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Gramática

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Le lieu

1. prépositions de lieu
Précèdent un nom de lieu ou de commerce
Dans espace fermé ou limité par des bâtiments (rue, allée, quartier, parc, cour, impasse)
Sur espace ouvert ou large surface (place, boulevard, route, quai, chemin)
commerces, bureaux ou sigle avec article
À
+ lieu connu (aux Champs-Élysées)
personne, nom propre ou sigle sans article
Chez peut désigner aussi un groupe (le jeu est important chez l’enfant)
On dit : revenir de chez son professeur
- À précède un lieu géneral // Dans précède un espace particulier
Je suis au bureau // je suis dans un grand bureau
- Même chose pour en et dans (vivre en ville/dans une ville de province)

2, 3, 4. prépositions et adverbes de lieu


Prépositions Adverbes
- Dans- à l’interieur // Hors de- à l’exterieur - Dedans // dehors
(en dehors de) - Dessus // Dessous, au-dessous, en dessous
- Au-dessus de (sans contact) // Sur (avec au-dessus (sans contact), dessus (avec
contact) - encima contact)
- Sous (avec contact) // au-dessous (sans - Adverbes composés
contact) – debajo là-dessus/dessous ; là-dedans ; par-
- « Au-dessous de » et « en dessous de »- dessus/dessous ; ci-dessus/dessous
interchangeables - Cas particuliers
- Par-dessus/par-dessous s’emploient sans s’asseoir sur, mais DANS un fauteuil
« de » marcher dans le vent, sous la pluie- à
l’ombre/au soleil
lire dans un journal, sur Internet mais
passer à la télé/radio
- Devant // derrière : position dans - En haut // en bas
l’espace - Au pied // au sommet d’un lieu
- En avant // en arrière : mouvement géographique
- Avant // après : position dans le temps - Au fond : point le plus bas ou le plus
- À l’avant // à l’arrière : position à reculé
l’intérieur d’un véhicule - Par terre : au niveau du sol
- En face de : devant le visage // dos à - A gauche // à droite : situation ou
- Au dos de : au verso d’une page direction
- Face à : surtout employé avec une idée - Au rez-de-chaussé, au 2e étage
- Par-devant // par-derrière : un passage

- Entre deux unités // parmi plusieurs unités


o Avec un multiple choix on emploie souvent entre
o Parmi peut signifier dans avec un collectif pluriel
o Entre autres : parmi d’autres
o De tous/d’entre tous : parmi tous
- Près : proximité spatial (s’oppose à loin de) // proche : proximité affective (indique aussi une
affinité)

1
o Près est une prèposition (avec un verbe d’action on emploie près de)
o Proche est un adjectif (on l’emploie avec les verbes d’état : être, paraître, sembler)
- À…. De : mesure une distance en kilomètres ou en temps
- Auprès de : dans l’entourage de

5. Adverbes de lieu
ici et là
- Désignent un lieu proche de celui qui parle
- Ici introduit le lieu d’où l’on parle
- Ils peuvent désigner le même lieu ou ils peuvent distribuer deux points dans un même lieu
- Être là : être présent

là-bas
- Désignent un lieu éloigné de celui qui parle
- Y remplace là-bas avec des verbes attachés à un lieu dans la durée (habiter, vivre, rester, travailler)
- Là, placé en début de phrase et suivi d’une pause, signifie « à cet endroit/moment-là »
- Là en fin de phrase n’indique pas l’éloignement
- Expressions
o Les gens d’ici
o par ici/ par là
o D’ici là
o Jusqu’ici / jusque-là

6, 7. Verbes du voyage
- Venir : vers le lieu où on est // Revenir : venir une nouvelle fois
- Aller : vers un autre lieu // Retourner : aller une nouvelle fois
o Venir peut signifier aller vers celui qui parle (venez chez moi)
o Se retourner : tourner la tête vers
o Retourner quelque chose : mettre à l’envers
o Rentrer : revenir chez soi/ dans son pays
En s’applique à tous les moyens de transport techniques (voiture, bus) mais à pied, à cheval ou
à/en moto

- Importe, immigre, apporte : dans // exporte, émigre, emporte : hors de


- Apporter : venir avec un objet // amener : venir avec une personne
- Emporter : aller avec un objet // emmener : aller avec une personne
- Mener, amener signifie aussi « guider », « conduire »
- Amener tend à remplacer « apporter » pour les objets, sauf pour un objet que l’on offre
- Accompagner, déposer, amener // aller chercher, passer prendre

- Joindre : contacter par téléphone ou mail // rejoindre : physiquement


- Rencontrer : pour la première fois // retrouver
- Partir/s’en aller : quitter le lieu où on est
o Partir de indique une provenance
o Partir à/pour indique une destination
o Partir pour … de …
- Autres verbes courants

o Se rendre à o Quitter un lieu


o Se mettre en route pour un lieu o Gagner/regagner un lieu

2
o Descendre dans

- Voyager, conduire, marcher : activités sans idée de direction


- Bouger : simple mouvement du corps
- Se déplacer : bouger en avançant

8. villes, pays, continents, îles


- Les villes n’ont en général pas d’article
o L’article est nécessaire quand on apporte une précision
*Les noms de villes en « e » sont ressentis comme féminins
- Les pays et les continents ont, en général, un article
o Exceptions : noms dérivés d’un nom de ville ou d’un nom propre
o Les noms terminés par « e » sont féminins. (exceptions : Le Mexique, le Mozambique, le
Cambodge, le Belize, le Zaïre)
- Îles : la présence d’un article est souvent arbitraire
o La majorité des îles non européennes n’ont pas d’article
o La majorité des îles européennes ont un article (exceptions : Malte, Chypre et les îles
portant an nom de ville)
o Les noms au pluriel ont tous un article

ville, pays, continent où l’on est/où l’on va


À villes, pays, îles sans article origine : du+nom masculin/de+nom féminin
En nom féminin de pays au devient en devant a, o, i, e, u
Au nom masculin de pays devant h aspiré on ne fait ni liaison ni élision
Aux nom au pluriel nom-majuscule (les Français)/adjectif- sans majuscule (le vin
français)
9. régions, provinces, départements, états
Régions, provinces, départements, états
En nom féminin - Avec les noms féminins de départements, on emploie dans la
- Quelques noms en « e » sont masculins (le
Dans le nom masculin
Maine/Vaucluse/Finistère)
Dans les nom au pluriel - Quelques noms en masculin ont deux constructions (dans le/au
Texas)
- Pour les provinces canadiennes, on applique la règle des pays
- Pour les départements français d’outre-mer, on dit : en/à la
Guadeloupe/Martinique, en Guyane, à la Réunion
- Remarques :
o Les noms de régions prennent une majuscule
o Les points cardinaux s’écrivent sans majuscule
- Autres expressions de lieux

o Ailleurs/autre part : dans un o Lieu : portion d’espace


autre lieu o Endroit : lieu en français standard
o Quelque part : lieu indéfini o Place : espace dégagé dans une
o Partout : dans tous les lieux ville

3
Le moment
10. la date, la saison, le mois
- Jour, année, décennie, siècle
o Le + jour ; l’article disparaît après « aujourd’hui », « demain », « hier » + date
o En + année On dit: dans l’Antiquité et
o Dans les + décennie dans le passé
o Au + siècle
Avec « dernier/passé/prochain », on utilise au cours de plutôt que « pendant »
- La saison
o En+ saison sauf printemps (avec au : au+consonne)
o Avec une précision : l’été dernier, l’automne dernier, l’hiver 1956, au printemps dernier
- Mois
o En + mois / au mois de…
o Avec début/milieu/fin : début mars, mi-avril, fin juin OU à la mi-avril, à la fin juin
Mi-/Milieu= sens local ou temporel // Moitié= quantité

