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Calcul de L'écoulement Supersonique À Travers Une Tuyère À Corps Central Bidimensionnelle Type 'Plug Nozzle '

Il est vraiment waouh son contenu est impeccable

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

UNIVERSITE DE BLIDA -1-


INSTITUT D’AERONAUTIQUE ET DES ETUDES SPATIALES

Département de Construction Aéronautique

Mémoire de fin d’études


En vue de l’obtention du Diplôme de Master en Aéronautique
Spécialité : Propulsion Avions

THEME

Calcul de l’écoulement supersonique


à travers une tuyère à corps central
bidimensionnelle type ‘’Plug Nozzle ‘’

Présenté par : Dirigé par :

Mr. BAYOU Fayssal Mr. Ahmed ABDALLAH EL HIRTSI


Mlle. BENEDDINE Amina

Promotion 2014/2015
Résumé

Résumé :

Cette étude représente une contribution au domaine des écoulements


supersoniques. Le but de ce modeste travail est de faire le calcul de l’écoulement
supersonique dans une tuyère à corps central bidimensionnelle type à bouchon
« Plug Nozzle ». Le profil de la tuyère est déterminé préalablement, donc on peut
tracer convenablement les profils des tuyères supersoniques en utilisant la détente
de Prandtl Meyer, de manière à obtenir un écoulement uniforme et parallèle à la
section de sortie et par conséquent, on a simulé l’écoulement à travers de cette
tuyère par l’utilisation d’un code de calcul ‘’Fluent’’ (déterminer les paramètres
thermodynamiques de l’écoulement). Les applications seront faites pour
l’hypothèse d’un gaz thermiquement et calorifiquement parfait.

Abstract:

This research presents a contribution to the field of supersonics flows. The main
goal of this topic is to calculate the supersonic flow in a nozzle with a central body
of plug type, ‘’Plug Nozzle’’, to two-dimensional. The profile of the Nozzle is
given beforehand, therefore we can suitably draw the supersonic nozzle profiles by
using the relationship of Prandtl Meyer, so as in order to allow an uniform and
parallel flow at the exit section and consequently, we simulated the flow through
this nozzle by the use of a computer code ’’Fluent’’ (to determinate the flow
thermodynamics parameters).The application will be made for the assumption of a
gas thermically and calorifically perfect.
Dédicace
s amour sincérité et fierté :
Je dédie cet humble travail avec grand
A mon père, mon premier encadrant, depuis ma naissance ;
A ma très chère mère : qu’elle trouve ici l’hommage de ma gratitude
qui, c’est grande qu’elle puisse être, me sera à la hauteur de ses sacrifices et
ses prières pour moi ;
A mes sœurs : Farida, Khadija, Naima, Hafida, Hadjer à
qui je souhaite beaucoup de réussite et de bonheur ;
A la mémoire de mon frère ;
A mes nièces Houyam, Desdoussa et mes neveux Imade, Younes,
Bassita, Lokman, Alaa, Mayar; les charmes de ma famille.
A tous mes amies et mes camarades
Sans oublier tous les et à tout qui compulse ce modeste travail.
Que dieu le tout puissant vous préserve tous et vous procure sagesse et
bonheur.
En fin à vous qui prenez la peine de lire ce mémoire.
B. Amina
Dédicaces :
Avant tout propos, je tiens à rendre grâce à Allah qui m’a guidé sur la
bonne voie.
À celui qui a su et avoir pu faire de moi l’homme que je suis, à mon père
BABA pour son indéfectible assistance et son soutien tout le long de ma
formation.
À ma très chère mère Yemma, à qui je dois tout simplement tout et qui
n’a cessé de me conseiller et de me soutenir, Avec tout mon amour,
À mes frères : Riad, Haroun et Oussama et mes sœurs : Houria, Ghlia,
Rima et Raihab : les mots ne peuvent exprimer mon entière gratitude et ma
reconnaissance Pour leur soutien moral et pour tout et ses encouragements.
À mes grands-pères, mes grand-mères et toute ma famille Bayou.
A mon binôme Amina que j’apprécie beaucoup.
À tous les instituteurs, professeurs et enseignants qui ont contribué un
jour à mon éducation et à ma formation et qui m’ont permis, par leurs efforts,
d’atteindre ce niveau. Je dédie cette mémoire. Et spécialement Ms EL
HIRTSI et Mr Salhi
À mes amis Pour leurs soutiens dans les moments difficiles. Et
spécialement Walid.
À mes amies : Sara, Nasrine et spécialement Soufiya et Ibtissam
Et je dédie ce travail spécialement à une très chère personne dans ma
vie, qui nous a quittés l’année passée Abd Elwahed.

B. Fayssal
Remerciements
En terminant notre mémoire de fin d’études, il nous est agréable
d’adresser nos vifs remerciements à tous ceux qui nous ont aidés de
près ou de loin à élaborer cet ouvrage.
Nous tenons tout d’abord à remercier infiniment notre Dieu, le
Tout Puissant, qui nous a donné le courage et la volonté pour la
réalisation de ce modeste travail.
Nous tenons à remercier vivement notre promoteur et encadreur,
Mr A. A- EL HIRTSI, pour son aide, sa disponibilité
et sa patience, ainsi que pour ses conseils.
Nous souhaiterons également remercier Mr M. SALHI,
pour le soutien et les conseils qu’il nous a apportés dans la réalisation
de ce mémoire.
Nos sincères remerciements vont aussi à monsieur le président et
messieurs les membres du jury pour avoir expertisé notre travail et
nous avoir honorés par leurs présences.
Puis que tous nos professeurs qui nous ont enseigné durant nos
études à l’IAES.
A la fin nous tenons à remercier tous nos collègues d’étude,
particulièrement notre promotion.
Table de matières

Résumé
Dédicaces
Remerciements
Table de matière…............................................................................................................. I
Liste des figures…............................................................................................................... V
Liste des tableaux…............................................................................................................ VIII
Liste des symboles et des abréviations….......................................................................... IX
Introduction………………………………………………………………………………. 1
Chapitre I : Recherche bibliographique….................................................................... 4
Chapitre II : généralité sur les tuyères supersonique………………………………….. 15
Introduction……………………………………………………………………………….. 15
II-1 définition de la tuyère supersonique………………………………………………. 16
II-1-1 Le convergent………………………………………………………………... 17
II-1-2 Le col…………………………………………………………....................... 17
II-1-3 Le divergent ………………………………………………………………… 17
II-2 Rôle et domaine d’utilisation des tuyères supersoniques………………………… 17
II-2-1 Les souffleries……………………………………………………………….. 18
II-2-2 Les moteurs d’avion de combat…………………………………………….. 19
II-2-3Moteurs fusées……………………………………………………………….. 20
II-2-4 Missile……………………………………………………………………….. 21
II-3 Différentes configurations de tuyères supersoniques……………………………… 21
II-3-1 Les tuyères conventionnelles (basiques)…………………………………….. 21
II-3-1-1 Tuyère conique ……………………………………………………... 21
II-3-1-2 Tuyère contour (profilée)…………………………………………… 22
II-3-1-3 tuyère annulaire……………………………………………………... 23
II-3-2 Tuyères adaptées en altitude ……………………………………………….. 24
II-3-2-1 Les tuyères à décollement [22] contrôlé…………………………….. 24
II-3-2-3 Tuyère à section variable……………………………………………. 27
II-3-2-4 Tuyère à chevrons (tuyères en dents de scie)………………………. 28
II-3-2-5 tuyère orientable…………………………………………………….. 29
II-3-2-6 Tuyères à profil optimisé…………………………………………… 29

~I~
Table de matières

II-3-2-7 Les tuyères avec limite atmosphérique……………………………… 30


Chapitre III : Fonctionnement des tuyères supersoniques…………………………... 32
Introduction………………………………………………………………………………... 32
III-1 Définitions importantes …………………………………………………………….. 32
III-1-1 Nombre de Mach………………………………………………………….. 32
III-1-2 Angle et ligne de Mach……………………………………………………. 33
III-1-3 Onde de choc………………………………………………………………. 33
III-1-3-1 Onde de choc normale……………………………………………... 34
III-1-3-2 Onde de choc oblique …………………………………………….. 34
III-2 Détente de Prandtl Meyer ………………………………………………………….. 34
III-3 Fonctionnement théorique de la tuyère supersonique…………………………….. 37
III-3-1 Écoulement subsonique……………………………………………………. 37
III-3-2 Écoulement sonique adapté ………………………………………………. 38
III-3-3 Écoulement Sonique Non Adapté…………………………………………. 38
III-3-4Écoulement Supersonique adapté……………………………..................... 39
III-3-5 Écoulement Supersonique Non Adapté……………………………………. 40
III-4 Fonctionnement réel de la tuyère supersonique……………………………………. 41
III-4-1 Le régime d’adaptation…………………………………………………….. 41
III-4-2 Le régime de sous-détente………………………………………………….. 41
III-4-3 Le régime de sur-détente……………………………………………………. 42
III-4-3-1 Sur-détente avec décollement naissant…....................................... 42
III-4-3-2 Sur-détente avec décollement étendu…………………………….. 43
III-5 Classification des écoulements Compressibles …………………………………….. 44
III-6 Écoulement monodimensionnel dans une tuyère …………………………………… 45
III-6-1 Équations Fondamentales………………………………………………….. 45
III-6-1-1 L’équation de continuité…………………………………………. 45
III-6-1-2 L’équation de la quantité de mouvement………………………… 46
III-6-1-3 L’équation de l’énergie …………………………………………... 46
III-6-1-4 Équation d’état …………………………………………………… 46
III-7 Relations de la dynamique des gaz…………………………………………………. 46
III-7-1 Grandeurs totales ………………………………………………………….. 47

~ II ~
Table de matières

III-7-2 Grandeurs critiques …………………......................................................... 49


III-8 Les principaux paramètres des performances ……………………………………… 49
III-8-1 La Force De Poussée ……………………………………………………….. 49
III-8-2 Le Coefficient De Poussée …………………………………………………. 49
III-8-3Coefficient de décharge……………………………………………………... 49
III-8-4Vitesse caractéristique……………………………………………………….. 50
III-8-5La vitesse effective ………………………………………………………….. 50
III-8-6Impulsion spécifique ……………………………………………………….. 50
III-8-7 Impulsion Totale …………………………………………………………… 50
Chapitre IV : Conception des tuyères à corps central type à bouchon (Plug Nozzle) 51
Introduction……………………………………………………………………………….. 51
IV-1 La tuyère à corps central type à bouchon "Plug Nozzle "………………………….. 53
IV-2 Hypothèses fondamentales ………………………………………………………… 54
IV-3 Formulation Mathématique du Problème …………………………………………. 55
IV-3-1. Discrétisation ……………………………………………………………… 58
IV-3-2Procédé de calcul …………………………………………………………… 62
IV-4 Paramètres Thermodynamiques……………………………………………………. 66
IV-5 Masse du corps central …………………………………………………………….. 66
IV-6 La force de pression exercée sur la paroi …………………………………………. 67
IV-7 Masse du gaz dans le divergent ……………………………………………………. 67
Chapitre V : Résultats et discussions (programmation)………………………………. 69
V-1 Effet de la discrétisation sur la convergence du problème …………………………. 77
V-2 variation du nombre de Mach Ms de sortie pour 𝛾 fixé ……………………………... 79
V-3 Variation des paramètres le long de la paroi du corps central……………………… 82
V-3-1 Variation du rapport de pression le long de la paroi de la tuyère…………. 82
V-3-2 Variation du rapport de température le long de la paroi de la tuyère………. 83
V-3-3 Variation du rapport de la masse volumique le long de la paroi de la tuyère.. 85
V-3-4 Variation de nombre de Mach le long de la paroi de la tuyère…………….. 85
V-3-5 Variation de l’inclinaison de la paroi du corps central ……………………. 86
V-4 Variation des paramètres du dimensionnement …………………………………….. 87

V-4-1 Variation de la longueur du corps central en fonction du MS ……………….. 88

~ III ~
Table de matières

Mplug 88
V-4-2 Variation du en fonction du MS ……………………………………….
ρ0 t l λE

Mgaz 88
V-4-3 Variation du en fonction du MS ……………………………………….
ρ0 l λ2E

V-4-4 Variation de l’angle ψ en fonction du MS ……………………........................ 89

Fp
V-4-5 Variation deP en fonction du MS …………………………………………. 89
0 λE l

Xplug
V-4-6 Variation de λE
en fonction du MS ………………………………………….. 90

Chapitre VI : Simulation Numérique Par Fluent …………………………………… .. 90


Introduction……………………………………………………………………………….. 91
VI-1 Le Maillage …………………………………………………………………………. 91
VI-1-1 Le Maillage et le volume de contrôle ……………….................................. 91
VI-1-2 Histoire de convergence …………………………………………………… 92
VI-1-3 Contour de la pression statique …………………………………………… 92
VI-1-4 Contour de la masse volumique ……………………………………………. 93
VI-1-5 Contour de la vitesse et nombre de mach …………………………………. 93
VI-1-6 Contour de la température statique……………………………………….. 94
VI-1-7 les vecteurs des lignes de courant …………………………………………. 95
VI-2 Les paramètres au niveau de la paroi ……………………………………………… 95
VI-2-1 Variation de pressions statique sur la paroi ……………………………… 95
VI-2-2Variation de nombre de mach M et la Vitesse sur la paroi ………………… 96
VI- 2-3 Variation de la température statique sur la paroi ……………….............. 97
VI-2-4Variation de la masse volumique sur la paroi ……………………………... 98
Conclusion………………………………………………………………………………... 99
Références………………………………………………………………………………… 101

~ IV ~
Liste des Figures

Chapitre II : généralité sur les tuyères supersoniques


Figure II.1 : Profils des Tuyères ....................................................................................... 16
Figure II.1: Différents formes géométriques des tuyères [11] ............................................ 16
Figure II.2: La tuyère De-Laval [12] .................................................................................. 17
Figure II.3 : schéma d'une soufflerie supersonique à deux cols [13] .................................. 29
Figure II.4:Tuyère d’un avion de Combat .......................................................................... 20
Figure II.5: tuyère d'une fusée [16] ..................................................................................... 20
Figure II.6: tuyère conique.................................................................................................. 21
Figure II.7: tuyère profilée [20] .......................................................................................... 22
Figure II.8:Illustration de différents profils de tuyère suivant l’angle de divergence [21] . 22
Figure II.9: tuyère annulaire ............................................................................................... 24
Figure II.11: tuyère double galbe ........................................................................................ 25
Figure II.12: tuyère double galbe ........................................................................................ 25
Figure II.13: Forme de la tuyère à zone d’expansion ......................................................... 25
Figure II.14: Forme générale d’une tuyère à détente centrée ............................................. 26
Figure II.15: Tuyère à divergente extensive [24] .............................................................. 26
Figure II.16: tuyère double col ........................................................................................... 27
Figure II.17: Tuyère double détente ................................................................................... 27
Figure II.18: tuyère à section variable ................................................................................ 28
Figure II.19: tuyère à chevron............................................................................................. 28
Figure II.20: Tuyère orientable ........................................................................................... 29
Figure II.21: tuyère détente déflexion [18] ......................................................................... 30
Figure II.22 : Tuyère à corps central. [25] .......................................................................... 31
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersonique
Figure III.1: La différence entre l’approche Monodimensionnel et l’approche Quasi-
monodimensionnel ........................................................................................ 32

Figure III.2: illustration de la relation entre 𝜇 et M ............................................................ 33


Figure III.3: illustration d'une onde de choc normale ......................................................... 34
Figure III.4: Illustration d'une onde de choc oblique .......................................................... 34
Figure III.5: Schématisation de la détente de Prandtl-Meyer ............................................. 35
~V~
Liste des Figures

Figure III.6:Schéma de la tuyère supersonique .................................................................. 37


Figure III.7: Les régimes d’écoulement dans une tuyère supersonique. Évolution de la
pression le long de la tuyère .......................................................................... 38
Figure III.8: Écoulement sonique adapté .......................................................................... 38
Figure III.9:Régime de sur-détente en 1D .......................................................................... 39
Figure III.10:Régime supersonique adaptée ....................................................................... 40
Figure III.11:Régime Supersonique Non Adapté ............................................................... 40
Figure III.12: Organisation de l’écoulement à l’adaptation ................................................ 41
Figure III.13:Organisation de l’écoulement en régime de sous-détente ............................. 42
Figure III.14: Profil de pression pariétale le long de la tuyère ........................................... 42
Figure III.15:Tuyère en sur-détente avec décollement naissant de la couche limite .......... 43
Figure III.16:Tuyère en sur-détente avec décollement étendu de la couche limite. ........... 43
Figure III.17:Représentation des différents régimes d'écoulement .................................... 44
Figure III.18: Effet de variation de section sur le régime de l'écoulement ......................... 48

Chapitre IV : Conception des tuyères à corps central type à bouchon (Plug Nozzle)
Figure IV.1: Écoulement au col et à la sortie d’une tuyère à corps central ........................ 53
Figure IV.2: Tuyère à corps central type à bouchon........................................................... 54
Figure IV.3: Angle de déviation Ψ de la carène de la tuyère à corps central ..................... 54
Figure IV.4: Présentation des angles de Mach du col et de la section de sortie ................. 56
Figure IV.5:Naissance des ondes de détente divergentes du point A du ‘Lip’................... 57
Figure IV.6: Présentation des propriétés d’une ligne de Mach intermédiaire .................... 58
Figure IV.7: Discrétisation de la zone de détente ............................................................... 59

Figure IV.8: Présentation de deux lignes de Mach adjacentes .......................................... 60


Figure IV.9: Calcul sur un triangle ..................................................................................... 60
Figure IV.10: Relation entre coordonnées cartésiennes et coordonnées polaires............... 62
Figure IV.11: Force de pression exercée sur un segment du corps central ........................ 67
Chapitre V : Résultat et discussion (programmation)
Figure V.1: Organigramme simplifié du programme de calcule numérique ...................... 76
Figure V.2: Forme du corps central d’une tuyère pour différents nombres de Mach de
sortie MS........................................................................................................... 80

~ VI ~
Liste des Figures

Figure V.3:Variation du rapport de pression le long de la paroi du corps central d’une


tuyère pour différentes valeurs deMS .............................................................. 83
Figure V.4: Variation du rapport de température le long de la paroi du corps central pour
différentes valeurs de MS ................................................................................. 84
Figure V.5: Variation du rapport de la masse volumique le long de la paroi du corps
central pour différentes valeurs du nombre de Mach de sortie ........................ 85
Figure V.6: Variation de nombre de Mach le long de la paroi du corps central................. 86
Figure V.7: Variation de l'angle d'inclinaison de la paroi du corps central pour différentes
valeurs deMS . ................................................................................................... 87

Figure V.8: Courbe de variation de la longueur du corps central en fonction deMS .......... 88
Figure V.9: Courbe de variation de la masse du corps central de la tuyère en fonction
MS ..................................................................................................................... 88

Figure V.10 : Variation de la masse du gaz du divergent en fonction de MS ..................... 89


Figure V.11: Variation du l'inclinaison du 'Lip' par rapport à la vertical en fonction de
Ms ..................................................................................................................... 89

Figure V.12: Variation de la force de poussée de corps central en fonction de M𝑠 ........... 90


Xplug
Figure V.13: Variation de en fonction de MS .............................................................. 90
λE

Chapitre VI : Simulation Numérique Par Fluent


Figure VI .1 : Le Maillage et le volume de contrôle........................................................... 91
Figure VI .2 : Histoire de convergence ............................................................................... 92
Figure VI. 3 : Contour de la pression statique ................................................................... 92
Figure VI.4 : Contour de la masse volumique .................................................................... 93
Figure VI.5 : Contour de la vitesse ..................................................................................... 93
Figure VI. 6 : Contour de nombre de Mach ........................................................................ 94
Figure VI.7 : Contour de la température statique ............................................................... 95
Figure VI. 8 : Les vecteurs des lignes de courant ............................................................... 95
Figure VI. 9 : Pression statique sur la paroi ........................................................................ 96
Figure VI.10 La variation de nombre de Mach et de la vitesse le long de la paroi d’une
tuyère ‘PN’ ....................................................................................................... 97
La figure VI.11: La température statique sur la paroi ......................................................... 98
La figure VI.12: Masse volumique sur la paroi .................................................................. 98

~ VII ~
Liste des tableaux

Tableau V.1 : Paramètres de conception de la tuyère à corps central indépendant de 𝑁𝑝 . 77

Tableau V.2 : Paramètres de conception de la tuyère à corps central dépendant de 𝑁𝑝 ..... 78

Tableau V.3 : Résultats numériques de conception d’une tuyère pour différents nombres de
Mach de sortie MS pour un gaz parfait ....................................................... 81
Tableau V.4 : les valeurs du rapport de pression au col et à la sortie de la tuyère
pour différentes nombre de Mach de sortie................................................. 82
Tableau V.5 : Les valeurs du rapport de température au col et à la sortie de la tuyère pour
différentes nombre de Mach de sortie ........................................................ 84
ρ
Tableau V.6 : Résultat du rapport ⁄ρ0 pour différentes valeurs de MS .......................... 85

Tableau V.7 : les valeurs numériques de l’inclinaison de la paroi au col de la tuyère ....... 86

~ VIII ~
Liste des symboles et des abréviations

Notation latines

A : Air d’une section de la tuyère

𝐀𝐬 : Section de sortie

𝐀∗ : Section du canal ou M= 1

𝐀 𝐩𝐥𝐮𝐠 : Section du corps central

a : vitesse de son

Cd : Le coefficient de décharge

CF : Le coefficient de poussée

Cp : Capacité calorifique a volume constante

Cv : Capacité calorifique a volume constante

C* : La vitesse caractéristique

𝐃𝐩𝐥𝐮𝐠 : Diamètre du corps central

𝐃∗ : Diamètre du cool

F : La poussée

H : Enthalpie

I : L’impulsion totale

IS : L’impulsion spécifique

L : Longueur de la tuyère

M : Nombre de mach

𝐌𝐬 : Nombre de mach du sortie

𝐌∗ : Nombre de Mach du col

𝐦̇ : Débit massique

P : Pression

P0 : Pression total

R : Rayon d’une section de la tuyère

~ IX ~
Liste des symboles et des abréviations

𝐑𝐬 : Rayon de sortie

𝐑∗ : Rayon du cool

r : Constante du gaz parfait

T : Température de l’écoulement

T : temps

u : Composante axiale du vecteur vitesse

v : Composante radiale de vecteur vitesse

V : Vitesse de l’écoulement

x : Coordonnée axiale

y : Coordonnée radiale

Grecques :

𝛂 : L’angle que fait l’axe de la tuyère avec la paroi extérieure du bouchon

𝛃 : L’angle que fait l’axe de la tuyère avec la paroi intérieur du bouchon.

