur le corps central, par unité de profondeur,
est calculée comme la somme de toutes les forces de pression axiales exercées sur tous les
tronçons. Le corps central est constitué par deux parties par raison de symétrie. Sous forme
non-dimensionnelle, on obtient:
F i=N −1 P(i) Xi 2 Yi 2
= 2 ∑i=1 P √(Xi+1 − ) +(
λi+1
− ) sin(θ(i) ) (IV.50)
P0 lλE P0 λE λE λE λE
La masse du gaz existante à chaque instant dans la partie divergente du corps central
entre les lignes de Mach AE et 𝐴𝑆 (y compris la zone uniforme) peut être évaluée. On peut
considérer l’espace de la tuyère comme l’union des triangles placés l’un adjacent de l’autre
comme le montre la figure IV.7, y compris la zone uniforme entre la ligne de Mach AS et
l’horizontal. Le nombre total des triangles est égale à NP-1 en ajoutant le triangle de la zone
uniforme. La masse du gaz, par unité de profondeur, qui se trouve dans l’espace compris entre
deux lignes de Mach successives reliant les points A et i et les points A et i+1 comme le
montre la figure IV.9, est rapprochée par:
~ 67 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Xi+1 Yi −Xi Yi+1
A(i) = (IV.53)
2
Dans la zone uniforme, la masse du gaz, par unité de profondeur, est donnée par :
𝑋𝑆 𝑌𝑆
MasseGaz (zone uniforme) = ρS (IV.54)
2
La masse totale du gaz dans le divergent (y compris la symétrie du corps central), par
unité de profondeur, sous forme non-dimensionnelle, est donnée par la relation suivante :
𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒𝐺𝑎𝑧 ρ 𝑋𝑆 𝑌𝑆 i=N −1 ρ(i) 𝑋𝑖+1 𝑌𝑖 𝑋𝑖 𝑌𝑖+1
= ( S) [ ] + ∑i=1 P ( )[ − ] (IV.55)
𝜌0 𝑙𝜆2𝐸 𝜌0 𝜆𝐸 𝜆𝐸 ρ0 𝜆𝐸 𝜆𝐸 𝜆𝐸 𝜆𝐸
~ 68 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
A
- Le rapport des sections S⁄A exactes données par la formule théorique.
∗
Dans ce chapitre, notre objectif est la mise en application de la méthode développée sur
l’ordinateur.
Avant d’écrire les résultats obtenus, il faut noter qu’ils seront présentés sous formes de
courbes et suit par les résultats numériques.
Le procède de calcul est donné par l’organigramme qui résume les partie de base du
programme pour la résolution du problème proposé. Le temps de calcul effectué varie suivant
la discrétisation choisie et le type de résultat.
On a choisi de présenter le profil de tuyère pour cinq valeurs de nombre de Mach de
sortie Ms = 2.00, 2.50 ,3.00,3.50 et 4.00. Et pour un rapport de chaleur spécifiqueγ = 1.402.
~ 69 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
ρ
Les courbes de variations de M, θ, P⁄P , T⁄T , ⁄ρ et le long de la paroi de la tuyère, telle que
0 0 0
chaque figure englobe trois courbes de variation pourMs = 2.00, 2.50 et 3.00.
L Mplug Mgaz Fp Xplug
Les résultats numériques du dimensionnement , , , , , ψ en fonction
λE ρ0 t l λE ρ0 λ2E l P0λE l λE
unidimensionnelle qui reste toujours valable pour notre cas puisque au col et à la sortie,
l’écoulement est unidirectionnel. La deuxième source de comparaison est celle des résultats
trouvés dans [18]. Les valeurs des résultats de dimensionnement sont obtenues après la
As
convergence du rapport calculé numériquement, vers la valeur exacte avec une précision
A∗
voulue.