11. l’heure, le moment, l’intervalle


- L’heure

L’heure administrative : sur vingt-quatre L’heure courante : sur douze heures


heures
10h30 dix heures trente dix heures et demi (du matin)
15h15 quinze heures quinze trois heures et quart (de l’après-midi)
20h45 ving heures quarante-cinq neuf heures moins le quart (du soir)
2h00 deux heures deux heures (du matin)
o À midi signifie à 12 h ou à la mi-journée
o Après-midi est masculin ou féminin
o « De » rattache l’heure au moment de la journée
o En avance= plus tôt que prévu // En retard= plus tard que prévu. Avec un précision :
d’avance/de retard (un quart d’heure d’avance)
À l’avance/d’avance/par avance : par anticipation, dès maintenant
- Le moment
o Le matin MAIS au début de la matinée OU en début de matinée
o Même chose avec « pendant » et « dans » (pendant/dans la matinée)
!! On dit : en ce moment / au même moment / en même temps
- L’intervalle
o De…. à : intervalle De lundi à jeudi (ce lundi/ce jeudi)
o À partir de : date de départ Du lundi au jeudi (tous les lundis/jeudis)
o Jusqu’à : date d’arrivée

12. la fréquence
- Chaque
o est singulier et n’est jamais suivi d’un nombre.
o Impossible avec une fréquence horaire et ne s’emploie jamais avec une fréquence chiffrée
o À chaque second/instant= en permanence, à tout moment
- Par : fréquence dans une période donné
- Sur : met en relation deux quantités

4
questions. ça s’est passé…
- Quel jour ? - À quelle heure ?
- En quelle année ? - À quel moment ?
- En quelle saison ? - Il y a combien de temps ?

mois à quelle période ?


siècle à quelle époque ?
fréquence combien de fois ?
durée combien de temps ?
!! La fois où : moment précis // chaque fois que : répétition

13. unités de temps


- An : avec les nombres jusqu’à 1 million // Année : avec toutes les autres expressions de quantité
- Jour : avec toutes les expressions de quantité // Journée : seulement avec demi
« Mille » est un nombre invariable
« Un millier » et « un million » sont des noms et ils sont suivis par de+années
Avec une fréquence : chaque année MAIS une fois par an ; on dit 1 an/année sur 2 MAIS 2, 3, 4…
années sur..
- On ajoute le suffixe « ée » (expression de la durée) après
o Les adjectifs, en général (une longue journée, une charmante soirée…)
Un beau jour, le nouvel an, un triste soir—indiquent une date, pas une durée
o Certaines prépositions (dans la matinée, en fin de journée, en cours d’année, en début de
soirée)
- Remarques
o Bonsoir/bonjour : salutations // bonne journée/bonne soirée (après 18h) : souhaits
o Bonne nuit ne s’emploie qu’au moment d’aller dormir
o Une nuitée : une nuit d’hôtel
o Spectacle en matinée et soirée : spectacle qui a lieu l’après-midi et le soir
o En plein jour/en pleine nuit : au milieu de la journée/de la nuit

14. la chronologie
situation par rapport au présent

5
situation par rapport au passé et au futur

15. le moment et la durée


Pendan met l’accent sur le développement de l’action certains verbes peuvent
t l’action est continue, le verbe exprime une idée de durée avoir les deux valeurs
* pendant peut être omis devant un nombre (sauf à la forme
négative)
En met l’accent sur la quantité de temps que demande une action
l’action est fini, le verbe exprime une idée de résultat
* en met souvent en relation deux quantités
Dans moment du futur
+le/la/les désigne la période qui vient, à partir de maintenant
Pour durée prévue
le verbe est ponctuel, sans durée
Verbes exprimant la durée
- Mettre à : met l’accent sur un résultat
- Mettre pour : met l’accent sur un processus
- Passer à
- Formes impersonnelles : il m’a fallu … pour / ça m’a pris … / ça m’a demandé…
16. l’origine et la durée
- Il y a + moment du passé (avec un passé)
- Depuis + situation toujours actuelle (surtout avec le présent)
o S’emploie avec un présent ou un passé composé à valeur de présent
 Passé composé « négatif » -- je n’ai pas dormi depuis 2 jours (et je ne dors toujours
pas)
 Passé composé « durable » -- j’ai arrêté de fumer depuis 2 mois (et je n’ai pas
recommencé)
* les verbes pouvant exprimer un « passé durable » sont des verbes contenant une
idée de début/fin, modification, évolution, état (être+pp), déplacement (avec être)
- Ça fait… que/il y a… que/voilà … que placent la durée en début de phrase
* avec ça fiat… que, on met souvent l’accent sur ce qui n’a pas eu lieu
Remarques : dans un récit au passé les verbes sont transposés au passé

17. la simultanéité et la durée


- Dès : point de départ instantané
- Depuis : point de départ + durée (depuis que+présent : situation qui a commencé à un âge donné)
- Désormais/dorénavant (langage soutenu) : « à partir de maintenant »
- D’ores et déjà (langage soutenu) : maintenant+déjà
- Aussitôt/sitôt/à peine : « dès que » à l’écrit
o « sitôt dit, sitôt fait » : l’action suit immédiatement la parole

6
o À peine : se place en début de phrase en langage soutenu et on fait l’inversion du verbe et
du sujet
- Différents sens de (à) peine :
o A peine : petite quantité
o De la peine : du chagrin
o De la peine à : des difficultés
o Pas la peine : pas nécessaire

7
Le nom
L’article
18. défini et indefini

Indéfini Défini
Un, une: 1, parmi d’autres Le, la : 1, unique
valeur
Il reprend un nom déjà introduit ou connu par le contexte
particulière
Il désigne une chose unique, célèbre ou un concept connu de tous
tous. Le pluriel au sens générique est les tous
valeur générale unreprésente le vivant le représente une idée

- Élision de le et la devant voyelle ou h muet


- Liaison de un, des, les devant voyelle ou h muet
- Pas d’élision avec : un, onze, oui, et y
- Ni liaison, ni élision devant h aspiré

19. plural
- Des: plus de 1 ou pas tous
- Les tous ou connus Des, les ou de ?
- Avec les verbes de sentiments, on emploie en général un article défini, - De + les = des
- De + des = de
sauf si on renvoie à une expérience concrète
- Des + adjectif = de
22. partitif
- L’article défini désigne un tout
o Le, la, les L’article défini désigne une
- L’article partitif désigne un extrait indéfini idée. L’article partitif
o Du, de la, des désigne sa manifestation
o Il précède tout ce qui est variable en quantité concrète.
o On l’emploie lorsqu’on identifie une matière à partir d’un extrait
- L’article indéfini s’emploie
o dès qu’on peut découper une forme dans une matière
o avec une précision

20. le complement du nom


de+nom avec article
- Valeur particulière, concrète le 1er nom et le 2ème nom sont précédés d’un article défini
- Les deux noms renvoient à deux objets, idées ou personnes

Le directeur de la banque son directeur


Le livre du professeur son livre
Les chaussures des bébés leurs chaussures
de+nom sans article
- Le complément du nom exprime une fonction, un type, une catégorie
o Le deuxième nom qualifie le premier, à la manière d’un adjectif
o Les deux noms renvoient à une seule idée, comme un mot « composé »
- Valeur générique
o Le 1er nom est précédé d’un article indéfini ou défini, le 2e nom est sans article
o Le 1er nom est précédé d’un article défini, le 2e nom d’un article indéfini

Un directeur de banque type de directeur

8
Un livre français type de livre
Des chaussures bébés type de chaussures
21. difficultés
- Nom de pays, de régions, d’États
o L’appartenance se marque par la présence d’un article (La capital de la Belgique, Le
drapeau du Brésil, l’historie du Pérou)
!! On dit « L’histoire de France »
o Avec les noms de pays féminins, l’article disparaît dans certains cas (provenance, titres,
représentation)
o Après un nom de ministère, d’institution, de manifestation, on emploie un article
* Attention : on dit « l’hôtel de ville » (la mairie) et « le palais de justice » (le tribunal)
- Quantités
o On n’emploie généralement pas d’article avec les termes exprimant une idée de
 Quantité ou mesure
 Manque, perte ou excès
o La majorité, la plupart, bien, les pourcentages et les fractions sont suivis d’un article
 L’accord des verbes est variable : accorde pluriel ou singulier, accorde pluriel avec
« être » et accord selon le complément du nom
 Le complément du nom peut se supprimer sauf avec le verbe être