𝛄 : Rapport des chaleurs spécifiques

𝛍 : Angle de Mach

𝛎 : Fonction de Prandtl-Meyer

𝛙 : Inclinaison de ‘Lip’ par rapport à la verticale

𝚽 : Angle polaire d’un point de la paroi par rapport au ‘Lip’

̅
𝚽 : Solution approximée de l’équation différentielle considérée :

𝛉 : Angle de déviation du vecteur vitesse de l’écoulement :

𝛌 : Facteur de perte de la poussée

𝛒 : Masse volumique

𝛒𝟎 : Masse volumique de référence

~X~
Liste des symboles et des abréviations

Indice :

0 : Condition d’arrêt

1 : Condition amont

2 : Condition aval

C : Condition au col

µ : Condition critique

arc : Arc du corps central

d : Décharge

E : Entrée du col

eff : Effective

(i, j) : Nœud ou point

Plug : Concernant le corps central

s : Section de sortie

t : Total

Abréviations :

CAO : Conception Assistée par Ordinateur

CFD : Computational Fluide Dynamics

GP : Gaz Parfait

IUS : Inertial Upper Stage

NASA : National Aeronautics and Space Administration

PN : Plug Nozzle (tuyère à bouchon)

TOC : Thrust-Optimized Contour

TIC : Truncated Ideal Contour

~ XI ~
Introduction général

INTRODUCTION
Depuis plusieurs années de nombreux chercheurs usent de leur savoir dans le but
d’améliorer les performances propulsives des engins opérant à régime supersonique tels que
les moteurs-fusées, afin d’augmenter leur charge utile et puis satisfaire la demande des
applications stratégiques et répondre aux sollicitations commerciales.
L’augmentation de la charge utile des moteurs-fusées repose sur l’amélioration de la
force propulsive. Cette force propulsive émane de l’accélération des gaz brulés de la chambre
de combustion à des vitesses supersoniques au moyen d’une tuyère convergente-divergente,
dénommée tuyère de Laval, permettant ainsi une détente des gaz de combustion, résultant en
une forte diminution de la pression statique et de la température de l’écoulement. A des fins
de fonctionnement de la tuyère convergente-divergente, on est amené à assurer l’amorçage de
celle-ci qui se résume, d’après la relation d’Hugoniot, en l’acquisition des conditions soniques
au col, de ce fait, pour une section de col 𝐴∗ assurée, le débit massique de l’écoulement des
gaz au col est bloqué et il est fonction des conditions de la chambre de combustion seulement,
ce qu’on appelle par le blocage sonique. Etant donné qu’on fixe les modalités de la chambre
et du col, la force propulsive est alors dépendante de la section de sortie de la tuyère et du
milieu ambiant, ainsi, la force propulsive peut être optimale si pour un rapport de sections de
𝐴
la tuyère établi, la pression de sortie des gaz est équivalente à la pression du milieu
𝐴∗

ambiant, la tuyère est alors dite adaptée et réalise une détente complète des gaz
d’échappement à la pression ambiante, dont les lignes de courant de l’écoulement sont
uniforme et axiale, c’est alors une tuyère idéale.
Les motoristes écartent l’idée de la tuyère idéale dans la conception des
tuyèressupersoniques pour des raisons d’encombrement géométriques, car une tuyère
idéaleengendrerait une longueur et un poids excessifs. De ce fait Le besoin et le souhait
d’obtenir une forme de tuyère diffèrent selon son utilisation. Pour les applications des moteurs
fusés, la conception est basée sur deux facteurs essentiels ; l’obtention d’une poussée
maximale avec un poids le plus petit possible de la tuyère (longueur minimale). Il est connu
que la masse de la tuyère contient une grande portion de la masse totale des missiles,
plusieurs conceptsde tuyères supersoniques ont vu le jour y compris la tuyère à corps central
de type àbouchon qui constitue la principale motivation de ce modeste travail et quiprésente
un excellent compromis entre poids et poussée par rapport aux tuyèresconventionnelles.

~1~
Introduction général

Les tuyères supersoniques jouent un rôle très important pour la conception des engins
aérospatiaux. Ils interviennent dans beaucoup de structures telles que les missiles, les moteurs
d’avions et dans la fabrication des souffleries supersoniquespour la modélisation et la
réalisation expérimentale des écoulements supersoniques réels. Les concepteurs ont pensé à
améliorer les performances des tuyères de propulsion. Ils ont remarqué que les tuyères
coniques délivrent certes une poussée, mais une perte considérable, vu l’inclinaison de la
portion supersonique. Si l’inclinaison de la tuyère à la section de sortie est nulle, la poussée
délivrée par le moteur sera donc complètement utilisée pour la propulsion et sera par
conséquent maximale. Ce problème sera donc résolu par la recherche d’une forme de tuyère
supersonique donnant à la sortie un écoulement parallèle.
La transformation mathématique des équations de conservation écrites dans le
système de coordonnées cartésiennes suivant les lignes caractéristiques permet une
simplification remarquable des équations de conservation.
La solution numérique des divers problèmes, qui peuvent se poser et qui ne peuvent pas
être traités analytiquement à cause principalement de leur complexité, est réalisée grâce
àl’application des lois mathématiques décrivant leur comportement physique qui
s’exprimegénéralement par des équations aux dérivées partielles. Le principe d’une approche
numérique est essentiellement basé sur la transformation des équations différentielles
régissant le problème en équations algébriques.
Les solutions des équations de base d’un fluide compressible ou non dans un
régimesubsonique et supersonique différent selon le type des régimes, et on peut les partager
en elliptiques, hyperboliques et paraboliques. Elles sont de type elliptiques pour un
écoulement subsonique et de type hyperbolique pour un écoulement supersonique.
Pour obtenir les solutions numériques des équations de base non linéaires de
typeselliptiques et paraboliques, on utilise de préférence une méthode fondée sur les éléments
finis. Par contre dans le cas où l’écoulement est supersonique, une méthode issue de la
formulation caractéristique des équations hyperboliques est plus appropriée.
Dans les moteurs fusées, l’organe tuyère constitue la partie essentielle, car elle permet
d’accélérer les gaz à la sortie de la chambre de combustion jusqu’à une certaine vitesse dont
le but d’obtenir une force de poussée comme une résultante de cette accélération.
Dans le cas d’un écoulement parallèle à la section de sortie de la tuyère, les pertes de
poussée sont nulles. Par conséquent, la poussée délivrée par le moteur est complètement
utilisée pour la propulsion et s’il est uniforme à la section de sortie, les paramètres de
~2~
Introduction général

l’écoulement sont constante et la variation de la quantité de mouvement est égale à Π𝑠 𝑉𝑠 .


Pour ces deux applications essentielles, la tuyère doit fonctionner en régime adaptée.
Le but de ce modeste travail est de faire le calcul de l’écoulement supersonique dans
une tuyère supersonique plane très récente qui est nommée tuyère à corps central2D type
« Plug Nozzle ». On développe un programme permettant de calculer et tracer
convenablement le profil de la tuyère préalablement, par la méthode proposé par le
promoteur, qui donna un écoulement uniforme et parallèle à la section de sortie, comme la
suite du travail présentée dans les références [18], [30].
Donc on peut déterminer l’équation donnant ce profil et par conséquent, on pourra
déterminer les paramètres thermodynamiques de l’écoulement à travers de cette tuyère par
application de calcul CFD ou utilisation d’un code de calcul, dans le cadres de l’hypothèse
d’un gaz parfait au-dessous de la température de dissociation.
Pour arriver à notre but, on a réalisé ce travail composé de six chapitres essentiels, dont
la conséquence trace l’objectif assigné.
Le premier chapitre contient une recherche bibliographique sur les tuyères
supersoniques.
Le deuxième chapitre est consacré à une généralité sur les tuyères définissant leurs
rôles,leurs domaines d’utilisation et leurs principes de fonctionnement ainsi qu’une
présentation de quelques concepts de configurations.
Le troisième chapitre présente le fonctionnement des tuyères avec des différents
régimes d’écoulement, ainsi que la présentation de quelques notions fondamentales et la
détermination des équations fondamentales de la dynamique sur l’hypothèse d’un gaz parfait.
Le quatrième chapitre présente la méthode de dimensionnement de ce type detuyères
pour un gaz parfait où les paramètres thermodynamiques et physiques ont étédéterminés.
Le cinquième chapitre est consacré à la description du programme réalisé, suivi par la
présentation des résultats numériques obtenus et la comparaison avec la théorie et des
illustrations graphiques, l’efficacité et la réponse de ce type de tuyères par rapport aux tuyères
conventionnelles de points de vue masse, longueur et force de pression délivrée.
Le sixième chapitre consiste à présenter les paramètres thermodynamiques obtenues
par le code de calcul fluent,porte la simulation numérique de l’écoulement supersonique dans
une tuyère ‘ PN ‘.
En fin, on présente une conclusion générale sur le travail suivi par une proposition de
quelques travaux de futur.
~3~
Chapitre I : Recherche bibliographique

Depuis plusieurs années, la résolution numérique ou analytique des problèmes


aérodynamiques, tel que les écoulements des fluides dans les tuyères convergentes-
divergentes, est devenue possible grâce aux travaux de plusieurs chercheurs dans le domaine.

L’accélération des gaz à haute enthalpie, produits dans la chambre de combustion, est
le mécanisme physique utilisé dans les moteurs fusée pour générer la force propulsive. Dans
la plupart des cas, cette accélération est obtenue à l’aide d’une tuyère dite De Laval, qui
permet une détente presque parfaite des gaz de combustion. Ainsi, la vitesse du jet atteint en
sortie de tuyère des valeurs de l’ordre de quelques milliers de m/s (valeurs typiques : 2000 à
4000m/s). Cette accélération est accompagnée par une forte diminution de la température et
sur tout de la pression statique du jet.

Les tuyères supersoniques, dont le but essentiel et d’assurer l’accélération des gaz de
combustion à des vitesses supersoniques, interviennent dans beaucoup de structures telles que
les moteurs d’avions et dans la fabrication des souffleries supersoniques pour une étude
expérimentale des écoulements réels.

Les tuyères de propulsion ont été considérées à cause de leur simplicité comme un
organe annexe.

Le rôle assigné à la tuyère peut être définit par les conditions suivantes :

1- Elle doit d’abord assurer le blocage de l’écoulement aux divers régimes du


fonctionnement du moteur, avec ou sans post combustion ; ceci implique une possibilité de la
variation de la surface du col en fonction de débit et des conditions de température et de
pression des gaz à évacuer.
2- La tuyère doit aussi assurer la détente optimale des gaz de combustion, c'est-à-dire la
poussée maximale au régime de croisière, ce problème n’est pas simple car la section de la
sortie de la tuyère doit être raccordée au maître couple du moteur ou à la structure de l’avion
par un carénage. Il est évident que la forme de ce carénage, et par conséquent les pressions
qu’il subira en vol du fait de l’écoulement extérieure, dépend de la forme et de la dimension
de la sortie de la tuyère.
3- Il ne servira à rien d’optimiser la tuyère au banc d’essai, si des dépressions
importantes devaient se produire en vol sur le carénage de raccordement. Ainsi l’étude
d’optimisation, impose l’étude globale de l’arrière corps.
4- Aux régimes de vol intermédiaires, il faut encore que la tuyère ne provoque pas de
pertes de poussée trop élevées du fait de son inadaptation. Dans ces régimes, ce sont les sur

~4~
Chapitre I : Recherche bibliographique

détentes qui sont à craindre et à éviter. Leur analyse impose une étude approfondie des
conditions de décollement de l’écoulement.
5- En dehors de flux principal du moteur, il existe en général un ou plusieurs flux
secondaires provenant soit de l’air de refroidissement soit d’un piège de la couche limite de la
prise d’air. Ces flux qui représentent jusqu’à 5 ou 6 % du débit total doivent être éjectés soit
dans les tuyères séparées soit dans la tuyère principale comme le cas du concorde.
6- l’atterrissage, la tuyère peut contribuer au freinage de l’avion en organisant un
reversement de la poussée soit dans le circuit spécial de la sortie du moteur, ou bien par
déviation du jet à la sortie de la tuyère principale.

La demande actuelle des grandes puissances et des vitesses toujours de plus en plus
rapide, incite à passer au supersonique. Ce domaine du supersonique est devenu après la
seconde guerre mondiale un domaine d’actualité, de concurrence et de compétitivité entre les
États Unis, l’Union Européenne, le Japon, la Russie et la Chine. Plusieurs organismes de
recherches (NASA, DLR, ONERA, Lea-Poitier (PPRIME), LMNF-Coria, Agard, …), groupe
de recherches Européen (Cristal, FSCD, ATAC, …), agences de programmes (ESA, CNES,
SNSB, JAXA, …), et industriels (Boeing Rocketdyne, Pratt &Whitney, Eads, Lockheed
Martin, SNECMA Moteurs, Volvo Ac, Astrium, Air Liquide, Dassault, Mitsubishi Heavy
Industries, …) travaillent sur l’amélioration des performances et la fiabilité des tuyères
propulsives supersoniques, des moteurs fusées et des lanceurs spatiaux.

Les écoulements compressibles à grande vitesse dans les tuyères supersoniques des
moteurs fusées ont fait l’objet d’une quantité considérable d’études expérimentales et
numériques depuis la deuxième moitié du vingtième siècle après la première application
opérationnelle du fameux missile Allemand V2 en 1943 suite aux travaux de l’Allemand
Werner Von Braun. Ces travaux de recherche se sont pour suivis et intensifiés jusqu'à
aujourd’hui dans des la boratoires de recherche spécifiques dans différents pays tel que:

 Aux Etats-Unis :

Avec les travaux de: Charles E. Tinneyet Al (2012) de l’université du Texas, Josef H.
Ruf (2010) et Ten-See Wang (2009) (NASA Marshall Space Flight Center), Dimitri
Papamosschouet AL (2009) de l’université de Californie, Craig A. Hunter(1998) (NASA
Langler Researsh Center), Chen, C. L, et Chakravarthy (1994) (Rockwell International
Science Center), Horn, M., Fisher, S (1994), Nave L. H, et Coffey G. H (1973), Schmucker R.

~5~
Chapitre I : Recherche bibliographique

H (1973), Roy A. Lawrence (1967), Chapman et Al (1958), Summer field et Al (1954) et


Foster et Cawles (1949).

 L’Union Européenne :
 En Allemagne :

Avec les travaux de: Gerald Hagemann, Ralf Stark, Manuel Frey, Michael Terhardt, Andreas
Gross, C. Weiland, Nurnberger-Genin, (Laboratoire DLR Lampoldshausen).

 En Suède (Sweden) :

Avec les travaux de : Jan Ostland et Al (Volvo Aéro Corporation).

 Au Pays-Bas (Netherlands) :

Avec les travaux de : Richards Schwane, Yang Xia, Henry Wong et Al, (EADS/Space
Transportation).

 En Italie :

Avec les travaux de : Marcello Onofri, Francesco Nasuti, Emanuelle Martilli (Université de
Rome : La sapienza).

 En Espagne :

Avec les travaux de : Jose A. Morinigo (2004), Jose J. Salva.

 En France :

Avec les travaux de :

 ONERA-Meuden: Jean Delery (Professeur émérite), Jean Pierre Veuillot, Jacquin,


Sebastien Deck (2002), A. Bourgoing(2002), Philippe Reijasse (2005), Arnaud Galli (2005),
Sebastien Girard (2009), Pierre-Élie Weiss (2010), Bruno Sainte-Rose (2010), (Département
DAFE et DAAP).
 CNES-Evry: Université d’Evry, Université Paris VI, SNECMA-Veron, Iusti-
Marseille.
 Université Poitier: T. Alziary De Roquefort (Professeur émérite), Pierre Compte, J.P.
Bonnet, Steve Girard (1999), Anh Thi Nguyen (2003), [Link] (2005), H. Deniau,
Guillaume Lehnasch (2005), Afaque Shams (2010), Vincent Jaunet (2010) (Institut Pprime,
Ensma, Lea Laboratoire d’Etudes Aérodynamiques, UMR CNRS/ENSMA 6609,43 Route de
l’Aérodrôme, 86036 Poitiers Cedex, France).

~6~
Chapitre I : Recherche bibliographique

 Coria-Rouen : Dany Vandromme (1983 Lille),Yann Lebret (1993), Guy Douay


(1994), Erhan Solakoglu (1994), Abdellah Hadjadj (1997), E. Lefrancois (1998), S.
Carpentier (1998), [Link] (1998), Abderrahmane Nebbache, Cyril Pilinski (2002), Anne-
Sophie Mouronval (2004), Samuel Dubos (2005), Yohann Perrot (2006), Arnab Chaudhuri
(2009), A. Chinnayya, D. Taieb (2010), D. Ngomo (2010) , Ouissem Ben Nasr (2011),
Bensayah Khaled, (Lfmn- Laboratoire de mécanique des fluides numérique, laboratoire
rattaché à l’UMR CNRS 6614 Coria Rouen).

Pour un moteur fonctionnant dans le vide (moteurs d’étage supérieur) l’optimum des
performances propulsives sont idéalement obtenues lorsque le niveau de pression statique du
jet quittant la tuyère est quasiment nul et les lignes de courant sont parallèles à l’axe de la
tuyère. Cela impose des contraintes importantes sur le profil de la tuyère, notamment sur sa
longueur et sur l’angle de sortie. Néanmoins, pour des raisons d’encombrement géométrique
et de masse sèche du moteur, il est fréquent dans la pratique spatiale d’arrêter la détente du jet
supersonique lorsque le niveau de pression de la veine fluide atteint des niveaux de l’ordre de
quelques milliers de 𝑃𝑎 .

Pour les moteurs d’étage principal, le principe de fonctionnement est sensiblement le


même. Toute fois, l’optimisation de leurs performances est conditionnée par la présence de
l’air ambiant, qui exerce une pression sur la surface externe de la tuyère, réduisant ainsi la
poussée effective du moteur. En particulier, lorsque le taux de détente est trop important et la
pression du jet descend au-dessous de la pression ambiante, la portion terminale de la tuyère
ne contribue plus à produire de la poussée et elle peut même apporter une contribution
négative.

Cependant, dans la pratique spatiale courante, on accepte de faire fonctionner la tuyère


des moteurs d’étage principal en régime de légère sur-détente au sol, car, très rapidement
pendant le vol, le lanceur atteint les hautes couches de l’atmosphère, où la pression ambiante
décroît à des niveaux de quelques centaines de 𝑃𝑎 . Ainsi, l’impulsion totale impartie par le
moteur pendant toute la durée de son fonctionnement est fonction du rapport de détente et de
la trajectoire du lanceur.

Néanmoins, la présence de l’air ambiant peut avoir un effet majeur sur le comportement
du jet supersonique à l’intérieur même de la tuyère. Lorsque la tuyère fonctionne en régime de
sur-détente, un choc de re-compression est généré en correspondance de la lèvre du divergent,
ramenant ainsi le niveau de pression des gaz à la pression ambiante. Dans le cas où l’intensité

~7~
Chapitre I : Recherche bibliographique

de ce choc est trop importante, le gradient de pression associé peut arrêter et même inverser le
sens de l’écoulement des couches plus proches de la paroi. Dans ces conditions l’écoulement
principal n’est plus capable de suivre complètement le profil de la tuyère et un décollement
apparaît, dit « décollement interne de tuyère » ou « décollement de jet ».

Le décollement de jet est toujours accompagné de charges thermiques et dynamiques


élevées, qui se déchargent sur la structure de la tuyère. Cela représente une contrainte très
forte, voire inacceptable, pour le dimensionnement mécanique du moteur. C’est pourquoi
l’apparition du décollement de jet est l’un des phénomènes physiques les plus redoutables
pour le bon fonctionnement des tuyères des moteurs fusée.

La maîtrise de ce phénomène représente donc un en jeu de première importance pour le


développement et l’utilisation en vol de futurs moteurs à hautes performances.

L’histoire de la fusée débuta des siècles bien plus tôt. En 1232 à la bataille de Kaifeng,
les Chinois se servirent des "èches de feu volant" pour repousser les Mongols. Ces fusées, qui
semaient la panique parmi les chevaux des adversaires, ils utilisaient la poudre noire inventée
deux siècles avant notre ère. L'emploi de ces engins se limitait au par avant aux feux
d'artifices, dès lors ils se répandirent en Europe essentiellement pour des usages militaires.
Les avancées technologiques aidant, ces armes s'améliorèrent au fil des siècles.

Pour voir le jour d'un usage pacifiste des fusées et l'espoir de voyages interplanétaires, il
fallut attendre la fin du XIXe siècle pour que Konstantin Tsiolkovski apporte la solution en
imaginant le moteur-fusée, capable de créer sa propre force motrice aussi bien dans
l'atmosphère que dans le vide spatial. En 1898, il recommande l'utilisation d'ergols liquides,
l'hydrogène et l'oxygène, pour la propulsion des fusées. Cette combinaison est actuellement
celle mise en œuvre pour le fonctionnement du moteur principal de la fusée Ariane 5. Les
plans de fusées font apparaître non seulement les réservoirs d'oxygène et d'hydrogène
liquides, séparés par la tuyère, mais également des volets de pilotage dans le jet et une cabine
symbolisée par la partie avant.

A partir de cette époque, une course à la conquête spatiale est engagée entre les
différentes puissances mondiales, dont les motivations sont essentiellement stratégiques et
économiques.

En effet, l'utilisation des fusées est aujourd'hui principalement dédiée à la mise en orbite
de satellites de communication.

~8~
Chapitre I : Recherche bibliographique

Depuis plusieurs années, la résolution numérique ou analytique des problèmes


aérodynamiques, tels que les écoulements des fluides dans les tuyères convergentes-
divergentes, est devenue possible grâce aux travaux réalisés par plusieurs chercheurs dans le
domaine.

Pierre de Laval [1] présente une méthode de résolution des équations d’Euler sous
forme conservative d’un écoulement compressible dans une tuyère (2D et axisymétrique). La
méthode proposée, de type prédicateur-correcteur explicite, utilise un terme de pseudo
viscosité. Les résultats numériques sont obtenus pour une tuyère convergente-divergente (45°
- 15°), étudiée expérimentalement par Cuffel et Al et une autre tuyère avec un angle du
convergent égal à 20° en faisant varier le rapport des rayons de courbure et du col 𝑅𝑐 /𝑅𝑡ℎ de 0
à 0.8. Ce dernier cas a été étudié expérimentalement, en 1970, par Solignac à l’ONERA. La
comparaison des résultats numériques et expérimentaux montrent une bonne cohérence.

W. J. Rae a présenté un calcul numérique sur un écoulement à faible masse volumique


dans une tuyère de type convergente-divergente, en prenant de compte les effets de viscosité.
Il a résolu les équations dans des micro-tuyères (Slender-Channel) avec des conditions de
glissement à la paroi. Un schéma aux différences finies implicite de type Crank-Nicholson est
utilisé pour déterminer les profils de pression, de vitesse et d’enthalpie le long de la tuyère. Il
a également étudié l’effet de la géométrie, du nombre de Reynolds et des conditions de
température pariétale.

Dans une série d’articles [2-5], M. C. Cline présente des études numériques d’un
écoulement de fluide compressible dans des tuyères rectangulaires et axisymétriques. La
méthode utilisée pour la progression dans le temps permet de contourner
les difficultés rencontrées par les méthodes d’intégration numérique des systèmes
hyperboliques et elliptiques qui sont dues à la mixité des domaines des vitesses subsonique et
supersonique.

Dans la référence [2], l’auteur a validé son travail sur des écoulements Eulériens
bidimensionnels, isentropiques et rotationnels dans trois types de tuyères : la première a une
forme conique de type convergent-divergent, la seconde est aussi de forme conique mais
avec un convergent uniquement et la dernière de forme convergente-divergente présente
un raccordement à l’entrée. La comparaison des résultats montre une bonne cohérence
avec ceux obtenus expérimentalement par Cuffel et Al.

~9~
Chapitre I : Recherche bibliographique

En 1958, Rao a développé une méthode de base pour la conception des tuyères
supersoniques. Elle permet la conception de tuyères performantes dont le contour est
déterminé grâce à des calculs variationnels. Une autre approche directe pour la conception du
contour de la tuyère a été proposée par Guderley et Hantch en 1955. Le problème de calcul de
la section de sortie et du contour pouvant fournir une poussée optimale a été proposé en
spécifiant uniquement la longueur et la pression ambiante. Un calcul variationnel permettant
de résoudre le problème du champ d’écoulement à la sortie, nécessaire à atteindre. La dernière
étape consiste à l’application de la méthode des caractéristiques, présentée dans différents
ouvrages pour déterminer le contour supersonique de la tuyère [6], [7].

Afin d’atteindre un écoulement uniforme à la sortie par conséquent des poussées


maximales, la majorité des travaux utilisent des tuyères convergentes-divergentes en forme de
cloche dont la section divergente est simulée par un polynôme de second degré.

Cette simulation conduit à des tuyères dont les performances sont comparables à celles
de Rao. Dans un premier temps, ils se sont intéressés aux calculs de l’écoulement
transsonique se produisant au voisinage du col, celui-ci a été simulé grâce à plusieurs
approches (Méthode de Sauer développée en 1942, Méthode de Hall développée en 1949 ou
celle de Kleigel-Levine développée en 1969). Pour le calcul de l’écoulement supersonique se
tenant au sein de la tuyère, ils utilisent la méthode des caractéristiques.

