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TP Réseaux

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[1]

Introduction
Dans ce contexte, des normes (aussi appelés standards) devraient être élaborées
par des organismes internationaux afin de répondre à un besoin naturel de communication. Ces
organismes ont adopté des normes proposées par un groupement de constructeurs après s’être
mis d’accord sur des règles communes. Durant les années 1980, deux organismes de normalisation
internationaux : l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) et l’ISO (International
Organization for Standardization) ont créé un modèle permettant d’exécuter et de maintenir des
protocoles de communication de données [1]. Dans ce qui suit, nous aborderons un modèle
normalisé d’une architecture des réseaux, appelé modèle OSI (Open System Interconnection).

Les modèles OSI et TCP/IP


Ces modèles OSI et TCP/IP permettent de classer divers protocoles réseaux, à savoir
des standards qui décrivent telle ou telle fonctionnalité que le réseau doit respecter. Par exemple,
un protocole de la couche liaison va standardiser la façon dont deux ordinateurs vont s'échanger
des données sur un câble réseau : comment les bits sont codés, comment détecter les erreurs de
transmission, quelles sont les spécifications électriques des connecteurs et interfaces, etc. Ces
protocoles sont classés selon leurs niveaux d'abstractions, dans ce qu'on appelle des couches. La
définition d'une couche réseau est assez abstraite, mais on peut dire qu'il s'agit d'un ensemble de
protocoles, qui sont au même niveau d'abstraction, qui ont des fonctions similaires.

Communication entre couches.


Ces couches sont censées être bien individualisées, à savoir que la communication
entre couches doit suivre un certain ordre. Des données à transmettre sur le réseau doivent
d'abord passer par les protocoles de la couche la plus abstraite, dans le niveau d’abstraction
supérieur, avant de passer par la couche d'en dessous, et ainsi de suite. Cela ne fait que traduire
une évidence : avant de traiter le codage des bits du paquet, encore faut-il que les données aient
été cryptées, que l'on ait identifié l'émetteur et le récepteur et ainsi de suite. Les opérations à
effectuer doivent être faites dans un certain ordre si l'on veut que tout fonctionne, ce que traduit
l'ordre des couches. Pour des raisons de simplicité, un protocole d'une couche peut utiliser les
fonctionnalités de la couche immédiatement inférieure, mais pas des autres couches. Cela garantit
qu'un paquet de données soit traité par toutes les couches dans le bon ordre, sans passer d'étapes.
[2]

Le modèle OSI

Représentation du modèle OSI en français


Le modèle OSI est de loin le plus complet. Il décrit sept couches portant les noms de
couche physique, liaison, réseau, transport, session, présentation et application. Les divers
protocoles qui définissent le réseau et les communications sont donc répartis dans chaque couche,
selon leur utilité. Il est d'usage de diviser ces sept couches en deux : les couches basses, qui se
limitent à gérer des fonctionnalités de base, et les couches hautes, qui contiennent les protocoles
plus élaborés.
1. Les couches basses, aussi appelées couches matérielles, s'occupent de tout ce qui a trait au
bas niveau, au matériel. Elles permettent d’envoyer un paquet de données sur un réseau et
garantir que celui-ci arrive à destination. Elle est généralement prise en charge par le matériel
et le système d'exploitation, mais pas du tout par les logiciels réseaux. Les couches basses
sont donc des couches assez bas-niveau, peu abstraites. Les couches basses sont au nombre
de trois. Pour résumer, ces trois couches s'occupent respectivement des liaisons point à point
(entre deux ordinateurs/équipements réseaux), des réseaux locaux, et des réseaux Internet.
 La couche physique s'occupe de la transmission physique des bits entre deux équipements
réseaux. Elle s'occupe de la transmission des bits, leur encodage, la synchronisation entre
deux cartes réseau, etc. Elle définit les standards des câbles réseaux, des fils de cuivre, du
WIFI, de la fibre optique, ou de tout autre support électronique de transmission.
 La couche liaison s'occupe de la transmission d'un flux de bits entre deux ordinateurs, par
l'intermédiaire d'une liaison point à point ou d'un bus. Pour simplifier, elle s'occupe de la
gestion du réseau local. Elle prend notamment en charge les protocoles MAC, ARP, et
quelques autres.
[3]

 La couche réseau s'occupe de tout ce qui a trait à internet : l'identification des différents
réseaux à interconnecter, la spécification des transferts de données entre réseaux, leur
synchronisation, etc. C'est notamment cette couche qui s'occupe du routage, à savoir la
découverte d'un chemin de transmission entre récepteur et émetteur, chemin qui passe
par une série de machines ou de routeurs qui transmettent l'information de proche en
proche. Le protocole principal de cette couche est le protocole IP.