23. La quantification
- Du/de la/des  de : quand la quantité, le poids ou la mesure sont exprimés, y compris la quantité
zéro
- Un partitif répond à la question « quoi ? » // un quantitatif répond à la question « combien ? »
- On emploi de après toutes les négations
- Après ni… ni ou sans….ni, on emploie un nom sans déterminant
!! sans + infinitif + DE
- Ne… pas (négation) // ne… que (restriction, seulement)
Il ne mange pas de poison // Il ne mange que du poisson
!! que, en début de phrase, à l’oral, peut signifier la restriction ou la quantité
- On conserve du, de la, des avec :
o Le verbe être
o Les interro-négatives de politesse
o Encore (de nouveau)
o Pas du tout /rien du tout

24. Articles : difficultes


- Activités productrices (faire, créer, produire, donner…) + partitif
o Faire de + sport
 Jeu ou sport d’équipe—on dit aussi jouer à
 Sport solitaire ou sport de combat—seulement faire de
o Faire / jouer de+ instruments de musique
o Faire+ activités domestiques
 Article défini + tâche finie (lits, cuisine, comptes..)
 Partitif + tâche infinie (ordre, rangement)
!! « faire les courses » ou « faire des courses » MAIS « faire des achats »
- Construction avec « avoir » : article variable

avoir de la fièvre, de l’asthme, des allergies réaction du corps


avoir une pharyngite, une otite, un ulcère, un rhume organe enflammé
avoir la grippe, le cancer, le sida, la tuberculose épidémie ou maladie grave
9
avoir du charme, de la classe, du courage, de la caractère physique ou moral
constance
avoir peur, mal, sommeil sensation de douleur ou de manque
* avec une précision, on emploie un article indéfini
o On dit avoir le temps de ou avoir du temps pour
o A la forme négative absolue, on dit : je n’ai pas le temps
- De + du= de
- De + de l’ = de
- De + des= de

25. le genre du nom


Noms masculins Noms féminins
- -age (sauf : plage, cage, page, nage, image) - -té (sauf : côté, comité, pâté, été,
- -ment décolleté)
- -eau (sauf : eau, peau) - -tion/-sion
- -aire (sauf : grammaire, affaire) - -ance/-ence (sauf : silence)
- -o/é/u/i/a (sauf certaines abréviations : - -ette/-esse
météo, photo..) - -ure (sauf les produits chimiques, le
- -scope/-phone murmure et le parjure)
- -al/-ail/-euil - -ode/-ade/-ude (sauf : grade, jade, stade,
prélude, interlude)
- -aille
- Certains noms ont un double genre

o Le poste (emploi) // la poste o Le tour (promenade) // la tour


(courrier) (construction)
o Le mode (manière) // la mode o Le voile (tissu) // la voile (bateau)
(habits) o Le livre (de lecture) // la livre
o Le manche (de la poêle) // la manche (monnaie)
(de la veste)

- On écrit : le foie (organe) // la foi (religion) // la fois (la 1re fois)


le cours (de langue) // la cour (de l’immeuble) // le court (de tennis)

26. nominalisations
quelques nominalisations à partir d’un verbe

10
quelques nominalisations à partir d’un adjectif

27. L’article et les parties du corps


- L’article défini remplace le possessif quand le possesseur est mentionné
o Avec une sensation ou un mouvement du corps (elle a mal à la tête, elle ferme les yeux)
o Avec un verbe pronominal ou un pronom indiquant le possesseur (il s’est cassé la jambe, il
lui caresse la joue)
o Par extension, on peut dire, avec des vêtements (il met les mains dans les poches)
- L’article indéfini est obligatoire
o Dans une description subjective (jugement)
o Avec tous les compléments du nom imagés
o Si l’adjectif est placé devant le nom
- Dans une description objective (forme, aspect, couleur), on peut employer
o Un article indéfini ou défini
o L’article défini est possible lorsqu’on se réfèrent à un critère « standard », c’est-à-dire
reconnaissable par tous
o Avec deux adjectifs, on emploie toujours un article indéfini (des+adjectif :de, elle a de
grands yeux)

28. la place des adjectifs


après le nom
- Adjectifs de forme, nationalité, catégorie
- Lorsqu’il y a plusieurs adjectifs, la catégorie la plus large précède les autres termes descriptifs
- Les participes passés se placent généralement en dernier

avant le nom
- Adjectifs courts et fréquents indiquant la taille, l’aspect, la nature : petit, grand, gros, haut, long,
beau, joli, jeune, vieux, gentil, bon, mauvais, faux, nouveau, autre
- Beaucoup d’adjectifs courts se placent cependant après le nom : neuf, chaud, froid, crue…
- Premier, dernier, prochain se placent
o Devant le nom pour les séries
o Après le nom pour la date
- Lorsqu’il y a plusieurs adjectifs, « beau », « joli », « bon » précèdent les autres
- Avec un adverbe long, les adjectifs se déplacent après le nom (une femme exceptionnellement
belle)

11
particularites
- Quelques adjectifs changent de sens selon leur place
- Certains adjectifs à valeur subjective (jugement, impression) prennent une valeur plus emphatique
lorsqu’on les place devant le nom
- Beau, fou, vieux, nouveau + voyelle =bel, fol, vieil, nouvel
- Des+adjectif=de, des petits pois délicieux  de délicieux petits pois
- On fait la liaison entre l’adjectif et un nom commençant par voyelle ou h muet
- On ne fait pas la liaison devant h aspiré

12
le pronom
29. pronom sujet neutre ou impersonnel
ça pronom démonstratif neutre – renvoie à un sujet identifiable
ça/c’est s’utilisent dans de nombreuses expressions figées
il pronom impersonnel – ne renvoie à aucun sujet identifiable
on l’emploie pour se référer à un phénomène de la nature ou à une « loi » générale :
- Météo, éclairage, température, heure
- Contraintes, obligations (suivies de que ou de)
Ça m’énerve / ça me plaît / ça me manque = quoi ? (impersonnel)
Il m’énerve / il me plaît / il me manque = qui ? (personnel)
- Il paraît (on dit que, information rapportée) // on dirait (apparence, il semble que)

30. ça, c’est, il est


ça ou c’est
- Reprennent une phrase et ajoutent un commentaire (ça+verbe/c’est+adjectif)
o Cela s’emploie à l’écrit ou dans un style soigné
o On détache souvent ça ou c’est, à l’oral, pour mettre en relief le commentaire (travailler, ça
fatigue)
- Il est + adjectif : annonce ce qui suit // c’est + adjectif reprend ce qui précède
o A l’oral on accepte c’est en début de phrase
o C’est…à s’emploie seulement en fin de phrase avec un verbe sans complément
- Ça s’emploie en fin et à début de phrase
o Ça, sujet, est toujours repris par un pronom sujet (c’est intéressant)
o Ça, complément, est toujours repris par un pronom complément (ça, c’est intéressant)

c’est ou il est
- C’est/il est + adjectif reprennent un nom
o C’est : reprend un nom générique et introduit un commentaire général (un pull en laine,
c’est chaud)
o Il est : reprend un nom en particulier et introduit une description particulière (ton pull, il est
chaud)
o C’est reprend un nom propre de lieu, de chose ou d’œuvre
* c’est est neutre, l’adjectif est masculin singulier

Identification, description, commentaire

- C’est+nom identifie une chose ou une personne


- Il/elle est+adjectif décrit une chose ou une personne
- C’est+adjectif décrit une situation en général
* on emploie c’est devant un nom / c’est + adjectif ne renvoie jamais à une personne
Avec une chose, on peut dire il/elle est ou c’est+adjectif
- Pour indiquer une identité professionnelle, politique, religieuse ou social, on emploie
o C’est + nom avec article (ou autre déterminant) (c’est mon médecin. C’est un socialiste)
o Il est + nom sans article (il est médecin. Il est socialiste)
- Avec une précision, on emploie un article, sauf si la précision fait partie de l’identité professionnelle
(c’est un médecin compétent. Il est médecin généraliste / c’est un professeur sympathique. Il est
professeur de mathématiques)