La méthode des caractéristiques est la plus ancienne technique utilisée pour résoudre les
équations d’Euler dans la configuration d’un jet supersonique. On remarque tout
particulièrement la thèse d’I.S. Chang parue en 1945 et dédiée spécifiquement aux jets
supersoniques sous-détendus.

Cette méthode profite du caractère hyperbolique des équations d’Euler dans un


écoulement supersonique dans un cas stationnaire bidimensionnel. Elle est présentée et
discutée dans de nombreux ouvrages [8], [9].

Dans le livre Compressible Fluide Dynamics de P.A. Thompson [9], cette méthode est
appliquée à un jet sonique sous-détendu par un rapport de pression statique NPR = 2. Le
résultat du calcul utilisant 8 lignes caractéristiques pour décrire l’expansion initiale et 5 lignes
caractéristiques pour calculer le reste du champ. Un calcul identique est réalisé avec une
routine écrite en Fortran 90 utilisant 20 lignes caractéristiques.

Le pôle de recherche « Aérothermodynamique des Tuyères et Arrière Corps –ATAC»


(en France) – Reijasse et Al. (2005) – et le groupement de recherche « Flow Séparation

~ 10 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique

Control De vice– FSCD» (en Europe) – Frey et Al. (2005) – ont eu et continuent d’avoir un
rôle de leader dans les activités de recherche pour les tuyères propulsives. En particulier,
compte tenu de la difficulté des problématiques relatives au décollement de jet, le pôle ATAC
a concentré ses activités dans ce domaine d’investigation, alors que le groupement Fscd s’est
intéressé d’avantage aux concepts de tuyères innovants.

Une quantité considérable de travaux ont été réalisés depuis la deuxième moitié du
vingtième siècle –Summer field et Al. (1954), Chapman et Al. (1958), Arenset Spiegler
(1963), Herbert &Herd(1966), Schmucker (1974) – afin de mieux comprendre l’influence des
caractéristiques constitutives et opérationnelles des tuyères sur le décollement de jet. Des
activités intenses se pour suivent en Europe (groupes de recherche FSCD et ATAC) et dans le
reste du monde: des travaux de recherche sont en cours aux Etats-Unis, comme indiqué dans
Shi (2005), Papamoschou& Johnson (2006), Samlley et Al. (2007) et Rufet Al. (2009), ainsi
qu’au Japon – Sato (2005) et Watanabe (2004). De nombreuses études ont été menées en
Russie –Kudryavtsev (1975), Brezhnev&Chernov (1981), Malik &Tagirov(1988), Dumnov et
Al.(1995), Ivanov et Al.(2009) – et plusieurs travaux réalisés dansdes centres de recherche
chinois ont récemment été publiés – Chen (1988), Xiao et Al. (2005), Yang et Al. (2007)
etXiao et Al.(2009).

Néanmoins, Östlund (2002) a résumé de manière exhaustive les principaux types de


décollement de jet qui peuvent se produire dans une tuyère propulsive. Il s’agit de deux
configurations de l’écoulement, à savoir le décollement de jet libre (Free Shock Separation
FSS), et le décollement restreint (Restricted Shock Separation- RSS).

Les scientifiques ne cessent de placer la barre haute dans leurs recherches d’où la
naissance des tuyères innovantes et cela dans le but d’améliorer le gain de performances par
principe d’auto-adaptation.

Les tuyères déployables, pour les quelles plusieurs études numériques existent en
littérature. Récemment, Sato et Al. (2007) ont mené une campagne d’essais sur une maquette
à échelle réduite, afin d’évaluer les charges latérales agissant sur la partie mobile lors du
déploiement en vol. Ces charges représentent une contrainte majeure pour le
dimensionnement mécanique du moteur (en particulier pour le système de déploiement et
pour le divergent même). L’impossibilité de vérifier au sol le dimensionnement du moteur
dans des conditions représentatives du vol reste un point bloquant pour l’utilisation de ce type
de concept, sans compromettre la fiabilité du lanceur [10].

~ 11 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique

Les tuyères de type aérospike, qui ont fait l’objet de nombreuses études dans les années
1980 – 2010. L’exemple le plus connu est probablement le prototype NASA XRS 2200 testé à
feu en Aout 2001 au NASA's Stennis Space Center. Néanmoins, après la suppression du
projet X-33, au quel ce moteur était destiné, les travaux ont été arrêtés [10].

Plusieurs variantes de ce type de concept ont été proposées en littérature: épine linéaire
ou axisymétrique, tronquée avec et sans injection de gaz au culot, alimentée par une chambre
de combustion unique ou multi chambre. Beaucoup d’études théoriques, numériques et
expérimentales ont été menées afin d’évaluer la géométrie optimale de l’épine – Dunn &Coats
(1999) – ainsi que pour évaluer les performances et les limites des différentes architectures
possibles – Hallard&Merienne (1998), Calabroet Al. (2005), le Bozecet Al. (1998), Wisse
(2005), Onofri (2002).Par sa conception, ce type de tuyère permet de faire fonctionner le
moteur avec un écoulement supersonique constamment attaché, car le jet se trouve
constamment en équilibre de pression avec l’atmosphère (quel que soit l’altitude de vol).
Néanmoins, lorsque la tuyère fonctionne à haute altitude, la pression statique du milieu
environnant étant faible, ses performances propulsives diminuent fortement. Il est aussi
important de souligner que plusieurs difficultés doivent encore être résolues pour des
applications en vol de cette technologie. D’une part, la maîtrise du réseau de chocs (et des
chargements thermomécaniques associés) généré par l’interaction du jet propulsif avec
l’atmosphère et la surface métallique de l’épine, dans toutes les conditions de fonctionnement
du moteur et à toutes les altitudes de vol. D’autre part, le besoin de refroidir correctement
l’épine, en particulier son extrémité, impose des contraintes de conception et de fabrication
difficiles à respecter [10].

En parallèle avec le développement expérimental et numérique, les concepteurs ont


pensés sur l’amélioration des performances des tuyères de propulsion. Ils ont remarqués que
les tuyères coniques délivrent une certaine poussée mais avec une perte vue l’inclinaison de la
portion supersonique qui est entre 15° et 30°. Donc, si l’inclinaison de la tuyère à la sortie est
nulle, la poussée sera maximale.

Ce problème sera réglé, si on cherche une forme de tuyère donnant à la sortie un


écoulement uniforme et parallèle. Les numériciens développent la méthode des
caractéristiques afin de résoudre ce problème. Après un certain temps, ils ont trouvés
plusieurs formes dont les plus importantes, la tuyère à détente centré et la tuyère à zone de
détente.

~ 12 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique

Depuis plusieurs années, les applications sont basées sur l’utilisation de ces deux formes
surtout celle à détente centrée puis qu’elle pèse moins par rapport à la tuyère à zone
d’expansion (détente).

Jusqu’à maintenant, on a trouvé trois formes de tuyères répondant à la conception.


Chacune à ces inconvénients et ces avantages. On peut remarquer que les trois n’ont pas
forcement la même masse, si sont- elles utilisées pour la même délivrance de poussée. On
peut poser maintenant une question basée sur la masse. Est-ce qu’on peut trouver une forme
plus performante pesant moins par rapport aux autres formes et qui délivre les mêmes
performances thermodynamique. Ici, on peut dire que cette question est intéressée par les
concepteurs des missiles et des avions supersoniques.

Les concepteurs des souffleries n’ont pas ce problème, puisque pour eux, l’essentielle
est que la tuyère donne un écoulement uniforme et parallèle mais le plus important est que le
gaz sortant doit être froid le plus possible. On peut dire ici, que le gaz utilisé influe sur la
forme de la tuyère à conceptionnée, et par conséquent sur la masse de la tuyère. Avant de
répondre à la question posée, on peut dire que l’écoulement à la rentrée du col et à la sortie de
la tuyère est horizontal pour toutes les formes mentionnées connues pour les concepteurs.

La théorie unidimensionnelle reste toujours valable pour vérifier le rapport des sections
entre la sortie et le col afin de comparer le calcul numérique par la méthode des
caractéristiques. Le problème de calcul de l’écoulement à l’intérieur de la tuyère est assez
délicat puisque la forme de la tuyère est à priori inconnue. Autrement dit, il faut trouver en
même temps, le calcul de l’écoulement et la forme de la tuyère. Concernant la tuyère
convergente, il n’y a pas une forme meilleure par rapport à l’autre, l’essentielle est que cette
partie a pour rôle de donner un écoulement de M=1 au col jusqu’à, M=Ms à la sortie. Il faut
qu’il y a une certaine détente dans la tuyère pour accélérer l’écoulement et comme
l’écoulement est horizontal au col et à la sortie, il faut une déviation de la paroi jusqu’à un
certain angle maximal ce que l’on appelle une zone de détente ou d’expansion en suite un
redressement pour donner θ = 0 à la sortie ce que l’on appel zone de redressement. La
longueur de la tuyère supersonique (partie divergente) dépend essentiellement de la longueur
de la tuyère dans la zone d’expansion. Si on fait une inclinaison de l’écoulement au col au lieu
d’être horizontal, il sera incliné d’un certain angle et gardant toujours uniformité de
l’écoulement pour que la théorie 1D reste valable et on coupe la partie convergente en faisant
la liaison directe entre le col de la tuyère et la chambre de combustion, on obtient une
nouvelle forme qui répond bien à la question posée auparavant. Ce type de tuyère est appelée
~ 13 ~
Chapitre I : Recherche bibliographique

tuyère à corps central et qui est le but de ce modeste travail. Les concepteurs ont trouvés deux
formes dans ce conteste.

- La tuyère à corps central de type ‘Expansion Deflexion Nozzle ‘ :


Il s’agit de concepts qui ont pour but principal la réduction de l’encombrement global
du moteur, en particulier en direction longitudinale. Plusieurs variantes de ce concept ont été
proposées. La plus connue est celle où la chambre de combustion (et d’autres composants du
moteur) se trouvent noyés au milieu de la tuyère, Goetz et Al (2005). Dans ce concept, les gaz
de combustion atteignent la vitesse sonique en correspondance de la zone où leur direction
d’écoulement subit une forte déviation, pour être dirigés dans la tuyère supersonique (à
écoulement interne), sans générer d’ondes de choc. En effet, la focalisation d’une onde de
compression sur la paroi métallique du col serait rédhibitoire pour la tenue thermomécanique
de la structure. La définition du profil de la région sonique de la chambre de combustion, ainsi
que son refroidissement, représentent les points les plus critiques pour la réalisation de ce
concept. Néanmoins, un prototype a été réalisé en Russie (moteur RD-0126E) et des essais à
feu ont été réalisés dans les années 1990, démontrant le bon fonctionnement de cet engin.

Toute fois, ce type de tuyère est destiné à une utilisation principalement dans le vide,
car elle n’apporte aucune amélioration par rapport à la problématique du décollement de jet
[10].

- La tuyère à corps central type à bouchon ‘Plug Nozzle’ qui est le but de ce modeste
travail.
Le col de ce type de tuyère possède la forme d’un anneau localisé au diamètre extérieur.
L’écoulement est contrôlé par des ondes de détente provoquées par la déviation du bouchon
dont la surface constitue le principal paramètre qui l’influence. Les gaz d’échappement
subissent une détente de la pression de la chambre de combustion Pt jusqu'à la pression
ambianteP0 .

~ 14 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

Introduction :

La poussée d'un moteur dépend principalement de la vitesse des produits de


combustions à travers la section de sortie de la tuyère qui le propulse. Durant leur passage à
travers une tuyère, les gaz d'échappement sont accélérés de vitesses subsoniques à des vitesses
supersoniques.

Le passage de l'écoulement par ces différentes vitesses permet de diviser une tuyère
convergente divergente en trois sections de convergent subsonique où l’écoulement passe
d’une vitesse presque nulle à celle du son qu’il atteint au col pour enfin se détendre au sein du
divergent supersonique.

Cette division est appropriée car d'une part elle permet la détermination de la poussée
totale développée, et d'autre part parce que différentes méthodes d’analyse sont utilisées pour
déterminer le champ d'écoulement dans chaque région.

La vitesse sonique atteinte au col par les gaz d’échappement est fixée par les conditions
prévalant au sein de la chambre de combustion. Si cette vitesse est atteinte, la tuyère est dite
adaptée et une future détente dans le divergent l’augmente encore pour atteindre des valeurs
supersoniques. Cette vitesse additionnelle dépend uniquement de la configuration de la paroi
du divergent et de l’aire de la section de sortie.

L'optimisation du choix d'une tuyère de propulsion doit tenir compte en plus des calculs
de dynamique des gaz qui nous intéressent tels que le matériau utilisé, le mode de fabrication
de la paroi les exigences de refroidissement les limites admissibles de dimensionnement etc.

Les tuyères sont des canaux d'injection ayant pour le rôle principale de transformer
l'énergie de pression "l'enthalpie" en énergie cinétique, les profils de ces tuyères sont tels
qu'ils se confondent avec une ligne de courant, leur déterminations se fait généralement par la
méthode de caractéristique.

En Général une tuyère se décompose en trois zones : le convergent, zone du col et le


divergent encore appelé jupe de tuyère, éventuellement équipé de volets dits volets de tuyère.
Du fait de tes températures élevées (environ 3500°c) et de l'obligation de conserver une
section constante, le col de la tuyère est réalisé en matériau réfractaire (graphite, tungstène
...etc.). Pour les divergents, on trouve des fabrications métalliques ou on utilise des matériaux
résistants à la température; l'oxydation et aux hautes contraintes.

~ 15 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

II-1 définition de la tuyère supersonique :

Une tuyère est un organe mécanique passif qui met en communication deux réservoirs à
des pressions différentes, elle constitue un des éléments les plus importants dans les
turbomachines et les turboréacteurs, d’ailleurs 40% de la poussée totale de ces derniers est
produite par les tuyères.

Selon le taux de détente, les tuyères seront soit simplement convergente (Figure II.1.a)
pour les taux de détente élevés, sinon seront convergente divergente (Figure II.1.b), selon la
géométrie on trouve les tuyères à géométrie plane (Figure II.2.a) où axisymétrique
(Figure II.2.b) [11].

Figure II.1: Profils des Tuyères. Figure II.2: Différents formes géométriques
des tuyères [11].

Une tuyère supersonique est une conduite de forme convergente-divergente qui a un


profil spécifiquement étudié. Elle met en communication une chambre contenant un gaz
comprimé avec un milieu extérieur d’évacuation. La chambre et le milieu extérieur sont à des
pressions différentes pour permettre le mouvement du gaz. La tuyère supersonique a pour rôle
d’accélérer les gaz d’une vitesse faible à l’entrée du convergent à une vitesse sonique au col
puis à une vitesse supersonique à la sortie du divergent de la tuyère. La forme de la tuyère
permet de détendre les gaz. L’opération de détente transforme l’énergie potentielle du gaz en
énergie cinétique. Tout le long de la tuyère, la vitesse du gaz augmente, cependant que sa
pression et sa température diminuent. La tuyère supersonique est appelée tuyère De-Laval,
elle est représentée dans la figure II.3.

La forme générale d’un profil de tuyère comprend trois parties essentielles comme il
est présenté sur la figure II.3 :

~ 16 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

II-1-1 Le convergent :

La partie amont de la tuyère. Situé entre la chambre de combustion et le col, son


rétrécissement contribue à l’accélération des gaz où l’écoulement est subsonique.

II-1-2 Le col :

Est la partie du canal d’écoulement des gaz qui a le plus petit diamètre raccordant le
convergent au divergent, et qui par le choix de ses dimensions, fixe le point de
fonctionnement du moteur où l’écoulement atteint la vitesse du son (M=1) car Il doit être
assez large pour que les gaz de combustion s'échappent en créant de la poussée, mais
suffisamment étroit pour que tout le matériau combustible (et explosif) ne se consume pas en
une seule explosion.

II-1-3 Le divergent :

Il augmente la vitesse d’éjection des gaz au cours de leur détente et améliore, de ce fait,
leur effet propulsif où l’écoulement atteint des vitesses supersoniques.

Figure II.3: La tuyère De-Laval [12].

II-2 Rôle et domaine d’utilisation des tuyères supersoniques :

Les tuyères sont des canaux d’injection ayant pour rôle principale de transformer
l’énergie de pression en énergie cinétique. Les profils de ces tuyères sont tels qu’ils se
confondent avec une ligne de courant.

Au début, les tuyères ont été considérées comme étant des organes annexes. Leurs rôles
consistaient essentiellement pour le cas d’un turboréacteur, d’assurer le fonctionnement
du compresseur à un régime de vol donné et cela pour une adaptation convenable de sa forme
géométrique.

On retrouve les tuyères supersoniques dans plusieurs structures du domaine


aéronautique militaire et astronautique tels que les moteurs de fusés, de missiles, de lanceurs,

~ 17 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

et d’avions de combat, ainsi que dans des fabrications du domaine de la réalisation


expérimentale telle que les souffleries supersoniques.

II-2-1 Les souffleries :

On utilise des souffleries pour simuler les conditions de fonctionnement des systèmes
aérodynamiques réels (maquette d’avion, profil d’aile…). Une soufflerie supersonique est une
installation destinée à produire un écoulement d’air artificiel à une vitesse supérieure à celle
du son qui est obtenue par la détente d’air à travers une tuyère. Une telle installation
comprend alors un équipement permettant de générer une différence de pression entre les
deux extrémités de la tuyère, dont il se compose d’une manière générale de trois parties
principale :

 Le collecteur ou le convergent.
 La chambre d’expérience.
 Le diffuseur ou le divergent.

Une soufflerie supersonique est utilisée dans le but de recréer des conditions de vol d'un
appareil à des fins expérimentales en simulant des écoulements réels sur des prototypes à
échelle réduite, qui sont fondés sur le principe de l’uniformité et l’analogie à l’air libre de
l’atmosphère du profil de vitesse ainsi que celui du nombre de Mach en sortie de tuyère.

Il existe différentes configurations de soufflerie supersonique :

 Soufflerie à cycle fermé.


 Soufflerie à rafales.
 Soufflerie à impulsion.

Le choix d’une configuration est selon les besoins ainsi que les moyens dont disposele
concepteur. Chaque type de soufflerie possède des avantages comme des inconvénients.

La tuyère supersonique est l’élément indispensable de la soufflerie permettant de faire


passer l’écoulement d’air à une vitesse supersonique. Sa forme est calculée de sorte qu’elle
puisse générer un écoulement exempté d’ondes de choc. Les profils de tuyères supersoniques
peuvent être divisés en deux catégories :

Profils à deux dimensions (2D) qui varient dans le plan (x, y), mais dont la largeur (la
composante z) reste constante, d’où le nom (2D) et les profils axisymétriques qui sont réalisés
par la révolution d’une courbe autour de l’axe central.

~ 18 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

Figure II.4 : schéma d'une soufflerie supersonique à deux cols [13].

II-2-2 Les moteurs d’avion de combat :

Le progrès majeur qui a été réalisé en aviation au cours de ce siècle, sans doute est
l'avènement du vol supersonique, qui a ses de bout n'a d'ailleurs pas provoqué un changement
d'attitude immédiat chez les constructeurs, car le souci primordial pour les premiers avions
supersonique militaires c'est d'assurer de bonne conditions de vol subsonique ou transsonique
de sort que l'emploi d'un divergent était pratiquement proscrit pour éviter les régimes de sur
détente à ces vitesses modérées.

La rentabilité de tels projets n'est assurée que si les performances optimales sont
obtenues de tous les éléments du moteur, dans tels projets le rôle assigné à la tuyère est
définie comme suit [14]:

 Doit assurer la détente optimale des gaz de combustion. C'est-à-dire, la poussée


maximale du régime de la croisière, suivant le taux de détente et la taille de la tuyère.
 La tuyère doit assurer le blocage de l'écoulement aux divers régimes de fonctionnement
par la variation de la surface au col en fonction du débit et des conditions de température et de
pression des gaz à évacuer.
 Eviter au régime intermédiaire les régimes hors adaptation pour ne pas provoquer des
pertes de poussé considérables.
 Accomplir la déviation du jet propulsif afin de contribuer à la furtivité de l’avion de
combat ainsi qu’au décollage et atterrissage vertical aux moyens des tuyères orientables
permettant d’orienter l’axe de poussée et des inverseurs de poussée permettant le freinage de
l’avion.
 Assurer l’éjection des flux secondaires dans les conditions idéales en faveur d’activer le
mélange à la sortie de la tuyère et de coopérer à l’atténuation du bruit.

~ 19 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

Figure II.5:Tuyère d’un avion de Combat [15].

II-2-3Moteurs fusées :

Dans les moteurs de fusés, la tuyère supersonique représente l’organe essentiel du fait
qu’elle permet de porter les gaz à la sortie de la chambre de combustion à une vitesse
supérieure à celle du son ; dont le but d'obtenir une force de poussée comme une résultante de
cette accélération. Elle effectue également les tâches suivantes [16]:

 Assurer le blocage sonique de l’écoulement afin de maintenir un seul régime moteur


pendant le vol, ainsi que la détente optimale des gaz de combustion pour une impulsion total
idéale durant l’ascension.
 Eviter les régimes hors adaptation car un régime sur-détendu fort induit au décollement
de la couche limite de l’écoulement dans la tuyère ainsi qu’au phénomène de charges
latérales.
 Assurer l’éjection des flux secondaires dans les conditions favorables afin de générer un
film de refroidissement des divergents.
 Opérer la déviation du jet propulsif conduisant à corriger la trajectoire par mobilité de la
tuyère.

Figure II.6: tuyère d'une fusée [17].


~ 20 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

II-2-4 Missile :

Un missile est constitué par la chambre de combustion et la tuyère. La tuyère représente


70% de la masse totale d’une chambre propulsive [18].

II-3 Différentes configurations de tuyères supersoniques :

Par nécessite d’obtenir le maximum de poussée possible, plusieurs concepts de


configurations de tuyères ont vu le jour, fondés sur le principe de l’uniformité et l’axialité de
l’écoulement possédant à la sortie une pression égale à la pression ambiante. En outre chaque
configuration a été conçue dans le but de répondre à des critères ainsi qu’à des besoins précis
permettant d’en faire une classification selon différentes catégories de la sorte :

II-3-1 Les tuyères conventionnelles (basiques) :

II-3-1-1 Tuyère conique :

Les tuyères coniques qui étaient très largement utilisées dans la conception des premiers
moteurs fusés de par leur simplicité et leur facilité de construction sous forme d’un cône, voir
figure II.7. Généralement ces tuyères présentent des angles de divergence entre 15 et 30° [19].

Elles sont actuellement encore employées pour équiper les très petits moteurs qui
délivrent de faibles poussées (servant, par exemple, au contrôle d'altitude des satellites) car
cette configuration engendre une perte considérable de poussée causée principalement par la
divergence de l’écoulement a la section de sortie, au lieu d’être axiale pour un maximum de
poussée. Cette perte est quantifiée par Malin a en introduisant un facteur qui dépend de
l’angle de divergence du cône [20]:
1+cos α
λ= (II.1)
2
Ce type de profil simple équipe principalement les missiles et les propulseurs à poudre.
Un exemple de tuyère conique est la tuyère de la fusée historique allemande V-2.

Figure II.7: tuyère conique.

~ 21 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

II-3-1-2 Tuyère contour (profilée) :

Comme on l’avais vu les tuyeres coniques engendre une pérte de poussée considérable à
cause de la divergence de l’écoulement a la sortie,donc pour remedier a ça il faut tourner le
contour du divergent vers l’interieur pour ramener l’écoulement a une direction axiale et aller
avec la partie divergente prés du col a des valeurs de divergence relativement importantes
pour compenser la detente manquer en faisant incliner le profil vers l’interieur comme indique
la figure II.8.

Figure II.8: tuyère profilée [21].