2. Les couches hautes, aussi appelées couches logicielles, contiennent des protocoles pour
simplifier la programmation logicielle. Elles requièrent généralement que deux
programmes communiquent entre eux sur le réseau. Elles sont implémentées par des
bibliothèques logicielles ou directement dans divers logiciels. Le système d'exploitation ne
doit pas, en général, implémenter les protocoles des couches hautes. Elles sont au nombre
de quatre :
 La couche transport permet de gérer la communication entre deux programmes, deux
processus. Les deux protocoles de cette couche sont les protocoles TCP et UDP.
 La couche session, comme son nom l'indique, permet de gérer les connexions et
déconnexions et la synchronisation entre deux processus.
 La couche présentation se charge du codage des données à transmettre. Elle s'occupe
notamment des conversions de boutisme ou d'alignement, mais aussi du chiffrement ou de la
compression des données transmises.
 La couche application prend en charge tout le reste.
[4]

Modèle TCP/IP
Le modèle TCP/IP est plus simple qu'OSI, avec seulement quatre couches : liaison,
Internet, transport et application. La différence avec OSI est simplement que certaines couches ont
été fusionnées. La couche liaison de TCP/IP regroupe notamment les couches physiques et liaison
d'OSI. De même, la couche application de TCP/IP regroupe les couches session, application et
présentation d'OSI.

InternetPr ot ocolStack Compar aison des modèles OSI et T CP IP

L'encapsulation
Les données ne sont pas transmises telles quelles sur le réseau, car chaque protocole
a besoin d'informations bien précises pour faire son travail. Par exemple, les protocoles de couche
liaison ont besoin d'informations particulières, non présentes dans la donnée transmise, pour
détecter les erreurs ou indiquer le récepteur. Même chose pour les protocoles TCP et UDP de la
couche transport, qui ont besoin d'informations sur le processus émetteur et récepteur, qui ne
sont pas dans la donnée transmise. Et ce problème nous amène à parler de l'encapsulation.
Les en-têtes des paquets
Pour résoudre le problème précédent, chaque protocole ajoute les informations
dont il a besoin à la donnée transmise. Ces informations sont regroupées dans un en-tête, placé
au début des données à transmettre. Plus rarement, certains protocoles ajoutent leurs
informations devant, mais aussi derrière la donnée à transmettre : l'en-tête est complété par un
pied (le terme anglais est : footer). Lorsqu'un protocole prend en charge un paquet de données, il
lui ajoute un en-tête à son début. Avec cette méthode, les en-têtes de chaque couche sont séparés,
placés les uns à côté des autres. Lors de la réception, cet en-tête sera enlevé : les couches
supérieures n'ont pas besoin des en-têtes des couches inférieures.
[5]

Illustration de l'encapsulation en fonction des couches TCP/IP.

Les Protocol Data Unit


Si la couche physique s'occupe de la transmission de bits individuels, ce n'est pas le cas des autres
couches, qui traitent des paquets (données + en-tête/pied) contenant plusieurs bits. Les couches
réseau, liaison et transport traitent des paquets de données de taille fixe (leur nombre de bits est
fixé). Au-delà de la couche transport, les données ne sont pas structurées en paquets de taille fixe,
mais en paquets de taille variable, qui dépendent du logiciel utilisé. Pour les couches liaison, réseau
et transport, les paquets sont appelés des protocol data unit (PDU, unités de données d'un
protocole, en français). Ils portent des noms différents selon la couche, vu qu'ils contiennent des
en-têtes différents.
Pour la couche liaison, l'unité est la trame.
Pour la couche réseau, l'unité est le paquet.
Pour la couche transport, l'unité est le segment pour le protocole TCP et le datagramme pour le
protocole UDP.
Couche OSI Unité de transfert de données (PDU) Taille du PDU
Physique Bit ou Symbole Bit/symbole unique

Liaison Trame

Réseau Paquet Taille fixe, plusieurs bits, dépend du


Segment (protocole TCP) Datagramme (protocole UDP) protocole utilisé.
Transport

Session

Présentation Paquets de taille variable

Application

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