(6)IL ETAIT UNE FOIS L’AFRIQUE
I.
Berceau de l’humanité
Un continent tant convoité
Privé de liberté
Nos possibilités sont limitées
Nous avons souffert sous le joug de l’esclavage
Souffert entre des mains sauvages
La colonisation nous a causé des ravages
De l’Afrique elle a changé le visage
Dans l’histoire on nous a pris pour des hommes de couleur.
Notre histoire a été dite avec des phrases de douleurs
On luttait pour la survie, on fuyait le malheur
Notre esprit a été corrompu, dépourvu des valeurs
On s’est retrouvé subitement à terre
Perdus et confus, nous étions sans repères
L’élan maudit de nos caractères
Nous a même poussé à renier nos pères
Il est aujourd’hui une Afrique néo-colonisée
Que des grandes puissances avares ont déstabilisée
Il est aujourd’hui une Afrique perdue et divisée
Qu’il nous incombe de conscientiser
Nous sommes assoiffés de développement
Pourtant nous n’agissons pas autrement
On se laisse entrainer dans des mouvements
Qui nous maintiennent au sous-développement
Certains veulent qu’on se tiennent à l’arrière
Ils nous rangent et nous font barrière
Nous exploitent comme une carrière
Ils nous imposent leurs manières
L’Afrique a beaucoup d’ennemis
Certains passent pour des amis
Par un semblant d’appui qu’ils ont promis
D’autres se croient tout permis
Regardons l’avenir, arrêtons de nous entasser
Il est pour nous impossible de recenser le passé
Il est dur de travailler avec un pot cassé
Rendons-nous seulement capables de travailler assez
II.
Le développement nous attend à l’autre bord
Encore une rivière à traverser
Là, le prix à payer n’est plus de l’or
Mais une indétermination à renverser
Nous pouvons nous tenir la main et guérir l’Afrique
Nous sommes encore capables de sortir le cou
Nous pourrons être demain un continent prolifique
Même si nous avons encaissé bien de coups
L’Afrique pourrait soudain revenir
A la place qu’il avait en l’antiquité
L’Afrique a encore de l’avenir
Et peut posséder un grand nombre d’entités
On se demande par quel miracle arrivera tout ceci