La tuyère profilé ou tuyère contour, appelée aussi en anglais tuyère en forme de cloche
(Bell-Shape), est la forme la plus courante de la tuyère aujourd’hui. Elle dispose d’un angle
de section d’expansion relativement élevé (20 à 50°) juste derrière le col de la tuyère offrant
ainsi une importante détente sans influencer l’axialité de l’écoulement à la sortie, ce qui est
suivi par une inversion progressive de la pente du contour de la tuyère de telle sorte qu’à la
sortie l’angle de divergence θe est faible, généralement θe est inférieur à un demi-angle de
10°, afin que la forme courbée du contour de la tuyère continuera à faire suivre l’écoulement
dans la direction axiale. Il est possible d’aller à de grands angles de divergence juste après le
col (20 à50°) car la pression relativement élevée, le gradient de pression étendu, et
l’expansion rapide du fluide ne permettent pas de séparation dans cette région, sauf s’il
existe des discontinuités dans le contour de la tuyère. Dans les cas généraux, la tuyère
profilée possède des angles allant de 20 à 30° au col et de 5 à14° à la sortie de la tuyère [22].

Figure II.9: Illustration de différents profils de tuyère suivant l’angle de divergence [22].

~ 22 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

Il existe plusieurs formes permis eux nous citons les deux formes les plus importantes :

- Tuyère à détente centrée.


- Tuyère à zone d’expansion.

II-3-1-3 tuyère annulaire :

La tuyère annulaire, aussi parfois connu sous le nom de tuyère bouchon ou tuyère de
«compensation-altimétrique », est la moins utilisée par rapport aux autres configurations en
raison de sa plus grande complexité de conception. Le terme annulaire fait référence au fait
que la combustion se produit le long d’un anneau autour de la base de tuyère. Le terme
« bouchon » réfère au corps central qui bloque l’écoulement et qui est situé dans ce qui serait
la partie centrale d’une tuyère conventionnelle. Quant au terme « compensation-altitude »
décrit le principal avantage de cette tuyère, l’efficacité du fonctionnement dans un large
éventail d’altitudes. La tuyère annulaire possède des sections au col en forme d’anneaux
formés par un corps central et une paroi externe. Si le contour de la tuyère est conique alors
la poussée est réduite d’un facteur 𝜆 avec :

1 (sin α+sin β)2


λ = ((α+β) ) (II.2)
2 sin β+cos β−cos α

Le rapport d’expansion de sections pour une tuyère conventionnel est :

AS
⁄A (II. 3)

Par contre dans une tuyère annulaire, la surface du bouchon notée ici par 𝐴𝑝𝑙𝑢𝑔 doit être
prise en compte, et donc le rapport d’expansion de sections devient :

(AS − Aplug )
(II. 4)
A∗

Un autre paramètre particulier à ce type de tuyère, est utilisé en tant que mesure de la
géométrie de la tuyère, afin de comparer avec d’autres formes de tuyères, c’est le rapport de
diamètre annulaire.
Dplug
( ) (II. 5)
D∗

~ 23 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

Figure II.10: tuyère annulaire

Les tuyères conventionnelles limitent les performances globales du moteur (pendant la


montée du lanceur) à cause de leurs géométries fixes. Des pertes de performances
significatives sont introduites pendant le fonctionnement de la tuyère en hors adaptation,
quand l’écoulement est sur détendu, pendant le fonctionnement en basses altitudes avec une
pression ambiante supérieure à la pression sortie tuyère ou sous détendu (haute altitude) avec
une pression ambiante inferieure à la pression sortie tuyère.

Lors du fonctionnement hors adaptation, que ça soit en sur-détente ou en sous-détente,


l’écoulement de sortie induit des pertes de performances.

II-3-2 Tuyères adaptées en altitude :

Des progrès plus significatifs dans les performances d’une tuyère peuvent être réalisés à
travers l’adaptation de la pression de sortie tuyère à la pression ambiante, pendant la montée
du lanceur dans l’atmosphère. Ceci peut être réalisé avec la conception d’une tuyère qui offre
une adaptation en altitude continue.

II-3-2-1 Les tuyères à décollement [23] contrôlé :

Elles sont proches de la tuyère profilée (Bell-Shape), elles comprennent :

II-3-2-1-1 Tuyère double galbe :

La tuyère à double galbe, appelée aussi tuyère à double cloche ou tuyère à étages, c'est
l'une des tuyères innovantes utilisées généralement pour les navettes spatiales, leurs avantages
c'est qu'elles s'adaptent facilement aux basses et aux hautes altitudes sans activation
mécanique. Le principe est théoriquement assez simple mais les efforts structurels mis en jeu
peuvent être importants. Il en découle une étude approfondie de ce concept afin de garantir un
fonctionnement optimal de ce système.

Ce concept de tuyère qui a retenu l’attention au cours de ces dernières années aux
Etats-Unis et en Europe, présente deux galbes en forme de cloche et donc deux rapports de
sections et deux régimes à basse altitude ainsi qu’à haute altitude. Ce concept de tuyère offre

~ 24 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

une adaptation d’attitude réalisée que par l’inflexion de la paroi. A base altitude, la séparation
de l’écoulement contrôlé et symétrique se produit à cette inflexion de la paroi qui se traduit
par un rapport de sections effectif plus faible et la pression ambiante le maintien à cette place,
en évitant les instabilités de l’écoulement et les massives sur-détentes. A haute altitude
l’écoulement est attaché à la paroi de la tuyère jusqu’à ce qu’il remplisse la tuyère, et jusqu’à
la sortie. La transition entre les deux régimes est une source de charges latérales. Le critère de
choix du 2eme galbe est le signe de gradient de pression pariétal, ce paramètre influe le
positionnement du décollement de la couche limite lors de la transition entre les deux régimes
[23], [24], [25], [26].

Figure II.11: tuyère double galbe; a)à basse Figure II.12: tuyère double galbe
altitude; b) à haute altitude [25].

II-3-2-1-2 Tuyère à zone d’expansion :

La forme de la zone d’expansion de la partie divergente est un peu arbitraire. Typiquement,


une forme d’arc circulaire de grand rayon est utilisée dans les souffleries. A la sortie de la
tuyère, l’écoulement devient uniforme et parallèle à l’axe de révolution comme indique la
figure II.13. [15], [27, 31]

Figure II.13: Forme de la tuyère à zone d’expansion [27,31].

II-3-2-1-3 Tuyère à détente centrée :

La tuyère est de type à détente centrée, si la zone d’expansion est contractée en un


point, où la détente prend place à travers des ondes de Prandtl Meyer centrées et générées à

~ 25 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

partir du coin du col de la tuyère avec un angle initial 𝜃 ∗ [15], [27,31] comme le montre la
figure II.14 :

Figure II.14: Forme générale d’une tuyère à détente centrée.

II-3-2-1-4 Tuyère à divergent extensible :

Les tuyères de ce type avec une sortie extensibles, sont actuellement utilisées
uniquement pour des moteurs de fusées d’étages supérieurs afin de réduire le volume
d’emballage de la tuyère. On les retrouve dans les moteurs à propergols solides comme
pour Inertial Upper Stage (IUS), ou les moteurs à propergols liquides comme pour RL10.

L’idée principale de l’extension extensible est d’utiliser une tuyère tronquée avec une
faible expansion à basse altitude, et d’avoir une rallonge de tuyère supérieure à haute altitude.
Sa capacité de compensation d’attitude est incontestable et la performance de la tuyère est
facilement prévisible. L’ensemble du contour de la tuyère, y compris l’extension extensible,
est profilée pour une performance maximale à un rapport de sections élevé [25].

Figure II.15: Tuyère à divergente extensive. [25]

II-3-2-2 Les tuyères bi-modes :

II-3-2-2-1 Tuyère à double col :

À basse altitude la chambre de poussée (chambre de combustion + tuyère) externe


fonctionne avec la chambre de poussée interne en parallèle. Dans ce mode d’opération, le
moteur a un col large qui produit un rapport de détente modéré. À une certaine altitude la
chambre de poussée externe s’éteint et le moteur continue à fonctionné seulement avec la

~ 26 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

chambre de poussée interne. Avec cette configuration, l’écoulement de la chambre interne se


détend et s’attache d’une manière supersonique à la chambre externe en résultant un rapport
de détente élevé pour le reste de la mission.

Figure II.16: tuyère double col

II-3-2-2-2 Tuyère double détente (dual-expander nozzle) :

La tuyère à double détendeur comporte deux chambres de combustion ainsi que deux
tuyères concentriques. Ça consiste en une chambre de combustion conventionnelle en forme
de cloche entourée d’une chambre de combustion annulaire. Les deux chambres ont des
tuyères primaires courtes qui se prolongent par une extension commune du divergent. A basse
altitude, les deux chambres fonctionnent en partageant la même section de sortie, ce qui
conduit à un rapport de sections modéré. En partie, durant la mission, une chambre est
coupée, ce qui permet à l’autre tuyère de s’approprié l’ensemble de la section de sortie
engendrant un rapport de sections d’expansion élevé jusqu’à la fin de la combustion. En
principe, les deux modes opératoires de cette tuyère sont comparables à ceux de la tuyère à
double col [25].

Figure II.17: Tuyère double détente.

II-3-2-3 Tuyère à section variable :

La sortie de la tuyère est à section variable et constituée d'une multitude de volets qui,
en se rapprochant ou en s'écartant, modifient le diamètre de la tuyère afin qu'elle soit

~ 27 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

"adaptée". Afin de se rapprocher le plus possible de la forme circulaire, les demi-volets sont
réalisés par une multitude de petits volets, s’emboîtant les uns dans les autres. En général la
commande de position est assurée par un anneau qui est tiré ou poussé (fermeture –
ouverture) par des vérins répartis à la périphérie du canal de postcombustion. La pression et la
vitesse du jet maintiennent plaqués les volets sur l'anneau de commande. Un ergot de position
interdit aux volets de descendre lorsque le moteur est arrêté.

Figure II.18: tuyère à section variable

II-3-2-4 Tuyère à chevrons (tuyères en dents de scie) :

C’est une tuyère pour les turboréacteurs de type double flux d'air séparés, comportant :

 Une paroi interne à l'intérieur de laquelle circule un flux d'air primaire (FP) et qui
comporte, à l’extrémité externe, des chevrons.
 Une paroi externe entourant au moins partiellement la paroi interne et le long de
laquelle s'écoule un flux d'air secondaire (FS), la paroi externe étant mobile le long de la
paroi interne.

L'invention trouve des applications dans le domaine de l'aéronautique et en particulier,


dans le domaine de la réduction des nuisances sonores extérieures produites par les
turboréacteurs d'un aéronef notamment lors de la phase de décollage.

Figure II.19: tuyère à chevron

~ 28 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

II-3-2-5 tuyère orientable :

C’est une tuyère articulé autour d’un ou deux axes comportant une partie fixe d’une part
et de l’autre une partie pivotante et des vérins de commande permettant de déplacer la partie
pivotante avec déformation de la structure annulaire élastique ce qui permet d’orienter l’axe
de poussé.

Figure II.20: Tuyère orientable

II-3-2-6 Tuyères à profil optimisé :

Les concepteurs des tuyères supersoniques cherchent à obtenir une poussée maximale
pour une masse et longueur de tuyère minimales. Cet arrangement peut être réalisable par la
recherche d’un profil de tuyère optimisé donnant à la sortie un écoulement parallèle. De ce
fait, les tuyères à profil optimisé comprennent deux grandes familles.

 La première famille de tuyères, est connue sous l’abréviation attribuée par les
motoristes européens, TIC (Truncated Ideal Contour Nozzle). Ce sont des tuyères à contour
idéal tronqué. Ils ont équipé les moteurs fusés à ergols liquides. Le profil de ces tuyères est
obtenu depuis celui d’une tuyère idéale de référence élaboré afin de délivrer un écoulement
axial, et uniforme par son nombre de Mach de sortie 𝑀𝑆 et la pression
correspondante𝑃𝑒 .Les tuyères équipant les moteurs Viking du lanceur Ariane 4 sont des
tuyères idéales tronquées [26].
 La deuxième famille de tuyères est Les tuyères à profil parabolique TOC à partir de
l’abréviation de l’appellation anglaise Thrust-Optimized Contour Nozzle. Une tuyère TOC
donne un rapport poussée / poids, plus élevé que ceux d’une tuyère TIC à un débit constant.
Cependant ce bénéfice d’impulsion spécifique par rapport au poids est délivré pour un
écoulement propulsif plus perturbé qu’uniformisé. Afin que les tuyères TOC plus courtes,
assurent l’augmentation de leur vitesse d’éjection, il est nécessaire de posséder un rapport de
sections plus élevé ce qui implique un angle maximal de divergent moyen plus ouvert.

~ 29 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

L’évolution de l’angle de divergence à la paroi est plus rapide dans une tuyère TOC que dans
une tuyère TIC ce qui amène à des variations de courbure plus importantes dans une tuyère
TOC au début du divergent à l'endroit où le profil de la paroi comporte un point d'inflexion.
Les variations de courbure engendrent une intense focalisation des lignes de Mach [26].

II-3-2-7 Les tuyères avec limite atmosphérique :

II-3-2-7-1 Tuyère à corps central :

Les tuyères à corps central possèdent un corps central au voisinage du col et leurs
chambres de combustion sont directement liées à la section de ce dernier dans le but de
réduire les pertes de poussée. Le processus de détende des gaz dans ce type de tuyères est
directement ou indirectement régulé par la pression ambiante; et non pas contrôlé par la
divergence de la tuyère contrairement aux configurations précédentes. Ces tuyères sont
particulièrement caractérisées par leur faculté d’adaptation continue suivant l’altitude via leur
rapport géométrique de sections, sachant que le principe d’auto-adaptation est efficace à basse
altitude, l’écoulement s’ajuste de lui-même en fonction de la pression externe. Les tuyères à
corps central se devisent en deux classes :

 Tuyère à bouchon (Plug Nozzle).


 Tuyère à détente-déviation (Expansion-Deflection Nozzle).

II-3-2-7-1-1 Tuyère type détente-déviation :

Dans ce type de tuyère une chambre de combustion compacte se positionne autour de


la ligne centrale et présente un col annulaire au voisinage de cette dernière. Dans ce cas, les
gaz se dirigent dans la direction de l’écoulement du bouchon central qui réalise une rotation
de l’écoulement en expansion à une direction presque axiale. C’est pourquoi on la qualifie de
tuyère à détente - déviation « E.D». Cette configuration permet l’obtention de bonnes
performances même dans des conditions au-dessous de celles pour lesquelles elle a été
initialement conçue.

Figure II.21: tuyère détente déflexion [18].

~ 30 ~
Chapitre II : Généralité sur les tuyères supersoniques

II-3-2-7-1-2 Tuyère à bouchon :

Le col de ce type de tuyères possède la forme d’un anneau localisé au diamètre


extérieur. Le profil optimal d’une tuyère à bouchon se présente sous forme d’un
rétrécissement progressif en un pic d’où le nom en anglais (Spike Nozzle) signifiant tuyère
pointe comme le montre la figure II.22 a.
La chambre de combustion se trouvant à la base de la tuyère est en forme d’anneau.
Pour minimiser le poids, cette conception est raccourcie sans grande influence sur
l’efficacité. L’écoulement des gaz est régulé par des ondes de détentes provenant de la
déviation de l’écoulement due au bouchon dont la surface représente le principal paramètre
qui influence l’écoulement. Quant aux gaz éjectés, ils sont régulés par la pression
atmosphérique de telle sorte qu’à différentes attitudes la variation de pression permettra le
changement de la section de sortie. Cela induit à une compensation atmosphérique optimisée.
Dans le cas de la configuration ou le bouchon est tronqué, figure II.22 b, les gaz piégés à la
base du bouchon provoque une petite poussée qui compense la perte due à la forme non-
idéale. Ce type de tuyères fournit une poussée identique à celle des tuyères classiques
(convergent-divergent), ainsi qu’une réduction de bruit par apport aux tuyères classiques
(convergent-divergent) [25].

a) à bouchon pointu b) à bouchon tronqué


Figure II.22 : Tuyère à corps central [25].

~ 31 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

Introduction :

L’approche quasi monodimensionnelle est une approximation de l’écoulement dans une


surface variable du tube de courant (Figure III.1.b). En trois dimensions la solution exacte
doit être trouvée avec des méthodes numériques comme : les différences finies, les volumes
finis et la méthode des caractéristiques, toutefois, pour une large variété des problèmes
d’ingénierie, comme l’étude de l’écoulement dans les souffleries ou dans les moteurs fusés,
les résultats quasi-monodimensionnel sont fréquemment suffisant.

L’approche quasi-monodimensionnelle permet à la section du tube de courant de varier


contrairement à l’approche monodimensionnelle (Figure III.1.a), en même temps, on continue
de supposer que toutes les propriétés de l’écoulement sont uniformes à travers une section
donnée, d’où ces propriétés sont fonction seulement de "x" et du temps "t" si l’écoulement est
non permanent.

Chaque écoulement où𝐴 = 𝐴(𝑥), 𝑃 = 𝑃(𝑥), 𝜌 = 𝜌(𝑥)et 𝑉 = 𝑢 = 𝑢(𝑥) en plus d’être


permanant (pas de variation par rapport au temps) est définie comme un écoulement quasi
monodimensionnel.

Figure III.1: La différence entre l’approche Monodimensionnel et l’approche


Quasi-monodimensionnel.

III-1 Définitions importantes :

III-1-1 Nombre de Mach :

Il est définit comme le rapport entre la vitesse de l’écoulement et la vitesse de


propagation de l’onde sonore (vitesse de son) par [33] :
V
M= (III. 1)
a
Telle que la vitesse du son (a) peut se calculer par la relation suivante :

a = √γrT (III. 2)

~ 32 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

III-1-2 Angle et ligne de Mach :


On observe expérimentalement dans un écoulement supersonique la formation des
lignes, plus précisément deux lignes droites faisant un angle 𝜇 de part et d’autre du vecteur
vitesse comme le montre la figure III.5. Ces lignes sont appelées lignes de Mach et l’angle
formé entre cette ligne et le vecteur vitesse est appelé angle de Mach désigné par𝜇. On peut
démontrer que la valeur de l’angle 𝜇 est donnée par :

1
μ = arsin ( ) (III. 3)
M
Il est clair, d’après la relation (III .3), que ces lignes de Mach ne se trouvent que
si 𝑀 ≥ 1 , c’est-à-dire, dans le régime supersonique, pour que 0 ≤ 𝑀 ≤ 1 afin qu’il existe
une valeur réelle de 𝜇 donnée par :

1
sin(μ) = (III. 3′)
M
On peut présenter graphiquement la relation existante entre le nombre de Mach et
l’angle de Mach 𝜇 par la figure III.2

Figure III.2: illustration de la relation entre𝛍et M.


III-1-3 Onde de choc :

Une onde de choc est une zone d’accumulation de perturbation élémentaire où les
phénomènes physiques sont extrêmement violents. A travers cette zone d’épaisseur très
faible (de l’ordre 1/10000 m), il en résulte une discontinuité de pression, température, masse
volumique et vitesse.
Les ondes de choc se développent lorsqu’un écoulement décélère rapidement en
réponse à une augmentation successive de la pression ou encore, lorsque l’écoulement change
de direction ce qui en résulte une variation très rapide des caractéristiques de l’écoulement qui
s’effectue sur une distance extrêmement courte, de telle sorte que l’onde de choc apparait
comme une discontinuité séparant des écoulements amont et aval. L’écoulement restera
isentropique en amont et en aval de choc, mais l’entropie ne sera nécessairement pas la même.
Les chocs peuvent se propager dans la direction normale à l’écoulement ou bien de manière
oblique. On parle ainsi d’un choc normal, ou bien d’un choc oblique, respectivement [34].

~ 33 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

III-1-3-1 Onde de choc normale :

La vitesse de propagation d’une onde de choc dépend des conditions de pression et de


densité de part et d’autre du choc. Dans le cas où le vecteur vitesse est perpendiculaire au
front du choc on parle d’une onde de choc droite ou normale.

Figure III. 3: illustration d'une onde de choc normale.


III-1-3-2 Onde de choc oblique :

Plusieurs expériences ont prouvés l’existence des chocs obliques, soit à l’avant d’un
obstacle placé devant un écoulement supersonique, soit lors de la variation brusque de la
direction d’une paroi longée par un écoulement supersonique. L’écoulement ici trouve une
certaine compression à travers l’obstacle ce qui provoque une décélération d’écoulement et en
parallèle une augmentation de pression d’où naissance d’une onde de choc oblique
.L’intensité du choc varie suivant inclinaison de la paroi et la vitesse. On peut parler ici d’une
onde de choc attachée et d’autre détachée [33].

Figure III.4:Illustration d'une onde de choc oblique.

III-2 Détente de Prandtl Meyer :

La détente de Prandtl-Meyer désigne un écoulement supersonique d’un fluide parfait sur


une plaque plane complétée par une rampe déviée vers le bas. La déviation de cet écoulement
produit une détente supersonique qui génère des ondes de détentes (ligne de Mach) qui ont
pour effet l’augmentation du nombre de Mach et la diminution des propriétés du fluide
(densité, pression et température). Dans le cas où la déviation de la rampe est vers le haut les
ondes générées sont des ondes de chocs obliques qui compriment l’écoulement de façon
adiabatique. A l’inverse du choc oblique qui est une discontinuité, la détente est exposée sur

~ 34 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

une région en forme d’éventail démarqué par les lignes de mach μ1 et μ2 dont les propriétés
résultent respectivement du nombre de mach avant et après la détente. Tout comme l’onde de
choc oblique, l’onde de détente est alors définie par trois paramètres M1 nombre de mach
amont, μ, et ν. L’importance de ces écoulements apparait dans le traitement aérodynamique
autour des profils.
La fonction de Prandtl-Meyer intervient dans la conception des tuyères supersoniques
générant un écoulement parallèle et uniforme à la sortie, dont il est le résultat d’une déviation
au col. La déviation d’un écoulement supersonique peut engendrer une détente comme une
dp
compression. Les propriétés d’une onde de choc oblique lorsque l’intensité de tend à la
P

limite vers zéro, fournissant l’outil nécessaire à l’étude théorique de ce phénomène. En effet,
pour cette condition limite, l’onde de choc oblique devient une onde de Mach. Il est
primordial de connaitre l’angle de détente initial au col qu’il faut donner pour ainsi obtenir le
nombre de Mach de sortie souhaité.

Figure III.5 : Schématisation de la détente de Prandtl-Meyer.


La vitesse normale à l’onde est la vitesse du son. Une petite déviation de l’écoulement
∆θ en aval de l’onde est liée à une différence de vitesse∆V, qui se calcule d’après la figure
par :

V∆θ = (Vn − Vn′ ) cos μ (III. 4)


∆V = V ′ cos(∆θ) − V ≈ (Vn − Vn′ ) sin(μ) (III. 5)
Le rapport entre ces deux équations donne l’expression différentielle suivante :
dV
dθ = − cotg(μ) (III. 6)
V
D’après l’équation (III.3), on peut écrire :

cotg(μ) = √M2 − 1 (III. 7)


En insérant l’équation (III.7) dans l’équation (III.6), on obtient :
dV
dθ = −√M 2 − 1 (III. 8)
V

~ 35 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

Notons que, l’angle 𝑑𝜃 est positif quand l’écoulement s’éloigne de la direction normale
à l’onde de choc (onde de compression), et négatif quand l’écoulement de rapproche de la
direction normale à l’onde (onde de détente). La différence de pression ∆𝑃 de part et d’autre
de l’onde est donnée par l’équation de Bernoulli. Par conséquent, on a :
1 dP
V2 + ∫ = cte (III.9)
2 P

Qui, sous forme différentielle devient :


P V dV = −dP (III. 10)

La combinaison des équations (III.8) et (III.10) donne :


dθ dθ
dP = ρV 2 = γPM2 (III. 11)
√M2 − 1 √M 2 − 1
𝑑𝑉
Pour intégrer l’équation (III.8), il faut exprimer en fonction de M. Par différentiation
𝑉
𝑉
logarithmique de la relation 𝑀 = et de l’équation d’énergie sous la forme :
𝑎

a 2 γ−1 −1
[ ] = [1 + M2 ] (III.12)
a0 2

On obtient respectivement :
dM dV da
= − (III.13)
M V a
da (γ−1)M dM
2 = (γ−1) (III.14)
a [1+ 2 M2 ] M

Alors :
−1
dV dM da (γ − 1) 2 dM
= + = [1 + M ] (III. 15)
V M a 2 M

Par substitution de l’équation (III.15) dans (III.8), on obtient :


√M2 − 1 dM
−dθ = (γ−1)
(III. 16)
[1 + M2] M
2

Qui, l’intégration entre deux états 1 et 2 donne :


M2
√M2 − 1 dM
−(θ2 − θ1 ) = ∫ (γ−1)
= ν(M2 ) − ν(M1 ) (III. 17)
M1 [1 + M2] M
2

Où 𝜈(𝑀) présente la fonction suivante :


√M 2 − 1 dM
ν(M) = ∫ (γ−1) 2 M
(III. 18)
[1 + M ]
2

~ 36 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

Qui donne, après intégration :

γ+1 γ+1 2
ν(M) = √ arctg [√ (M − 1)] − arctg [√M 2 − 1] (III. 19)
γ−1 γ−1

Qui est la fonction de Prandtl Meyer. La constante d’intégration est prise nulle puisque
en à considérer l’intégration à partir du nombre de Mach M=1. Alors, il faut noter ici que,
durant le calcul, il faut mesurer l’angle 𝜈 par rapport au vecteur de vitesse correspondant au
nombre de Mach M=1.