DEBUT
~ 70 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
1
Angle de Mach de sortie :μS = arcsin( )
MS
Angle polaire : φS = μS
Résultat au col :
Le nombre de Mach au col : ME = 1.0
~ 71 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
λp1 = λE , φ p1 = φE
Mp1 = ME
I=1
Calcul de la distance axiale entre les deux points de gauche et droite 1et 2 :
L12 = Xp2 − Xp1
~ 72 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
2
Lseg = √(Xp2 − Xp1 )2 + (Yp2 − Yp1 )
P
Rapport de pression [voir la relation (III.28)]
P0
ρ
Rapport de la masse volumique [voir la relation (III.29)]
ρ0
P
Rapport de pression [ voir la relation ()]
P0
Incrémentation aux valeurs des paramètres physiques et thermodynamiques:
L = L + L12
~ 73 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Pp2
Fp = Fp + [Lseg sin(θp2 ) ]
P0
1 ρp2 ρp1
Mgaz = Mgaz + [ ( + ) A]
2 ρ0 ρ0
X p1 = Xp2
Yp1 = Yp2
νp1 = νp2
φ p1 = φp2
μp1 = μp2
𝑀𝑝1 = 𝑀𝑝2
I=I+1
Oui
03 I ≤ NP
Nom
E
~ 74 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Section de sortie : As = 2R S
~ 75 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
X plug λs
X plug = ⁄
λE , λS = ⁄λ , L = L⁄λ
E E
RE Rs
RE = ⁄λ , RS = ⁄λ
E E
A∗ AS
A∗ = ⁄λ , As = ⁄λ
E E
Mplug Mgaz Fp
Mplug = ⁄ , Mgaz = ⁄2 , Fp = ⁄λ
λE λE E
FIN
~ 76 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
AS A
𝜀(AS⁄ % = |1 − ( ⁄A )𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 /( S⁄A )𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é | × 100 (V.1)
A∗ ) ∗ ∗
~ 77 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Np λs L⁄ Xplug Mplug Mgaz Fp As Erreur
⁄λ λE ⁄λ ⁄A
E E ρ 0 t l λE ρ0 λ2E l P0λE l ∗
(%)
( calculé)
10 8.084201 8.041193 7.410515 8.580714 3.385358 0.580006 3.230877 18.39
50 6.812373 6.875352 6.244674 7.305677 2.652210 0.531187 2.722587 3.26
100 6.701584 6.773794 6.143116 7.194994 2.592790 0.526001 2.678310 1.58
200 6.648767 6.725379 6.094701 7.142246 2.564576 0.523277 2.657201 0.78
500 6.617835 6.697025 6.066347 7.111359 2.548051 0.521554 2.644839 0.31
1000 6.607645 6.687684 6.057006 7.101184 2.542598 0.520954 2.640767 0.15
5000 6.599533 6.680248 6.049571 7.093084 2.538247 0.520457 2.637525 0.03
10000 6.598522 6.679321 6.048643 7.092075 2.537706 0.520393 2.637121 0.02
20000 6.598017 6.678858 6.048180 7.091570 2.537435 0.520361 2.636919 7.60 10-3
50000 6.597713 6.678580 6.047902 7.091267 2.537265 0.520341 2.636798 2.99 10-3
100000 6.597612 6.678487 6.047809 7.091166 2.537204 0.520335 2.636757 1.46 10-3
200000 6.597562 6.678441 6.047763 7.091116 2.537158 0.520331 2.636737 6.90 10-4
500000 6.597531 6.678413 6.047735 7.091085 2.537122 0.520329 2.636725 2.30 10-4
1000000 6.597521 6.678404 6.047726 7.091075 2.536849 0.520329 2.636721 7.67 10-5
2000000 6.597516 6.678399 6.047713 7.091070 2.539924 0.520328 2.6367187 1.38 10-6
converge vers la valeur théorique, les paramètres de conception convergents aussi vers les
valeurs exactes dont on ne connait pas a priori. Par exemple on veut faire une conception
d’une tuyère avec une erreur de 0.0001 du rapport des sections, on peut prendre une
discrétisation environ de 𝑁𝑝 = 200000 de points. Si on prend une discrétisation
𝑁𝑝 = 2000000 de point on arrive à une erreur des rapports environ de 0.000001.
Le tableau V.2 donne le nombre de points 𝑁𝑝 minimum nécessaire pour avoir la précision
pour quelques valeurs du Ms lorsque γ=1.40. Alors, on peut conclure que le nombre
nécessaire 𝑁𝑝 pour avoir une précision donnée dépend essentiellement de Ms et γ.
~ 78 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
~ 79 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
~ 80 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
𝑀𝑆 2.00 2.50 3.00 3.50 4.00
𝐴𝑠
⁄𝐴 ( 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é) 1.685720 2.63671875 4.218921 6.753509 10.643591
∗
Tableau V.3 : Résultats numériques de conception d’une tuyère pour différents nombres de
Mach de sortie MS pour un gaz parfait.