13
31. pronoms personnels sujets et toniques
pronom sujet et pronom tonique
- Le pronom sujet est une forme non accentuée, liée au verbe
o Le lien entre le pronom sujet et le verbe est marqué par
 l’élision (j’ai faim)
 la liaison (ils ont faim – ilzont)
 ou la présence d’un trait d’union devant voyelle, à la forme interrogative et dans le
dialogue rapporté (j’ai faim, dit-il / où va-t-on dîner ?)
- Le pronom tonique est une forme accentuée, indépendante du verbe. Il a les mêmes emplois qu’un
nom
o Avec c’est (c’est moi)
o Avec aussi, même (moi aussi, lui-même)
o Avec une préposition (on va chez toi)
o Avec et, ou, ni, pas (ni toi, ni moi. Et lui ?)
- On est sujet d’un verbe au singulier, mais le participe passé peut être singulier ou pluriel
o Si on est fatigué, on doit se reposer (tout le monde)
o Jo et moi, on est fatigués (nous)
- Soi est le pronom tonique correspondant à on collectif singulier
o Après un long voyage, on aime rentrer chez soi (chacun, tout le monde)
o Max et moi, on est rentrés chez nous (nous deux)

pronoms toniques renforcés


- Moi, je : à l’oral, pour marquer un contraste, on détache souvent le pronom tonique et on le
reprend par un pronom sujet pour que la phrase qui suit soit complète. (Moi, je dîne tôt. Toi, tu
dînes tard)
* à la 3e personne, on peut éviter la reprise du pronom
- Moi qui/C’est moi qui : le pronom peut être repris par un relatif, à l’oral

pronoms compléments directs et indirects


32. placés avant le verbe
Pronoms directs Pronoms indirects
me te se nous vous me te se nous vous
le la les lui leur
le verbe se construit sans préposition le verbe se construit avec « à »+personne
Attendre Attendre Gifler Parler Verbes de Promettre
Chercher Remplacer Regarder Écrire communication Ordonner
Écouter Consoler Rattraper Sourire Verbes de don, Proposer
Inviter Admirer Coincer Téléphoner échange Suggérer
Aimer Croiser Menacer Arracher Verbes de lien, Reprocher
Embrasser Ignorer Persuader Monter affiliation
Intéresser Gronder Convaincre Défendre
Autoriser Empêcher Interdire
Permettre
- complement indirect avec verbes indiquant une interaction entre deux personnes
- emploie des pronoms indirects
o avec deux compléments (il lui embrasse la joue)
o avec des choses ou des idées personnalisées (nous devons obéir à la loi  nous devons lui
obéir)
o à l’oral, avec certains verbes combinés à un adverbe de lieu (la dame lui est passé devant)

14
- le participe passé ne s’accorde pas avec le pronom indirect
il les a appelés -qui ?- // il leur a téléphoné – à qui ?-
- leur + nom s’accord // leur+ verbe est invariable (je leur ai parlé de leurs études)

33. dificultés
- On emploie un pronom direct avec :
o Des verbes au sens proche de celui des verbes de communication ou d’échange (appeler,
saluer, aider, remercier, encourager, connaître, rencontrer…)
o Les verbes exprimant une violence sur l’autre
o Les verbes exprimant une pression en vue d’un objectif (on l’a amené à partir, ils l’ont
obligé à démissionner)
o Avec voici / voilà (me voilà, te voilà, les voilà)
- Certains verbes prennent, selon leur construction, un complément direct ou indirect
conseiller quelqu’un MAIS conseiller quelque chose à quelqu’un

En remplace un nom de chose ou une phrase précédés par de


est nécessaire même avec une quantité ou un adjectif (vous avez un dictionnaire ? j’en ai un
gros et un petit)
Y remplace un nom de chose ou un infinitif précédés par à
Le remplace une phrase
peut remplacer un adjectif
accompagne les comparatifs en français soutenu (c’est plus cher que je ne le pensais)
34. pronoms neutres
* En et y ne s’emploient pour des personnes en français soutenu

34. pronoms indirects placés après le verbe


- Ils ont une forme tonique et s’emploient avec
o Tous les verbes pronominaux
o Quelques autres verbes : penser à, tenir à, parler de, faire attention à, avoir envie de, être
fier de…
- Ces verbes ont la caractéristique de s’appliquer à la foi à des personnes et à des choses

35. tableau récapitulatif des pronoms


- Construction des verbes :
o Verbes qui se construisent avec un pronom complément direct antéposé
o Verbes qui se construisent avec un pronom complément indirect antéposé
 Verbes de communication (parler, téléphoner, faxer, écrire…)
 Verbes à deux compléments (apporter..à, conseiller…à)
 Verbes de lien ou de filiation (appartenir à, être fidèle à)
o Verbes qui se construisent avec un pronom complément indirect postposé
 Verbes+à/de+quelqu’un/quelque chose

Tableau récapitulatif des pronoms


Toniques Sujets Compléments Compléments Compléments Compléments
réfléchis directs indirects neutres
moi je me me me le
toi tu te te te y
lui il se le, la lui en
elle elle nous nous nous
nous/soi on/nous vous vous vous
vous vous se les leur

15
eux ils
elles elles

Ça Ça/c’

36. Place des pronoms compléments


- Avec 1 pronom
o Devant le verbe conjugué aux temps simples
o Devant l’auxiliaire conjugué aux temps composés
o Devant l’infinitif, dans les constructions infinitives (je vais les inviter). Le pronom se place
devant le groupe verbe + infinitif avec :
 Les verbes de perception (regarder, entendre, voir, écouter, sentir) + infinitif
 Laisser et faire + infinitif
 Le participe passé s’accorde dans ce cas avec le pronom complément (je les
ai laissés jour)
 Fait + infinitif est invariable (je les ai fait travailler)
- Avec 2 pronoms

me nous le
lui
sujet + te vous la en + verbe
leur
se se les
o Les personnes précèdent les choses
Je te les prête. Elle lui en donne.
o À l’oral familier, on simplifie : Je (le) lui ai donné
o Le participe passé s’accorde avec le pronom placé avant. Il ne s’accorde pas avec « en ».
Je les ai jetés. J’en ai gardé deux
- À l’impératif
o Négatif : le pronom se place devant le verbe
o Affirmatif : le pronom complément se place après le verbe
 Me et te deviennent moi et toi
o On ajoute un « s » devant « en » et « y » à la 2e personne des verbes en -er. On fait la
liaison
o Le pronom complément se place après le 1er verbe dans les constructions avec « écouter »,
« voir », « laisser », « faire »…. + infinitif (laissez-les partir)

pronoms et adjectifs indéfinis


37. d’identité
Pronoms
Quelqu’un, quelque - Personne, chose, lieu sans précision (j'ai rencontré quelqu'un dans le
chose, quelque part couloir)
- + de + qualification (quelque chose d’intéressant)
N’importe qui, - Peu importe la personne, la chose ou le lieu
n’importe quoi, - N’importe qui signifie aussi « tout le monde » (demandez à n’importe
n’importe où qui)
Quiconque - tout le monde (sens abstrait) dans le langage administratif (quiconque
peut se présenter aux élections sous certaines conditions)
- aussi un pronom relatif sujet : toute personne qui (Quiconque viole la
loi)
Adjectifs

16
- N’importe quel/ quelle/quels/quelles : peu importe la personne ou la chose
- Quelconque :
o adjectif invariable, se place le plus souvent après le nom (choisis une carte quelconque
dans le paquet -une carte sans précision-)
o signifie également « banal » (c’est un film quelconque, sans grand intérêt)
- N’importe lequel/laquelle/lesquels/lesquelles : pronoms, s’emploient si la personne ou la chose ont
déjà été mentionnées

38. de quantité

Adjectif indéfini Pronom indéfini


Quelques Chaque Plus d’ Quelques-uns Chacun Plus d’un
Plusieurs Certains
- Chaque : singularité dans un tout
- Plusieurs : invariable
- Plus d’un suivi d’un verbe au singulier // Moins d’eux : suivi d’un verbe au pluriel
- Certains/d’autres : distribuent des sous-groupes
Certains timbres ont de la valeur, d’autres non
J’attends l’arrivée d’autres étudiants (pluriel de « un autre ») // j’attends l’arrivée des
autres étudiants (pluriel de+ les autres)
- Divers et différent
o avant le nom : variété dans la pluralité // après le nom : « pas pareils »
o remplacent des et s’emploient sans déterminant (plusieurs aussi)
Des gens, collectif pluriel, ne peut s’employer avec plusieurs ou quelques
- Après en+ quantité  de devant adjectif ou participe passé ( Il y en a deux de réservées)
- Après un indéfini pluriel, on emploie « d’entre » devant « nous », « vous », « eux »
Plusieurs d’entre eux // Chacun de nous