III-3 Fonctionnement théorique de la tuyère supersonique :

L’approche monodimensionnelle des écoulements des gaz calorifiquement parfait et


non-visqueux permet de décrire les différents régimes de fonctionnement d’une tuyère
supersonique. Considérons le système représenté par la figure III.6, constitué d’une tuyère
De-Laval. La tuyère est en communication avec un réservoir contenant un gaz à une pression
génératrice Pc supposée fixe. Le divergent débouche dans une enceinte quasi infinie dont la
pression statique 𝑃𝑎 est variable.

Figure III.6:Schéma de la tuyère supersonique.

Si la pression du milieu extérieur est égale à la pression de la chambre, le fluide est


entièrement au repos (Figure III.7. (a)). Si la pression du milieu ambiant 𝑃𝑎 diminue
progressivement au-dessous de la pressionPc supposée constante, un débit d’écoulement rend
naissance et cinq régimes particuliers d’écoulements sont distingués [13], [32].

III-3-1 Ecoulement subsonique :

Au début l'écoulement est subsonique dans toute la tuyère (Figure III.7 courbes (b) et
(c)) et ces caractéristiques sont les suivantes :

 Dans le convergent la vitesse augmente et la pression diminue jusqu'à une valeur


minimale atteinte au col.
~ 37 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

 Dans le divergent la vitesse diminue et la pression augmente jusqu'à la pression du


milieu extérieur.
 La pression est minimale dans la section du col où la vitesse passe par une valeur
maximale.

Figure III.7 : Les régimes d’écoulement dans une tuyère supersonique.


Evolution de la pression le long de la tuyère.

III-3-2 Ecoulement sonique adapté :

Si 𝑃𝑎 continue à diminuer jusqu’à une valeur caractéristique notée 𝑃𝑎𝑐1 , l’écoulement au


col devient sonique et le débit atteint une valeur limite maximale (figure II.7 courbe (d)).
L’écoulement est dit sonique adapté. Partout encore, sauf au col, l’écoulement est subsonique.

Au col de la tuyère, la pression atteint la valeur critique 𝑃∗ et la vitesse atteint la vitesse


du son. Le col est amorcé.

Figure III.8: écoulement sonique adapté.

III-3-3 Écoulement Sonique Non Adapté :

Si Pa diminue au-dessous de Pac1 le col reste toujours sonique. Dans le divergent


apparaît un phénomène irréversible appelé onde de choc, l’écoulement est dit sonique non

~ 38 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

adapté ou régime de sur-détente. L’évolution de l’écoulement du gaz est représentée par la


courbe (e) de la figure III.7.

Dans le convergent l’écoulement ne subit aucune modification mais dans le divergent


une onde de choc stationnaire et normale à l’axe de la tuyère divise l’écoulement en deux
parties (Figure. III.9). Dans la première partie du divergent l’écoulement est supersonique, la
vitesse continue à augmenter et la pression diminue. A travers l’onde de choc, la pression
augmente brusquement, et la vitesse diminue brusquement. L’onde de choc se place de telle
façon à ce que la recompression qui s’effectue ramène la pression de la sortie à la pression
ambiante 𝑃𝑎 .Dans la deuxième partie du divergent (après l’onde de choc) la pression remonte
et la vitesse diminue progressivement, l’écoulement est à nouveau subsonique.

L’onde de choc se déplace vers la sortie lorsque Pa diminue. Soit Pac2 la pression
ambiante pour laquelle l’onde de choc se place à la sortie de la tuyère. En diminuant encore la
pression Pa au-dessous de Pac2 , l’écoulement dans le divergent est entièrement supersonique,
la diminution de Pa modifie plus l’écoulement à l’intérieur de la tuyère. L’adaptation de la
pression entre celle de sortie de la tuyère et la pression du milieu ambiant doit se faire à
l’extérieure du divergent par l’intermédiaire d’ondes de choc obliques.

Figure III.9:Régime de sur-détente en 1D.

III-3-4 Écoulement Supersonique adapté :

Si Pa continue à diminuer, il arrive un moment où l'écoulement est entièrement


supersonique dans toute la tuyère. Le phénomène d'onde de choc disparait et il n'y a plus de
compression externe, alors la tuyère est parfaitement adaptée, l'évolution du rapport de
pression représentée par la courbe (F) de la figure suivante. Soit Pac3 la pression aval pour
laquelle ce phénomène se produit.

~ 39 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

Figure III.10:Régime supersonique adaptée.

III-3-5 Écoulement Supersonique Non Adapté :

Lorsque la pression Pa devient inférieure à Pac3 , l'écoulement est dit supersonique non
adapté, l'écoulement dans la tuyère de Laval ne subit aucune modification, la variation de la
pression entre la tuyère et la pression aval doit se faire à l'extérieure de la tuyère, par
l'intermédiaire d'une série d'ondes de détente obliques. Voir la figure III.11.

Figure III.11:Régime Supersonique Non Adapté

 Remarques et Résultats :
- L’approche monodimensionnelle des écoulements des gaz calorifiquement parfait et
non-visqueux permet de décrire les différents régimes de fonctionnement d’une tuyère
supersonique.
- Une tuyère supersonique ne fonctionne donc correctement que pour la seule valeur du
P
rapport de pression ac3⁄P , où Pac3 est appelée pression d’adaptation.
c

- La limitation de l’intervalle de chaque régime d’écoulement nécessite la détermination


des valeurs caractéristiques de la pression du milieu ambiant pour une pression chambre Pc
fixe. Ces valeurs sontPac1 , Pac2 , Pac3 .
- L’approche monodimensionnelle permet l’étude de l’effet de variation de section, de
l’onde de choc normale, des ondes de choc obliques et des ondes de détentes.

~ 40 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

- L’approche monodimensionnelle permet d’obtenir une première estimation des


paramètres de fonctionnement des tuyères supersoniques.

III-4 Fonctionnement réel de la tuyère supersonique :

L’approche monodimensionnelle des écoulements des gaz calorifiquement parfait et


non-visqueux suppose l’absence totale des effets visqueux. Dans les écoulements réels, la
tuyère comporte une couche limite qui est très sensible aux variations de pression, ce qui rend
les phénomènes physiques dans la tuyère plus complexes. Lorsque le col de la tuyère est
sonique, l’écoulement dans la tuyère dépend uniquement de la pression à la sortie de la tuyère
notée Pe et de la pression du milieu ambiant Pa. En fonction de la différence entre ces deux
pressions, trois cas sont rencontrés :

 Si 𝑃𝑒 =𝑃𝑎 , la tuyère est dite adaptée.


 Si 𝑃𝑒 >𝑃𝑎 , la tuyère est dite sous-détendue.
 Si 𝑃𝑒 <𝑃𝑎 , la tuyère est dite sur-détendue.

III-4-1 Le régime d’adaptation :

Dans le cas du régime adapté, la détente du gaz est complètement accomplie dans la
tuyère. Le gaz se détend depuis la chambre jusqu'à la sortie de la tuyère. En sortant de la
tuyère aucune adaptation de pression n’est nécessaire vue que la pression du milieu ambiant
Pa est égale à la pression de sortiePe . L’écoulement du gaz sort de la tuyère sous forme d’unjet
supersonique quasi-uniforme. Une frontière isobare sépare le jet supersonique du
fluideambiant. En sortant de la tuyère, la couche limite du jet entre en contact avec le fluide
ambiant et l’entraine dans son sillage. Cette interaction forme une couche de mélange.

Figure III.12: Organisation de l’écoulement à l’adaptation.

III-4-2 Le régime de sous-détente :

Ce régime supersonique hors adaptation est appelé régime de sous-détente. Il se


concrétise lorsque la pression du milieu ambiant Pa est inférieure à la pression d’adaptation.
La détente est incomplète dans la tuyère. En sortant de la tuyère, le gaz continu sa détente de
~ 41 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

la pression de sortie 𝑃𝑒 à la pression inférieur ambiante𝑃𝑎 . La suite de la détente du gaz est


réalisée à la sortie de la tuyère par un faisceau d’ondes de détente. Vu que la pression de sortie
est supérieure à la pression ambiante, un élargissement du jet supersonique est observé à la
sortie de la tuyère. La frontière isobare qui sépare le jet supersonique du fluide du milieu
ambiant prend une forme divergente.

Figure III.13:Organisation de l’écoulement en régime de sous-détente.

La figure III.14 représente le profil de pression pariétale le long de la tuyère à


l’adaptation et en sous-détente. L’écoulement suit une distribution de pression strictement
décroissante depuis la pression chambre jusqu’à la pression de sortie.

Figure III.14:Profil de pression pariétale le long de la tuyère

III-4-3 Le régime de sur-détente :

Le deuxième régime supersonique hors adaptation est le régime désigné par le régime
de sur détente. Ce régime se produit lorsque la pression du milieu ambiant 𝑃𝑎 est supérieure à
la pression d’adaptation de la tuyère. La détente des gaz dans la tuyère s’effectue jusqu’à une
pression statique 𝑃1 qui est inférieure à la pression ambiante𝑃𝑎 . La couche limite du jet dans
cette situation subit une contre-pression et un choc d’intensité 𝑃2 /𝑃1 se forme dans
l’écoulement. La pression 𝑃2 est la pression après le choc, elle est presque égale à la pression
ambiante. Suivant l’intensité du choc, deux cas sont rencontrés : le régime de sur-détente
avec décollement naissant et le régime de sur-détente avec décollement étendu.

III-4-3-1 Sur-détente avec décollement naissant :

Pour des gradients de pression adverse modérés, la couche limite subsonique détecte ou
ressent la contre pression en un point O appelé origine de l’interaction juste un peu en avant

~ 42 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

de la sortie de la tuyère. La couche limite décolle de la tuyère à la lèvre et un choc oblique


se forme à la sortie de la tuyère. Dans ce régime il n’y a pas de point de décollement. Ce
régime de sur-détente est qualifié de sur-détente avec décollement naissant.

Figure III.15:Tuyère en sur-détente avec décollement


naissant de la couche limite.

III-4-3-2 Sur-détente avec décollement étendu :

La couche limite n’est pas en mesure de supporter n’importe qu’elle valeur de contre
pression. Au-delà d’une certaine valeur critique, la couche limite décolle à l’intérieur de la
tuyère. Ce décollement entraine une profonde modification de l’écoulement, comme le montre
le montage réalisé dans la figure III.16.

Figure III.16:Tuyère en sur-détente avec décollement étendu de la couche limite.

Le décollement ainsi créé va se produire dans un point S situé à l’intérieur de la tuyère.


Au niveau de ce point de décollement, il se produit une compression rapide de l'écoulement
interne de la tuyère depuis la pression 𝑃1 (pression non perturbée immédiatement avant le
décollement) jusqu’à la pression 𝑃2 (pression en aval du point décollement). Cette rapide
contre pression provoque la formation d’un choc oblique à travers du quel l’écoulement est
ralenti et dévié d’un angle ∆φ et son nombre de Mach passe de 𝑀1 à 𝑀2 . De S part une couche
de mélange, zone visqueuse assurant une transition continue des propriétés de l’écoulement
décollé entre le jet à grande vitesse situé près de l'axe de symétrie et la région proche de la

~ 43 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

paroi, où le fluide est presque stagnant. Le fluide du milieu externe est aspiré à l’intérieur de
la tuyère sous l’effet d’entraînement puis évacué dans la couche de mélange.

Ce régime est très dangereux pour la tuyère. La topologie de l’écoulement dans ce


régime est fortement influencée par le profil de la tuyère ainsi que le rapport de
pression 𝑃𝑐 ⁄𝑃𝑎 [26].

III-5 Classification des écoulements Compressibles :


Si l’on fait référence à des critères physiques on peut distinguer des écoulements
compressibles, et écoulement incompressibles.

 Écoulement incompressible : 𝑀 < 0.3 partout dans l’écoulement. les variations de la


densité et de la pression qui peuvent être négligés. Le noyau du gaz est compressible mais la
densité peut être regardée comme constant.
 Ecoulement compressible : Le nombre M dépasse quelque part la valeur de M= 0.3
dans l’écoulement.

Les écoulements compressibles peuvent être classés de plusieurs façons, dont une, est
basé sur le nombre de Mach M. Une façon commune est de classer les écoulements comme
suit :

A. Écoulement subsonique : Le nombre de mach est situé dans la gamme M<0.8.

B. Écoulement Transsonique : Le nombre Mach est situé dans la gamme0.8 < M < 1.2.
Les ondes de choc apparaissent et mènent à une augmentation rapide de la résistance.

C. Écoulement supersonique : Le nombre de mach repose dans la gamme 1.2<M<[Link]


ondes de choc sont généralement présentes.

D. Écoulement Hypersonique : 𝑀>5 Les très hautes vitesses d’écoulement causent une
sévère élévation de la température dans couches limites, il en résulter une dissociation des
molécules, ainsi que d’autres effets chimiques.

Figure III.17: Représentation des différents régimes d'écoulement.

~ 44 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

III-6 Ecoulement monodimensionnel dans une tuyère :

La résolution du problème de l’écoulement dans les tuyères supersoniques consiste à


résoudre les équations de conservation de la masse, de quantité de mouvement et de l’énergie.
Notons que ces équations sont des équations différentielles aux dérivées partielles dont la
résolution n’est pas connue à priori. A ce titre le calcul se fait sur la base des hypothèses
suivantes :

- Ecoulement adiabatique : On suppose qu’il n’y a pas d’échange de chaleur avec le


milieu extérieur.
- Ecoulement de fluide parfait : On suppose que les effets de la viscosité sont
négligeables. Il en résulte qu’il n’y a pas de dissipation d’énergie mécanique sous forme de
chaleur qui est un processus irréversible (selon le second principe de la thermodynamique).
Ainsi, l’écoulement peut être considéré comme réversible.
- Ecoulement sans combustion : On suppose qu’il n’y a pas de réactions chimiques au
sein du fluide.
- L’absence de forces de volume : On suppose que les forces de volume, et notamment
la gravité, sont négligeables.
- Ecoulement monodimensionnel: On suppose que le vecteur vitesse ne possède qu’une
seule composante non nulle.

Dans les tuyères, les écoulements qu’on va traiter sont adiabatiques réversibles : on
parle d’écoulements isentropiques. Ces écoulements jouent un rôle important dans nombreux
domaines d’application technologique.

III-6-1 Equations Fondamentales :

Les équations fondamentales du mouvement d’un fluide sont essentiellement les


équations de conservations qui découlent les lois fondamentales de la dynamique. Dans la
réalité, on ajoute à ces équations de conservation, l’équation d’état du gaz considéré [19],
[20], [33], [34].

III-6-1-1 L’équation de continuité :

L’équation de continuité doit traduire le principe de conservation de la masse. Pour un


mouvement conservatif et permanent, elle est donnée par :
div(ρV) = 0 (III. 20)

~ 45 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

III-6-1-2 L’équation de la quantité de mouvement :

Cette équation est un principe de la mécanique newtonienne qui se traduit par l’équation
de conservation de quantité de mouvement. Pour un fluide parfait en écoulement permanant et
en négligeant les forces de volumes, elle est donnée par :
dP + ρVdV = 0 (III. 21)
III-6-1-3 L’équation de l’énergie :

Pour un gaz parfait en écoulement permanant isentropique et en l’absence du travail


des forces extérieures (travail des forces internes est nul), et en négligeant l’énergie
potentielle, L’équation d’énergie s’écrit :
V2
h+ = Cste (III. 22)
2
Avec :
h = Cp T (III. 23)
III-6-1-4 Equation d’état :

L’équation d’état d’un gaz parfait est donnée par [34]:


P = ρrT (III. 24)

Pour l’air r=287,1029 J/(Kg. K)

III-7 Relations de la dynamique des gaz :

La dynamique des gaz est une partie de la mécanique des fluides traitant des
écoulements compressibles, étant donné que dans la mécanique des fluides classique les
écoulements étudiés sont pour les quels les chargements de densité du fluide sont ignorés, car,
cela n’affecte en rien l’ensemble de la solution. Néanmoins, les écoulements dont le nombre
mach est au-delà de 0.3, les paramètres de compressibilités sont conservés dans les équations
de Navier-Stockes, du coup la densité n’est plus considérée comme constante ce qui rend la
résolution de ces équations difficile analytiquement, et diverses simplifications sont prises en
compte afin de les résoudre, en admettant quelques erreurs acceptables. C’est le cas des
hypothèses tels que : gaz parfaits, écoulements unidimensionnel, écoulements isentropiques.

La dynamique des gaz fait appel à des relations expérimentales afin d’éviter certaines
complexités de calculs.

Un écoulement isentropique est un écoulement au cours duquel la valeur d’entropie


reste constante. En thermodynamique, un processus isentropique signifie une évolution

~ 46 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

adiabatique et réversible en même temps. Le terme adiabatique suppose qu’il n’y aura aucun
gain ou déficit thermique du volume de contrôle considéré dans le système, quant à la
réversibilité suppose qu’il n’y aura aucun effet dissipatif de sorte qu’il y a glissement à la
paroi. Etant donné que l’une des règles de base de la mécanique des fluides stipule qu’il y ait
frottement (non-glissement) à la paroi. Alors l’utilisation d’équations isentropiques induit à
un certain degré d’erreur, mais dans les limites acceptables pour des nécessités d’ingénierie,
car tel est l’entrain de la dynamique des gaz. Ces équations isentropiques sont dérivées des
équations de quantité de mouvement, d’énergie et des gaz parfaits. Les équations
isentropiques présentées ici sont dérivées des équations de conservations. Nous notons que le
rapport des chaleurs spécifiques «γ» varie en fonction de la température. Cependant,
dépendamment des besoins de précision du calcul, entre certaines plages de températures,
cette variation est suffisamment faible pour être parfois considérée comme négligeable.

III-7-1 Grandeurs totales :

Par définition, une grandeur totale est la grandeur qu’aurait une particule fluide si elle
était ralentie de manière adiabatique jusqu’à une vitesse nulle. Cet état est désigné par le signe
«0».

Les équations isentropiques sont présentées sous forme de rapport entre une valeur
totale et sa valeur statique [34].

D’après l’équation de la conservation de l’énergie (III. 20), on obtient [33] :

V2
Cp T + = Cp T0 (III. 25)
2

III-7-1-1 Le rapport isentropique de la température :


T γ − 1 2 −1
= (1 + M ) (III. 26)
T0 2

Avec

Cp
γ= (III.27)
Cv

III-7-1-2 Le rapport isentropique de la pression :

P T γ γ − 1 2 −γ
= ( )γ−1 = (1 + M )γ−1 (III. 28)
P0 T0 2

~ 47 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

III-7-1-3 Le rapport de masse volumique:

ρ T 1 γ − 1 2 −1
= ( )γ−1 = (1 + M )γ−1 (III. 29)
ρ0 T0 2

III-7-1-4 Le rapport de section:


A 1 2 γ − 1 2 γ+1
= ( [1 + M ])2(γ−1) (III. 30)
A∗ M γ + 1 2

III-7-1-5 Relation vitesse section (relation d’Hugoniot):

Une des relations fondamentales que nous enseigne la théorie des écoulements
monodimensionnels est la relation d'Hugoniot, qui exprime en absence de frottement, la variation
de la vitesse V du fluide le long d'une tuyère de section S où le nombre de Mach est M:
dA dV
= (M2 − 1) (III. 31)
A V
Deux cas à distinguer :
dA dV
- Écoulement Subsonique : M ˂ 1 alors soit et de signes contraires, la vitesse croit
A V

quand la section diminue et inversement.


dA dV
- Écoulement Supersonique : M ˃ 1 alors et sont de même signe. La vitesse croit quand
A V

la section croit. Ainsi dans un divergent ou la vitesse d'entrée est égale à la vitesse du son, la
vitesse continue à croître pour décroître dans un convergent (souffleries supersoniques).
- Si M = 1 alors dA =0, donc la vitesse du son ne peut être atteinte que dans une section
minimale.

Figure III.18: Effet de variation de section sur le régime de l'écoulement.


III-7-2 Grandeurs critiques:

On s’intéresse maintenant au comportement du fluide lorsque le régime de l’écoulement


devient sonique M=1. La section de la tuyère supersonique dans laquelle ce régime est atteint
est appelée section critique (col) et on dit que l’écoulement se trouve dans les conditions
critiques.

~ 48 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

De même que la définition d’une grandeur totale, on définit une grandeur critique
comme la grandeur qu’aurait une particule fluide si elle était accélérée de façon adiabatique
jusqu’à des conditions soniques M=1. Cet état est désigné par le signe «*» [33].

III-7-2-1 Le rapport isentropique de la température:

T∗ 2
= (III. 32)
T0 γ + 1

III-7-2-2 Le rapport isentropique de la pression :


P∗ 2 γ
=( )γ−1 (III. 33)
P0 γ+1

III-7-2-3 Le rapport de masse volumique :

ρ∗ 2 1
=( )γ−1 (III. 34)
ρ0 γ+1

III-8 Les principaux paramètres des performances :

III-8-1 La Force De Poussée :

La poussée délivrée par une tuyère est fonction non seulement de la vitesse d’éjection
des gaz de combustion mais aussi de la différence entre les pressions de sortie et ambiante. En
théorie monodimensionnelle d’un écoulement permanent non visqueux, la poussée s’écrie :

F = ṁ Ve + (Pe − P0 ) ∗ A (III. 35)

III-8-2 Le Coefficient De Poussée :

Le coefficient de poussée est un paramètre sans dimension défini comme le rapport de


la poussée F au produit de la pression dans la chambre de combustion ou pression totale
𝑃𝑡 par l’aire de la section au col 𝐴∗

F
CF = (III. 36)
Pt Ae

C’est un coefficient caractéristique de la détente des gaz dans la section divergente de la


tuyère. Il peut être considéré comme particulièrement caractéristique de la performance du
contour de la section divergente supersonique.

III-8-3 Coefficient de décharge :

A cause principalement des effets de frottement, les performances réelles d’une tuyère
sont généralement légèrement différentes de celles déterminées sur la base de l’hypothèse

~ 49 ~
Chapitre III : fonctionnement des tuyères supersoniques

d’un écoulement isentropique. Le coefficient de décharge noté 𝐶𝑑 est défini comme étant le
rapport du débit actuel réel à celui déterminé à partir des relations isentropiques :

débit actuel réel


Cd = (III. 37)
débit isentropique

III-8-4 Vitesse caractéristique :

La vitesse caractéristique, notée C∗ , d’une réaction est définie comme le rapport du


produit de la pression totalepar la section au col (Pt A∗ ) au débit massique 𝑚̇:

Pt A∗
C∗ = (III. 38)

C’est un paramètre qui n’est fonction que de la nature du mélange gazeux et de la


température de combustion.