~ 81 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
On remarque une autre chose qu’il y a une variation très rapide et chute de pression
juste après le col de la tuyère ensuite une diminution assez faible après cette station jusqu’à la
section de sortie.
Les valeurs du rapport au col et à la sortie de la tuyère sont présentées dans le tableau
suivant :
MS 2.00 2.50 3.00
PE 0.528282 0.528282 0.528282
⁄P
0
~ 82 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Figure V.3 : Variation du rapport de pression le long de la paroi corps central d’une tuyère
pour différentes valeurs de MS .
pression exercée sur la paroi du corps central, ainsi que pour faire l’étude de la distribution de
contrainte et déformation appliquée sur la structure constituant la paroi.
On remarque que les sections aux voisinages du col sont chaudes à raison du rapport
élevé de 𝑇⁄𝑇 au niveau de ces régions ensuite un changement considérable dans une courte
0
région et diminution jusqu’à la section de sortie. Alors le gaz à la sortie est froid par rapport à
la région du col. On peut dire ici qu’il faut un matériau réfractaire puissant résistant à la
température surtout dans la zone proche du col puisque la température est élevée et rapprocher
de celle de la chambre de combustion.
~ 83 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Figure V.4 : variation du rapport de température le long de la paroi du corps central pour
différentes valeurs de MS .
Les valeurs du rapport 𝑇⁄𝑇 au col et à la sortie de la tuyère sont présentées dans le
0
tableau suivant :
MS 2.00 2.50 3.00
TE 0.832637 0.832637 0.832637
⁄T
0
Tableau V.5 : les valeurs du rapport de température au col et à la sortie de la tuyère pour
différentes nombre de Mach de sortie
Le but de la présentation du rapport 𝑇⁄𝑇 c’est pour faire un bon choix du matériau, qui
0
va résister à cette distribution de température. On note que cette variation présente encore la
~ 84 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
tableau suivant :
MS 2.00 2.50 3.00
ρE 0.634058 0.634058 0.634058
⁄ρ
0
ρ
Tableau V.6 : Résultat du rapport ⁄ρ pour différentes valeurs de MS.
0
Figure V.5 : Variation du rapport de la masse volumique le long de la paroi du corps central
pour différentes valeurs du nombre de Mach de sortie.
~ 85 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
section de sortie. On voit clairement encore qu’au col, le nombre de Mach est égale à l’unité
et à la section de sortie de la tuyère est uniforme.
On remarque encore une variation rapide juste après le col environ de 15% de région
totale où la détente de gaz est assez grande dans cette région. Cette variation est d’allure
identique indépendant de la valeur de𝛾. Par conséquent, on peut dire que cette augmentation
de nombre de Mach explique naissance d’une énergie cinétique par transformation d’une
énergie thermique emmagasinée dans le gaz sous forme de température élevée 𝑇0 de la
chambre de combustion.
~ 86 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Figure V.7 : Variation de l'angle d'inclinaison de la paroi du corps central pour différentes
valeurs deMS .
~ 87 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
~ 88 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
𝐌𝐠𝐚𝐳
V-4-3 Variation du en fonction du 𝐌𝐒 :
𝛒𝟎 𝐥 𝛌𝟐𝐄
Figure V.11 : Variation du l'inclinaison du 'Lip' par rapport à la vertical en fonction de Ms.
~ 89 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
𝐅𝐩
V-4-5Variation de en fonction du 𝐌𝐒 :
𝐏𝟎 𝛌𝐄 𝐥
Xplug
Figure V. 13 : Variation de en fonction de MS .
λE
~ 90 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
Introduction :
VI-1 Le Maillage :
~ 91 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
La figure VI. 2 représente l’histoire de convergence de cas traité. Cette figure montre
que tous les résidus sont baisés d’au moins trois ordres de grandeurs et indiquent donc que
tous les résidus sont convergés.
~ 92 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
~ 93 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
Pour les mêmes données enregistrées sur les figures VI. 4 et VI. 6 le nombre de Mach
local dans la tuyère varie contrairement à la pression statique local ceci est confirmé par
l’équation de Bernoulli.
~ 94 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
La figure VI.8 représente les vecteurs des lignes de courant dans la tuyère étudiée, On
remarque généralement que les lignes de courant prennent la forme du corps centrale et
condensée, et devient uniforme dans sortie.