39. Tout, toute, tous, toutes


adjectif
- S’accorde avec le nom qui suit
- Tous les deux, tous le trois….  seulement à des personnes Tout le jour // tous les jours
- Tout le monde (jamais avec le relatif qui)  totalité des gens Toute la nuit // Toutes les nuits
- On dit : je ferai tout ce que tu voudras / j’aime tout ce qu’il aime (en entier) (sans exception)

pronom
- Tout : Neutre, invariable (tout va bien ! / merci pour tout !)
- Tous/toutes : pluriels (merci à tous / toutes !)
- Place de tout / tous
o Après le verbe aux temps simples (j’aime tout, je les aime tous)
o Devant le participe passé ( j’ai tout lu, je les ai tous lus)
o Devant l’infinitif (je vais tout lire, je vais tous les lire)
- Tous/toutes s’emploient rarement en position sujet

semi-adverbe
Masculin : invariable Féminin : s’accorde devant consonne ou « h »
aspiré
Il est tout fier Elle est toute fière
/tu/ /tut/
Ils sont tout fiers Elles sont toutes fières
Devant voyelle ou « h » muet l’accord est facultatif

17
Elle est tout étonnée /tut/ Elle est toute étonnée /tut/
Au pluriel l’accord permet de distinguer l’adverbe du pronom
Elles sont tout heureuses Elles sont toutes heureuses
/tut/ /tutz/
(entièrement) (chacune)
À l’oral, devant une consonne, l’adverbe fait bloc avec l’adjectif, à la différence du pronom
Elles étaient toute gentilles (entièrement Elles étaient touts – gentilles (chacune
gentilles) séparément)
- Invariable au masculin
- S’accorde au féminin devant une consonne, ou un « h » aspiré Signifie “entièrement”
- Du tout renforce les négations « pas », « plus », « rien »
valeurs particulières

Ce pull est tout en entièrement fait de


Expressions
coton
Je suis tout à vous entièrement à votre Être beau comme tout être très beau
disposition
Elle est tout à son entièrement tournée Jouer le tout pour le tout risquer
travail vers tout
C’est un tout autre sujet entièrement différent Être tout ouïe être attentif
Tout homme est mortel chaque, n’importe quel Être tout yeux et tout être attentif
oreilles
Tout autre que lui aurait n’importe qui d’autre Tout nouveau tout beau aimer la nouveauté
accepté
Pour tout salaire,… uniquement Changer du tout au tout changer de façon
radicale
Ça fera dix euros en au total Être tout feu tout être enthousiaste
tout flamme

40. pronoms relatifs simples


personne ou chose
Qui
sujet d’une phrase relative
personne ou chose complément d’objet
complément d’une phrase relative direct
Que généralement suivi d’un sujet, mais l’ordre sujet verbe peut être
inversé qui/ quoi ?
devant « on », en français soutenu, on écrit « que l’on »
remplace un complément précédé par de complément d’objet
complément d’un verbe, d’un adjectif ou d’un nom indirect
Dont
peut signifier « inclus dans ce nombre » (deux cafés, dont un serré)
on n’emploie ni « en » ni possessif avec dont de qui/ de quoi ?
relatif de lieu ou de temps

d’où, là où, partout où : de lieu

41. pronoms relatifs composés


relatifs composés
lequel // laquelle // lesquels // lesquelles
- On l’emploie après une préposition
- Avec le temps et le lieu on peut employer où (la pièce dans laquelle/où je travaille est sombre)

18
relatifs composés contractés

à et de se contractent avec le et les


auquel // à laquelle // auxquels // auxquelles duquel // de laquelle // desquels // desquelles
- Avec une personne, on emploie aussi qui (c'est la personne chez laquelle/qui j'habite)
*On peut employer qui avec un pluriel (ce sont les gens chez qui j’habite)
- Avec un antécédent neutre, on emploie quoi (elle a une famille sur laquelle s’appuyer/elle n’a rien
sur quoi…)
- Dont ou duquel ?
o Duquel s’emploie seulement après un groupe prépositionnel (c’est le musée dont Paul est
directeur/c’est le musée en face duquel j’habite)

42. pronom relatif neutre. mise en relief


pronoms neutres
ce qui // ce que // ce dont // ce à quoi
- ils n’ont pas d’antécédent, « ce » renvoie à une chose indéfini
- avec un verbe impersonnel, ce qui est sujet, ce qu’il est complément
- distinguez le pronom neutre et le pronom pluriel (ce que/ceux que)
- on emploie un pronom neutre pour reprendre une phrase et tirer une conclusion (elle travaille le
dimanche, ce que je trouve très dur)

mise en relief
- c’est…qui/que/dont mettent en relief

o un sujet o un lieu
o un complément direct o une date
o un complément indirect

* pour mettre en relief le sujet dans une phrase au passé, on emploie « c’est…qui/que » (c’est moi
qui ai…)
- ce qui/que/dont… c’est mettent en relief une phrase (c’est qui est important, c’est d’aimer)

43. pronoms interrogatifs et pronoms relatifs


interrogatifs et relatifs
- Qui
o Interrogatif représente toujours une personne
o Relatif représente un sujet, personne ou chose
- Que
o Interrogatif représente toujours une chose (que devient quoi en fin de phrase ou après une
préposition
o Relatif représente un complément d’objet, personne ou chose

l’interrogation renforcée
- Qui est-ce qui… ? // qu’est-ce qui… ?
- À l’oral, on emploie souvent une interrogation renforcée pour éviter l’inversion du verbe et du
sujet. L’interrogatif, placé en tête de phrase, est alors repris par un relatif
- Les verbes impersonnels se passer, rester, manquer sont précédés de qui ou qu’il (que se passe-t-
il/qu’est-ce qui se passe/qu’est-ce qu’il se passe)
Avec le verbe arriver, on dit : qu’est-il arrivé ? / qu’est-ce qui est arrivé ?
19
- Remarques :
o Pour insister, on dit : qu’est-ce que c’est que ce truc ? qu’est-ce que c’est que ça ?
o Pour demander une définition on dit : qu’est-ce qu’un « PDG » ? qu’est-ce qu’un « AVC » ?

20
le verbe : les temps
44. le futur
le futur proche
- C’est un futur en marche, vu à partir du présent : verbe « aller »+infinitif
Le présent s’emploie souvent à la place du futur proche pour renforcer l’imminence d’un
événement (notamment après « tout de suite », « immédiatement », « bientôt »)
- Il indique un changement à venir, un événement
*Le futur proche indique surtout l’immédiate, mais on peut l’employer pour un futur éloigné, s’il
est vu à partir du présent

le futur simple
- C’est un futur programmé, imaginé ou rêvé
- On l’emploie pour faire une promesse, prendre un engagement
- À l’écrit, et d’une manière générale lorsqu’on enchaîne plusieurs phrases, on emploie le futur
simple
- Après un déclencheur au futur proche, on emploie souvent le futur simple
- Selon qu’il se présent comme un événement ou comme une programmation, un même fait peut
être exprimé au futur proche ou au futur simple
- Dans un récit historique, le futur simple peut introduire une idée de fatalité, de destin

45, 46. l’imparfait et le passé composé


complémentaires dans un recit
- L’imparfait décrit une situation, un cadre, des circonstances
 les circonstances n’ont ni début ni fini, elles sont en cours et se développent en parallèle
- Le passé composé raconte un événement ponctuel
 les événements sont finis, ils se succèdent et on peut les énumérer
* Quand on peut dire « soudain », « puis », « alors » on emploie le passé composé
Avec « penser, croire, vouloir » on peut employer l’imparfait (situation mentale) ou le passé
composé (prise de conscience)
- À l’oral, le présent remplace souvent le passé composé pour rendre une scène plus vivante

L’imparfait a la valeur d’un passé composé dans certaines constructions


- Comme + imparfait : met l’accent sur la circonstance, le moment est « suspendu », « dilaté », pour
permettre aux événements de coïncider
- À l’écrit, l’imparfait peut conférer une dimension dramatique à un moment du passé
- Selon le point de vue, une même scène peut être décrite à l’imparfait (vision intérieure, temps
suspendu) ou au passé composé (vision extérieure, temps en marche)

et la durée
- L’imparfait s’utilise avec une durée indéfinie
- Le passé composé s’utilise avec
o une durée défini
o longtemps
o une répétition
- Lorsque la durée plus large est définie, on emploie un passé composé
tous les jours, pendant 4h, je faisais du piano / tous les jours, pendant 5 ans, j’ai fait du piano
- Le passé composé est le temps des :
o rétrospectives : on l’emploie toujours et jamais, lorsque la situation est encore vraie dans le
présent