III-8-5 La vitesse effective :

La vitesse effective notée Veff est la vitesse de sortie de la tuyère adaptée. Elle est
définie par le rapport de la poussée au débit massique.
F
Veff = (III. 39)

C’est un paramètre qui tient compte de la correction atmosphérique.

III-8-6 Impulsion spécifique :

L’impulsion spécifique, notée 𝐼𝑠 est définie comme le rapport de lapoussée au produit du


débit massique par l’accélération de la pesanteur :

F
IS = (III. 40)
ṁ g

C’est un paramètre généralement utilisé pour comparer les performances des propergols
utilisés pour la propulsion.

III-8-7 Impulsion Totale :

L’impulsion totale, notée I, est définie comme l’intégrale de la poussée durant la totalité
du temps de fonctionnement :
t
I = ∫ Fdt (III. 41)
0

~ 50 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Introduction :

Les tuyères supersoniques jouent un rôle très important pour la conception des engins
aérospatiaux. Les concepteurs aéronautiques ont débuté les applications en 1935 par les
tuyères coniques. A cette époque, toutes les études étaient basées sur les expériences.
Le développement par ordinateur n’avait pas encore commencé.

Après quelques années, et en parallèle avec les développements expérimentaux et


numériques, les concepteurs ont pensé à améliorer les performances des tuyères de
propulsion. Ils ont remarqué que les tuyères coniques délivraient certes une certaine poussée
mais avec une perte considérable, vu l’inclinaison de la portion supersonique comprise
entre des angles allant de 15° à 30°. Si l’inclinaison de la tuyère à la sortie est nulle, la
poussée sera donc maximale. Ce problème sera réglé par la recherche d’une forme d’une
tuyère donnant à la sortie un écoulement uniforme et parallèle. Afin de résoudre ce
problème. Ils ont pu trouver plusieurs formes, parmi les quelles citons deux formes les plus
importantes, celle des tuyères à détente centrée et celle à zone de détente.

Depuis plusieurs années, les applications sont basées sur l’utilisation de ces deux
formes de tuyères, surtout celle à détente centrée puisqu’elle pèse moins par rapport à la
tuyère à zone d’expansion (détente).

Jusqu’à maintenant, trois formes de tuyères répondant à la conception ont été


trouvées, chacune a ses avantages et ses inconvénients. Notons que les trois types de
tuyères n’ont pas forcement la même masse si elles sont utilisées pour la même délivrance de
poussée. Une question basée sur la masse peut maintenant être posée : peut-on trouver une
forme plus performante pesant moins par rapport aux autres formes et qui délivrerai les
mêmes performances thermodynamiques ? Nous pouvons dire que cette question est très
intéressante pour les concepteurs des missiles et des avions supersoniques. A titre
d’information, concernant les missiles, une chambre propulsive est constituée par deux
parties: la tuyère et la chambre de combustion. L’organe tuyère constitue environ 70% de la
masse de la structure. Cet organe est formé par deux tranches, une partie convergente et une
autre divergente. La partie convergente est indispensable et sert à faire la liaison entre la
chambre de combustion et la partie divergente de la tuyère afin de donner un écoulement
sonique au col de la tuyère. Les concepteurs des souffleries n’ont pas ce problème, puisque

~ 51 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

pour eux, l’essentiel est que la tuyère donne un écoulement uniforme et parallèle. Le plus
important est que le gaz sortant soit le plus possible froid. Nous pouvons dire dans ce cas,
que le gaz utilisé influe sur la forme de la tuyère à conception née et, par conséquent sur la
masse de la tuyère. Avant de répondre à la question posée, nous pouvons dire que
l’écoulement à l’entrée du col et à la sortie de la tuyère est horizontal pour toutes les
formes mentionnées connues par les concepteurs.

L’expérience dans une soufflerie utilisant une tuyère supersonique adaptée,


déterminée sur la base de l’hypothèse d’un gaz parfait.

La réponse préliminaire est que nous allons voir une augmentation du volume de la
tuyère pour que le gaz se détende à l’aise pour avoir réellement un écoulement isentropique.
La tuyère adaptée pour le cas d’un gaz parfait sera incluse dans le modèle des tuyères
adaptées pour le cas à haute température.

La théorie unidimensionnelle vérifier le rapport des sections entre la sortie et le col. Le


problème de calcul de l’écoulement à l’intérieur de la tuyère est assez délicat puisque la forme
de la tuyère est à priori inconnue. Autrement dit, il faut trouver en même temps, le calcul de
l’écoulement et la forme de la tuyère. Concernant la tuyère convergente, il n’y a pas de forme
meilleure par rapport à d’autres, l’essentiel est que cette partie aie pour rôle de donner un
écoulement critique au col et la forme divergente aie pour rôle d’accélérer l’écoulement de
M=1 au col jusqu’à M = Ms à la sortie. Il faut qu’il y ait une certaine détente dans la tuyère
pour accélérer l’écoulement, et comme l’écoulement est horizontal au col et à la sortie, il faut
une déviation de la paroi jusqu’à un certain angle maximal, que l’on appelle zone de détente
ou d’expansion, il faut ensuite un redressement pour donner un angle θ = 0 à la sortie, que
l’on appelle zone de redressement. La longueur de la tuyère supersonique (partie divergente)
dépend essentiellement de la longueur de la tuyère dans la zone d’expansion. Si nous faisons
une inclinaison de l’écoulement au col au lieu d’être horizontal, il sera incliné d’un certain
angle tout en gardant l’uniformité de l’écoulement pour que la théorie unidimensionnelle reste
toujours valable, nous obtiendrons une nouvelle forme qui répond bien à la question posée
auparavant. Ce type de tuyères est appelé tuyère à corps central. Il constitue le but de notre
travail.

~ 52 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

La forme de ce type de tuyère est illustrée dans la figure IV.2. Les concepteurs ont
trouvé deux formes dans ce contexte ;

 La tuyère à corps central type à bouchon "Plug Nozzle" qui est le but de ce travail.
 La tuyère à corps central de type "Expansion-de Flexion Nozzle".

La figure IV.1 présente l’historique du développement des tuyères basé sur la


considération de l’écoulement au col et à la sortie. La forme (c) est conçue pour une tuyère à
corps central. C’est la forme la plus récente.

Figure IV.1 : Écoulement au col et à la sortie d’une tuyère à corps central.

IV-1 La tuyère à corps central type à bouchon "Plug Nozzle ":

Notons que lorsque la ligne sonique est une ligne droite, la paroi au col génère des
ondes de détente centrées et divergentes et lorsque la ligne sonique possède une forme
courbée, l’écoulement à l’intérieur de la tuyère possède des lignes de Mach non centrées. Ce
type de tuyères est nommé par tuyère à corps central avec ligne sonique courbée.

Plusieurs recherches ont été faites pour le cas d’un gaz parfait à 𝐶𝑝 et γ constants. Ils
sont limités pour de faibles températures génératrices, où on peut aller jusqu’à environ1000 K
et pour un nombre de Mach de sortie 𝑀𝑆 ne dépassant pas 2.

Le contour de la tuyère est connu. Il est obtenu de telle sorte que l’écoulement à la
section de sortie est uniforme et parallèle.
~ 53 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Figure IV.2 : Tuyère à corps central type à bouchon.

L’écoulement à travers la paroi se redresse uniquement de l’angle θ = θ* au col jusqu’à


l’horizontal « θ = 0 » à la sortie. Ici la zone d’expansion est absente. Autrement dit, elle est
contractée en un point. Nous pouvons donc dire maintenant, que nous avons une possibilité de
gagner une masse de la tuyère. Pour arriver à dévier l’écoulement au col, on introduit un ‘Lip’
avec une inclinaison Ψ considérée par rapport à la verticale et l’écoulement se trouve à
l’extérieur comme le montre la figure suivante IV.3. Donc le ‘Lip’ sera incliné d’un angle Ψ
comme l’indique la figure suivante :

Figure IV.3 : Angle de déviation Ψ de la carène de la tuyère à corps central.

Pour arriver maintenant à calculer l’écoulement et à déterminer la forme de la


tuyère, nous allons présenter et récapituler les diverses hypothèses considérées.

IV-2 Hypothèses fondamentales :

Les hypothèses fondamentales introduites pour présenter le modèle mathématique de


calcul sont les suivantes :

- Le gaz utilisé est considéré comme parfait. La loi P = ρrT reste valable. C’est-àdireque
le volume occupé par les molécules (le co-volume) est nul.
- Le gaz est considéré comme thermiquement parfait. Le seuil de dissociation des
molécules n’est pas encore atteint, c’est-à-dire que nous travaillons toujours des molécules et
non pas avec des atomes.

~ 54 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

- Le gaz est considéré comme calorifiquement parfait. Les valeurs de 𝛾 et de Cp sont


Constantes.
- L’écoulement est permanent : la variation des paramètres avec le temps est nulle.
- L’écoulement est irrotationnel, c’est-à-dire qu’il y a absence de dissipations causées par
l’onde de choc.
- L’écoulement est bidimensionnel.

IV-3 Formulation Mathématique du Problème :

L’écoulement au col et à la section de sortie est unidirectionnel. Le rapport des sections


critiques reste toujours valable. Il est pris en considération pour comparer les calculs
numériques trouvés par notre modèle et la théorie. Notons ici que le rapport des sections d’un
gaz parfait, dans le chapitre III donné par l’équation (III.30) suivante :
γ+1
A 1 2 γ−1 2 2(γ−1)
= [ (1 + M )] (III.30)
A∗ M γ+1 2

Le calcul de l’écoulement et la détermination du contour de la tuyère à gaz parfait sont


basés, sur la détente de Prandtl Meyer (chapitre III), présentée par la relation, récapitulée par:

dV
dν = −√M2 − 1 (IV. 1)
V

- La relation (IV.1) est très importante pour faire l’étude de l’écoulement supersonique
- Relation entre la vitesse et la température :

dV Cp
=− dT (IV. 2)
V 2H(T)

- Relation de nombre de Mach M :

√2H(T)
M= (IV. 3)
a

Remplaçons les relations (IV.2) et (IV.3) dans la relation (IV.1), nous obtiendrons la
relation suivante :

dν = Fν (T)dT (IV. 4)

Avec :

Cp 2H(T)
Fν = √ 2 −1 (IV. 5)
2H(T) a

~ 55 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

La fonction ν est définie purement dans le régime supersonique. Lorsque M=1.0, nous
prenons ν=[Link], la valeur de ν pour M>1.0(T<T*) est donnée par:
T∗
ν(T) = ∫ Fν (T)dT (IV. 6)
T

Notons que le calcul de la valeur de ν a besoin d’intégrer la fonction Fν(T). La


procédure analytique est impossible à faire vu la complexité de cette fonction à intégrer.
Notre intérêt s’oriente donc vers le calcul numérique. Les paramètres M et ν sont reliés avec
la température T de l’écoulement. A une température T=TS on prend ν=νS. La fonction de
Prandtl-Meyer donnée dans ( chapitre III) par la théorie d’un gaz parfait [8]:
𝛾+1 𝛾+1
𝜈(𝑀) = √ 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 [√ (𝑀2 − 1)] − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔[√𝑀2 − 1] (III. 19)
𝛾−1 𝛾−1

Si : T=298k
Cp = 1001.5 J/kg. K
γ = 1.402

La fonction H(T) possède la forme suivante :

H(T) = Cp (T0 − T) (IV. 7)

Sur la figure IV.4, les lignes AE et AS représentent respectivement les ondes de Mach
du col et de la section de sortie. Par conséquent, les angles de Mach μE et μS sont calculés par
la formule (III.3), mesurée par rapport à la déviation du vecteur vitesse de l’écoulement :
1 1
μE = arcsin ( ) = arcsin( ) (IV.8)
M 1

Et
1
μs = arcsin ( ) (IV.9)
Ms

Comme 𝑀𝑆 >1.0 alors 𝜇𝑆 < 𝜇𝐸

Figure IV.4 : Présentation des angles de Mach du col et de la section de sortie.

~ 56 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Entre les lignes de Mach AE et AS, il y a une infinité d’ondes de Mach centrées,
divergentes et qui seront issues du point A de la carène (ou Lip) de la tuyère comme le montre
la figure IV.5. Chaque ligne donne un vecteur vitesse (V). A partir de ce vecteur nous
pouvons facilement déduire un point du contour du corps central. Comme le gaz est parfait, le
vecteur vitesse est toujours tangent à une ligne de courant qui sera considérée comme étant le
contour de la paroi de la tuyère à rechercher. Par conséquent, le point A est un point de
discontinuité en paramètres et en particulier en M, T et θ.

Figure (IV.5) : Naissance des ondes de détente divergentes du point A du ‘Lip’

Les propriétés de l’écoulement, telles que le nombre de Mach, la déviation de


𝑝 𝑇
l’écoulement et les rapports des pressions des températures et des masses
𝑃0 𝑇0
ρ
volumiques sont constants le long de chaque ligne de Mach issue du point A. Cette
ρ0
propriété nous donne l’avantage de déterminer rapidement et explicitement la position du
point de la paroi.

Chaque ligne de Mach issue du point A sera absorbée par la paroi de la tuyère si la
tuyère est plane. Dans la réalité, il y a réflexion de cette onde sur la paroi, mais si la tuyère est
plane, nous pouvons démontrer qu’elle sera absorbée par la paroi qui donne, après calcul, la
position du point de la paroi de la tuyère à rechercher. Si la tuyère est de type axisymétrique,
le calcul sera très délicat, vu la réflexion des ondes de Mach sur la paroi et la naissance des
zones de l’écoulement où le calcul sur la base des ondes de Mach est impossible. Dans ce
cas, il faut faire appel à la méthode des caractéristiques [8], [33], [34]. Notre travail est
consacré pour la forme plane.

La figure (IV.6) suivante présente les paramètres d’une ligne de Mach intermédiaire
APi absorbée par la paroi. L’angle 𝜃𝐸 n’est pas connu à priori. Si le dimensionnement se
fait sur la base du nombre de Mach de sortie MS , pour avoir un écoulement uniforme et
parallèle à la sortie, nous pouvons calculer l’angle θE par la relation suivante

𝑇
𝜃𝐸 = 𝜈𝑆 = ∫𝑇 ∗ 𝐹𝑣 (𝑇)𝑑𝑇 (IV.10)
𝑆

~ 57 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Notons que la température Ts , correspondant au nombre de Mach MS, sera déterminé


par la résolution de l’équation (IV.3) en substituant T=TS et M=MS.

Figure (IV.6) : Présentation des propriétés d’une ligne de Mach intermédiaire.

Une fois l’angle θE déterminé, nous pouvons facilement déterminer l’inclinaison de la


carène (Lip) par rapport à la verticale, grâce à la relation suivante :

𝜓 = 90° − 𝜈𝑠 (IV.11)

Une fois ces paramètres déterminés, nous pouvons passer à la détermination du


profil du corps central. Comme il y a une infinité d’ondes de Mach qui seront issues du
point A et comme le calcul est purement numérique, il faut discrétiser la paroi en un
nombre fini assez grand. Le profil de la tuyère sera déterminé avec une exactitude élevée si
le nombre des ondes de Mach choisi est élevé. Nous allons maintenant procéder à la présentation
des résultats sur une onde de Mach quel conque entre les ondes de Mach AE et AS.

IV-3-1 Discrétisation :

Partageons la zone de détente entre AE et AS en NP ondes de Mach y compris les


extrémités et numérotons ces ondes de gauche à droite, nous obtenons la figure IV.7 suivante.
Le repère de calcul est placé au point A.

Nous voyons clairement que plus le nombre Np des ondes de Mach est grand, plus nous
allons avoir une très bonne représentation de l’allure du corps central. Nous avons à faire un
choix sur le point de commencement de calcul. Soit du point S de sortie vers le col et dans ce
cas il faut connaître le rayon de la section de sortie, soit du point E du col vers la sortie S et
dans ce cas, il faut connaître le rayon AE du col. Nous avons préféré dans notre travail
commencer du col vers la sortie, c’est-à-dire de gauche à droite.

~ 58 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

La détermination des points de la paroi se fait d’une façon explicite, c’est-à-dire que
sinus connaissons la position et les propriétés d’un point sur la paroi, nous pouvons
facilement déterminer celles du point adjacent à droite et vis vers ça jusqu’à ce que nous
arrivions à la section de sortie. Notons ici que les lignes de Mach sont des lignes droites qui
nous facilitent la tâche par connaissance de l’équation mathématique.

Figure IV.7 : Discrétisation de la zone de détente.

Le schéma du modèle sous la présence d’une ligne de Mach est présenté dans la figure
IV.6. La températureTPi au point Piest connue. Alors, nous pouvons écrire :
1
μPi == arcsin( ) (IV.12)
MPi

T
νPi = ∫T ∗ Fv (T)dT (IV.13)
Pi

φPi = 90 − ψ − νPi + μPi (IV.14)


θPi = φPi − μPi (IV.15)
a(TPi ) = √γrTPi (IV.16)
2H(TPi )
MPi = √ (IV.17)
a(TPi )

Pour déterminer les propriétés physiques et thermodynamiques au point Pi+1 suivant


le point Pi de la paroi, considérons le schéma suivant à deux lignes de Mach adjacentes,
présenté sur la figure (IV.8).

Sur la figure IV.8, toutes les propriétés au point Pi sont connues, c'est-à-dire
que MPi ,φPi ,θPi , νPi , TPi ,xPi ,yPi et les autres paramètres sont connus. Le problème consiste
en la détermination des propriétés au point Pi+1adjacent à droite.

~ 59 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Figure IV.8 : Présentation de deux lignes de Mach adjacentes.

Considérons le triangle (A Pi Pi+1) sur la figure IV.9. Ici les points Pi et Pi+1 sont reliés
par une ligne de droite avec le point A

Figure IV.9: Calcul sur un triangle

Soient:

α: angle au sommet A.

β: angle au sommet Pi

δ: angle au sommet Pi+1.

λPi : Rayon polaire Api

λPi+1 : Rayon polaire APi+1.

XPi , YPi : Coordonnées cartésiennes du point Pi .

XPi+1 , YPi+1 : Coordonnées cartésiennes du point Pi+1 .

Alors:

α = φPi − φPi+1 (IV.18)

β = π − φPi + νS + νPi (IV.19)

~ 60 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

δ = φPi+1 − νS + νPi (IV.20)


sin(δ) sin(β)
= (IV.21)
λPi λPi+1

Ce qui donne
sin(β)
λPi+1 = λPi (IV.22)
sin(δ)

Par analogie avec la relation (IV.14), nous pouvons écrire :

φPi+1 = 90 − ψ − νPi+1 + μP+1i (IV.23)

Avec:
1
μPi+1 = arcsin( ) (IV.24)
MPi+1

T
νPi+1 = ∫T ∗ Fv (T)dT (IV.25)
Pi+1

θPi+1 = φPi+1 − μPi+1 (IV.26)

a(TPi+1 ) = √γrTPi+1 (IV.27)

2H(TPi+1 )
MPi+1 = √ (IV.28)
a(TPi+1 )

Au point Pi+1, la température Ti+1 est connue.

Les coordonnées du point Pi+1 peuvent être déterminées, comme l’indique la figure

(IV.10), par :

xPi+1 = λPi+1 cos(φPi+1 ) (IV.29)

yPi+1 = λPi+1 sin(φPi+1 ) (IV.30)

Chaque point Pi sur la paroi possède sa propre température différente des températures des
autres points. Tous sont reliés au point A par une ligne de Mach. Au point A, il y a alors une
infinité de valeurs de T et par conséquent, il est un point de discontinuité des propriétés T,
M,θ, … ect.

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Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Figure (IV.10) : Relation entre coordonnées cartésiennes et coordonnées polaires.

Pour arriver à concevoir la tuyère, nous avons choisi la discrétisation de la zone de


variation de la température T ∈[TS, T*] en NP valeurs y compris les valeurs des extrémités pour

que les calculs soient rapides.

A titre d’information, nous pouvons concevoir la tuyère sur la base de discrétisation de:

1. La zone de variation du nombre de Mach M sur la paroi qui est M∈ [1, Ms] en NP
valeurs y compris les valeurs des extrémités.
2. La zone de variation de la déviation de l’angle d’écoulement θ et par conséquent de la
paroi qui est 𝜃𝜖[𝜃𝐸 , 0] en Np valeurs y compris les valeurs des extrémités.
3. La zone de variation de l’angle de Prandtl Meyer 𝜐∈ [0,𝜐𝑆 ] en NP valeurs y compris les
valeurs des extrémités.

IV-3-2 Procédé de calcul :

En premier lieu, les données nécessaires pour concevoir la tuyère se résument comme
suit :

1. La valeur de Ms (le dimensionnement se fait sur cette base).


2. La température génératrice T0.
3. Le rayon polaire 𝜆𝐴𝐸 . Ici, nous avons pris 𝜆𝐴𝐸 = 1. pour addimensionnaliser les résultats
par rapport à ce rayon.
4. Les valeurs des paramètres CP et γ.
5. La constante du gaz (r) ; le gaz considéré est de l’air.
6. La discrétisation du nombre de Mach en Np valeurs.

La première étape consiste à déterminer quelques résultats nécessaires pour la


~ 62 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

conception, qui sont :

1. La valeur de la Fonction de Prandtl-Meyer à la sortie de la tuyèreνS = 𝐅𝐏𝐌(MS ).


2. La valeur de l’angle de Mach pour M = MS .
3. La déviation Ψ de la carène (Lip) par rapport à la verticale : Sera calculée en utilisant la
relation (IV.11).
AS
4. Le rapport des sections théoriques unidimensionnelles = f(MS ) en utilisant la
A∗

relation (III.30). Ce rapport nous servira plus tard comme une source de comparaison de
validation de notre calcul numérique. Autrement dit, durant le procédé, on calcule le rapport
AS
donné par la méthode développé en fonction de NP et de voir la convergence.
A∗

5. Les rapports thermodynamiques critiques au col de la tuyère : Les procédés de


T P∗ ρ∗
détermination de la température T* et les rapports thermodynamiques critiques ∗ , , sont
T0 P0 ρ0

donnés, respectivement, par les relations (III.32), (III.33) et(III.34). (Chapitre III)
6. Les rapports thermodynamiques à la section de sortie : Les procédés de détermination
T0 P0 ρ0
de la température TS et des rapports Thermodynamiques , , d’un gaz parfait à
TS PS ρS

correspondant au nombre de Mach supersonique de sortie sont donnés, respectivement, par les
relations (III.26), (III.28) et(III.29).

Comme le procédé de calcul présenté par les relations (IV.22), (IV.23), …, (IV.30) est
en fonction de deux points successifs (c’est une forme de suite), il faut donner les résultats au
point de départ. Le point de départ choisi est le point E ou la première ligne de Mach AE. Sur
cette ligne, nous avons :

• Le nombre de Mach : ME = 1.0 (Entrée sonique).

• L’angle de Mach : µE = 90°.

• La valeur de la fonction de Prandtl-Meyer : νE = 0.

• L’angle polaire : φE = 90 – Ψ – νE + µE.

• Le rayon polaire : λE= 1 (parmi les données).

La position du premier point de la paroi :

xE = λE cos(φE ) (IV.31)

yE = λE sin(φE ) (IV.32)

~ 63 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

L’angle de déviation de l’écoulement:

𝜃∗ = 𝜃𝐸 = 𝜑𝐸 − 𝜇𝐸 (IV.33)

La section critique du col:

A∗ =AE=2λE (IV.34)

Nous pouvons calculer maintenant :

- Le rayon (distance verticale) de la section de sortie en tenant compte du fait que la section
est plane. Nous avons alors :
YS AS
= (IV.35)
λE A∗

Cette distance est calculée en utilisant le rapport des sections 1D. La même valeur
sera recalculée en utilisant le calcul numérique par la relation (IV.40).

- Le rayon (distance verticale) entre l’axe de symétrie et le point E est donné par :

R c = ys − yE (IV.36)

La deuxième étape consiste à affecter les résultats obtenus au point E dans le point P1
pour i=1. Ici, la température au point E est égale à T*.

Pour chaque ligne de Mach, il faut connaître la température au centre de détente A qui
représente aussi la température sur la paroi.