Nous servira pour déterminer la force de pression statique exercée sur la paroi du
divergent. Cette figure indique une chute de pression statique à travers le divergent qui va
délivrer une force de pression. La pression statique servie encore pour faire l’étude sur la
distribution de la contrainte radiale et tangentielle, pour but d’étudier la résistance du matériau.
~ 95 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
~ 96 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
Nous donne une indication sur le choix convenable du matériau de la construction qui
va résister à cette température. La température statique nous servie encore pour déterminer la
condition au limite interne du modèle mathématique du transfert de chaleur à travers le
matériau utilise pour la construction de la tuyère.
~ 97 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent
CONCLUSION
La conception des tuyères supersoniques reste un domaine assez vaste avec des sujets
de recherches riches en progression, tels que l’amélioration de la manœuvrabilité et la
furtivité des aéronefs de combat via l’obtention d’une poussée maximale par l’intermédiaire
de la conception de la tuyère.
-Le programme de calcul numérique, qui permet de déterminer par une méthode développée
en collaboration, les formes de profils des tuyères supersoniques planes à corps central « Plug
Nozzle » donnant à la sortie un écoulement uniforme et parallèle, et le calcul des paramètres
thermodynamiques à travers la tuyère.
-La simulation numérique qu’on a réalisée par le code fluent pour le cas bidimensionnelle
dans le cadre d’un gaz parfait.
Travaux de future :
~ 99 ~
Conclusion général
que nous l’avons effectué dans ce mémoire pour la tuyère à corps central de type à bouchon.
Cependant, l’hypothèse du gaz parfait devient irrecevable en ce qui concerne le comportement
réel du gaz lorsque la température génératrice est élevée, dépassant les 1000 K. De ce fait, le
modèle mathématique de calcul nécessite une reconsidération tout en tenant compte de la
variation de température, d’où la nouvelle dénomination « modèle du gaz parfait à haute
température ». Il faut noter qu’au niveau de la conservation de la masse et de la quantité de
mouvement, il n’y a pas de changement quelconque sauf pour la conservation de l’énergie.
L’application des tuyères dimensionnées sur la base des hypothèses d’un gaz parfait
au cours des expériences aéronautiques, quand la chambre de combustion génère des
températures élevées, donne des résultats concernant les performances convoités par la tuyère,
avec des valeurs différentes de celles définies par le calcul. Nous proposons alors en tant que
sujet de mémoire future de faire la conception du même type de tuyères ‘’Plug Nozzle’’, en
développant un modèle mathématique qui va tenir compte de la température et la pression, et
ainsi en apportant des modifications à l’étude que nous avons établie.
Pour une étude encore plus poussée pour la tuyère à corps central de type à bouchon,
nous proposons des sujets de thèse suivants :
En fin de compte, nous espérons que ce modeste travail puisse représenter une
référence de base pour des études à venir approfondies dans la conception des tuyères
supersoniques à corps central de type à bouchon, ainsi nous y contribuerons de cette manière.
~ 100 ~
Références
[1] PIERRE LAVAL. ‘’ Time dependant calculation method for transonic nozzle
flows ‘’Lecture Notes in physics, Flow field calculations, Session IV, pp. 187-192, 1971
[6] RAO, G. V. R, ‘’Exhaust nozzle contour for optimum thrust’’, Jet Propulsion, Vol.
28, No. 6, June 1958.
[7] RAO, G.V.R., ‘’Approximation of optimum thrust nozzle contours’’, ARS Journal
J30 (6), June 1960.
[16] Martin J. L. Turner. “Rocket and spacecraft propulsion’’, 3éme Edition. Praxis
Ltd,Chichester, UK, 2009.
~ 101 ~
Références
[20]MALINA F. J., “Characteristics of the rocket motor based on the theory of perfect
gases,” J. Franklin Lnst., Vol. 230, PP. 433-450, 1940.
[22] Sutton G. P., “Rocket Propulsion Elements”, sixth edition, California, 1992.
[23] REIJASSE, P., James. Ph. and VUILLERMOZ. P., “Dimensionnement des
tuyères moteurs-fusées objectives et contraintes”, Symposium International AAAF-
Véhicules et systèmes de rentrée atmosphérique Arcachon, France, 26-29 mars 2001.
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Références
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