21
o conclusions, des constats. On l’emploie quand on peut dire finalement et pour faire un
constat de type journalistique

47. le passe simple


- surtout à l’écrit
- il est l’équivalent du passé composé dans un récit littéraire (les événements, au passé simple, se
démarquent des situations, à l’imparfait)
- il donne au récit un rythme rapide et léger
- il est surtout utilisé à la 3e personne du singulier et du pluriel

formation
- tous les verbes au participe passé en « é » : -ai // -as // -a // -âmes // -
âtes // -èrent
- majorité des verbes au participe passé en « -u » + mourir : -us//-us// -ut // -ûmes // -
ûtes // -urent
- majorité des verbes au participe passé en « -i » + voir, faire, ouvrir, découvrir, offrir, suivre et
verbes en -dre et -tre : -is- // -is // -it // -
îmes // -îtes // -irent

Je Tu Il Nous Vous Ils


Être fus fus fut fûmes fûtes furent
Avoir eus eus eut eûmes eûtes eurent
Faire fis fis fit fîmes fîtes firent
Naître naquis naquis naquit ILS acquérir : ils acquirent
naquirent et composés : retenir,
Tenir tins tins tint ILS tinrent revenir…
Venir vins vins vint ILS vinrent

48. plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur


- le plus-que-parfait est le passé d’un passé révolu
o il exprime l’antériorité avec l’imparfait et le passé composé
o il exprime l’antériorité avec le passé composé si deux événements sont marqués
chronologiquement (la veille, avant, plus tôt, précédent)
- le passé antérieur est le passé du passé simple (dès qu’il eut fini son travail, Paul rentra chez lui)
- le futur antérieur est le passé du futur simple. (dès qu’il aura fini son travail, Paul rentrera chez lui).
Le futur antérieur peut aussi exprimer une supposition
- le passé surcomposé (rare) est le passé du passé composé (dès qu’il a eu fini son travail, Paul est
rentré chez lui) – l’infinitif passé est plus fréquent pour cet usage (après avoir fini, Paul est rentré
chez lui)

49. passé composé, imparfait et plus-que-parfait


passé composé et imparfait
Passé composé et imparfait :
généralement après des marqueurs de
temps différents. Mais ils peuvent être
concurrentes.
1. passé composé : constat (information
complète) // imparfait : état, situation
(demande une suite)
Courant : le 2 août, j’ai quitté Paris //
Littéraire (2) : Le 2 août, je quittais Pairs

22
3. imparfait : c’est fini // passé composé : ça continue
plus-que-parfait et passé composé
L’antériorité dans le passé
se marque généralement
avec le plus-que-parfait,
mais le passé composé est
possible dans certains cas.

1. passé composé:
événement « antérieur » qui
a encore un impact sur le
présent // plus-que-parfait :
si le passé est « révolu »

23
50. les temps de l’indicatif. formation et emploi
présent
Verbes en -er + offrir, ouvrir,
verbes en -ir/ -re/ -oir
cueillir
je: -s (-x: veux, tu: -s (-x, veux, il/elle: -t (-d, vb en-
je: -e tu: -es il/elle: -e
peux) peux) dre)
nous : -ons vous : -ez Ils/elles : -ent
- verbes en -cer

- : cédille devant a et o - verbes en -eter : redoublent « t » devant e


- verbes en -ger : ge devant a et o muet
- verbes en -yer : y i devant un e muet - payer, balayer, bégayer : deux orthographes
- verbes en -eler : redoublent « l » devant e
muet

imparfait
Sur le radical de « nous » au présent de l’indicatif : + -ais // -ais // -ait // -ions // -iez // -aient
* sauf verbes irréguliers
futur simple
Sur le « r » de l’infinitif + -ai // -as // -a // -ons // -ez // -ont

Verbes irréguliers
être : je serai avoir : j’aurai aller : j’irai faire : je ferai savoir : je saurai
voir : je verrai envoyer : courir : je courrai mourir : je mourrai pouvoir : je
j’enverrai pourrai
devoir : je devrai venir : je viendrai tenir : je tiendrai recevoir : je
recevrai
falloir : il faudra valoir : il vaudra pleuvoir : il
pleuvra
temps composés

passé composé être/avoir au présent + participe passé je suis rentré(e) / j’ai dîné
plus-que-parfait être/avoir à l’imparfait + participe passé j’étais rentré(e) / j’avais dîné
futur antérieur être/avoir au futur + participe passé je serai rentré(e) / j’aurais dîné
passé antérieur être/avoir au passé simple + participe passé je fus rentré(e) / j’eus dîné
futur proche aller au présent + infinitif je vais rentrer / je vais dîner
* on emploie l’infinitif après une préposition

emploi
- les temps simples renvoient à un « monde »
o présent : un monde actuel
o imparfait : monde passé
o futur simple : monde à venir
- les temps composés avec un verbe au présent renvoient à un changement de « monde »
o passé composé : un événement du passé ouvre sur une situation présente
o futur proche : un événement du présent ouvre sur une situation future
- les temps composés avec un verbe au passé ou au futur expriment une antériorité

24
51. accords du participe passé avec être et avoir
avec être

Principaux verbes pronominaux invariables :


- se parler, se mentir, se nuire, se
plaire, se sourire, se suffire, se
succéder (l’un à l’autre)
- se demander, se permettre, se
rendre compte (soi-même)
S’apercevoir s’accorde (elle s’est aperçue
dans la glace / elle s’est aperçue qu’il était
là)
S’imaginer est variable (elle s’est imaginée
en robe de mariée / elle s’est imaginé qu’il
viendrait)
avec avoir

- Couru, parcouru, coûté, mesuré,


pesé (mesures) ne s’accordent
pas au sens propre (les 6 km que
j’ai couru/les danger que j’ai
courus)
- Vécu + quantité objective de
temps invariable // vécu +
expérience subjectivevariable

cas particuliers
- Les formules ci-joint, ci-inclus, excepté peuvent être variables ou invariables selon leur place
(devant-invariable/derrière- s’accorde)
- Les formes impersonnelles sont invariables

participes passés suivis d’un infinitif


- Verbes de perception (voir, sentir, entendre, etc…) et verbe laisser
o L’accord dépend de qui fait l’action de l’infinitif
 accord : la chose/personne dont on parle fait l’action de l’infinitif
pas d’accord : la chose/personne dont on parle ne fait pas l’action de l’infinitif
* Se sentir / se voir + participe passé obéit aux même règles d’accord
- Verbe faire + infinitif : on ne fait JAMAIS l’accord
- Se faire avoir (expression familière) = être escroqué
* se faire + infinitif a une valeur de passif (aucune idée de « complicité »)
- Voulu, pensé, pu, cru, fallu  invariables (un infinitif est sous-entendu : il a pris tous qu’il a voulu -
prendre-)
- Donné, eu, laissé à + infinitif peuvent s’accorder ou non

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52. formes et place de la négation
formes de la négation
toute la phrase ne… pas quelque chose ne…rien
encore ne…plus quelques(-uns), un, ne…aucun *
toujours=encore plusieurs, chacun
toujours ne…jamais déjà ne…jamais
souvent ne…pas toujours ne…pas encore
quelquefois ne…pas souvent ne…toujours pas
beaucoup ne…pas beaucoup tout ne…rien
ne…guère ne…pas tout
quelque part ne…nulle part * quelqu’un ne…personne *
place de la negation
aux temps simples et composés
ne + verbe conjugué + pas // ne + auxiliaire + pas
- la majorité des termes négatifs se placent comme pas
- personne, aucun, nulle part se placent après le participe passé

en position de sujet
- Les deux termes se placent devant le verbe
o personne ne, rien ne, aucun ne
o nul ne
 personne ne lorsqu’on énonce une vérité générale
 aucun en français littéraire ou administratif
 place après le nom : « de mauvaise qualité » ou « à égalité » (nul : 1 à 1)

de plusieurs éléments
Et….et ne(+verbe)….ni….ni Avec….avec sans…ni
ni….ni….ne(+verbe) pas de…ni de
sans…. Ni peut porter sur un infinitif
* les article indéfinis et partitifs sont omis après une négation (sans est parfois suivi d’un article indéfini)

combinaison
- Pas ne peut jamais se combiner avec une autre négation
- Plus, jamais, sans se combinent entre eux et avec les autres pour renforcer une négation
o Je ne dirai rien / je ne dirai plus rien
o Elle ne voit personne / elle ne voit plus personne / elle ne voit jamais personne