Comme le nombre de points choisi est égal à NP, alors, nous obtenons NP–1 panneaux, la
température au point Pi est donc donnée par :

Ti = T∗ − (i − 1)ΔT (IV.37)

Et :
T∗ −Ts
∆T = (IV.38)
N−1

La relation(IV.37) nous conduit à distribuer les températures d’une façon uniforme.


Afin de déterminer l’allure du corps central avec un nombre de points NP le plus petit possible
et dans un temps réduit pour une précision donnée.

En incrémentant le compteur de i=2 jusqu’à NP, nous allons déterminer les propriétés

~ 64 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

thermodynamiques et physiques le long de toutes les lignes de Mach sélectionnées au


départ et par conséquent, la forme du corps central sera obtenue.

Pour accélérer le processus du calcul de l’intégrale (IV.25), nous pouvons considérer


cette intégrale sous la forme suivante :
T
νi 1  νi  T i Fν (T ) dT (IV. 39)
i 1

Alors, l’obtention de la valeur 𝜐𝑃𝑖+1 (du point (i+1)) se fait en ajoutant à la valeur de
la fonction de Prandtl-Meyer 𝜐𝑃𝑖 (du point (i)), l’intégrale entre les températures successives
TP et TP qui sont généralement très proches. La différence de calcul entre (IV.25) et
i +1 i

(IV.39) est que, plus on se rapproche du le point S de la section de sortie, l’intervalle


dans l’intégrale (IV.25) devient très grand par rapport à l’intervalle de l’intégrale de (IV.39).
Si le nombre NP est grand, l’intervalle de l’intégrale de (IV.39) devient très petit. Alors, dans
la relation (IV.39), nous pouvons évaluer le résultat, en utilisant l’algorithme de Simpson,
avec un nombre de panneaux très réduit. Pour les applications numériques, si NP est grand,
nous pouvons choisir environ 5 à 7 points intermédiaires pour l’évaluation de l’intégrale de
(IV.39).

A partir des résultats du dernier point lorsque i=NP (point de la section de sortie),
nous pouvons fixer par la suite quelques résultats :

1- La position du point S de sortie de la tuyère est donnée par:

XS XNP YS YNP
= , = (IV.40)
λE λE λE λE

2- La distance axiale entre la section de sortie et le coin de la carène ‘Lip’ est donnée par:
XPlug XS
= (IV.41)
λE λE

3- La longueur totale de la tuyère est mesurée comme la distance axiale entre le point E du
col et le point S de la section de sortie. Elle est donnée, sous forme non-dimensionnelle, par:
L XS XE
= − (IV.42)
λE λE λE

4- Le rapport des sections correspondant à la discrétisation de NP points peut être calculé


par la relation suivante :

~ 65 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
AS YS YNP
(calculé) = = (IV.43)
A∗ λE λE

IV-4 Paramètres Thermodynamiques :

En chaque points i, les paramètres thermodynamiques peuvent être déterminés par:

- Le rapport des températures au point i de la paroi peut être calculé par la relation
suivante une fois la température Ti est obtenue:
T Ti
( ) = (IV.44)
T0 i T0

Ce rapport nous servira pour faire le choix convenable du matériau de construction du


corps central résistant à cette température.

- Le rapport des masses volumiques au point i de la paroi est donné par la relation
suivante :
1
ρ T γ−1
( ) = ( ) (IV.45)
ρ0 i T0 i

Ce rapport servira pour évaluer la masse du gaz existant à chaque instant dans l’espace
de l’écoulement du corps central.

- Le rapport des pressions au point i de la paroi est donné par:


γ
P T γ−1
( ) = ( ) (IV.46)
P0 i T0 i

Ce rapport nous servira pour la détermination de la force de pression exercée sur la


paroi du corps central.

IV-5 Masse du corps central :

Le segment numéro (i) du corps central est illustré sur la figure IV.11 Pour calculer la
masse de la structure du corps central, considérons les deux suppositions suivantes :

1- La forme de la paroi entre deux points successifs est rapprochée par une ligne droite.
Cette supposition donne des bons résultats si le nombre de points NP est très élevé.

2- Le corps central est constitué du même matériau et d’une épaisseur constante.

Le calcul de la masse de la structure est lié avec le calcul de la longueur curviligne de la


paroi du corps central. Alors, par unité de profondeur et sous forme non-dimensionnelle, on
obtient:

~ 66 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)

Masse 2 2
i=N −1
= 2 ∑i=1 P √(Xi+1 − Xi ) + (λi+1 − Yi ) (IV.47)
ρM tM lλE λE λE λE λE

IV-6 La force de pression exercée sur la paroi :

La pression exercée sur le tronçon numéro (i) de la figure IV.11est rapprochée par
l’interpolation suivante:
Pi +Pi+1
P(i) = (IV.48)
2

i+1
(i)
Fx( i)
( i)
i

Figure IV.11 : Force de pression exercée sur un segment du corps central.

La force de pression axiale exercée sur ce tronçon peut être calculée par:
Xi+1 Xi 2 λi+1 Yi 2
FX(i) = P(i) √( − ) +( − ) sin(𝜃(𝑖) ) (IV.49)
λE λE λE λE

La force de pression axiale totale exercée sur le corps central, par unité de profondeur,
est calculée comme la somme de toutes les forces de pression axiales exercées sur tous les
tronçons. Le corps central est constitué par deux parties par raison de symétrie. Sous forme
non-dimensionnelle, on obtient:
F i=N −1 P(i) Xi 2 Yi 2
= 2 ∑i=1 P √(Xi+1 − ) +(
λi+1
− ) sin(θ(i) ) (IV.50)
P0 lλE P0 λE λE λE λE

IV-7 Masse du gaz dans le divergent :

La masse du gaz existante à chaque instant dans la partie divergente du corps central
entre les lignes de Mach AE et 𝐴𝑆 (y compris la zone uniforme) peut être évaluée. On peut
considérer l’espace de la tuyère comme l’union des triangles placés l’un adjacent de l’autre
comme le montre la figure IV.7, y compris la zone uniforme entre la ligne de Mach AS et
l’horizontal. Le nombre total des triangles est égale à NP-1 en ajoutant le triangle de la zone
uniforme. La masse du gaz, par unité de profondeur, qui se trouve dans l’espace compris entre
deux lignes de Mach successives reliant les points A et i et les points A et i+1 comme le
montre la figure IV.9, est rapprochée par:

MasseGaz(i) = ρ(i) A(i) l (IV.51)


ρi +ρi+1
ρ(i) = (IV.52)
2

~ 67 ~
Chapitre IV Conception des tuyères à corps central type à bouchon
(Plug Nozzle)
Xi+1 Yi −Xi Yi+1
A(i) = (IV.53)
2

Au point A du triangle considéré, il y a deux valeurs de la masse volumique, l’une égale


à celle du point i et l’autre égale à celle du point i+1. Pour cette raison, on a considéré la
valeur moyenne de la masse volumique entre les deux points (IV.52). La position du point A
n’est pas figurée dans la relation (IV.53) car 𝑋𝐴 = 𝑌𝐴 = 0.

Dans la zone uniforme, la masse du gaz, par unité de profondeur, est donnée par :
𝑋𝑆 𝑌𝑆
MasseGaz (zone uniforme) = ρS (IV.54)
2

La masse totale du gaz dans le divergent (y compris la symétrie du corps central), par
unité de profondeur, sous forme non-dimensionnelle, est donnée par la relation suivante :
𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒𝐺𝑎𝑧 ρ 𝑋𝑆 𝑌𝑆 i=N −1 ρ(i) 𝑋𝑖+1 𝑌𝑖 𝑋𝑖 𝑌𝑖+1
= ( S) [ ] + ∑i=1 P ( )[ − ] (IV.55)
𝜌0 𝑙𝜆2𝐸 𝜌0 𝜆𝐸 𝜆𝐸 ρ0 𝜆𝐸 𝜆𝐸 𝜆𝐸 𝜆𝐸

~ 68 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Dans le chapitre précédent, on a présenté les diverses étapes nécessaires à l’obtention


des paramètres du dimensionnement d’une tuyère à corps central donnant à la sortie un
écoulement uniforme et parallèle. Les paramètres sont :

- La forme de la tuyère supersonique à corps central type à bouchon ‘Plug Nozzle’.


- La longueur de la tuyère
- Déviation du ’Lip’ nommée par l’angle ψ
- La masse de la structure de la tuyère (de bouchon)
- La variation de nombre de Mach le long de la paroi du corps central
- La variation de la pression le long de la paroi du corps central
- La variation de l’angle de déviation de l’écoulement le long de la paroi de la tuyère
- La longueur de bouchon
- La force de pression exercée sur la paroi du corps central
- La distance entre le ‘Lip’ et la section de sortie
AS
- Le rapport des sections ⁄A calculé en fonction de la discrétisation.

A
- Le rapport des sections S⁄A exactes données par la formule théorique.

- La section au col de la tuyère 𝐴𝑐𝑜𝑙


Les données qu’on a prises ici sont les suivants :
- Rapport de la chaleur spécifique𝛾.
- Le nombre de Mach à la section de sortieMS .
- Le rayon polaire du col de la tuyèreλE .
- La discrétisation du corps central par le nombre de points Np .

Dans ce chapitre, notre objectif est la mise en application de la méthode développée sur
l’ordinateur.

Avant d’écrire les résultats obtenus, il faut noter qu’ils seront présentés sous formes de
courbes et suit par les résultats numériques.
Le procède de calcul est donné par l’organigramme qui résume les partie de base du
programme pour la résolution du problème proposé. Le temps de calcul effectué varie suivant
la discrétisation choisie et le type de résultat.
On a choisi de présenter le profil de tuyère pour cinq valeurs de nombre de Mach de
sortie Ms = 2.00, 2.50 ,3.00,3.50 et 4.00. Et pour un rapport de chaleur spécifiqueγ = 1.402.

~ 69 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

ρ
Les courbes de variations de M, θ, P⁄P , T⁄T , ⁄ρ et le long de la paroi de la tuyère, telle que
0 0 0

chaque figure englobe trois courbes de variation pourMs = 2.00, 2.50 et 3.00.
L Mplug Mgaz Fp Xplug
Les résultats numériques du dimensionnement , , , , , ψ en fonction
λE ρ0 t l λE ρ0 λ2E l P0λE l λE

de nombre de Mach de sortie 𝑀𝑠 sont presenter graphiquement dans l’intervalle [1.00,5.00].


L’échelle sur les figures est pris orthonormée seulement pour la présentation des profils
des tuyères. Concernant la validité des résultats, on a deux sources de comparaisons. La
As
première source de comparaison est celle de rapport de section donné par la théorie
A∗

unidimensionnelle qui reste toujours valable pour notre cas puisque au col et à la sortie,
l’écoulement est unidirectionnel. La deuxième source de comparaison est celle des résultats
trouvés dans [18]. Les valeurs des résultats de dimensionnement sont obtenues après la
As
convergence du rapport calculé numériquement, vers la valeur exacte avec une précision
A∗

voulue.

DEBUT

Lecture des données :


Rapport de chaleur spécifique γ = ?
La chaleur spécifique à pression constante Cp = ?
Nombre de Mach de sortie MS = ?
La température génératrice T0 = ?
La pression statique de sortie PS = ?
Rayon polaire du col λE = ?
Discrétisation de la paroi par le nombre Np = ?

Détermination les résultats à la sortie de la tuyère :


La valeur de la Fonction de Prandtl Meyer pour M = MS : νS = 𝐅𝐏𝐌(Ms )

~ 70 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

1
Angle de Mach de sortie :μS = arcsin( )
MS

Rapport des sections théoriques AS ⁄A∗ [voir la relation (III.30)]

Angle polaire : φS = μS

Calcul de l’inclinaison du ’Lip’ par rapport à la verticale :


ψ = 90.0 − υs

Résultat au col :
Le nombre de Mach au col : ME = 1.0

Valeur de la Fonction de Prandtl Meyer au col : νE = 0.0

Angle de mach au col : μE = 90.00

Angle polaire au col : φE = 90 − ψ − νE + μE

Rayon polaire au col : λE = 1.0

Position de ‘Lip‘ : XE = λE cos(φE ),YE = λE sin(φE )

Initialisation les paramètres à zéro :


Longueur de la tuyère : L = 0.0

Longueur de l’arc de la tuyère : Larc = 0.0

La masse du gaz dans le divergent : Mgaz = 0.0

Force de pression : Fp = 0.0

Distance entre le col et la sortie de la tuyère : Xplug =0.0

~ 71 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Position et paramètres du point gauche 1 :


Xp1 = XE , Yp1 = YE

λp1 = λE , φ p1 = φE

νp1 = νE , θp1 = φP1 − μp1

Mp1 = ME

I=1

Calcul les paramètres au point de droite 2 de la discrétisation par :


Nombre de Mach Mp2 : Mp2 = Mp1 + ∆M

Valeur de la Fonction de Prandtl-Meyer : νp2 = 𝐅𝐏𝐌(Mp2 )

Angle de Mach : μp2 = arcsin(1⁄M )


p2

Angle polaire : φp2 = 90 − ψ − νp2 + μp2


03
Inclinaison de la paroi : θp2 = φp2 − μp2

sin(νS −φp1 −νp1 )


Rayon polaire : λp2 = λp1
sin(νS −φp2 −νp1 )

Position du point P2 : Xp2 = λp2 cos(φp2 ) , Yp2 = λp2 sin(φp2 )

Calcul de la distance axiale entre les deux points de gauche et droite 1et 2 :
L12 = Xp2 − Xp1

~ 72 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Calcul de la longueur du segment de la paroi entre les deux points 1et 2 :

2
Lseg = √(Xp2 − Xp1 )2 + (Yp2 − Yp1 )

Calcul de la section de passage de gaz dans le divergent :


1
A = (Xp2 Yp1 − Xp1 Yp2 )
2

Calcul les paramètres thermodynamiques au point 2 :


T
Rapport de température [voir la relation (III.26)]
T0

P
Rapport de pression [voir la relation (III.28)]
P0

ρ
Rapport de la masse volumique [voir la relation (III.29)]
ρ0

P
Rapport de pression [ voir la relation ()]
P0
Incrémentation aux valeurs des paramètres physiques et thermodynamiques:
L = L + L12

Larc = Larc + Lseg

~ 73 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Pp2
Fp = Fp + [Lseg sin(θp2 ) ]
P0

1 ρp2 ρp1
Mgaz = Mgaz + [ ( + ) A]
2 ρ0 ρ0

Affectation les résultats du point 2 de droite dans celui 1 de gauche :


λp1 = λp2

X p1 = Xp2

Yp1 = Yp2

νp1 = νp2

φ p1 = φp2

μp1 = μp2

𝑀𝑝1 = 𝑀𝑝2

I=I+1

Oui
03 I ≤ NP

Nom
E

~ 74 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Calcul des résultats à la sortie de la tuyère :


La position du point de sortie : X S = Xp2 , YS = Yp2
les coordonnées polaire du point de sortie : λpS = λp2 ,φ S = φp2
Rayon du point de sortie : R S = YS

Longueur externe du bouchon :


X plug = Xs

Rayon du corps central au col de la tuyère :


R E = R s − YE

Calcul numériques des paramètres de dimensionnement :

Section du col : A∗ = 2√XE2 + YE2

Section de sortie : As = 2R S

Rapport des sections calculé : A S ⁄A ∗

Force de pression exercée sur la paroi : Fp = 2Fp


ρ
La masse de gaz dans le divergent : Mgaz = Mgaz + ( S XS YS )
ρ0

La masse de la structure de bouchon : Mplug = 2Larc

~ 75 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Transformation des résultats pour l’adimensionnalisation par rapport au


rayon 𝜆𝐸 de la section du col :
YE XE
YE = ⁄λ , XE = ⁄λ
E E

X plug λs
X plug = ⁄
λE , λS = ⁄λ , L = L⁄λ
E E

RE Rs
RE = ⁄λ , RS = ⁄λ
E E

A∗ AS
A∗ = ⁄λ , As = ⁄λ
E E

Mplug Mgaz Fp
Mplug = ⁄ , Mgaz = ⁄2 , Fp = ⁄λ
λE λE E

Affichages des résultats du dimensionnement :

FIN

Figure V.1 : Organigramme simplifié du programme de calcule numérique

~ 76 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

V-1 Effet de la discrétisation sur la convergence du problème :

Le but de ce paragraphe c’est de voir la convergence du problème en essayant


d’augmenter le nombre de nœuds sur la paroi du corps central et de calculer pour chaque cas,
les différents paramètres caractérisant la conception de la tuyère supersonique ; L’exemple
qu’on a pris ici est pour γ = 1.40 avec un nombre de Mach de sortie Ms = 2.50. Le rayon de
la section au col λE = 1.
On peut diviser les paramètres de dimensionnement en deux parties. La première partie
ne dépend pas de la discrétisation 𝑁𝑝 de la paroi, tels que, la déviation de ‘Lip’, les angles
polaires 𝜑𝑠 , 𝜑𝐸 du col et de la sortie ainsi que la position du ‘Lip’𝑋𝐸 , 𝑌𝐸 .Cependant, ces
paramètres dépendent uniquement des valeurs de Ms et 𝛾, et pour l’exemple choisi, le tableau
V.1 résument les valeurs numériques trouvées.
ψ (°) φs (°) φE (°) θ∗ (°) xE xE AS
⁄λ ⁄λ ⁄A (exacte)
E E ∗

50.876585 23.580493 129.123415 39.123415 -0.630678 0.776045 2.6367187

Tableau V.1 : Paramètres de conception de la tuyère à corps central indépendant de𝑁𝑝 .


La deuxième partie présentée par le reste des paramètres, dépendent essentiellement
de la discrétisation de la paroi du corps central. Le tableau V.2 résume les divers résultats
numériques obtenus par le programme. Le problème converge avec une erreur𝜀, si le rapport
des sections calculé numériquement pour la discrétisation choisi et le rapport des sections
théorique, vérifiés la relation (V.1) suivante. Les autres paramètres convergent aussi vers la
solution exacte.

AS A
𝜀(AS⁄ % = |1 − ( ⁄A )𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 /( S⁄A )𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é | × 100 (V.1)
A∗ ) ∗ ∗

~ 77 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
Np λs L⁄ Xplug Mplug Mgaz Fp As Erreur
⁄λ λE ⁄λ ⁄A
E E ρ 0 t l λE ρ0 λ2E l P0λE l ∗
(%)
( calculé)
10 8.084201 8.041193 7.410515 8.580714 3.385358 0.580006 3.230877 18.39
50 6.812373 6.875352 6.244674 7.305677 2.652210 0.531187 2.722587 3.26
100 6.701584 6.773794 6.143116 7.194994 2.592790 0.526001 2.678310 1.58
200 6.648767 6.725379 6.094701 7.142246 2.564576 0.523277 2.657201 0.78
500 6.617835 6.697025 6.066347 7.111359 2.548051 0.521554 2.644839 0.31
1000 6.607645 6.687684 6.057006 7.101184 2.542598 0.520954 2.640767 0.15
5000 6.599533 6.680248 6.049571 7.093084 2.538247 0.520457 2.637525 0.03
10000 6.598522 6.679321 6.048643 7.092075 2.537706 0.520393 2.637121 0.02
20000 6.598017 6.678858 6.048180 7.091570 2.537435 0.520361 2.636919 7.60 10-3
50000 6.597713 6.678580 6.047902 7.091267 2.537265 0.520341 2.636798 2.99 10-3
100000 6.597612 6.678487 6.047809 7.091166 2.537204 0.520335 2.636757 1.46 10-3
200000 6.597562 6.678441 6.047763 7.091116 2.537158 0.520331 2.636737 6.90 10-4
500000 6.597531 6.678413 6.047735 7.091085 2.537122 0.520329 2.636725 2.30 10-4
1000000 6.597521 6.678404 6.047726 7.091075 2.536849 0.520329 2.636721 7.67 10-5
2000000 6.597516 6.678399 6.047713 7.091070 2.539924 0.520328 2.6367187 1.38 10-6

Tableau V.2 : Paramètres de conception de la tuyère à corps central dépendant de 𝑁𝑝


As
On remarque bien qu’une fois le rapport des sections ⁄A calculé numériquement

converge vers la valeur théorique, les paramètres de conception convergents aussi vers les
valeurs exactes dont on ne connait pas a priori. Par exemple on veut faire une conception
d’une tuyère avec une erreur de 0.0001 du rapport des sections, on peut prendre une
discrétisation environ de 𝑁𝑝 = 200000 de points. Si on prend une discrétisation
𝑁𝑝 = 2000000 de point on arrive à une erreur des rapports environ de 0.000001.

Le tableau V.2 donne le nombre de points 𝑁𝑝 minimum nécessaire pour avoir la précision
pour quelques valeurs du Ms lorsque γ=1.40. Alors, on peut conclure que le nombre
nécessaire 𝑁𝑝 pour avoir une précision donnée dépend essentiellement de Ms et γ.

~ 78 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

V-2 Variation du nombre de Mach Ms de sortie pour 𝜸 fixé :

Le but de ce paragraphe c’est de voir la forme du corps central en changeant le nombre


de Mach de sortie en fixant le rapport des chaleurs spécifiques 𝛾 et en essaye de tracer sur le
même graphe les formes des tuyères à fin de voir la forme en échelle orthonormé. L’exemple
choisi ici et pour 𝛾 = 1.40 avec cinq valeurs de nombre de Mach Ms=2.00, 2.50, 3.00, 3.50 et
[Link] résultats du dimensionnement sont présentés dans le tableau (V.3). La discrétisation
est choisie pour 𝑁𝑝 = 2 ∗ 106 de point sur le corps central.
La figure V.2 suivante présente l’allure du corps central à partir du col jusqu’à la
section de sortie pour différentes valeurs du nombre de Mach de sortie. On remarque
clairement que plus le nombre de Mach désiré a la section de sortie Ms est grand demande
une forme plus grande par rapport à un nombre de Mach petit.
Concernant les paramètres de conception, on remarque toujours que, la masse du corps
central, la poussée, longueur de la tuyère et les autres paramètres augmentent avec
l’augmentation du nombre de Mach Ms. La discrétisation choisi pour l’exécution du
programme est 𝑁𝑝 = 2 ∗ 106 points. Les résultats sont présentés par rapport au rayon polaire
𝜆𝐸 du col afin d’adimensionaliser le calcul.

~ 79 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

(a) Forme du corps central pour Ms=2.00 ,2.50 ,3.00


(b) Forme du corps central pour Ms=3.00 ,3.50 ,4.00
Figure V.2 : Forme du corps central d’une tuyère pour différents nombres de Mach de sortie
Ms.

~ 80 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)
𝑀𝑆 2.00 2.50 3.00 3.50 4.00

ψ (°) 63.667388 50.876585 40.353652 31.610627 24.381913

𝜑 𝑆 (°) 30.003062 23.580493 19.473095 16.603130 14.478881

Φ𝑆 (°) 116.332612 129.123415 139.646348 148.389370 155.618087

𝜆𝑠 3.371134 6.597516 12.655592 23.635094 42.570424


𝜆𝐸
𝑥𝐸 -0.443581 -0.630678 -0.762062 -0.851630 -0.910814
⁄𝜆
𝐸

𝑦𝐸 0.896234 0.776045 0.647504 0.524144 0.412817


⁄𝜆
𝐸

𝐿⁄ 3.362979 6.678399 12.693731 23.501305 42.129195


𝜆𝐸

𝑋𝑝𝑙𝑢𝑔 2.919397 6.047713 11.931669 22.649675 41.218381


⁄𝜆
𝐸

𝜃∗ (°) 26.332610 39.123415 49.646348 58.389370 65.618087

𝑀𝑝𝑙𝑢𝑔 3.493912 7.091070 13.589561 25.124172 44.765940


𝜌0 𝑡 𝑙 𝜆𝐸

𝑀𝑔𝑎𝑧 1.397052 2.539924 4.497669 7.865186 13.463243


𝜌0 𝜆2𝐸 𝑙

𝐹𝑝 0.286684 0.520328 0.745882 0.949934 1.127142


𝑃0 𝜆𝐸 𝑙

𝐴𝑠
⁄𝐴 ( 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é) 1.685720 2.63671875 4.218921 6.753509 10.643591

𝐴𝑆 1.686656 2.6367187 4.229730 6.780140 10.719708


⁄𝐴 (exacte)

Tableau V.3 : Résultats numériques de conception d’une tuyère pour différents nombres de
Mach de sortie MS pour un gaz parfait.

