Législation et neutralité Certificat d’aptitudes pédagogiques
L’enseignement secondaire
professionnel
Alexandre Belot
Mukadder Dereli
[Link] Céline Leroy
Table des matières
Vocabulaire..................................................................................................................................................3
Quand s’inscrire en professionnel ?.............................................................................................................3
En quoi consiste l’enseignement professionnel dans l’enseignement de plein exercice ?...........................4
Quels sont les titres délivrés ?......................................................................................................................5
Quelles sont les différentes options ?..........................................................................................................6
En cas de contestation d’une décision, quels sont les recours possible en communauté française ?..........7
Quels sont les diplômes et conditions pour enseigner ?..............................................................................9
Quelles sont les alternatives à l’enseignement de plein exercice ?............................................................10
Bibliographie..............................................................................................................................................12
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L’enseignement secondaire professionnel
Vocabulaire
Avant de commencer, un peu de vocabulaire. On parle maintenant de degrés d’enseignement.
L’enseignement secondaire se subdivise en trois degrés de deux ans chacun (trois ans maximum
pour le premier degré):
1. le 1er degré, dit degré d'observation (élèves âgés de 12 à 14 ans* - maximum 16 ans)
2. le 2e degré, dit degré d'orientation (élèves âgés de 14 à 16 ans*)
3. le 3e degré, dit degré de détermination (élèves âgés de 16 à 18 ans*)
4. le 4e degré est organisé de manière spécifique dans le cadre de la filière professionnelle
de l’enseignement secondaire pour des études en section soins infirmiers.
* âges auxquels ces degrés sont normalement suivis
Quand s’inscrire en professionnel ?
Chaque année, de nombreux élèves poursuivent leurs études secondaires dans l’enseignement
professionnel. Ce n’est qu’à partir de la 3e année qu’il est possible d’entamer des études dans
cette forme d’enseignement.
En effet, au terme du 1er degré commun, l’élève peut décider de continuer ses études en
humanités générales ou de se diriger vers des humanités technologiques, techniques ou
professionnelles.
Par ailleurs, si l’élève passe au 2e degré sans avoir obtenu son CE1D (Certificat d’Enseignement
du 1er Degré) au terme du 1er degré, le conseil de classe peut l’orienter vers une 3e
professionnelle.
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En résumé, pour pouvoir s’inscrire en 3e professionnelle l’élève doit donc répondre à une de ces
3 conditions :
Avoir réussi le 1er degré (CE1D),
Avoir été orienté par le conseil de classe vers une 3e professionnelle,
Être âgé de 16 ans avant le 31 décembre et ne pas satisfaire pas aux dispositions de
l’équivalence des diplômes et certificats d’études étrangers.
En quoi consiste l’enseignement professionnel dans l’enseignement de plein
exercice ?
Pour mieux comprendre en quoi consiste les différentes catégories d’humanités, et notamment
les humanités professionnelles, voici un petit schéma qui illustre la structure de l’enseignement
secondaire de plein exercice à partir de la 3e année.
1période=50min
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Les 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire de plein exercice sont organisés en :
2 sections : TRANSITION – QUALIFICATION
4 catégories d’humanités : Générales – Technologiques – Techniques – Professionnelles
4 formes d’enseignement : Générales (G) – Techniques (T) – Artistiques (A) –
Professionnelles (P)
Ce qui nous intéresse dans notre tableau est donc la section de qualification, et plus
spécifiquement la partie « Humanités professionnelle »
La formation professionnelle prépare à l’entrée dans la vie active tout en permettant la
poursuite d’études supérieures.
L’enseignement professionnel est axé sur la pratique:
Les élèves sont en contact direct avec des professionnels de leur secteur et effectuent
des stages en entreprise, ce qui les prépare efficacement au monde du travail.
Il offre de nombreuses possibilités de poursuivre des études supérieures. Les élèves qui
le souhaitent peuvent choisir de suivre une formation universitaire ou une formation
supérieure de type court.
Il offre de nombreuses opportunités pour les jeunes qui souhaitent se spécialiser dans
un domaine technique ou artisanal. Grâce à une formation pratique et axée sur la
profession, les élèves sont préparés efficacement au monde du travail et peuvent
poursuivre des études supérieures s’ils le souhaitent.
Quels sont les titres délivrés ?
Un Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur (CESS) et un Certificat de Qualification (CQ).