à l’infinitif
Ne pas + infinitif
- La majorité des termes négatifs se placent comme pas
- Personne, aucun, nulle part se placent après l’infinitif
- Avec l’infinitif passé, la négation peut se placer de deux manières

avec les pronoms compléments


- La négation encadre le bloc pronom verbe. La négation suit immédiatement le sujet. ( je ne lui parle
pas/ je ne lui en ai pas parlé)
- Même chose à l’impératif (ne les attends pas ! / ne lui en parle pas !)
- A l’infinitif, les deux termes négatifs précèdent le bloc pronom verbe (j’ai décidé de ne pas lui en
parler)

tournures à l’oral
- En français familier, on supprime souvent ne

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- La forme négative peut avoir une valeur affirmative (il n’est pas bête)
- Jamais (employé sans ne) peut avoir un sens positif (tu es plus belle que jamais)
- On emploie souvent une phrase interro-négative pour proposer ou demander quelque chose
- La réponse affirmative à une phrase interro-négative est si.

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le verbe : les modes
subjonctif
 quatre temps : présent, imparfait, passé et plus-que-parfait (seulement présent et passé dans la langue
courante)
formation : présent et passé
- Présent sur le radical de « ils » au présent de l’indicatif + -e/-es /-e/-ions/-iez/ent
o Si « nous » et « vous » ont un radical différent de « ils » au présent de l’indicatif, on
conserve cette différence au subjonctif (que je reçoive ; que nous recevions)
o Les verbes en « -ier » prennent deux « i » (nous étudions -ind.- / nous étudiions -subj.-)
o Verbes en « -yer » (nous envoyons -ind.- / nous envoions -sub.-)
o Verbes être- sois, avoir-aie, ayons aller-aille, faire- fasse
irréguliers soyons allions
savoir-sache pouvoir-puisse vouloir-veuille, voulions
* tous les
verbes sauf « être » et « avoir » se terminent par « e » à la 3ºp.s
- Passé être ou avoir au subjonctif présent + participe passé (que je sois parti / que j’aie fini)
o On l’emploie souvent après des phrases exprimant le regret.
o présent – pour un événement postérieur à la principale // passé pour un événement
antérieur
- Imparfait sur la 3ème personne du singulier du passé simple + -sse/ -sses/ -^t/ -ssions / -ssiez / -
ssent
o Employé surtout à l’écrit dans un texte littéraire ancien (aujourd’hui on préfère le sub.
présent)
- Plus-que-parfait être ou avoir au subjonctif + participe passé (que tu fusses venu / que j’eusse
parlé)
o Peu usité, même à l’écrit, on lui préfère le subjonctif passé
o On l’emploie surtout avec une valeur de conditionnel

verbes introducteurs
- Indicatif - Subjonctif
o Monde objectif, indépendance o Monde subjectif, dépendance
affective du sujet affective du sujet
o Verbes de la « tête » (constater, o Verbes du « cœur » (vouloir,
observer, sentir, penser, croire, souhaiter, désirer, craindre,
supposer, estimer, juger, décider, redouter, avoir peur, exiger,
être sur) ordonner, hâter, douter)
o La réalité existe, elle n’est pas o La réalité est filtrée par les
mise en doute, et on peut la sentiments ou les intentions du
percevoir, l’analyser, la sujet et elle est virtuelle ou
commenter, la juger discutable
* On l’emploie avec espérer, après * ne explétif est surtout employé à l’écrit,
« avoir le sentiment » (penser) et « juger, avec les verbes de crainte
reconnaître, décider » (réfléchir et
conclure que)

- Difficultés
avec l’indicatif avec le subjonctif
admettre et comprendre constater, tenir pour vrai accepter, tenir pour possible
dire, écrire, téléphoner, déclaration ordre

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expliquer
(se) sembler il me semble (je trouve) il semble (on dirait)
(se) douter se douter (imaginer/penser) douter (avoir des doutes)
- Je redoute = je crains, j’ai peur // sans aucun doute= certainement // sans doute= peut-être
- Attendre + subjonctif = patienter // s’attendre à + subjonctif = se préparer à une éventualité
Les verbes habituellement suivis de l’indicatif peuvent être suivis du subjonctif lorsqu’ils introduisent
une nuance de doute, qu’ils atténuent la portée d’une affirmation ou qu’ils portent une appréciation
subjective.
- Négation et interrogation avec inversion : je pense qu’il a raison MAIS je ne pense pas qu’il ait
raison
- Adjectifs à valeur subjective ou moral : je trouve qu’il est intelligent MAIS je trouve absurde qu’il
soit….
- Supposition à valeur d’hypothèse
o Après un impératif à valeur d’hypothèse (=si… alors), on emploie souvent le subjonctif
o En supposant que / en admettant que + subjonctif
- Mise en relief avec la subordonnée en début de phrase : je suis certaine qu’il est coupable MAIS
qu’il soit coupable, j’en suis certaine
* on conserve l’indicatif avec une phrase interro-négative ou un futur
formes impersonnelles
- Il faut que / il vaut mieux que / il suffit que….
- Il est + adjective avec l’indicatif ou le subjonctif selon le degré de réalité de l’adjectif (+50%-i // -
50%-s)
- Il se peut / il arrive que / il y a des chances que / il est fréquent ou rare que…
- Les adjectifs d’appréciation ou les verbes de sensation sont suivis du subjonctif (+il s’en est fallu de
peu que..)
- Prière, souhait, ordre, injonction et formules figées (vive la France !, vienne la pluie…)
!! les formes adverbiales placées en début de phrase sont suivies de l’indicatif

subordonnées relatives
- Expression du réel : verbe à l’indicatif ( je connais une jeune fille qui peut garder les enfants le soir)
- Expression du possible : verbe au subjonctif (connaissez-vous quelqu’un qui puisse garder les
enfants le soir?)
- Expression de l’exception : verbe au subjonctif  le seul, l’unique, le premier : superlatifs
d’exception
- Expression de la rareté : verbe au subjonctif (l’indicatif est accepté)  personne, rien, peu de…,
ne…que

le fait EST que + indicatif  constate une réalité le fait que + subjonctif  met en lumière une
- Le fait est qu’on est en hiver réalité
- Le fait est qu’il fait très chaud - Le fait qu’on soit en hiver rend encore plus
étrange le fait qu’il fasse si chaud
* l’indicatif est possible (mais rare) après le fait
que
subordonnées de temps
 On emploie le subjonctive quand l’action de la principale se situe avant celle de la subordonnée et
qu’elle exprime une dépendance temporelle
- Expressions de temps suivies du subjonctif
o Avant que (avec ne explétif facultatif), en attendant que, jusqu’à ce que= avant
o Le temps que, d’ici (à ce) que= délai
o Même sujet : « de » + infinitif (exception : jusqu’à ce que)