~ 81 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

V-3 Variation des paramètres le long de la paroi du corps central :

Le but de ce paragraphe est de voir la variation des paramètres thermodynamiques et


physique sur le long de la paroi du corps central du col jusqu’à la section de sortie de la
tuyère. Les exemples choisie ici sont pour 𝛾 = 1.40et trois valeurs de
𝑀𝑆 ;𝑀𝑆 = 2.00, 2.50 𝑒𝑡 3.00avec une discrétisation 𝑁𝑝 = 2 ∗ 106 des points. La détente du
gaz est due à l’augmentation du nombre de Mach de 𝑀 = 1 au col à 𝑀 = 𝑀𝑆 à la sortie,
encore à la diminution de l’angle de déviation de l’écoulement de 𝜃 = 𝜃 ∗ au col à 𝜃 = 0à la
sortie pour avoir un écoulement uniforme et parallèle.

V-3-1 Variation du rapport de pression le long de la paroi de la tuyère :

La figure V.3 présente la variation du rapport thermodynamique (rapport de pression)


sur la paroi du corps central pour 𝛾 = 1.40 .On remarque une diminution du rapport du col
vers la sortie ce qui donne une diminution de la pression et par conséquent une augmentation
du nombre de Mach, cela explique une détente rapide à travers le divergent (c’est le corps
central).

On remarque une autre chose qu’il y a une variation très rapide et chute de pression
juste après le col de la tuyère ensuite une diminution assez faible après cette station jusqu’à la
section de sortie.

Les valeurs du rapport au col et à la sortie de la tuyère sont présentées dans le tableau
suivant :
MS 2.00 2.50 3.00
PE 0.528282 0.528282 0.528282
⁄P
0

PS 0.127786 0.058535 0.027279


⁄P
0

Tableau V.4 : les valeurs du rapport de pression au col et à la sortie de la tuyère


pour différentes nombre de Mach de sortie.

On remarque que la pression à la section de sortie diminue considérablement lorsque le


nombre de Mach à la sortie augmente. La valeur du rapportP⁄P au col est la même puisque
0

ME = 1.00 et pour les trois courbes on a pris𝛾 = 1.402.

~ 82 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Figure V.3 : Variation du rapport de pression le long de la paroi corps central d’une tuyère
pour différentes valeurs de MS .

La présentation du rapportP⁄P , nous servira pour la détermination de la force de


0

pression exercée sur la paroi du corps central, ainsi que pour faire l’étude de la distribution de
contrainte et déformation appliquée sur la structure constituant la paroi.

V-3-2 Variation du rapport de température le long de la paroi de la tuyère :

La figure V.4 présente la variation des rapports thermodynamiques (rapport de


température) le long de la paroi du corps central.

On remarque que les sections aux voisinages du col sont chaudes à raison du rapport
élevé de 𝑇⁄𝑇 au niveau de ces régions ensuite un changement considérable dans une courte
0

région et diminution jusqu’à la section de sortie. Alors le gaz à la sortie est froid par rapport à
la région du col. On peut dire ici qu’il faut un matériau réfractaire puissant résistant à la
température surtout dans la zone proche du col puisque la température est élevée et rapprocher
de celle de la chambre de combustion.

~ 83 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Figure V.4 : variation du rapport de température le long de la paroi du corps central pour
différentes valeurs de MS .

Les valeurs du rapport 𝑇⁄𝑇 au col et à la sortie de la tuyère sont présentées dans le
0

tableau suivant :
MS 2.00 2.50 3.00
TE 0.832637 0.832637 0.832637
⁄T
0

TS 0.554369 0.450982 0.356041


⁄T
0

Tableau V.5 : les valeurs du rapport de température au col et à la sortie de la tuyère pour
différentes nombre de Mach de sortie

On remarque encore que la température à la section de sortie diminue si le nombre de


MachMS augmente, ce qui veut dire qu’il y a une transformation de l’énergie thermique de la
chambre de combustion à une énergie cinétique .Le rapport T⁄T est le même au col ici on a ;
0

Autrement dit le rapport T⁄T au col dépens que de 𝛾.


0

Le but de la présentation du rapport 𝑇⁄𝑇 c’est pour faire un bon choix du matériau, qui
0

va résister à cette distribution de température. On note que cette variation présente encore la

~ 84 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

condition aux limites du traitement du problème de transfert de chaleurs avec la paroi du


corps central.

V-3-3 Variation du rapport de la masse volumique le long de la paroi de la tuyère :


ρ
La figure V.5 représente la variation du rapport des masses volumiques ⁄ρ à travers la
0

paroi du corps central de la tuyère.


ρ
Les valeurs du rapport ⁄ρ au col et à la sortie de la tuyère sont présentées dans le
0

tableau suivant :
MS 2.00 2.50 3.00
ρE 0.634058 0.634058 0.634058
⁄ρ
0

ρS 0.230507 0.131790 0.076617


⁄ρ
0

ρ
Tableau V.6 : Résultat du rapport ⁄ρ pour différentes valeurs de MS.
0

Figure V.5 : Variation du rapport de la masse volumique le long de la paroi du corps central
pour différentes valeurs du nombre de Mach de sortie.

V-3-4 Variation de nombre de Mach le long de la paroi de la tuyère :

La figure V.6 représente la variation de nombre de Mach à travers la paroi interne du


corps central, on remarque clairement l’augmentation du nombre de Mach du col jusqu’à la

~ 85 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

section de sortie. On voit clairement encore qu’au col, le nombre de Mach est égale à l’unité
et à la section de sortie de la tuyère est uniforme.

On remarque encore une variation rapide juste après le col environ de 15% de région
totale où la détente de gaz est assez grande dans cette région. Cette variation est d’allure
identique indépendant de la valeur de𝛾. Par conséquent, on peut dire que cette augmentation
de nombre de Mach explique naissance d’une énergie cinétique par transformation d’une
énergie thermique emmagasinée dans le gaz sous forme de température élevée 𝑇0 de la
chambre de combustion.

Figure V.6 : Variation de nombre de Mach le long de la paroi du corps central.

V-3-5 Variation de l’inclinaison de la paroi du corps central :

La figure V.7 représente la variation de l’inclinaison de la paroi du corps central, on


remarque que l’inclinaison de la paroi à la section de sortie est nulle, ce qui donne que
l’écoulement est horizontal. Autrement dit, il est unidimensionnel. Au niveau du col de
chaque allure, l’inclinaison de la paroi n’est pas nulle par rapport à l’horizontal afin d’aborder
au maximum la taille de la tuyère à l’intérieur et pour donner une détente très grande et
rapide.
MS 2.00 2.50 3.00
θ (degré) col 26.332616 39.044311 49,64635
θ(degré) sortie 0.00 0.00 0.00

Tableau V.7 : Les valeurs numériques de l’inclinaison de la paroi au col de la tuyère.

~ 86 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

Figure V.7 : Variation de l'angle d'inclinaison de la paroi du corps central pour différentes
valeurs deMS .

V-4 Variation des paramètres du dimensionnement :

Le but de ce paragraphe c’est de présenter la variation des paramètres de


dimensionnement en fonction du nombre de Mach MS dans l’intervalle [1.00, 5.00]. On a
choisi cet intervalle par ce que les hypothèses prisent ici pour la formulation du problème sont
valable généralement dans le domaine supersonique fixé par les auteurs dans l’intervalle
considéré. Au-delà de ce nombre de Mach, le gaz ne devient plus calorifiquement et
thermiquement parfait puisque la température augmente considérablement et le gaz se
dissocié pour former des atomes. Ce régime est appelé régime hypersonique où d’autres
paramètres physiques doivent être prisent en compte. La discrétisation choisie pour
l’obtention des résultats est 𝑁𝑝 = 2 ∗ 106 de points.

~ 87 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

V-4-1 Variation de la longueur du corps central en fonction du 𝐌𝐒 :

La courbe suivante présente la variation de la longueur de la tuyère𝐿⁄𝜆 en fonction du


𝐸

nombre de Mach de sortie.

Figure V.8 : Courbe de variation de la longueur du corps central en fonction de MS .


𝐌𝐩𝐥𝐮𝐠
V-4-2 Variation du en fonction du 𝐌𝐒 :
𝛒𝟎 𝐭 𝐥 𝛌𝐄

La courbe suivante présente la variation de la masse de la tuyère en fonction du nombre


de Mach.

Figure V.9 : Courbe de variation de la masse du corps central de la tuyère


en fonction MS .

~ 88 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

𝐌𝐠𝐚𝐳
V-4-3 Variation du en fonction du 𝐌𝐒 :
𝛒𝟎 𝐥 𝛌𝟐𝐄

La courbe suivante présente la variation de la masse du gaz du divergent en fonction de


nombre de Mach de sortie𝑀𝑆 .

Figure V.10 : Variation de la masse du gaz du divergent en fonction de 𝐌𝐒

V-4-4Variation de l’angle 𝛙 en fonction du 𝐌𝐒 :

La courbe suivante présente la variation de l’angle de déviation du ‘Lip’ par rapport à la


vertical en fonction du nombre de Mach de sortie.

Figure V.11 : Variation du l'inclinaison du 'Lip' par rapport à la vertical en fonction de Ms.

~ 89 ~
Chapitre V : Résultats et Discussions (programmation)

𝐅𝐩
V-4-5Variation de en fonction du 𝐌𝐒 :
𝐏𝟎 𝛌𝐄 𝐥

La figure suivante présente la variation du rapport de la force de pression en fonction du


nombre de Mach de sortie.

Figure V.12 : Variation de la force de poussée de corps central en fonction de M𝑠 .


𝐗 𝐩𝐥𝐮𝐠
V-4-6Variation de en fonction du 𝐌𝐒 :
𝛌𝐄

La courbe suivante présente la variation de en fonction du nombre de Mach de sortie.

Xplug
Figure V. 13 : Variation de en fonction de MS .
λE

~ 90 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

Introduction :

L’outil CFD (Computational Fluide Dynamics) devient de plus en plus intéressant


surtout après le saut énorme dans le domaine informatique en termes de vitesse des
processeurs et d’espace mémoire disponible. Ce qui rend la CAO (conception assistée par
ordinateur) et la simulation numérique des phénomènes physiques plus économiques et plus
rapides que les méthodes classiques.

La CFD (Computation Fluid Dynamics) est simplement le calcul numérique appliquéà


la mécanique de fluides. Cela consiste à résoudre sur une géométrie donnée les équations
fondamentales de la mécanique des fluides, que l’on peut éventuellement coupler aux
équations de transfert thermique ou de réaction chimique.

VI-1 Le Maillage :

VI-1-1Le Maillage et le volume de contrôle :

Figure VI .1 : Le Maillage et le volume de contrôle.


La figure VI. 1 représente le maillage, le volume de contrôle et les conditions aux
limites utilisées pour faire le calcul, dans ce cas, on a un calcul des écoulements internes et
2D avec la présence les ondes des détentes de types Prandtl Meyer, alors une condensation et
raffinement du maillage est nécessaire surtout dans les zones de haute pression (le col) et
proche a la paroi, le maillage utilisé est triangulaire structuré contient 147312 nœuds et
293183 maille.

~ 91 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

VI-1-2 Histoire de convergence :

Figure VI .2 : Histoire de convergence.

La figure VI. 2 représente l’histoire de convergence de cas traité. Cette figure montre
que tous les résidus sont baisés d’au moins trois ordres de grandeurs et indiquent donc que
tous les résidus sont convergés.

VI-1-3 Contour de la pression statique :

La figure VI. 3 représente le contour de la pression statique dans la tuyère étudiée, On


remarque généralement une diminution de la pression statique du col jusqu’a la sortie de la
tuyère, par exemple la pression statique au niveau du col égale 9.46 106Pa, et elle diminue
jusqu'à 2.18 104Pa, mais cette diminution se fait graduellement et progressivement, ce qui
veut dire l’existence des ondes de détente de type Prandtl-Meyer surtout au niveau du col, et
remarquable dans la figure par les lignes de Mach.

Figure VI. 3 : Contour de la pression statique

~ 92 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

VI-1-4 Contour de la masse volumique :

La figure VI. 4 représente le contour de la masse volumique dans la tuyère étudiée, On


remarque généralement une diminution de la masse volumique du col jusqu’à la sortie de la
tuyère, par exemple la masse volumique au niveau du col égale 2.44 Kg/m3 et elle diminue
jusqu'à 0.192 Kg/m3, cette diminution se fait graduellement et progressivement, ce qui
s’indique de l’apparaître de la compressibilité dans le calcul des écoulements supersoniques.

Figure VI.4 : Contour de la masse volumique.

VI-1-5 Contour de la vitesse et nombre de mach :

Figure VI.5 : Contour de la vitesse

~ 93 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

Figure VI. 6 : Contour de nombre de Mach


Les figures VI. 5et VI. 6 représentes le contour de la vitesse et le nombre de Mach
relatif dans la tuyère étudiée, On remarque généralement une augmentation de la vitesse du
col jusqu’à la sortie de la tuyère, par exemple la vitesse au niveau du col égale 835m/s avec
un nombre de Mach égal à 1.0 et elle augmente jusqu'à 1540m/s avec un nombre de Mach
Ms=2.5 au niveau de l’axe de symétrie, mais cette augmentation se fait graduellement et
progressivement, ce qui veut dire l’existence des ondes de détente de type Prandtl-Meyer
surtout au niveau du col, et on peut remarquer clairement dans la figure les lignes de Mach.

Pour les mêmes données enregistrées sur les figures VI. 4 et VI. 6 le nombre de Mach
local dans la tuyère varie contrairement à la pression statique local ceci est confirmé par
l’équation de Bernoulli.

VI-1-6Contour de la température statique :

La figure VI. 7 représente le contour de la température statique dans la tuyère étudiée,


on remarque généralement une diminution de la température statique du col jusqu’à la sortie
de la tuyère, par exemple la température statique au niveau du col égale 1650 K et elle
diminue jusqu'à 550 K, cette diminution se fait graduellement et progressivement, ce qui
montre les étapes de refroidissement des écoulements.

~ 94 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

Figure VI.7 : Contour de la température statique

VI-1-7 les vecteurs des lignes de courant :

La figure VI.8 représente les vecteurs des lignes de courant dans la tuyère étudiée, On
remarque généralement que les lignes de courant prennent la forme du corps centrale et
condensée, et devient uniforme dans sortie.

Figure VI. 8 : les vecteurs des lignes de courant.


VI-2 Les paramètres au niveau de la paroi :

VI-2-1Variation de pression statique sur la paroi :

Nous servira pour déterminer la force de pression statique exercée sur la paroi du
divergent. Cette figure indique une chute de pression statique à travers le divergent qui va
délivrer une force de pression. La pression statique servie encore pour faire l’étude sur la
distribution de la contrainte radiale et tangentielle, pour but d’étudier la résistance du matériau.

~ 95 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

La figure VI.9. Présente Variation de Pression statique le long de la paroi à travers la


tuyère à corps central bidimensionnelle type à bouchon dimensionnée sur la base du modèle
gaz parfait. On voit une augmentation de pression statique juste après la détente au col lorsque
la température génératrice T0 augmente, et une diminution de pressions dans la région de
Kernel à travers la paroi. Plus que la température de chambre de combustion augmente plus
que la distribution de pression du gaz parfait sur la paroi augmente on remarque l’effet de
température. La pression rentre dans le cadre de calcul de coefficient de poussé.

Figure VI. 9 : pression statique sur la paroi

VI-2-2Variation de nombre de mach M et la Vitesse sur la paroi :

Nous donne une indication sur l’écoulement.

La figure VI.10 Présente la variation de nombre de Mach M et la vitesse le long de la


paroi à travers la tuyère à corps central bidimensionnelle type à bouchon dimensionnée sur la
base du modèle gaz parfait. On voit clairement une diminution du nombre du Mach juste
après la détente au col lorsque la température génératrice T0 augmente, et une augmentation
de nombre de Mach au niveau de la région du Kernel à travers la paroi.

~ 96 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

Figure VI.10 : La variation de nombre de Mach et de la vitesse le long de la paroi d’une


tuyère ‘PN’.

VI-2-3Variation de la température statique sur la paroi :

Nous donne une indication sur le choix convenable du matériau de la construction qui
va résister à cette température. La température statique nous servie encore pour déterminer la
condition au limite interne du modèle mathématique du transfert de chaleur à travers le
matériau utilise pour la construction de la tuyère.

La figure VI.11 Présente la variation de la température statique le long de la paroi à


travers la tuyère à corps central bidimensionnelle type à bouchon dimensionnée sur la base du
modèle gaz parfait. On voit une augmentation la température statique juste après la détente au
col lorsque la température génératrice T0 augmente, et une diminution de la température
statique au niveau du région de Kernel à travers la paroi.

~ 97 ~
Chapitre VI: Simulation Numérique par Fluent

La figure VI.11 : La température statique sur la paroi

VI-2-4Variation de la masse volumique sur la paroi :


Nous donne une indication sur la quantité du gaz qui va traverser le divergent afin de
déterminer la durée de la vie du carburent. Encore il servira pour l’obtention du rapport des
pressions.
La figure VI.12 Présente la variation de Masses Volumiques le long de la paroi à
travers la tuyère à corps central bidimensionnelle type à bouchon dimensionnée sur la base du
modèle gaz parfait. On voit une augmentation de la masse volumique juste après la détente au
col lorsque la température génératrice T0 augmente, et une diminution de la masse volumique
dans la région de Kernel à travers la paroi. La masse volumique n’est pas importante pour
nous, parce que nous permet de calculer le débit et on a un débit entre la section d’entrée et la
section de sortie à travers la tuyère constant au niveau de la paroi ce qui démontre son non
influence.

La figure VI.12 : Masse volumique sur la paroi.


~ 98 ~
Conclusion général

CONCLUSION

La conception des tuyères supersoniques reste un domaine assez vaste avec des sujets
de recherches riches en progression, tels que l’amélioration de la manœuvrabilité et la
furtivité des aéronefs de combat via l’obtention d’une poussée maximale par l’intermédiaire
de la conception de la tuyère.

A partir de cette étude de calcul de l’écoulement supersonique dans la tuyère à corps


central type à bouchon « Plug Nozzle »bidimensionnelle avec l’hypothèse d’un gaz parfait et
dans le cadre d’un gaz thermiquement et calorifiquement parfait. On a pu avoir nos résultats
d’après :

-Le programme de calcul numérique, qui permet de déterminer par une méthode développée
en collaboration, les formes de profils des tuyères supersoniques planes à corps central « Plug
Nozzle » donnant à la sortie un écoulement uniforme et parallèle, et le calcul des paramètres
thermodynamiques à travers la tuyère.

-La simulation numérique qu’on a réalisée par le code fluent pour le cas bidimensionnelle
dans le cadre d’un gaz parfait.

A la fin on peut citer les points suivants :

 Le choix du nombre de Mach de sortie influe sur la conception de celle-ci de sorte


qu’un nombre de Mach de sortie plus élevé demande une taille de tuyère plus ample.
 La plus petite longueur de tuyères est obtenue dans le cas d’une tuyère à corps central.
 Tous les paramètres et autres peuvent être déterminés en fonction du nombre de Mach à
la sortie MS et le rapport des chaleurs spécifiques 𝛾du gaz utilisé pour le modèle GP.
 La variation des paramètres thermodynamiques contribue au choix du matériau de
construction de la tuyère.

Travaux de future :

Après une recherche bibliographique assez poussée dans le domaine de la conception


des tuyères supersoniques tout au long de notre étude, nous remarquons que différents
documents et travaux publiés du domaine traitent le modèle du gaz parfait à chaleurs
spécifiques Cp et Cv constantes [6], [7], [25] pour différentes configurations de tuyères, tel

~ 99 ~
Conclusion général

que nous l’avons effectué dans ce mémoire pour la tuyère à corps central de type à bouchon.
Cependant, l’hypothèse du gaz parfait devient irrecevable en ce qui concerne le comportement
réel du gaz lorsque la température génératrice est élevée, dépassant les 1000 K. De ce fait, le
modèle mathématique de calcul nécessite une reconsidération tout en tenant compte de la
variation de température, d’où la nouvelle dénomination « modèle du gaz parfait à haute
température ». Il faut noter qu’au niveau de la conservation de la masse et de la quantité de
mouvement, il n’y a pas de changement quelconque sauf pour la conservation de l’énergie.

L’application des tuyères dimensionnées sur la base des hypothèses d’un gaz parfait
au cours des expériences aéronautiques, quand la chambre de combustion génère des
températures élevées, donne des résultats concernant les performances convoités par la tuyère,
avec des valeurs différentes de celles définies par le calcul. Nous proposons alors en tant que
sujet de mémoire future de faire la conception du même type de tuyères ‘’Plug Nozzle’’, en
développant un modèle mathématique qui va tenir compte de la température et la pression, et
ainsi en apportant des modifications à l’étude que nous avons établie.

Pour une étude encore plus poussée pour la tuyère à corps central de type à bouchon,
nous proposons des sujets de thèse suivants :

 Faire la conception et le dimensionnement à géométrie axisymétrique en tenant compte


de la variation de température par la méthode des caractéristiques vu la réflexion des ondes de
Mach sur la paroi de la tuyère, avec les hypothèses d’un gaz parfait, calorifiquement parfait et
thermiquement parfait.
 Développer le modèle tridimensionnel de sections carrées ou elliptiques.
 Essayer de considérer le ‘ Lip ‘ comme une région de courbure et voir son influence sur
la forme obtenue de la tuyère.
 Le décollement de la couche limite à travers la tuyère supersonique à de forts régimes
de sur-détente désigne également un thème intéressant à traiter.

En fin de compte, nous espérons que ce modeste travail puisse représenter une
référence de base pour des études à venir approfondies dans la conception des tuyères
supersoniques à corps central de type à bouchon, ainsi nous y contribuerons de cette manière.

~ 100 ~
Références

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flows ‘’Lecture Notes in physics, Flow field calculations, Session IV, pp. 187-192, 1971

[2] [Link]. “Computation of steady nozzle flow by a time dependent method”,


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[3] M. C. CLINE. “Computation of two-dimensional viscous nozzle flow”, AIAA


Journal, Vol. 14, No.3,pp. 295-296. 1974.

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Number Internal/External Flows”, AIAA Journal, Vol. 21, No.2, pp. 172-173, 1982.

[5] M. C. Cline. VNAP2: ‘’A computer program for computation of two–dimensional,


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[9] THOMPSON, P. ‘’Compressible Fluid Dynamics’’, MCGRAW-HILL, 1972.

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d’une tuyère de type TOC et définition d’un nouveau concept: le BOCCAJET’’ ,thèse
de doctorat à Aix-Marseille Université, soutenue le 19 janvier 2011.

[11] EL-KACHBOUR.K ET KOUDRI-B,‘’Simulation Numérique sur les tuyères


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[12] YOHANN PERROT, ‘’étude, mise au point et validation de modèles de turbulence


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Références

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Praxis Ltd, Chichester, UK, 2009.

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[21]HAMITOUCHE.T., DJEBBAR.O.,” Développement d’une méthode de conception


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[22] Sutton G. P., “Rocket Propulsion Elements”, sixth edition, California, 1992.

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4699, 42SlAIAA/ASME/SAE/ASEE Joint Propulsion Conference & Exhibit,
Sacramento, California, July 09-12- 2006.

[32]INGEL. RYHMING. Jr., ‘‘Dynamique des fluides’’, Presses Polytechniques


Romandes, Lausanne, Suisse, 1984

[33] ANDERSON .Jr, JOHN. D,‘’Fundamentals of Aerodynamics’’, McGraw-Hill


Book Company, New York, 1988.

[34] ANDERSON. Jr, JOHN. D,‘’Modern Compressible Flow with Historical


Perspective’’, McGraw-Hill Book Company, New York, 1982.

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