Possibilité de faire une 7e année diplômante (CESS en 7e professionnelle) et/ou
qualifiante/complémentaire.
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Autrement dit, dans l’enseignement professionnel, l’élève passe 75% de son temps à suivre des
cours en rapport avec l’apprentissage d’un métier et 25% à suivre des cours généraux.
Le CESS est quant à lui délivré au terme de la 7e année professionnelle.
Quelles sont les différentes options ?
AGRONOMIE
– Agent·e agricole polyvalent·e (CPU)
– Agriculture et maintenance du matériel
– Équitation
– Horticulture et maintenance du matériel
ARTS APPLIQUÉS
– Arts appliqués
– Armurerie
– Gravure-bijouterie
CONSTRUCTION
– Bois
– Carreleur·euse – chapiste (CPU)
– Construction – gros oeuvre
– Couvreur·euse-étancheur·euse (CPU)
– Équipement du bâtiment
– Maçon·ne (CPU)
– Menuisier·ère d’intérieur et d’extérieur (CPU)
– Monteur·euse en chauffage et en sanitaire (CPU)
– Peintre décorateur·rice (CPU)
– Plafonneur·euse cimentier·ère (CPU)
ÉCONOMIE
– Vente
– Travaux de bureau
HABILLEMENT ET TEXTILE
– Confection
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HÔTELLERIE-ALIMENATION
– Boucherie-charcuterie
– Boulangerie-pâtisserie
– Cuisine et salle
– Restaurateur·rice (CPU)
INDUSTRIE
– Armurerie
– Électricité
– Électroménager et matériel de bureau
– Horlogerie
– Imprimerie
– Installateur·rice électricien·ne (CPU)
– Mécanicien·ne d’entretien automobile (CPU)
– Mécanique garage
– Mécanique polyvalente
SERVICE AUX PERSONNES
– Coiffeur·euse (CPU)
– Coiffure
– Services sociaux
– Soins de beauté
En cas de contestation d’une décision, quels sont les recours possible en
communauté française ?
En cas de désaccord avec la décision du conseil de classe, d'un professeur ou de la direction de
l'établissement, les parents d'élèves ou l'étudiant majeur disposent de plusieurs possibilités de
recours.
Si le désaccord persiste malgré le dialogue, les parents ou l’élève majeur peuvent faire appel à la
procédure interne avant le 30 juin ou cinq jours après la délibération pour les conseils de classe
de septembre. La procédure interne est organisée par le pouvoir organisateur de l'école
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(instance différente de la direction). La procédure à suivre figure dans le règlement des études
qui est communiqué lors de l'inscription des élèves.
Toutes les informations relatives aux recours dans l'enseignement secondaire sont disponibles sur le
site de l'Agers (Administration générale de l'Enseignement et de la recherche scientifique).
Les décisions du Conseil de classe et du Jury de qualification peuvent être contestées par
l’introduction d’une procédure de conciliation interne auprès de l’école (1ère étape). Il s’agit
d’une étape obligatoire pour pouvoir introduire un recours externe (2ème étape) contre une
décision d’échec (AOC) ou de réussite avec restriction (AOB), prise ou maintenue au terme de la
conciliation interne.
1. Première étape : conciliation interne - contestation d’une décision du Conseil de classe
ou du Jury de qualification
Lors de la contestation d’une décision du Conseil de classe ou du Jury de qualification, la
première étape contraignante est d’introduire une procédure de conciliation interne
auprès de l’établissement scolaire.
Cette procédure peut être introduite par la personne investie de l’autorité parentale de
l’élève mineur ou par l’élève majeur qui souhaite qu’une décision du Conseil de classe ou
du Jury de qualification soit réexaminée par ceux-ci. Cette procédure de conciliation
interne est propre à chaque établissement qui doit communiquer, aux parents (ou
responsables légaux) des élèves mineurs, et aux élèves majeurs, la façon dont il organise
cette conciliation (voir Règlement d’ordre intérieur).
Le délai minimum d’introduction de cette procédure ne peut être inférieur à deux jours
ouvrables après la communication de la décision qui peut intervenir par voie orale, écrite
ou d’affichage.
La procédure interne est clôturée :
au plus tard le 25 juin pour les Jurys de qualification et le 30 juin pour les Conseils
de classe de juin.