29
- Expressions de temps suivies de l’indicatif
o Tant que, aussi longtemps que = pendant
o Après que, une fois que, dès que, aussitôt que, à peine… que= après
o Même sujet : infinitif passé
Avant Pendant Après
Avant Avant de Avant que Quand Pendant Tant Après Dès Après que À Une
En attendant que que peine.. fois
En En que Au Depui Dès que que
attendant attendant Jusqu’à ce moment Tandis s Aussitôt
Moments que Depuis que
de que où
D’ici D’ici (à ce Alors Sitôt que Sitôt
que) que Aussitôt que
Jusqu’à Le temps À peine
que Comme Une fois que
+ nom X X X
+infinitif
X X X
ou p.p
indicatif X X X X X X
subjonctif X

la condition
Le conditionnel : formation
- Présent : sur le futur simple + terminaisons de l’imparfait (je danserai  je danserais)
- Passé : avec être ou avoir au conditionnel présent + participe passé (j’ai voulu  j’aurais voulu)

hypothèse avec si
si + présent futur
sur le futur si je gange au Loto, j’achèterai un bateau
le présent ou l’imparfait peuvent remplacer le futur si la conséquence est immédiate
si + imparfait conditionnel présent
s’il faisait beau, on irait à la mer
sur le présent
cette construction peut avoir la valeur d’un futur improbable ou d’un souhait
ah, si un jour les guerre cessaient, le monde serait plus beau
si + plus-que-parfait conditionnel passé
sur le passé si tu avais étudié, tu aurais réussi
l’imparfait peut remplacer le conditionnel passé (conséquence inévitable)
* on emploie généralement que + subjonctif lorsqu’on enchaîne plusieurs conditions
!! après si jamais de futur ni conditionnel ni subjonctif
hypothese sans si
- On peut employer le conditionnel dans les deux termes de la phrase ( je serais président, je ferais
des réformes)
- L’imparfait peut remplacer le conditionnel dans la condition et dans la conséquence (l’entraîneur
aurait fait entrer Riri plus tôt, on gagnait le match)
- Au cas où, pour le cas où, dans le cas où + conditionnel = si par hasard
o Au cas où : ellipse fréquemment employée, à l’oral, en fin de phrase (appelez-moi, au cas
où)
o On emploie où + conditionnel ou que + subjonctif lorsqu’on enchaîne plusieurs conditions
- Quand bien même + conditionnel // même si + imparfait = même dans ces circonstances
(condition+restriction)
- Constructions verbales et nominales
o avec toi, j’irais n’importe où, à trop exiger, tu vas tout perdre
o avec toi ; à trop exiger ; sinon ; sans papier ; en vous taisant ; à quelques minutes près
o à l’oral on emploie souvent « ça » ou « autrement » au lieu de « sinon ».

indicatif ou subjonctif
- Expressions de la condition suivies du subjonctif

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o A condition que, pourvu que, sans que, à moins que = condition stricte
 Autre sens de « pourvu que » = souhaite
 Lorsque le sujet est le même, on peut employer à condition de / à moins de +
infinitif
o En admettant que, en supposant que, si tant est que, pour autant que = réserve, restriction
o Pour peu que = condition légère mais suffisante
o Que…que= conditions variables, conséquence identique
- Expressions de la condition suivies de l’indicatif
o Selon que, suivant que = conditions variables, conséquences variables
o Du moment que / dès lors que = condition + cause évidente

la forme passive
- Met l’accent sur l’objet du verbe plutôt que sur le sujet
- Forme active : le sujet du verbe fait l’action // forme passive : le sujet du verbe subit l’action
- Sujet actif + verbe + complément d’objet // sujet passif + verbe + complément d’agent
- Formation : être + participe passé + par
- Le passif est surtout employé dans les médias pour annoncer des événements subis, des
découvertes réalisées, des lois adoptées.
- « de » peut remplacer « par » avec les verbes :
o D’accompagnement : être accompagné, précédé, suivi…
o De description : être entouré, couvert, bordé, rempli, composé…
o Exprimant un sentiment général : être admiré, détesté, connu, oublié, respecté…
- Certains verbes à la forme pronominale indiquant un usage ou une habitude ont un sens passif
- Se faire + infinitif
o sens passif, sans idée de complicité, avec des verbes impliquant que le sujet subi l’action (la
victime s’est fait étrangler = elle a été étranglée)
o usage actif (il s’est fait couper les cheveux  il a demandé à quelqu’un de lui couper les
cheveux)

le gerondif et le participe present


le gérondif
- On l’emploie quand le sujet de deux verbes est le même pour exprimer, entre autres, la
simultanéité et le temps
- « Tout en » renforce la simultanéité temporelle
Formation :
- On n’emploie pas le gérondif
en + participe présent
o Si les sujets ne sont pas identiques
o Avec le verbe « passer …» + période de temps
- Lorsqu’il y a deux actions, seule celle qui exprime la manière peut être au gérondif

le participe présent
- On l’emploie surtout à l’écrit à la place d’une relative
- Il est invariable Formation :
- On distingue le gérondif et le participe présent Radical de « nous » au
o Je l’ai vu en traversant la rue ; c’est moi qui traverse présent + ant
o Je l’ai vu traversant la rue sans regarder ; c’est lui qui traverse
- A l’oral il est peu employée (on emploie la relative)

l’adjectif verbal
- Un participe présent qui s’accorde
- Foto

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cas particulier
verbe participe adjectif verbal ou
présent nom
convaincre convainquant convaincant
choquer choquant choquant
fabirquer fabriquant (un) fabricant
trafiquer trafiquant (un) trafiquant
- Foto
- Les noms sont généralement dérivés de l’adjectif verbal
cas particuliers
part. présent exigeant obligeant excédant résidant
adj. Verbal exigeant obligeant excédant résidant
nom l’exigence l’obligeance un excédent un résident
le discours indirect
- Au présent
o Il me dit : « je suis au téléphone » // il me dit qu’il est au téléphone
o On conserve les adverbes quand, comment, où, combien pourquoi, sans inversion de sujet
- Au passé
o Après un verbe introducteur au passé, on emploie un passé de concordance
 Présent  imparfait Passé de concordance:
 Passé composé  plus-que-parfait On applique l’imparfait sur
 Futur simple  conditionnel présent le verbe conjugué
On dit : elle a compris que Bernt était allemand
!! lorsqu’on se réfère au futur, on n’emploie jamais de temps composé
o A l’écrit, pour rapporte un dialogue direct, on fait l’inversion du verbe et du sujet (on
emploie parfois « faire » pour « dire » ; « il va pleuvoir », fit-il)
o Références temporelles
 Présent : hier // demain // après -demain
 Passé : la veille // le lendemain // le surlendemain

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le discours : les articulations logiques
la cause
Une cause peut se placer en début ou en fin de phrase. Elle peut apporter une explication, mettre l’accent
sur une circonstance ou justifier une conséquence.

- introduit généralement la cause en fin de phrase


- répond à la question « pourquoi ? » pour expliquer un
parce que fait
- on peut l’employer en début de phrase pour répondre
à une question ou pour créer un effet rhétorique cause neutre,
- introduit toujours la cause en début de phrase objective
comme - met l’accent sur une circonstance objective, connue
de tous
- introduit la cause en fin de phrase
car
- s’emploie surtout à l’écrit
- introduit en début ou en fin de phrase une cause
connue de l’interlocuteur
puisque - part d’une cause évidente pour justifier une
conséquence cause subjective
- pas objectif, apporte un argument pour convaincre
du moment que - = puisque
si
* on enchaîne plusieurs causes avec que

à cause - + nom / pronom grâce à - + nom / pronom


de - Cause négative ou neutre - Cause positive
à force de - + nom sans article / infinitif faute de - + nom sans article / infinitif
- Indique la répétition - Indique le manque
pour - + nom sans article par - + nom sans article
- Indique un motif de - Indique qu’un sentiment
récompense ou de punition éprouvé est le moteur de
l’action
sous - Que : cause considérée De - + nom sans article
prétexte comme fausse, inventé - Cause qui produit un effet
- De : + nom / infinitif physique
- Par manque de / à défaut de  suivis aussi d’un nom sans article
- Pour s’emploie également avec un infinitif passé (le comptable a été condamné pour avoir volé
dans la caisse)

Une cause peut être renforcée, rejetée ou mise en relief

- D’autant plus que : cause renforcée positivement


- D’autant moins que : cause renforcée négativement
- D’autant mieux que / d’autant meilleur(e) que renforcent « bon » et « bien »
- Surtout que : renforce une cause à l’oral, en français familier
- Ce n’est pas que / non que + subjonctif : cause rejetée au profit d’une autre (registre soutenu //
français courant : ce n’est pas parce que + indicatif)
- Si…c’est parce que / si…c’est que : mettent en relief une cause
- Soit que…soit que / que…que + subjonctif : plusieurs causes possibles (registre soutenu // français
courant : soit parce que + indicatif)

Participe présent, participe passé et gérondif à valeur causale

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-

la consequence

le but

verbes

l’opposition et la concession

l’explication

comparatifs et superlatifs

la comparaison

les preposition

l’organisation du discours

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