5 jours après la délibération pour les Conseils de classe et les Jurys de
qualification de septembre
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La notification de la décision à l’issue de la procédure de conciliation interne doit être,
soit remise en mains propres au requérant contre accusé de réception, soit envoyée par
voie recommandée.
2. Deuxième étape : recours externe - contestation d’une décision d’échec (AOC) ou de
réussite avec restriction (AOB), prise ou maintenue à la suite de la conciliation interne :
En cas de désaccord avec la décision d'échec (AOC) ou de réussite avec restriction (AOB)
prise à l'issue de la conciliation interne, la personne investie de l’autorité parentale de
l’élève mineur ou l’élève majeur peut introduire un recours externe auprès du Conseil de
recours.
Ce recours doit être introduit avant le 10 juillet pour les décisions de première session,
et dans les 5 jours ouvrables scolaires qui suivent la notification de la décision de
deuxième session.
L’introduction d’un recours externe n’est pas suspensive du respect de la décision prise
par le Conseil de classe. En cas de réformation, la décision du Conseil de recours
remplace la décision du Conseil de classe.
Intenter un recours externe ne sert donc pas à :
obtenir une seconde session
contester une seconde session
contester la décision du Jury de qualification
Quels sont les diplômes et conditions pour enseigner ?
Pour donner cours dans l’enseignement, on doit disposer de l’aptitude requise. Cette preuve
d’aptitude détermine les matières que l’on peut enseigner, dans quel degré et si on peut être
nommé. Il existe trois types de titres permettant d'accéder à la fonction d'enseignant :
Les titres requis : Il faut disposer d’un certificat d’aptitude requis et être titulaire
d’un diplôme de base dans la discipline à enseigner et d’un certificat d’aptitude
pédagogique.
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Les titres jugés suffisants : Il faut disposer d’un certificat d’aptitude jugé suffisant et être
titulaire d’un diplôme de base du même niveau que le diplôme requis et d’un certificat
d’aptitude pédagogique.
Autres titres : les candidats qui ne disposent pas d'un titre requis ou jugé suffisant,
peuvent donner des cours sous certaines conditions, par exemple sur la base d’une
expérience professionnelle.
Quelles sont les alternatives à l’enseignement de plein exercice ?
Après l’enseignement de plein exercice, il y a l’obligation scolaire à temps partiel.
Cela veut dire que le mineur peut s'inscrire dans un type d'enseignement qui propose de
combiner la formation générale et la pratique professionnelle. Il s'agit d'un enseignement
alternatif à l'enseignement traditionnel de plein exercice. Pour ce faire, le mineur doit donc
s'inscrire dans une des filières suivantes :
Dans l'enseignement secondaire en alternance: il permet aux étudiants de combiner une
formation pratique en entreprise avec une formation théorique en école. Cette méthode
d'enseignement est très appréciée des employeurs, car elle permet aux étudiants
d'acquérir des compétences concrètes sur le terrain tout en suivant des cours théoriques
adaptés à leur métier. Cet enseignement est dispensé dans un établissement appelé
CEFA (Centre d’Education et de formation en Alternance). Un CEFA est une structure
commune à plusieurs établissements d’enseignement secondaire ordinaire de plein
exercice organisant, au 2ème et au 3ème degré, l’enseignement technique de
qualification ou l’enseignement professionnel. Toutefois, un CEFA peut ne comporter
qu’un seul établissement.
A une formation en alternance organisée par l'Institut wallon de formation en alternance
et des indépendants et des petites et moyennes entreprises (IFAPME) ou le Service
formation petites et moyennes entreprises créées au sein des services de la Commission
communautaire française (SFPME)
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A noter que l'étudiant doit avoir au moins 15 ans et avoir terminé le premier cycle de
l'enseignement secondaire. Cependant, certaines écoles et certains programmes peuvent avoir
des exigences supplémentaires en matière d'âge ou de diplôme. Il est donc recommandé de
vérifier auprès de l'établissement d'enseignement concerné pour connaître les exigences
spécifiques de leur programme en alternance.
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Bibliographie
Site web de la Fédération Wallonie-Bruxelles : [Link]
[Link]
[Link]
Blog du site web de l’ASBL SIEP (Service d'Information sur les Etudes et les Professions) -
Le blog du SIEP - Information sur les études et les professions :
[Link] professionnelle : information, conditions
d'inscription, options... - Le blog du SIEP
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